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Réponse à une poète triste

Réponse à une poète triste

Je vous offrirais bien quelques choses
Des truc très sympas comme des roses
Ou bien quelque sourires en vous parlant
Sans jouer les poètes, mais juste un truc marrant

Je ne vous connais pas et votre avatar est si triste
Je sais seulement votre douleur, celle d'être d'artiste
Je songe parfois  à mon passé qui n'était pas rigolo
Et aussi parfois à une dame que j'aimais... Moi Bruno !

Quelques Myosotis qui me disent "Ne m'oublies pas"
je me souviens de Noël qui viendra et de certains repas
Parait il que maintenant je suis devenu un vieux barbon
Vieux certes, Mais j'aime encore certain jeux très con

Madame sachez qu'en ce temps là je pense à du monde
Mais je serai seul à noël Loin de cette  vie  qui abonde
Les solitudes se partagent avec quelques bons sourires
Faut-il en pleurer, faut-il en rire Je ne sais que  vous dire

Un jour qui vient, un autre qui sera et je vous parlerais
Non: Je ne vous dragues pas, parfois vous savez j'aimerais
Mais je manie plus facilement les vers que la table d'hôte
Je rigole parfois, je poétise, je bavarde et je papote

 Paris le 16 décembre 2018

3 Poèmes de Famille

En regardant une Vidéo de mon cousin Olivier delachenal sur mon oncle Jean Delachenal qui est décédé récemment, je voyais cet oncle Jean qui lisait un de mes poèmes sur l'arcluses une montagne de notre Savoie, Pour ce poème j'en ignorais les références, à vrai dire je l'ai retrouvé dans mes archives, je pense que mettre ce poème plaira à mes cousins delachenal, L'arcluses étant une montagne altière qui est au centre géographique de nombreuses maisons familiales, dans les memes archives, J'ai aussi fait un truc sur la maison de saint jean de la porte où j'ai passé des vacances dans ma jeunesses et qui appartient maintenant aux enfants de Bernard et Kiki, elle se nomme Le Chaney, Là ! Je suis tombé aussi sur un poème sur une autre maison familliale qui était située au dessus de Chambéry,une maison ou la famille de ma mère y a longtemps vécu, cette grande maison famililale, elle se nomme Les Charmettes...

L’Arcluses

Il est des maisons éparses au pied d’un géant,
Des maisons de maître, de fermiers, de viticulteurs,
Ces belles maisons sont des lieux propices aux enfants,
Qui viennent se protéger à l’ombre de ses hauteurs,

Il y a juste au-dessous la ville de saint pierre
Et entre les vignes et l’autoroute, le chemin de fer,
Qui va de Chambéry à la ville du roi Albert,
Ce n’est pas le Mont blanc, ni le grand Eiger

Mais simplement cette montagne, notre géant à nous,
Arcluses, dont nous pouvons dire que nous en sommes les poux
Des petites fourmis qui y rêvent quand elles y grimpent,

Les gens du pays l’ont toujours vue, comme éternelle,
Pour celui qui y monte, c’est la montagne, la très belle,
Des générations de fourmis y montent et y regrimpent,

Bruno Quinchez Morsang sur orge le 14 juillet 1996


Le charme des Charmettes

Les Charmettes, assises dans les hauteurs de Chambéry,
Ont ce charme indéfinissable de nos souvenirs chéris,
La paix et le calme des grands territoires préservés,
Par des années de vie sans histoire, car bien enclavées,

Entre la montée de saint Martin et la maison de Jean-Jacques,
Les fleurs y poussent bien protégées du bruit des automobiles,
Les cloches du carillon y sonnent l’heure calme de la ville,
De même les troupiers, à cet endroit des salves de fusils claquent,

Il y pousse un cèdre plus que centenaire, une vénérable essence,
Les saisons n’ont langueur sur les plantes et sur cette préférence,
La mémoire d'Arthur Bertin y est gravée, le marbre de nos souvenirs,

Vieille habitation de la famille qui regarde la croix du Nivolet,
La vie des hommes n’y passe, brève, un vague feu follet,
Une immortalité que des pierres choisissent pour s’anéantir
.

Bruno Quinchez Morsang sur orge le 26 août 1996

En cherchant bien dans mes archives année 1997, j'ai  aussi trouvé un autre poème sur la maison de saint Jean  de la porte dite Le Chaney, une ancienne propriété Arminjon que mon oncle Bernard Delachenal a reprise

La maison du Chaney

La maison est située tout en haut de saint jean de la porte,
Les gens du village disent que c’est le château, mais peu importe,
C’est une vieille résidence de famille, d’abord Arminjon, nos aïeux,
Puis elle est maintenant dans la famille Delachenal, pour le mieux

Lorsqu’on visite cette maison, on voit un mur de pierre qui l’assiège.
Au portail, il y a deux grands marronniers, des gardiens qui la protège.
En pénétrant dans la cours en été, l’air est embaume par le magnolia,
La façade est envahie de glycine qui pousse avec une grande maestria,

Puis lorsque l’on est entre, on peut aller, soit vers la ferme, soit le jardin,
En allant vers la ferme, la fontaine fredonne des contes liquides et cristallins,
Dans cette ferme, on a encore en mémoire des confidences exquises et des souvenirs,

Cote jardin, il y a de multiples fleurs, des soleils dahlias et des rosiers s’exhalant,
Des arbres fruitiers, des poires, des figues, des prunes et des noisettes pour les enfants,
J’aime cette propriété et j’aurais encore mille histoires et tant de choses à vous dire,

Bruno Quinchez Paris le 6 octobre 1997

 

Mauvaises pensées

Mauvaises pensées

Demain ? Nous ne seront plus là !
Ce monde ? Il aura changé sans doute !
Mais avec ce que je sais aujourd'hui
Je ne sais pas, si j'aimerais y vivre

Beaucoup trop d’égoïstes et de nombrils
Dans un monde, où la seule valeur
C'est l'argent, et son pouvoir corrupteur
J'ai fais beaucoup de rêves dans mon passé

Mais la seule raison qui nous est donnée
C'est combien ça coûte et qui paye ?
Les cauchemars écolos d'aujourd'hui
Ils ne sont pas loin de se  réaliser

Déjà cet été et la sécheresse partout
Je ne sais pas trop pour ce que sera demain
Mais je vois déjà plein de saloperies
L'argent ? Il ne se soucie pas de ce monde

Celui-là où nous vivons sur notre terre
Les oiseaux et les insectes qui disparaissent
Mais les banquiers, ils s'en foutent
Il faut voir la Terre comme un dépotoir d'ordures

Paris le 16 juillet 2018

Haïkaïs du quatorze décembre

Haïkaïs du quatorze décembre

Silence ! Dit-il !
Mais était-ce bien compris ?
incompréhension !

Un mot qui vient là,
Puis quelques autres suivent,
Cela sans vrais choix.

Un homme assis,
Parle à un autre homme,
Qui est tout là-bas.

La série confuse,
Celle-là ! Entre tous mes choix,
Et de vrais hasards.

Soit le vers à soie !
Et tous mes vers très rimé!
Verre de Vin âgé...

Cet enfant qui rit !
Je sais bien qu'il vit sa vie,
J'oublie mes ennuis...


Paris 14 décembre 2018

Le Poète a toujours raison

Le poète a toujours raison

Qu'est ce que la poésie ?  Voilà bien  une jolie question
Tout ce qui est sans cesse renouvelé selon l'ambition
Savoir faire des copies ou bien vouloir faire une bonne transcription
Cela dépend du lecteur et de tout ce qu'il a dans sa propre tradition,

Je me moque parfois des théoriciens  avec toutes ces choses sérielles
J'en rigole parfois, de toutes ces choses qui sont très immatérielles
Comme des vécus, des souvenirs ou des expériences mémorielles
Les mots ne se choisissent pas, ce sont des histoires confidentielles

Il paraitrait que traduire, c'est trahir,  du moins c'est ce que l'on dit
Oui mais qui donc est trahis, Les mots originaux ou le sens est contredit ?
Je sais  des poètes qui écrivent,  ils se moquent bien, des mots qu'ils utilisent

Le poète il a toujours raison,  disait Jean Ferrat qui lui-même citait Aragon
Parfois je me dis aussi,  ce n'est pas la peine de  vouloir en faire tout un wagon
Je ne sais qu'une chose, c'est tout l'humour des poètes dans ce qu'ils traduisent

Paris le 13 décembre 2018

Haïkaïs pour la sainte Lucie

 

Haïkaïs pour la sainte Lucie

On est le treize
Et c'est la sainte Lucie
Le jour le plus court

Ce matin est frais
Le froid qui nous revient
Du temps de saison

c'est bientôt Noël
Mais là je ne sais pas trop
Ce que ça sera

De la violence
Et aussi des gros dégâts
La contestation

Des Gilets jaunes
Un Père-Noël rouge
Des flocons absents

Paris le 13 décembre 2018

Au lecteur de Charles Baudelaire Traductions multilingues

Au Lecteur

La sottise, l'erreur, le péché, la lésine,
Occupent nos esprits et travaillent nos corps,
Et nous alimentons nos aimables remords,
Comme les mendiants nourrissent leur vermine.

Nos péchés sont têtus, nos repentirs sont lâches;
Nous nous faisons payer grassement nos aveux,
Et nous rentrons gaiement dans le chemin bourbeux,
Croyant par de vils pleurs laver toutes nos taches.

Sur l'oreiller du mal c'est Satan Trismégiste
Qui berce longuement notre esprit enchanté,
Et le riche métal de notre volonté
Est tout vaporisé par ce savant chimiste.

C'est le Diable qui tient les fils qui nous remuent!
Aux objets répugnants nous trouvons des appas;
Chaque jour vers l'Enfer nous descendons d'un pas,
Sans horreur, à travers des ténèbres qui puent.

Ainsi qu'un débauché pauvre qui baise et mange
Le sein martyrisé d'une antique catin,
Nous volons au passage un plaisir clandestin
Que nous pressons bien fort comme une vieille orange.

Serré, fourmillant, comme un million d'helminthes,
Dans nos cerveaux ribote un peuple de Démons,
Et, quand nous respirons, la Mort dans nos poumons
Descend, fleuve invisible, avec de sourdes plaintes.

Si le viol, le poison, le poignard, l'incendie,
N'ont pas encor brodé de leurs plaisants dessins
Le canevas banal de nos piteux destins,
C'est que notre âme, hélas! n'est pas assez hardie.

Mais parmi les chacals, les panthères, les lices,
Les singes, les scorpions, les vautours, les serpents,
Les monstres glapissants, hurlants, grognants, rampants,
Dans la ménagerie infâme de nos vices,

II en est un plus laid, plus méchant, plus immonde!
Quoiqu'il ne pousse ni grands gestes ni grands cris,
Il ferait volontiers de la terre un débris
Et dans un bâillement avalerait le monde;

C'est l'Ennui! L'oeil chargé d'un pleur involontaire,
II rêve d'échafauds en fumant son houka.
Tu le connais, lecteur, ce monstre délicat,
— Hypocrite lecteur, — mon semblable, — mon frère!

Charles Baudelaire

To the Reader

Folly, error, sin, avarice
Occupy our minds and labor our bodies,
And we feed our pleasant remorse
As beggars nourish their vermin.

Our sins are obstinate, our repentance is faint;
We exact a high price for our confessions,
And we gaily return to the miry path,
Believing that base tears wash away all our stains.

On the pillow of evil Satan, Trismegist,
Incessantly lulls our enchanted minds,
And the noble metal of our will
Is wholly vaporized by this wise alchemist.

The Devil holds the strings which move us!
In repugnant things we discover charms;
Every day we descend a step further toward Hell,
Without horror, through gloom that stinks.

Like a penniless rake who with kisses and bites
Tortures the breast of an old prostitute,
We steal as we pass by a clandestine pleasure
That we squeeze very hard like a dried up orange.

Serried, swarming, like a million maggots,
A legion of Demons carouses in our brains,
And when we breathe, Death, that unseen river,
Descends into our lungs with muffled wails.

If rape, poison, daggers, arson
Have not yet embroidered with their pleasing designs
The banal canvas of our pitiable lives,
It is because our souls have not enough boldness.

But among the jackals, the panthers, the bitch hounds,
The apes, the scorpions, the vultures, the serpents,
The yelping, howling, growling, crawling monsters,
In the filthy menagerie of our vices,

There is one more ugly, more wicked, more filthy!
Although he makes neither great gestures nor great cries,
He would willingly make of the earth a shambles
And, in a yawn, swallow the world;

He is Ennui! — His eye watery as though with tears,
He dreams of scaffolds as he smokes his hookah pipe.
You know him reader, that refined monster,
— Hypocritish reader, — my fellow, — my brother!

— William Aggeler, The Flowers of Evil (Fresno, CA: Academy Library Guild, 1954)

To the Reader

Folly and error, avarice and vice,
Employ our souls and waste our bodies' force.
As mangey beggars incubate their lice,
We nourish our innocuous remorse.

Our sins are stubborn, craven our repentance.
For our weak vows we ask excessive prices.
Trusting our tears will wash away the sentence,
We sneak off where the muddy road entices.

Cradled in evil, that Thrice-Great Magician,
The Devil, rocks our souls, that can't resist;
And the rich metal of our own volition
Is vaporised by that sage alchemist.

The Devil pulls the strings by which we're worked:
By all revolting objects lured, we slink
Hellwards; each day down one more step we're jerked
Feeling no horror, through the shades that stink.

Just as a lustful pauper bites and kisses
The scarred and shrivelled breast of an old whore,
We steal, along the roadside, furtive blisses,
Squeezing them, like stale oranges, for more.

Packed tight, like hives of maggots, thickly seething
Within our brains a host of demons surges.
Deep down into our lungs at every breathing,
Death flows, an unseen river, moaning dirges.

If rape or arson, poison, or the knife
Has wove no pleasing patterns in the stuff
Of this drab canvas we accept as life —
It is because we are not bold enough!

Amongst the jackals, leopards, mongrels, apes,
Snakes, scorpions, vultures, that with hellish din,
Squeal, roar, writhe, gambol, crawl, with monstrous shapes,
In each man's foul menagerie of sin —

There's one more damned than all. He never gambols,
Nor crawls, nor roars, but, from the rest withdrawn,
Gladly of this whole earth would make a shambles
And swallow up existence with a yawn...

Boredom! He smokes his hookah, while he dreams
Of gibbets, weeping tears he cannot smother.
You know this dainty monster, too, it seems —
Hypocrite reader! — You! — My twin! — My brother!

— Roy Campbell, Poems of Baudelaire (New York: Pantheon Books, 1952)

To the Reader

Folly and error, sin and avarice,
Labor our minds and bodies in their course,
Blithely we nourish pleasurable remorse
As beggars feed their parasitic lice.

Our sins are stubborn, our repentance faint,
We sell our weak confessions at high price,
Returning gaily to the bogs of vice,
Thinking base tears can cleanse our every taint.

Pillowed on evil, Satan Trismegist
Ceaselessly cradles our enchanted mind,
The flawless metal of our will we find
Volatilized by this rare alchemist.

The Devil holds the puppet threads; and swayed
By noisome things and their repugnant spell,
Daily we take one further step toward Hell,
Suffering no horror in the olid shade.

As an impoverished rake will kiss and bite
The bruised blue nipples of an ancient whore,
We steal clandestine pleasures by the score,
Which, like dried orange rinds, we pressure tight.

Serried, aswarm, like million maggots, so
Demons carouse in us with fetid breath,
And, when we breathe, the unseen stream of death
Flows down our lungs with muffled wads of woe.

If poison, knife, rape, arson, have not dared
Yet stamp the pleasing pattern of their gyves
On the dull canvas of our sorry lives,
It is because our torpid souls are scared.

But side by side with our monstrosities —
Jackals and bitch hounds, scorpions, vultures, apes,
Panthers and serpents whose repulsive shapes
Pollute our vice's dank menageries,

There is one viler and more wicked spawn,
Which never makes great gestures or loud cries
Yet would turn earth to wastes of sumps and sties
And swallow all creation in a yawn:

Ennui! Moist-eyed perforce, worse than all other,
Dreaming of stakes, he smokes his hookah pipe.
Reader, you know this fiend, refined and ripe,
Reader, O hypocrite — my like! — my brother!

— Jacques LeClercq, Flowers of Evil (Mt Vernon, NY: Peter Pauper Press, 1958)

To the Reader

Infatuation, sadism, lust, avarice
possess our souls and drain the body's force;
we spoonfeed our adorable remorse,
like whores or beggars nourishing their lice.

Our sins are mulish, our confessions lies;
we play to the grandstand with our promises,
we pray for tears to wash our filthiness;
importantly pissing hogwash through our styes.

The devil, watching by our sickbeds, hissed
old smut and folk-songs to our soul, until
the soft and precious metal of our will
boiled off in vapor for this scientist.

Each day his flattery makes us eat a toad,
and each step forward is a step to hell,
unmoved, through previous corpses and their smell
asphyxiate our progress on this road.

Like the poor lush who cannot satisfy,
we try to force our sex with counterfeits,
die drooling on the deliquescent tits,
mouthing the rotten orange we suck dry.

Gangs of demons are boozing in our brain —
ranked, swarming, like a million warrior-ants,
they drown and choke the cistern of our wants;
each time we breathe, we tear our lungs with pain.

If poison, arson, sex, narcotics, knives
have not yet ruined us and stitched their quick,
loud patterns on the canvas of our lives,
it is because our souls are still too sick.

Among the vermin, jackals, panthers, lice,
gorillas and tarantulas that suck
and snatch and scratch and defecate and fuck
in the disorderly circus of our vice,

there's one more ugly and abortive birth.
It makes no gestures, never beats its breast,
yet it would murder for a moment's rest,
and willingly annihilate the earth.

It's BOREDOM. Tears have glued its eyes together.
You know it well, my Reader. This obscene
beast chain-smokes yawning for the guillotine —
you — hypocrite Reader — my double — my brother!

— Robert Lowell, from Marthiel & Jackson Matthews, eds., The Flowers of Evil (NY: New Directions, 1963)

Preface

Envy, sin, avarice & error
These are friends we know already —
Feeding them sentiment and regret
I'd hoped they'd vanish.

But wrongs are stubborn
We have our records
and tho it can be struggled with
There's no soft way to a dollar.

On the bedroom's pillows
The leisure senses unravel.
It's too hard to be unwilling
When there's so little to amuse.

The devil twists the strings on which we jerk!
Objects and asses continue to attract us.
Each day it's closer to the end
Without butter on our sufferings' amends.

Like some poor short-dicked scum
Biting and kissing the scarred breast
Of a whore who'd as soon
Drive nails through his nuts
We breath death into our skulls
Afraid to let it go.

If the drugs, sex, perversion and destruction
Haven't made it to your suburb yet
Graffitied your garage doors
Of our common fate, don't worry.

If the short and long con
Both ends against the middle
Trick a fool
Set the dummy up to fight
And the other old dodges
All howling to scream and crawl inside
Haven't arrived broken you down

It's because your boredom has kept them away.
There's no act or cry
That can take this world apart
Snuff out its miserable contemplation

Boredom! Our jailer. Starving or glutted
By the executions? Smoke, desperate for a whiter lie,
You, my easy reader, never satisfied lover.

— Will Schmitz

To the Reader

Foolishness, error, sin, niggardliness,
Occupy our minds and work on our bodies,
And we feed our mild remorse,
As beggars nourish their vermin.

Our sins are insistent, our repentings are limp;
We pay ourselves richly for our admissions,
And we gaily go once more on the filthy path
Believing that by cheap fears we shall wash away all our sins.

On the pillow of evil it is Satan Trismegistus
Who soothes a long while our bewitched mind,
And the rich metal of our determination
Is made vapor by that learned chemist.

It is the Devil who holds the reins which make us go!
In repulsive objects we find something charming;
Each day we take one more step towards Hell —
Without being horrified — across darknesses that stink.

Like a beggarly sensualist who kisses and eats
The martyred breast of an ancient strumpet,
We steal where we may a furtive pleasure
Which we handle forcefully like an old orange.

Tight, swarming, like a million worms,
A population of Demons carries on in our brains,
And, when we breathe, Death into our lungs
Goes down, an invisible river, with thick complaints.

If rape, poison, the dagger, arson,
Have not as yet embroidered with their pleasing designs
The recurrent canvas of our pitiable destinies,
It is that our spirit, alas, is not brave enough.

But among the jackals, the panthers, the bitch-hounds,
The apes, the scorpions, the vultures, the serpents,
The monsters screeching, howling, grumbling, creeping,
In the infamous menagerie of our vices,

There is one uglier, wickeder, more shameless!
Although he makes no large gestures nor loud cries
He willingly would make rubbish of the earth
And with a yawn swallow the world;

He is Ennui! — His eye filled with an unwished-for tear,
He dreams of scaffolds while puffing at his hookah.
You know him, reader, this exquisite monster,
— Hypocrite reader, — my likeness, — my brother!

— Eli Siegel, Hail, American Development (New York: Definition Press, 1968)

Des Copier-collers pris sur le net

Sans vraiment me casser la tête

je vais  aussi mettre une version en italien,

Puis une autre en espagnol

Merci ! Google traducteur

 

Al lettore

Sciocchezza, errore, peccato, schifiness,
Occupa le nostre menti e lavora i nostri corpi,
E nutriamo il nostro gentile rimorso,
Mentre i mendicanti nutrono i loro parassiti.

I nostri peccati sono testardi, i nostri pentimenti sono vigliacchi;
Veniamo pagati profumatamente la nostra confessione,
E torniamo allegramente sulla strada fangosa,
Credere in lacrime vili per lavare tutti i nostri punti.

Sul cuscino del male c'è Satana Trismegisto
Chi culla il nostro spirito incantato per molto tempo
E il ricco metallo della nostra volontà
È tutto vaporizzato da questo erudito chimico.

È il diavolo che tiene i fili che ci muovono!
A oggetti disgustosi troviamo le appa;
Ogni giorno all'inferno scendiamo di un gradino,
Senza orrore, attraverso l'oscurità puzzolente.

E un povero disgraziato che scopa e mangia
Il petto martirizzato di una vecchia sgualdrina,
Stiamo rubando un piacere segreto
Che premiamo molto duramente come una vecchia arancia.

Stretto, brulicante, come un milione di elminti,
Nel nostro cervello ribote un popolo di Demoni,
E, quando respiriamo, la morte nei nostri polmoni
Scendi, fiume invisibile, con noiose lamentele.

Se stupro, veleno, pugnale, fuoco,
Non hanno ancora ricamato i loro piacevoli disegni
La tela banale dei nostri pietosi destini,
È perché la nostra anima, ahimè! non è abbastanza audace

Ma tra gli sciacalli, le pantere, i lices,
Scimmie, scorpioni, avvoltoi, serpenti,
I mostri urlanti, urlanti, grugniti e striscianti
Nel famigerato serraglio dei nostri vizi,

Ce n'è uno che è più brutto, più malvagio, più sporco!
Sebbene non spinga né grandi gesti né grida forti,
Farebbe volentieri terra a detriti
E in uno sbadiglio avrebbe ingoiato il mondo;

È la noia! L'occhio carico di pleura involontaria
Sogna gli scaffold fumando il suo houka.
Lo conosci, lettore, questo delicato mostro,
- Lettore ipocrita, - mio caro, - mio fratello!

- Charles Baudelaire

Al lector
 

La tontería, el error, el pecado, la falta de expresión,
Ocupar nuestras mentes y trabajar nuestros cuerpos,
Y alimentamos nuestro amable remordimiento,
Como mendigos alimentan sus alimañas.

Nuestros pecados son tercos, nuestros arrepentimientos son cobardes;
Nos pagan generosamente nuestra confesión,
Y volvemos alegremente al camino embarrado,
Creyendo en lágrimas viles para lavar todas nuestras manchas.

Sobre la almohada del mal está Satanás Trismegisto.
Quien acuna nuestro espíritu encantado durante mucho tiempo.
Y el rico metal de nuestra voluntad.
Todo es vaporizado por este sabio químico.

¡Es el diablo quien sostiene los cables que nos mueven!
A los objetos repugnantes encontramos appas;
Todos los días al infierno bajamos un paso,
Sin horror, a través de la oscuridad apestosa.

Y un pobre libertino que folla y come.
El pecho martirizado de un viejo hussy,
Estamos robando un placer secreto.
Que presionamos muy fuerte como una naranja vieja.

Apretado, enjambre, como un millón de helmintos,
En nuestro cerebro ribote un pueblo de demonios,
Y, cuando respiramos, la muerte en nuestros pulmones.
Desciende, río invisible, con quejas aburridas.

Si es violación, veneno, daga, fuego,
Aún no han bordado sus dibujos agradables.
El lienzo banal de nuestros lamentables destinos,
Es porque nuestra alma, ¡ay! no es lo suficientemente audaz

Pero entre los chacales, las panteras, los piojos,
Monos, escorpiones, buitres, serpientes,
Los monstruos que gritan, gritan, gruñen, se arrastran.
En la infame colección de nuestros vicios,

¡Hay uno que es más feo, más malvado, más sucio!
Aunque no empuja grandes gestos ni gritos fuertes,
Con gusto haría de la tierra un escombro.
Y en un bostezo se tragaría el mundo;

¡Es el aburrimiento! El ojo cargado de pleural involuntario.
Sueña con andamios fumando su houka.
Tú lo conoces, lector, este delicado monstruo,
- Lector de hipócritas, - mi compañero, - mi hermano!

- Charles Baudelaire

Haïkaïs du 10 décembre

Haïkaïs du 10 décembre

Noël qui viendra
Mais là toutes les manifs
Qui nous en privent

Je ne sais pas trop
Pour tous les gilets jaunes
beaucoup d'inconnus

Là ! J'entends parler
De cahiers de doléances
On ne croirait pas !

Un pauvre, c'est bien
Seul parmi tous les autres
Trop anonyme

Paris le 10 décembre 2018

Petits messages pour des fous intégristes

Premièrement ! Oui ! J'ai une culture catholique, mais je reproche à certains catholiques, de ne pas prendre en considération des réalitées purement humaines, toutes celles-là qui ont donné le communisme face à des égoistes qui ne partagent pas... Oui je suis chrétien et j'aime beaucoup Jésus... Mais des fois les apparitions de la Vierge Marie, je me dis que ce sont des horreurs de la conservation de la propriété privée, avec le plus pur anti-communisme... Vous savez ! ça ne me plaisait pas trop d'avoir ce pape Jean-Paul II... Certes ce pape, il nous a peut-être évité une guerre nucléaire en 1986 avec l'URSS,... Mais parfois je me dis aussi qu'il était loin des réalités sociales, du partage des richesses, toutes celles-là dont on parle dans les bases chrétiennes de l'Evangile... A savoir que pour moi, je préfère et de loin, le Pape François qui est beaucoup plus près des gens du peuple... Pour le devenir de ce qu'il y aura après lui, je ne sais pas trop ce que cela donnera après sa disparition...  Oui ! Je sais trop une hiérarchie Ecclesiastique qui aime trop le pouvoir et l'argent... De nos jours nous sommes aussi confrontés à un racisme qui est encore plus fondamental... A savoir comment va-t-on  accueillir tous ces gens, ceux qui sont dits les réfugiés climatiques dans nos pays occidentaux ? Et quoiqu'en dise monsieur Trump, nous sommes bien à la fin d'un monde... Oui ! Nous, nous devons faire face à des réalités qui sont extraordinairement complexes... Puis vous savez, je me refuse à porter des jugements sur les islamistes révolutionnaires des différents pays arabes... L'Arabie Saoudite, c'est un pays puissant et très riche,  ce pays très richen il a le monopole de beaucoup de choses dans l'islam, mais ça va vraiment mal dans les âmes musulmanes sur le sujet du partage des richesses... Oui ! ça vaut bien nos propres réalités des mouvements sociaux européens du dix-neuvième et vingtième siècle, entre les divers fascismes, le nazisme et les autres idéologies autoritaires comme le communisme... Nous avons eut aussi des démocraties élues avec des questions sociales... Les trucs autoritaires ? Ce n'était jamais que des réponses politiques à une incapacité réelle de l'Eglise catholique, de faire face à des réalités politiques, comme celles des partages des richesses.. Pour le pape François je me pose la question : Et pour après, qu'en sera-t-il  demain ? Les révotutions sont souvent des révoltes face à des incompréhensions sociales... L'Eglise ayant toujours préféré le pouvoir et l'argent aux partages... Peut-être! Mais à part quelques grands saints, l'Eglise, elle a toujours aimé le pouvoir... Si demain le gars Jésus, il revient parmi nous, je lui demanderais juste un partage entre nous tous, et pas plus ! L'idée de la communion Eucharistique, c'est bien une histoire de partage

Des Haïkaïs 9-12-2018

samedi passé
Parait-il des violences
Aujourd'hui pareil

Les gilets jaunes
Et Président Macron
Incompréhension

Cette révolte
Et la révolution
Mais assez violents

La Je te taxe
Question de syntaxes
Tout se malaxe

Paris 9 décembre 2018

Daisy Malone

Daisy au bar

 

DAISY MALONE

 

Daisy : Du désir plein d'aise qui est si désirable

Amie admirable, très  aimante et  aussi  aimable

Il y a profondément en vous quelques bons plaisirs

Sensuelle dame au sexe qui est tout plein de désir

Y aurait-il en vous quelques envies de  caresse?

 

Madame ma maitresse au corps de princesse

Amoureuse amante et un grand amour immortel

Lascive et pas vraiment passives corps sensuel

Orgasmes forts parmi tous nos ébats amoureux

Nuits profondes dans tous nos reves langoureux

Essence, Lumière et Reves érotiques, très fougueux

 

Paris le 7 décembre 2018

Des Haikais

Des Haikais

La vache broute
Puis elle rumine aussi
Et produit le lait

Ce soir la douceur
Plutot chaud depuis hier
C'est l'été indien

Je sais seulement
La nuit qui tombe trop tot
Des oiseaux chantent

Paris le 6 décembre 2018

Haiku

Haiku

Un seul je t'aime

ça me suffit pour vivre

Il faut qu'il dure

Paris le 4 décembre 2018

Ce poème que le poète a choisi

Ce poème que le poète a choisi

Croyez-vous qu'un poème puisse dire plus que le poète?
Cela je n'en sais rien car il y a déjà plus de lecteurs
Que de poèmes écrits et lus ici et là, je me dis peut être
Entre ne rien dire et laisser faire, avec tout son bonheur

Je ne sais quoi dire, car là il n'y a moins que rien de rien
Mais je vous le dis et cela aussi pour votre seul bien
Alors, ils arrivent les interprètes et tous les traducteurs
Qui mettent bien plus d'eux que les intentions de l'auteur !

Je sais bien aussi quand un aphorisme très court
Il parle bien plus long qu'un très long discourt
J'ai lu beaucoup d’aphorismes, et moi j'en ai tripatouillé
Cela reste du baratin, même ceux qui sont très fouillés

Car dans un aphorisme il n'y a pas vraiment de vérité donnée
Mais des rapprochements sur des thèmes toujours choisis
Je ne saurais jamais s'ils sont vrais, faux ou indéterminés
Il y a dans la littérature d'incroyables variations à l'infini

 

Vous savez parfois mes vieux textes ils me font rigoler

Comme s'ils avaient ainsi une grande opportunité

Voilà donc un vieux texte d'aout 2014

Sauf ce dernier quatrain qui est en rajout
 

Victorugueux 8 août 2014

Fleurs d'Automne

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Fleurs d'automne

Fleurs de crocus jaunes, d'un automne qui vient

Petites fleurs, se souciaient elles de nos petites histoires ?

Entre des maillots jaunes, des routes et des petits riens

Celles-ci ne savaient parler que de mauvais déboires

L'automne il était bien là, il arrivait ici et partout

Je ne manifestais pas, et  vous savez, je m'en fous

Car vivant sans voiture, je marchais à pieds toujours

Entre les feuilles toutes jaunies, avec des pieds lourds

Quelques crocus ironiques, ils me parlaient du printemps

Je savais ces fleurs toxiques et aussi quelques manifestants

Qui avançaient sur les routes, ceci sans attendre de réponse

L'automne qui me disait ses histoires, la lumière qui baisse

Je savais aussi des gens là qui passaient tous  à la caisse

Pour des histoires pas rigolotes, et parfois ils y foncent

Paris le 19 novembre 2018