O prêtresses ! O tendresses ! (Version II)

 

 

O prêtresses ! O tendresses ! (Version II)

Je l’aime tout entière, cette cruelle grande dame,
Qui intiment cachée dans ses rêves secrets, se pâme,
Et moi banal luron sentimental, je m’enflamme,
Sortilèges ou charmes, elle incendie mon cœur et mon âme

Je vous aime inaccessibles, orgueilleuses ou pures madones !
Qui nous confiant vos trésors enfouis, vous vous abandonnez,
Et fleuronnant, fleurissantes ou affriolantes matrones,
Et nous montrant le noble manoir et l’écu, vous blasonnez

J’aime les jolies béguines, bienveillantes et prudentes demoiselles,
Qui prient, de toutes leurs âmes et de tout leur cœur, les cieux,
Leurs sévères voilent blancs, cachant les promesses perpétuelles,
Affermissent nos vies et nos inclinations et qui ont ce rire radieux

J’embrasse et je m’embrase, lèvres pulpeuses de brune,
Qui d’un sourire entrevu, et qui d’un seul regard, allume,
Des brasiers incroyables dans notre cœur, aimable fortune,
Qu’avec des œillades brûlantes et impérieuses, elle écume

J’aime rêver, rêverie d’exil, ce rêve simple des vierges blondes,
Qui s’éloignent, en laissant aller et tourner, le grand monde,
Pour habiller la vie de dieu, silencieuses comme des Jocondes,
Cachées, ces recluses adoucissent nos voix, dans la retraite profonde

J’aime m’endormir sur les délicieuses, les langoureuses rousses,
Qui dodelinant habilement de la hanche, se trémoussent,
Exhibant des fraîcheurs fleuries sur de pâles frimousses,
Fleurs et grains de son, sur peaux rosées qui sont si douces

J’aime entrevoir, bien dissimulés sous la bure, les petits seins,
De la chaste, la prude, l’honnête et très sage, la pieuse nonne,
Qui durant la prière d’amour divin, tempère humblement nos desseins,
Qui juge, à coup sûr, nos esprits malicieux, et d’un sourire, elles nous pardonnent,

J’aimerai longtemps, flatter complaisamment et caresser, les belles fesses,
D’une exquise bien-aimée, ma câline, voluptueuse et lascive maîtresse,
Qui est très aimable, désirable et craquante, o cette chère diablesse !
Avec des serments de vastes élans, d’affectueuses et de vives caresses

J’aime boire, source claire d’infini, aux grands et paisibles yeux,
Des aimables médiatrices, les épouses austères du souverain bon dieu,
Qui l’ont pris, inlassablement et perpétuellement, cet unique vœu,
Et qui ont laissé se perdre leur passé, présent tranquille et vertueux

J’aime beaucoup cajoler et honorer, le cul dodu,
D’une déesse, Vénus callipyge… ô belle compagne nue !
Qui m’accorde ses biens, et qui m’abandonne un secret joufflu,
Des petits riens, chairs rosées et fesses insurgées d’ingénue

Je me voue aux déesses, pour me rendre à ces grands-messes,
Célébrées pour elles, bonheur de fougueuses richesses,
Caresses et baisers, mon amour, mon ivresse Ma pécheresse,
Pour surprendre, ô lunes débridées ! Dans un lit, leur hardiesse

O moitié ! Mater Déméter ! Comble de ruses et de feintes,
Epouses vulnérables ! O vous les mères inlassables ! O les molles empreintes !
O flammes ardentes ! Lumières fugitives, o lunes enceintes !
O flamme chaste d’eau douce et pure ! O les désinvoltes étreintes !

Belles armes d’Eve, fantasme universel, je t’évoque,
Belles âmes des cieux, semblable énigme, je t’invoque,
Belles dames, entrez dans nos vies, silences et paniques,
En toi, ô loi ! Toi, blason de femme ! Con doux et magique

Et toi, demi-nue, espérant vivre en affranchie ô troublante érotique !
Oh dame ! Pour tes deux seins presque ébauchés, je donne ma tendresse,
Et une gêne prude pour tes reins cambrés, belle et coquine impudique !
Bergère prodigieuse ! Femme sans mesure ! O fée ! Hétaïre ou princesse,

Bruno Quinchez (Morsang sur orge le 15 janvier 1996 Paris 27 août 2018)

 

 
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