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Archives du passé 2

Une symphonie déconcertantes

Symphonie déconcertante

J’entends parfois le rossignol picole et il boit sa gnôle et se dope
Tandis que le corbeau noir et aigris, il jette sa cigarette et écrase sa clope
Le concert est fini maintenant et je vois les deux oiseaux qui se taisent
Ils comptent leurs envolés lyriques, et tous leurs chants de la grande baise

Là-haut ! Ils volent l’attention des auditeurs, et ils s'envolent sans bricole
Une colombe passe, on lui tire dessus, et elle se prend des tonnes de plomb
Non ! les oiseaux, ils ne sont que des fantaisistes sans chef et ils rigolent
Un chien qui aboie dans ma rue, il exprime une opinion qui est de fond

Les humains, ils se sont absentés et ils ne sont plus sur la scène
Le scénariste, il a changé le scénario, et je vois toute la vie qui se démène
Babar l’éléphant qui revendique le droit d’être un roi et qui soit sans problème
Je sais bien tous ces personnages du passé parmi tous ceux que j’aime

La symphonie sibylline des sillons, et des microsillons sans remords
L’oiseau en moi qui se tait et il laisse aller, cela sans qu’il n’ait fait de torts
Un chien sage se lève et il déclare que demain, ce sera beaucoup mieux
J’ignore si les hommes,ils se prennent pour de chiens ou pour des Dieux

Je vois l’oiseau là-haut sur la branche qui essaye de parler du bonheur
Un vieil humain regarde l’oiseau et il lui tire dessus avec un regard mauvais
Tandis que l’oiseau, lui il chante et il chie toute la vie et tous ses airs bien trop niais
L'homme assis se demande encore : Mon Dieu ! Qu'est-ce que le malheur ?

Un chien chef d’orchestre qui bat la mesure avec sa queue, le rossignol chante
Je sais des animaux bien plus vivants que vous et moi, ceux-là qui me hantent
Un matin de l’an dix-mille je ne savais plus, si sur Terre il y avait des hommes
Comme je savais ces animaux et ces esprits, je les savais et nous sommes

Dans une musique tourmentée et absente, j’entendais l’âme des hommes
Mais où étaient-ils donc ? Je ne connaissais que des médias bavards et des formes
La symphonie du nouveau monde avec des trilles, des aboiements et des miaulements
J’oubliais le violon et le piano, je savais certains compositeurs dans les plus déments

La musique concrète, elle avait oublié l’Homme et elle composait avec les animaux
Les singes avaient-ils inventé une musique, celle-là qui soit vraiment universelle
Beethoven, Debussy, Ravel et Mozart, eux ils songeaient à un monde plus beau
Tandis que moi je connaissais une détresse entre un rien du tout et une pensée virtuelle

Paris le 30 octobre 2016

Symphonie deconcertantesymphonie-deconcertante.mp3 (551.73 Ko)

Nous, Dieu et L'âne

Nous, Dieu et l’âne

Là-haut dans le ciel entre les nuages... Oui ! Tout là-haut
Le barbu éternel s'il existe et qu'il nous regarde vivre
Il nous voit de son ciel lointain, en tout petit, petit
Comme une colonie de fourmis, qui grouille et qui prospère

Des fourmis qui auraient envahi toute la terre
Mais y a-t-il un Dieu aussi pour les petites fourmis
Un Dieu pour les ânes, les carottes et les poireaux,
Quelque part le jardinier céleste, il est bien absent

Et je vois ce jardin ou nous vivons, il est en grand désordre
Mais y a-t-il un vraiment jardinier, qui soit là-bas tout là-haut
Moi! Un petit homme je me sens parfois responsable de ces vies
Mais je reste vraiment impuissant et sans réaction comme un âne bâté

Un âne ? On dit que c'est très intelligent, cela vous le savez
Car Il a ce pas qui est si sûr qu'il va dans tous les chemins
Mais qui donc de nos jours connait on vraiment la sagesse de l'âne?
Je vois des fous terribles, ici, là et là-bas qui ratiboisent tout

Parce que le ratiboisage de toutes choses vivantes, ça fait de l'argent
Alors combien vaut-il ce Dieu? En ces temps de commerciaux
Cela je ne le sais pas trop, car Dieu il se cache par sagesse
Un Dieu qui est tout puissant et des marchands aventureux

Non ! Il vaut mieux car ça serait aussi un marché juteux pour eux
Déjà on vend cher des trucs insensés aux divers noms de Dieu
Et les curés, les pasteurs, les mollahs, les rabbins, bref tous les clergés
Ils nous vendent de la bonne conscience contre une rétribution

Mais je pense encore à cet âne rétif et sage et à son fardeau
Dans un monde chaotique et qui est peu sûr, il y a là un homme
Sur un âne rétif mais lui il lui évite tous les obstacles du chemin
Cet âne sage, il rassure son maitre qui avance sur un chemin escarpé

Paris le 12 octobre 2015

Nous, Dieu et L'ânenous-dieu-et-l-ane.mp3 (401.94 Ko)

Un vieux texte de mes archives Dans (Version I)

 

Dans (Version I)

Dans tes yeux, cette mer immense de nos origines,
Dans cette mer, l’huître, accrochée aux rochers,
Dans l’huître, la perle irisée de mille feux,
Dans la perle, l’iris de tes grands yeux,

Dans cet iris, la phosphorescence de myriades d’étoiles,
Dans ces étoiles, la perspective, infinie de notre univers,
Dans ce gigantesque univers, seuls nous-deux,
Toi, tu me souris, pour la beauté de ce jour,

Moi, ton unique amour, je te réponds, bonjour !
Je suis le pied noueux des vignes du seigneur,
Tu es, l’amphore antique, sous la mer,
Tu me mèneras dans le plus secret de tes rêves,

Je crois, que maintenant,
Mon trop long sommeil s’achève,
Frêle embarcation, sur tes ondes sinueuses,
Lentement, bercée, de la vague rythmée, le ressac,

Tel un soc, j’avance, sur ta surface, calme et sereine,
Je t’effleure, je vais, j’évolue comme la figure de proue,
Je suis ce galion ancien, et je suis chargé de ton or,
J’aime le sillon que je marque sur toi,

Osmoses, en toi, la mer de tous les abîmes,
Présences et mémoires, de l’éternité,
Des cycles lunaires, des marées,
Dans tes ombres, il y a ces abysses,

Ces abîmes, qui cachent tes secrets,
Obscurité des cavernes,
Densité d’un désir, lourdeurs de la chair,
Épanouissement des sens, senteurs marines,

Ta marée, la plus intime,
Irisations, rosées, nacre de la femme,
Je goûte les embruns salés

Fusion de nos corps enlacés,
Union de nos cœurs, affolés,
Je suis dans ta profondeur et j’y nage,

Tu m’entoures, tu m’envahis, je m’y noie,
Chaude mère, qui m’a enfanté,
Chaude mer, de nos origines,
Chaud fœtus de mon origine,

Bruno Quinchez (Morsang sur/Orge 1979 1988
Paris 1989 Morsang sur/Orge juin 1995)

Dans premiere versiondans-premiere-version.mp3 (453.88 Ko)

Un vieux texte de 2000 Les fantasmes, les souvenirs et les odeurs (version avril 2000)

Les fantasmes, les souvenirs et les odeurs (version  avril 2000)

La bonne odeur du pain
Qu’a pétri la main du boulanger,
L’odeur du café que l’on a versé
Dans la tasse aux petits matins,
Le goût sucré de la mie de pain
 Que l’on a longuement mastiquée,
Le goût de noisette et le goût du beurre frais,
La blancheur du yaourt
Dans la cuillère que l’on avale
Et l’odeur âcre de l’ozone
Dans les petits matins de l’hiver,


Le souvenir encore tiède du lit défait,
L’odeur de cette femme que j’aime
Et l’odeur de l’homme.
Une odeur de cul,
L’odeur du sexe et du phallus
Après cette intense jouissance.
Le goût de sa salive dans ma bouche
Et ses seins que j’ai pétris,
Ballochés et chamaillés,
Et mon sexe durcit par l’envie
De recommencer encore et encore.
L’odeur encore chaude du plaisir partagé
Et les draps froissés
Par le mouvement chaotique de la passion.

Le souvenir ensoleillé d’un bel et bon été,
L’odeur de l’herbe dans la campagne brûlante,
L’odeur du foin fraîchement coupé
Et la senteur des fleurs.
L’odeur des foins séchés dans la grange
Où nous nous cachions !
L’odeur des arbres par cette lumineuse journée,
Cette odeur insistante du magnolia
Dans le jardin des souvenirs.
L’odeur de la terre humide
Par les soirs d’orages,
L’odeur des roses au  temps
Du début de l’automne,

L’odeur de l’automne,
Cette odeur de feuilles mortes qui se décomposent.
L’odeur de la mort, cette odeur de novembre,
L’odeur du premier et du onze novembre.
Une odeur de charogne, une odeur d’encens brûlé.
L’odeur de la tranchée,
L’odeur de la messe de souvenir des morts.
L’odeur des poilus, tous ceux qui puent ensembles et pour toujours,
Ce mélange d’odeurs de pieds, de sueurs et de terreur froide
Avec l’odeur de merde dans la boue de la tranchée.
Cette odeur de tous ceux qui chient dans leurs culottes.
 L’odeur des gaz, de la poudre et des morts qui pourrissent.
Cette odeur, celle de la chair martyre, de la chair à canons,
L’odeur affreuse de la souffrance,

 

L’odeur des femmes dans la maison close,
Cette odeur de moisissures
Qui est l’odeur de toutes ces femmes qui se fanent.
L’odeur des mères maquerelles
Cette odeur d’un parfum de quatre sous
Et l’odeur des huîtres
Celles que consomment les clients.
L’odeur de la môme crevette
Cette odeur de la servitude
Ou aussi cette odeur de la lassitude,
L’odeur des solitudes.
Ce ne sont qu’odeurs de pisse
Et des parfums éventés,
L’odeur des putains qui s’étiolent,

L’odeur des enfants,
Une odeur sucrée de barbe à papa
Et le goût des caramels mous
Qui collent aux dents.
L’odeur des pétards
Qui explosent dans la bouse de vache.
L’odeur des feux de Bengale,
L’odeur du bal du quatorze juillet
Et l’odeur des premières cigarettes,
Celles qui font tousser
Une odeur de tabac brûlé
Qui nous fait oublier toutes les bonnes odeurs.


L’odeur merveilleuse du premier désir.
Ce goût et cette odeur du premier baiser
Que nous osons donner.
L’odeur évanescente
Des premiers matins de notre enfance,
L’odeur de la confiture
Qui cuit dans les marmites.
Toutes ces odeurs qui fondent notre enfance,

L’odeur de l’ouvrier ? Je ne sais pas
Et je ne saurais peut être jamais ?
Et peut-être même j’ignorerais
L’odeur du con d’Irène Maïaskowskaïa
Cette russe, membre de la Guépéou.
Le con Irène est une odeur de soumission au parti
Qui a l’odeur de la sueur du prolétaire
Et l’odeur du parti désincarné, c’est une odeur
Qui reste hors de nos vies.
Je me demande quelle était
L’odeur de Staline ?

Je n’ai jamais su
Si le nazisme était ce fantasme
D’absence d’odeur pour Adolf Hitler ?
Le führer n’a-t-il jamais senti
Cette odeur du sang et de la sueur
Et n’a-t-il rêvé du surhomme
Que dans un monde inodore,
Sans sueurs ni attractions sexuelles ?
Pour moi le nazisme était
Ce fantasme d’absence des odeurs.
Un fantasme et la saveur
De l’idée de l’idéal…
Il y a aussi l’odeur de l’indicible du wagon
Où les humains sont entassés.
Cette odeur évanescente
De la nuit et du brouillard.
L’odeur des camps
Et l’odeur incantatoire
De ce nègre qui a peur.
L’odeur jalouse de ces juifs
Que les nazis haïssent,
Ces odeurs si particulières
Que respirent les nez aryens.
En Europe occupée
Cette odeur de la collaboration
Celle des bons pères de familles.
L’odeur de ces fantasmes,
Cette odeur de l’horreur
Et cette odeur des honneurs,


L’odeur des pieds qui est odeurs des poètes.
Celles-ci qui sont ses odeurs d’humains trop humains
Et celles-là qui sont aussi
Celles de tous les hommes libres et vivants.
L’odeur de ces humains tellement humains
Et l’odeur florissante des printemps.
Les effluves des fleurs
Qui nous étourdissent et nous émoustillent.
L’odeur de la joie et de la liberté de s’aimer
Et l’odeur de la permanence de la femme.
L’odeur des enfants à naître.
Tout ce qui fait l’honneur,
La joie et le charme de nos vies.
Oui ! La vie possède une odeur et vivre
Ce n’est pas un fantasme

Quelle est l’odeur de la télévision ?
Rien ! Néant ! Ce qui est pire que la mort !
La télé n’a pas d’odeurs
Donc la télé n’existe pas !
L’odeur des souterrains,
Le métro dans la capitale,
Un parfum de synthèse pour masquer
L’odeur des humains, les S.D.F.
Cette odeur de pieds
Et de crasse, d’hommes bien humains…
L’odeur de la mort
Et l’odeur des gens biens vivants.

Le goût du terroir
c’est le sang de la terre
Ou parfois l’odeur terrible
de la souffrance,
Cette odeur du sang impur
Que verse le citoyen de France
L’odeur triste de la guerre
Et l’odeur de la pureté.
L’odeur de la pureté ethnique,
C’est une odeur de poudre et de napalm
Ou encore le goût de cet alcool fort,
Le goût de gin, le goût de vodka.
Le goût de l’eau douce,
Le goût des pommes de terre sans le feu
Et l’odeur de l’essence absente, un goût du vide.
L’odeur du gazole
et le bruit des blindés,
L’odeur de la sueur.
L’honneur de soi-même,
La peur de l’autre
et l’odeur des souvenirs…
L’odeur des fleurs,
l’odeur de la femme bosniaque
Et l’odeur de cet enfant qui sera serbe.
L’odeur de l’hiver, l
’odeur de l’ozone,
L’odeur du vide
et toujours, l’odeur de la vie.

L’odeur de la femme humée
Cette odeur que possèdent
les petites filles
Tutsis, afghanes ou algériennes.
L’odeur et la peur de l’homme
Que l’on égorge aux noms de dieu.
L’odeur et le goût du sang,
Ces odeurs de la vie…
Non ! Je le dis et je le crois
Nos vies ne sont pas des fantasmes !
Non ! La vie n’est pas un opéra !
La vie n’est pas un concept
Ou une belle et vaine abstraction lyrique.

L’odeur de ses saints
Qui sont morts dans l’amour de Dieu
Et l’odeur des seins
Tétés dans nos tendres enfances.
L’odeur de toutes ses bonnes choses
Que nous ne pouvons oublier.
L’odeur du pain partagé
Que nous rompons en commun
Et le goût des vins forts.
L’ivresse des alcools
Cet alcool pur et si dur qui vous désintègre.
Les odeurs aimées et l’odeur inodore,


Le nez de la belle Cléopâtre
Et les senteurs fortes de l’orient.
L’odeur puissante de Jules César
Et la puissance de la femme.
Cette odeur des fantasmes
Et l’odeur jamais oubliée des souvenirs.
L’ardeur de la vie et l’ardeur du passé.

Bruno Quinchez Paris  texte remanié le 6 avril 2000

Les fantasmesles-fantasmes.mp3 (1.57 Mo)

Poèmes qui ont été faits sur le site techno-sciences Chronique et Dialogues

Poèmes qui ont été faits sur le site techno-sciences Chronique et Dialogues

Quatrain

Dans une ménagerie il vaut mieux savoir manier le fouet
Mais en amitiés comme en amour il n'y a pas ce jouet
Il est plus bien plus judicieux de vouloir tenter un sourire
Même si parfois dans le cœur c'est encore bien pire

Bruno Quinchez dans ses œuvres

Le vingt-deux septembre, début de l'Automne

C'est déjà l'automne qui arrive à Paris
Un soleil jaune, très pâle et sans chaleur
Rayonne doucement d'une lumière affaiblie
C'est la fin des grandes lumières de l'été

C'était aussi l'anniversaire de mon père
Mais ce n'est que le début de l'automne
Guillaume Apollinaire dirait automne malade
Moi je ne dis que lumière très affaiblie

Pour les feuilles mortes... Ben! Ça viendra...
Pas de blues je vais aimer cette saison
A Paris la fraicheur est déjà de retour

Ce n'est que le vingt deux septembre
Et c'est la saison d'or de l'automne frais
Automne tu viens avec tes rayons de miel!

Bruno Quinchez dans ses œuvres

Pourquoi j’écris ici sur le net

Le seul truc qui est vrai
C'est que je j’écris parce que je m'ennuie
Alors je tapote sur mon ordi,
Sans être vraiment dingue,

Il faut une certaine sensibilité pour écrire,
Et si certaines failles sont aussi là
Ce n'est que coïncidences.
Les écrivains poètes sentent le monde

Plus fortement que les autres
Et depuis longtemps tous les psys
Cherchent la faille dans l'homme...
Je ne fais pas exception

J'aime écrire et pas d'autres justifications.
Au départ j'écrivaispour mes neveux mais ils s'en foutent
Maintenant j'écris pour moi et la postérité
Je sais que ça me fait du bien aussi

Il pleut

Il pleure sur Paris des gouttes de pluies froides
Il pleut sur la France, sur toute la France de la province
Il neige en montagne au dessus de deux mille mètres
Les coureurs du Tour de France attendent la fin du Tour

Les prairies sont mouillées après la sécheresse
L’herbe va pourrir dans tous ces temps maussades
Sur les plages vides les vacanciers sont bien absents
Le matin ils font la grasse matinée, le soir c’est les cartes

Entre les jeux de cartes et les projets de randonnées
Les amoureux qui se baladent la main dans la main
Mangent des crêpes des chouchous et des frittes
Mais ils sont habillés comme pour l’hiver qui vient

La météo est plutôt pessimiste sur l’ensemble de la France
Question température c’est l’automne en pleine saison
Peut être que demain le soleil osera un timide rayon
En attendant les amoureux se bécotent en regardant la mer

Il n’y a pas de saison pour se bécoter entre deux amoureux
Sur la plage déserte ils se tiennent par la main tout simplement
Et ils marchent sans chercher à éviter les regards des curieux
Sur la plage abandonnée, l’été est là mais pas le soleil

Bruno Quinchez dans ses œuvres
Un peu de nostalgie devant un été pourri

Avec le temps on oublie

Que ce soit le pire de ce que l'on n'a pas aimé
Les mauvais souvenirs qui hantent votre passé
Des paires de baffes ou des railleries cruelles
De celles qui laissent longtemps leurs cicatrices

Mais on oublie aussi les sourires, les visages
De tous ceux que nous avons beaucoup aimés
De ses expressions fines, de cette odeur personnelle
Et qui deviennent ainsi des fantômes de fantasmes

On oublie tout sur l'écran vide d'une TV en Noir et Blanc
Qui n'est jamais passées à la couleur qu’il y a dans nos vies
Nos vies sans reliefs avec tous ces pâles souvenirs d'autrefois

Nous aimerions pourtant vivre un avenir en cinémascope couleur
Dans un paradis tropical et lointain sous des soleil très exotiques
Alors que notre tout vaste passé nous enferme en nous-mêmes

Une œuvre du gars Bruno Quinchez

Mon histoire

Vous ignorez trop de choses madame
Vous n'avez pas de droits à faire valoir
Vous savez vaguement une vieille histoire
Mais pour vous mes délires me damnent

Auriez vous souri un jour ou bien l'autre
Alors je serais sans doute été bon apôtre
Mais il y avait aussi de la vraie grande peur
Peut être aussi, j'aurais été un docteur

De ceux qui changent ce monde banal
Avec un peu d'aide, cela serait génial
Mais la vie est trop fragile pour nous

En savant fou... Moi ! Je le voyais déjà
Avec toutes les trompettes de l'au de-là
Celles qui annoncent le temps des fous...

L’automne est las

Aujourd’hui jeudi vingt deux septembre
L’américain Troy Davis est mort
Il a été assassiné de piqûres létales
Nous! Hommes de bonnes volontés

Nous n’avons rien pu faire contre
Une justice aveugle et aussi raciste
Commet un meurtre par vengeance
Ce jour là du vingt deux septembre

C’est l’automne qui nous vient aussi
Si mon père était bien encore vivant
Ça lui ferait ses quatre vingt neuf ans
Un bel âge qu’il n’aura aussi jamais

Temps d’automne c’est maintenant
La mort repasse toujours les mêmes plats
Pourtant je n’avais pas peur avant
Mais je vois trop cette imbécile déchéance

De ne se souvenir que de ces morts
Et oublier la vie qui va aussi et vient
Tous mes neveux qui me plaisent bien
Avec les ventres ronds de nouveaux bébés

Troy Davis est mort pendant cette nuit là
Et malgré moi je ne sais que dire que faire
Protester face à cette innommable injustice
Si aux moins les juges avaient un peu d’humanité

Je pense à mes neveux et j’oublie cette horreur
Pas heureux de vivre dans ce monde là
Où la peine de mort existe aux USA
Des fois je pense à plein des choses

Comme Buffet, Bontemps et Badinter
Mon dieu ait pitié de tous les assassins
Entre ceux qui meurent exécuté par piqûres
Et les bourreaux qui officient par vengeance

Je n’aime pas ce monde où la justice tue
Le spectre de la juste vengeance est bien là
Avec toutes ses armes admises pour se défendre
Sa chaise électrique, sa chambre à gaz et ses piqûres

Bruno Quinchez dans ses œuvres

La chanson triste

C'est la chanson morose
De celles que l'on chante
Aux temps de chlorose
Et des tombes béantes

La ! La ! La ! La !

Le petit enfant qui naît
Suce bien son pouce
Et boit bien son lait
Pour lui la vie est douce

La ! La ! La ! La !

Maman est bien là
Avec son petit papa
Petit bout grandit
Il n'est plus petit

La ! La ! La ! La !


Petit bout va à l'école
Il a grandit et il vole
Comme un étourneau
Ou un petit oiseaux

La ! La ! La ! La !

Le petit oiseau grandit
Et devient petit coq
D'une basse-cours pardi
Le petit coq est rock

La ! La ! La ! La !

Petit coq chante très fort
Il n'a pas peur de la mort
Des amis qui l'aiment bien
Ne lui parlent que des siens

La ! La ! La ! La !

Petit coq grandit encore
Il aperçoit une belle femme
Et en rêve quand il dort
Il brûle d'une grosse flamme

La ! La ! La ! La !

Un jour ou l'autre vient
Où il rencontre l'amour
Son amour sera le sien
Mais elle ne lui dit pas toujours

La ! La ! La ! La !

Petit coq qui meure d'amour
Et il crève d'envie ce jour
La vie ne vaut pas le coup
Et il souffre beaucoup

La ! La ! La ! La !

Un jour on lut dans le journal
Un homme meurt d'amour
Pour une femme très banale
La nuit, il n'avait pas de recours

La ! La ! La ! La !

Cette histoire est bien tragique
Petit qui a grandit est mort ce jour
Que c'est triste et pas très érotique
Que toute mes histoires d'amour

La ! La ! La ! La ! 

Bruno Quinchez dans ses œuvres avec un petit emprunt à Baudelaire

Récitation

Un enfant se lève et il nous récite alors d’un regard
La fable de la fontaine le Corbeau et le Renard
L’enfant ne voit que ce corbeau vaniteux et retors
Et le renard lui déplait aussi car il dit alors :

Maître corbeau sur son arbre de pauvre assisté
Tenant dans ses mains le sort de la France
Monsieur du Renard par son bulletin très désiré
Avait devant lui, tous les rêves d’une belle enfance

A ces mots le maître de la classe le reprend
Non Kévin! Ce n’est pas la fable! Si tu comprends
Maître corbeau avait un fromage dans son bec
Et maître renard voulait faire bombance avec

Kévin très surpris lui répondit vous savez monsieur
Quand je vois mon père qui me parle avec sérieux
A ses électeurs et tous les gens de notre commune
La fontaine est bien vieux et ma récitation plutôt opportune

Kévin je ne doute pas que ton père est notre maire
Mais pour les récitations, il y a encore fort à faire
Sans doute ta morale vaut-elle celle de La fontaine
Mais sache Kévin que ta récitation est une calembredaine

Kévin lui répondit cette leçon vaut sans doute un fromage
Et à Jean de la fontaine ainsi je rends alors un bel hommage
A ces mots le maître répondit à cet élève opposé et original
Vous aurez un dix, ce qui est la moyenne, et c’est le point final

Kévin pas très heureux se rassit sur son banc, déçu de sa prestation
Et il jura un peu tard qu’il ne lirait plus des tracts politiques
Et qu’il s’en tiendrait à l’art de la rime et le monde poétique
Ainsi il apprit que l’école est bourrée de mauvaises fréquentations

Bruno Quinchez dans ses œuvres 23/04/2012

Un cri vers Dieu

Ce matin, à mon réveil, vers huit heures, en me levant
J’entends comme un grand cri, un vrai appel à l’aide
Mais je ne saurais jamais d’où me venait cet appel
Non je ne suis pas un Dieu car je suis bien trop impuissant

Pour pouvoir combattre, avec mes petites mains, le cœur à nu
Il me vient ainsi cette idée que j’ai besoin encore et encore
D’un soutien amical ou un désir d’une justice protectrice
Quelques chose d’immanent comme un Dieu défenseur

Ainsi moi qui me prends pour lui, ainsi j’ai besoin de lui
Il ne me sert à rien de proclamer la justice, sans sa justice
Certes il existe des justes mais ils ne sont ainsi justifiés
Que par d’autres hommes et ta Justice qui reste éternelle

Concernant Dieu, vous savez , je peux très bien m’en passer
Mais sans cette justice notre monde est un monde effroyable
Vous pouvez sans doute abandonner facilement l’idée d’un Dieu
Mais jamais vous ne pourrez oublier cette Justice de Dieu

Bruno Quinchez dans ses œuvres

NB je sais que c'est de la provocation et je le reconnais pour les athées de tous bords qui pullulent sur ce site techno-sciences mais il n'y a pas d'autre justification à l'idée de justice, il n'y a qu'à voir ce que donne l'idée de justice dans n'importe quel gouvernement autoritaire... Maintenant ce forum est ouvert à tous les débats Si c'était aussi simple j'en rigolerais avec vous !  Non c'est une quasi réalité, j'ai du entendre ma voisine qui a des bisbilles avec son mec

Sur l'homme et la planète

Je n'ai pas tellement envie de crever tout seul
Dans une Terre stérile et une humanité unique
Les saloperies que nous faisons à la planète
C'est d'abord à nous-mêmes que nous les faisons

Un ego d'humains est insupportable devant le carnage
Il n'est pas sûr que nous pussions vivre dans un désert
Et nos enfants à venir, ils nous demanderont des comptes
Il n'est pas dit que nous pussions vivre sur une terre stérile

La Terre n'est pas faite pour que l'homme la détruise
Arrêtez donc avec cette connerie de dire que l'homme en est le maître
L'homme est de la Terre, c'est sa seule terre sans remplacement
Nous sommes condamnés à vivre dessus pour le meilleur et le pire

La Lune se couche et moi je me lève

C'était la fin du mois d'août
Ceci vers les 6 heures du matin
J'étais levé et je vis cette ronde Lune

Qui se couchait à l'horizon en plein Ouest
Plantée là sur les toits de Paris
Avec ses antennes de télévision

Une virgule

Une virgule que j’écris dans le ciel, Là ! Tout près d’une étoile
Je sais ! C’est ridicule mais pas plus qu’un trou noir existentiel
Ou une Lune soumise, aux caprices des hommes d’argent
Dans le ciel s’écrivent nos vies qui viendront demain

Et si je sais que je ne trouverais que moi-même là-haut
Tous les rêves dorés des boursiers, ces vampires d’aujourd’hui
Je ne sais s’il y a des anges ou des démons tout là bas
Nous sommes suffisamment intelligents pour les inventer

Nous échappons à l’enfer et nous échappons au paradis
Car nos rêves sont ceux du confort et des plaisirs tarifés
Nos rêves d’immortalité qui se contentent des vampires
Nos rêves sombrent dans toutes les jouissances de l’instant

L’infini est un concept d’horizons, nous avons une limite
Et cette limite ce n’est que celle de toutes nos croyances
Nous ne croyons plus que tout soit possible, ça non !
Car nous avons fait de la science une vérité éternelle

La science nous dit des horreurs sur notre avenir
Que nous allons finir dans un trou noir ou un désert
Et que l’univers n’entendra pas nos cris dans le noir
Il n’y pas d’espoir pour cet univers sans lumière

La lumière d’un Dieu ou d’un soleil qui brille
Je sais seulement que la raison est trop raisonnable
Et que jamais cette raison n’envisage sa vraie fin
Il n’y a pas plus déraisonnable que la raison des savants

Et j’écris cette virgule dans le livre de la vie
Petite virgule ridicule entre deux mots très importants
Comme aimez-vous, et aimez toutes choses qui vivent
Il y a dans le ciel, une virgule qui rigole comme une baleine

Bruno Quinchez dans ses œuvres
 

L’eau

L'eau qui coule, elle est là tellement évidente
On lui demande rien sinon d'être toujours là
Elle dévale des pentes de la montagne
Elle s'insinue entre les rochers elle coule

Puis elle forme un ruisseau dans les prés
Elle perd sa transparence et elle devient verte
Avec des micro algues qui l'oxygènent encore
Quelques poissons empruntent son courant

Puis elle grandit encore et devient une rivière
Et là comme une grande elle porte un nom
Celui des ondines gauloises des temps anciens
Mélisse, Méta, Paname ou la belle Marne

Avant de devenir un fleuve qui charrie des bateaux
Elle relie les villes du pays par des trafics divers
Après avoir fait bien tout son travail de fleuve
L'eau douce se jette dans la mer salée

Et elle est, des vagues et des courants sans partages
Le soleil qui la chauffe la transforme en nuages
Qui repartent lentement empotant la pluie
Quelques pluies tombent sur la montagne

Et tout le cycle de l'eau recommence
Parfois pluies, parfois brouillards ou neiges
Sans elle il n'y aurait pas la vie sur terre
L'eau qui vient, qui passe et qui s’écoule

Bruno Quinchez dans ses œuvres

L ‘autre    

L'autre qu'on regarde de sa chaise
Tout en s'occupant de son assiette
Qui parle de choses que vous ignorez
Un autre monde et une autre vie

Il est le sujet de conversations
Sur les piliers du bar à vins
Sans doute a-t-il des rêves différents
Des enfants, une femme et un chat

Il doit aussi me regarder moi
En se posant les mêmes questions
Mais je ne sais pas comment il me voit
Et si son regard, il est bienveillant ou autre

Quand je me regarde dans le miroir !
Je sais bien que c'est encore moi que je vois
Car je connais tout de moi-même
Tous mes défauts et toutes mes qualités

Tandis que lui, cet autre il est bien là
Un irréductible inconnu et il me toise
Sans doute! Dois-je lui parler!
Bons Jours ça va chez vous ?

Un Poème de Bruno Quinchez

Deux roses

Ce sont deux roses entre deux âges de la vie
Une rose qui est épanouie depuis peu de temps
Et une autre, celle là, elle a vécu plus longtemps
Elles illuminent ma vie et toutes deux me sourient

A l'origine elles sont toutes deux d’un beau jaune d'or
Mais en vieillissant, elles changent et elles bougent
La plus mûre est liserée d’une fine bordure rouge
Tandis que la plus jeune est jaune sans remord

Je les aime toutes les deux qui sont d'âges divers
Une femme mûre elle reste belle malgré le temps
Et une fleur fraîche, c’est avant tout celle du moment
Je sais des femmes mûres et des fleurs de mes hivers

Je ne saurais jamais entre elles choisir… Ho non ça non!
Entre la lumière tragique de cet amour toujours canon
Et la tendresse fragile donnée par cette fleur suave de l'été
Je ne sais que jamais, toutes celle là je ne les ai en moi rejetée

Le tragique quotidien dans une vie banale c'est bien de vieillir
Et d'accorder une place, à toutes sans jamais oser les cueillir
Je sais des fleurs éphémères et uniques qui meurent d’instants
Et des lumières prodigieuses qui nous viennent aux bons moments

Je vois deux roses différentes sous mes yeux de jardinier
Et je ne sais bien si je dois l'accepter ou bien les nier
J'aime la fragilité de ces deux roses qui fleurissent ici
Et à chacune, dans l’instant, je ne sais que leur dire merci

Bruno Quinchez dans ses œuvés

Étonnez-moi!

Pour croire encore faut il désirer
Notre société de consommation
Elle a tué les vrais désirs humains
Pour nous vendre du n'importe quoi

Il faudrait faire le jeûne des médias
Et aller tranquillement se ressourcer
Dans un ailleurs imprévu et imprévisible
Loin des marchands de certitudes

Je hais ce monde qui me vends
Des choses toutes prêtes à consommer
Notre monde crève de ses certitudes
Alors monsieur! Etonnez moi encore

Bruno Quinchez dans ses œuvres
 

Un grand classique ma version Le cancre

Le cancre

Le cancre, il est célébré par tous les poètes
Mais il agace beaucoup par ses fantaisies
Il y a certains profs qui l'aiment bien

Tandis que d'autres, ils le pensent incurable
D'une bêtise crasse, celle qui rends très modestes
Tous les précepteurs, tristes devant leurs ambitions

Le cancre, c'est est un poète qui reste sans ambitions
Il fait toutes ces erreurs, et elles vous font sourire
Il est toute innocence et il est tout fragile

Les bons élèves, ils le jalousent tous
Car pour quelques raisons inconnues, c'est le chouchou
Il surprend toujours le maître par ses réponses

Tout un monde, bizarre que le maître ne connaît pas
Mais avec l'âge le cancre disparaît dans le confort
Et il devient un homme ordinaire avec ses petits problèmes

Il est alors soit dans une société commerciale
Ou alors il se lance dans le monde politique
Demandez à tous nos hommes politiques

S'ils étaient de bons élèves quand ils étaient enfants
Certains, ils vous mentiront sans vergogne
Tandis que d'autres, ils vous montreront leurs cœurs

Bruno Quinchez dans ses œuvres

La Pluie

La pluie est là, elle tombe sur nous sans fin
Avec ses gouttes, bien froides et incessantes
Et elle mouille tous nos vêtements protecteurs
Nous sommes de ces éponges qui se mouillent

Et cette pluie, elle est partout, de ça et de là
Elle crépite sur les arbres, sur le goudron noir
Quelques passants sous leurs parapluies ouverts,
Attendent la fin de cette averse, bien abondante

Quelques flaques se forment sur les trottoirs
Des chiens mouillés, passent en gémissant
La pluie a cette odeur acre de terre mouillée
Mais les chiens ont l'odeur de leurs existences

Les nuages déversent ainsi toute leurs humeurs
Le soleil reste caché, derrière le rideau de pluies
Sans doute verrons-nous un arc dans le ciel
La pluie cafardeuse continue encore un peu

Les gens de la terre, ils aiment cette pluie exécrable
Qui alimente en eaux, la terre qui nous nourrit
Mais j'attends encore la fin de ces averses froides
Je sais des soleils chauds, je sais aussi des averses

Bruno Quinchez dans ses œuvres

Nietzche et le surhomme

Dans le surhomme Nietzche il nous parle de dépasser l'humanité,
Et de penser un homme sans Dieu et sans maitre
Où la morale vient de son humanité et pas d'une transcendance
Cela en opposition aux églises de cette époque,
Qui péchaient la soumission et l'obéissance
Il a été très mal compris car beaucoup ont pensé à un super prédateur
Dans la chaine de l'évolution... Darwin c'est de la même période historique
Le darwinisme social était courant à cette époque (Voir Dalton)
Le surhomme est avant tout un être moral et responsable

Bruno Quinchez quelques propos en réponse sur le surhomme

Paysages d’hivers

Paysages blancs des hivers
Avec toute la neige vierge
Sur laquelle un silence
Des matins d’un hiver

Ce sont des pages blanches
Où nous rêvons d'écrire
Dans le froid de la neige
Des poèmes provisoires

Puis nous y allons dessus
Et nous laissons nos pas
Qui s’écrivent en creux
Sur les chemins de l’hiver

Bruno Quinchez dans ses œuvres

Sur une dame d’internet

Faut pas chercher je l'obsède
Il ou elle croit que je lui parle la nuit
Et il ou elle, me regarde dormir
Il y a des dingues partout

Petits emprunts bibliques

Au début était le verbe
Et le verbe dit :
Que la lumière soit !
Et la lumière parue
Et le verbe vit que la lumière éclairait
Le verbe vit plein de choses bizarres
Qui étaient avant cachées dans le noir
Comme des petits homuncules grouillants
Le verbe compris alors qu'il avait bien fait

D'éclairer sa lumière pour voir alentours
Le verbe vit son gourbi et se dit
Bon Dieu! Il va me falloir nettoyer tout ça!
Alors le verbe se créa des assistants

Ainsi il créa les anges qui le servaient
Mais quelques uns avaient des idées de rangement
Le verbe n'était pas d'accord
Pour qu'on touche à ses affaires

Ainsi fut ! Et depuis
Le bordel cosmique continue,
Le verbe dû faire face
A des revendications diverses
Et la lutte des crasses commença

Bruno Quinchez Paris 9 avril 2009 un extrait d'un de mes recueils paru en 2010

Il était une foi

Dieu dit : «Je ! »
Et, il posa ainsi le premier acte de foi
Puis Dieu dit : « Que la lumière soit ! »
Et la lumière fut

Puis Dieu passa aux éléments
Dieu créa le ciel, la Terre et la mer
Dieu trouva cela «Bon, mais nettement insuffisant ! »

Alors Dieu pour se distraire
Créa les animaux et créa les plantes
Puis en fin des fins
Dieu créa l’homme à son image et à sa ressemblance

Puis Dieu perplexe devant sa création
Il eut l’ombre d’un doute
Dieu créa alors le libre-arbitre
Cela pour lui-même

Et l’homme que Dieu avait créé
A son image et à sa ressemblance
L’homme se gratta le front de perplexité
Et il dit : «Dieu existe-t-il ? »

Bruno Quinchez Moran sur/orge mars 1992
Premier prix humour Athanor Brest 1992

Quelques jours avant Noël

C'est la fin de décembre qui arrive
Encore quelques jours à passer
C'est Noël et le Jour de l’An 2014
Cette année 2013, elle est quasiment finie

Les pères-Noëls qui s'approvisionnent
Et les grands yeux de tous les enfants
Je vois ma petite voisine et sa mère
Elles préparent depuis un mois Noël

Je ne sais pas trop si la gamine est dupe
Mais ça fait plaisir à la mère et grand-mère
Elle a fait aussi un calendrier de l'avent
Avec plein d'histoires, très morales

Je sais que ma voisine elle est athée
Et qu'elle se fout bien du gars Jésus
Mais elle a aussi fait une crèche chez elle
Car il y a encore une part d'enfance

Entre aujourd'hui et Noël, je vois bien
Tous les préparatifs des pères Noël
Il y a dans tous ces pères Noël là
Comme un rêve d'enfance resté intact

Après Noël vient la saint Sylvestre
Et aussi son foie gras et ses huîtres
J'ai déjà eu des problèmes avec les huîtres
Qui gigotent en bougeant dans mon œsophage

Pour l'année qui viendra bientôt
Pour tous les enfants que nous restons
Pour le temps qui passe et celui qui vient
Je vous souhaite de bonnes fêtes à tous

Bruno Quinchez dans ses œuvres

La Lune ce soir

Ce soir la lune se couchant, elle joue la virgule
Et déjà, la nuit avance et la lumière recule
Pas d’étoiles encore mais une demi-obscurité
La lune joue entre la ponctuation et l’éternité

Sur les toits de paris des antennes plantées
Captent des nouvelles images de l’instant donné
La belle à la virgule, est simple et abandonnée
Que dire de ces choses qui ne se sont jamais décantées ?

La lune est sous le minaret, elle prie Allah
Pour d’autres elle parle de tous les falbalas
Et dans les cieux maintenant n’est que cédille

Les hommes toujours ne parlent que d’un cul,
Ronde lune qui s’arrondit un paysage joufflu
La lune est aussi parfois cette jolie petite fille

Paris premier Février 2006...Photographie premier Février 2014

Tous les mages et les savants

Il y a dans ce ciel, des choses écrites à déchiffrer
Tel est le mot d'ordre lancé, la réalité est à défricher
Depuis cinq mille ans, entre les sages et les mages
Pythagore parle du monde des chiffres pour image

Notre temps me rappelle tous ces les mages d'autrefois
Qui scrutaient tous les astres dans le ciel à la lunette
Et ceux là qui voyaient des grandes coïncidences parfois
Entre ce qu'ils croyaient et ce que leur disaient les planètes

Et ils faisaient des gros almanachs avec des prévisions
Sur tous les événements à venir, ils avaient des visions
Puis la science, elle avança et elle commença à s’intéresser
Aux positions des planètes et cela sans jamais cesser

Ils commencèrent à donner des noms bizarres aux étoiles
Nous passons de la constellation du Capricorne à la Boussole
Qui est encore une découverte récente, celle qui ouvre les voiles
Entre la vieille constellation mythique et objet de la bricole

Les savants? Eux! Ils ne croient plus aux coïncidences
Et ils croient pouvoir tout calculer et aussi la providence
Alors le diable calculateur, il remplace le vieux hasard
De ces fous qui épuisent le monde dans un grand bazar

Arrive la synchronicité, la fille de l’aléatoire existentiel
Elle cache un réel bien plus simple ou plus démentiel
Celui de la foi, celle que nous mettons dans nos regards
Le chaos restant encore, toute la malice des bavards

Bruno Quinchez dans ses œuvres

Propos sur certaines pratiques psychiatriques

Dans les années 50,  il existait des chirurgiens
Qui croyaient pouvoir intervenir sur le cerveau
Et qui pratiquaient des opérations sur des patients
Cela pour leur éviter de souffrir,

Ces lobotomies étaient considérées comme un progrès,  
En ce qui concerne les facultés parapsychologiques
Comme les phénomènes de télépathies etc.
Nous en sommes quasiment aux mêmes stades

C'est à dire qu'on ne sait rien de ces phénomènes
Et des psys bien intentionnés, ils font parfois
Plus de dégâts que s'ils s'étaient abstenus

Anesthésier la douleur avec des médocs
Ce n’est pas soigner des trucs bizarroïdes
La réalité ce n’est pas que de la chimie

Bruno Quinchez dans ses œuvres

Météo in Paris

Ce soir il fait beau à Paris
Un véritable temps de mai
En ce début du mois de mars
Certains se croient en été

Je ne sais pas la température
Mais on a eu droit encore
A l'alerte à la pollution
Avec un air irrespirable

Oui la terre se réchauffe
Nous n'avons pas eu d'hiver
C'était trop doux et pas de gel
L'année dernière tout avait gelé

J'ai fait quelques plantations
Des œillets dans deux pots
Après cet hiver trop doux
J'espère un été normal

Mais c'est quoi normal ?
Le temps se détraque !
Regardez aux USA !
Ils ont des hivers très froids...

Je ne sais pas pour demain
La météo, elle dit des trucs
Le climat, il dit autres choses ;
Alors on verra bien

Bruno Quinchez dans ses œuvres

Maison de verre

Un provisoire qui dure ou une éternité en attente
Je ne sais pas trop ce qui est, ce qui reste et ce qui vient
Ils voudraient sans doute, des choses toutes faites
Où il n'y aurait rien à changer du genre préfabriqués

Alors que le palais idéal n'a pas de plans définitifs
Car s'il est à construire et il dépend de beaucoup
Comme de savoir comment vous occuper l'espace
Combien de fois avez-vous saccagés vos rêves?

Pour construire en dix fois mieux qu'avant
Nous sommes des cons-sommateur de virtuels
Nous ne savons plus nous engager dans un rêve
Le grand soir, le paradis, l'idéal de vie

Ce ne sont jamais que des choses dans un monde
Qui a la fixité des pierres et la durée des étoile
Je ne sais pas si un jour, vous vous contenterez
D'un présent stable sans la mouvance des envies

Je suis un dinosaure de l'antique monde de l'écrit
Je ne connais pas ce monde, des virtualités de réseaux
Vous pensez comme des fantômes de fantasmes
Je ne sais pas si ce monde existe bien encore

Les machines ne sont pas des greffons de vous-même
Mais elles permettent de vous démultipliez en mille choses
Le stable celui qui reste est en dehors des réseaux
Comme cette réalité puante et irrespirable de la vie

Le printemps ça existe en dehors d'ici est là
La nuit je me lève en pensant voir les étoiles
Mais les étoiles continueront bien d'exister
En dehors de la maison de verre des réseaux

Bruno Quinchez dans ses œuvres

Attendre

Attendre, voir, écouter, ne rien dire
Attendre des jours meilleurs écouter le candidat
Et se faire pour soi toute sa conviction personnelle
Encore espérer dans tout ce monde politique

Attendre, voir, écouter, toujours ne rien dire
Attendre des jours meilleurs et parler plus fort
Aller dans un meeting et proclamer bien haut
Tout son espoir dans le grand homme politique

Attendre, voir, écouter, toujours ne rien dire
Coller des affiches sur tous les murs de la ville
Passer dans les médias qui veulent bien vous passer
Gueuler bien fort toutes ses convictions, continuer

Attendre, voir, écouter, toujours ne rien dire
Dans une élection il faut un gagnant et un perdant
Soudoyer les médias pour le petit rien qui change tout
Assassiner son adversaire en dévoilant tout sur lui

Attendre, voir, écouter, toujours ne rien dire
Attendre l’élection dans un groupe de fans
Croire au père Noël ou croire que demain on rase gratis
Un soir d’élection, savoir si on est un perdant ou un gagnant

Attendre, voir, écouter, toujours ne rien dire
Alors attendre les résultats devant sa TV
Votre candidat est élu à 50,1 % des voix
Ou battu avec un score tout aussi honorable

Attendre, voir, écouter, toujours ne rien dire
Le soir refaire tout son monde avec le candidat
Vaincu ou vainqueur, c’est bien encore le même homme
Et Attendre, voir, écouter, toujours ne rien dire

Attendre, voir, écouter, toujours ne rien dire
Se construire un lendemain de rêves avec le candidat
Attendre, voir, écouter, toujours ne rien dire
Demain est un autre jour et nous, on verra bien

Bruno Quinchez dans ses œuvres

Écritures

L'auteur quelques parts
Perdu dans les pages
De son grand bouquin
Disparait et il s'oublie

Parmi toutes ses fictions
Celles-là qu'il a déjà écrites hier
Et toutes celles-ci qu'il écrira
Dans un autre livre à venir

Là! Il laisse quelques traces
De lui-même ou d'un autre
Dans tous les personnages
Inventés ou non-inventés

Il vacille entre rêves et réalités
Entre un héros tout à sa mesure
Et quelques aventures incroyables
Alors Il mène son enquête

Bruno Quinchez dans ses œuvres

L'amour et l'Internet

Non! Je suis ailleurs et je ne suis pas vraiment ici avec vous
Pour moi vous me semblez vraiment une très lointaine anonyme
N'y aura-t-il jamais quelques choses de commun dans cette vie?
Qui nous rassemble tous les deux, cela dans un même lieu

Je vous sais bien là sur le site, mais je vous sais aussi là bas
Dans une fiction lointaine celle qui me reste de vous-même
Etes-vous très belle madame? Monstrueusement belle
Comme tous les canons de la beauté contemporaine

Ou avez-vous ce léger petit défaut de presque rien du tout
Comme un léger zézaiement dans votre petite voix fluette
Avez vous les yeux, verts, bleus, noirs gris ou vairons
Vous restez un mystère et cela reste votre vrai charme

Sur le net, ils vendent aussi de la chair fraîche à l'étal
Au kilogramme, avec aussi marqué le poids de cette viande
Quelques considérations sur le niveau de vie, des connectés
Pas vraiment des sentiments; il n'y a que du prêt à consommer

Il y a dans toutes choses amoureuses, celles que j'ai écrites pour vous
Comme cette envie d'être heureux ensemble, cela sans regrets
Moi je vois dans toutes les femmes qui recherchent sur le net
Comme des marchandises, toutes prêtes à être consommées

Comment alors? Pouvoir vous dire tout l'amour du monde
Dans un monde qui est sans pudeur, ni sans restriction aucune
Sur le désir, le plaisir et sa consommation tarifées ou monnayable
Non! Moi! Je souffre! Car je ne veux pas être une marchandise

Bruno Quinchez dans ses œuvres


Possession ?

Posséder ? C'est vraiment une drôle d'idée,
Il y a des choses que rien ne permet de posséder,
Comme l'amour, le désir, la confiance, l'éternité
Et j'en passe et des meilleures

Graver dans le marbre Acrostiche

Gavé de toutes les certitudes
Rien que pour une vérité
A tous cette seule attitude
Véritable est la seule bonté
Entre aimer et être aimé
Recherche d’un ami sincère

De celui qui reste un mystère
Avec la vie, un être confirmé
Nuées blanches dans un ciel bleu
Songes qui est donné par le feu

Las ! Etre le dernier homme
Entre le rire et une pomme

Masques d’anonymes bavards
Avec des silences très braillard
Rien ne vaut une belle rime
Bien que cela soit un crime
Rires certes ! Avec des mots riches
Essayez de faire des acrostiches

Bruno Quinchez dans ses œuvres le 28/08/2013

Captures

Capturez un presque rien
Et le mettre dans une cage
Capturez une lumière insolite
Et la mettre dans votre nuancier

Capturez un regard donné
Vouloir en faire son amour
Capturez le papillon de la vie
Pour l'épingler sur la planche

Non! Surtout ne pas capturer
Laisser vivre et le savoir
La chasse est toujours ouverte
La vie doit persister...

De la conservation des Murs...

Je m'ennuie à vouloir,
Tout reconstruire et tout détruire...
Des murs de mon ennui,
Tous ceux de ma triste vie

J'ai vu un mur à Berlin,
J'ai vu un mur en Israël
Séparant pour mieux diviser,
Séparant pour mieux régner...

J'aimerais mieux construire
Une maison avec quatre murs,
Et une porte ouverte aux quatre vents
Mais je n'ai que les murs de mon ennui

Je ne rêve pas et Berlin se construit
Avec des milliards d'Euros
Avec des millions d'allemands
Des allemands de l'Est et de l'Ouest

Mais où est passée la maison du peuple?
Elle a été détruite avec le mur
Car elle ne rapportait pas d'argent
Car elle n'était pas rentable...
Pour notre époque de rentiers

Il existe toujours ce mur à Berlin
Ce n'est pas du béton
Mais dans toutes les têtes
Celle des Westies, celles des prolos

Un mur celui de l'ennui existe encore
Mais que dire de celui de Sharon ?
Peut être qu'israël à de la Nostalgie
Celui de tous les Ghettos d'hier..
Celui de Venise, celui de Varsovie

Dans les têtes, il est bien solide
Ce mur de l'incompréhension
Celui de cet ennui qui nous ruine
Un mur plus solide que vous ne croyez

Le Mur solide de la différence
La différence des Classes
La différence de la religion
La différence d'avec tous ces autres

Ces autres qui vivent au delà du mur
Le Mur de Berlin, le Mur de Sharon
Le Mur Soviétique, Le Mur Sioniste
Le Mur du Ghetto, Le Mur de la Honte

Mais j'aime vivre entre Quatre murs
Avec une porte ouverte aux quatre vents
La Bêtise est plus solide que le Béton
Le Vent n'entame jamais un mur de Bêtise

Le Temps efface, le Temps détruit
Toutes les haines et tous les amours
Les Murs de Bétons redeviennent sables
Un mur de bêtise est encore bien plus solide...

Bruno Quinchez le 30 novembre 2004

Quelques nuances

Commun, communisme, communauté
Trois mots qui sont si proches
Mais dont les sens sont chargés
Et lourd d'un contentieux historique

Cela je n'en doute pas
Chez-moi ce n'est pas chez-vous
Je ne crois pas trop à un communisme
Où tout serait partagés par tous

Nous avons tous nos limites
Dans nos rêves personnels
Nos envie des autres
Et la violence pornographique

Celle qui est liée au regard
Cela date de longtemps
Je suis pas sûr qu'on soit capables
De vivre pour les autres

Tout en s'oubliant
Ceci dit la communauté humaine
Cela reste une réalité sociale
Le communisme intégral

C'est une utopie invivable
Pour tout les humains
Partageons nos vies
Mais aimons nos différences

Bruno Quinchez dans ses œuvres en réponse à Nico17

Le Hasard et la Poésie

Si ça vous intéresse vous faites Poésie + Aléatoire
Sur votre moteur de recherche,
 Il y a des gens qui créent des algorithmes
Et des structures aléatoires...

Le hasard fournit des juxtapositions de mots,
Cela en dépit de la syntaxe, de l'orthographe,
De la grammaire et du sens...
On peut parler de mélanges aléatoires...

Les oulipiens comme Raymond Queneau,
Philippe Soupault et autres,
Dans les années 1960-70-80-90,
Ils avaient faits de ces choses pour casser la phrase

Et trouver des nouvelles associations de mots,
La seule et dernière règle qu'ils acceptaient...
C'était de respecter les structures grammaticales,
Afin qu'elles puissent ainsi être analysées

Comme des phrases ou des morceaux de phrase...
Ils partaient en général, de textes originaux
Ou de listes de mots choisis, pour les ré-arranger
Selon leurs propres contraintes...

Le moteur de recherche Google,
Il fabrique à votre demande des haïkaïs
Qui respectent la règle des 5/7/5
Mais pour le sens de ces haïkaïs,

Il ne faut pas chercher vraiment une signification
Dans des phrases qui sont construites au hasards
Dans notre réel mais admettre toutes
Les associations possibles et bizarroïdes...

Bruno Quinchez dans ses œuvres

Aux petits matins

Se lever calme, très tôt au petit matin
Avant que le soleil ne se lève à l'horizon
Que l'on soit en ville ou dans la campagne
Pour interroger ce jour qui nous vient

Ne pas attendre des signes des temps
Dans un ciel lointain qui est resté muet
Dans le matin se poser des questions
Bien avant que le soleil paraisse là bas

Et dans ce petit matin, écoutez, écoutez
Ecoutez la vie qui vient et qui s'éveille
Quelques bruits, dans la nuit qui finit
Entre des moteurs qui sont en action

Et des odeurs de ce café bien frais
Voir! Tout ce qui vient et tout ce qui va
Quelques fois, et bien avant l'aube
Regarder toutes les étoiles lointaines

Penser à tous ces humains tangibles
Des hommes et aussi des femmes
Qui vivent mal ou alors pas vraiment
Demander et encore oser demander

Ne pas avoir peur de crier, crier
Pour nos enfants nos petits enfants
Qui dans un matin se lèvent aussi
Avec un ventre qui est resté vide

Alors dans le matin priez, priez
Mais moi je ne sais plus trop qui
Et alors criez, criez, très, très fort
Dans un matin, bien avant l'aube

Bruno Quinchez dans ses œuvres


Le chiasme métaphysique

Un chiasme est une figure littéraire
consistant dans une phrase à intervertir deux mots
Dieu fit l'Homme à son image,
ce qui pour nos contemporains,

l'Homme a fait Dieu à son image
La culture est une construction historique,
L'Histoire est une construction culturelle…
La logique permet la déduction,

la déduction permet la logique
La lumière visite le réel,
Le réel visite la lumière
La musique est un chant de l'âme,

lL chant de l'âme est musique
Le silence accepte le repos,
Le repos accepte le silence
Soit l'idée de Philosophie existentielle

L'existence précède l'essence
Cela donne un autre concept philosophique
lLessence précède l'existence
Ce qui serait un début de philosophie idéaliste

Bruno Quinchez dans ses œuvres

Sonnet pour les dames du temps passé

Ces douces dames, elles ont assez peur!
Et elles me manquent beaucoup Thomas
Elles restent cette lumière du petit bonheur
Toutes des fleur fragiles, et sans falbalas

Et quelques fois, il y a quelque grimaces
Entre se faire traiter, de petites limaces
Ou d'un songe creux, qui reste sans avenir,
Cette nostalgie, celle-là hante mon souvenir

Je me sens tout prêt, à leur écrire encore
Pour toute ses dames enfouies que j'adore
Beaucoup de choses qui paraissent idiotes

Entre leur faire des sonnets, tous amoureux
De ceux là qui parlent de leurs beaux yeux
Ou bien de ces choses, bien plus rigolotes

Bruno Quinchez dans ses œuvres

 

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Poème en Gros et Demi gros...Journal "La Rue Des Poètes"... septembre 1998

Une compilation de textes qui a été scannée sur le journal "La rue des poètes" N° 28  de septembre 1998, poètes de l'association Poèmes en Gros, Demi Gros et Détail, des textes mis en format image PDF

 

Compilation poeme en gros et demi gros revue la rue des poetes septembre 1998 format pdfcompilation-poeme-en-gros-et-demi-gros-revue-la-rue-des-poetes-septembre-1998-format-pdf.pdf (12.37 Mo)

 

Poème en gros demi gros... journal rue des poètes de juillet-août 1998

Une compilation de textes, scannée sur le journal "La rue des poètes" N° 26-27 de Juillet-août 1998 de l'association gros, demi gros et détail, contrairement aux autres fois, je pense qu'il y avait des choses intéressantes qui n'etaient pas dans la typographies classique et là ce sont des fichiers images que j'ai rassemblées en format PDF

Compilation poemes en gros demi gros juillet 1998 format pdfcompilation-poemes-en-gros-demi-gros-juillet-aout-1998-format.pdf (14.25 Mo)

Des MP3 vrac de vrac d'archives du passé 2ième partie

Il y eut un matin il y eut un soiril-y-eut-un-matin-il-y-eut-un-soir.mp3 (2.15 Mo)

Imperium pour des enfants sagesimperium-pour-des-enfants-sages.mp3 (563.43 Ko)

Indigneindigne.mp3 (1.39 Mo)

Infiltrationsinfiltrations.mp3 (932.77 Ko)

Iseambe de la foretiseambe-de-la-forêt.mp3 (4.55 Mo)

Jardin a parisjardin-a-paris.mp3 (1.1 Mo)

Je est un autreje-est-un-autre-.mp3 (489.25 Ko)

Je est un autreje-est-un-autre.mp3 (727.46 Ko)

Je hais l automneje-hais-l-automne-.mp3 (4.02 Mo)

Je laisseje-laisse...mp3 (3.2 Mo)

Je suis fouje-suis-fou.mp3 (3.12 Mo)

Je suis laje-suis-là.mp3 (1.14 Mo)

Je veux une medailleje-veux-une-medaille.mp3 (797.24 Ko)

J ecrisj-écris.mp3 (1.79 Mo)

Janvierjanvier.mp3 (382.32 Ko)

Juilletjuillet.mp3 (1.98 Mo)

Joyeux noel 2010joyeux-noël-2010.mp3 (1.59 Mo)

J veux etre le championj-veux-etre-le-champion-.mp3 (1.04 Mo)

J veux etre le championj-veux-etre-le-champion.mp3 (915.2 Ko)

J veux etre le champion 2j-veux-etre-le-champion-2.mp3 (1.14 Mo)

J veux une medaillej-veux-une-medaille.mp3 (928.44 Ko)

La neigela-neige.mp3 (1.39 Mo)

La chanson des grenouillesla-chanson-des-grenouilles.mp3 (1.21 Mo)

La chanson du bon dieula-chanson-du-bon-dieu.mp3 (1.97 Mo)

La chanson tristela-chanson-triste.mp3 (2.68 Mo)

La chanson triste 2la-chanson-triste-2.mp3 (3.06 Mo)

La chenillela-chenille...mp3 (639.33 Ko)

La complainte du nucl airela-complainte-du-nucléaire.mp3 (2.03 Mo)

La femme qui est tout l a basla-femme-qui-est-tout-là-bas.mp3 (1.78 Mo)

La fin des haricotsla-fin-des-haricots.mp3 (1.21 Mo)

La foi qui conserve les montagnesla-foi-qui-conserve-les-montagnes.mp3 (1.96 Mo)

La foi qui preserve la montagnela-foi-qui-preserve-la-montagne.mp3 (1.7 Mo)

La foi qui sauve les montagnesla-foi-qui-sauve-les-montagnes.mp3 (1.81 Mo)

La fredainela-fredaine.mp3 (1.16 Mo)

La montagne slamla-montagne-slam-.mp3 (647.63 Ko)

La montagne tentative de slala-montagne-tentative-de-slam.mp3 (1.5 Mo)

Le fouetle-fouet.mp3 (4.26 Mo)

Un jour qui vient 1un-jour-qui-vient-1.mp3 (1.24 Mo)

Nota Bene il existe un peu plus de 150 fichiers MP3  de mes poèmes qui ne sont pas mis ici sur ce site, ceux là qui sont mis ici, ils doivent suffir pour votre écoute... J'ai dû certainement tuer une  bonne quinzaine de trucs rigolos  où je m'amusais avec les sons, mais hélas ils n'ont pas été enregistrés...ou plutôt j'ai fait place nette sur mon site

 

Un lien vers divers poètes dont je suis...Cliquez  ICI!

Quelques liens vers des enregistrements de poètes amis

Quelques enregistrements que j'ai mis sur mon site personnel d'enregistrement et de sauvegarde de fichiers... Ce sont des fichiers en enregistrements MP3 qui sont sur le site Box.Com..Des enregistrements audios monophoniques qui ont été faits dans les années 90 (entre 1991 et 1996) avec un petit magnétophone à cassette du genre dictaphone, c'est donc un son monophonique qui est assez irrégulier quant aux niveaux sonores, certains diraient que ce sont des sons pourris, tandis d'autres, ils seraient peut-être intéréssés par des poètes du vingtième siècle passé, Certains de ces poètes sont maintenant décédés, mais il reste leurs voix enregistrées et ça vaut le coup de les entendre... Nota. Bene. C'était un temps ou l'Internet que l'on connait maintenant, ça n'existait pas encore car ça restait confidentiel, donc pas de Youtube, pas de Google, pas de Fesse-Bouc, et aussi pas de portables et pas d'autres réalités que toute la vie du quotidien

Cassettes enregistrées de Poètes amis

Caveau de la bohème avec Gérard Trougnou 

Club des Poètes avec Jean-Pierre Rosnay 

Le lever de rideau avec Colette Jarjavay

Poèmes en gros, demi gros et détail avec Vincent Jarry