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Chroniques des temps qui passent

Haïkaïs du printemps

 
Haïkaïs du Printemps

Clip-clop qui tombe
Sur le trottoir humide
Ma rue à Paris

La végétation
Même dans Paris triste
Commence à germer

pour mes jacinthes
C'est maintenant dépassé
Je vois des pousses

Pâques est passé
Les fleurs qui viennent
Avec pâquerettes


Paris le 4 avril 2018 du temps doux

Haïkaïs 28 mars 2018

 

Haïkaïs du 28 mars 2018

Agir et vivre
Mais comment faire cela ?
Peut-être dire !

Je sais que parfois
Les mots sont trop bavards
Blablas et rêves

Il me vient souvent
Des pensées itératives
Ou comment agir ?

Un jour qui viendra
Et je ne serais plus là
Cela reste vrai

Paris le 28 mars 201

Des Haïkaïs

Des Haïkaïs

si je n'écris plus
Sur ce site de poésies
Juste un trop plein

Travail. ? Usine ?
Non ! Pas vouloir turbiner...
Aller promener

Paris le 12 mars 2018

Un Haïku

 

Un Haïku

Ne pas écrire

C'est comme une liberté

Que j'accepte bien

Paris le 11 mars 2018

Poèmes qui ont été faits sur le site techno-sciences Chronique et Dialogues

Poèmes qui ont été faits sur le site techno-sciences Chronique et Dialogues

Quatrain

Dans une ménagerie il vaut mieux savoir manier le fouet
Mais en amitiés comme en amour il n'y a pas ce jouet
Il est plus bien plus judicieux de vouloir tenter un sourire
Même si parfois dans le cœur c'est encore bien pire

Bruno Quinchez dans ses œuvres

Le vingt-deux septembre, début de l'Automne

C'est déjà l'automne qui arrive à Paris
Un soleil jaune, très pâle et sans chaleur
Rayonne doucement d'une lumière affaiblie
C'est la fin des grandes lumières de l'été

C'était aussi l'anniversaire de mon père
Mais ce n'est que le début de l'automne
Guillaume Apollinaire dirait automne malade
Moi je ne dis que lumière très affaiblie

Pour les feuilles mortes... Ben! Ça viendra...
Pas de blues je vais aimer cette saison
A Paris la fraicheur est déjà de retour

Ce n'est que le vingt deux septembre
Et c'est la saison d'or de l'automne frais
Automne tu viens avec tes rayons de miel!

Bruno Quinchez dans ses œuvres

Pourquoi j’écris ici sur le net

Le seul truc qui est vrai
C'est que je j’écris parce que je m'ennuie
Alors je tapote sur mon ordi,
Sans être vraiment dingue,

Il faut une certaine sensibilité pour écrire,
Et si certaines failles sont aussi là
Ce n'est que coïncidences.
Les écrivains poètes sentent le monde

Plus fortement que les autres
Et depuis longtemps tous les psys
Cherchent la faille dans l'homme...
Je ne fais pas exception

J'aime écrire et pas d'autres justifications.
Au départ j'écrivaispour mes neveux mais ils s'en foutent
Maintenant j'écris pour moi et la postérité
Je sais que ça me fait du bien aussi

Il pleut

Il pleure sur Paris des gouttes de pluies froides
Il pleut sur la France, sur toute la France de la province
Il neige en montagne au dessus de deux mille mètres
Les coureurs du Tour de France attendent la fin du Tour

Les prairies sont mouillées après la sécheresse
L’herbe va pourrir dans tous ces temps maussades
Sur les plages vides les vacanciers sont bien absents
Le matin ils font la grasse matinée, le soir c’est les cartes

Entre les jeux de cartes et les projets de randonnées
Les amoureux qui se baladent la main dans la main
Mangent des crêpes des chouchous et des frittes
Mais ils sont habillés comme pour l’hiver qui vient

La météo est plutôt pessimiste sur l’ensemble de la France
Question température c’est l’automne en pleine saison
Peut être que demain le soleil osera un timide rayon
En attendant les amoureux se bécotent en regardant la mer

Il n’y a pas de saison pour se bécoter entre deux amoureux
Sur la plage déserte ils se tiennent par la main tout simplement
Et ils marchent sans chercher à éviter les regards des curieux
Sur la plage abandonnée, l’été est là mais pas le soleil

Bruno Quinchez dans ses œuvres
Un peu de nostalgie devant un été pourri

Avec le temps on oublie

Que ce soit le pire de ce que l'on n'a pas aimé
Les mauvais souvenirs qui hantent votre passé
Des paires de baffes ou des railleries cruelles
De celles qui laissent longtemps leurs cicatrices

Mais on oublie aussi les sourires, les visages
De tous ceux que nous avons beaucoup aimés
De ses expressions fines, de cette odeur personnelle
Et qui deviennent ainsi des fantômes de fantasmes

On oublie tout sur l'écran vide d'une TV en Noir et Blanc
Qui n'est jamais passées à la couleur qu’il y a dans nos vies
Nos vies sans reliefs avec tous ces pâles souvenirs d'autrefois

Nous aimerions pourtant vivre un avenir en cinémascope couleur
Dans un paradis tropical et lointain sous des soleil très exotiques
Alors que notre tout vaste passé nous enferme en nous-mêmes

Une œuvre du gars Bruno Quinchez

Mon histoire

Vous ignorez trop de choses madame
Vous n'avez pas de droits à faire valoir
Vous savez vaguement une vieille histoire
Mais pour vous mes délires me damnent

Auriez vous souri un jour ou bien l'autre
Alors je serais sans doute été bon apôtre
Mais il y avait aussi de la vraie grande peur
Peut être aussi, j'aurais été un docteur

De ceux qui changent ce monde banal
Avec un peu d'aide, cela serait génial
Mais la vie est trop fragile pour nous

En savant fou... Moi ! Je le voyais déjà
Avec toutes les trompettes de l'au de-là
Celles qui annoncent le temps des fous...

L’automne est las

Aujourd’hui jeudi vingt deux septembre
L’américain Troy Davis est mort
Il a été assassiné de piqûres létales
Nous! Hommes de bonnes volontés

Nous n’avons rien pu faire contre
Une justice aveugle et aussi raciste
Commet un meurtre par vengeance
Ce jour là du vingt deux septembre

C’est l’automne qui nous vient aussi
Si mon père était bien encore vivant
Ça lui ferait ses quatre vingt neuf ans
Un bel âge qu’il n’aura aussi jamais

Temps d’automne c’est maintenant
La mort repasse toujours les mêmes plats
Pourtant je n’avais pas peur avant
Mais je vois trop cette imbécile déchéance

De ne se souvenir que de ces morts
Et oublier la vie qui va aussi et vient
Tous mes neveux qui me plaisent bien
Avec les ventres ronds de nouveaux bébés

Troy Davis est mort pendant cette nuit là
Et malgré moi je ne sais que dire que faire
Protester face à cette innommable injustice
Si aux moins les juges avaient un peu d’humanité

Je pense à mes neveux et j’oublie cette horreur
Pas heureux de vivre dans ce monde là
Où la peine de mort existe aux USA
Des fois je pense à plein des choses

Comme Buffet, Bontemps et Badinter
Mon dieu ait pitié de tous les assassins
Entre ceux qui meurent exécuté par piqûres
Et les bourreaux qui officient par vengeance

Je n’aime pas ce monde où la justice tue
Le spectre de la juste vengeance est bien là
Avec toutes ses armes admises pour se défendre
Sa chaise électrique, sa chambre à gaz et ses piqûres

Bruno Quinchez dans ses œuvres

La chanson triste

C'est la chanson morose
De celles que l'on chante
Aux temps de chlorose
Et des tombes béantes

La ! La ! La ! La !

Le petit enfant qui naît
Suce bien son pouce
Et boit bien son lait
Pour lui la vie est douce

La ! La ! La ! La !

Maman est bien là
Avec son petit papa
Petit bout grandit
Il n'est plus petit

La ! La ! La ! La !


Petit bout va à l'école
Il a grandit et il vole
Comme un étourneau
Ou un petit oiseaux

La ! La ! La ! La !

Le petit oiseau grandit
Et devient petit coq
D'une basse-cours pardi
Le petit coq est rock

La ! La ! La ! La !

Petit coq chante très fort
Il n'a pas peur de la mort
Des amis qui l'aiment bien
Ne lui parlent que des siens

La ! La ! La ! La !

Petit coq grandit encore
Il aperçoit une belle femme
Et en rêve quand il dort
Il brûle d'une grosse flamme

La ! La ! La ! La !

Un jour ou l'autre vient
Où il rencontre l'amour
Son amour sera le sien
Mais elle ne lui dit pas toujours

La ! La ! La ! La !

Petit coq qui meure d'amour
Et il crève d'envie ce jour
La vie ne vaut pas le coup
Et il souffre beaucoup

La ! La ! La ! La !

Un jour on lut dans le journal
Un homme meurt d'amour
Pour une femme très banale
La nuit, il n'avait pas de recours

La ! La ! La ! La !

Cette histoire est bien tragique
Petit qui a grandit est mort ce jour
Que c'est triste et pas très érotique
Que toute mes histoires d'amour

La ! La ! La ! La ! 

Bruno Quinchez dans ses œuvres avec un petit emprunt à Baudelaire

Récitation

Un enfant se lève et il nous récite alors d’un regard
La fable de la fontaine le Corbeau et le Renard
L’enfant ne voit que ce corbeau vaniteux et retors
Et le renard lui déplait aussi car il dit alors :

Maître corbeau sur son arbre de pauvre assisté
Tenant dans ses mains le sort de la France
Monsieur du Renard par son bulletin très désiré
Avait devant lui, tous les rêves d’une belle enfance

A ces mots le maître de la classe le reprend
Non Kévin! Ce n’est pas la fable! Si tu comprends
Maître corbeau avait un fromage dans son bec
Et maître renard voulait faire bombance avec

Kévin très surpris lui répondit vous savez monsieur
Quand je vois mon père qui me parle avec sérieux
A ses électeurs et tous les gens de notre commune
La fontaine est bien vieux et ma récitation plutôt opportune

Kévin je ne doute pas que ton père est notre maire
Mais pour les récitations, il y a encore fort à faire
Sans doute ta morale vaut-elle celle de La fontaine
Mais sache Kévin que ta récitation est une calembredaine

Kévin lui répondit cette leçon vaut sans doute un fromage
Et à Jean de la fontaine ainsi je rends alors un bel hommage
A ces mots le maître répondit à cet élève opposé et original
Vous aurez un dix, ce qui est la moyenne, et c’est le point final

Kévin pas très heureux se rassit sur son banc, déçu de sa prestation
Et il jura un peu tard qu’il ne lirait plus des tracts politiques
Et qu’il s’en tiendrait à l’art de la rime et le monde poétique
Ainsi il apprit que l’école est bourrée de mauvaises fréquentations

Bruno Quinchez dans ses œuvres 23/04/2012

Un cri vers Dieu

Ce matin, à mon réveil, vers huit heures, en me levant
J’entends comme un grand cri, un vrai appel à l’aide
Mais je ne saurais jamais d’où me venait cet appel
Non je ne suis pas un Dieu car je suis bien trop impuissant

Pour pouvoir combattre, avec mes petites mains, le cœur à nu
Il me vient ainsi cette idée que j’ai besoin encore et encore
D’un soutien amical ou un désir d’une justice protectrice
Quelques chose d’immanent comme un Dieu défenseur

Ainsi moi qui me prends pour lui, ainsi j’ai besoin de lui
Il ne me sert à rien de proclamer la justice, sans sa justice
Certes il existe des justes mais ils ne sont ainsi justifiés
Que par d’autres hommes et ta Justice qui reste éternelle

Concernant Dieu, vous savez , je peux très bien m’en passer
Mais sans cette justice notre monde est un monde effroyable
Vous pouvez sans doute abandonner facilement l’idée d’un Dieu
Mais jamais vous ne pourrez oublier cette Justice de Dieu

Bruno Quinchez dans ses œuvres

NB je sais que c'est de la provocation et je le reconnais pour les athées de tous bords qui pullulent sur ce site techno-sciences mais il n'y a pas d'autre justification à l'idée de justice, il n'y a qu'à voir ce que donne l'idée de justice dans n'importe quel gouvernement autoritaire... Maintenant ce forum est ouvert à tous les débats Si c'était aussi simple j'en rigolerais avec vous !  Non c'est une quasi réalité, j'ai du entendre ma voisine qui a des bisbilles avec son mec

Sur l'homme et la planète

Je n'ai pas tellement envie de crever tout seul
Dans une Terre stérile et une humanité unique
Les saloperies que nous faisons à la planète
C'est d'abord à nous-mêmes que nous les faisons

Un ego d'humains est insupportable devant le carnage
Il n'est pas sûr que nous pussions vivre dans un désert
Et nos enfants à venir, ils nous demanderont des comptes
Il n'est pas dit que nous pussions vivre sur une terre stérile

La Terre n'est pas faite pour que l'homme la détruise
Arrêtez donc avec cette connerie de dire que l'homme en est le maître
L'homme est de la Terre, c'est sa seule terre sans remplacement
Nous sommes condamnés à vivre dessus pour le meilleur et le pire

La Lune se couche et moi je me lève

C'était la fin du mois d'août
Ceci vers les 6 heures du matin
J'étais levé et je vis cette ronde Lune

Qui se couchait à l'horizon en plein Ouest
Plantée là sur les toits de Paris
Avec ses antennes de télévision

Une virgule

Une virgule que j’écris dans le ciel, Là ! Tout près d’une étoile
Je sais ! C’est ridicule mais pas plus qu’un trou noir existentiel
Ou une Lune soumise, aux caprices des hommes d’argent
Dans le ciel s’écrivent nos vies qui viendront demain

Et si je sais que je ne trouverais que moi-même là-haut
Tous les rêves dorés des boursiers, ces vampires d’aujourd’hui
Je ne sais s’il y a des anges ou des démons tout là bas
Nous sommes suffisamment intelligents pour les inventer

Nous échappons à l’enfer et nous échappons au paradis
Car nos rêves sont ceux du confort et des plaisirs tarifés
Nos rêves d’immortalité qui se contentent des vampires
Nos rêves sombrent dans toutes les jouissances de l’instant

L’infini est un concept d’horizons, nous avons une limite
Et cette limite ce n’est que celle de toutes nos croyances
Nous ne croyons plus que tout soit possible, ça non !
Car nous avons fait de la science une vérité éternelle

La science nous dit des horreurs sur notre avenir
Que nous allons finir dans un trou noir ou un désert
Et que l’univers n’entendra pas nos cris dans le noir
Il n’y pas d’espoir pour cet univers sans lumière

La lumière d’un Dieu ou d’un soleil qui brille
Je sais seulement que la raison est trop raisonnable
Et que jamais cette raison n’envisage sa vraie fin
Il n’y a pas plus déraisonnable que la raison des savants

Et j’écris cette virgule dans le livre de la vie
Petite virgule ridicule entre deux mots très importants
Comme aimez-vous, et aimez toutes choses qui vivent
Il y a dans le ciel, une virgule qui rigole comme une baleine

Bruno Quinchez dans ses œuvres
 

L’eau

L'eau qui coule, elle est là tellement évidente
On lui demande rien sinon d'être toujours là
Elle dévale des pentes de la montagne
Elle s'insinue entre les rochers elle coule

Puis elle forme un ruisseau dans les prés
Elle perd sa transparence et elle devient verte
Avec des micro algues qui l'oxygènent encore
Quelques poissons empruntent son courant

Puis elle grandit encore et devient une rivière
Et là comme une grande elle porte un nom
Celui des ondines gauloises des temps anciens
Mélisse, Méta, Paname ou la belle Marne

Avant de devenir un fleuve qui charrie des bateaux
Elle relie les villes du pays par des trafics divers
Après avoir fait bien tout son travail de fleuve
L'eau douce se jette dans la mer salée

Et elle est, des vagues et des courants sans partages
Le soleil qui la chauffe la transforme en nuages
Qui repartent lentement empotant la pluie
Quelques pluies tombent sur la montagne

Et tout le cycle de l'eau recommence
Parfois pluies, parfois brouillards ou neiges
Sans elle il n'y aurait pas la vie sur terre
L'eau qui vient, qui passe et qui s’écoule

Bruno Quinchez dans ses œuvres

L ‘autre    

L'autre qu'on regarde de sa chaise
Tout en s'occupant de son assiette
Qui parle de choses que vous ignorez
Un autre monde et une autre vie

Il est le sujet de conversations
Sur les piliers du bar à vins
Sans doute a-t-il des rêves différents
Des enfants, une femme et un chat

Il doit aussi me regarder moi
En se posant les mêmes questions
Mais je ne sais pas comment il me voit
Et si son regard, il est bienveillant ou autre

Quand je me regarde dans le miroir !
Je sais bien que c'est encore moi que je vois
Car je connais tout de moi-même
Tous mes défauts et toutes mes qualités

Tandis que lui, cet autre il est bien là
Un irréductible inconnu et il me toise
Sans doute! Dois-je lui parler!
Bons Jours ça va chez vous ?

Un Poème de Bruno Quinchez

Deux roses

Ce sont deux roses entre deux âges de la vie
Une rose qui est épanouie depuis peu de temps
Et une autre, celle là, elle a vécu plus longtemps
Elles illuminent ma vie et toutes deux me sourient

A l'origine elles sont toutes deux d’un beau jaune d'or
Mais en vieillissant, elles changent et elles bougent
La plus mûre est liserée d’une fine bordure rouge
Tandis que la plus jeune est jaune sans remord

Je les aime toutes les deux qui sont d'âges divers
Une femme mûre elle reste belle malgré le temps
Et une fleur fraîche, c’est avant tout celle du moment
Je sais des femmes mûres et des fleurs de mes hivers

Je ne saurais jamais entre elles choisir… Ho non ça non!
Entre la lumière tragique de cet amour toujours canon
Et la tendresse fragile donnée par cette fleur suave de l'été
Je ne sais que jamais, toutes celle là je ne les ai en moi rejetée

Le tragique quotidien dans une vie banale c'est bien de vieillir
Et d'accorder une place, à toutes sans jamais oser les cueillir
Je sais des fleurs éphémères et uniques qui meurent d’instants
Et des lumières prodigieuses qui nous viennent aux bons moments

Je vois deux roses différentes sous mes yeux de jardinier
Et je ne sais bien si je dois l'accepter ou bien les nier
J'aime la fragilité de ces deux roses qui fleurissent ici
Et à chacune, dans l’instant, je ne sais que leur dire merci

Bruno Quinchez dans ses œuvés

Étonnez-moi!

Pour croire encore faut il désirer
Notre société de consommation
Elle a tué les vrais désirs humains
Pour nous vendre du n'importe quoi

Il faudrait faire le jeûne des médias
Et aller tranquillement se ressourcer
Dans un ailleurs imprévu et imprévisible
Loin des marchands de certitudes

Je hais ce monde qui me vends
Des choses toutes prêtes à consommer
Notre monde crève de ses certitudes
Alors monsieur! Etonnez moi encore

Bruno Quinchez dans ses œuvres
 

Un grand classique ma version Le cancre

Le cancre

Le cancre, il est célébré par tous les poètes
Mais il agace beaucoup par ses fantaisies
Il y a certains profs qui l'aiment bien

Tandis que d'autres, ils le pensent incurable
D'une bêtise crasse, celle qui rends très modestes
Tous les précepteurs, tristes devant leurs ambitions

Le cancre, c'est est un poète qui reste sans ambitions
Il fait toutes ces erreurs, et elles vous font sourire
Il est toute innocence et il est tout fragile

Les bons élèves, ils le jalousent tous
Car pour quelques raisons inconnues, c'est le chouchou
Il surprend toujours le maître par ses réponses

Tout un monde, bizarre que le maître ne connaît pas
Mais avec l'âge le cancre disparaît dans le confort
Et il devient un homme ordinaire avec ses petits problèmes

Il est alors soit dans une société commerciale
Ou alors il se lance dans le monde politique
Demandez à tous nos hommes politiques

S'ils étaient de bons élèves quand ils étaient enfants
Certains, ils vous mentiront sans vergogne
Tandis que d'autres, ils vous montreront leurs cœurs

Bruno Quinchez dans ses œuvres

La Pluie

La pluie est là, elle tombe sur nous sans fin
Avec ses gouttes, bien froides et incessantes
Et elle mouille tous nos vêtements protecteurs
Nous sommes de ces éponges qui se mouillent

Et cette pluie, elle est partout, de ça et de là
Elle crépite sur les arbres, sur le goudron noir
Quelques passants sous leurs parapluies ouverts,
Attendent la fin de cette averse, bien abondante

Quelques flaques se forment sur les trottoirs
Des chiens mouillés, passent en gémissant
La pluie a cette odeur acre de terre mouillée
Mais les chiens ont l'odeur de leurs existences

Les nuages déversent ainsi toute leurs humeurs
Le soleil reste caché, derrière le rideau de pluies
Sans doute verrons-nous un arc dans le ciel
La pluie cafardeuse continue encore un peu

Les gens de la terre, ils aiment cette pluie exécrable
Qui alimente en eaux, la terre qui nous nourrit
Mais j'attends encore la fin de ces averses froides
Je sais des soleils chauds, je sais aussi des averses

Bruno Quinchez dans ses œuvres

Nietzche et le surhomme

Dans le surhomme Nietzche il nous parle de dépasser l'humanité,
Et de penser un homme sans Dieu et sans maitre
Où la morale vient de son humanité et pas d'une transcendance
Cela en opposition aux églises de cette époque,
Qui péchaient la soumission et l'obéissance
Il a été très mal compris car beaucoup ont pensé à un super prédateur
Dans la chaine de l'évolution... Darwin c'est de la même période historique
Le darwinisme social était courant à cette époque (Voir Dalton)
Le surhomme est avant tout un être moral et responsable

Bruno Quinchez quelques propos en réponse sur le surhomme

Paysages d’hivers

Paysages blancs des hivers
Avec toute la neige vierge
Sur laquelle un silence
Des matins d’un hiver

Ce sont des pages blanches
Où nous rêvons d'écrire
Dans le froid de la neige
Des poèmes provisoires

Puis nous y allons dessus
Et nous laissons nos pas
Qui s’écrivent en creux
Sur les chemins de l’hiver

Bruno Quinchez dans ses œuvres

Sur une dame d’internet

Faut pas chercher je l'obsède
Il ou elle croit que je lui parle la nuit
Et il ou elle, me regarde dormir
Il y a des dingues partout

Petits emprunts bibliques

Au début était le verbe
Et le verbe dit :
Que la lumière soit !
Et la lumière parue
Et le verbe vit que la lumière éclairait
Le verbe vit plein de choses bizarres
Qui étaient avant cachées dans le noir
Comme des petits homuncules grouillants
Le verbe compris alors qu'il avait bien fait

D'éclairer sa lumière pour voir alentours
Le verbe vit son gourbi et se dit
Bon Dieu! Il va me falloir nettoyer tout ça!
Alors le verbe se créa des assistants

Ainsi il créa les anges qui le servaient
Mais quelques uns avaient des idées de rangement
Le verbe n'était pas d'accord
Pour qu'on touche à ses affaires

Ainsi fut ! Et depuis
Le bordel cosmique continue,
Le verbe dû faire face
A des revendications diverses
Et la lutte des crasses commença

Bruno Quinchez Paris 9 avril 2009 un extrait d'un de mes recueils paru en 2010

Il était une foi

Dieu dit : «Je ! »
Et, il posa ainsi le premier acte de foi
Puis Dieu dit : « Que la lumière soit ! »
Et la lumière fut

Puis Dieu passa aux éléments
Dieu créa le ciel, la Terre et la mer
Dieu trouva cela «Bon, mais nettement insuffisant ! »

Alors Dieu pour se distraire
Créa les animaux et créa les plantes
Puis en fin des fins
Dieu créa l’homme à son image et à sa ressemblance

Puis Dieu perplexe devant sa création
Il eut l’ombre d’un doute
Dieu créa alors le libre-arbitre
Cela pour lui-même

Et l’homme que Dieu avait créé
A son image et à sa ressemblance
L’homme se gratta le front de perplexité
Et il dit : «Dieu existe-t-il ? »

Bruno Quinchez Moran sur/orge mars 1992
Premier prix humour Athanor Brest 1992

Quelques jours avant Noël

C'est la fin de décembre qui arrive
Encore quelques jours à passer
C'est Noël et le Jour de l’An 2014
Cette année 2013, elle est quasiment finie

Les pères-Noëls qui s'approvisionnent
Et les grands yeux de tous les enfants
Je vois ma petite voisine et sa mère
Elles préparent depuis un mois Noël

Je ne sais pas trop si la gamine est dupe
Mais ça fait plaisir à la mère et grand-mère
Elle a fait aussi un calendrier de l'avent
Avec plein d'histoires, très morales

Je sais que ma voisine elle est athée
Et qu'elle se fout bien du gars Jésus
Mais elle a aussi fait une crèche chez elle
Car il y a encore une part d'enfance

Entre aujourd'hui et Noël, je vois bien
Tous les préparatifs des pères Noël
Il y a dans tous ces pères Noël là
Comme un rêve d'enfance resté intact

Après Noël vient la saint Sylvestre
Et aussi son foie gras et ses huîtres
J'ai déjà eu des problèmes avec les huîtres
Qui gigotent en bougeant dans mon œsophage

Pour l'année qui viendra bientôt
Pour tous les enfants que nous restons
Pour le temps qui passe et celui qui vient
Je vous souhaite de bonnes fêtes à tous

Bruno Quinchez dans ses œuvres

La Lune ce soir

Ce soir la lune se couchant, elle joue la virgule
Et déjà, la nuit avance et la lumière recule
Pas d’étoiles encore mais une demi-obscurité
La lune joue entre la ponctuation et l’éternité

Sur les toits de paris des antennes plantées
Captent des nouvelles images de l’instant donné
La belle à la virgule, est simple et abandonnée
Que dire de ces choses qui ne se sont jamais décantées ?

La lune est sous le minaret, elle prie Allah
Pour d’autres elle parle de tous les falbalas
Et dans les cieux maintenant n’est que cédille

Les hommes toujours ne parlent que d’un cul,
Ronde lune qui s’arrondit un paysage joufflu
La lune est aussi parfois cette jolie petite fille

Paris premier Février 2006...Photographie premier Février 2014

Tous les mages et les savants

Il y a dans ce ciel, des choses écrites à déchiffrer
Tel est le mot d'ordre lancé, la réalité est à défricher
Depuis cinq mille ans, entre les sages et les mages
Pythagore parle du monde des chiffres pour image

Notre temps me rappelle tous ces les mages d'autrefois
Qui scrutaient tous les astres dans le ciel à la lunette
Et ceux là qui voyaient des grandes coïncidences parfois
Entre ce qu'ils croyaient et ce que leur disaient les planètes

Et ils faisaient des gros almanachs avec des prévisions
Sur tous les événements à venir, ils avaient des visions
Puis la science, elle avança et elle commença à s’intéresser
Aux positions des planètes et cela sans jamais cesser

Ils commencèrent à donner des noms bizarres aux étoiles
Nous passons de la constellation du Capricorne à la Boussole
Qui est encore une découverte récente, celle qui ouvre les voiles
Entre la vieille constellation mythique et objet de la bricole

Les savants? Eux! Ils ne croient plus aux coïncidences
Et ils croient pouvoir tout calculer et aussi la providence
Alors le diable calculateur, il remplace le vieux hasard
De ces fous qui épuisent le monde dans un grand bazar

Arrive la synchronicité, la fille de l’aléatoire existentiel
Elle cache un réel bien plus simple ou plus démentiel
Celui de la foi, celle que nous mettons dans nos regards
Le chaos restant encore, toute la malice des bavards

Bruno Quinchez dans ses œuvres

Propos sur certaines pratiques psychiatriques

Dans les années 50,  il existait des chirurgiens
Qui croyaient pouvoir intervenir sur le cerveau
Et qui pratiquaient des opérations sur des patients
Cela pour leur éviter de souffrir,

Ces lobotomies étaient considérées comme un progrès,  
En ce qui concerne les facultés parapsychologiques
Comme les phénomènes de télépathies etc.
Nous en sommes quasiment aux mêmes stades

C'est à dire qu'on ne sait rien de ces phénomènes
Et des psys bien intentionnés, ils font parfois
Plus de dégâts que s'ils s'étaient abstenus

Anesthésier la douleur avec des médocs
Ce n’est pas soigner des trucs bizarroïdes
La réalité ce n’est pas que de la chimie

Bruno Quinchez dans ses œuvres

Météo in Paris

Ce soir il fait beau à Paris
Un véritable temps de mai
En ce début du mois de mars
Certains se croient en été

Je ne sais pas la température
Mais on a eu droit encore
A l'alerte à la pollution
Avec un air irrespirable

Oui la terre se réchauffe
Nous n'avons pas eu d'hiver
C'était trop doux et pas de gel
L'année dernière tout avait gelé

J'ai fait quelques plantations
Des œillets dans deux pots
Après cet hiver trop doux
J'espère un été normal

Mais c'est quoi normal ?
Le temps se détraque !
Regardez aux USA !
Ils ont des hivers très froids...

Je ne sais pas pour demain
La météo, elle dit des trucs
Le climat, il dit autres choses ;
Alors on verra bien

Bruno Quinchez dans ses œuvres

Maison de verre

Un provisoire qui dure ou une éternité en attente
Je ne sais pas trop ce qui est, ce qui reste et ce qui vient
Ils voudraient sans doute, des choses toutes faites
Où il n'y aurait rien à changer du genre préfabriqués

Alors que le palais idéal n'a pas de plans définitifs
Car s'il est à construire et il dépend de beaucoup
Comme de savoir comment vous occuper l'espace
Combien de fois avez-vous saccagés vos rêves?

Pour construire en dix fois mieux qu'avant
Nous sommes des cons-sommateur de virtuels
Nous ne savons plus nous engager dans un rêve
Le grand soir, le paradis, l'idéal de vie

Ce ne sont jamais que des choses dans un monde
Qui a la fixité des pierres et la durée des étoile
Je ne sais pas si un jour, vous vous contenterez
D'un présent stable sans la mouvance des envies

Je suis un dinosaure de l'antique monde de l'écrit
Je ne connais pas ce monde, des virtualités de réseaux
Vous pensez comme des fantômes de fantasmes
Je ne sais pas si ce monde existe bien encore

Les machines ne sont pas des greffons de vous-même
Mais elles permettent de vous démultipliez en mille choses
Le stable celui qui reste est en dehors des réseaux
Comme cette réalité puante et irrespirable de la vie

Le printemps ça existe en dehors d'ici est là
La nuit je me lève en pensant voir les étoiles
Mais les étoiles continueront bien d'exister
En dehors de la maison de verre des réseaux

Bruno Quinchez dans ses œuvres

Attendre

Attendre, voir, écouter, ne rien dire
Attendre des jours meilleurs écouter le candidat
Et se faire pour soi toute sa conviction personnelle
Encore espérer dans tout ce monde politique

Attendre, voir, écouter, toujours ne rien dire
Attendre des jours meilleurs et parler plus fort
Aller dans un meeting et proclamer bien haut
Tout son espoir dans le grand homme politique

Attendre, voir, écouter, toujours ne rien dire
Coller des affiches sur tous les murs de la ville
Passer dans les médias qui veulent bien vous passer
Gueuler bien fort toutes ses convictions, continuer

Attendre, voir, écouter, toujours ne rien dire
Dans une élection il faut un gagnant et un perdant
Soudoyer les médias pour le petit rien qui change tout
Assassiner son adversaire en dévoilant tout sur lui

Attendre, voir, écouter, toujours ne rien dire
Attendre l’élection dans un groupe de fans
Croire au père Noël ou croire que demain on rase gratis
Un soir d’élection, savoir si on est un perdant ou un gagnant

Attendre, voir, écouter, toujours ne rien dire
Alors attendre les résultats devant sa TV
Votre candidat est élu à 50,1 % des voix
Ou battu avec un score tout aussi honorable

Attendre, voir, écouter, toujours ne rien dire
Le soir refaire tout son monde avec le candidat
Vaincu ou vainqueur, c’est bien encore le même homme
Et Attendre, voir, écouter, toujours ne rien dire

Attendre, voir, écouter, toujours ne rien dire
Se construire un lendemain de rêves avec le candidat
Attendre, voir, écouter, toujours ne rien dire
Demain est un autre jour et nous, on verra bien

Bruno Quinchez dans ses œuvres

Écritures

L'auteur quelques parts
Perdu dans les pages
De son grand bouquin
Disparait et il s'oublie

Parmi toutes ses fictions
Celles-là qu'il a déjà écrites hier
Et toutes celles-ci qu'il écrira
Dans un autre livre à venir

Là! Il laisse quelques traces
De lui-même ou d'un autre
Dans tous les personnages
Inventés ou non-inventés

Il vacille entre rêves et réalités
Entre un héros tout à sa mesure
Et quelques aventures incroyables
Alors Il mène son enquête

Bruno Quinchez dans ses œuvres

L'amour et l'Internet

Non! Je suis ailleurs et je ne suis pas vraiment ici avec vous
Pour moi vous me semblez vraiment une très lointaine anonyme
N'y aura-t-il jamais quelques choses de commun dans cette vie?
Qui nous rassemble tous les deux, cela dans un même lieu

Je vous sais bien là sur le site, mais je vous sais aussi là bas
Dans une fiction lointaine celle qui me reste de vous-même
Etes-vous très belle madame? Monstrueusement belle
Comme tous les canons de la beauté contemporaine

Ou avez-vous ce léger petit défaut de presque rien du tout
Comme un léger zézaiement dans votre petite voix fluette
Avez vous les yeux, verts, bleus, noirs gris ou vairons
Vous restez un mystère et cela reste votre vrai charme

Sur le net, ils vendent aussi de la chair fraîche à l'étal
Au kilogramme, avec aussi marqué le poids de cette viande
Quelques considérations sur le niveau de vie, des connectés
Pas vraiment des sentiments; il n'y a que du prêt à consommer

Il y a dans toutes choses amoureuses, celles que j'ai écrites pour vous
Comme cette envie d'être heureux ensemble, cela sans regrets
Moi je vois dans toutes les femmes qui recherchent sur le net
Comme des marchandises, toutes prêtes à être consommées

Comment alors? Pouvoir vous dire tout l'amour du monde
Dans un monde qui est sans pudeur, ni sans restriction aucune
Sur le désir, le plaisir et sa consommation tarifées ou monnayable
Non! Moi! Je souffre! Car je ne veux pas être une marchandise

Bruno Quinchez dans ses œuvres


Possession ?

Posséder ? C'est vraiment une drôle d'idée,
Il y a des choses que rien ne permet de posséder,
Comme l'amour, le désir, la confiance, l'éternité
Et j'en passe et des meilleures

Graver dans le marbre Acrostiche

Gavé de toutes les certitudes
Rien que pour une vérité
A tous cette seule attitude
Véritable est la seule bonté
Entre aimer et être aimé
Recherche d’un ami sincère

De celui qui reste un mystère
Avec la vie, un être confirmé
Nuées blanches dans un ciel bleu
Songes qui est donné par le feu

Las ! Etre le dernier homme
Entre le rire et une pomme

Masques d’anonymes bavards
Avec des silences très braillard
Rien ne vaut une belle rime
Bien que cela soit un crime
Rires certes ! Avec des mots riches
Essayez de faire des acrostiches

Bruno Quinchez dans ses œuvres le 28/08/2013

Captures

Capturez un presque rien
Et le mettre dans une cage
Capturez une lumière insolite
Et la mettre dans votre nuancier

Capturez un regard donné
Vouloir en faire son amour
Capturez le papillon de la vie
Pour l'épingler sur la planche

Non! Surtout ne pas capturer
Laisser vivre et le savoir
La chasse est toujours ouverte
La vie doit persister...

De la conservation des Murs...

Je m'ennuie à vouloir,
Tout reconstruire et tout détruire...
Des murs de mon ennui,
Tous ceux de ma triste vie

J'ai vu un mur à Berlin,
J'ai vu un mur en Israël
Séparant pour mieux diviser,
Séparant pour mieux régner...

J'aimerais mieux construire
Une maison avec quatre murs,
Et une porte ouverte aux quatre vents
Mais je n'ai que les murs de mon ennui

Je ne rêve pas et Berlin se construit
Avec des milliards d'Euros
Avec des millions d'allemands
Des allemands de l'Est et de l'Ouest

Mais où est passée la maison du peuple?
Elle a été détruite avec le mur
Car elle ne rapportait pas d'argent
Car elle n'était pas rentable...
Pour notre époque de rentiers

Il existe toujours ce mur à Berlin
Ce n'est pas du béton
Mais dans toutes les têtes
Celle des Westies, celles des prolos

Un mur celui de l'ennui existe encore
Mais que dire de celui de Sharon ?
Peut être qu'israël à de la Nostalgie
Celui de tous les Ghettos d'hier..
Celui de Venise, celui de Varsovie

Dans les têtes, il est bien solide
Ce mur de l'incompréhension
Celui de cet ennui qui nous ruine
Un mur plus solide que vous ne croyez

Le Mur solide de la différence
La différence des Classes
La différence de la religion
La différence d'avec tous ces autres

Ces autres qui vivent au delà du mur
Le Mur de Berlin, le Mur de Sharon
Le Mur Soviétique, Le Mur Sioniste
Le Mur du Ghetto, Le Mur de la Honte

Mais j'aime vivre entre Quatre murs
Avec une porte ouverte aux quatre vents
La Bêtise est plus solide que le Béton
Le Vent n'entame jamais un mur de Bêtise

Le Temps efface, le Temps détruit
Toutes les haines et tous les amours
Les Murs de Bétons redeviennent sables
Un mur de bêtise est encore bien plus solide...

Bruno Quinchez le 30 novembre 2004

Quelques nuances

Commun, communisme, communauté
Trois mots qui sont si proches
Mais dont les sens sont chargés
Et lourd d'un contentieux historique

Cela je n'en doute pas
Chez-moi ce n'est pas chez-vous
Je ne crois pas trop à un communisme
Où tout serait partagés par tous

Nous avons tous nos limites
Dans nos rêves personnels
Nos envie des autres
Et la violence pornographique

Celle qui est liée au regard
Cela date de longtemps
Je suis pas sûr qu'on soit capables
De vivre pour les autres

Tout en s'oubliant
Ceci dit la communauté humaine
Cela reste une réalité sociale
Le communisme intégral

C'est une utopie invivable
Pour tout les humains
Partageons nos vies
Mais aimons nos différences

Bruno Quinchez dans ses œuvres en réponse à Nico17

Le Hasard et la Poésie

Si ça vous intéresse vous faites Poésie + Aléatoire
Sur votre moteur de recherche,
 Il y a des gens qui créent des algorithmes
Et des structures aléatoires...

Le hasard fournit des juxtapositions de mots,
Cela en dépit de la syntaxe, de l'orthographe,
De la grammaire et du sens...
On peut parler de mélanges aléatoires...

Les oulipiens comme Raymond Queneau,
Philippe Soupault et autres,
Dans les années 1960-70-80-90,
Ils avaient faits de ces choses pour casser la phrase

Et trouver des nouvelles associations de mots,
La seule et dernière règle qu'ils acceptaient...
C'était de respecter les structures grammaticales,
Afin qu'elles puissent ainsi être analysées

Comme des phrases ou des morceaux de phrase...
Ils partaient en général, de textes originaux
Ou de listes de mots choisis, pour les ré-arranger
Selon leurs propres contraintes...

Le moteur de recherche Google,
Il fabrique à votre demande des haïkaïs
Qui respectent la règle des 5/7/5
Mais pour le sens de ces haïkaïs,

Il ne faut pas chercher vraiment une signification
Dans des phrases qui sont construites au hasards
Dans notre réel mais admettre toutes
Les associations possibles et bizarroïdes...

Bruno Quinchez dans ses œuvres

Aux petits matins

Se lever calme, très tôt au petit matin
Avant que le soleil ne se lève à l'horizon
Que l'on soit en ville ou dans la campagne
Pour interroger ce jour qui nous vient

Ne pas attendre des signes des temps
Dans un ciel lointain qui est resté muet
Dans le matin se poser des questions
Bien avant que le soleil paraisse là bas

Et dans ce petit matin, écoutez, écoutez
Ecoutez la vie qui vient et qui s'éveille
Quelques bruits, dans la nuit qui finit
Entre des moteurs qui sont en action

Et des odeurs de ce café bien frais
Voir! Tout ce qui vient et tout ce qui va
Quelques fois, et bien avant l'aube
Regarder toutes les étoiles lointaines

Penser à tous ces humains tangibles
Des hommes et aussi des femmes
Qui vivent mal ou alors pas vraiment
Demander et encore oser demander

Ne pas avoir peur de crier, crier
Pour nos enfants nos petits enfants
Qui dans un matin se lèvent aussi
Avec un ventre qui est resté vide

Alors dans le matin priez, priez
Mais moi je ne sais plus trop qui
Et alors criez, criez, très, très fort
Dans un matin, bien avant l'aube

Bruno Quinchez dans ses œuvres


Le chiasme métaphysique

Un chiasme est une figure littéraire
consistant dans une phrase à intervertir deux mots
Dieu fit l'Homme à son image,
ce qui pour nos contemporains,

l'Homme a fait Dieu à son image
La culture est une construction historique,
L'Histoire est une construction culturelle…
La logique permet la déduction,

la déduction permet la logique
La lumière visite le réel,
Le réel visite la lumière
La musique est un chant de l'âme,

lL chant de l'âme est musique
Le silence accepte le repos,
Le repos accepte le silence
Soit l'idée de Philosophie existentielle

L'existence précède l'essence
Cela donne un autre concept philosophique
lLessence précède l'existence
Ce qui serait un début de philosophie idéaliste

Bruno Quinchez dans ses œuvres

Sonnet pour les dames du temps passé

Ces douces dames, elles ont assez peur!
Et elles me manquent beaucoup Thomas
Elles restent cette lumière du petit bonheur
Toutes des fleur fragiles, et sans falbalas

Et quelques fois, il y a quelque grimaces
Entre se faire traiter, de petites limaces
Ou d'un songe creux, qui reste sans avenir,
Cette nostalgie, celle-là hante mon souvenir

Je me sens tout prêt, à leur écrire encore
Pour toute ses dames enfouies que j'adore
Beaucoup de choses qui paraissent idiotes

Entre leur faire des sonnets, tous amoureux
De ceux là qui parlent de leurs beaux yeux
Ou bien de ces choses, bien plus rigolotes

Bruno Quinchez dans ses œuvres

 

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ça y est ! C'est quasi le printemps

 

 

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Ca y est ! C'est quasi le printemps

Mes jacinthes sont toutes épanouies
La température ici à Paris c'est quatorze
Le soleils qui se couche plus tard
J'entends les oiseaux dans Paris

Très tôt le matin et assez tard le soir
Sans vouloir parler de mes hormones
Je sens arriver vraiment le printemps
Petite Jacinthe : Toi ! Tu me plais bien...


Paris le 6 mars 2018

Deux Haïkaïs

Deux Haïkaïs

Quand tu le vises
Sa main droite est à gauche
Et réciproquement

Lui il se taisait
cet autre le regardait
Mais que lui dire


Paris le 26 février 2018

Haïkaïs du 25 février 2018

Haïkaïs du temps qui passe

Ce qu'il faut dire
Ce qu'il faut taire aussi
Choses semblables

Un bruit quelconque
Et des mots qui sont rares
Quelques riens du tout

Non ! Je ne sais pas !
Tout, ce que sera demain
Est-ce la question ?

Une angoisse
Et savoir aimer la vie
Avec ses ennuis

Le mois avance
Déjà le vingt-cinq Février
La saint Roméo

Ou est donc Juliette?
Elle se ballade encore
Dans le calendrier

Paris le 25 février 2018

Ce temps qui passe

Ce temps qui passe

Tranquillement il attendait, ici et là
Mais il attendait quoi donc ? Monsieur l'agent !
Cela je ne sais pas vraiment ! Et je l'ignore !
Peut-être la vie éternelle ou la mort à crédit

Vous savez de ces choses là que nous donne la vie
Entre un regard amoureux qui vous arrache de vous-même
Avec toutes les tripes; et cela pour toute une éternité
Et une petite paix intérieure, celle-là qui reste un repos

Savait-il encore leur dire tous ces mots d'amour ?
Oui mais il n'y a déjà plus personne à qui les dire
Je vous aime bien ! Vous ici ! Mais je vous laisse vivre
Peut être devrais rester pour vous seulement un tendre

Parfois je me sens vieillir, déjà si vieux et si seul
Et je me dis que je devrais me sortir d'ici-bas
Pour aller cueillir des jolies fleurs et des bons sourires
Dans ce grand machin, ce Bazard qu'est la ville de Paris

Faire des photos incroyables, des réalités contemporaines
Entre un SDF, un immigrés et des gens qui sont connectés
Je sais pas si ce vide, il est en moi, ou il est dans ce monde
Je sais bien qu'il faut aimer très fort et aussi sans violence

Je ne suis plus un enfant... Je ne suis pas un vieux con
Peut-être verrais-je un regard, celui qui me réveillera
Là ! Il y a les pompiers qui passent dans ma rue très calme
Photographe de ce présent, je dirais tout ce que je verrais

L'incroyable, il est caché dans les détails, le diable aussi
Je ne suis pas un ange, mais j'ai ce regard très personnel
Sur un monde qui évolue sans cesse et sans pouvoir le changer
Je vends de l'apparence et je vous achèterais sans doute un bon sourire


Paris le 16 février 2018

Haïkaïs pour des amoureux

Haïkaïs pour des amoureux

La saint Valentin
Qui est bien là, maintenant
C'est l'Amour-Toujours

Pour Valentine
Repeindre ses murs gris
Avec du rose

Un bouquet de fleurs
Dans l'échoppe fleuries
Cadeaux ! Mes dames

Mois de février
Qui passe bien lentement
Le temps qui change

Savoir ces amours
Aussi quelques histoires
Qui vont bien avec

Paris le 14 février saint valentin

Des Haïkaïs

Des Haïkaïs

Le temps avance
Demain ! C'est saint Valentin
Mon amour ? Lointain !

Les chiens du hasard
Qui nous mordent de froid
Février trop cruel

J'ai vu avant hier
Des bonshommes de neige
Et ils ont fondus

Après moi ! C'est vous
Mais ! Je ne sais vraiment pas
Ce que vous êtes

Un chien qui aboie
La rue qui survit avec rien
Des enfants bavards

L'idiot écrit
Ce grand crétin qui vous lit
Comment vas-tu ? Dit !

Les paraboles
Et les pensées de Mao Tsé Toung
Fermer sa gueule

Et ne pas savoir
Choses qui sont à dire
Pour être libre

La bibliothèque
Un seul livre à lire !
Mais lequel choisir ?


Paris le 13 Février 2018

Des Haïkaïs vrac

Des Haïkaïs Vrac

Passant te dire
Ces saisons qui nous lassent
L'hiver déprime

En ce froid hiver
Tôt dans le petit matin
Les oiseaux chantent

Haïkaïs du 9 février

Hier c'était les crues
Aujourd'hui c'est la neige
Puis vient le verglas

J'aimerais un peu
De chaleur et de soleil
Mais c'est les frimas

J'entends le temps
Qui passe surement
Bientôt Valentin

Tous les amoureux
Qui se bécotent tranquilles
Sont là bien au chaud

J'aime bien l'hiver
Parfois je me balade
Dans la neige drue

Les saisons suivent
Déjà les jours qui changent
Demain est plus chaud

Paris le 9 février 2018

Haïkaïs du 9 février

Tous les amoureux
Qui se bécotent tranquilles
Sont là bien au chaud

Rooh ! Tu sais trop bien
Tous ces bancs plein de neige
Sans les amoureux

Haïku

Comme je descends
Les escaliers de chez-moi
Je pense à vous


Paris le 10 février 2018

Haiku réponse

Là ! Peut-être bien !
Ou alors peut-être que non !
C'est choses à voir

Paris le 10 février 2018

Haïiku

Demain qui viendra
Hier qui est déjà passé
Temps qui nous manque

Paris le 11 férvier 2018

Haïkaïs du 3 février 2018

Haïkaïs du 3 février 2018
 
Un jour tu verras
Mais demain je ne sais pas
Car c'est tout à voir

Un caramel mou
Qu'on malaxe sans faim
La langue, les dents

Je ne saurais pas
Vous parlez tendrement
Sans un sourire

L'amant de toujours
Celui qui Ignore parfois
Vos petits soucis

Chez moi dans la rue
Elle est aussi très calme
Là ! Une voiture

Le froid maintenant
Mois de février qui dure
Je me préserve

L'hiver que j'aime
Les jours qui rallongent
J'attends le printemps


Paris le 3 févier 2018

Haïkaïs de Février

Haïkaïs de Février

Il était assis là
Devant son grand écran
Et il tapotait

Quelques poètes
Qui bavardaient sans cesse
Sur tous les modes

Hier je savais bien
Cet aujourd'hui  du présent
Je serais bien là

Février plus froid
Parait-il que c'est normal
On sent la fraicheur

L'âge qui passe
Et pas vraiment de ride
Mais la prostate

Et le vieux machin
Pense à ce qui advient
se moque et rit

Jésus et Rimbaud
Sont morts assez jeunes
ça rend modeste

Paris le 2 février 2018

Haïkaïs du 25 janvier 2018

Haïkaïs du 25 janvier 2018

Là ! Je tapote
Et je radote aussi
Mais pas de contacts

Qu'est-ce donc ce truc
Que l'on dit, La Vérité
Je n'en sais pas plus

Pour nos vérités
Elles sont toujours différentes
La pluie, le beau temps

Paris le 25 janvier 2018

Haïkaïs de Janvier (suite)

Haïkaïs de janvier suite

Où était il donc?
Il était là-bas ailleurs
Dans sa liberté

Était-il mort ou non ?
Cela personne ne savait
Il vivait là-bas

Là ! Un chien assis
Qui le regardait vivre
Et il aboyait

La mort qui n'est pas
C'est bien un vrai silence
Un vivant repos

En ce mois janvier
La lumière oscillait
Beau hier, pas ce jour

La pluie trop froide,
Elle a changé mon envie
De neige blanche

Mon anniversaire
Lui il arrive bientôt
Mes soixante-six ans

Ne plus écrire
C'est bien ce que je me dis
Que faire après

Il me vient cette idée
Faire des photographies
Mais à qui montrer ?


Paris le 21 janvier 2018

Une nouvelle courte... La pendule fantaisiste Version 14 janvier 2018

Une nouvelle courte, la pendule fantaisiste

 

La pendule tournait, tournait mais dans tous les sens aléatoires, on ne savait plus si hier était, avant ou après demain, ce qui faisait que les hommes de pouvoir ne s’y retrouvaient plus, les stocks de sandwichs et de cornichons, ils devenaient très aléatoire et imprévisibles…comme toujours il y avait un matheux qui appliquait de jolies formules, mais dont personne ne comprenait rien…il fut décidé en haut lieu d’envoyer un psychiatre mécanicien pour cette pendule très fantaisiste, il fut convenu d’un rendez-vous à coucou moins le quart, à la place de la gare avec la pendule libertaire et fantaisiste, et elle fut à l’heure vers minuit moins le quart puis elle se permit une rétrogradation

Jusqu’à avant hier vers quatre heures moins le quart. Le psychiatre qui était une très fine mouche et fin psychologue il arriva demain vers huit heures de ce matin…la pendule elle était encore là, mais elle tournait, tournait comme un ventilateur… mais… mais…mais… heureusement le psychiatre, il avait sa propre horloge solaire, sur laquelle, prudemment il se réglait…et il se mit au travail cette horloge, elle était beaucoup trop émotive…

il faudrait la lobotomiser et l’amputer de ses fonctions émotives….après tout que demande-t-on à une horloge ? Si ce n’est que de nous indiquer l’heure…le psycho-mécanicien coupa les fonctions sensitives et humoristiques de la pendule, elle redevint une banale pendule sans affects ni sentiments… les stocks de sandwiches étaient maintenant quasi nuls mais les stocks de cornichons étaient énormes, les boursiers se remirent au travail…le bon temps de la rigolade était bien passé…

il y eut des conséquences bizarres, là alors, les hommes, ils se mirent à réfléchir sur leurs propres usages du temps… depuis les sous s’accumulent sans vraiment servir…peut être faudrait-il savoir combien vaut le temps donné ? Il y avait bien quelques révolutionnaires qui eux ils voulaient à tout prix refaire le monde de la pendule fantaisiste, mais cette fantaisiste, elle était extrêmement surveillée par des agents du pouvoir

Paris le 14 janvier 2018

Haïku pour 2018

 

Haïku pour 2018

La nouvelle année
Deux-mille-dix-huit est là
Du temps qui passe

Paris le 6 janvier 2018

Haïku...

Haïku

Calme silence
Pour repos de mon âme
Vouloir, n'être rien

Paris 27 décembre 2017

La lumière pour Soi-Même

La lumière pour soi-même

La mort est fidèle et celle-ci, elle est près de nous
Elle nous attend quelques parts au détour du chemin
Entre un maintenant qui passe lentement
Et déjà une absence celle-là qui est vécue
Je sais bien tous mes morts du passé et cette lente agonie du présent
C’est aussi une question de ma foi sur une maladie incurable
Oui ! Moi j’ai mal à mon frère aîné qui part bien trop vite
J’ai déjà vu mourir ma mère en 2005 d’un cancer rapide
Non ! Je ne me révolterais pas ! Et cela, je le sais bien !
Il ne sert à rien de jurer et de cracher ses jurons

Dans un ciel sans consistance ou plutôt une réalité incomprise

La foi demande ses preuves il n'est pas facile de croire
Un équilibriste au Niagara, il possède plus de confiance
Qu'un homme qui prie l'indicible, cette chose qui est tout là bas
Mais je sais là, en moi même ce qu’il y a là  dans l'intime
Une vraie difficulté à accepter entre toutes les choses de la religion
Celles qu’on m’avait dites autrefois sur la prière fervente et la grâce
Qui nous sera donnée en abondance
Toute mon enfance tranquille et heureuse
Qui m’avait appris cette confiance... Oui ! Je crois que je sais bien
Tout ce mystère profond de la mort et il n’y a pas de vrais problèmes
Pour moi-même, car j’accepterais je partirais sans une vraie peur en moi
Et en n’ayant pas de peur mais pour tous mes proches qui partent,

Je ne sais plus que le manque je sais bien qu’il n’y a pas à négocier
Entre un temps de vie et un prix donné  on ne négocie pas une liberté d’âme,
On pense à la douleur et à la peur même si déjà en moi

J’espère un au de-là personnel avec nos propres croyances
Celles qui nous aide... Je sais des prières au ciel qui sont très ferventes,
Je sais des grâces données qui sont des fruits de la confiance
Je sais aussi la calme réalité qui est toujours à accepter
Avec ses douleurs, ses angoisses et aussi toutes ses joies quotidiennes
Oui ! Il me vient souvent comme une grande envie d'aller me prosterner
Ou de hurler à la mort de faire de ces jours là lumière pour lui-même
Et le savoir heureux dans un au de-là personnel et faire de ces actes de foi
Qui seraient vraiment incroyables comme d’accomplir tout là bas

Des pèlerinages faits à genoux dans des lieux consacrés par des années de foi
De celles qui marchent en confiance.... Oui ! J'irais prier ce Dieu pour ma foi  éternelle
Dans des  lendemains avec les vies qui grouillent des lieux où s’entassent
Des reliques sacrées il me vient ce désir de foi et de miracles qui seraient incroyables
Comme de ressusciter mes morts et d’empêcher d’agir la mort bien trop cruelle
Celle qui choisit et qui tue  tous les faibles et les fous
Il me vient aussi cette idée absurde de la résurrection biblique,
Celle de la fin des temps qui est annoncée et qui est proclamée
Depuis deux mille ans dans un livre sacré un livre que pourtant j'aime
Car il est plein de sagesses mais je sais aussi tout son pouvoir

Je ne sais plus cette vérité entre la foi, la vie et la réalité des choses qui sont dites
Car elles sont mal comprises comme si la vie  qui vient devait être éternelle
Par un acte de la pure foi face à toutes nos peurs
Nous vivons nos vies sur la corde raide d'un doute très libre
Au dessus des gouffres nous sommes déjà plus de 7 milliards
D’humains vivants dans une petite terre  imaginons alors cette pensée
Celles du surplus des ressuscités et qu’il y ait ainsi parmi nous,
Encore bien plus d'êtres que ces myriades de gens morts,
Tous nos morts ceux- là absents pour la résurrection annoncée
Alors je vous pose la question y croyez-vous vraiment ?

Et comment la voyez-vous ? Cette résurgence des vies

J’imagine mes morts, par leurs âmes, je les  verrais

Il me vient parfois cette idée de la fin des temps où nous sommes contemporains
De toutes les époques ceux-là, ils vivent en moi par la lumière de leurs âmes
Sans leurs corps matériels de morts ressuscités
Des êtres qui se manifestent  dans la lumière éthérée,
Celle qui brille très doucement dans les cœurs et les yeux
Ceux-là que nous verront sans peur, ni crainte
Ils sont tous nos anges ou nos fantômes des souvenirs aimés
Non aujourd’hui ! Mo i! Je n’aime pas, la mort de ceux que j'aime,
Toutes ces disparitions l’entropie de la matière  c'est un monde imparfait

Et  il est trop lourd à vivre petite Marie tout là-haut aide-moi !  Et aussi aide-le !
Je te parle en confiance hier ! Tu m’as aidé, en me guidant par ta lumière

Je ne sais pas maintenant ! Non ! Cela je ne le sais plus du tout
Tu es déjà si loin dans la mémoire et je suis resté bien seul
Car madame Marie ! Si toi ! Tu m'as éclairé toute mon âme autrefois,
Cela par un éclair très tendre et intense je sais toute la fragilité
De ces humains que j’aime je sais  tout mon destin
Celui que j'ai vécu, celui-là que j’ai choisi entre ma liberté et ma raison
Et je sais cette mort qui viendra aussi pour moi aide-le donc à vivre plus fort
Ses derniers moments que cela soit pour lui où que cela soit pour moi,

Libre ! vivre avec l'autre. La lumière qui aide à vivre,
Oui ! Je vous le dis elle ne vous éblouit pas elle éclaire des vies
Nos vies dans l'ordinaire celui du vécu quotidien
Des vies bien ordinaires qui paraissent toutes banales
Face à un monde matériel qui casse nos rêves par un vrai manque
L'absence trop cruelle de ceux-là que j'aime et ils sont ailleurs
Dans un lieu mystérieux  qui est dans un là-bas
Que je ne situe pas car je sais leurs libertés

Paris 9 mars 2016, et le 10 et 15 décembre 2017