Archives du passé 2

  • Alternances

     

     

     

    ALTERNANCES
     
    Soleils qui se couchent,
    dans des embrasements
    de lumières intenses
    Soleils des petits matins
     
    des brumes,
    avec la rosée qui passe
    Soleil impérial des tropiques,
    sous des lumières très chaudes
     
    Soleil de minuit, qui annonce
    tous ces jours interminables
    entre les jours et les nuits
    Savoir dormir
     
    Lune qui va et qui vient,
    Lune croissante,
    Lune Décroissante
    Pleine Lune
     
    comme une femme enceinte,
    ou une lanterne ronde
    Quelques jours qui passent,
    les étoiles et toutes les planètes
     
    Matin pour Lucifer,
    et le soir pour Vesper,
    dans nos vies évanescentes
    Un temps des astres,
     
    un temps des hommes
    et un temps pour le calendrier
    Les fêtes de saints qui se suivent,
    Mes prévisions, pour la saison des semailles,
     
    Quelques fous qui mettent leurs noms,
    sur des dates très amoureuses
    Un roi et ses sujets,
    l'ordre d'un monde, qui ne change pas
     
    Un jour qui vient,
    et le peuple qui rêve
    d'un lendemain meilleur
    Des grands hommes,
     
    pour beaucoup de petits hommes
    qui meurent trop facilement
    De doux rêveurs, sous une Lune pâle,
    ceux là, ils espèrent
     
    un ciel plus juste
    Et quelques révolutions de Lunes,
    des absences, pour leurs destins
    Je sais alors discerner dans les astres,
     
    ce que des astrologues prétendent
    Doucement une Lune bleue
    une Lune rouge
    et un parsement d'étoiles
     
    Elles écrivent si facilement
    sur le papier de notre Histoire,
    des histoires très violentes
    Je ne sais percevoir
     
    dans ce ciel ordonné,
    une vraie bonté pour les hommes
    Chaque matin qui vient,
    moi très tôt je regarde
     
    ce ciel sans nuage
    Je vois un soleil
    qui se lève encore,
    sans me poser
     
    de mauvaises questions
    Et je sais parfois,
    une Lune qui me parle,
    de temps  passés sans elle
     
    Je songe alors
    à toutes les Lunes
    de  mon calendrier,
    et j'en souris

     
    Paris le 23 janvier 2020
    un poème fait sur Le logiciel ubuntu
    à partir d'un texte du passé

     

  • Affaire d'oiseaux

     

     

    AFFAIRES D’OISEAUX,

    Les oiseaux font Cui-cui !
    Les oiseaux cuits ne font plus Cui-cui !
    Les oiseaux crus ont beaucoup de chance !
    Les zozos aux gros Q.I. sont crus !
    Les zozos, aux petits Q.I. sont des crânes de piaf,
    Vous connaissez sans doute
    Des polytechniciens ou des énarques,
    Et vous avez pu vérifier
    Que ce sont des gens qui sont cru,

    Les oiseaux cuits ne sont pas cru,
    Croire ou cuire ? That is the question ?
    Shakespeare était un drôle d’oiseau,
    Shakespeare était anglais,
    Shakespeare avait un bon Q.I.
    Shakespeare mangeait des oiseaux cuits,

    Les Français  mangent des grenouilles,
    Les Français mangent leurs cuisses,
    Les grenouilles sont cuites,
    Les grenouilles ne font pas Cui-cui !
    Les grenouilles font Croâ-croâ !
    Les grenouilles de bénitiers croient,
    Les grenouilles et les oiseaux,
    Ils ont un petit Q.I. Je le crois,

    Moi, j’aime le poulet cuit,
    Moi, je n'aime pas les poulets, crus,
    Les poulets crus ce ne sont pas des rigolos,
    Souvenez-vous des hirondelles,
    Sur leurs vélos dans les rues de Paris,
    Car moi, j’aime les belles hirondelles,
    A l’automne, les hirondelles se tirent,
    Les hirondelles se tirent à tire d’ailes,
    Les hirondelles sont si belles,
    Les belles hirondelles ont des nids ronds,

    Les corbeaux font Croâ-croâ !
    Les corbeaux ne sont pas beaux,
    Les corbeaux croassent sur les labours de l’hiver,
    Qui l’eut cru ? !
    Les piafs volettent d’arbres en arbres,
    Les piafs pépient dans les cours,
    Les piafs picorent les miettes de pain,
    Les piafs sont de petits oiseaux,

    Les pies sont des oiseaux aussi,
    Les pies piaillent dans leurs nids,
    Les pies piquent les petites pièces,
    Les pies volettent et elles volent,
    Les pies regardent dans nos poches,
    Quelles canailles sont ces petites bestioles,
    Il y a des brics et des brocs dans leurs nids,
    Pourtant on dit que les pies ont aussi un petit Q.I,

    Édith Piaf chantait dans les cours,
    Édith était une titi de Paris,
    Édith Piaf n’aimait pas voler, dans les avions,
    Édith Piaf était une drôle de donzelle,
    Édith piaf était comme une  belle oiselle,

    Et moi, j’aimais Édith, autrefois,

    Bruno Quinchez  Morsang/sur orge 1993 Paris le 26 mai 1997

     

  • De la conservation des murs

     

     

     

    De la conservation des murs...

    Je m'ennuie à vouloir,
    Tout re-construire et tout détruire...
    Des murs de mon ennui,
    Tous ceux de ma triste vie

    J'ai vu un mur à Berlin,
    J'ai vu un mur en Israël
    Séparant pour mieux diviser,
    Séparant pour mieux régner...

    J'aimerais mieux construire
    Une maison avec quatre murs,
    Et une porte ouverte aux quatre vents
    Mais je n'ai que les murs de mon ennui

    Je ne rêve pas et Berlin se construit
    Avec des milliards d'€uros
    Avec des millions d'allemands
    Des allemands de l'Est et de l'Ouest

    Mais où est passée la maison du peuple?
    Elle a été détruite avec le mur
    Car elle ne rapportait pas d'argent
    Car elle n'était pas rentable...

    Pour notre époque de rentiers
    Il existe toujours ce mur à Berlin
    Ce n'est pas du béton
    Mais dans toutes les têtes

    Celle des Westies, celles des prolos
    Un mur celui de l'ennui existe encore
    Mais que dire de celui de Sharon ?
    Peut être qu'Israël à de la Nostalgie

    Celui de tous les Ghettos d'hier..
    Celui de Venise, celui de Varsovie
    Dans les têtes, il est bien solide
    Ce mur de l'incompréhension

    Celui de cet ennui qui nous ruine
    Un mur plus solide que vous ne croyez
    Le Mur solide de la différence
    La différence des Classes

    La différence de la religion
    La différence d'avec tous ces autres
    Ces autres qui vivent au-delà du mur
    Le Mur de Berlin, le Mur de Sharon

    Le Mur Soviétique, Le Mur Sioniste
    Le Mur du Ghetto, Le Mur de la Honte
    J'aime vivre entre Quatre murs
    Avec une porte ouverte aux quatre vents

    La Bêtise est plus solide que le Béton
    Le Vent n'entame jamais un mur de Bêtise
    Le Temps efface, le Temps détruit
    Toutes les haines et tous les amours

    Les Murs de Bétons redeviennent sables
    Un mur de bêtise est encore bien plus solide...
    J'entends des murmures aux USA de nos jours
    Parait-il que Donald Trump, il veut construire un mur

    Bruno Quinchez Pseudo Razemotte
    Paris le 30 novembre 2004...
    Pour les 2 derniers vers, le 25 novembre 2019

  • Des cris version originale

    Des cris
     
    La hyène qui rigolait toujours et sans cesse
    Mais de quoi rigolait-elle donc cette hyène qui ricanait ?
    Elle rigolait par qu'elle était une vraie hyène
    Les éléphants, ils barrissent, le cheval lui il hennit
     
    Certains animaux rigolent parce que c'est comme ça
    Le poète écrit, la vie  qui continue et moi je tapote
    Je sais des bavards sur le net qui gazouillent
    J'ignore pourquoi les crocodiles pleurent, sont ils tristes ?

     
    Paris le 12 octobre 2017 Version originale

  • Take a walk in the net-work side

     

     

    Take a walk in the net-work side

    Zombi vidéo, branché
    Sur ton univers électromagnétique
    Tu planes, dans un désir d’images
    Pour tous tes cauchemars pervers

    Des fils, des électrodes
    Implantées, dans ton microprocesseur biologique
    Et pour mieux analyser, ton trip audimat
    Un cerveau électronique

    Tu jouis trop intensément, top off
    Jusqu’à ton orgasme, un grand flash
    Tu crois vivre tous tes délires
    Toi l’exhibitionniste à l’âme Free-Clash

    Ta solitaire et ta rude réalité
    Tu n’es que le rat dans un laboratoire
    Tous tes orgasmes et tous tes rêves
    Tes pulsions sont des informations de sa mémoire

    Dans le grand labyrinthe des programmations
    Ils te rêvent et de violents combats te poursuivent
    Et parfois ces viols devenus communs
    De ces choses violentes certes

    Mais dans une vie  sans vrai contacts
    Et qui reste beaucoup trop ordinaire
    Lorsqu'on tapote sans cesse sur son clavier
    L'écran nous ouvre à d'autres mondes

    Et dans cet internet sans limite
    Nous faisons de ces choses incroyables
    On y rêve souvent d'histoires de fesses
    Dans une vie, de trop grande solitude

    Mais moi je me veux te le dire
    La vraie vie t’évite là, tu déconnes, vieux
    J’ose encore te le redire et  pour te revoir
    Essaye  de  fermer  tes grands yeux

    Bruno Quinchez (Morsang sur/Orge 1992-juin 1995 et Paris le 3 septembre 2019)

  • Zeugma Sisyphe ou le mouvement perpétuel,

     

     

    Zeugma Sisyphe ou le mouvement perpétuel,

    Nous n’irons plus aux doux seins,
    Les biberons sont pleins,
    Et les sucettes sont prêtes,

    Nous allons dormir en nos  berceaux,
    Nos mères sont heureuses.
    Et nos pères sont contents.

    Nous n’irons plus aux beaux jardins,
    Les noisettes sont mûres,
    Et les fraises sont rouges,

    Nous allons deviser en nos austères études,
    Nos maîtres sont confiants.
    Et nos rêves sont présents.

    Nous n’irons plus aux vieux collèges,
    Les fillettes sont jolies,
    Et les fleurs sont épanouies,

    Nous allons effeuiller en nos bouquets,
    Nos soeurettes sont polies,
    Et nos cœurs sont battants,

    Nous n’irons plus aux belles études.
    Les lauriers sont coupés,
    Et les papiers sont donnés,

    Nous allons en nos  services,
    Les armes sont servies,
    Et nos espoirs sont grands,

    Nous n’irons plus aux tristes casernes,
    Les chômeurs sont indemnisés,
    Et nos sous sont comptés.

    Nous allons en nos ménages.
    Les graines sont semées,
    Et les travaux sont désirés,

    Nous n’irons plus à la triste agence.
    Nos emplois sont trouvés,
    Et notre valeur est prouvée,

    Nous allons en nos projets,
    Les ouvriers sont exploités,
    Et nos idéaux sont datées,

    Nous n’irons plus aux durs labeurs,
    Nos temps sont passés.
    Et notre ardeur est cassée,

    Nous allons en notre retraite
    Notre domaine est grand,
    Et nos enfants sont notre jusant,

    Nous n’irons plus aux  nouveaux berceaux,
    Nos vies sont longues,
    Et notre génération est exsangue,

    Nous allons dormir en nos tombeaux,
    Les saints sont présents,
    Et nos pères sont absents,

    Moralité.

    Nous n’irons plus dans nos brèves classes,
    Nos cahiers sont fermés,
    Et nos lauriers sont fanés,

    Nous allons partir en vacances,
    Les fleurs sont si jolies.
    Et nos lauriers, ils ont fleuris.

    Bruno Quinchez (Morsang sur/Orge le 30 juin 1995 et Paris le 2 septembre 2019)

  • Reconnaissance... version premier septembre 2019

     

     

    Reconnaissance Premier septembre 2019
     

    Rimez joies ! Ô muse ! Je loue ta reconnaissance !
    Efforts bruts déjà permis par cette bienséance
    Charmante muse, me pardonnes-tu, mon ardeur ?
    Offrandes pour toi mon cœur, mon jaloux et brailleur
     
    Nostalgie des aèdes, avec  des  lois magnifiques
    Nuances des airs, ou de ces mélodies antiques
    Affleurants, telles les jolies fleurs du bonheur
    Ignorant ton icône vécue et ta douce chaleur
     
    Sûrs espoirs,  ce sont tes sourires doux et soyeux
    Saluts des songes, de brèves amours, chant joyeux
    Amours nues, reflets de tes poèmes  profonds
     
    Nuits  calmes ! Ô secrets ! Tous les aruspices sans fonds
    Calmement voir les petits matins et aussi mes babils féconds
    Etablissant ainsi tes lois ! Cela pour tous ! Ô lits amoureux !   

    Bruno Quinchez (Morsang sur/Orge mars 1994 concours l’oiseau Lyre
    et Paris le premier septembre 2019)

     

  • Archipel du QI.

     

     

    Archipel du Q.I.

    Je trouve qu’elle a un très bon quotient d’attraction Q.A.
    Mon quotient d’affection est élevé,
    Pour tout vous dire, elle a aussi un bon Q.B.
    En bref son quotient de beauté est très grand,

    Elle possède aussi beaucoup de charme et de candeur
    Elle travaille son Q.C. Quotient de charme
    Je brûle dans mon cœur d’un important Q.D.
    Gros quotient de désir qui s’amplifie quand je la vois,

    Elle augmente dans des proportions considérables,
    Mon quotient émotionnel mon Q.E.
    Elle a un sacré quotient de féminité,
    Son Q.F.. Telle que j’aime en elle, ah ! Cette sacrée nana,

    Son Q.G. M’afflige, pauvre de moi qui l’aime,
    Le quotient de galipettes est malheureusement très élevé,
    Et cela me provoque un important Q.H.
    Quotient d’horripilation, quand je connais tout cela,

    Elle possède un bon Q.I. Ça je le sais,
    Mais celui là, je l’appelle le quotient d’idéalisation.
    Le Q.J. Ou le quotient de jouissance,
    Qu’elle me donne explique peut être mon Q.K. !

    Mon Q.K. Ou mon quotient de Kid,
    C’est celui d’un mâle. Ou d’un amant parmi d’autres,
    Son Q.L. Le quotient de lecture de ses désirs,
    Je dois le dire franchement est tellement facile à décrypter,

    Mon Q.M. Quotient de maladresse assez important, je l’avoue,
    Malgré tous mes embarras, je crois que je lui plais pourtant beaucoup,
    Mais je sais aussi qu’elle abuse de mon Q.N.
    Mon quotient de naïveté. Ça c’est sûr, elle en profite la garce,

    Mais je ne pourrais jamais les Q.O. Avec elle,
    Car ses quotients d’atteintes d’orgasmes sont sublimes.
    Et je vous le dis, elle a malgré tout un bon quotient Q.P.
    Ce quotient de plaisir qu’elle me donne quand je suis avec elle,

    C’est un peu Q.Q, Cela je le sais et je vous l’avoue franchement,
    Mais j’aime beaucoup ce subtil quotient de quintessence,
    Car elle reste mon meilleur Q.R. Qui vit dans mon cœur,
    Quotient de rêve, de rébellion, de réalité et de repos,

    C’est à cause de son Q.S. Quotient de satiété sexuelle,
    Ou de socialisation et de sympathie sentimentale,
    Coté Q.T. C’est le nirvana car quand je suis en elle,
    Mon quotient de transe est au maximum, et c’est extra,

    Coté Q.U. Je peux dire que le cul que j’adore,
    Voilà un quotient universel qui est bien partagé,
    Pour cuver toutes ces belles choses avec du bon vin
    Je vous parle encore du quotient de vénération vinicole,

    A moins que vous vomissiez tout dans la cuvette des w-c,
    Votre quotient de whisky, Q.W. Pour une cuite sans eau plate,
    Pour le Q.X. Je pense que vous connaissez tous, une inconnue,
    Avec un bon coefficient de profil aérodynamique,

    Ces deux Q.Y. Quotient de beaux yeux, mes mirettes dans ses mirettes,
    C’est toujours un bon quotient pour une femme, premier contact préliminaire,
    Le Q.Z C’est avec ça qu’on les fait craquer, le Q.Z. C’est le plus facile,
    Rien n’est plus important que le quotient zygomatique.

    Faites-la rigoler c’est déjà gagné !

    Bruno Quinchez (Morsang sur orge le 10 avril 1996)

  • O prêtresses ! O tendresses ! (Version II)

     

     

    O prêtresses ! O tendresses ! (Version II)

    Je l’aime tout entière, cette cruelle grande dame,
    Qui intiment cachée dans ses rêves secrets, se pâme,
    Et moi banal luron sentimental, je m’enflamme,
    Sortilèges ou charmes, elle incendie mon cœur et mon âme

    Je vous aime inaccessibles, orgueilleuses ou pures madones !
    Qui nous confiant vos trésors enfouis, vous vous abandonnez,
    Et fleuronnant, fleurissantes ou affriolantes matrones,
    Et nous montrant le noble manoir et l’écu, vous blasonnez

    J’aime les jolies béguines, bienveillantes et prudentes demoiselles,
    Qui prient, de toutes leurs âmes et de tout leur cœur, les cieux,
    Leurs sévères voilent blancs, cachant les promesses perpétuelles,
    Affermissent nos vies et nos inclinations et qui ont ce rire radieux

    J’embrasse et je m’embrase, lèvres pulpeuses de brune,
    Qui d’un sourire entrevu, et qui d’un seul regard, allume,
    Des brasiers incroyables dans notre cœur, aimable fortune,
    Qu’avec des œillades brûlantes et impérieuses, elle écume

    J’aime rêver, rêverie d’exil, ce rêve simple des vierges blondes,
    Qui s’éloignent, en laissant aller et tourner, le grand monde,
    Pour habiller la vie de dieu, silencieuses comme des Jocondes,
    Cachées, ces recluses adoucissent nos voix, dans la retraite profonde

    J’aime m’endormir sur les délicieuses, les langoureuses rousses,
    Qui dodelinant habilement de la hanche, se trémoussent,
    Exhibant des fraîcheurs fleuries sur de pâles frimousses,
    Fleurs et grains de son, sur peaux rosées qui sont si douces

    J’aime entrevoir, bien dissimulés sous la bure, les petits seins,
    De la chaste, la prude, l’honnête et très sage, la pieuse nonne,
    Qui durant la prière d’amour divin, tempère humblement nos desseins,
    Qui juge, à coup sûr, nos esprits malicieux, et d’un sourire, elles nous pardonnent,

    J’aimerai longtemps, flatter complaisamment et caresser, les belles fesses,
    D’une exquise bien-aimée, ma câline, voluptueuse et lascive maîtresse,
    Qui est très aimable, désirable et craquante, o cette chère diablesse !
    Avec des serments de vastes élans, d’affectueuses et de vives caresses

    J’aime boire, source claire d’infini, aux grands et paisibles yeux,
    Des aimables médiatrices, les épouses austères du souverain bon dieu,
    Qui l’ont pris, inlassablement et perpétuellement, cet unique vœu,
    Et qui ont laissé se perdre leur passé, présent tranquille et vertueux

    J’aime beaucoup cajoler et honorer, le cul dodu,
    D’une déesse, Vénus callipyge… ô belle compagne nue !
    Qui m’accorde ses biens, et qui m’abandonne un secret joufflu,
    Des petits riens, chairs rosées et fesses insurgées d’ingénue

    Je me voue aux déesses, pour me rendre à ces grands-messes,
    Célébrées pour elles, bonheur de fougueuses richesses,
    Caresses et baisers, mon amour, mon ivresse Ma pécheresse,
    Pour surprendre, ô lunes débridées ! Dans un lit, leur hardiesse

    O moitié ! Mater Déméter ! Comble de ruses et de feintes,
    Epouses vulnérables ! O vous les mères inlassables ! O les molles empreintes !
    O flammes ardentes ! Lumières fugitives, o lunes enceintes !
    O flamme chaste d’eau douce et pure ! O les désinvoltes étreintes !

    Belles armes d’Eve, fantasme universel, je t’évoque,
    Belles âmes des cieux, semblable énigme, je t’invoque,
    Belles dames, entrez dans nos vies, silences et paniques,
    En toi, ô loi ! Toi, blason de femme ! Con doux et magique

    Et toi, demi-nue, espérant vivre en affranchie ô troublante érotique !
    Oh dame ! Pour tes deux seins presque ébauchés, je donne ma tendresse,
    Et une gêne prude pour tes reins cambrés, belle et coquine impudique !
    Bergère prodigieuse ! Femme sans mesure ! O fée ! Hétaïre ou princesse,

    Bruno Quinchez (Morsang sur orge le 15 janvier 1996 Paris 27 août 2018)

     

  • Piano...

     

     

    Piano...

    Depuis quelque temps, il jouait là, sans un seul mot
    Méditant le temps qui passe, il s’assit à son piano
    Et calmement il joue tout aux sons d’un grand lamento
    Avec ses notes à lui sont toute à lui en fa, en ré, en do
     
    Dans un air sans logique, une musique rêvée
    Des rêves musicaux entre deux airs du passé
    J’avais en moi-même, mes quelques réminiscences
    Je tapotais sans conviction et de petites cadences
     
    C’était là, une musique faite, pour de grands airs inconnus
    Entre des riens rêvés qui chavirent et qui s’imposent
    J’allais de si et de là, entre deux airs de bienvenue
    Pour moi la vie, c’était des musiques virtuoses
     
    Oui le piano, dans ma nuit personnelle, il joue encore
    Et ainsi le temps de vivre, il passe sans décors
    Ne jamais oublier tous les mots qui sont toujours blancs
    Vivre cette musique comme un présent innocent

    À ce jour, j’étais assis et je jouais, pour mon piano
    C’est un bidule trop infâme, un son de la marque Casio
    De ceux qui jouent vraiment de ces airs très faux
    Mais vous ai-je dis aussi qu’il joue sans défaut

    Non ! Moi ! J'ignore le solfège, je suis un ignorant
    Non pas un mécréant ! Ni un grand méchant !
    J’aime jouer des notes, qui se suivent et qui fluctuent
    Le barbare en moi, il ignore toutes les notes, qui sont perçues

    Il jouait du piano debout ! Est-ce un détail pour vous
    Je ne sais pas ce qui est raisonnable, ou ce qui est trop flou
    Il y a des choses que j’aime, et quelques histoires de mon vécu
    J’ignore que dire, entre des histoires de cœur, et des histoires de cul

    Le piano, c’est un instrument parfait, qui est toujours bien accordé
    Entre le sol le fa et le si la gamme elle est toute là ! Des sons bien ordonnés
    Le Bruno, il ne sait que dire ! Parfois il aime, parfois il n’est pas pertinent
    J’ignore ce qui aurait dû être, dans ma vie, et de tous ces vécus, tous ces moments

    Une petite dame musicienne, qui aimait en moi, le poète un peu zazou
    Mais je sais aussi une peur, car pour elle, j’étais hélas cet homme beaucoup trop fou
    Danièle est morte, mais j’aime  toutes chansons vivantes qu’elle nous laisse
    L’amour ? C'est cette chose fragile ! Parfois que dire, sans des histoires de fesse ?

    Bruno Quinchez Paris le 27 août 2019