Chroniques des temps qui passent

  • Septembre... Version 3 septembre 2017

    Septembre

    Voici revenues les mélancolies
    Froides et tristes du terme de l'été,
    Où la clarté descend, inflexible,
    A la rencontre de la nuit,

    Mon cœur désabusé,
    Il s'épanche d'un pleur vacant, sans bruit,
    Le vent d'août m'éloigne des chaleurs
    Des crépuscules tourmentés,

    Sombre fraîcheur
    De ces jours d'automne,
    Qui viennent maintenant
    Après cet été qui est dépassé

    La lumière descendante  
    Qui accroît mon cafard,
    D'une tristesse, sans fin,
    Cet exil amer,

    Gracieuses fleurs s'anémiant,
    Des souvenirs,
    Accompagnant la moiteur des canicules,
    Ardente et sans fards,

    Dans la fusion aimable
    Aux soleils torrides
    De nos corps dénudés
    Qui transpirent abondamment

    Et aux sourires charmants,
    Des femmes fleurs
    Dans tous les soleils d'été
    Où nous nous aimions
     
    Les froids qui viennent
    Les grands arbres
    Qui se décharnent
    De leurs feuilles,

    Feuilles qui tombent sur le sol
    Grands squelettes d'hivers,
    Où nos cœurs se couvrent
    D'un manteau de laine

    Et de songes pervers,
    Nuits de solitudes,
    Voiles sans clarté,
    Sombre automnes

    O jour bénis!
    O farouche soleils!
    Où êtes-vous
    Maintenant

    Septembre est là
    Les ténèbres confuses
    De ces mois d'hivers,
    Qui viennent

    Avec la froideur des frimas,
    Et elles coulent mes pensées
    Dans ce moule où l'espoir
    C'est ce triste et blême déjà,

    Ah! Quand reverrons-nous
    Tous les frissons charnels
    Des lueurs de l'aube
    Et les bleus réveils ?

    D'un matin heureux
    Dans une vie
    Une seule vie
    Avec toi

     
    Bruno Quinchez (Morsang sur orge le 8 et 30 septembre 1996 rajout Paris 3 septembre 2017)

     

  • Haïkaïs du 27 août 2017

    Haïkaïs du 27 août 2017

    Le coq a chanté
    Le soleil pas encore là
    La nuit va finir

    A la campagne
    J'entends le coq chanter
    A Paris... Calmos!

    Le réveil chez moi
    C'est ma petite radio
    Qui s'allume matin

    Radio qui cause
    Des emmerdes de la vie
    Des fois je zappe

    Le soleil levé
    De plus en plus tardivement
    Les nuits rallongent

    Août bien trop calme
    Mais où sont-ils donc passés
    Tous mes voisins

    Il est cinq heures
    Nous disait Jacques Dutronc
    Là c'est dix heures
     
    Paris le 27 août 2017

  • Haïkaïs du 25 août 2017

    Lever ce matin
    Du vingt-cinq août, calme
    Déjà les poubelles

    J'aime bien aussi
    Laisser tous les gens dormir
    calme reposant

    Plus je vieillis seul
    Plus j'aime, tous mes voisins
    Solitude ? Certes !

    Là ! Je tapote
    Oui J'aime bien tapoter
    Bavard sur clavier

    Fin du mois aout
    Les habitudes reviennent
    Magasins ouverts

    Paris 25 août 7h du matin
     
    Août qui finit
    Cela dans quelques jours
    Voilà septembre
     
    Orages et pluies
    La lumière plus sombre
    C'est le temps Ici

    Si c'est la voile,
    Là ! Je suis aussi perdu
    Jamais fait bateau

  • Haikais du mois d'août (la suite encore)

    Haïkaïs d'août (la suite encore)

    Les chiens du hasard
    Qui écrivent sans faillir
    Les anges ? Non !

    Le Poète écrit
    Les poètes bavardent
    Ainsi va la vie

    Certains se disent
    Pourquoi je n'écrirais pas ?
    D'autres qui lisent

    Le mois qui finit
    Août qui change vite
    Déjà septembre

    Pourquoi "Le poète" ?
    Comme disait Aragon
    Perso je ne sais pas

    un chien et un chat
    Des vies antagonistes
    Très familières

    Les nuits rallongent
    La fraîcheur qui s'impose
    Été fatigué


    Paris le 19 août 2017

  • Haïkaïs pour Marie en ce quinze août

    Haïkaïs pour Marie en ce quinze Août

    Petite Myriam
    Dame du premier siècle
    Tu as ton royaume

    Pour ma foi et pour toi
    Moi ! Je ne doute de rien
    Vision heureuse

    En ce quinze août
    Quelques-uns sont réunis
    Et ils te prient

    Non ! Je ne sais plus
    Dire des prières au ciel
    Je t'aime en moi

    Pour Lourdes, Là-Bas
    J'ai eu beaucoup de doutes
    Avec tout Le Business

    Paris le 15 août 2017 La Fête de L'assomption

     

  • Haïkaïs du mois d'août (la suite)

    Haïkaïs du mois d'août (la suite)

    La solitude
    Celle-là qui se partage
    Comme un vécu

    Poètes silencieux
    Et aussi de ces riens
    Qui  vous sont donnés

    Ce maigre repas
    Pris en commun, là ici
    Parfois subsides

    Ce jour du mois août
    Le soleil qui reviendra
    Avec sa chaleur

    Rétrospectifs froids
    Dans cet été trop bizarre
    Entre chaud et froid

    Poètes vos papiers !
    La police ordinaire
    Qui questionnera

    Enfants de salauds
    Et tous les anges des cieux
    Qui se fréquentent

    Paris le 13 août 2017

  • Haïkaïs du mois d'août (suite)

    Merci! C'est gentil
    Oui ! Pour ces vacances là
    Faut en profiter

    Réveillé très tôt
    Soleil qui n'est pas levé
    écoute radio

    Le matin d'un rien
    Les autres qui dorment
    C'est le silence

    Mais où sont-ils donc ?
    ça je sais pas vraiment
    Solitude matin

    Le plus bizarre
    C'est radio, la musique
    Pas voix humaine


    Haïkaïs philosophiques

    Produire l'œuvre
    Non ! Sûrement pas du tout
    Mais rester léger

    Le papillon bleu
    Sur la porté du vent gris
    Écrivait Haïku

    Peut être écrire
    Toutes ces choses rêvées
    Ou jouer encore

    Un  sage disait
    Si tu veux, la vraie sagesse
    Redevient enfant

    Un jour il écrivit
    Tous ces mots très plaisants
    Et il s'oublia

    La morale ! C'est celle
    Des autres, disait Férré
    Pour droit réponse

    Les chiens du Hasard
    Qui pissent, sans vraies gênes
    Sur nos vérités

    Paris le 8 août 2017

  • Haïkaïs du mois d'août

    Haïkaïs du mois d'août

    Ici à Paris
    C'est encore très doux
    Et c'est pas trop chaud
     
    Le Nord du pays
    Qui reste assez frais
    Sud trente degré
     
    France divisée
    Entre les politiques
    Et la Météo
     
    Anniversaires
    Entre l'Histoire passée
    Et ma famille
     
    Août qui reste frais
    Du moins ici à Paris
    Je sais pas chez vous
     
    Les vacanciers
    ils ont leurs soleils d'été
    Mes vacances au frais
     
    Là ! Je ne sais pas
    Avec la terre qui tourne
    Politiques vont
     
    La planète chauffe
    Le baratin qui cause
    Et la vie est là
     
    Des Incendies
    Un manque de ressources
    L'eau devient rare

    Paris le 7 août 2017

  • Haïkaïs de juillet

     

    Haïkaïs de fin Juillet

    Juillet qui fini
    Août qui est bientôt là
    A Paris, il pleut

    Là des vacances
    Et des choses vacantes
    Reposez-vous bien !

    Parfois j'aime bien
    Et d'autres où j'aime pas
    Cette période

    Sept heure matin
    Paris qui s'éveille
    Sans parisiens

    Vers les dix heures
    Il y a maintenant du soleil
    Et je sais plus trop

    La chaleur à Paris
    C'est l'enfer bien trop chaud
    Mais ce temps varie

    Je me souviens bien
    Toutes ces chaleurs en juin
    Trente-deux chez-moi

    Paris le 29 Juillet 2017

     

  • Compte à rendre...

    Compte à rendre

    Vous savez, je vois maintenant l'échéancier du hasard
    Et celui là, il m'a demandé des comptes pour toute ma vie
    Cela pour savoir si j'étais encore bien à ma place
    Mais moi, je ne savais que répondre à cette question

    J'oscillais  sans cesse entre le silence enragé
    Et une certaine bonne patience, celle de mon vécu
    Alors envoyez balader tout ce Bazard trop bavard
    Et encore vouloir faire confiance au hasard du regard

    Il était bien écrit quelques parts dans des archives cachées
    Qu'un jour viendrait, où je ne serais plus là mais mort
    Mais en attendant cette fin déjà trop absurde je vivotais
    Entre un hier, celui du passé et un lendemain qui viendra

    Sur la corde raide du temps du doute entre deux précipices
    Être un équilibriste très habile et sans de vraies peurs
    Un monde où souffrir est un don acquis de naissance
    Quelques éclairs fugitifs étincelaient dans mes nuits

    Mon être fatigué, il regarde maintenant passer toutes les vies
    Moi! Je savais encore écrire et je voulais dire et redire
    Et cela me donnait une joie toute intérieure et de la sérénité
    Radotage de ma mémoire, entre ce jour qui passe et qui crie

    Et ce que j'avais déjà dit hier, maintes et maintes fois
    Passage du temps qui ravage notre corps et notre mémoire
    Entre ce que je suis, ce que j'aime et ce que j'étais
    Peut-on demander des comptes à un homme de l'écriture

    Celui-là, il a beaucoup écrit de choses dans son passé
    Je ne sais vraiment pas, à qui je dois rendre des comptes
    Je sais un Dieu de miséricorde, je sais une justice aimable
    Un jour qui viendra, j'aurais tout dit de ce que je suis

    Que me restera-t-il ? C'est pour moi la seule question !
    Je l'ignore, je ne suis pas devin et qui donc connait demain ?
    Je sais seulement qu'aujourd'hui je suis lu par vous ici et là
    Le proche avenir, ce n'est jamais qu'un peu de temps à vivre

    Paris le 2 juillet 2017