Archives du passé 2

  • Un copier coller sur un vieux truc du passé

    Bêtise du 16 mars 2008 bis

    Vous savez quoi ?  Google existe aussi en latin ! J'ai eu la surprise de voir dans les moteurs de recherches référencés dans les statistique menant à mon Blog,une recherche vaticanesque en latin où j'étais dans les items

    Tela Imagines Circuli Index
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    Excogitata Investigatio

    Optiones

    Tela     Eventus 1 ad 2 ex 2 exploratus "Passent les temps" "passent les semaines".  (0.13 secundae)

    Bénédiction des Rameaux par le pape Benoît XVI

    Passent les temps et passent les semaines, Ni temps passé ni les amours reviennent... », chante Apollinaire avec nostalgie. Avec la résurrection du Christ, ...
    eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=1603082_evangile - 8 hours ago - Paginae similes
    Blog-Victor-Razemotte

    Passent les semaines, Passe le temps .... Passent les temps aussi Sous le pont passe Les éternelles ondes lasses Et passent les amours ...
    victorugueux-razemotte.typepad.com/blogdebquinchez_/ - Paginae similes

    Ut tibi proventus ad rem maxime pertinentes exhiberentur, indicis elementa nonnulla his 2 hic exhibitis simillima praetermisimus.Si libet, investigationem iterare potes inclusis quae hic praetermittuntur.

    Investigare inter eventus | Instrumenta de Linguis | Investigationis Praecepta | Tri Google Expriemtalen Ad Protocollum Googles - Omnia De Google

    ©2008 Google

  • Quelques feuilles mortes entre Paul Verlaine et Jacques Prévert

    Chanson d’automne Paul Verlaine

    Les sanglots longs
    Des violons
    De l’automne
     
    Blessent mon coeur
    D’une langueur
    Monotone.

    Tout suffocant
    Et blême, quand
    Sonne l’heure,
     
    Je me souviens
    Des jours anciens
    Et je pleure

    Et je m’en vais
    Au vent mauvais
    Qui m’emporte
     
    Deçà, delà,
    Pareil à la
    Feuille morte.

    Paul Verlaine, Poèmes saturniens

    Les feuilles mortes Jacques Prévert

    Oh! je voudrais tant que tu te souviennes
    Des jours heureux où nous étions amis
    En ce temps-là la vie était plus belle,
    Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui

    Les feuilles mortes se ramassent à la pelle
    Tu vois, je n'ai pas oublié...
    Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
    Les souvenirs et les regrets aussi

    Et le vent du nord les emporte
    Dans la nuit froide de l'oubli.
    Tu vois, je n'ai pas oublié
    La chanson que tu me chantais.

    C'est une chanson qui nous ressemble
    Toi, tu m'aimais et je t'aimais
    Et nous vivions tous deux ensembles
    Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais

    Mais la vie sépare ceux qui s'aiment
    Tout doucement, sans faire de bruit
    Et la mer efface sur le sable
    Les pas des amants désunis.

    Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
    Les souvenirs et les regrets aussi
    Mais mon amour silencieux et fidèle
    Sourit toujours et remercie la vie

    Je t'aimais tant, tu étais si jolie,
    Comment veux-tu que je t'oublie?
    En ce temps-là, la vie était plus belle
    Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui

    Tu étais ma plus douce amie
    Mais je n'ai que faire des regrets
    Et la chanson que tu chantais
    Toujours, toujours je l'entendrai!

    C'est une chanson qui nous ressemble
    Toi, tu m'aimais et je t'aimais
    Et nous vivions tous deux ensembles
    Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais

    Mais la vie sépare ceux qui s'aiment
    Tout doucement, sans faire de bruit
    Et la mer efface sur le sable
    Les pas des amants désunis.

    Jacques Prévert Paroles 1947

  • Alternances

    ALTERNANCES
     
    Soleils qui se couchent, dans des embrasements de lumières
    Soleils des petits matins de brumes, avec la rosée qui passe
    Soleil impérial des tropiques, sous des lumières très chaudes
    Soleil de minuit, qui annonce tous ces jours interminables
     
    Lune qui va et qui vient, Lune croissante, Lune Décroissante
    Pleine Lune comme une femme enceinte, ou une lanterne ronde
    Quelques jours qui passent, les étoiles et toutes les planètes
    Matin pour Lucifer, et le soir pour Vesper, dans nos vies évanescentes
     
    Un temps des astres, un temps des hommes et le calendrier
    Les fêtes de saints, les prévisions, pour la saison des semailles,
    Quelques fous qui mettent leurs noms, sur des dates très amoureuses
    Un roi et ses sujets, l'ordre d'un monde, qui ne change pas
     
    Un jour qui vient, et le peuple qui rêve d'un lendemain meilleur
    Des grands hommes, pour beaucoup de petits hommes qui meurent
    De doux rêveurs, sous une Lune pâle, ceux là, ils espèrent un ciel plus juste
    Et quelques révolutions de Lunes, des absences, pour leurs destins
     
    Je sais alors discerner dans les astres, ce que des astrologues prétendent
    Doucement une Lune bleue, une Lune rouge et un parsemis d'étoiles
    Elles écrivent sur le papier de notre Histoire, des histoires très violentes
    Je ne sais percevoir dans ce ciel ordonné, une vraie bonté pour les hommes
     
    Chaque matin qui vient, moi très tôt je regarde ce ciel sans nuage
    Je vois un soleil qui se lève encore, sans me poser de mauvaises questions
    Et je sais parfois, une Lune qui me parle, de temps  passés sans elle
    Je songe alors à toutes les Lunes de  mon calendrier, et j'en souris

    Paris le 19 décembre 2014

  • Lumière descendante, Lumière ascendante

    Lumière descendante, Lumière ascendante
     
    C'est assez fou  de voir les saisons qui influent les gens fragiles
    Dans un soleil pâle d'un hiver où les jours se raccourcissent
    Et déjà il y a de ces fantômes sinistres qui  les possèdent tous
    Entre des morts ou de ces démons sortis de leur propre enfer
     
    La fin du monde est une idée qui revient toujours  avec  cette période
    Ce concept,  il est partagé par les gens qui habitent  de hautes latitudes
    Il ne viendrait pas cette idée pour des gens qui sont aux tropiques
    Ils ne savent pas ces pensées qui sont liées aux saisons chez nous
     
    Dans mon cœur et  dans les hivers les plus sombres, je sais un soleil
    Et je pense à Noël qui est avant tout la fête de la lumière qui revient
    Même si je pense aussi à tous ces enfants qui osent encore rêvasser
     
    Je vous souhaite à tous, de la chaleur, de la lumière et de l'amour
    Noël! La fête de la nativité, elle est aussi une fête du solstice d'hiver
    Je vous souhaite donc à  vous tous, le bonheur de ces fêtes partagées

    Paris le 18 décembre 2014

  • 3 Poèmes de Famille

    L’Arcluses

    Il est des maisons éparses au pied d’un géant,
    Des maisons de maître, de fermiers, de viticulteurs,
    Ces belles maisons sont des lieux propices aux enfants,
    Qui viennent se protéger à l’ombre de ses hauteurs,

    Il y a juste au-dessous la ville de saint Pierre
    Et entre les vignes et l’autoroute, le chemin de fer,
    Qui va de Chambéry à la ville du roi Albert,
    Ce n’est pas le Mont blanc, ni le grand Eiger

    Mais simplement cette montagne, notre géant à nous,
    Arcluses, dont nous pouvons dire que nous en sommes les poux
    Des petites fourmis qui y rêvent quand elles y grimpent,

    Les gens du pays l’ont toujours vue, comme éternelle,
    Pour celui qui y monte, c’est la montagne, la très belle,
    Des générations de fourmis y montent et y regrimpent,

    Bruno Quinchez Morsang sur orge le 14 juillet 1996


    Le charme des Charmettes

    Les Charmettes, assises dans les hauteurs de Chambéry,
    Ont ce charme indéfinissable de nos souvenirs chéris,
    La paix et le calme des grands territoires préservés,
    Par des années de vie sans histoire, car bien enclavées,

    Entre la montée de saint Martin et la maison de Jean-Jacques,
    Les fleurs y poussent bien protégées du bruit des automobiles,
    Les cloches du carillon y sonnent l’heure calme de la ville,
    De même les troupiers, à cet endroit des salves de fusils claquent,

    Il y pousse un cèdre plus que centenaire, une vénérable essence,
    Les saisons n’ont langueur sur les plantes et sur cette préférence,
    La mémoire d'Arthur Bertin y est gravée, le marbre de nos souvenirs,

    Vieille habitation de la famille qui regarde la croix du Nivolet,
    La vie des hommes n’y passe, brève, un vague feu follet,
    Une immortalité que des pierres choisissent pour s’anéantir
    .

    Bruno Quinchez Morsang sur orge le 26 août 1996

    La maison du Chaney

    La maison est située tout en haut de saint Jean de la porte,
    Les gens du village disent que c’est le château, mais peu importe,
    C’est une vieille résidence de famille, d’abord Arminjon, nos aïeux,
    Puis elle est maintenant dans la famille Delachenal, pour le mieux

    Lorsqu’on visite cette maison, on voit un mur de pierres qui l’assiège.
    Au portail, il y a deux grands marronniers, des gardiens qui la protège.
    En pénétrant dans la cours en été, l’air est embaumé par le magnolia,
    La façade est envahie de glycine qui pousse avec une grande maestria,

    Puis lorsque l’on est entre, on peut aller, soit vers la ferme, soit le jardin,
    En allant vers la ferme, la fontaine fredonne des contes liquides et cristallins,
    Dans cette ferme, on a encore en mémoire des confidences exquises et des souvenirs,

    Cote jardin, il y a de multiples fleurs, des soleils dahlias et des rosiers s’exhalant,
    Des arbres fruitiers, des poires, des figues, des prunes et des noisettes pour les enfants,
    J’aime cette propriété et j’aurais encore mille histoires et tant de choses à vous dire,

    Bruno Quinchez Paris le 6 octobre 1997

     

  • Une symphonie déconcertantes

    Symphonie déconcertante

    J’entends parfois le rossignol picole et il boit sa gnôle et se dope
    Tandis que le corbeau noir et aigris, il jette sa cigarette et écrase sa clope
    Le concert est fini maintenant et je vois les deux oiseaux qui se taisent
    Ils comptent leurs envolés lyriques, et tous leurs chants de la grande baise

    Là-haut ! Ils volent l’attention des auditeurs, et ils s'envolent sans bricole
    Une colombe passe, on lui tire dessus, et elle se prend des tonnes de plomb
    Non ! les oiseaux, ils ne sont que des fantaisistes sans chef et ils rigolent
    Un chien qui aboie dans ma rue, il exprime une opinion qui est de fond

    Les humains, ils se sont absentés et ils ne sont plus sur la scène
    Le scénariste, il a changé le scénario, et je vois toute la vie qui se démène
    Babar l’éléphant qui revendique le droit d’être un roi et qui soit sans problème
    Je sais bien tous ces personnages du passé parmi tous ceux que j’aime

    La symphonie sibylline des sillons, et des microsillons sans remords
    L’oiseau en moi qui se tait et il laisse aller, cela sans qu’il n’ait fait de torts
    Un chien sage se lève et il déclare que demain, ce sera beaucoup mieux
    J’ignore si les hommes,ils se prennent pour de chiens ou pour des Dieux

    Je vois l’oiseau là-haut sur la branche qui essaye de parler du bonheur
    Un vieil humain regarde l’oiseau et il lui tire dessus avec un regard mauvais
    Tandis que l’oiseau, lui il chante et il chie toute la vie et tous ses airs bien trop niais
    L'homme assis se demande encore : Mon Dieu ! Qu'est-ce que le malheur ?

    Un chien chef d’orchestre qui bat la mesure avec sa queue, le rossignol chante
    Je sais des animaux bien plus vivants que vous et moi, ceux-là qui me hantent
    Un matin de l’an dix-mille je ne savais plus, si sur Terre il y avait des hommes
    Comme je savais ces animaux et ces esprits, je les savais et nous sommes

    Dans une musique tourmentée et absente, j’entendais l’âme des hommes
    Mais où étaient-ils donc ? Je ne connaissais que des médias bavards et des formes
    La symphonie du nouveau monde avec des trilles, des aboiements et des miaulements
    J’oubliais le violon et le piano, je savais certains compositeurs dans les plus déments

    La musique concrète, elle avait oublié l’Homme et elle composait avec les animaux
    Les singes avaient-ils inventé une musique, celle-là qui soit vraiment universelle
    Beethoven, Debussy, Ravel et Mozart, eux ils songeaient à un monde plus beau
    Tandis que moi je connaissais une détresse entre un rien du tout et une pensée virtuelle

    Paris le 30 octobre 2016

    Symphonie deconcertantesymphonie-deconcertante.mp3 (551.73 Ko)

  • Nous, Dieu et L'âne

    Nous, Dieu et l’âne

    Là-haut dans le ciel entre les nuages... Oui ! Tout là-haut
    Le barbu éternel s'il existe et qu'il nous regarde vivre
    Il nous voit de son ciel lointain, en tout petit, petit
    Comme une colonie de fourmis, qui grouille et qui prospère

    Des fourmis qui auraient envahi toute la terre
    Mais y a-t-il un Dieu aussi pour les petites fourmis
    Un Dieu pour les ânes, les carottes et les poireaux,
    Quelque part le jardinier céleste, il est bien absent

    Et je vois ce jardin ou nous vivons, il est en grand désordre
    Mais y a-t-il un vraiment jardinier, qui soit là-bas tout là-haut
    Moi! Un petit homme je me sens parfois responsable de ces vies
    Mais je reste vraiment impuissant et sans réaction comme un âne bâté

    Un âne ? On dit que c'est très intelligent, cela vous le savez
    Car Il a ce pas qui est si sûr qu'il va dans tous les chemins
    Mais qui donc de nos jours connait on vraiment la sagesse de l'âne?
    Je vois des fous terribles, ici, là et là-bas qui ratiboisent tout

    Parce que le ratiboisage de toutes choses vivantes, ça fait de l'argent
    Alors combien vaut-il ce Dieu? En ces temps de commerciaux
    Cela je ne le sais pas trop, car Dieu il se cache par sagesse
    Un Dieu qui est tout puissant et des marchands aventureux

    Non ! Il vaut mieux car ça serait aussi un marché juteux pour eux
    Déjà on vend cher des trucs insensés aux divers noms de Dieu
    Et les curés, les pasteurs, les mollahs, les rabbins, bref tous les clergés
    Ils nous vendent de la bonne conscience contre une rétribution

    Mais je pense encore à cet âne rétif et sage et à son fardeau
    Dans un monde chaotique et qui est peu sûr, il y a là un homme
    Sur un âne rétif mais lui il lui évite tous les obstacles du chemin
    Cet âne sage, il rassure son maitre qui avance sur un chemin escarpé

    Paris le 12 octobre 2015

    Nous, Dieu et L'ânenous-dieu-et-l-ane.mp3 (401.94 Ko)

  • Un vieux texte de mes archives Dans (Version I)

     

    Dans (Version I)

    Dans tes yeux, cette mer immense de nos origines,
    Dans cette mer, l’huître, accrochée aux rochers,
    Dans l’huître, la perle irisée de mille feux,
    Dans la perle, l’iris de tes grands yeux,

    Dans cet iris, la phosphorescence de myriades d’étoiles,
    Dans ces étoiles, la perspective, infinie de notre univers,
    Dans ce gigantesque univers, seuls nous-deux,
    Toi, tu me souris, pour la beauté de ce jour,

    Moi, ton unique amour, je te réponds, bonjour !
    Je suis le pied noueux des vignes du seigneur,
    Tu es, l’amphore antique, sous la mer,
    Tu me mèneras dans le plus secret de tes rêves,

    Je crois, que maintenant,
    Mon trop long sommeil s’achève,
    Frêle embarcation, sur tes ondes sinueuses,
    Lentement, bercée, de la vague rythmée, le ressac,

    Tel un soc, j’avance, sur ta surface, calme et sereine,
    Je t’effleure, je vais, j’évolue comme la figure de proue,
    Je suis ce galion ancien, et je suis chargé de ton or,
    J’aime le sillon que je marque sur toi,

    Osmoses, en toi, la mer de tous les abîmes,
    Présences et mémoires, de l’éternité,
    Des cycles lunaires, des marées,
    Dans tes ombres, il y a ces abysses,

    Ces abîmes, qui cachent tes secrets,
    Obscurité des cavernes,
    Densité d’un désir, lourdeurs de la chair,
    Épanouissement des sens, senteurs marines,

    Ta marée, la plus intime,
    Irisations, rosées, nacre de la femme,
    Je goûte les embruns salés

    Fusion de nos corps enlacés,
    Union de nos cœurs, affolés,
    Je suis dans ta profondeur et j’y nage,

    Tu m’entoures, tu m’envahis, je m’y noie,
    Chaude mère, qui m’a enfanté,
    Chaude mer, de nos origines,
    Chaud fœtus de mon origine,

    Bruno Quinchez (Morsang sur/Orge 1979 1988
    Paris 1989 Morsang sur/Orge juin 1995)

    Dans premiere versiondans-premiere-version.mp3 (453.88 Ko)

  • Un vieux texte de 2000 Les fantasmes, les souvenirs et les odeurs (version avril 2000)

    Les fantasmes, les souvenirs et les odeurs (version  avril 2000)

    La bonne odeur du pain
    Qu’a pétri la main du boulanger,
    L’odeur du café que l’on a versé
    Dans la tasse aux petits matins,
    Le goût sucré de la mie de pain
     Que l’on a longuement mastiquée,
    Le goût de noisette et le goût du beurre frais,
    La blancheur du yaourt
    Dans la cuillère que l’on avale
    Et l’odeur âcre de l’ozone
    Dans les petits matins de l’hiver,


    Le souvenir encore tiède du lit défait,
    L’odeur de cette femme que j’aime
    Et l’odeur de l’homme.
    Une odeur de cul,
    L’odeur du sexe et du phallus
    Après cette intense jouissance.
    Le goût de sa salive dans ma bouche
    Et ses seins que j’ai pétris,
    Ballochés et chamaillés,
    Et mon sexe durcit par l’envie
    De recommencer encore et encore.
    L’odeur encore chaude du plaisir partagé
    Et les draps froissés
    Par le mouvement chaotique de la passion.

    Le souvenir ensoleillé d’un bel et bon été,
    L’odeur de l’herbe dans la campagne brûlante,
    L’odeur du foin fraîchement coupé
    Et la senteur des fleurs.
    L’odeur des foins séchés dans la grange
    Où nous nous cachions !
    L’odeur des arbres par cette lumineuse journée,
    Cette odeur insistante du magnolia
    Dans le jardin des souvenirs.
    L’odeur de la terre humide
    Par les soirs d’orages,
    L’odeur des roses au  temps
    Du début de l’automne,

    L’odeur de l’automne,
    Cette odeur de feuilles mortes qui se décomposent.
    L’odeur de la mort, cette odeur de novembre,
    L’odeur du premier et du onze novembre.
    Une odeur de charogne, une odeur d’encens brûlé.
    L’odeur de la tranchée,
    L’odeur de la messe de souvenir des morts.
    L’odeur des poilus, tous ceux qui puent ensembles et pour toujours,
    Ce mélange d’odeurs de pieds, de sueurs et de terreur froide
    Avec l’odeur de merde dans la boue de la tranchée.
    Cette odeur de tous ceux qui chient dans leurs culottes.
     L’odeur des gaz, de la poudre et des morts qui pourrissent.
    Cette odeur, celle de la chair martyre, de la chair à canons,
    L’odeur affreuse de la souffrance,

     

    L’odeur des femmes dans la maison close,
    Cette odeur de moisissures
    Qui est l’odeur de toutes ces femmes qui se fanent.
    L’odeur des mères maquerelles
    Cette odeur d’un parfum de quatre sous
    Et l’odeur des huîtres
    Celles que consomment les clients.
    L’odeur de la môme crevette
    Cette odeur de la servitude
    Ou aussi cette odeur de la lassitude,
    L’odeur des solitudes.
    Ce ne sont qu’odeurs de pisse
    Et des parfums éventés,
    L’odeur des putains qui s’étiolent,

    L’odeur des enfants,
    Une odeur sucrée de barbe à papa
    Et le goût des caramels mous
    Qui collent aux dents.
    L’odeur des pétards
    Qui explosent dans la bouse de vache.
    L’odeur des feux de Bengale,
    L’odeur du bal du quatorze juillet
    Et l’odeur des premières cigarettes,
    Celles qui font tousser
    Une odeur de tabac brûlé
    Qui nous fait oublier toutes les bonnes odeurs.


    L’odeur merveilleuse du premier désir.
    Ce goût et cette odeur du premier baiser
    Que nous osons donner.
    L’odeur évanescente
    Des premiers matins de notre enfance,
    L’odeur de la confiture
    Qui cuit dans les marmites.
    Toutes ces odeurs qui fondent notre enfance,

    L’odeur de l’ouvrier ? Je ne sais pas
    Et je ne saurais peut être jamais ?
    Et peut-être même j’ignorerais
    L’odeur du con d’Irène Maïaskowskaïa
    Cette russe, membre de la Guépéou.
    Le con Irène est une odeur de soumission au parti
    Qui a l’odeur de la sueur du prolétaire
    Et l’odeur du parti désincarné, c’est une odeur
    Qui reste hors de nos vies.
    Je me demande quelle était
    L’odeur de Staline ?

    Je n’ai jamais su
    Si le nazisme était ce fantasme
    D’absence d’odeur pour Adolf Hitler ?
    Le führer n’a-t-il jamais senti
    Cette odeur du sang et de la sueur
    Et n’a-t-il rêvé du surhomme
    Que dans un monde inodore,
    Sans sueurs ni attractions sexuelles ?
    Pour moi le nazisme était
    Ce fantasme d’absence des odeurs.
    Un fantasme et la saveur
    De l’idée de l’idéal…
    Il y a aussi l’odeur de l’indicible du wagon
    Où les humains sont entassés.
    Cette odeur évanescente
    De la nuit et du brouillard.
    L’odeur des camps
    Et l’odeur incantatoire
    De ce nègre qui a peur.
    L’odeur jalouse de ces juifs
    Que les nazis haïssent,
    Ces odeurs si particulières
    Que respirent les nez aryens.
    En Europe occupée
    Cette odeur de la collaboration
    Celle des bons pères de familles.
    L’odeur de ces fantasmes,
    Cette odeur de l’horreur
    Et cette odeur des honneurs,


    L’odeur des pieds qui est odeurs des poètes.
    Celles-ci qui sont ses odeurs d’humains trop humains
    Et celles-là qui sont aussi
    Celles de tous les hommes libres et vivants.
    L’odeur de ces humains tellement humains
    Et l’odeur florissante des printemps.
    Les effluves des fleurs
    Qui nous étourdissent et nous émoustillent.
    L’odeur de la joie et de la liberté de s’aimer
    Et l’odeur de la permanence de la femme.
    L’odeur des enfants à naître.
    Tout ce qui fait l’honneur,
    La joie et le charme de nos vies.
    Oui ! La vie possède une odeur et vivre
    Ce n’est pas un fantasme

    Quelle est l’odeur de la télévision ?
    Rien ! Néant ! Ce qui est pire que la mort !
    La télé n’a pas d’odeurs
    Donc la télé n’existe pas !
    L’odeur des souterrains,
    Le métro dans la capitale,
    Un parfum de synthèse pour masquer
    L’odeur des humains, les S.D.F.
    Cette odeur de pieds
    Et de crasse, d’hommes bien humains…
    L’odeur de la mort
    Et l’odeur des gens biens vivants.

    Le goût du terroir
    c’est le sang de la terre
    Ou parfois l’odeur terrible
    de la souffrance,
    Cette odeur du sang impur
    Que verse le citoyen de France
    L’odeur triste de la guerre
    Et l’odeur de la pureté.
    L’odeur de la pureté ethnique,
    C’est une odeur de poudre et de napalm
    Ou encore le goût de cet alcool fort,
    Le goût de gin, le goût de vodka.
    Le goût de l’eau douce,
    Le goût des pommes de terre sans le feu
    Et l’odeur de l’essence absente, un goût du vide.
    L’odeur du gazole
    et le bruit des blindés,
    L’odeur de la sueur.
    L’honneur de soi-même,
    La peur de l’autre
    et l’odeur des souvenirs…
    L’odeur des fleurs,
    l’odeur de la femme bosniaque
    Et l’odeur de cet enfant qui sera serbe.
    L’odeur de l’hiver, l
    ’odeur de l’ozone,
    L’odeur du vide
    et toujours, l’odeur de la vie.

    L’odeur de la femme humée
    Cette odeur que possèdent
    les petites filles
    Tutsis, afghanes ou algériennes.
    L’odeur et la peur de l’homme
    Que l’on égorge aux noms de dieu.
    L’odeur et le goût du sang,
    Ces odeurs de la vie…
    Non ! Je le dis et je le crois
    Nos vies ne sont pas des fantasmes !
    Non ! La vie n’est pas un opéra !
    La vie n’est pas un concept
    Ou une belle et vaine abstraction lyrique.

    L’odeur de ses saints
    Qui sont morts dans l’amour de Dieu
    Et l’odeur des seins
    Tétés dans nos tendres enfances.
    L’odeur de toutes ses bonnes choses
    Que nous ne pouvons oublier.
    L’odeur du pain partagé
    Que nous rompons en commun
    Et le goût des vins forts.
    L’ivresse des alcools
    Cet alcool pur et si dur qui vous désintègre.
    Les odeurs aimées et l’odeur inodore,


    Le nez de la belle Cléopâtre
    Et les senteurs fortes de l’orient.
    L’odeur puissante de Jules César
    Et la puissance de la femme.
    Cette odeur des fantasmes
    Et l’odeur jamais oubliée des souvenirs.
    L’ardeur de la vie et l’ardeur du passé.

    Bruno Quinchez Paris  texte remanié le 6 avril 2000

    Les fantasmesles-fantasmes.mp3 (1.57 Mo)

  • Poèmes qui ont été faits sur le site techno-sciences Chronique et Dialogues

    Poèmes qui ont été faits sur le site techno-sciences Chronique et Dialogues

    Quatrain

    Dans une ménagerie il vaut mieux savoir manier le fouet
    Mais en amitiés comme en amour il n'y a pas ce jouet
    Il est plus bien plus judicieux de vouloir tenter un sourire
    Même si parfois dans le cœur c'est encore bien pire

    Bruno Quinchez dans ses œuvres

    Le vingt-deux septembre, début de l'Automne

    C'est déjà l'automne qui arrive à Paris
    Un soleil jaune, très pâle et sans chaleur
    Rayonne doucement d'une lumière affaiblie
    C'est la fin des grandes lumières de l'été

    C'était aussi l'anniversaire de mon père
    Mais ce n'est que le début de l'automne
    Guillaume Apollinaire dirait automne malade
    Moi je ne dis que lumière très affaiblie

    Pour les feuilles mortes... Ben! Ça viendra...
    Pas de blues je vais aimer cette saison
    A Paris la fraicheur est déjà de retour

    Ce n'est que le vingt deux septembre
    Et c'est la saison d'or de l'automne frais
    Automne tu viens avec tes rayons de miel!

    Bruno Quinchez dans ses œuvres

    Pourquoi j’écris ici sur le net

    Le seul truc qui est vrai
    C'est que je j’écris parce que je m'ennuie
    Alors je tapote sur mon ordi,
    Sans être vraiment dingue,

    Il faut une certaine sensibilité pour écrire,
    Et si certaines failles sont aussi là
    Ce n'est que coïncidences.
    Les écrivains poètes sentent le monde

    Plus fortement que les autres
    Et depuis longtemps tous les psys
    Cherchent la faille dans l'homme...
    Je ne fais pas exception

    J'aime écrire et pas d'autres justifications.
    Au départ j'écrivaispour mes neveux mais ils s'en foutent
    Maintenant j'écris pour moi et la postérité
    Je sais que ça me fait du bien aussi

    Il pleut

    Il pleure sur Paris des gouttes de pluies froides
    Il pleut sur la France, sur toute la France de la province
    Il neige en montagne au dessus de deux mille mètres
    Les coureurs du Tour de France attendent la fin du Tour

    Les prairies sont mouillées après la sécheresse
    L’herbe va pourrir dans tous ces temps maussades
    Sur les plages vides les vacanciers sont bien absents
    Le matin ils font la grasse matinée, le soir c’est les cartes

    Entre les jeux de cartes et les projets de randonnées
    Les amoureux qui se baladent la main dans la main
    Mangent des crêpes des chouchous et des frittes
    Mais ils sont habillés comme pour l’hiver qui vient

    La météo est plutôt pessimiste sur l’ensemble de la France
    Question température c’est l’automne en pleine saison
    Peut être que demain le soleil osera un timide rayon
    En attendant les amoureux se bécotent en regardant la mer

    Il n’y a pas de saison pour se bécoter entre deux amoureux
    Sur la plage déserte ils se tiennent par la main tout simplement
    Et ils marchent sans chercher à éviter les regards des curieux
    Sur la plage abandonnée, l’été est là mais pas le soleil

    Bruno Quinchez dans ses œuvres
    Un peu de nostalgie devant un été pourri

    Avec le temps on oublie

    Que ce soit le pire de ce que l'on n'a pas aimé
    Les mauvais souvenirs qui hantent votre passé
    Des paires de baffes ou des railleries cruelles
    De celles qui laissent longtemps leurs cicatrices

    Mais on oublie aussi les sourires, les visages
    De tous ceux que nous avons beaucoup aimés
    De ses expressions fines, de cette odeur personnelle
    Et qui deviennent ainsi des fantômes de fantasmes

    On oublie tout sur l'écran vide d'une TV en Noir et Blanc
    Qui n'est jamais passées à la couleur qu’il y a dans nos vies
    Nos vies sans reliefs avec tous ces pâles souvenirs d'autrefois

    Nous aimerions pourtant vivre un avenir en cinémascope couleur
    Dans un paradis tropical et lointain sous des soleil très exotiques
    Alors que notre tout vaste passé nous enferme en nous-mêmes

    Une œuvre du gars Bruno Quinchez

    Mon histoire

    Vous ignorez trop de choses madame
    Vous n'avez pas de droits à faire valoir
    Vous savez vaguement une vieille histoire
    Mais pour vous mes délires me damnent

    Auriez vous souri un jour ou bien l'autre
    Alors je serais sans doute été bon apôtre
    Mais il y avait aussi de la vraie grande peur
    Peut être aussi, j'aurais été un docteur

    De ceux qui changent ce monde banal
    Avec un peu d'aide, cela serait génial
    Mais la vie est trop fragile pour nous

    En savant fou... Moi ! Je le voyais déjà
    Avec toutes les trompettes de l'au de-là
    Celles qui annoncent le temps des fous...

    L’automne est las

    Aujourd’hui jeudi vingt deux septembre
    L’américain Troy Davis est mort
    Il a été assassiné de piqûres létales
    Nous! Hommes de bonnes volontés

    Nous n’avons rien pu faire contre
    Une justice aveugle et aussi raciste
    Commet un meurtre par vengeance
    Ce jour là du vingt deux septembre

    C’est l’automne qui nous vient aussi
    Si mon père était bien encore vivant
    Ça lui ferait ses quatre vingt neuf ans
    Un bel âge qu’il n’aura aussi jamais

    Temps d’automne c’est maintenant
    La mort repasse toujours les mêmes plats
    Pourtant je n’avais pas peur avant
    Mais je vois trop cette imbécile déchéance

    De ne se souvenir que de ces morts
    Et oublier la vie qui va aussi et vient
    Tous mes neveux qui me plaisent bien
    Avec les ventres ronds de nouveaux bébés

    Troy Davis est mort pendant cette nuit là
    Et malgré moi je ne sais que dire que faire
    Protester face à cette innommable injustice
    Si aux moins les juges avaient un peu d’humanité

    Je pense à mes neveux et j’oublie cette horreur
    Pas heureux de vivre dans ce monde là
    Où la peine de mort existe aux USA
    Des fois je pense à plein des choses

    Comme Buffet, Bontemps et Badinter
    Mon dieu ait pitié de tous les assassins
    Entre ceux qui meurent exécuté par piqûres
    Et les bourreaux qui officient par vengeance

    Je n’aime pas ce monde où la justice tue
    Le spectre de la juste vengeance est bien là
    Avec toutes ses armes admises pour se défendre
    Sa chaise électrique, sa chambre à gaz et ses piqûres

    Bruno Quinchez dans ses œuvres

    La chanson triste

    C'est la chanson morose
    De celles que l'on chante
    Aux temps de chlorose
    Et des tombes béantes

    La ! La ! La ! La !

    Le petit enfant qui naît
    Suce bien son pouce
    Et boit bien son lait
    Pour lui la vie est douce

    La ! La ! La ! La !

    Maman est bien là
    Avec son petit papa
    Petit bout grandit
    Il n'est plus petit

    La ! La ! La ! La !


    Petit bout va à l'école
    Il a grandit et il vole
    Comme un étourneau
    Ou un petit oiseaux

    La ! La ! La ! La !

    Le petit oiseau grandit
    Et devient petit coq
    D'une basse-cours pardi
    Le petit coq est rock

    La ! La ! La ! La !

    Petit coq chante très fort
    Il n'a pas peur de la mort
    Des amis qui l'aiment bien
    Ne lui parlent que des siens

    La ! La ! La ! La !

    Petit coq grandit encore
    Il aperçoit une belle femme
    Et en rêve quand il dort
    Il brûle d'une grosse flamme

    La ! La ! La ! La !

    Un jour ou l'autre vient
    Où il rencontre l'amour
    Son amour sera le sien
    Mais elle ne lui dit pas toujours

    La ! La ! La ! La !

    Petit coq qui meure d'amour
    Et il crève d'envie ce jour
    La vie ne vaut pas le coup
    Et il souffre beaucoup

    La ! La ! La ! La !

    Un jour on lut dans le journal
    Un homme meurt d'amour
    Pour une femme très banale
    La nuit, il n'avait pas de recours

    La ! La ! La ! La !

    Cette histoire est bien tragique
    Petit qui a grandit est mort ce jour
    Que c'est triste et pas très érotique
    Que toute mes histoires d'amour

    La ! La ! La ! La ! 

    Bruno Quinchez dans ses œuvres avec un petit emprunt à Baudelaire

    Récitation

    Un enfant se lève et il nous récite alors d’un regard
    La fable de la fontaine le Corbeau et le Renard
    L’enfant ne voit que ce corbeau vaniteux et retors
    Et le renard lui déplait aussi car il dit alors :

    Maître corbeau sur son arbre de pauvre assisté
    Tenant dans ses mains le sort de la France
    Monsieur du Renard par son bulletin très désiré
    Avait devant lui, tous les rêves d’une belle enfance

    A ces mots le maître de la classe le reprend
    Non Kévin! Ce n’est pas la fable! Si tu comprends
    Maître corbeau avait un fromage dans son bec
    Et maître renard voulait faire bombance avec

    Kévin très surpris lui répondit vous savez monsieur
    Quand je vois mon père qui me parle avec sérieux
    A ses électeurs et tous les gens de notre commune
    La fontaine est bien vieux et ma récitation plutôt opportune

    Kévin je ne doute pas que ton père est notre maire
    Mais pour les récitations, il y a encore fort à faire
    Sans doute ta morale vaut-elle celle de La fontaine
    Mais sache Kévin que ta récitation est une calembredaine

    Kévin lui répondit cette leçon vaut sans doute un fromage
    Et à Jean de la fontaine ainsi je rends alors un bel hommage
    A ces mots le maître répondit à cet élève opposé et original
    Vous aurez un dix, ce qui est la moyenne, et c’est le point final

    Kévin pas très heureux se rassit sur son banc, déçu de sa prestation
    Et il jura un peu tard qu’il ne lirait plus des tracts politiques
    Et qu’il s’en tiendrait à l’art de la rime et le monde poétique
    Ainsi il apprit que l’école est bourrée de mauvaises fréquentations

    Bruno Quinchez dans ses œuvres 23/04/2012

    Un cri vers Dieu

    Ce matin, à mon réveil, vers huit heures, en me levant
    J’entends comme un grand cri, un vrai appel à l’aide
    Mais je ne saurais jamais d’où me venait cet appel
    Non je ne suis pas un Dieu car je suis bien trop impuissant

    Pour pouvoir combattre, avec mes petites mains, le cœur à nu
    Il me vient ainsi cette idée que j’ai besoin encore et encore
    D’un soutien amical ou un désir d’une justice protectrice
    Quelques chose d’immanent comme un Dieu défenseur

    Ainsi moi qui me prends pour lui, ainsi j’ai besoin de lui
    Il ne me sert à rien de proclamer la justice, sans sa justice
    Certes il existe des justes mais ils ne sont ainsi justifiés
    Que par d’autres hommes et ta Justice qui reste éternelle

    Concernant Dieu, vous savez , je peux très bien m’en passer
    Mais sans cette justice notre monde est un monde effroyable
    Vous pouvez sans doute abandonner facilement l’idée d’un Dieu
    Mais jamais vous ne pourrez oublier cette Justice de Dieu

    Bruno Quinchez dans ses œuvres

    NB je sais que c'est de la provocation et je le reconnais pour les athées de tous bords qui pullulent sur ce site techno-sciences mais il n'y a pas d'autre justification à l'idée de justice, il n'y a qu'à voir ce que donne l'idée de justice dans n'importe quel gouvernement autoritaire... Maintenant ce forum est ouvert à tous les débats Si c'était aussi simple j'en rigolerais avec vous !  Non c'est une quasi réalité, j'ai du entendre ma voisine qui a des bisbilles avec son mec

    Sur l'homme et la planète

    Je n'ai pas tellement envie de crever tout seul
    Dans une Terre stérile et une humanité unique
    Les saloperies que nous faisons à la planète
    C'est d'abord à nous-mêmes que nous les faisons

    Un ego d'humains est insupportable devant le carnage
    Il n'est pas sûr que nous pussions vivre dans un désert
    Et nos enfants à venir, ils nous demanderont des comptes
    Il n'est pas dit que nous pussions vivre sur une terre stérile

    La Terre n'est pas faite pour que l'homme la détruise
    Arrêtez donc avec cette connerie de dire que l'homme en est le maître
    L'homme est de la Terre, c'est sa seule terre sans remplacement
    Nous sommes condamnés à vivre dessus pour le meilleur et le pire

    La Lune se couche et moi je me lève

    C'était la fin du mois d'août
    Ceci vers les 6 heures du matin
    J'étais levé et je vis cette ronde Lune

    Qui se couchait à l'horizon en plein Ouest
    Plantée là sur les toits de Paris
    Avec ses antennes de télévision

    Une virgule

    Une virgule que j’écris dans le ciel, Là ! Tout près d’une étoile
    Je sais ! C’est ridicule mais pas plus qu’un trou noir existentiel
    Ou une Lune soumise, aux caprices des hommes d’argent
    Dans le ciel s’écrivent nos vies qui viendront demain

    Et si je sais que je ne trouverais que moi-même là-haut
    Tous les rêves dorés des boursiers, ces vampires d’aujourd’hui
    Je ne sais s’il y a des anges ou des démons tout là bas
    Nous sommes suffisamment intelligents pour les inventer

    Nous échappons à l’enfer et nous échappons au paradis
    Car nos rêves sont ceux du confort et des plaisirs tarifés
    Nos rêves d’immortalité qui se contentent des vampires
    Nos rêves sombrent dans toutes les jouissances de l’instant

    L’infini est un concept d’horizons, nous avons une limite
    Et cette limite ce n’est que celle de toutes nos croyances
    Nous ne croyons plus que tout soit possible, ça non !
    Car nous avons fait de la science une vérité éternelle

    La science nous dit des horreurs sur notre avenir
    Que nous allons finir dans un trou noir ou un désert
    Et que l’univers n’entendra pas nos cris dans le noir
    Il n’y pas d’espoir pour cet univers sans lumière

    La lumière d’un Dieu ou d’un soleil qui brille
    Je sais seulement que la raison est trop raisonnable
    Et que jamais cette raison n’envisage sa vraie fin
    Il n’y a pas plus déraisonnable que la raison des savants

    Et j’écris cette virgule dans le livre de la vie
    Petite virgule ridicule entre deux mots très importants
    Comme aimez-vous, et aimez toutes choses qui vivent
    Il y a dans le ciel, une virgule qui rigole comme une baleine

    Bruno Quinchez dans ses œuvres
     

    L’eau

    L'eau qui coule, elle est là tellement évidente
    On lui demande rien sinon d'être toujours là
    Elle dévale des pentes de la montagne
    Elle s'insinue entre les rochers elle coule

    Puis elle forme un ruisseau dans les prés
    Elle perd sa transparence et elle devient verte
    Avec des micro algues qui l'oxygènent encore
    Quelques poissons empruntent son courant

    Puis elle grandit encore et devient une rivière
    Et là comme une grande elle porte un nom
    Celui des ondines gauloises des temps anciens
    Mélisse, Méta, Paname ou la belle Marne

    Avant de devenir un fleuve qui charrie des bateaux
    Elle relie les villes du pays par des trafics divers
    Après avoir fait bien tout son travail de fleuve
    L'eau douce se jette dans la mer salée

    Et elle est, des vagues et des courants sans partages
    Le soleil qui la chauffe la transforme en nuages
    Qui repartent lentement empotant la pluie
    Quelques pluies tombent sur la montagne

    Et tout le cycle de l'eau recommence
    Parfois pluies, parfois brouillards ou neiges
    Sans elle il n'y aurait pas la vie sur terre
    L'eau qui vient, qui passe et qui s’écoule

    Bruno Quinchez dans ses œuvres

    L ‘autre    

    L'autre qu'on regarde de sa chaise
    Tout en s'occupant de son assiette
    Qui parle de choses que vous ignorez
    Un autre monde et une autre vie

    Il est le sujet de conversations
    Sur les piliers du bar à vins
    Sans doute a-t-il des rêves différents
    Des enfants, une femme et un chat

    Il doit aussi me regarder moi
    En se posant les mêmes questions
    Mais je ne sais pas comment il me voit
    Et si son regard, il est bienveillant ou autre

    Quand je me regarde dans le miroir !
    Je sais bien que c'est encore moi que je vois
    Car je connais tout de moi-même
    Tous mes défauts et toutes mes qualités

    Tandis que lui, cet autre il est bien là
    Un irréductible inconnu et il me toise
    Sans doute! Dois-je lui parler!
    Bons Jours ça va chez vous ?

    Un Poème de Bruno Quinchez

    Deux roses

    Ce sont deux roses entre deux âges de la vie
    Une rose qui est épanouie depuis peu de temps
    Et une autre, celle là, elle a vécu plus longtemps
    Elles illuminent ma vie et toutes deux me sourient

    A l'origine elles sont toutes deux d’un beau jaune d'or
    Mais en vieillissant, elles changent et elles bougent
    La plus mûre est liserée d’une fine bordure rouge
    Tandis que la plus jeune est jaune sans remord

    Je les aime toutes les deux qui sont d'âges divers
    Une femme mûre elle reste belle malgré le temps
    Et une fleur fraîche, c’est avant tout celle du moment
    Je sais des femmes mûres et des fleurs de mes hivers

    Je ne saurais jamais entre elles choisir… Ho non ça non!
    Entre la lumière tragique de cet amour toujours canon
    Et la tendresse fragile donnée par cette fleur suave de l'été
    Je ne sais que jamais, toutes celle là je ne les ai en moi rejetée

    Le tragique quotidien dans une vie banale c'est bien de vieillir
    Et d'accorder une place, à toutes sans jamais oser les cueillir
    Je sais des fleurs éphémères et uniques qui meurent d’instants
    Et des lumières prodigieuses qui nous viennent aux bons moments

    Je vois deux roses différentes sous mes yeux de jardinier
    Et je ne sais bien si je dois l'accepter ou bien les nier
    J'aime la fragilité de ces deux roses qui fleurissent ici
    Et à chacune, dans l’instant, je ne sais que leur dire merci

    Bruno Quinchez dans ses œuvés

    Étonnez-moi!

    Pour croire encore faut il désirer
    Notre société de consommation
    Elle a tué les vrais désirs humains
    Pour nous vendre du n'importe quoi

    Il faudrait faire le jeûne des médias
    Et aller tranquillement se ressourcer
    Dans un ailleurs imprévu et imprévisible
    Loin des marchands de certitudes

    Je hais ce monde qui me vends
    Des choses toutes prêtes à consommer
    Notre monde crève de ses certitudes
    Alors monsieur! Etonnez moi encore

    Bruno Quinchez dans ses œuvres
     

    Un grand classique ma version Le cancre

    Le cancre

    Le cancre, il est célébré par tous les poètes
    Mais il agace beaucoup par ses fantaisies
    Il y a certains profs qui l'aiment bien

    Tandis que d'autres, ils le pensent incurable
    D'une bêtise crasse, celle qui rends très modestes
    Tous les précepteurs, tristes devant leurs ambitions

    Le cancre, c'est est un poète qui reste sans ambitions
    Il fait toutes ces erreurs, et elles vous font sourire
    Il est toute innocence et il est tout fragile

    Les bons élèves, ils le jalousent tous
    Car pour quelques raisons inconnues, c'est le chouchou
    Il surprend toujours le maître par ses réponses

    Tout un monde, bizarre que le maître ne connaît pas
    Mais avec l'âge le cancre disparaît dans le confort
    Et il devient un homme ordinaire avec ses petits problèmes

    Il est alors soit dans une société commerciale
    Ou alors il se lance dans le monde politique
    Demandez à tous nos hommes politiques

    S'ils étaient de bons élèves quand ils étaient enfants
    Certains, ils vous mentiront sans vergogne
    Tandis que d'autres, ils vous montreront leurs cœurs

    Bruno Quinchez dans ses œuvres

    La Pluie

    La pluie est là, elle tombe sur nous sans fin
    Avec ses gouttes, bien froides et incessantes
    Et elle mouille tous nos vêtements protecteurs
    Nous sommes de ces éponges qui se mouillent

    Et cette pluie, elle est partout, de ça et de là
    Elle crépite sur les arbres, sur le goudron noir
    Quelques passants sous leurs parapluies ouverts,
    Attendent la fin de cette averse, bien abondante

    Quelques flaques se forment sur les trottoirs
    Des chiens mouillés, passent en gémissant
    La pluie a cette odeur acre de terre mouillée
    Mais les chiens ont l'odeur de leurs existences

    Les nuages déversent ainsi toute leurs humeurs
    Le soleil reste caché, derrière le rideau de pluies
    Sans doute verrons-nous un arc dans le ciel
    La pluie cafardeuse continue encore un peu

    Les gens de la terre, ils aiment cette pluie exécrable
    Qui alimente en eaux, la terre qui nous nourrit
    Mais j'attends encore la fin de ces averses froides
    Je sais des soleils chauds, je sais aussi des averses

    Bruno Quinchez dans ses œuvres

    Nietzche et le surhomme

    Dans le surhomme Nietzche il nous parle de dépasser l'humanité,
    Et de penser un homme sans Dieu et sans maitre
    Où la morale vient de son humanité et pas d'une transcendance
    Cela en opposition aux églises de cette époque,
    Qui péchaient la soumission et l'obéissance
    Il a été très mal compris car beaucoup ont pensé à un super prédateur
    Dans la chaine de l'évolution... Darwin c'est de la même période historique
    Le darwinisme social était courant à cette époque (Voir Dalton)
    Le surhomme est avant tout un être moral et responsable

    Bruno Quinchez quelques propos en réponse sur le surhomme

    Paysages d’hivers

    Paysages blancs des hivers
    Avec toute la neige vierge
    Sur laquelle un silence
    Des matins d’un hiver

    Ce sont des pages blanches
    Où nous rêvons d'écrire
    Dans le froid de la neige
    Des poèmes provisoires

    Puis nous y allons dessus
    Et nous laissons nos pas
    Qui s’écrivent en creux
    Sur les chemins de l’hiver

    Bruno Quinchez dans ses œuvres

    Sur une dame d’internet

    Faut pas chercher je l'obsède
    Il ou elle croit que je lui parle la nuit
    Et il ou elle, me regarde dormir
    Il y a des dingues partout

    Petits emprunts bibliques

    Au début était le verbe
    Et le verbe dit :
    Que la lumière soit !
    Et la lumière parue
    Et le verbe vit que la lumière éclairait
    Le verbe vit plein de choses bizarres
    Qui étaient avant cachées dans le noir
    Comme des petits homuncules grouillants
    Le verbe compris alors qu'il avait bien fait

    D'éclairer sa lumière pour voir alentours
    Le verbe vit son gourbi et se dit
    Bon Dieu! Il va me falloir nettoyer tout ça!
    Alors le verbe se créa des assistants

    Ainsi il créa les anges qui le servaient
    Mais quelques uns avaient des idées de rangement
    Le verbe n'était pas d'accord
    Pour qu'on touche à ses affaires

    Ainsi fut ! Et depuis
    Le bordel cosmique continue,
    Le verbe dû faire face
    A des revendications diverses
    Et la lutte des crasses commença

    Bruno Quinchez Paris 9 avril 2009 un extrait d'un de mes recueils paru en 2010

    Il était une foi

    Dieu dit : «Je ! »
    Et, il posa ainsi le premier acte de foi
    Puis Dieu dit : « Que la lumière soit ! »
    Et la lumière fut

    Puis Dieu passa aux éléments
    Dieu créa le ciel, la Terre et la mer
    Dieu trouva cela «Bon, mais nettement insuffisant ! »

    Alors Dieu pour se distraire
    Créa les animaux et créa les plantes
    Puis en fin des fins
    Dieu créa l’homme à son image et à sa ressemblance

    Puis Dieu perplexe devant sa création
    Il eut l’ombre d’un doute
    Dieu créa alors le libre-arbitre
    Cela pour lui-même

    Et l’homme que Dieu avait créé
    A son image et à sa ressemblance
    L’homme se gratta le front de perplexité
    Et il dit : «Dieu existe-t-il ? »

    Bruno Quinchez Moran sur/orge mars 1992
    Premier prix humour Athanor Brest 1992

    Quelques jours avant Noël

    C'est la fin de décembre qui arrive
    Encore quelques jours à passer
    C'est Noël et le Jour de l’An 2014
    Cette année 2013, elle est quasiment finie

    Les pères-Noëls qui s'approvisionnent
    Et les grands yeux de tous les enfants
    Je vois ma petite voisine et sa mère
    Elles préparent depuis un mois Noël

    Je ne sais pas trop si la gamine est dupe
    Mais ça fait plaisir à la mère et grand-mère
    Elle a fait aussi un calendrier de l'avent
    Avec plein d'histoires, très morales

    Je sais que ma voisine elle est athée
    Et qu'elle se fout bien du gars Jésus
    Mais elle a aussi fait une crèche chez elle
    Car il y a encore une part d'enfance

    Entre aujourd'hui et Noël, je vois bien
    Tous les préparatifs des pères Noël
    Il y a dans tous ces pères Noël là
    Comme un rêve d'enfance resté intact

    Après Noël vient la saint Sylvestre
    Et aussi son foie gras et ses huîtres
    J'ai déjà eu des problèmes avec les huîtres
    Qui gigotent en bougeant dans mon œsophage

    Pour l'année qui viendra bientôt
    Pour tous les enfants que nous restons
    Pour le temps qui passe et celui qui vient
    Je vous souhaite de bonnes fêtes à tous

    Bruno Quinchez dans ses œuvres

    La Lune ce soir

    Ce soir la lune se couchant, elle joue la virgule
    Et déjà, la nuit avance et la lumière recule
    Pas d’étoiles encore mais une demi-obscurité
    La lune joue entre la ponctuation et l’éternité

    Sur les toits de paris des antennes plantées
    Captent des nouvelles images de l’instant donné
    La belle à la virgule, est simple et abandonnée
    Que dire de ces choses qui ne se sont jamais décantées ?

    La lune est sous le minaret, elle prie Allah
    Pour d’autres elle parle de tous les falbalas
    Et dans les cieux maintenant n’est que cédille

    Les hommes toujours ne parlent que d’un cul,
    Ronde lune qui s’arrondit un paysage joufflu
    La lune est aussi parfois cette jolie petite fille

    Paris premier Février 2006...Photographie premier Février 2014

    Tous les mages et les savants

    Il y a dans ce ciel, des choses écrites à déchiffrer
    Tel est le mot d'ordre lancé, la réalité est à défricher
    Depuis cinq mille ans, entre les sages et les mages
    Pythagore parle du monde des chiffres pour image

    Notre temps me rappelle tous ces les mages d'autrefois
    Qui scrutaient tous les astres dans le ciel à la lunette
    Et ceux là qui voyaient des grandes coïncidences parfois
    Entre ce qu'ils croyaient et ce que leur disaient les planètes

    Et ils faisaient des gros almanachs avec des prévisions
    Sur tous les événements à venir, ils avaient des visions
    Puis la science, elle avança et elle commença à s’intéresser
    Aux positions des planètes et cela sans jamais cesser

    Ils commencèrent à donner des noms bizarres aux étoiles
    Nous passons de la constellation du Capricorne à la Boussole
    Qui est encore une découverte récente, celle qui ouvre les voiles
    Entre la vieille constellation mythique et objet de la bricole

    Les savants? Eux! Ils ne croient plus aux coïncidences
    Et ils croient pouvoir tout calculer et aussi la providence
    Alors le diable calculateur, il remplace le vieux hasard
    De ces fous qui épuisent le monde dans un grand bazar

    Arrive la synchronicité, la fille de l’aléatoire existentiel
    Elle cache un réel bien plus simple ou plus démentiel
    Celui de la foi, celle que nous mettons dans nos regards
    Le chaos restant encore, toute la malice des bavards

    Bruno Quinchez dans ses œuvres

    Propos sur certaines pratiques psychiatriques

    Dans les années 50,  il existait des chirurgiens
    Qui croyaient pouvoir intervenir sur le cerveau
    Et qui pratiquaient des opérations sur des patients
    Cela pour leur éviter de souffrir,

    Ces lobotomies étaient considérées comme un progrès,  
    En ce qui concerne les facultés parapsychologiques
    Comme les phénomènes de télépathies etc.
    Nous en sommes quasiment aux mêmes stades

    C'est à dire qu'on ne sait rien de ces phénomènes
    Et des psys bien intentionnés, ils font parfois
    Plus de dégâts que s'ils s'étaient abstenus

    Anesthésier la douleur avec des médocs
    Ce n’est pas soigner des trucs bizarroïdes
    La réalité ce n’est pas que de la chimie

    Bruno Quinchez dans ses œuvres

    Météo in Paris

    Ce soir il fait beau à Paris
    Un véritable temps de mai
    En ce début du mois de mars
    Certains se croient en été

    Je ne sais pas la température
    Mais on a eu droit encore
    A l'alerte à la pollution
    Avec un air irrespirable

    Oui la terre se réchauffe
    Nous n'avons pas eu d'hiver
    C'était trop doux et pas de gel
    L'année dernière tout avait gelé

    J'ai fait quelques plantations
    Des œillets dans deux pots
    Après cet hiver trop doux
    J'espère un été normal

    Mais c'est quoi normal ?
    Le temps se détraque !
    Regardez aux USA !
    Ils ont des hivers très froids...

    Je ne sais pas pour demain
    La météo, elle dit des trucs
    Le climat, il dit autres choses ;
    Alors on verra bien

    Bruno Quinchez dans ses œuvres

    Maison de verre

    Un provisoire qui dure ou une éternité en attente
    Je ne sais pas trop ce qui est, ce qui reste et ce qui vient
    Ils voudraient sans doute, des choses toutes faites
    Où il n'y aurait rien à changer du genre préfabriqués

    Alors que le palais idéal n'a pas de plans définitifs
    Car s'il est à construire et il dépend de beaucoup
    Comme de savoir comment vous occuper l'espace
    Combien de fois avez-vous saccagés vos rêves?

    Pour construire en dix fois mieux qu'avant
    Nous sommes des cons-sommateur de virtuels
    Nous ne savons plus nous engager dans un rêve
    Le grand soir, le paradis, l'idéal de vie

    Ce ne sont jamais que des choses dans un monde
    Qui a la fixité des pierres et la durée des étoile
    Je ne sais pas si un jour, vous vous contenterez
    D'un présent stable sans la mouvance des envies

    Je suis un dinosaure de l'antique monde de l'écrit
    Je ne connais pas ce monde, des virtualités de réseaux
    Vous pensez comme des fantômes de fantasmes
    Je ne sais pas si ce monde existe bien encore

    Les machines ne sont pas des greffons de vous-même
    Mais elles permettent de vous démultipliez en mille choses
    Le stable celui qui reste est en dehors des réseaux
    Comme cette réalité puante et irrespirable de la vie

    Le printemps ça existe en dehors d'ici est là
    La nuit je me lève en pensant voir les étoiles
    Mais les étoiles continueront bien d'exister
    En dehors de la maison de verre des réseaux

    Bruno Quinchez dans ses œuvres

    Attendre

    Attendre, voir, écouter, ne rien dire
    Attendre des jours meilleurs écouter le candidat
    Et se faire pour soi toute sa conviction personnelle
    Encore espérer dans tout ce monde politique

    Attendre, voir, écouter, toujours ne rien dire
    Attendre des jours meilleurs et parler plus fort
    Aller dans un meeting et proclamer bien haut
    Tout son espoir dans le grand homme politique

    Attendre, voir, écouter, toujours ne rien dire
    Coller des affiches sur tous les murs de la ville
    Passer dans les médias qui veulent bien vous passer
    Gueuler bien fort toutes ses convictions, continuer

    Attendre, voir, écouter, toujours ne rien dire
    Dans une élection il faut un gagnant et un perdant
    Soudoyer les médias pour le petit rien qui change tout
    Assassiner son adversaire en dévoilant tout sur lui

    Attendre, voir, écouter, toujours ne rien dire
    Attendre l’élection dans un groupe de fans
    Croire au père Noël ou croire que demain on rase gratis
    Un soir d’élection, savoir si on est un perdant ou un gagnant

    Attendre, voir, écouter, toujours ne rien dire
    Alors attendre les résultats devant sa TV
    Votre candidat est élu à 50,1 % des voix
    Ou battu avec un score tout aussi honorable

    Attendre, voir, écouter, toujours ne rien dire
    Le soir refaire tout son monde avec le candidat
    Vaincu ou vainqueur, c’est bien encore le même homme
    Et Attendre, voir, écouter, toujours ne rien dire

    Attendre, voir, écouter, toujours ne rien dire
    Se construire un lendemain de rêves avec le candidat
    Attendre, voir, écouter, toujours ne rien dire
    Demain est un autre jour et nous, on verra bien

    Bruno Quinchez dans ses œuvres

    Écritures

    L'auteur quelques parts
    Perdu dans les pages
    De son grand bouquin
    Disparait et il s'oublie

    Parmi toutes ses fictions
    Celles-là qu'il a déjà écrites hier
    Et toutes celles-ci qu'il écrira
    Dans un autre livre à venir

    Là! Il laisse quelques traces
    De lui-même ou d'un autre
    Dans tous les personnages
    Inventés ou non-inventés

    Il vacille entre rêves et réalités
    Entre un héros tout à sa mesure
    Et quelques aventures incroyables
    Alors Il mène son enquête

    Bruno Quinchez dans ses œuvres

    L'amour et l'Internet

    Non! Je suis ailleurs et je ne suis pas vraiment ici avec vous
    Pour moi vous me semblez vraiment une très lointaine anonyme
    N'y aura-t-il jamais quelques choses de commun dans cette vie?
    Qui nous rassemble tous les deux, cela dans un même lieu

    Je vous sais bien là sur le site, mais je vous sais aussi là bas
    Dans une fiction lointaine celle qui me reste de vous-même
    Etes-vous très belle madame? Monstrueusement belle
    Comme tous les canons de la beauté contemporaine

    Ou avez-vous ce léger petit défaut de presque rien du tout
    Comme un léger zézaiement dans votre petite voix fluette
    Avez vous les yeux, verts, bleus, noirs gris ou vairons
    Vous restez un mystère et cela reste votre vrai charme

    Sur le net, ils vendent aussi de la chair fraîche à l'étal
    Au kilogramme, avec aussi marqué le poids de cette viande
    Quelques considérations sur le niveau de vie, des connectés
    Pas vraiment des sentiments; il n'y a que du prêt à consommer

    Il y a dans toutes choses amoureuses, celles que j'ai écrites pour vous
    Comme cette envie d'être heureux ensemble, cela sans regrets
    Moi je vois dans toutes les femmes qui recherchent sur le net
    Comme des marchandises, toutes prêtes à être consommées

    Comment alors? Pouvoir vous dire tout l'amour du monde
    Dans un monde qui est sans pudeur, ni sans restriction aucune
    Sur le désir, le plaisir et sa consommation tarifées ou monnayable
    Non! Moi! Je souffre! Car je ne veux pas être une marchandise

    Bruno Quinchez dans ses œuvres


    Possession ?

    Posséder ? C'est vraiment une drôle d'idée,
    Il y a des choses que rien ne permet de posséder,
    Comme l'amour, le désir, la confiance, l'éternité
    Et j'en passe et des meilleures

    Graver dans le marbre Acrostiche

    Gavé de toutes les certitudes
    Rien que pour une vérité
    A tous cette seule attitude
    Véritable est la seule bonté
    Entre aimer et être aimé
    Recherche d’un ami sincère

    De celui qui reste un mystère
    Avec la vie, un être confirmé
    Nuées blanches dans un ciel bleu
    Songes qui est donné par le feu

    Las ! Etre le dernier homme
    Entre le rire et une pomme

    Masques d’anonymes bavards
    Avec des silences très braillard
    Rien ne vaut une belle rime
    Bien que cela soit un crime
    Rires certes ! Avec des mots riches
    Essayez de faire des acrostiches

    Bruno Quinchez dans ses œuvres le 28/08/2013

    Captures

    Capturez un presque rien
    Et le mettre dans une cage
    Capturez une lumière insolite
    Et la mettre dans votre nuancier

    Capturez un regard donné
    Vouloir en faire son amour
    Capturez le papillon de la vie
    Pour l'épingler sur la planche

    Non! Surtout ne pas capturer
    Laisser vivre et le savoir
    La chasse est toujours ouverte
    La vie doit persister...

    De la conservation des Murs...

    Je m'ennuie à vouloir,
    Tout reconstruire et tout détruire...
    Des murs de mon ennui,
    Tous ceux de ma triste vie

    J'ai vu un mur à Berlin,
    J'ai vu un mur en Israël
    Séparant pour mieux diviser,
    Séparant pour mieux régner...

    J'aimerais mieux construire
    Une maison avec quatre murs,
    Et une porte ouverte aux quatre vents
    Mais je n'ai que les murs de mon ennui

    Je ne rêve pas et Berlin se construit
    Avec des milliards d'Euros
    Avec des millions d'allemands
    Des allemands de l'Est et de l'Ouest

    Mais où est passée la maison du peuple?
    Elle a été détruite avec le mur
    Car elle ne rapportait pas d'argent
    Car elle n'était pas rentable...
    Pour notre époque de rentiers

    Il existe toujours ce mur à Berlin
    Ce n'est pas du béton
    Mais dans toutes les têtes
    Celle des Westies, celles des prolos

    Un mur celui de l'ennui existe encore
    Mais que dire de celui de Sharon ?
    Peut être qu'israël à de la Nostalgie
    Celui de tous les Ghettos d'hier..
    Celui de Venise, celui de Varsovie

    Dans les têtes, il est bien solide
    Ce mur de l'incompréhension
    Celui de cet ennui qui nous ruine
    Un mur plus solide que vous ne croyez

    Le Mur solide de la différence
    La différence des Classes
    La différence de la religion
    La différence d'avec tous ces autres

    Ces autres qui vivent au delà du mur
    Le Mur de Berlin, le Mur de Sharon
    Le Mur Soviétique, Le Mur Sioniste
    Le Mur du Ghetto, Le Mur de la Honte

    Mais j'aime vivre entre Quatre murs
    Avec une porte ouverte aux quatre vents
    La Bêtise est plus solide que le Béton
    Le Vent n'entame jamais un mur de Bêtise

    Le Temps efface, le Temps détruit
    Toutes les haines et tous les amours
    Les Murs de Bétons redeviennent sables
    Un mur de bêtise est encore bien plus solide...

    Bruno Quinchez le 30 novembre 2004

    Quelques nuances

    Commun, communisme, communauté
    Trois mots qui sont si proches
    Mais dont les sens sont chargés
    Et lourd d'un contentieux historique

    Cela je n'en doute pas
    Chez-moi ce n'est pas chez-vous
    Je ne crois pas trop à un communisme
    Où tout serait partagés par tous

    Nous avons tous nos limites
    Dans nos rêves personnels
    Nos envie des autres
    Et la violence pornographique

    Celle qui est liée au regard
    Cela date de longtemps
    Je suis pas sûr qu'on soit capables
    De vivre pour les autres

    Tout en s'oubliant
    Ceci dit la communauté humaine
    Cela reste une réalité sociale
    Le communisme intégral

    C'est une utopie invivable
    Pour tout les humains
    Partageons nos vies
    Mais aimons nos différences

    Bruno Quinchez dans ses œuvres en réponse à Nico17

    Le Hasard et la Poésie

    Si ça vous intéresse vous faites Poésie + Aléatoire
    Sur votre moteur de recherche,
     Il y a des gens qui créent des algorithmes
    Et des structures aléatoires...

    Le hasard fournit des juxtapositions de mots,
    Cela en dépit de la syntaxe, de l'orthographe,
    De la grammaire et du sens...
    On peut parler de mélanges aléatoires...

    Les oulipiens comme Raymond Queneau,
    Philippe Soupault et autres,
    Dans les années 1960-70-80-90,
    Ils avaient faits de ces choses pour casser la phrase

    Et trouver des nouvelles associations de mots,
    La seule et dernière règle qu'ils acceptaient...
    C'était de respecter les structures grammaticales,
    Afin qu'elles puissent ainsi être analysées

    Comme des phrases ou des morceaux de phrase...
    Ils partaient en général, de textes originaux
    Ou de listes de mots choisis, pour les ré-arranger
    Selon leurs propres contraintes...

    Le moteur de recherche Google,
    Il fabrique à votre demande des haïkaïs
    Qui respectent la règle des 5/7/5
    Mais pour le sens de ces haïkaïs,

    Il ne faut pas chercher vraiment une signification
    Dans des phrases qui sont construites au hasards
    Dans notre réel mais admettre toutes
    Les associations possibles et bizarroïdes...

    Bruno Quinchez dans ses œuvres

    Aux petits matins

    Se lever calme, très tôt au petit matin
    Avant que le soleil ne se lève à l'horizon
    Que l'on soit en ville ou dans la campagne
    Pour interroger ce jour qui nous vient

    Ne pas attendre des signes des temps
    Dans un ciel lointain qui est resté muet
    Dans le matin se poser des questions
    Bien avant que le soleil paraisse là bas

    Et dans ce petit matin, écoutez, écoutez
    Ecoutez la vie qui vient et qui s'éveille
    Quelques bruits, dans la nuit qui finit
    Entre des moteurs qui sont en action

    Et des odeurs de ce café bien frais
    Voir! Tout ce qui vient et tout ce qui va
    Quelques fois, et bien avant l'aube
    Regarder toutes les étoiles lointaines

    Penser à tous ces humains tangibles
    Des hommes et aussi des femmes
    Qui vivent mal ou alors pas vraiment
    Demander et encore oser demander

    Ne pas avoir peur de crier, crier
    Pour nos enfants nos petits enfants
    Qui dans un matin se lèvent aussi
    Avec un ventre qui est resté vide

    Alors dans le matin priez, priez
    Mais moi je ne sais plus trop qui
    Et alors criez, criez, très, très fort
    Dans un matin, bien avant l'aube

    Bruno Quinchez dans ses œuvres


    Le chiasme métaphysique

    Un chiasme est une figure littéraire
    consistant dans une phrase à intervertir deux mots
    Dieu fit l'Homme à son image,
    ce qui pour nos contemporains,

    l'Homme a fait Dieu à son image
    La culture est une construction historique,
    L'Histoire est une construction culturelle…
    La logique permet la déduction,

    la déduction permet la logique
    La lumière visite le réel,
    Le réel visite la lumière
    La musique est un chant de l'âme,

    lL chant de l'âme est musique
    Le silence accepte le repos,
    Le repos accepte le silence
    Soit l'idée de Philosophie existentielle

    L'existence précède l'essence
    Cela donne un autre concept philosophique
    lLessence précède l'existence
    Ce qui serait un début de philosophie idéaliste

    Bruno Quinchez dans ses œuvres

    Sonnet pour les dames du temps passé

    Ces douces dames, elles ont assez peur!
    Et elles me manquent beaucoup Thomas
    Elles restent cette lumière du petit bonheur
    Toutes des fleur fragiles, et sans falbalas

    Et quelques fois, il y a quelque grimaces
    Entre se faire traiter, de petites limaces
    Ou d'un songe creux, qui reste sans avenir,
    Cette nostalgie, celle-là hante mon souvenir

    Je me sens tout prêt, à leur écrire encore
    Pour toute ses dames enfouies que j'adore
    Beaucoup de choses qui paraissent idiotes

    Entre leur faire des sonnets, tous amoureux
    De ceux là qui parlent de leurs beaux yeux
    Ou bien de ces choses, bien plus rigolotes

    Bruno Quinchez dans ses œuvres

     

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