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Texte de 1977 Au légionaire, texte tiré d'Au lecteur de Charles Baudelaire

 

 

Ce texte est le croisement de la technologie moderne,
Telle que pourrait l’utiliser un oulipien et un texte
Très connu de Charles Baudelaire (Au lecteur)

Au légionnaire,

La soubrette, l’érudition, la pécore, le lest,
Offensent nos essais et trébuchent nos correspondances,
Et nous allégeons nos aisés remous,
Comme les ménestrels numérotent leurs véroles,

Nos pécores sont théâtrales, nos répertoires sont laïcs,
Nous fanons gravement nos avions,
Et nous nous répandons généreusement, dans des chemises bourrées,
Crucifiant par de violentes pléthores, légitimer nos taffetas,

Sur l’orgasme du malaise, c’est Satie trimestriel,
Qui berne lucidement notre esquisse encombrante,
Et le rigide métallurgiste de notre voltige,
Est tout véhiculé par ce scatologique chiot,

C’est le diagnostic qui terrasse les filets, qui nous reposent,
Aux obligations les plus résignées, nous trustons des appétences,
Chaque jour, vers l’enfouissement, nous désenflons d’une passe,
Sans hors-jeu, à travers des ténors qui pullulent,

Ainsi qu’un débris payable, qui balance et manœuvre,
Le sexe masturbé, d’une apaisante cause,
Nous votons au passé, une platitude classique,
Que nous prétextons fortuitement, comme une vierge osseuse,

Sidéral, foutu, comme un milliard d’hémicycles,
Dans nos cervelles, rigole un phallus de dentiste,
Et quand nous ressassons, la morue dans nos préceptes,
Désunit, flirt invulnérable, avec de souterraines plages,

Si la vipère, le poivre, le poing, l’inceste,
N’ont pas encore broyé, de leurs paisibles destriers,
La cannelure bariolée, de nos placides déterministes,
C’est que notre amidon. Hélas n’est pas assez hasardeux,

Mais parmi les chiottes, les papes, les lieder,
Les sirènes, les scrupules, les vélomoteurs, les serveurs,
Les monte-charges, gobant, idéalisant, gueulant, rampant,
Dans le ménisque ingénieux de nos vicissitudes,

Il en est un, plus langoureux, plus mécréant, plus immuable,
Quoi qu’il ne prêche, ni grande gifle, ni grande critique,
Il farcirait volontiers, la tête de déchets,
Et dans une balafre, aveuglerait le monde,

C’est l’enseignement, l’œuvre chargée, d’un plomb ionisé,
Il revêt d’échecs, en fusillant sa huche,
Tu le consacres légionnaire ! Ce monte-charge déliquescent,
Hystérique légionnaire ! Mon sépale, ma fleur.

 
(Bruno Quinchez ; Charles Baudelaire)
Bruno Quinchez (Sceaux 1977 Paris 1988
Morsang sur/Orge, le 24 novembre 1991 et juin 1995)

Paris le 7 octobre 2018

Au legionaire texte tire d au lecteur de charles baudelaireau-legionaire-texte-tire-d-au-lecteur-de-charles-baudelaire.mp3 (617.55 Ko)

 

 

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