Archives... Troisième des vieux textes

  • Dans le square

    Dans le square

    Assis sur un banc tout vert  du square Gambetta,
    Je regardais les enfants qui jouent et qui rêvent,
    Eux ! Je les voyais, Ils étaient incroyablement sérieux,
    Dans leurs monde personnel qui reste très intime,

    Entre une balançoire à ressorts verte et rouge,
    Et le bac à sable qui est un petit lieu bien protégé,
    Les fillettes avec le seau, elles nous font de délicieux gâteaux,
    Les garçons y font des tunnels ou construisent des châteaux,

    Le sable est ratissé de temps en temps, pour l'épurer de ses déchets,
    Je ne suis pas sûr que les microbes, ils y soient vraiment à l'aise,
    c'est un espace protégé, des pigeons dégueulasses et des chiens,
    Et aussi des satyres, ce lieu il n'est réservé qu'aux petit enfants,

    Je voyais aussi des mères, avec les poussettes rangées en désordre,
    Qui sont très attentives, où plutôt ce sont des nounous avec les bambins,
    Des grand-mères aux cheveux gris ou bien des antillaises,
    Un monde de bambins, de poussettes, de goûters et de jouets,

    Entre la pelle, le râteau et le seau, des objets tous en plastiques,
    Ils manipulent un sable, que je sais douteux, cela sans problème,
    Tandis que les nounous qui surveillent, elles causent entre elles,
    Mais ça parlait de quoi ? Je l'ignore ! Sans doute des enfants,

    J'étais là tranquille sur mon banc et moi je les regardais jouer,
    Je me disais : Que seront-ils dans vingt ans, trente ans ?
    je l'ignore et je sais aussi que je ne serais plus là pour les voir,
    Il y aura peut-être les cadres de demain, des énarques, des patrons,

    Ou bien quelques artistes indisciplinés, des intermittents et des chômeurs,
    Mais cela je ne le sais pas vraiment, car demain, il est  encore à voir,
    Non ! Je ne suis pas devin, ils vivront leurs vies, et moi, oui je serai ailleurs,
    L'avenir s'écrit, avec tous les présents qui adviennent, les futurs qui arrivent,

    Alors Laissons jouer ces gamins dans ce square, ceci c'est leur part d'enfance
    Avant qu'ils ne deviennent des adultes, qui sont  trop chiants et très exigeants
    Et qu'ils oublient ce temps de l'enfance, celle-là qu'ils vivent maintenant
    Je reste encore le gamin qui rêve,  je les regarde et j'aime, ces gamins qui jouent

    Peut- être! Un gamin parmi eux sera-t-il, le président de la république ?
    Et je ne sais pas si beaucoup, ils seront toujours à la recherche du passé lointain
    Il y a dans nos  origines vécues, plein de chemins à préférer, à parcourir
    Et des carrefours de temps en temps, où il faut toujours choisir pour sa propre vie

    Bruno Quinchez Paris le 7 juin 2016 Je mets ce texte que je remonte avec un peu de nostalgie

  • Ce poème que le poète a choisi

    Ce poème que le poète a choisi

    Croyez-vous qu'un poème puisse dire plus que le poète?
    Cela je n'en sais rien car il y a déjà plus de lecteurs
    Que de poèmes écrits et lus ici et là, je me dis peut être
    Entre ne rien dire et laisser faire, avec tout son bonheur

    Je ne sais quoi dire, car là il n'y a moins que rien de rien
    Mais je vous le dis et cela aussi pour votre seul bien
    Alors, ils arrivent les interprètes et tous les traducteurs
    Qui mettent bien plus d'eux que les intentions de l'auteur !

    Je sais bien aussi quand un aphorisme très court
    Il parle bien plus long qu'un très long discourt
    J'ai lu beaucoup d’aphorismes, et moi j'en ai tripatouillé
    Cela reste du baratin, même ceux qui sont très fouillés

    Car dans un aphorisme il n'y a pas vraiment de vérité donnée
    Mais des rapprochements sur des thèmes toujours choisis
    Je ne saurais jamais s'ils sont vrais, faux ou indéterminés
    Il y a dans la littérature d'incroyables variations à l'infini

     

    Vous savez parfois mes vieux textes ils me font rigoler

    Comme s'ils avaient ainsi une grande opportunité

    Voilà donc un vieux texte d'aout 2014

    Sauf ce dernier quatrain qui est en rajout
     

    Victorugueux 8 août 2014

  • Un soir dans un jardin d'Espagne

    Un soir dans un jardin d’Espagne

    Dans un chaud soir de l’été
    Une andalouse danse et tourne
    Sur un air de l’éternité exaucée
    La danseuse, elle est une gitane

    Il y a là, un enfant qui mange une figue
    Qu’il a cueillie sur les figuiers mûrs
    Il regarde la danseuse, un homme chante
    Alors de ces airs interminables et envoutants

    Où il est question d’amour et de morts
    Entre deux hommes bien différents
    Et tous deux amoureux de la même
    Et la danseuse, elle danse et danse encore

    Il est tard dans la nuit d’Espagne
    Et les amours de la belle, ils continuent
    Avec son grand amour et sa vie triste
    La nuit passe et le gamin qui s’endort

    La gitane parle encore de cet amour
    Et l’homme raconte son grand désespoir
    Il est minuit le clocher qui sonne douze coups
    Et la danseuse, elle s’arrête enfin et c’est fini

    Les spectateurs qui se lèvent et ils regardent
    La scène vide, ils attendent la danseuse
    Et la danseuse par coquetteries elle s’avance
    Et elle leur parle de la musique de l’auteur

    Elle évoque Albéniz , De Falla, Rodrigo
    Et tous les jardins de l’Espagne de cet été
    Et moi qui suis bien seul dans ce Paris lointain
    J’aime à rêver d’une gitane en Andalousie

    La puissance des mots, c’est de la poésie
    La beauté de la danse, c’est une évocation
    Le pouvoir de la musique, il est un voyage
    Ma gitane, elle est dans ce jardin d’Espagne

    Paris le 6 juillet 2013

  • Un truc que j'avais fait en 2002 sur les divers matériaux et leurs contacts

    Contacts avec des matériaux, toucher, odeurs, couleurs, textures…

    Peau et cuir

    Peaux parfumées… Peaux pleines des odeurs du désir…Peaux de femmes… Désirables petits seins roses…Peaux d’hommes… Toucher râpeux… Barbules avant rasage…Peaux de bébé… Douces et soyeuses…A lécher… De la crème Chantilly…Peaux de vieux… Fines… Fragiles comme du parchemin…Cuir sado-maso… Fouet de super maîtresse…Cuir d’intérieur bourgeois… Canapés devant Télé…Cuir et Fourrure... Peaux des Bêtes... Modes... Écologie... Cuir de moto… Cuir des berlines…Cuir confortable…

    Bois...

    Chênes durs… Nervures de planche à bâtir…Sapin odoriférant… Sentir le sapin… Être mortel…Acajou… Teck… Bois du Brésil… Laque sur meubles... Odeur de résine… Odeurs balsamiques des pins…Bois de Santal... Bois de Rose... Odeur de bois brûlés...Bois de cèdres... Cèdres du Liban... Séquoia d’Amérique... Odeurs des fleurs de magnolias… Souvenirs d’enfance…Odeurs de cyprès… Bois d’œuvres… Bois de Justice...Bois de Marine... Forêts de Richelieu, Chênes centenaires...Bois contre-plaqués…Meubles de quatre sous… Récupération pour pas chers… Pas solides

            Métal…

    Aciers brillants ou mats… Traces de rouilles… Rails de trains....Aluminium matis… Oxydation grise d’alumine…Vieilles casseroles en aluminium qui se tordait...Bronzes… Paliers d’appareils électriques… Statues des femmes de Maillol… Tuileries.. .Inox... Matériaux modernes... Difficile à travailler... Cuisine... Cocotte... Casseroles... Modernité Oxyde de fer… Rouille… Oxydes de cobalt… Bleu intense... Peintures… Van Gogh… Les impressionnistes… Les fauves... La grande  Guerre… Acier des armes… Acier… Krupp… De Wendel… Guerres du passé… Barons de l’acier

    Verre...

    Immeubles New-York… Manhattan… Twins-Towers... Transparence et fragilité… Fibre de Verre… Diamant... Dureté... Raideur... Souplesse… Raide comme une tige de verre… Verre cassé et coupant… Éclats de Verre... Matériau dur à travailler… Miroirs… Versailles… Galé…Cocktails… Verre à champagne… Veuve Clicquot… Transparence du verre… Optique… Arc-en-ciel… Photographies…Travail avec la lumière… Vitraux… Chartres… Mystiques... Glast-Nost… Michael Gorbatchev… Russie… Tchernobyl... Pax Aeterna… Pax Romana… Pax America

    Céramique…

    Glaise humide qui colle aux doigts… Boudins…Colombins… Freud… Contacts de la matière...Formes féminines… Plaisir divin… Plastique de la matière....  Le Golem… La première femme... Bible… Jarre… Vase… Utérus et pots à eaux... Émotions… Surprises alchimiques… Hasard et Destin… Formes jamais pareilles… Toujours différentes... Formes fabriquées et palpées...Tours du Potier… Tour de Fraiseur… Contacts Charnels... Matière et Formes… Création… Ève… Cote d’Adam… Formules chimiques… Céramique…  Céladon… Porcelaine…Artiste… Artisan… Mon frère Gérard Potier...  Production… Plaisir

    Bruno Quinchez Paris le 4 décembre 2002

    Contacts avec des materiaux diverscontacts-avec-des-materiaux-divers.mp3 (815.71 Ko)

  • Apels du Large

    Appels du large

    Je me veux appareiller en ce nouveau jour,
    Et rêver infiniment, la mer immense, mon amour,
    Puis longuement, repartir, vers ces nuages,
    Tout au bout de ces horizons, lointains rivages,

    Je me veux t’aimer, et le monde tourne très lentement,
    Je veux me lever vers ces ailleurs, vers ces vents.
    Me réveiller, heureux au milieu des cataclysmes,
    Et me rafraîchir, par tes pleurs, tes exorcismes,

    J’aimerais tant savoir, et je suis le bateau qui va sur l’eau,
    Je le voudrais voyager au loin, je ne peux te revoir à nouveau,
    Le septième ange sonne, c’est la fin, le décret divin,
    Puis-je encore naviguer dans tes mers ? O Dieu marin !

    Je voudrais appareiller pour cette longue éternité.
    Mon cœur et mes voiles qui se gonflent du grand vent,
    Ce grand vent d’orgueil, fou et fier, mais innocenté,
    Pour mieux t’aller vers toi, o ciel testament !

    Vers ces flots inconnus qui me seront peut-être amicaux,
    Un au de-là, de tous mes regrets, ces secrets virginaux,
    Dans des terres cachées, pleines de toutes ses vertus,
    Parmi les nymphes affolées, par leurs âmes invaincues,

    Chercher et enfin trouver, là bas le dernier saint,
    Comprendre ses mystères, ne pas les dévoiler en vain,
    Apprendre dans mon cœur, et retenir son dernier secret,
    Je veux partir loin vers cette sagesse et rester discret,

    Je veux appareiller vers tous ces rêves, dès demain,
    Souffle vent dans mes voiles, toujours, plus lointain,
    Pour conquérir, plus loin, plus lointain, que tous les horizons,
    Pour monter, plus haut encore, vers le plus grand des monts,

    Conquérir la vision de l’infini, et voir la crête neigeuse,
    Pour mieux voir, tous les hommes, et la vérité soucieuse,
    Partir sans l’espoir d’un retour, sans en être inquiet,
    Le savoir, et raconter mes voyages à des enfants benêts,

    Soufflez, ô vents ! Tous les jours, tous ces jours.
    Montrez-moi, les terres inconnues, les beaux amours.
    Pour un soir, trouver, la terre mythique d’Avalon,
    Le vert paradis de l’éden ou les terres du nouvel horizon,

    Car c’est alors, que je pourrais appareiller vers la grande ronde,
    Car je veux me perdre et vivre dans une terre si lointaine,
    Atteindre l’île ensoleillée aux fruits d’or, où tout abonde,
    Rivages de l’amour, soleils incandescents, vie sereine,

    Bruno Quinchez
    (Paris 27 juillet 1987- Nouvelle mouture
    Morsang sur/Orge juin 1995

     

  • Texte de 1977 Au légionaire, texte tiré d'Au lecteur de Charles Baudelaire

     

     

    Ce texte est le croisement de la technologie moderne,
    Telle que pourrait l’utiliser un oulipien et un texte
    Très connu de Charles Baudelaire (Au lecteur)

    Au légionnaire,

    La soubrette, l’érudition, la pécore, le lest,
    Offensent nos essais et trébuchent nos correspondances,
    Et nous allégeons nos aisés remous,
    Comme les ménestrels numérotent leurs véroles,

    Nos pécores sont théâtrales, nos répertoires sont laïcs,
    Nous fanons gravement nos avions,
    Et nous nous répandons généreusement, dans des chemises bourrées,
    Crucifiant par de violentes pléthores, légitimer nos taffetas,

    Sur l’orgasme du malaise, c’est Satie trimestriel,
    Qui berne lucidement notre esquisse encombrante,
    Et le rigide métallurgiste de notre voltige,
    Est tout véhiculé par ce scatologique chiot,

    C’est le diagnostic qui terrasse les filets, qui nous reposent,
    Aux obligations les plus résignées, nous trustons des appétences,
    Chaque jour, vers l’enfouissement, nous désenflons d’une passe,
    Sans hors-jeu, à travers des ténors qui pullulent,

    Ainsi qu’un débris payable, qui balance et manœuvre,
    Le sexe masturbé, d’une apaisante cause,
    Nous votons au passé, une platitude classique,
    Que nous prétextons fortuitement, comme une vierge osseuse,

    Sidéral, foutu, comme un milliard d’hémicycles,
    Dans nos cervelles, rigole un phallus de dentiste,
    Et quand nous ressassons, la morue dans nos préceptes,
    Désunit, flirt invulnérable, avec de souterraines plages,

    Si la vipère, le poivre, le poing, l’inceste,
    N’ont pas encore broyé, de leurs paisibles destriers,
    La cannelure bariolée, de nos placides déterministes,
    C’est que notre amidon. Hélas n’est pas assez hasardeux,

    Mais parmi les chiottes, les papes, les lieder,
    Les sirènes, les scrupules, les vélomoteurs, les serveurs,
    Les monte-charges, gobant, idéalisant, gueulant, rampant,
    Dans le ménisque ingénieux de nos vicissitudes,

    Il en est un, plus langoureux, plus mécréant, plus immuable,
    Quoi qu’il ne prêche, ni grande gifle, ni grande critique,
    Il farcirait volontiers, la tête de déchets,
    Et dans une balafre, aveuglerait le monde,

    C’est l’enseignement, l’œuvre chargée, d’un plomb ionisé,
    Il revêt d’échecs, en fusillant sa huche,
    Tu le consacres légionnaire ! Ce monte-charge déliquescent,
    Hystérique légionnaire ! Mon sépale, ma fleur.

     
    (Bruno Quinchez ; Charles Baudelaire)
    Bruno Quinchez (Sceaux 1977 Paris 1988
    Morsang sur/Orge, le 24 novembre 1991 et juin 1995)

    Paris le 7 octobre 2018

    Au legionaire texte tire d au lecteur de charles baudelaireau-legionaire-texte-tire-d-au-lecteur-de-charles-baudelaire.mp3 (617.55 Ko)

     

  • Alcibiade héros grec

     

     

    Alcibiade... Héros grec

    Alcibiade alcade antique de l’agora d’Athènes
    Balançait et bissait des bribes bredouillantes
    Cyniques certains Cyrus compatriotes de Chypre
    Dionysiaques désirs des démons dithyrambiques

    Éros enfant expert et d’énigmatiques euphories
    Filait les fils fiers, fredonnant de forts fantasmes
    Gaïa grande Gynandrie et gynécées de Grèce gentille
    Hyménée historique Hercule et les Hellènes d’Homère

    Ironie idyllique d’îles isolées, d’idiots inventifs
    Jovial Jupiter, joie, jubilation, jeune et jolie Junon
    Kermatique karma cryptique karma kristique kherios
    Langoureuses et lascive Léto, la lumière de la Lune

    Mystères de Mars, des musiques militaires massives
    Néo-Philosophe d’une néo naissance naturelle et nue
    Olympiades organiques, orgasmes, Ouranos, Ophélie
    Pythagore petit philosophe physicien mais piètre poète

    Quantum et question qui que quoi, que quémander ?
    Rythmes rubiconds et rancœurs racines des romains
    Système soumis à des silences sentencieux et secrets
    Tyrannie de terreur Terre qui tremble, têtes très têtues

    Universelle urbanité un unique usage de l’usure
    Victoires vaines, de vaines victimes, de vains vainqueurs
    Why ? What i want ? I want a word in Woolow ou wallon

    Xénos Xylophile, aux xylophones de Xérès et de Xylène
    Y Grec, Ian Iannakis aux Hymnes Dithyrambiques
    Zénon zélé zélote d'Élée, des zygomatiques de zizyphus

    Paris le 20 novembre 2012

  • Un homme insatisfait

    Un homme insatisfait

    un homme s'étant retiré du monde se mit à réfléchir sur le temps qui passe, au début il n'y faisait pas vraiment attention et il écoutait les oiseaux, le bruit du vent dans les feuilles des arbres, puis il entra dans une pièce isolée, il ferma tous ses volets et se boucha les oreilles, au début c'était un calme silence, puis il se mit à entendre sa respiration et les battements de son cœur.

    Il lui vient alors cette idée absurde de compter ses respirations et ses battements de cœur, il vit alors qu'il pouvait arrêter de respirer  à peu près sur 80 battements de son cœur mais quelle était donc sa référence temporelle.

    il se remémora les grandes choses de sa vie, tous ses amours  toutes ses joies, ses appétits, ses souffrances. Alors il se dit qu’il n'avait jamais essayé de savoir combien de temps tout cela avait duré.

    Il se mit à compter le nombre de femmes qu'il avait aimées.  Il compte intérieurement, deux, trois, quatre. Mais peut-être bien une vingtaine de noms virent à sa mémoire… puis vint alors la question du jouir

    Quelle était celle qui lui donné le plus de plaisir   ?  Il réfléchit sur le sens du mot plaisir  mais cela dévia sur les talents de cuisinière de  toutes ses femmes ainsi il compara le ragoût de mouton de jeannette contre les escalopes à la sauce blanche d'Anne mais il ne savait pas trop donner un point de comparaisons ni comment  leur donner des notes sur son plaisir en cuisine…

    Il convient d'une chose  sur son plaisir qu'elle était celle avec laquelle il avait eu le plus grand orgasme et de la joie dans le contact mais là encore en dehors du sexe revenaient tous les autres plaisirs partagés… il se souvenait de cette petite brune italienne qui l'avait allumé très fortement mais dont la cuisine trop simple lui déplaisait fortement…

    Ainsi il donnait une très bonne note à cette forte femme des Ardennes qui étaient aussi un peu poète, un peu écolo et dont il avait partagé la couche plutôt par sympathie que par envie… Agnès était  sans aucun doute  était une femme des plus complète selon lui.

    Elle n'était plus toute jeune et elle avait  aussi sa petite famille. Mais  toutes les ondes échangées avec elle, lui rappelait une bonne nostalgie d’un regret de ne pas l’avoir connu plus jeune.

    Et ainsi il refaisait sa vie, il commença à compter les cuisses de poulets et les cons de femmes, tout ceci  en mélangeant allégrement la cuisine et les sexes féminins, le con de Françoise était immémorial mais sa cuisine ne valait pas celle de Julie.  

    Il convint alors que malgré tout il n'avait pas trouvé le grand amour, vous savez ce truc qui fait disparaître toutes les autres femmes. Ce fameux  coup de foudre qui est tellement puissant qu’il vous envoie en l'air pour quinze ans. Mais en effet,  ben  cela il ne l'avait pas connu et dieu seul sait pourquoi.

    Puis ils se demanda  ce qu'il faisait ici en ce lieu de retraite   ? Lui qui avait été toujours un bon vivant. Et sa  réponse arriva très courte : je fuis ! Et ainsi il arrêta sa cure de silence et se décida comme le bon épicurien qu’il allait  inviter des amies et amis et d’essayer de recréer l'abbaye de Thélènne.

    Toute solitude a ses limites et elle est insupportable quand on songe à toutes les bonnes choses que l'on évite. Alors  commencèrent des journées insatiables de bâfre et de stupre du solitaire volontaire.

    Là il s'aperçut que pour le désir ce n'était plus ça du tout,  maintenant stimuler son éros, ce n'était plus vraiment son truc....Il pensa qu'il devenait un ange et qu'il dépassait une réalitée passée en n'ayant plus de vrais désirs... Ainsi sa vie amoureuse elle se calmait en douceur, il aimait encore les femmes certes mais ne bandait pas ou plutôt l'envie  lui manquait !  

    Vous savez! Quant à moi l'auteur de ce texte ça m'arrive depuis mon prolème de prostate et les suites avec des piqûres d'hormones,  celui que je suis, il y met un peu de soi... Lui !  Il ne pensait pas faire appel à un sexologuue qui lui donnerait dans doute des petites pilulles bleues...Vous savez, j'ai personnellement entendu parler de piqûres dans le sexe qui sont faites pour bander. Pour la mécanique.. Non ! Je ne demande pas de ces choses là... Lui ! il quittait un monde sexué ... Etait-il devenu un ange ?

    Mais ! Mais !  Quelques temps après tout déçu et meurtri postérieurement à une totale satisfaction de tous ses plaisirs, le solitaire épicurien devenu maintenant un-sans-désir  car trop repus et sans envie d'artefacts pour le sexe, il entrait dans un monastère car il était plutôt insatisfait de cette période de bâfre et de cul. Alors commença un dialogue entre lui-même et son au-delà, mais là, c'est encore une autre histoire...

    Paris le 25 août 2012 et mise en pages  le 11 mai 2018

  • Eté dans les alpages

    Eté dans les alpages

    Dans la prairie verte les sonnailles des moutons tintinnabulent
    Les mérinos pâturent dans les prés ainsi que de noirs caraculs
    Le berger pense à ses brebis agnelant en ces jours nouveaux
    Les champs sentent bon dans le soir, le ciel et l'air sont chauds

    Les cloches dans les montagnes sont étouffées par le bruit des torrents
    Les estivants passent sur les sentes avec leurs sacs et leurs enfants
    Les ailes des vautours virent autour des cimes environnantes
    Pour de jeunes agneaux des levrauts ou de jeunes chairs innocentes

    L'air est chargé de miasmes et du parfum sucré des violettes
    Le berger prépare sa pitance et il pense aux femmes joliettes
    Seul dans sa montagne parmi ses brebis, ses béliers et ses agneaux

    Le pâtre mange son fromage et il boit le vin dans sa gourde
    Ses inquiétudes sont quotidiennes, ses contraintes sont lourdes
    Le Ciel est beau l'air est pur et ces vies restent son fardeau

    Bruno Quinchez Paris le 5 Juillet 1997

     

  • Le Corps Beau et le Bavard

    Le Corps Beau et le Bavard

    Maîtresse au corps beau, avance avec un beau sourire affiché,
    Elle attirait en ces lieux, un jovial bavard d’un bel âge,
    Quand soudain maître bavard par ses appas alléché
    Lui tint, à peu près, ce  fort et aimable langage

    Mille bonjours, o belle! Au corps si beau, sans rire, si vos yeux,
    Sont semblables aux étoiles qui luisent dans les cieux
    Alors vous êtes la plus belle qui brille au firmament,
    Pour moi vous êtes la femme de ma vie, maldonne si je mens!

    A ces mots la belle au corps beau se sentit pousser des ailes,
    Elle succombe à l’instant dans les bras du bavard pas trop sot,
    Elle se laisse tomber, se pâme, elle est heureuse et fait la belle
    En quelques mots elle se donne à celui qui dit de si jolis mots,

    Maître bavard tout émoustillé, se saisit d’elle et il la papouille,
    Que les hommes sont tendres quand ils nous jouent la fripouille,
    Maîtresse au corps beau est contente car l’homme est plaisant,
    Il me dit pour la vie, sans doute ce doit être le prince charmant.

    Quinze jours ont passé, maître bavard est lassé, et il la laisse tomber.
    Maîtresse au corps beau se dit, quelle conne j’ai été de succomber,
    Mais elle jura d’éviter les bavards et de recommencer une autre fois,
    Moralité, monsieur de La Fontaine dit des bêtises dans ses fables parfois.

    Bruno Quinchez Paris le 8 décembre 1997  

     

  • L'Homme

    L’Homme...

    L’Homme qui rêve était puissant
    Devant les cuisses profilées de sa belle...
    L’Homme qui rêve ne voyait plus
    Les rêves que faisaient sa Clarabelle...

    Les yeux de sa plus que tout
    En disaient long sur leurs désirs de se fondre...
    La plus belle aimait l’Homme qui rêve,
    Elle voulait qu’il reste toujours tendre...

    L’Homme qui rêve ne regardait pas
    Les rêves de sa plus belle conquête...
    La plus belle faisait des rêves...
    Et l’Homme qui rêve disait... Tu m’embêtes!

    La plus belle dura un temps,
    Puis l’Homme qui rêve alla vers une  autre femme...
    Les yeux sont des miroirs pareils
    Qui  s’admirent dans des fantasmes...

    Le cul cela fait les amours heureuses,
    C’est toujours  la consumation d’un rêve
    Mais que dire de ces regards
    Qui vous arrachent les tripes dans une quête sans trêve...

    La plus belle était encore romantique
    Quoiqu’un peu moins désirable et bandante...
    Que la dernière qui faisant battre
    Les chamades de  la passion... Pauvre vieille amante!

    L'Homme qui rêve, il rêva encore longtemps,
    Mais se trouvait seul sans ses femmes...
    Il se fit musulman pour une histoire
    De culs multiples et il eut enfin son grand harem...

    Mais ses femmes n’avaient plus des regards lumineux pour lui...
    Elles le méprisaient...et si pourtant l’Homme s’était préoccupé
    Des pensées intimes de celles qu’il admirait...
    L’Homme qui rêve voulut tout avoir des femmes

    Et il n’eut que de brèves jouissances...
    La plus belle celle qui viendrait
    Et qui serait la femme des plus grandes réjouissances...
    Et l’Homme qui rêve comparait

    Ces détails de chacune,
    Le cul de Justine, les yeux de  Denise...
    Mais jamais cette femme, elle n’était,
    Ni tout à fait comparable, ni tout à fait précise...

    Bruno Quinchez Paris le 13 février 1997

     

  • Accroche pour le marché...de la poésie 1998

    Accroche pour le Marché (de la poésie 1998)

    Ils sont beaux, ils sont beaux mes  poèmes,
    Oyez ! Oyez des rimes pour qui les aime !
    Vous avez le choix, en vrac en gros ou en demi-gros
    Pour vous nous sommes prêts à vous dire mille propos

    Ils sont beaux, ils sont beaux mes poèmes !
    Venez esgoudir nos paroles  nos beaux vers à thèmes
    Et sortez vos oreilles pour mieux nous écouter
    Ils sont beaux nos poèmes car, ils  sont pleins de santé

    Venez ! Venez, ce ne sont pas des laitues, ni des artichauts
    Mais de beaux poèmes pour avoir un cœur plus chaud
    Allez ! Oyez ! Vous ferez plaisir sûrement à une jolie damoiselle

    Ce n’est pas cent francs, ni dix francs, pas même un tout petit sou
    Oyez ! Oyez !  Ils sont beaux mes poèmes, ils sont  jolis, c'est chou
    Allez ! Venez ! Venez ! Ils sont beaux mes poèmes en ritournelles,

    Bruno Quinchez Paris le 18 juin 1998
    Marché de la poésie avec l'association
    Poèmes en gros, demi gros et détails

     

     

  • Dans les pâturages

    Dans les pâturages

    J'irais me coucher dans un lit d'herbes
    Voir à la belle étoiles, laisser les vaches brouter
    Les moutons seront encore mon souci quotidien
    Puis à la fin de l'été, je descendrais, je transhumerais

    J'irais pas monts et par vaux
    A la recherche de la toison d'or
    Comme un argonaute sage et confiant
    Au mileux des ruisseaux et des fleurs

    Puis j'irais à la ville me saouler de paroles
    Voir les filles qui me manquaient la haut
    Et je leur sortirais ma flute et mon chapeau
    Je serais un prince avec un sourire de Berger

     
    Puis j'irais encore avec elles parler de chez moi
    Elles me trouverons innocent ou je ne sais plus
    Elles parleront de leurs pères qui travaillent en usine
    Mais moi, pour elle je serais alors, je le sais un prince

    Bruno Quinchez Victorugueux Paris  archive avant 2005

  • Mon pré-choix pour le concours RATP avril 2016

    Un pré-choix entre les aphorismes que j'ai dû envoyer
    Pour le concours de Poésie RATP 2016
    A savoir aussi que je ne sais pas ceux que j'ai choisis

    À un enfant, on pose des questions d’enfant
    Mais certains enfants, ils ont des réponses
    Qui étonnent encore les adultes

    Non il n’y a pas de méchants à combattre,
    Il n’y a que des hommes différents
    Et qui pensent autrement que vous

    La honte serait de savoir,
    Que toutes ces mauvaises erreurs,
    Elles sont volontaires,

    Ce presque-rien,
    Dans un je-ne-sais-quoi,
    Je laisse cela  à Vladimir Iankelewitch,

    Derrière la vitre  de mon chez-moi
    Il y a le froid de l'hiver,
    Je sais cette chance d'avoir un toit

    La musique cela va du souffle d'un vent léger
    Jusqu'au grand orage insurgé
    D'une symphonie bien trop humaine

    La vraie sagesse  du monde
    Sans aucun doute possible
    C'est d'admettre l'existence de l'autre

    Dans ma rue, je vois des fantômes,
    sans domicile, sans argent, sans rêve
    Et leurs regards sont terriblement humains,  
    De cette humanité oubliée, bafouée, niée

    Demain, c'est une question,
    hier, c'est une mémoire,
    aujourd'hui, c'est un vécu

    En Art,  le concept
    le plus facile à comprendre,
    C'est que l'artiste n'existe
    Que par nos regards

    Paris avril 2016 et copier coller  4 avril 2018