Archives du passé 2

  • Des cris version originale

    Des cris
     
    La hyène qui rigolait toujours et sans cesse
    Mais de quoi rigolait-elle donc cette hyène qui ricanait ?
    Elle rigolait par qu'elle était une vraie hyène
    Les éléphants, ils barrissent, le cheval lui il hennit
     
    Certains animaux rigolent parce que c'est comme ça
    Le poète écrit, la vie  qui continue et moi je tapote
    Je sais des bavards sur le net qui gazouillent
    J'ignore pourquoi les crocodiles pleurent, sont ils tristes ?

     
    Paris le 12 octobre 2017 Version originale

  • Take a walk in the net-work side

     

     

    Take a walk in the net-work side

    Zombi vidéo, branché
    Sur ton univers électromagnétique
    Tu planes, dans un désir d’images
    Pour tous tes cauchemars pervers

    Des fils, des électrodes
    Implantées, dans ton microprocesseur biologique
    Et pour mieux analyser, ton trip audimat
    Un cerveau électronique

    Tu jouis trop intensément, top off
    Jusqu’à ton orgasme, un grand flash
    Tu crois vivre tous tes délires
    Toi l’exhibitionniste à l’âme Free-Clash

    Ta solitaire et ta rude réalité
    Tu n’es que le rat dans un laboratoire
    Tous tes orgasmes et tous tes rêves
    Tes pulsions sont des informations de sa mémoire

    Dans le grand labyrinthe des programmations
    Ils te rêvent et de violents combats te poursuivent
    Et parfois ces viols devenus communs
    De ces choses violentes certes

    Mais dans une vie  sans vrai contacts
    Et qui reste beaucoup trop ordinaire
    Lorsqu'on tapote sans cesse sur son clavier
    L'écran nous ouvre à d'autres mondes

    Et dans cet internet sans limite
    Nous faisons de ces choses incroyables
    On y rêve souvent d'histoires de fesses
    Dans une vie, de trop grande solitude

    Mais moi je me veux te le dire
    La vraie vie t’évite là, tu déconnes, vieux
    J’ose encore te le redire et  pour te revoir
    Essaye  de  fermer  tes grands yeux

    Bruno Quinchez (Morsang sur/Orge 1992-juin 1995 et Paris le 3 septembre 2019)

  • Zeugma Sisyphe ou le mouvement perpétuel,

     

     

    Zeugma Sisyphe ou le mouvement perpétuel,

    Nous n’irons plus aux doux seins,
    Les biberons sont pleins,
    Et les sucettes sont prêtes,

    Nous allons dormir en nos  berceaux,
    Nos mères sont heureuses.
    Et nos pères sont contents.

    Nous n’irons plus aux beaux jardins,
    Les noisettes sont mûres,
    Et les fraises sont rouges,

    Nous allons deviser en nos austères études,
    Nos maîtres sont confiants.
    Et nos rêves sont présents.

    Nous n’irons plus aux vieux collèges,
    Les fillettes sont jolies,
    Et les fleurs sont épanouies,

    Nous allons effeuiller en nos bouquets,
    Nos soeurettes sont polies,
    Et nos cœurs sont battants,

    Nous n’irons plus aux belles études.
    Les lauriers sont coupés,
    Et les papiers sont donnés,

    Nous allons en nos  services,
    Les armes sont servies,
    Et nos espoirs sont grands,

    Nous n’irons plus aux tristes casernes,
    Les chômeurs sont indemnisés,
    Et nos sous sont comptés.

    Nous allons en nos ménages.
    Les graines sont semées,
    Et les travaux sont désirés,

    Nous n’irons plus à la triste agence.
    Nos emplois sont trouvés,
    Et notre valeur est prouvée,

    Nous allons en nos projets,
    Les ouvriers sont exploités,
    Et nos idéaux sont datées,

    Nous n’irons plus aux durs labeurs,
    Nos temps sont passés.
    Et notre ardeur est cassée,

    Nous allons en notre retraite
    Notre domaine est grand,
    Et nos enfants sont notre jusant,

    Nous n’irons plus aux  nouveaux berceaux,
    Nos vies sont longues,
    Et notre génération est exsangue,

    Nous allons dormir en nos tombeaux,
    Les saints sont présents,
    Et nos pères sont absents,

    Moralité.

    Nous n’irons plus dans nos brèves classes,
    Nos cahiers sont fermés,
    Et nos lauriers sont fanés,

    Nous allons partir en vacances,
    Les fleurs sont si jolies.
    Et nos lauriers, ils ont fleuris.

    Bruno Quinchez (Morsang sur/Orge le 30 juin 1995 et Paris le 2 septembre 2019)

  • Reconnaissance... version premier septembre 2019

     

     

    Reconnaissance Premier septembre 2019
     

    Rimez joies ! Ô muse ! Je loue ta reconnaissance !
    Efforts bruts déjà permis par cette bienséance
    Charmante muse, me pardonnes-tu, mon ardeur ?
    Offrandes pour toi mon cœur, mon jaloux et brailleur
     
    Nostalgie des aèdes, avec  des  lois magnifiques
    Nuances des airs, ou de ces mélodies antiques
    Affleurants, telles les jolies fleurs du bonheur
    Ignorant ton icône vécue et ta douce chaleur
     
    Sûrs espoirs,  ce sont tes sourires doux et soyeux
    Saluts des songes, de brèves amours, chant joyeux
    Amours nues, reflets de tes poèmes  profonds
     
    Nuits  calmes ! Ô secrets ! Tous les aruspices sans fonds
    Calmement voir les petits matins et aussi mes babils féconds
    Etablissant ainsi tes lois ! Cela pour tous ! Ô lits amoureux !   

    Bruno Quinchez (Morsang sur/Orge mars 1994 concours l’oiseau Lyre
    et Paris le premier septembre 2019)

     

  • Archipel du QI.

     

     

    Archipel du Q.I.

    Je trouve qu’elle a un très bon quotient d’attraction Q.A.
    Mon quotient d’affection est élevé,
    Pour tout vous dire, elle a aussi un bon Q.B.
    En bref son quotient de beauté est très grand,

    Elle possède aussi beaucoup de charme et de candeur
    Elle travaille son Q.C. Quotient de charme
    Je brûle dans mon cœur d’un important Q.D.
    Gros quotient de désir qui s’amplifie quand je la vois,

    Elle augmente dans des proportions considérables,
    Mon quotient émotionnel mon Q.E.
    Elle a un sacré quotient de féminité,
    Son Q.F.. Telle que j’aime en elle, ah ! Cette sacrée nana,

    Son Q.G. M’afflige, pauvre de moi qui l’aime,
    Le quotient de galipettes est malheureusement très élevé,
    Et cela me provoque un important Q.H.
    Quotient d’horripilation, quand je connais tout cela,

    Elle possède un bon Q.I. Ça je le sais,
    Mais celui là, je l’appelle le quotient d’idéalisation.
    Le Q.J. Ou le quotient de jouissance,
    Qu’elle me donne explique peut être mon Q.K. !

    Mon Q.K. Ou mon quotient de Kid,
    C’est celui d’un mâle. Ou d’un amant parmi d’autres,
    Son Q.L. Le quotient de lecture de ses désirs,
    Je dois le dire franchement est tellement facile à décrypter,

    Mon Q.M. Quotient de maladresse assez important, je l’avoue,
    Malgré tous mes embarras, je crois que je lui plais pourtant beaucoup,
    Mais je sais aussi qu’elle abuse de mon Q.N.
    Mon quotient de naïveté. Ça c’est sûr, elle en profite la garce,

    Mais je ne pourrais jamais les Q.O. Avec elle,
    Car ses quotients d’atteintes d’orgasmes sont sublimes.
    Et je vous le dis, elle a malgré tout un bon quotient Q.P.
    Ce quotient de plaisir qu’elle me donne quand je suis avec elle,

    C’est un peu Q.Q, Cela je le sais et je vous l’avoue franchement,
    Mais j’aime beaucoup ce subtil quotient de quintessence,
    Car elle reste mon meilleur Q.R. Qui vit dans mon cœur,
    Quotient de rêve, de rébellion, de réalité et de repos,

    C’est à cause de son Q.S. Quotient de satiété sexuelle,
    Ou de socialisation et de sympathie sentimentale,
    Coté Q.T. C’est le nirvana car quand je suis en elle,
    Mon quotient de transe est au maximum, et c’est extra,

    Coté Q.U. Je peux dire que le cul que j’adore,
    Voilà un quotient universel qui est bien partagé,
    Pour cuver toutes ces belles choses avec du bon vin
    Je vous parle encore du quotient de vénération vinicole,

    A moins que vous vomissiez tout dans la cuvette des w-c,
    Votre quotient de whisky, Q.W. Pour une cuite sans eau plate,
    Pour le Q.X. Je pense que vous connaissez tous, une inconnue,
    Avec un bon coefficient de profil aérodynamique,

    Ces deux Q.Y. Quotient de beaux yeux, mes mirettes dans ses mirettes,
    C’est toujours un bon quotient pour une femme, premier contact préliminaire,
    Le Q.Z C’est avec ça qu’on les fait craquer, le Q.Z. C’est le plus facile,
    Rien n’est plus important que le quotient zygomatique.

    Faites-la rigoler c’est déjà gagné !

    Bruno Quinchez (Morsang sur orge le 10 avril 1996)

  • O prêtresses ! O tendresses ! (Version II)

     

     

    O prêtresses ! O tendresses ! (Version II)

    Je l’aime tout entière, cette cruelle grande dame,
    Qui intiment cachée dans ses rêves secrets, se pâme,
    Et moi banal luron sentimental, je m’enflamme,
    Sortilèges ou charmes, elle incendie mon cœur et mon âme

    Je vous aime inaccessibles, orgueilleuses ou pures madones !
    Qui nous confiant vos trésors enfouis, vous vous abandonnez,
    Et fleuronnant, fleurissantes ou affriolantes matrones,
    Et nous montrant le noble manoir et l’écu, vous blasonnez

    J’aime les jolies béguines, bienveillantes et prudentes demoiselles,
    Qui prient, de toutes leurs âmes et de tout leur cœur, les cieux,
    Leurs sévères voilent blancs, cachant les promesses perpétuelles,
    Affermissent nos vies et nos inclinations et qui ont ce rire radieux

    J’embrasse et je m’embrase, lèvres pulpeuses de brune,
    Qui d’un sourire entrevu, et qui d’un seul regard, allume,
    Des brasiers incroyables dans notre cœur, aimable fortune,
    Qu’avec des œillades brûlantes et impérieuses, elle écume

    J’aime rêver, rêverie d’exil, ce rêve simple des vierges blondes,
    Qui s’éloignent, en laissant aller et tourner, le grand monde,
    Pour habiller la vie de dieu, silencieuses comme des Jocondes,
    Cachées, ces recluses adoucissent nos voix, dans la retraite profonde

    J’aime m’endormir sur les délicieuses, les langoureuses rousses,
    Qui dodelinant habilement de la hanche, se trémoussent,
    Exhibant des fraîcheurs fleuries sur de pâles frimousses,
    Fleurs et grains de son, sur peaux rosées qui sont si douces

    J’aime entrevoir, bien dissimulés sous la bure, les petits seins,
    De la chaste, la prude, l’honnête et très sage, la pieuse nonne,
    Qui durant la prière d’amour divin, tempère humblement nos desseins,
    Qui juge, à coup sûr, nos esprits malicieux, et d’un sourire, elles nous pardonnent,

    J’aimerai longtemps, flatter complaisamment et caresser, les belles fesses,
    D’une exquise bien-aimée, ma câline, voluptueuse et lascive maîtresse,
    Qui est très aimable, désirable et craquante, o cette chère diablesse !
    Avec des serments de vastes élans, d’affectueuses et de vives caresses

    J’aime boire, source claire d’infini, aux grands et paisibles yeux,
    Des aimables médiatrices, les épouses austères du souverain bon dieu,
    Qui l’ont pris, inlassablement et perpétuellement, cet unique vœu,
    Et qui ont laissé se perdre leur passé, présent tranquille et vertueux

    J’aime beaucoup cajoler et honorer, le cul dodu,
    D’une déesse, Vénus callipyge… ô belle compagne nue !
    Qui m’accorde ses biens, et qui m’abandonne un secret joufflu,
    Des petits riens, chairs rosées et fesses insurgées d’ingénue

    Je me voue aux déesses, pour me rendre à ces grands-messes,
    Célébrées pour elles, bonheur de fougueuses richesses,
    Caresses et baisers, mon amour, mon ivresse Ma pécheresse,
    Pour surprendre, ô lunes débridées ! Dans un lit, leur hardiesse

    O moitié ! Mater Déméter ! Comble de ruses et de feintes,
    Epouses vulnérables ! O vous les mères inlassables ! O les molles empreintes !
    O flammes ardentes ! Lumières fugitives, o lunes enceintes !
    O flamme chaste d’eau douce et pure ! O les désinvoltes étreintes !

    Belles armes d’Eve, fantasme universel, je t’évoque,
    Belles âmes des cieux, semblable énigme, je t’invoque,
    Belles dames, entrez dans nos vies, silences et paniques,
    En toi, ô loi ! Toi, blason de femme ! Con doux et magique

    Et toi, demi-nue, espérant vivre en affranchie ô troublante érotique !
    Oh dame ! Pour tes deux seins presque ébauchés, je donne ma tendresse,
    Et une gêne prude pour tes reins cambrés, belle et coquine impudique !
    Bergère prodigieuse ! Femme sans mesure ! O fée ! Hétaïre ou princesse,

    Bruno Quinchez (Morsang sur orge le 15 janvier 1996 Paris 27 août 2018)

     

  • Piano...

     

     

    Piano...

    Depuis quelque temps, il jouait là, sans un seul mot
    Méditant le temps qui passe, il s’assit à son piano
    Et calmement il joue tout aux sons d’un grand lamento
    Avec ses notes à lui sont toute à lui en fa, en ré, en do
     
    Dans un air sans logique, une musique rêvée
    Des rêves musicaux entre deux airs du passé
    J’avais en moi-même, mes quelques réminiscences
    Je tapotais sans conviction et de petites cadences
     
    C’était là, une musique faite, pour de grands airs inconnus
    Entre des riens rêvés qui chavirent et qui s’imposent
    J’allais de si et de là, entre deux airs de bienvenue
    Pour moi la vie, c’était des musiques virtuoses
     
    Oui le piano, dans ma nuit personnelle, il joue encore
    Et ainsi le temps de vivre, il passe sans décors
    Ne jamais oublier tous les mots qui sont toujours blancs
    Vivre cette musique comme un présent innocent

    À ce jour, j’étais assis et je jouais, pour mon piano
    C’est un bidule trop infâme, un son de la marque Casio
    De ceux qui jouent vraiment de ces airs très faux
    Mais vous ai-je dis aussi qu’il joue sans défaut

    Non ! Moi ! J'ignore le solfège, je suis un ignorant
    Non pas un mécréant ! Ni un grand méchant !
    J’aime jouer des notes, qui se suivent et qui fluctuent
    Le barbare en moi, il ignore toutes les notes, qui sont perçues

    Il jouait du piano debout ! Est-ce un détail pour vous
    Je ne sais pas ce qui est raisonnable, ou ce qui est trop flou
    Il y a des choses que j’aime, et quelques histoires de mon vécu
    J’ignore que dire, entre des histoires de cœur, et des histoires de cul

    Le piano, c’est un instrument parfait, qui est toujours bien accordé
    Entre le sol le fa et le si la gamme elle est toute là ! Des sons bien ordonnés
    Le Bruno, il ne sait que dire ! Parfois il aime, parfois il n’est pas pertinent
    J’ignore ce qui aurait dû être, dans ma vie, et de tous ces vécus, tous ces moments

    Une petite dame musicienne, qui aimait en moi, le poète un peu zazou
    Mais je sais aussi une peur, car pour elle, j’étais hélas cet homme beaucoup trop fou
    Danièle est morte, mais j’aime  toutes chansons vivantes qu’elle nous laisse
    L’amour ? C'est cette chose fragile ! Parfois que dire, sans des histoires de fesse ?

    Bruno Quinchez Paris le 27 août 2019

     

  • Le rêve du chien crevé

     

     

    Le rêve du chien crevé

    Qu'il est aisé, de caresser, ce vers ribaud,
    Qui sonne, sans erreur, avec ce nom, Rimbaud,
    Qu'il est vain, ce mot, qui te séduit encore,
    Appas balancés, de cette belle pécore,

    Qu'ils sont noirs, sinistres et menaçants,
    Ces corbeaux faméliques, survolant tes temps,
    Que tu es laid, cynique, mécréant cabot !
    Tu pérores, sur une tombe, dans nos cachots,

    Les vents, déracinent les fleurs maladives,
    Tes charmes, raniment, mes flammes primitives,
    Le temps perdure, les rayons de l'été,
    Pour mieux nous griller, nos cœurs ratatinés,

    Une pluie tombe, cette promesse attendue,
    Que réclame, ce brasier, dans nos corps nus,
    Les frimas blancs et noir, l'hiver guillemets,
    Cautérisent nos âmes, et leurs lourds secrets,

    La mer, monotone, sans cesse, monte, descends,
    Sur nos plages, soleils marins, incandescents,
    Les fleuves de nos villes, ils charrient des chiens morts,
    Carcasses gonflées, décharnées, jusqu' à nos ports,

    Certes, cet homme assis, il regarde de sa chaise,
    Le chien crevé ! Mais qui  donc rêve ? Tristes malaises !
    Un chien aboie, au loin, debout, sur ses pattes,
    Il rêve, d'un homme mort, sans haine, sans hâte,

    Bruno Quinchez (Morsang s/orge le 21 mars 1992- 29 avril 1992... Paris le 26 août 2019 )

  • Palette idéale... Un hommage à van Gogh en 1990

    Palette ideale de van gogh

    Palette idéale....Un hommage à Vincent van Gogh en 1990

    Blanc d’argent...
    Comme la pluie de tes étoiles...

    Jaune de Naples...
    Comme le soleil du midi...

    Bore jaune...
    Comme la glèbe de ton pays...

    Bore rouge...
    Comme le sol chaud de la Provence...

    Ocre brûlée...
    Comme ta galette de sarrasin...

    Terre de sienne, air de sien...
    Comme le prénom de cette femme...

    Bleu de Prusse...
    Comme un ciel forcené...

    Noir, d’ivoire...
    Comme la nuit, et ton désespoir...

    Vermillon...
    Comme la couleur de ce sang qui coule...

    La palette idéale...
    Comme le disait van Gogh...

    La vie de Vincent...
    Comme je vous l’ai dite...

    Un envoi pour un concours poétique  et un  recueil
    Sur Vincent  van Gogh, concours auquel j'ai participé en1990
    Pour le centenaire de sa mort...  Bruno Quinchez mai 1990

  • Un texte de 2005, dont je vois qu'il est cité sur Flickr

    J'irais à la fin de l’été N.B. Mi rimes, mi prosodie

    J'irais me coucher dans un lit d'herbes
    Voir à la belle étoile, laisser les vaches brouter
    Les moutons seront encore mes soucis quotidiens
    Puis à la fin de l'été, Je descendrais et je transhumerais

    J'irais par monts et par vaux
    A la recherche de la toison d'or
    Comme un argonaute sage et confiant !
    Au milieu des ruisseaux et des fleurs

    Puis j'irais à la ville me saouler de paroles
    Voir les filles qui me manquaient là haut
    Et je leur sortirais ma flûte et mon chapeau
    Je serais un prince avec un sourire de berger

    Puis j'irais encore avec elles parler de chez moi
    Elles me trouveront innocent ou je ne sais plus
    Elles parleront de leurs pères qui travaillent en usine
    Mais moi, pour elle je serais alors, je le sais un prince

    Colchique dans les prés fleurissent, fleurissent
    Colchique dans les prés, c'est la fin de l'été
    Colchique des prés, c'est bien la fin de l'été
    Dans la Colchidie

    Bruno Quinchez Paris le 15 septembre 2005