La chute du mur de Berlin, il y a bientôt trente ans

Le mur de Berlin (octobre 1989)

O joie ! J’ai vu, ce mur terrible détruit,
O temps ! J’ai vu de froids teutons en larmes,
Ces cœurs hermétiques vivaient, mon cœur était séduit,
Est et Ouest, les deux camps enfin laissaient les armes,

O amis ! Par ces chants entonnons l’hymne de nos joies,
Ta magie victorieuse par sa grâce à nouveau nous unit,
Les cœurs battent à l’unisson, pour de nouvelles voies,
Les communications passent à travers cette Europe réunie,

Marx est mort, Hitler est mort, que vivent mes allemands,
Schiller, Reiner-Maria Rilke, Amadeus Mozart, ils sont tous mes grands,
Cette Allemagne que nous français aimons d’amour et passion,
Ce pays ou il y eut tant de grandes découverte, tant d’inventions,

Cet espoir est à nouveau, pour nous tous, permis,
Et l’histoire revit, le cœur de notre Europe, il s'est bien assagi,
Soyez étreints, millions d’êtres, vivons tous en frère,
Que désormais la volonté de la paix soit la seule prière,

Mais que la très grande Allemagne pour toujours se souvienne,
Des lieders, de la liberté, que, la sagesse, soit, sa gardienne,
Et qu’elle nous rassure, elle n’a pas d’ennemi, que des amis,
Je nous, souhaite, la paix pour tous, sans aucun compromis,

Bruno Quinchez, mon oncle mort fusillé le 1 février 1944.
Son neveux qui a écrit ce texte en octobre 1989,
Signé / un français, un ami d’aujourd’hui, un mort d’autrefois,
O temps ! O mémoire ! O histoire !

Bruno Quinchez (Morsang sur orge le 10 novembre 1989)

 
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