Archives... Troisième des vieux textes

  • Des cris... Version 12-09-2019

    Des cris, version 12-09-2019

    Parfois je sais un poète qui écrit, peut-être moi, celui là qui dit son poème et c'est bien celui-là qui est ce bavard qui jabote ses mots pour qu’ils paraissent beaucoup plus doux, vous savez, ce ne sont jamais que des blablas incessants qui se répètent encore et toujours, mais là chez moi ce soir, j’entends un chien qui hurle dans la nuit trop profonde...

    Un enfant qui pleure parfois dans les matins. Non !  Je ne sais pourquoi il braille, sa vie, elle n’est pas la mienne, peut être des besoins assez pressant dans l’immédiats, j’aime entendre ces petits riens, qui font une vraie vie de famille, je suis un solitaire et parfois je trouve le silence cruel

    Je sais cette hyène qui rigolait dans sa jungle, toujours et sans cesse, avec es ricanements qui sont parfois très durs mais qui sont toujours répétés, souvent je me disais : mais de quoi rigolait-elle donc, cette bestiole, mais non ! Je ne saurais jamais pourquoi hurlait-elle dans ces soirs ? Je ne sais pourquoi cette hyène qui ricanait sans cesse ? Et qui rigolait peut être, parce qu'elle était une vraie hyène, et dans sa jungle où elle vit, elle se savait aussi très observée

    Les éléphants, ils barrissent, avec leurs trompes qu’ils lèvent toute droites en vous narguant, le cheval lui il hennit et il caracole dans les champs très verts, un âne, il braie et il avance aussi sur le chemin qui mène aux champs mais lui il est très lourdement chargés,

    Je sais des petits animaux que j’ignore comme si les marmottes, elles causent toutes cachées dans leurs terriers, que nous dit donc ce lapin de garenne qui court et qui nous fuit ? Il cherche peut être à nous éviter avec nos fusils

    Quelques oiseaux qui chantent, dans les arbres, tous pleins de fruits mûrs, une grive qui se saoule avec des raisins qui sont trop mûrs sur la vigne, un viticulteur qui prépare, toutes les grappes de ses raisins, pour une grande cuvée, et quelques ivrognes qui proclament en chantant, toutes les vérités de Bacchus

    Dans ce soir, des animaux, ils rigolent parce que c'est comme ça, le poète qui écrit, sur la vie qui continue et moi je tapote ici, je sais des bavards sur le net qui gazouillent et ils sont nombreux, quelques évidences dites, celles-ci qui paraissent comme des choses trop communes, J’ignore pourquoi les crocodiles, paraît-il qu’ils pleurent ! Sont-ils tristes ?

    Ma connexion, elle me montre, tous ces dingues, qui sont prêts, à dire importe quoi. Les gens de la planète de Véga plus, ils en savent plus sur nous, nous tous ces connectés, sur notre terre il ya des mots qui ne sont pas toujours compris hélas, j’ignore s’il y a un bon cri, pour vous dire seulement, un grand bonjour à vous tous

    Paris le 12 octobre 2017 le 12 septembre 2019

     

     

  • simple déclaration

     

     

     

    Simple déclaration

    Ce n’est pas, quelques choses d’importance
    Ou une longue accroche de publicité
    Ni même un brillant discourt politique
    Mais peut-être ma forte déclaration d’amour de la vie

    J’aimerais, tant vous dire vous dire cet essentiel
    Tout ce qui échappe à l’ordinaire
    Oui, je le crois, j’ai quelques choses à vous faire savoir
    Le beau printemps fleuri est bientôt là

    Et j’aime ces belles journées du printemps
    La femme d’à côté, est une commère
    Et je suis encore, trop seul, ces soirs
    Seul dans cette nuit, dans mon trop petit lit seul toujours

    Et j’aime les blondes, les brunes ou les rousses
    Et je crève de ma solitude, dans Paris capitale
    Paris capitale de soixante-neuf millions, de français et de françaises
    C’est vous dire, j’aime vivre la vie est la joie d’un amour,

    Pour moi mais je vous le dis bien, rien de très grave
    Surtout ne pas me taire, bavard sans cesse
    Dans cette ville où la parole, est un pouvoir, à conquérir
    Dans cette ville ou la foule souffre de sa solitude

    Ce n’est que ce petit moment de cafard
    Du blues urbain ou un spleen, de cœur de poète
    Si je me tais, vous avoir dit cela
    Et vous avoir parlé, sera plus facile

    Et vous le dire, me rendra moins triste
    Mais je crois, que, je vous gêne, allez, je me tais
    Oui je suis bien ce bavard qui se dit poète
    Parfois je babille mes poèmes, comme un vrai gamin

    Bruno Quinchez (Morsang sur/Orge le 8 mars 1992
    Paris le 11 septembre 2019)

     

  • La beauté version 3ième du 28 juillet 2019

    La beauté (une autre version 3)

    La rose était bien là, cueillie ce matin, et certes celle-ci, elle restait toujours belle. On dit de cette fleur, très incroyable et si fragile, qu’elle est toute immortelle, même si elle vit un instant court. J’ignore parfois, parmi toutes, s’il y a aussi d’autres fleurs, que j’aime dans ma vie, je ne saurais que dire. Elle a ainsi toute sa beauté qui est tellement classe, cette fleur si simple, elle me fait toujours envie.

    Il est de ces femmes qui sont toutes très belles, et celles-là qui m’ignorent, je n'existe pas toujours. Peut être savent-elles, parfois dire cette chose inédite, parmi ceux qu’elles honorent, dans une vie de femme libre, une vie avec des passages, qui sont parfois trop brefs, et le rien du tout qui est si rare, ce truc du coup de foudre

    Savoir aussi choisir, un choix entre aimer l’une, celle qui très belle, et ainsi taire son cœur. La choisir et l'aimer, ne pas décider pour elle, vivre comme un solitaire, et par elle s'absoudre.les cieux, avec les nuages, ils me disent de ces beautés, qui sont toutes éternelles, muses ou anges parmi les étoiles. Je sais, une seule beauté que j’aime et qui m'inspire, celle-là que j’adore encore, et parfois, je la vois dans ses voiles.

    Avec ce miracle des mots, il y a parmi toutes celles-là, des pures madones inaccessibles, ou de grandes hétaïres incomprises. Il ne faut jamais oublier dans sa vie, que de savoir choisir entre un rien, et un plaisir beaucoup trop nécessaire, la beauté nue, elle ne sait pas vraiment. Peut-être pas, mais si on la regarde, avec de très grands désirs d'elle même, et je sais quelques uns de ces fous, qui sont prêts à tout pour elle.

    Tout ça pour pouvoir jouir et avoir, de purs plaisirs qui sont très sexuels, il est à savoir aussi qu’il suffit pour vivre, d’un petit presque rien comme un sourire. Cet amour, il est bien là et très simple pour l’habiller de grandes lumières, il y a cette chose lumineuse, qui nous donne le désir et cette envie de l'autreIl y a bien l’art de vivre, et aussi la bonne manière, a savoir toute la tendresse et la confiance donnée.

    Vous savez autrefois, quand j’étais enfant, je voyais des femmes qui me souriaient comme des reines, non ! Je n’étais pas un ange, mais je regardais celles-ci de grandes beautés sereines. Qu’est ce que la beauté ? Une jolie question de philosophes, ceux qui sont plus ou moins rebelles et qui connaissent de multiples vérités, il y a plusieurs sortes de roses, mais pour la rose unique, c’est elle qui reste toujours belle.

    Cette unique qui les incarne toutes.Je sais de ces femmes, qui sont biens faites, et qui m’attirent par leur vision, elles ont toutes de bons appâts. Pour moi la vraie approche, qui soit vraiment charnelle, ce sont les choix des petits riens, et parfois juste un sourire et un regard et alors ce sont de ces choses qui sont tellement sensuelles, il y a ainsi dans chaque femme.

    Cette femme unique que l’on aime, mais on ne vit qu’avec une seule, j’ignore parfois, dans ma solitude, savoir choisir entre ce qui est beau et la réalité de ce qui est laid, je sais cette tête de cochon, sans doute une sale gueule, vous savez!Moi ! Je reste solitaire, mais ce qu'il y a dans mon cœur, et parfois j’évoque en moi, la beauté qui va avec, c'est alors pour moi cette grande présence.

    J’aime parfois caresser un chat qui vient vers moi tout doucement, puis-je parler de sa beauté féline un simple chat parfois, il nous aime. J'aimais une chatte qui avait, du vrai plaisir sur mes genoux, non je ne suis pas un chat mais je savais tout sa tendresse il y a dans des lieux lointains, quelques dauphins et ils me parlent, d’une beauté parfois très câline.les dauphins aiment l'humain.

    Je ne sais pas choisir entre elles, celles qui sont parait-il très belles, et qui est aussi très médiatique je parle de la grande la diva, je vais souvent sur les médias du net, et là je pense à madame Laetitia Casta, parfois je pense aussi à toutes ses innombrables choses possibles. Qu’elle suscite toujours par ses images la beauté est-ce cette chose bizarre, cette chose qu’on met à ces mots, nos amours est-ce bien la beauté ?

    Oui c’est cette chose bizarre entre l’art grec ou romain et toutes ses statues de déesses avec des corps très idéals, et je sais ces jolies dames qui postent sur internet et parfois elles osent le pire Se montrer toutes nues, complètement dévêtues et sans rien sur la photo, elles font un tapage d'enfer je pense souvent en moi même a l’idée de la pure vierge, celle qui se ballade tout là-haut dans le ciel.

    Et à toutes ces roses qui passent et qui fanent, dans un temps donné qui hélas, il reste trop court j’ignore pourquoi je me sais ce mot de la beauté, oui cela reste un truc pour des artistes un peu fous, Il est des petits riens qui me disent des choses, entre ce que moi j’aime et vous je me dis qu'est-ce que vous aimez ?

    Parmi toutes ces choses oui il ya quelques riens qui me suffisent pour vivre et pour pouvoir aimer la vie. Je vois toutes celle là des jolies femmes aimables, avec de beaux appâts un jour on vous parlera sans doute de ce qui est beau, et pourquoi c'est différent et je sais tous ceux-là qui restent trop raisonnables dans une vie pas toujours facile.

    L'histoire des amours sont parfois simples ou parfois de ces choses bizarroïdes, le désir c'est un feu qui peut nous brûler, le sexe c'est un partage avec un partenaire choisi, l'amour c'est un choix, parmi tous nos choix, le couple reste une fidélité pour une vie ensemble

    Paris le 17 mars 2019 et troisième  version 28 juillet 2019

  • Essai d'écriture automatique

    Essai d'écriture automatique

    Ne sois pas trop intelligent !
    C'est ton cœur,
    C'est tes tripes
    Qui doivent parler

    Foutaises vers pervers
    Je veux jouir
    Dans cette courte vie
    Celle-ci où J'écris

    Je vis et j'aime
    Oui ! Je me bats
    Je suce jusqu'à l'extrême
    Mais, je n'en sais pas plus

    Le petit rien de la vie
    Je fantasme sur des fantômes
    Je vide la substantifique moelle
    Le tout petit rien

    Le petit vers de rien du tour
    Celui qui fouille de ça et de l)
    Et qui grouille de partout
    J'automate mes mots dits

    Et après je les lèche
    J'encense la vis
    Et ainsi je crée
    Par des blablas

    Dieu que cela est bon !
    Et cateara ex cathedra
    Un ciel bleu quelques nuages
    Des anges qui passent

    La prima donna
    Qui jouit intensément
    Entre des vers livres
    Oui des vers libres

    Tout ! Pour le coquin Paris
    Celui là qui rit de mes émois ?
    Et moi je suis l’organe
    De cet ordinateur neuronal

    Sur l'oreiller du mâle
    C'est Satan Trigmégiste
    Et patati et patata!
    Pas Tati! Pas Tchernia !

    Pas d'exclus!
    Je me rappelle!
    Rappelle-toi Barrabas
    Tu analyses  sans fin

    Sa géométrie curviligne
    J'aime les beaux seins
    Qui sont tous pleins de lait
    J'aime cette courbe des hanches

    D'une belle femme que j'aime
    A faire apprendre ce nombre tant utile aux sages
    Qui de tes remords peut priser le tabac ?
    Coups de tabac coups de pub !

    Putains de souvenirs
    J'ai longtemps vécu
    Et longuement rêvassé
    Sur ces grandes ondes

    Sous mes yeux endormis
    Et demi-clos
    Dans le temps qui passe
    Parmi tous ceux-là

    Le soir aux fonds des bois
    Le summum de l'orgas-miasmes
    Des tendres fillettes phanérogames
    Les mâles assis

    Les latences de l'incertain
    La flatulence du purin dénaturé,
    L'obscénité de ce mot anodin
    Et avoir le courage de désobéir

    L'ordre de cessez
    Ce rendez-vous avec la mort
    Et le temps qui jamais ne s'arrête
    Toujours dans le même sens

    Et ce nuage qui s'enfuit au loin
    L'horreur chaotique, d'un vécu
    La terreur galvanique autrefois
    Cinq milliards d'hommes

    Aujourd'hui sept milliards
    Et quelques cinq cent millions
    Notre  temps qui change
    Le climat est inquiétant

    Et autant de femmes sur terre
    Et autant qui reste  à venir!
    Dis donc ! Esprit... Es-tu las ?
    Et de quoi rêves-tu ?

    L'eldorado provisoire
    Pour tous les conquérants
    De tous les inutiles
    D'un monde à quérir

    O vers de Rimbaud !
    Over the rainbow !
    Aux verres deux reins beaux !
    Ovaire deux reins beaux !

    Paris 1989 Morsang sur/Orge  1995 Paris 26 juillet 2019

  • Dans le square

    Dans le square

    Assis sur un banc tout vert  du square Gambetta,
    Je regardais les enfants qui jouent et qui rêvent,
    Eux ! Je les voyais, Ils étaient incroyablement sérieux,
    Dans leurs monde personnel qui reste très intime,

    Entre une balançoire à ressorts verte et rouge,
    Et le bac à sable qui est un petit lieu bien protégé,
    Les fillettes avec le seau, elles nous font de délicieux gâteaux,
    Les garçons y font des tunnels ou construisent des châteaux,

    Le sable est ratissé de temps en temps, pour l'épurer de ses déchets,
    Je ne suis pas sûr que les microbes, ils y soient vraiment à l'aise,
    c'est un espace protégé, des pigeons dégueulasses et des chiens,
    Et aussi des satyres, ce lieu il n'est réservé qu'aux petit enfants,

    Je voyais aussi des mères, avec les poussettes rangées en désordre,
    Qui sont très attentives, où plutôt ce sont des nounous avec les bambins,
    Des grand-mères aux cheveux gris ou bien des antillaises,
    Un monde de bambins, de poussettes, de goûters et de jouets,

    Entre la pelle, le râteau et le seau, des objets tous en plastiques,
    Ils manipulent un sable, que je sais douteux, cela sans problème,
    Tandis que les nounous qui surveillent, elles causent entre elles,
    Mais ça parlait de quoi ? Je l'ignore ! Sans doute des enfants,

    J'étais là tranquille sur mon banc et moi je les regardais jouer,
    Je me disais : Que seront-ils dans vingt ans, trente ans ?
    je l'ignore et je sais aussi que je ne serais plus là pour les voir,
    Il y aura peut-être les cadres de demain, des énarques, des patrons,

    Ou bien quelques artistes indisciplinés, des intermittents et des chômeurs,
    Mais cela je ne le sais pas vraiment, car demain, il est  encore à voir,
    Non ! Je ne suis pas devin, ils vivront leurs vies, et moi, oui je serai ailleurs,
    L'avenir s'écrit, avec tous les présents qui adviennent, les futurs qui arrivent,

    Alors Laissons jouer ces gamins dans ce square, ceci c'est leur part d'enfance
    Avant qu'ils ne deviennent des adultes, qui sont  trop chiants et très exigeants
    Et qu'ils oublient ce temps de l'enfance, celle-là qu'ils vivent maintenant
    Je reste encore le gamin qui rêve,  je les regarde et j'aime, ces gamins qui jouent

    Peut- être! Un gamin parmi eux sera-t-il, le président de la république ?
    Et je ne sais pas si beaucoup, ils seront toujours à la recherche du passé lointain
    Il y a dans nos  origines vécues, plein de chemins à préférer, à parcourir
    Et des carrefours de temps en temps, où il faut toujours choisir pour sa propre vie

    Bruno Quinchez Paris le 7 juin 2016 Je mets ce texte que je remonte avec un peu de nostalgie

  • Ce poème que le poète a choisi

    Ce poème que le poète a choisi

    Croyez-vous qu'un poème puisse dire plus que le poète?
    Cela je n'en sais rien car il y a déjà plus de lecteurs
    Que de poèmes écrits et lus ici et là, je me dis peut être
    Entre ne rien dire et laisser faire, avec tout son bonheur

    Je ne sais quoi dire, car là il n'y a moins que rien de rien
    Mais je vous le dis et cela aussi pour votre seul bien
    Alors, ils arrivent les interprètes et tous les traducteurs
    Qui mettent bien plus d'eux que les intentions de l'auteur !

    Je sais bien aussi quand un aphorisme très court
    Il parle bien plus long qu'un très long discourt
    J'ai lu beaucoup d’aphorismes, et moi j'en ai tripatouillé
    Cela reste du baratin, même ceux qui sont très fouillés

    Car dans un aphorisme il n'y a pas vraiment de vérité donnée
    Mais des rapprochements sur des thèmes toujours choisis
    Je ne saurais jamais s'ils sont vrais, faux ou indéterminés
    Il y a dans la littérature d'incroyables variations à l'infini

     

    Vous savez parfois mes vieux textes ils me font rigoler

    Comme s'ils avaient ainsi une grande opportunité

    Voilà donc un vieux texte d'aout 2014

    Sauf ce dernier quatrain qui est en rajout
     

    Victorugueux 8 août 2014

  • Un soir dans un jardin d'Espagne

    Un soir dans un jardin d’Espagne

    Dans un chaud soir de l’été
    Une andalouse danse et tourne
    Sur un air de l’éternité exaucée
    La danseuse, elle est une gitane

    Il y a là, un enfant qui mange une figue
    Qu’il a cueillie sur les figuiers mûrs
    Il regarde la danseuse, un homme chante
    Alors de ces airs interminables et envoutants

    Où il est question d’amour et de morts
    Entre deux hommes bien différents
    Et tous deux amoureux de la même
    Et la danseuse, elle danse et danse encore

    Il est tard dans la nuit d’Espagne
    Et les amours de la belle, ils continuent
    Avec son grand amour et sa vie triste
    La nuit passe et le gamin qui s’endort

    La gitane parle encore de cet amour
    Et l’homme raconte son grand désespoir
    Il est minuit le clocher qui sonne douze coups
    Et la danseuse, elle s’arrête enfin et c’est fini

    Les spectateurs qui se lèvent et ils regardent
    La scène vide, ils attendent la danseuse
    Et la danseuse par coquetteries elle s’avance
    Et elle leur parle de la musique de l’auteur

    Elle évoque Albéniz , De Falla, Rodrigo
    Et tous les jardins de l’Espagne de cet été
    Et moi qui suis bien seul dans ce Paris lointain
    J’aime à rêver d’une gitane en Andalousie

    La puissance des mots, c’est de la poésie
    La beauté de la danse, c’est une évocation
    Le pouvoir de la musique, il est un voyage
    Ma gitane, elle est dans ce jardin d’Espagne

    Paris le 6 juillet 2013

  • Un truc que j'avais fait en 2002 sur les divers matériaux et leurs contacts

    Contacts avec des matériaux, toucher, odeurs, couleurs, textures…

    Peau et cuir

    Peaux parfumées… Peaux pleines des odeurs du désir…Peaux de femmes… Désirables petits seins roses…Peaux d’hommes… Toucher râpeux… Barbules avant rasage…Peaux de bébé… Douces et soyeuses…A lécher… De la crème Chantilly…Peaux de vieux… Fines… Fragiles comme du parchemin…Cuir sado-maso… Fouet de super maîtresse…Cuir d’intérieur bourgeois… Canapés devant Télé…Cuir et Fourrure... Peaux des Bêtes... Modes... Écologie... Cuir de moto… Cuir des berlines…Cuir confortable…

    Bois...

    Chênes durs… Nervures de planche à bâtir…Sapin odoriférant… Sentir le sapin… Être mortel…Acajou… Teck… Bois du Brésil… Laque sur meubles... Odeur de résine… Odeurs balsamiques des pins…Bois de Santal... Bois de Rose... Odeur de bois brûlés...Bois de cèdres... Cèdres du Liban... Séquoia d’Amérique... Odeurs des fleurs de magnolias… Souvenirs d’enfance…Odeurs de cyprès… Bois d’œuvres… Bois de Justice...Bois de Marine... Forêts de Richelieu, Chênes centenaires...Bois contre-plaqués…Meubles de quatre sous… Récupération pour pas chers… Pas solides

            Métal…

    Aciers brillants ou mats… Traces de rouilles… Rails de trains....Aluminium matis… Oxydation grise d’alumine…Vieilles casseroles en aluminium qui se tordait...Bronzes… Paliers d’appareils électriques… Statues des femmes de Maillol… Tuileries.. .Inox... Matériaux modernes... Difficile à travailler... Cuisine... Cocotte... Casseroles... Modernité Oxyde de fer… Rouille… Oxydes de cobalt… Bleu intense... Peintures… Van Gogh… Les impressionnistes… Les fauves... La grande  Guerre… Acier des armes… Acier… Krupp… De Wendel… Guerres du passé… Barons de l’acier

    Verre...

    Immeubles New-York… Manhattan… Twins-Towers... Transparence et fragilité… Fibre de Verre… Diamant... Dureté... Raideur... Souplesse… Raide comme une tige de verre… Verre cassé et coupant… Éclats de Verre... Matériau dur à travailler… Miroirs… Versailles… Galé…Cocktails… Verre à champagne… Veuve Clicquot… Transparence du verre… Optique… Arc-en-ciel… Photographies…Travail avec la lumière… Vitraux… Chartres… Mystiques... Glast-Nost… Michael Gorbatchev… Russie… Tchernobyl... Pax Aeterna… Pax Romana… Pax America

    Céramique…

    Glaise humide qui colle aux doigts… Boudins…Colombins… Freud… Contacts de la matière...Formes féminines… Plaisir divin… Plastique de la matière....  Le Golem… La première femme... Bible… Jarre… Vase… Utérus et pots à eaux... Émotions… Surprises alchimiques… Hasard et Destin… Formes jamais pareilles… Toujours différentes... Formes fabriquées et palpées...Tours du Potier… Tour de Fraiseur… Contacts Charnels... Matière et Formes… Création… Ève… Cote d’Adam… Formules chimiques… Céramique…  Céladon… Porcelaine…Artiste… Artisan… Mon frère Gérard Potier...  Production… Plaisir

    Bruno Quinchez Paris le 4 décembre 2002

    Contacts avec des materiaux diverscontacts-avec-des-materiaux-divers.mp3 (815.71 Ko)

  • Apels du Large

    Appels du large

    Je me veux appareiller en ce nouveau jour,
    Et rêver infiniment, la mer immense, mon amour,
    Puis longuement, repartir, vers ces nuages,
    Tout au bout de ces horizons, lointains rivages,

    Je me veux t’aimer, et le monde tourne très lentement,
    Je veux me lever vers ces ailleurs, vers ces vents.
    Me réveiller, heureux au milieu des cataclysmes,
    Et me rafraîchir, par tes pleurs, tes exorcismes,

    J’aimerais tant savoir, et je suis le bateau qui va sur l’eau,
    Je le voudrais voyager au loin, je ne peux te revoir à nouveau,
    Le septième ange sonne, c’est la fin, le décret divin,
    Puis-je encore naviguer dans tes mers ? O Dieu marin !

    Je voudrais appareiller pour cette longue éternité.
    Mon cœur et mes voiles qui se gonflent du grand vent,
    Ce grand vent d’orgueil, fou et fier, mais innocenté,
    Pour mieux t’aller vers toi, o ciel testament !

    Vers ces flots inconnus qui me seront peut-être amicaux,
    Un au de-là, de tous mes regrets, ces secrets virginaux,
    Dans des terres cachées, pleines de toutes ses vertus,
    Parmi les nymphes affolées, par leurs âmes invaincues,

    Chercher et enfin trouver, là bas le dernier saint,
    Comprendre ses mystères, ne pas les dévoiler en vain,
    Apprendre dans mon cœur, et retenir son dernier secret,
    Je veux partir loin vers cette sagesse et rester discret,

    Je veux appareiller vers tous ces rêves, dès demain,
    Souffle vent dans mes voiles, toujours, plus lointain,
    Pour conquérir, plus loin, plus lointain, que tous les horizons,
    Pour monter, plus haut encore, vers le plus grand des monts,

    Conquérir la vision de l’infini, et voir la crête neigeuse,
    Pour mieux voir, tous les hommes, et la vérité soucieuse,
    Partir sans l’espoir d’un retour, sans en être inquiet,
    Le savoir, et raconter mes voyages à des enfants benêts,

    Soufflez, ô vents ! Tous les jours, tous ces jours.
    Montrez-moi, les terres inconnues, les beaux amours.
    Pour un soir, trouver, la terre mythique d’Avalon,
    Le vert paradis de l’éden ou les terres du nouvel horizon,

    Car c’est alors, que je pourrais appareiller vers la grande ronde,
    Car je veux me perdre et vivre dans une terre si lointaine,
    Atteindre l’île ensoleillée aux fruits d’or, où tout abonde,
    Rivages de l’amour, soleils incandescents, vie sereine,

    Bruno Quinchez
    (Paris 27 juillet 1987- Nouvelle mouture
    Morsang sur/Orge juin 1995

     

  • Texte de 1977 Au légionaire, texte tiré d'Au lecteur de Charles Baudelaire

     

     

    Ce texte est le croisement de la technologie moderne,
    Telle que pourrait l’utiliser un oulipien et un texte
    Très connu de Charles Baudelaire (Au lecteur)

    Au légionnaire,

    La soubrette, l’érudition, la pécore, le lest,
    Offensent nos essais et trébuchent nos correspondances,
    Et nous allégeons nos aisés remous,
    Comme les ménestrels numérotent leurs véroles,

    Nos pécores sont théâtrales, nos répertoires sont laïcs,
    Nous fanons gravement nos avions,
    Et nous nous répandons généreusement, dans des chemises bourrées,
    Crucifiant par de violentes pléthores, légitimer nos taffetas,

    Sur l’orgasme du malaise, c’est Satie trimestriel,
    Qui berne lucidement notre esquisse encombrante,
    Et le rigide métallurgiste de notre voltige,
    Est tout véhiculé par ce scatologique chiot,

    C’est le diagnostic qui terrasse les filets, qui nous reposent,
    Aux obligations les plus résignées, nous trustons des appétences,
    Chaque jour, vers l’enfouissement, nous désenflons d’une passe,
    Sans hors-jeu, à travers des ténors qui pullulent,

    Ainsi qu’un débris payable, qui balance et manœuvre,
    Le sexe masturbé, d’une apaisante cause,
    Nous votons au passé, une platitude classique,
    Que nous prétextons fortuitement, comme une vierge osseuse,

    Sidéral, foutu, comme un milliard d’hémicycles,
    Dans nos cervelles, rigole un phallus de dentiste,
    Et quand nous ressassons, la morue dans nos préceptes,
    Désunit, flirt invulnérable, avec de souterraines plages,

    Si la vipère, le poivre, le poing, l’inceste,
    N’ont pas encore broyé, de leurs paisibles destriers,
    La cannelure bariolée, de nos placides déterministes,
    C’est que notre amidon. Hélas n’est pas assez hasardeux,

    Mais parmi les chiottes, les papes, les lieder,
    Les sirènes, les scrupules, les vélomoteurs, les serveurs,
    Les monte-charges, gobant, idéalisant, gueulant, rampant,
    Dans le ménisque ingénieux de nos vicissitudes,

    Il en est un, plus langoureux, plus mécréant, plus immuable,
    Quoi qu’il ne prêche, ni grande gifle, ni grande critique,
    Il farcirait volontiers, la tête de déchets,
    Et dans une balafre, aveuglerait le monde,

    C’est l’enseignement, l’œuvre chargée, d’un plomb ionisé,
    Il revêt d’échecs, en fusillant sa huche,
    Tu le consacres légionnaire ! Ce monte-charge déliquescent,
    Hystérique légionnaire ! Mon sépale, ma fleur.

     
    (Bruno Quinchez ; Charles Baudelaire)
    Bruno Quinchez (Sceaux 1977 Paris 1988
    Morsang sur/Orge, le 24 novembre 1991 et juin 1995)

    Paris le 7 octobre 2018

    Au legionaire texte tire d au lecteur de charles baudelaireau-legionaire-texte-tire-d-au-lecteur-de-charles-baudelaire.mp3 (617.55 Ko)