Triolets d'automne version 22 septembre 2019

 

 

Triolets d’automne
 
Fleurs de givres encore étonnées d'être
Les fleurs de l'automne passager
Mes rosiers qui sont en boutons
 
La terre qui se repose aimablement
Dans mes deux mains noircies
Je rempote mes fleurs maintenant
 
Insensiblement la lumière décroît
coucher rouge d'un soleil d'automne
puis petits matins rosés avec le gel
 
Le soleil qui descends beaucoup plus vite
La nuit qui tombe plus tôt maintenant
De la fraicheur qui s’impose, prendre un pull
 
Les enfants qui vont à l’école depuis trois semaines
Ils doivent apprendre toutes les bases de notre vie
Entre le calcul et la lecture, dans des classes enfantines
 
J’ignore parfois si j’aime ou je déteste cette période
Je ne sais pas c’est novembre qui va venir, puis décembre
Avec ces trop grandes chaleurs j’ai souffert ! Moi j’attends Noël !
 
Naitre au cœur de l’hiver, ce n’est pas plus intéressant
Que de souffrir de ces canicules très chaudes de juin-juillet
Parfois je ne sais que dire, de toutes ces saisons qui passent
 
Mon père ! Il est né le 22 septembre, c’est le début de l’automne
J’aime voir le temps passer, mais je n’aime pas me savoir vieillir
Je n’ai pas eu d’enfant et je ne connais pas demain qui viendra
 
Printemps, été, automne, hiver et ça recommence sans vraies fins
J’entends les cloches d’une église qui sonnent, mais moi je perds la foi
Peut être croire en Dieu, mais aussi ne plus faire confiance aux curés
 
Le ciel qui s’obscurcit, ou plutôt un manque de lumière en automne
Je n‘aimais pas trop, ces chaleurs trop intenses, j’aime bien toutes les fleurs
Celle là qui ont besoin du frère soleil, dans une vie qui reste fragile
 
Je vois les feuilles mortes sur le sol, et qui sont à ramasser à la pelle
L’appel du dix-huit juin, c’était ce temps, d’une grande lumière d’autrefois
Je sais des choses en novembre, que je n’aime pas, des morts très aimés
 
Le chien qui parfois aboie tard, dans le soir de mon Paris, où je vis
Sait-il mes goûts et mes désirs ? De vraies couleurs et des lumières aimées
Je sais une dame que j’aime morte en  cette période de l’été qui arrivait

 
Bruno Quinchez Paris 5 avril 2012 et le 22 septembre 2019  

 

 
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