Un texte de 2005, dont je vois qu'il est cité sur Flickr

J'irais à la fin de l’été N.B. Mi rimes, mi prosodie

J'irais me coucher dans un lit d'herbes
Voir à la belle étoile, laisser les vaches brouter
Les moutons seront encore mes soucis quotidiens
Puis à la fin de l'été, Je descendrais et je transhumerais

J'irais par monts et par vaux
A la recherche de la toison d'or
Comme un argonaute sage et confiant !
Au milieu des ruisseaux et des fleurs

Puis j'irais à la ville me saouler de paroles
Voir les filles qui me manquaient là haut
Et je leur sortirais ma flûte et mon chapeau
Je serais un prince avec un sourire de berger

Puis j'irais encore avec elles parler de chez moi
Elles me trouveront innocent ou je ne sais plus
Elles parleront de leurs pères qui travaillent en usine
Mais moi, pour elle je serais alors, je le sais un prince

Colchique dans les prés fleurissent, fleurissent
Colchique dans les prés, c'est la fin de l'été
Colchique des prés, c'est bien la fin de l'été
Dans la Colchidie

Bruno Quinchez Paris le 15 septembre 2005

 
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