Archives... Troisième des vieux textes

  • Un beau texte du Passé sur la vie discour du chef indien seattle

    Les Animaux dénaturés…

    Avez-vous entendu parler de la vache folle ? Certainement ! Car cette histoire est devenue un must Politico-médiatique. J’ai même entendu parler d’appareil de production de la part d’exploitants agricoles et non pas des agriculteurs dont la vache s’appelle la cornue,  la Juliette, la rosette ou la Rosalie comme le disait nos paysans dans les années clinquantes.

    Ce paysan qui aimait ses bêtes même s’il savait que le destin de ses bêtes n’était pas éternellement la vie dans les prés et la naissance des veaux.

    Bref dans les années 50 ou 60 avant le productivisme qui fait des exploitants agricoles des mécaniciens de l’industrie de la transformation de la viande.

     Le prion n’existait pas car les vaches avaient un minimum de vies avec la nature…

    Un homme du 19ième siècle avait bien prophétisé sur nos rapports aux animaux c’est un indien qui parle ceci est donc le discours que fit le chef indien Seattle  pour répondre au président des Etats Unis en 1854

    Ce discours du chef indien Seattle en 1854 pour marquer le transfert des terres indiennes au gouvernement américain en réponse du chef indien à la question : Voulez-vous nous vendre vos terres ?

    Le grand chef qui est à Washington nous a envoyés un message disant qu’il veut acheter notre terre. Le grand chef nous envoie également des paroles d’amitiés, de bonne volonté. C’est très gentil  de sa part car nous savons bien qu’en retour il n’a guère besoin de notre amitié. Il n’empêche que nous allons examiner votre offre car nous avons que si nous n’acceptons pas de vendre,  l’homme blanc, peut venir avec des fusils et prendre notre terre.

    Comment ? Comment peut-on acheter et vendre le ciel, la chaleur de la terre ? Cette idée nous semble étrange, la fraîcheur de l’air et le scintillement de l’eau ne nous appartiennent pas ! Comment pouvez-vous nous les acheter ?  

    Chaque parcelle de cette terre est sacrée pour mon peuple, chaque aiguille de pin luisant, chaque rive sableuse, chaque brune dans les bois sombres, chaque clairière et chaque insecte bourdonnant est sanctifié  dans la mémoire et l’expérience de mon peuple.

    La sève qui court à travers les arbres charrie les souvenirs de l’homme rouge. Les morts des blancs oublient le pays de leur naissance dès qu’ils s’en vont parmi les étoiles. Nos morts à nous, les morts n’oublient jamais cette terre si belle car elle est la mère  des hommes rouges.

    Nous faisons parties de la terre et elle fait partie de nous. Les fleurs parfumées sont nos sœurs, le cerf le cheval  le grand aigle, ceux là sont nos frères. Les crêtes rocheuses, les sucs de la prairie, la chaleur du corps du cheval sauvage et l’homme, tout cela appartient à une même famille.

     Alors quand  le grand chef  qui est à Washington nous  dit qu’il veut nous acheter notre terre, il nous en demande beaucoup.  Le grand chef nous dit  qu’il nous réservera un endroit où nous puissions vivre confortablement  parmi les nôtres. Il sera notre père et nous serons ses enfants. 

    S’il en est ainsi nous allons examiner  votre offre d’acheter notre terre mais cela ne nous sera pas facile car elle est sacrée pour nous. L’eau  étincelante qui court dans les torrents et les rivières, n’est pas que de l’eau mais le sang de nos ancêtres.

    Si nous vous vendons notre terre, vous deviez vous souvenir qu’elle est sacrée et que chaque reflet fantomatique dans l’eau limpide des lacs parle des événements et des traditions qui ont marqué la vie de mon peuple.

     Le murmure de l’eau c’est la voix du père de mon père. Les rivières sont nos sœurs, elles étanchent notre soif, elles portent nos canoës et nourrissent nos enfants.

    Si nous vous vendons notre terre il faudra vous en souvenir, il faudra apprendre à vos enfants que les rivières sont nos sœurs et les vôtres et désormais vous devriez donner aux rivières la tendresse qu’on accorde à toutes sœurs. L’homme rouge n’a cessé de reculer devant l’homme blanc pareil à la brume qui sur la montagne fuit devant le soleil du matin.      

    Mais les cendres de nos pères sont sacrées, leurs tombeaux sont terre sainte pour nous et ainsi les collines les arbres et chaque poignées de notre terre est consacrée.

    Nous voyons bien que l’homme blanc ne comprend pas nos voies pour lui  un  lopin de terre  en vaut un autre puisqu’il est pareil à l’étranger qui se glisse dans la nuit pour voler à la terre ce qu’il désire.

    La terre n’est pas sa mère mais son ennemie et dès qu’il l’a asservie, il va plus loin, il laisse derrière lui la tombe de son père et n’en a cure. Il vole la terre à ses enfants et s’en moque. Les tombeaux de ses aïeux comme le patrimoine de ses enfants sont oubliés.

     Il traite sa mère la terre et son frère le ciel comme choses pillables, corvéables et vendables au même titre qu’un mouton ou de la verroterie. Son appétit dévorera le monde, ne laissant dans son sillage qu’un désert

    Je ne sais pas nos voies différer par trop des vôtres. Le spectacle de vos villes blesse les yeux de l’homme rouge. Peut-être est-ce que par ce que l’homme rouge est un sauvage et ne comprends pas ?

    Dans les villes de l’homme blanc il n’y a pas de coin  tranquille, nulle part où l’on peut écouter bruire les feuillages du printemps ou le froissement d’ailes des insectes, mais peut être  est ce seulement que je suis un sauvage et ne comprends pas ?

    Le fracas me semble insulter les oreilles mais qu’y a-t-il dans la vie d’un homme s’il ne peut écouter  le cri solitaire d’un engoulevent  ou les discussions des grenouilles autour d’un étang la nuit ?

     Je suis un homme rouge et je ne comprends pas. L’Indien ! L’Indien préfère le bruit subtil du vent qui ride la surface d’un étang et l’odeur du vent purifié par la pluie de midi ou parfumé par le pin pignon.

    L’air ! L’air est précieux à l’homme rouge parce qu’il sait que toutes choses partagent le même souffle, la bête l’arbre et l’homme. Ils partagent tous le même souffle.

    L’homme blanc  ne semble pas remarquer l’air qu’il respire  comme chez un homme agonisant depuis de longs jours son odorat semble engourdi par sa propre puanteur.

    Mais si nous vous vendons notre terre  vous devriez savoir que l’air nous est précieux et qu’il partage son âme entre toutes les vies qu’il porte. Le vent qui a donné son  premier souffle à notre grand-père  a recueilli aussi son dernier soupir et il doit donner l’esprit de la vie à nos enfants.

    Si nous vous vendons notre terre il faudra que vous la gardiez à part !  Sacrée ! Un lieu où même l’homme blanc pourra goûter le vent adouci par les fleurs des prés. Donc ! Nous allons  examiner votre offre  d’acheter notre terre mais si nous décidons d’accepter je poserais une condition :

    Que l’homme blanc traite désormais les animaux de cette terre comme ses frères, je suis un sauvage et ne comprends aucune autre règle ! J’ai vu mille bisons pourrir abandonné là par l’homme blanc qui les avait abattus  au fusil par les fenêtres d’un train en marche.

     Je suis un sauvage et je ne comprends pas comment le cheval d’acier fumant peut être plus important qu’un bison que nous ne tuons,  nous que pour rester en vie et seulement pour cela. Qu’est-ce que l’homme sans les animaux ?

     Si toutes les bêtes disparaissaient l’homme mourrait d’une grande solitude de l’âme,  car tout ce qui advient aux bêtes advient bientôt à l’homme. Toutes les choses sont liées. Il faut apprendre à vos enfants que la terre qu’ils fouleront est faite des cendres de nos grands-pères  afin qu’ils respectent la terre.

    Dites à vos enfants que le sol est riche des vies de notre peuple ! Apprenez à vos enfants ce que nous avons toujours appris aux nôtres : Que la terre est notre mère ! Ce qui advient à la terre, advient aux fils de la terre. Si les hommes crachent sur la terre,  ils crachent sur eux-mêmes. 

    Nous savons ceci : La terre n’appartient à l’homme mais l’homme appartient à la terre. Ceci nous le savons ! Toutes les choses dépendent les une des autres comme liés par le sang qui unit une même famille.

    Ce qui advient à la terre advient aux fils de la terre. L’homme n’a pas tissé la toile de la vie il n’en est qu’un des brins les dégâts qu’il fait à la toile, c’est à lui-même qu’il le fait. 

    Mais nous allons examiner votre offre d’aller dans la réserve que vous avez prévue pour mon peuple. Nous irons y vivre à part  et en paix. Peut importe d’ailleurs où nous passerons le reste de notre vie.

    Nos enfants ont vu humiliés leurs pères vaincus, nos guerriers ont ressenti la honte  et depuis la défaite ils passent leur temps à paresser,  contaminant  leurs corps avec des mets sucrés  des boissons alcoolisées.

    Peut importe où nous finirons nos jours, ils n’en restent  que bien peu, quelques heures de plus quelques hivers de plus et aucun des fils des grandes tribus qui ont vécus sur cette terre et qui errent aujourd’hui  par petites bandes dans les bois, ne restera pour se lamenter sur les tombeaux d’un peuple  autrefois aussi puissant et plein d’espoir que le vôtre.

    Pourquoi d’ailleurs pourquoi devrais-je pleurer  la fin de mon peuple ? Les tribus sont faites d’hommes,  rien de plus,  et les hommes viennent  et s’effacent comme les vagues de la mer. Même l’homme blanc dont le Dieu parle et marche avec lui comme un ami  ne peut échapper au sort commun. Nous serons frères peut-être ! Après tout,  on verra ! Mais nous savons en tout cas ceci !

    Et l’homme blanc le découvrira peut être un jour : Notre Dieu est le même Dieu que le vôtre ! Vous pouvez croire qu’il est votre propriété exclusive comme vous voulez que la terre soit votre propriété  mais ce n’est pas possible !

    Il est le Dieu de l’homme et sa bonté envers l’homme rouge ou l’homme blanc est la même. Cette terre, ce monde lui sont précieux et faire mal à la terre c’est mépriser son créateur. Les blancs aussi disparaîtront  peut-être plus vite que les autres tribus 

    Continuez à contaminer votre lit  et un jour vous suffoquerez dans vos propres déjections mais quand vous périrez, ce sera enflammé par le pouvoir du Dieu qui vous a amenés sur cette terre  et qui pour quelques raisons occultes  vous permet de dominer cette terre et l’homme rouge  ce dessein est mystérieux pour nous  car nous ne comprenons plus rien.

    Lorsque nous voyons tous les bisons assassinés, les chevaux sauvages domptés, les coins secrets de la forêt chargée des odeurs lourdes de trop nombreux hommes et la vue des collines mûres souillées par les fils parlants.

    Où est le bosquet ? Disparu ! Où est l’aigle ? Parti ! Et que signifie l’adieu au cheval rapide et à la chasse ? Cessez de vivre,  pour ne plus que survivre !  Nous allons examiner votre offre d’acheter notre terre ! Si nous acceptons,  ce sera pour obtenir de vous la réserve que vous nous avez promise. Là peut-être nous pourrons terminer notre brève existence comme il nous plaira.

    Quand le dernier homme rouge aura disparu de cette terre  et  que son souvenir ne sera plus que l’ombre d’un nuage courant sur la prairie, ces rives et ces forêts retiendront encore l’esprit de mon peuple parce que mon peuple aime cette terre comme le nouveau-né  aime les battements du cœur de sa Mère

    Alors ! Alors si nous vendons notre terre. Aimez-la ! Aimez-la comme nous l’avons aimée. Soignez-la bien comme nous nous l’avons soignée. Gardez présente à vos yeux l’image de cette terre telle qu’elle était quand vous nous l’avez prise, et de toutes vos forces, de tout votre esprit et de tout votre  cœur,   protégez-la pour vos enfants aimez-la  comme Dieu nous aime tous.

    Nous sommes sûr d’une chose : Notre Dieu est le même que le vôtre. Ce monde lui est cher et même l’homme blanc ne peut échapper au sort commun. Peut-être !

    Peut-être serons-nous frère ? Après tout,  nous verrons !

    Discours du chef Seattle  pris dans les archives Américaine  et qui peut être considérée comme le manifeste de l’écologie

     Plus un petit préliminaire rajouté par Bruno Quinchez 27 Novembre 2000 

     

  • Dans le square

    Dans le square

    Assis sur un banc tout vert  du square Gambetta,
    Je regardais les enfants qui jouent et qui rêvent,
    Eux ! Je les voyais, Ils étaient incroyablement sérieux,
    Dans leurs monde personnel qui reste très intime,

    Entre une balançoire à ressorts verte et rouge,
    Et le bac à sable qui est un petit lieu bien protégé,
    Les fillettes avec le seau, elles nous font de délicieux gâteaux,
    Les garçons y font des tunnels ou construisent des châteaux,

    Le sable est ratissé de temps en temps, pour l'épurer de ses déchets,
    Je ne suis pas sûr que les microbes, ils y soient vraiment à l'aise,
    c'est un espace protégé, des pigeons dégueulasses et des chiens,
    Et aussi des satyres, ce lieu il n'est réservé qu'aux petit enfants,

    Je voyais aussi des mères, avec les poussettes rangées en désordre,
    Qui sont très attentives, où plutôt ce sont des nounous avec les bambins,
    Des grand-mères aux cheveux gris ou bien des antillaises,
    Un monde de bambins, de poussettes, de goûters et de jouets,

    Entre la pelle, le râteau et le seau, des objets tous en plastiques,
    Ils manipulent un sable, que je sais douteux, cela sans problème,
    Tandis que les nounous qui surveillent, elles causent entre elles,
    Mais ça parlait de quoi ? Je l'ignore ! Sans doute des enfants,

    J'étais là tranquille sur mon banc et moi je les regardais jouer,
    Je me disais : Que seront-ils dans vingt ans, trente ans ?
    je l'ignore et je sais aussi que je ne serais plus là pour les voir,
    Il y aura peut-être les cadres de demain, des énarques, des patrons,

    Ou bien quelques artistes indisciplinés, des intermittents et des chômeurs,
    Mais cela je ne le sais pas vraiment, car demain, il est  encore à voir,
    Non ! Je ne suis pas devin, ils vivront leurs vies, et moi, oui je serai ailleurs,
    L'avenir s'écrit, avec tous les présents qui adviennent, les futurs qui arrivent,

    Alors Laissons jouer ces gamins dans ce square, ceci c'est leur part d'enfance
    Avant qu'ils ne deviennent des adultes, qui sont  trop chiants et très exigeants
    Et qu'ils oublient ce temps de l'enfance, celle-là qu'ils vivent maintenant
    Je reste encore le gamin qui rêve,  je les regarde et j'aime, ces gamins qui jouent

    Peut- être! Un gamin parmi eux sera-t-il, le président de la république ?
    Et je ne sais pas si beaucoup, ils seront toujours à la recherche du passé lointain
    Il y a dans nos  origines vécues, plein de chemins à préférer, à parcourir
    Et des carrefours de temps en temps, où il faut toujours choisir pour sa propre vie

    Bruno Quinchez Paris le 7 juin 2016 Je mets ce texte que je remonte avec un peu de nostalgie

  • Ce poème que le poète a choisi

    Ce poème que le poète a choisi

    Croyez-vous qu'un poème puisse dire plus que le poète?
    Cela je n'en sais rien car il y a déjà plus de lecteurs
    Que de poèmes écrits et lus ici et là, je me dis peut être
    Entre ne rien dire et laisser faire, avec tout son bonheur

    Je ne sais quoi dire, car là il n'y a moins que rien de rien
    Mais je vous le dis et cela aussi pour votre seul bien
    Alors, ils arrivent les interprètes et tous les traducteurs
    Qui mettent bien plus d'eux que les intentions de l'auteur !

    Je sais bien aussi quand un aphorisme très court
    Il parle bien plus long qu'un très long discourt
    J'ai lu beaucoup d’aphorismes, et moi j'en ai tripatouillé
    Cela reste du baratin, même ceux qui sont très fouillés

    Car dans un aphorisme il n'y a pas vraiment de vérité donnée
    Mais des rapprochements sur des thèmes toujours choisis
    Je ne saurais jamais s'ils sont vrais, faux ou indéterminés
    Il y a dans la littérature d'incroyables variations à l'infini

     

    Vous savez parfois mes vieux textes ils me font rigoler

    Comme s'ils avaient ainsi une grande opportunité

    Voilà donc un vieux texte d'aout 2014

    Sauf ce dernier quatrain qui est en rajout
     

    Victorugueux 8 août 2014

  • Un soir dans un jardin d'Espagne

    Un soir dans un jardin d’Espagne

    Dans un chaud soir de l’été
    Une andalouse danse et tourne
    Sur un air de l’éternité exaucée
    La danseuse, elle est une gitane

    Il y a là, un enfant qui mange une figue
    Qu’il a cueillie sur les figuiers mûrs
    Il regarde la danseuse, un homme chante
    Alors de ces airs interminables et envoutants

    Où il est question d’amour et de morts
    Entre deux hommes bien différents
    Et tous deux amoureux de la même
    Et la danseuse, elle danse et danse encore

    Il est tard dans la nuit d’Espagne
    Et les amours de la belle, ils continuent
    Avec son grand amour et sa vie triste
    La nuit passe et le gamin qui s’endort

    La gitane parle encore de cet amour
    Et l’homme raconte son grand désespoir
    Il est minuit le clocher qui sonne douze coups
    Et la danseuse, elle s’arrête enfin et c’est fini

    Les spectateurs qui se lèvent et ils regardent
    La scène vide, ils attendent la danseuse
    Et la danseuse par coquetteries elle s’avance
    Et elle leur parle de la musique de l’auteur

    Elle évoque Albéniz , De Falla, Rodrigo
    Et tous les jardins de l’Espagne de cet été
    Et moi qui suis bien seul dans ce Paris lointain
    J’aime à rêver d’une gitane en Andalousie

    La puissance des mots, c’est de la poésie
    La beauté de la danse, c’est une évocation
    Le pouvoir de la musique, il est un voyage
    Ma gitane, elle est dans ce jardin d’Espagne

    Paris le 6 juillet 2013

  • Un truc que j'avais fait en 2002 sur les divers matériaux et leurs contacts

    Contacts avec des matériaux, toucher, odeurs, couleurs, textures…

    Peau et cuir

    Peaux parfumées… Peaux pleines des odeurs du désir…Peaux de femmes… Désirables petits seins roses…Peaux d’hommes… Toucher râpeux… Barbules avant rasage…Peaux de bébé… Douces et soyeuses…A lécher… De la crème Chantilly…Peaux de vieux… Fines… Fragiles comme du parchemin…Cuir sado-maso… Fouet de super maîtresse…Cuir d’intérieur bourgeois… Canapés devant Télé…Cuir et Fourrure... Peaux des Bêtes... Modes... Écologie... Cuir de moto… Cuir des berlines…Cuir confortable…

    Bois...

    Chênes durs… Nervures de planche à bâtir…Sapin odoriférant… Sentir le sapin… Être mortel…Acajou… Teck… Bois du Brésil… Laque sur meubles... Odeur de résine… Odeurs balsamiques des pins…Bois de Santal... Bois de Rose... Odeur de bois brûlés...Bois de cèdres... Cèdres du Liban... Séquoia d’Amérique... Odeurs des fleurs de magnolias… Souvenirs d’enfance…Odeurs de cyprès… Bois d’œuvres… Bois de Justice...Bois de Marine... Forêts de Richelieu, Chênes centenaires...Bois contre-plaqués…Meubles de quatre sous… Récupération pour pas chers… Pas solides

            Métal…

    Aciers brillants ou mats… Traces de rouilles… Rails de trains....Aluminium matis… Oxydation grise d’alumine…Vieilles casseroles en aluminium qui se tordait...Bronzes… Paliers d’appareils électriques… Statues des femmes de Maillol… Tuileries.. .Inox... Matériaux modernes... Difficile à travailler... Cuisine... Cocotte... Casseroles... Modernité Oxyde de fer… Rouille… Oxydes de cobalt… Bleu intense... Peintures… Van Gogh… Les impressionnistes… Les fauves... La grande  Guerre… Acier des armes… Acier… Krupp… De Wendel… Guerres du passé… Barons de l’acier

    Verre...

    Immeubles New-York… Manhattan… Twins-Towers... Transparence et fragilité… Fibre de Verre… Diamant... Dureté... Raideur... Souplesse… Raide comme une tige de verre… Verre cassé et coupant… Éclats de Verre... Matériau dur à travailler… Miroirs… Versailles… Galé…Cocktails… Verre à champagne… Veuve Clicquot… Transparence du verre… Optique… Arc-en-ciel… Photographies…Travail avec la lumière… Vitraux… Chartres… Mystiques... Glast-Nost… Michael Gorbatchev… Russie… Tchernobyl... Pax Aeterna… Pax Romana… Pax America

    Céramique…

    Glaise humide qui colle aux doigts… Boudins…Colombins… Freud… Contacts de la matière...Formes féminines… Plaisir divin… Plastique de la matière....  Le Golem… La première femme... Bible… Jarre… Vase… Utérus et pots à eaux... Émotions… Surprises alchimiques… Hasard et Destin… Formes jamais pareilles… Toujours différentes... Formes fabriquées et palpées...Tours du Potier… Tour de Fraiseur… Contacts Charnels... Matière et Formes… Création… Ève… Cote d’Adam… Formules chimiques… Céramique…  Céladon… Porcelaine…Artiste… Artisan… Mon frère Gérard Potier...  Production… Plaisir

    Bruno Quinchez Paris le 4 décembre 2002

    Contacts avec des materiaux diverscontacts-avec-des-materiaux-divers.mp3 (815.71 Ko)

  • Apels du Large

    Appels du large

    Je me veux appareiller en ce nouveau jour,
    Et rêver infiniment, la mer immense, mon amour,
    Puis longuement, repartir, vers ces nuages,
    Tout au bout de ces horizons, lointains rivages,

    Je me veux t’aimer, et le monde tourne très lentement,
    Je veux me lever vers ces ailleurs, vers ces vents.
    Me réveiller, heureux au milieu des cataclysmes,
    Et me rafraîchir, par tes pleurs, tes exorcismes,

    J’aimerais tant savoir, et je suis le bateau qui va sur l’eau,
    Je le voudrais voyager au loin, je ne peux te revoir à nouveau,
    Le septième ange sonne, c’est la fin, le décret divin,
    Puis-je encore naviguer dans tes mers ? O Dieu marin !

    Je voudrais appareiller pour cette longue éternité.
    Mon cœur et mes voiles qui se gonflent du grand vent,
    Ce grand vent d’orgueil, fou et fier, mais innocenté,
    Pour mieux t’aller vers toi, o ciel testament !

    Vers ces flots inconnus qui me seront peut-être amicaux,
    Un au de-là, de tous mes regrets, ces secrets virginaux,
    Dans des terres cachées, pleines de toutes ses vertus,
    Parmi les nymphes affolées, par leurs âmes invaincues,

    Chercher et enfin trouver, là bas le dernier saint,
    Comprendre ses mystères, ne pas les dévoiler en vain,
    Apprendre dans mon cœur, et retenir son dernier secret,
    Je veux partir loin vers cette sagesse et rester discret,

    Je veux appareiller vers tous ces rêves, dès demain,
    Souffle vent dans mes voiles, toujours, plus lointain,
    Pour conquérir, plus loin, plus lointain, que tous les horizons,
    Pour monter, plus haut encore, vers le plus grand des monts,

    Conquérir la vision de l’infini, et voir la crête neigeuse,
    Pour mieux voir, tous les hommes, et la vérité soucieuse,
    Partir sans l’espoir d’un retour, sans en être inquiet,
    Le savoir, et raconter mes voyages à des enfants benêts,

    Soufflez, ô vents ! Tous les jours, tous ces jours.
    Montrez-moi, les terres inconnues, les beaux amours.
    Pour un soir, trouver, la terre mythique d’Avalon,
    Le vert paradis de l’éden ou les terres du nouvel horizon,

    Car c’est alors, que je pourrais appareiller vers la grande ronde,
    Car je veux me perdre et vivre dans une terre si lointaine,
    Atteindre l’île ensoleillée aux fruits d’or, où tout abonde,
    Rivages de l’amour, soleils incandescents, vie sereine,

    Bruno Quinchez
    (Paris 27 juillet 1987- Nouvelle mouture
    Morsang sur/Orge juin 1995

     

  • Texte de 1977 Au légionaire, texte tiré d'Au lecteur de Charles Baudelaire

     

     

    Ce texte est le croisement de la technologie moderne,
    Telle que pourrait l’utiliser un oulipien et un texte
    Très connu de Charles Baudelaire (Au lecteur)

    Au légionnaire,

    La soubrette, l’érudition, la pécore, le lest,
    Offensent nos essais et trébuchent nos correspondances,
    Et nous allégeons nos aisés remous,
    Comme les ménestrels numérotent leurs véroles,

    Nos pécores sont théâtrales, nos répertoires sont laïcs,
    Nous fanons gravement nos avions,
    Et nous nous répandons généreusement, dans des chemises bourrées,
    Crucifiant par de violentes pléthores, légitimer nos taffetas,

    Sur l’orgasme du malaise, c’est Satie trimestriel,
    Qui berne lucidement notre esquisse encombrante,
    Et le rigide métallurgiste de notre voltige,
    Est tout véhiculé par ce scatologique chiot,

    C’est le diagnostic qui terrasse les filets, qui nous reposent,
    Aux obligations les plus résignées, nous trustons des appétences,
    Chaque jour, vers l’enfouissement, nous désenflons d’une passe,
    Sans hors-jeu, à travers des ténors qui pullulent,

    Ainsi qu’un débris payable, qui balance et manœuvre,
    Le sexe masturbé, d’une apaisante cause,
    Nous votons au passé, une platitude classique,
    Que nous prétextons fortuitement, comme une vierge osseuse,

    Sidéral, foutu, comme un milliard d’hémicycles,
    Dans nos cervelles, rigole un phallus de dentiste,
    Et quand nous ressassons, la morue dans nos préceptes,
    Désunit, flirt invulnérable, avec de souterraines plages,

    Si la vipère, le poivre, le poing, l’inceste,
    N’ont pas encore broyé, de leurs paisibles destriers,
    La cannelure bariolée, de nos placides déterministes,
    C’est que notre amidon. Hélas n’est pas assez hasardeux,

    Mais parmi les chiottes, les papes, les lieder,
    Les sirènes, les scrupules, les vélomoteurs, les serveurs,
    Les monte-charges, gobant, idéalisant, gueulant, rampant,
    Dans le ménisque ingénieux de nos vicissitudes,

    Il en est un, plus langoureux, plus mécréant, plus immuable,
    Quoi qu’il ne prêche, ni grande gifle, ni grande critique,
    Il farcirait volontiers, la tête de déchets,
    Et dans une balafre, aveuglerait le monde,

    C’est l’enseignement, l’œuvre chargée, d’un plomb ionisé,
    Il revêt d’échecs, en fusillant sa huche,
    Tu le consacres légionnaire ! Ce monte-charge déliquescent,
    Hystérique légionnaire ! Mon sépale, ma fleur.

     
    (Bruno Quinchez ; Charles Baudelaire)
    Bruno Quinchez (Sceaux 1977 Paris 1988
    Morsang sur/Orge, le 24 novembre 1991 et juin 1995)

    Paris le 7 octobre 2018

    Au legionaire texte tire d au lecteur de charles baudelaireau-legionaire-texte-tire-d-au-lecteur-de-charles-baudelaire.mp3 (617.55 Ko)

     

  • Alcibiade héros grec

     

     

    Alcibiade... Héros grec

    Alcibiade alcade antique de l’agora d’Athènes
    Balançait et bissait des bribes bredouillantes
    Cyniques certains Cyrus compatriotes de Chypre
    Dionysiaques désirs des démons dithyrambiques

    Éros enfant expert et d’énigmatiques euphories
    Filait les fils fiers, fredonnant de forts fantasmes
    Gaïa grande Gynandrie et gynécées de Grèce gentille
    Hyménée historique Hercule et les Hellènes d’Homère

    Ironie idyllique d’îles isolées, d’idiots inventifs
    Jovial Jupiter, joie, jubilation, jeune et jolie Junon
    Kermatique karma cryptique karma kristique kherios
    Langoureuses et lascive Léto, la lumière de la Lune

    Mystères de Mars, des musiques militaires massives
    Néo-Philosophe d’une néo naissance naturelle et nue
    Olympiades organiques, orgasmes, Ouranos, Ophélie
    Pythagore petit philosophe physicien mais piètre poète

    Quantum et question qui que quoi, que quémander ?
    Rythmes rubiconds et rancœurs racines des romains
    Système soumis à des silences sentencieux et secrets
    Tyrannie de terreur Terre qui tremble, têtes très têtues

    Universelle urbanité un unique usage de l’usure
    Victoires vaines, de vaines victimes, de vains vainqueurs
    Why ? What i want ? I want a word in Woolow ou wallon

    Xénos Xylophile, aux xylophones de Xérès et de Xylène
    Y Grec, Ian Iannakis aux Hymnes Dithyrambiques
    Zénon zélé zélote d'Élée, des zygomatiques de zizyphus

    Paris le 20 novembre 2012

  • Un homme insatisfait

    Un homme insatisfait

    un homme s'étant retiré du monde se mit à réfléchir sur le temps qui passe, au début il n'y faisait pas vraiment attention et il écoutait les oiseaux, le bruit du vent dans les feuilles des arbres, puis il entra dans une pièce isolée, il ferma tous ses volets et se boucha les oreilles, au début c'était un calme silence, puis il se mit à entendre sa respiration et les battements de son cœur.

    Il lui vient alors cette idée absurde de compter ses respirations et ses battements de cœur, il vit alors qu'il pouvait arrêter de respirer  à peu près sur 80 battements de son cœur mais quelle était donc sa référence temporelle.

    il se remémora les grandes choses de sa vie, tous ses amours  toutes ses joies, ses appétits, ses souffrances. Alors il se dit qu’il n'avait jamais essayé de savoir combien de temps tout cela avait duré.

    Il se mit à compter le nombre de femmes qu'il avait aimées.  Il compte intérieurement, deux, trois, quatre. Mais peut-être bien une vingtaine de noms virent à sa mémoire… puis vint alors la question du jouir

    Quelle était celle qui lui donné le plus de plaisir   ?  Il réfléchit sur le sens du mot plaisir  mais cela dévia sur les talents de cuisinière de  toutes ses femmes ainsi il compara le ragoût de mouton de jeannette contre les escalopes à la sauce blanche d'Anne mais il ne savait pas trop donner un point de comparaisons ni comment  leur donner des notes sur son plaisir en cuisine…

    Il convient d'une chose  sur son plaisir qu'elle était celle avec laquelle il avait eu le plus grand orgasme et de la joie dans le contact mais là encore en dehors du sexe revenaient tous les autres plaisirs partagés… il se souvenait de cette petite brune italienne qui l'avait allumé très fortement mais dont la cuisine trop simple lui déplaisait fortement…

    Ainsi il donnait une très bonne note à cette forte femme des Ardennes qui étaient aussi un peu poète, un peu écolo et dont il avait partagé la couche plutôt par sympathie que par envie… Agnès était  sans aucun doute  était une femme des plus complète selon lui.

    Elle n'était plus toute jeune et elle avait  aussi sa petite famille. Mais  toutes les ondes échangées avec elle, lui rappelait une bonne nostalgie d’un regret de ne pas l’avoir connu plus jeune.

    Et ainsi il refaisait sa vie, il commença à compter les cuisses de poulets et les cons de femmes, tout ceci  en mélangeant allégrement la cuisine et les sexes féminins, le con de Françoise était immémorial mais sa cuisine ne valait pas celle de Julie.  

    Il convint alors que malgré tout il n'avait pas trouvé le grand amour, vous savez ce truc qui fait disparaître toutes les autres femmes. Ce fameux  coup de foudre qui est tellement puissant qu’il vous envoie en l'air pour quinze ans. Mais en effet,  ben  cela il ne l'avait pas connu et dieu seul sait pourquoi.

    Puis ils se demanda  ce qu'il faisait ici en ce lieu de retraite   ? Lui qui avait été toujours un bon vivant. Et sa  réponse arriva très courte : je fuis ! Et ainsi il arrêta sa cure de silence et se décida comme le bon épicurien qu’il allait  inviter des amies et amis et d’essayer de recréer l'abbaye de Thélènne.

    Toute solitude a ses limites et elle est insupportable quand on songe à toutes les bonnes choses que l'on évite. Alors  commencèrent des journées insatiables de bâfre et de stupre du solitaire volontaire.

    Là il s'aperçut que pour le désir ce n'était plus ça du tout,  maintenant stimuler son éros, ce n'était plus vraiment son truc....Il pensa qu'il devenait un ange et qu'il dépassait une réalitée passée en n'ayant plus de vrais désirs... Ainsi sa vie amoureuse elle se calmait en douceur, il aimait encore les femmes certes mais ne bandait pas ou plutôt l'envie  lui manquait !  

    Vous savez! Quant à moi l'auteur de ce texte ça m'arrive depuis mon prolème de prostate et les suites avec des piqûres d'hormones,  celui que je suis, il y met un peu de soi... Lui !  Il ne pensait pas faire appel à un sexologuue qui lui donnerait dans doute des petites pilulles bleues...Vous savez, j'ai personnellement entendu parler de piqûres dans le sexe qui sont faites pour bander. Pour la mécanique.. Non ! Je ne demande pas de ces choses là... Lui ! il quittait un monde sexué ... Etait-il devenu un ange ?

    Mais ! Mais !  Quelques temps après tout déçu et meurtri postérieurement à une totale satisfaction de tous ses plaisirs, le solitaire épicurien devenu maintenant un-sans-désir  car trop repus et sans envie d'artefacts pour le sexe, il entrait dans un monastère car il était plutôt insatisfait de cette période de bâfre et de cul. Alors commença un dialogue entre lui-même et son au-delà, mais là, c'est encore une autre histoire...

    Paris le 25 août 2012 et mise en pages  le 11 mai 2018

  • Eté dans les alpages

    Eté dans les alpages

    Dans la prairie verte les sonnailles des moutons tintinnabulent
    Les mérinos pâturent dans les prés ainsi que de noirs caraculs
    Le berger pense à ses brebis agnelant en ces jours nouveaux
    Les champs sentent bon dans le soir, le ciel et l'air sont chauds

    Les cloches dans les montagnes sont étouffées par le bruit des torrents
    Les estivants passent sur les sentes avec leurs sacs et leurs enfants
    Les ailes des vautours virent autour des cimes environnantes
    Pour de jeunes agneaux des levrauts ou de jeunes chairs innocentes

    L'air est chargé de miasmes et du parfum sucré des violettes
    Le berger prépare sa pitance et il pense aux femmes joliettes
    Seul dans sa montagne parmi ses brebis, ses béliers et ses agneaux

    Le pâtre mange son fromage et il boit le vin dans sa gourde
    Ses inquiétudes sont quotidiennes, ses contraintes sont lourdes
    Le Ciel est beau l'air est pur et ces vies restent son fardeau

    Bruno Quinchez Paris le 5 Juillet 1997