De La Mémoire

  • La beauté version du 27 juillet 2019

    La beauté (une autre version)
     
    La rose était bien là,
    cueillie ce matin
    et certes celle-ci,
    elle restait toujours belle
     
    On dit de cette fleur
    très incroyable et si fragile
    qu’elle est toute immortelle
    même si elle vit un instant court
     
    J’ignore parfois, parmi toutes
    s’il y a aussi d’autres fleurs
    que j’aime dans ma vie
    je ne saurais que dire
     
    Elle a toute sa beauté
    qui est tellement classe
    cette fleur si simple
    elle me fait toujours envie
     
    Il est de ces femmes
    qui sont toutes très belles,
    et celles-là qui m’ignorent
    je n'existe pas toujours
     
    Peut être savent-elles
    parfois dire cette chose inédite
    parmi ceux qu’elles honorent
    dans une vie de femme libre
     
    Vie avec des passages
    qui sont parfois trop brefs
    et le rien du tout si rare
    du coup de foudre
     
    Savoir aussi choisir
    un choix entre aimer l’une
    celle qui très belle
    et ainsi taire son cœur
     
    La choisir et l'aimer
    ne pas décider pour elle
    vivre comme un solitaire
    et par elle s'absoudre
     
    Les cieux, avec les nuages
    ils me disent de ces beautés
    qui sont toutes éternelles,
    muses ou anges parmi les étoiles,
     
    Je sais une seule beauté
    que j’aime et qui m'inspire
    celle là que j’adore encore
    et parfois je vois ses voiles
     
    Avec le miracle des mots,
    il y a parmi celles-là
    des pures madones
    ou de grandes hétaïres
     
    Il ne faut jamais oublier
    de choisir entre un rien
    et un plaisir trop nécessaire
    la beauté nue, elle ne sait
     
    Peut-être pas qu’on la regarde
    avec de très grands désirs
    et je sais quelques un de ces fous
    qui sont prêts à tout pour elle
     
    Pour pouvoir jouir et avoir
    de purs plaisirs très sexuels
    il est à savoir qu’il suffit
    d’un petit presque rien
     
    Pour l’habiller de grandes lumières
    cette chose lumineuse
    qui nous donne le désir
    et cette envie de l'autre
     
    Il y a bien l’art de vivre
    et aussi la bonne manière
    a savoir toute la tendresse
    et la confiance donnée
     
    Vous savez autrefois
    quand j’étais enfant
    je voyais des femmes
    qui me souriaient
     
    Comme des reines
    non ! Je n’étais pas un ange
    mais je regardais celles-ci
    de grandes beautés sereines
     
    Qu’est ce que la beauté ?
    Une jolie question de philosophes
    ceux qui son plus ou moins rebelles
    et qui connait de multiples vérités
     
    Il y a plusieurs sortes de roses
    mais pour la rose unique,
    c’est elle qui reste toujours belle
    cette unique qui les incarne toutes
     
    Je sais de ces femmes
    qui sont biens faites
    et qui m’attirent par leur vision
    elles ont toutes de bons appâts
     
    Pour moi la vraie approche
    qui soit vraiment charnelle
    ce sont les choix des petits riens,
    et parfois juste un sourire et un regard
     
    Et alors ce sont de ces choses
    qui sont tellement sensuelles
    il y a ainsi dans chaque femme,
    cette femme unique que l’on aime,
     
    Mais on ne vit qu’avec une seule
    j’ignore parfois, dans ma solitude
    savoir choisir entre ce qui est beau
    et la réalité de ce qui est laid,
     
    Je sais cette tête de cochon
    sans doute une sale gueule
    vous savez! Moi ! Je reste solitaire,
    mais ce qu'il y a dans mon cœur,
     
    Et parfois en moi même j’évoque
    toute la beauté celle qui va avec
    c'est alors pour moi un on plaisir
    une grande présence presque légère
     
    J’aime parfois caresser un chat
    qui vient vers moi tout doucement
    puis-je parler de sa beauté féline
    le chat parfois, il nous aime
     
    J'aimais une chatte qui avait
    du vrai plaisir sur mes genoux
    non je ne suis pas un chat !
    Mais je savais toute sa tendresse
     
    Il y a dans des lieux lointains
    quelques dauphins et ils me parlent
    d’une beauté parfois très câline
    les dauphins aiment l'humain
     
    Je ne sais pas choisir entre elles,
    celles qui sont parait-il très belles
    et qui sont aussi très médiatiques
    je parle de la grande la diva
     
    Je vais souvent pianoter
    Sur les médias du net
    et là je pense à cette dame
    Madame Laetitia Casta

    Parfois je pense aussi
    A tous ses innombrables
    choses possibles
    Qu’elle suscite toujours en mo
     
    La beauté est-ce cette chose bizarre
    cette chose qu’on met à ces mots,
    nos amours est-ce bien la beauté
    oui c’est cette chose bizarre
     
    Entre l'art grec ou romain
    Et toutes ses statues de déesse
    et je vois ces jolies dames
    Qui postent sur internet,

    Et qui  osent se montrer
    Toutes nues sur des photos
    complètement dévêtues
    Et presque sans rien
     
    Je pense souvent en moi même
    A l’idée de la pure vierge
    celle qui se ballade
    Tout là-haut dans le ciel

    Et à toutes ces roses
    Qui passent et qui fanent
    dans un temps très court
    Mais qui reste trop  bref
     
    J’ignore pourquoi
    Je vois dans le mot beauté,
    oui cela reste un truc
    Pour des artistes un peu fous

    Il est des petits riens
    Qui me disent des choses
    entre ce que moi j’aime
    Et vous ce que vous aimez
     
    Et pour vous autres ici  
    Qu'est-ce  donc que vous aimez ?
    Quelques petits riens,
     Mais ils me suffisent

    Pour pouvoir aimer
    Toute les jolies femmes aimables
    un jour on parlera s
    Sans doute de ce qui est beau
     
    Et de ceux-là parmi nous
    Qui restent trop raisonnables
    Je sais des couples anciens
    Qui divorcent pour des riens

    J'ignore aussi  pourquoi
     Je reste fidèle à cette dame là
    Il n'y a pas plus aimable
    Qu'un amour très ancien
     
    Le désir c'est un feu
    Qui peut nous brûler
    le sexe c'est un partage
    Avec un partenaire choisi

    L'amour c'est un choix,
    Parmi tous nos choix
    le couple reste une fidélité
    Pour une vie ensemble

     
    Paris le 17 mars 2019 et seconde version 27 juillet 2019

     

  • Propos personnels sur Danielle Messia

    Chère Danielle Messia (Meschiah)

    Je t’écris cette lettre un peu comme une folie, pour moi je suis en juin 2016  ou juin 2019  et toi tu es en 1982, soient quelque 34 années lumières qui nous séparent, c’est plus loin que certaines étoiles que l’on regarde dans le ciel. Pour moi je ne sais exactement si tu m’as connu, mais dans ton disque carnaval, il y a une chanson « j’aime bien » que tu as écrite en 1984 qui parle de carré magique à 5 cotés, c’est là une de ces choses que j'ai pratiquées autrefois, une curiosité mathématique de symétries des sommes, une bizarrerie qui a étonné une personne que j'ai connue à la clinique Dupré à sceaux, une clinique psychiatrique pour étudiants et cela entre 1977 et 1978.

    Ta biographie, elle ne parle pas de ton passage en ce lieu. Alors que ce soient des fantasmes ou pas, je ne sais pas quoi en dire ! Dans ton cas, j’ai connu une personne anorexique dans ses mêmes lieux et elle était amoureuse de moi, mais je ne l’ai jamais revue. Était-ce toi la nana anorexique. Parmi toutes les femmes qui m’ont attiré, tu ne fus pas la seule, j’ai eu quelques désirs pour quelques amies. Et vu ma grosse tête j’ai même été envisagé pour un recrutement par des sectaires, cela plusieurs fois. Non ! Je ne pense ne pas être un idiot et je pense n'avoir jamais été un esprit faible.

    Ce qui me plaît le plus en toi, c’est ton ouverture au monde, ma petite sœur juive, celle-là qui a écrit grand-mère ghetto et surtout celle qui aussi se risque à aller voir plus loin que toutes les petites communautés d’intérêts. Que ce soit la communauté juive ou que ce soit la petite France ! J’aime aussi beaucoup ta voix, on dit que la voix c’est l’âme. Dans ce cas tu as une belle âme. J'aime tes textes et moi le français chrétien, je m’y reconnais. J'aime ton optimisme tardif de femme amoureuse, cela m'a aidé dans la vie.

    Tu avais et je te dis aussi je le répète que tu as et ceci dans un présent éternel, une foi à déplacer des montagnes. En cette année 2005 et même avant. J’ai vu tellement de choses politiques diverses que je croyais bloquées pour toujours qui se mettent à bouger entre l’URSS et la glasnost, l’apartheid en Afrique du sud, la fin de la guerre d’Irlande.

    Oui je te dis au présent de l’éternel, tu restes ma petite sœur juive, quoique tous les deux nous n’ayons guère de différence d’âges. Je suis né en janvier 1952, et toi tu es née en octobre 1956. Nous sommes tous les deux de la génération des baby-boomers, de tous ceux-là qui firent les années 70, avec Coluche et tous les autres baby-boomers de ce temps.

    Pour moi tu vis dans mon cœur. Je sais que le temps, il a passé, j'ai aimé et été aimé, mais pas dans la durée, car les amours se lassent, je sais aussi pour ta grande patience ? Sans doute est-ce là une forme de la folie amoureuse ? Peut-être dois-je même te dire : Danielle ! Toi ! Tu me plais beaucoup! Ne soit pas complexée par ton apparence! J'aimerais si possible mieux te connaître, le passé c'est déjà le passé et le présent c’est encore le présent. Je te dis encore que je t'aime, mais toi, tu restes très lointaine pour moi. Tu es à 45 années-lumière dans ce passé, un passé qui fuit, c’est une réalité qui reste enfouie et qui s’éloigne de plus en plus. Tu restes pour moi, cette inconnue, celle qui me parle à travers ses œuvres

    Nota bene à ce jour de juin 2019 je vois de ces choses que je n'aime pas comme des vidéos qui sont dites tirée des archives du passé et qui sont surtout surtout assez mal synchronisées...Non ! Vous savez je n'ai rien à faire et je sais et hélas je sais surtout que je n'ai ni rien à pouvoir à dire, j'aime bien Danielle et je respecte sa vraie libereté, elle reste la sienne, Nota bene,  je ne sais pas si elle était lesbienne, mais moi je m'en fous, je continue de l'aimer tout bêtement

    Bruno Quinchez paris le 25 août 2005- 27 septembre 2015-18 juin 2016  20 juin 2019

    Nota, Bene. Je remets ce texte, un peu réécrit en septembre 2015 et en juin 2016 , et en juin   2019. Je le vois réapparaître de temps en temps dans mes statistiques de site, donc certaines personnes sont encore accrocs à cette grande dame disparue et elles continuent toujours de rechercher ce texte

    Pour les gens qui téléchargent les  enregistrements  de Danièle Messia... CE SONT DE GROS FICHIERS DE L'ORDRE DE POIDS DE 50 à 60 Mo et de durée d'environ  1h, la vitesse de téléchargemt dépends des caractéristiques de votre connexion... Pour  60 Mo à raison de 500 ko/s  ça doit faire 60 000/500 soit 120 secondes,  soient environ 2 minutes par fichiers mais il est possible que la vitesse de téléchargement,  elle  soit bien inférieure dans ces cas là c'est bien plus long

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  • Discener ces temps...

    Discerner ces temps

    Se taire et écouter la vie, qui va telle quelle est
    Et discerner entre des riens du tout et des silences
    Faire la part belle à ces petites choses qui arrivent
    Celles qui vous font battre le cœur un peu plus fort

    Parce que dans ces petites chose qui sont entendues
    Vous savez, il y a le mystère des vies qui vous entourent
    Parfois ! Osez avoir un sourire tout en écoutant bien
    Savoir ce qu'on pense de vous, soit en bien ou  soit en mal

    Si c'est en mal pour moiil n'y a pas de problème, je me tais
    Mais quand c'est en bien, alors se dire qu'on est encore là
    Je ne chante plus car j'ai pas d'auditeur, mais je bafouille fort
    Parce que la vie, même solitaire, elle reste bonne pour moi

    Le vieux qui écoute... Est-il plus sage ou est-il plus dingue ?
    Je sais des sourires... Oui ! Je suis un farfelu, mais je me sais aimé
    J'ignore ce que sera demain et maintenant je vois grandir mes voisines
    Et Moi, Je n'ai jamais oublié l'enfant très libre que j'étais autrefois

    Ma vie ? Elle est terriblement solitaire, c'est aussi un peu mon choix
    Je me vois mal avec des tas de dettes et une famille nombreuse
    Ma vie ? Elle est pleine d'absences, entre toutes celle-là de ma vie
    Je ne sais pas pourquoi ? Ou plutôt je sais toute mon indépendance !

    En ce dimanche de mai, j'entends des histoires dites sur ce passé
    Entre mai 1968, vu  du coté des CRS, et des gamin qui rêvent
    De cette époque où tous les politicards sont tous devenus patrons
    Je médite, ce jour qui est froid, mais en mai, tu fais ce qu'il te pait

    Paris le dimanche 13 mai 2018

     

  • Tu apprendras à aimer

    Tu apprendras à aimer!

    Mon père, il me disait : Tu apprendras à aimer !
    Ce sont ses paroles que me disait mon père
    Non papa ! Tu sais, je n'aime toujours pas
    Cette époque horrible avec des gros nombrils

    Peut être, appendrais-je un jour qui vient à aimer
    Tous ces gens bizarres qui causent sans fin sur le net
    Je ne sais plus trop entre ceux que j'aime ou pas
    Quelques fois il y a aussi des trucs intéressants à lire

    Je ne sais plus trop entre ceux-là que j'aime parmi tous
    Tout le choix entre les poètes plus ou moins égocentrés
    Et des merveilles qui parfois passent légères sur ce site
    J'ai abandonné tous les livres de ma bibliothèque

    Petits ou grands Poètes, nous avons tous une place
    Je ne sais plus pourquoi, parfois il y a là un texte qui me plait
    Ou pourquoi j'en ai marre de tous ces gros égos
    Tu sais papa j'ai appris à choisir dans ceux que j'aime

    L'enfant que j'étais, il n'aimait pas beaucoup les petits pois
    De nos jour c'est bien pareil dans mes goûts qui sont les miens
    Petit papa !  Je n'ai plus fait de petits pois depuis très longtemps
    Pourtant tu disais que les petits pois, c'était un plat délicieux

    Paris le 6 février 2018

  • Le bateau Ivre... Arthur Rimbaud

     

    Bateau dans la tempete

    Le bateau ivre

    Comme je descendais des Fleuves impassibles,
    Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :
    Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles,
    Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.

    J'étais insoucieux de tous les équipages,
    Porteur de blés flamands ou de cotons anglais.
    Quand avec mes haleurs ont fini ces tapages,
    Les Fleuves m'ont laissé descendre où je voulais.

    Dans les clapotements furieux des marées,
    Moi, l'autre hiver, plus sourd que les cerveaux d'enfants,
    Je courus ! Et les Péninsules démarrées
    N'ont pas subi tohu-bohus plus triomphants.

    La tempête a béni mes éveils maritimes.
    Plus léger qu'un bouchon j'ai dansé sur les flots
    Qu'on appelle rouleurs éternels de victimes,
    Dix nuits, sans regretter l'oeil niais des falots !

    Plus douce qu'aux enfants la chair des pommes sûres,
    L'eau verte pénétra ma coque de sapin
    Et des taches de vins bleus et des vomissures
    Me lava, dispersant gouvernail et grappin.

    Et dès lors, je me suis baigné dans le Poème
    De la Mer, infusé d'astres, et lactescent,
    Dévorant les azurs verts ; où, flottaison blême
    Et ravie, un noyé pensif parfois descend ;

    Où, teignant tout à coup les bleuités, délires
    Et rhythmes lents sous les rutilements du jour,
    Plus fortes que l'alcool, plus vastes que nos lyres,
    Fermentent les rousseurs amères de l'amour !

    Je sais les cieux crevant en éclairs, et les trombes
    Et les ressacs et les courants : je sais le soir,
    L'Aube exaltée ainsi qu'un peuple de colombes,
    Et j'ai vu quelquefois ce que l'homme a cru voir !

    J'ai vu le soleil bas, taché d'horreurs mystiques,
    Illuminant de longs figements violets,
    Pareils à des acteurs de drames très antiques
    Les flots roulant au loin leurs frissons de volets !

    J'ai rêvé la nuit verte aux neiges éblouies,
    Baiser montant aux yeux des mers avec lenteurs,
    La circulation des sèves inouïes,
    Et l'éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs !

    J'ai suivi, des mois pleins, pareille aux vacheries
    Hystériques, la houle à l'assaut des récifs,
    Sans songer que les pieds lumineux des Maries
    Pussent forcer le mufle aux Océans poussifs !

    J'ai heurté, savez-vous, d'incroyables Florides
    Mêlant aux fleurs des yeux de panthères à peaux
    D'hommes ! Des arcs-en-ciel tendus comme des brides
    Sous l'horizon des mers, à de glauques troupeaux !

    J'ai vu fermenter les marais énormes, nasses
    Où pourrit dans les joncs tout un Léviathan !
    Des écroulements d'eaux au milieu des bonaces,
    Et les lointains vers les gouffres cataractant !

    Glaciers, soleils d'argent, flots nacreux, cieux de braises !
    Échouages hideux au fond des golfes bruns
    Où les serpents géants dévorés des punaises
    Choient, des arbres tordus, avec de noirs parfums !

    J'aurais voulu montrer aux enfants ces dorades
    Du flot bleu, ces poissons d'or, ces poissons chantants.
    - Des écumes de fleurs ont bercé mes dérades
    Et d'ineffables vents m'ont ailé par instants.

    Parfois, martyr lassé des pôles et des zones,
    La mer dont le sanglot faisait mon roulis doux
    Montait vers moi ses fleurs d'ombre aux ventouses jaunes
    Et je restais, ainsi qu'une femme à genoux...

    Presque île, ballottant sur mes bords les querelles
    Et les fientes d'oiseaux clabaudeurs aux yeux blonds.
    Et je voguais, lorsqu'à travers mes liens frêles
    Des noyés descendaient dormir, à reculons !

    Or moi, bateau perdu sous les cheveux des anses,
    Jeté par l'ouragan dans l'éther sans oiseau,
    Moi dont les Monitors et les voiliers des Hanses
    N'auraient pas repêché la carcasse ivre d'eau ;

    Libre, fumant, monté de brumes violettes,
    Moi qui trouais le ciel rougeoyant comme un mur
    Qui porte, confiture exquise aux bons poètes,
    Des lichens de soleil et des morves d'azur ;

    Qui courais, taché de lunules électriques,
    Planche folle, escorté des hippocampes noirs,
    Quand les juillets faisaient crouler à coups de triques
    Les cieux ultramarins aux ardents entonnoirs ;

    Moi qui tremblais, sentant geindre à cinquante lieues
    Le rut des Béhémots et les Maelstroms épais,
    Fileur éternel des immobilités bleues,
    Je regrette l'Europe aux anciens parapets !

    J'ai vu des archipels sidéraux ! et des îles
    Dont les cieux délirants sont ouverts au vogueur :
    - Est-ce en ces nuits sans fonds que tu dors et t'exiles,
    Million d'oiseaux d'or, ô future Vigueur ?

    Mais, vrai, j'ai trop pleuré ! Les Aubes sont navrantes.
    Toute lune est atroce et tout soleil amer :
    L'âcre amour m'a gonflé de torpeurs enivrantes.
    Ô que ma quille éclate ! Ô que j'aille à la mer !

    Si je désire une eau d'Europe, c'est la flache
    Noire et froide où vers le crépuscule embaumé
    Un enfant accroupi plein de tristesse, lâche
    Un bateau frêle comme un papillon de mai.

    Je ne puis plus, baigné de vos langueurs, ô lames,
    Enlever leur sillage aux porteurs de cotons,
    Ni traverser l'orgueil des drapeaux et des flammes,
    Ni nager sous les yeux horribles des pontons.

    Arthur Rimbaud 1854-1891

  • La chevelure de Bérénice 2ième version

    La chevelure de Bérénice (version mars 2017)

     

    (Petit Nota Bene, pour les dyslexiques comme moi

    Le terme exact, c’est la chevelure de Bérénice

    et  pas de Bénérice qui fait très Messie de Dunes)

    Allez à la source de vous-même, très loin
    Oubliez votre femme, votre mari, votre patron,
    Et redevenez une petite poussière d'étoiles

    Dans une myriade de galaxies possibles
    Oubliez ainsi les impôts et la redevance TV
    Oubliez même que vous êtes connectés sur Internet !

    Et voguez jusqu'à la constellation de la Lyre
    Caressez de l’œil la chevelure de Bérénice
    Ou mourrez sans fin dans un trou noir sans fond

     

    Et laissez tranquillement la poussière que vous êtes

    Se souvenir de la mémoire des étoiles tout-là haut

    La mémoire de demain, la mémoire qui est à venir

     

    Et plongez avec délice dans ce gigantesque inconnu

    Loin de vos soucis, de vos peur et de toutes vos histoires d'argent

    Et refaites le monde, pour qu'il soit meilleur... Vous y avez droit !

    Car maintenant vous êtes grand comme un Dieu
    Qui contemple les milliards de sequins d'or et d'argent

    Ces myriades de petite lumières tout là-Haut

    Sequins d’étoiles qui brillent dans les cieux

    Des scintillements de lumière très lointaines
    Qui sont à des millions d’années-lumière

    Et songer à François Fillon, Alain Juppé ou Benoît Hamon

    Marine Le Pen, Emmanuel Macron et Tutti quanti
    Tous ces pantins qui se croient, Le centre de l’univers

    Regardez les fleurs, Regardez les fleuves

    Regardez les oiseaux voler, regardez la nature au printemps

    Regardez encore le ciel et regardez la Terre

     

    Dans le lieu où vous êtes quel que soit l’endroit

    Si vous le voulez, faites l’amour, tendrement
    Prenez-vous lentement en douceur et sans aucune peur


    Et si vous le voulez,  alors faites-vous plaisir,

    Oubliez alors qu'il existe des hommes politiques
    Et qu'il existe des banquiers et des patrons !

     

    Imaginez que tous ces cons, il  ne soient plus jamais là

    Refaites encore l’amour et caressez-vous encore

    Bandez ou Mouillez, cela selon votre sexe

     

    Et oubliez ainsi cette époque de merde où nous vivons

    Regardez la Galaxie, regardez la Terre et la oleine  Lune

    Notre unique Terre qui est sans rechange, ni jetable

     

    Et dites-vous en l'aimant qu’elle est belle la Terre,

    Sans tous ces cons qui l’exploitent et qui l’épuisent
    Et crevez vos patrons en ne travaillant que pour vous


    Plus de travail, plus d’argent, plus de patron
    Et tous dans la même merde, le grand Krach
    Mais avant regardez vos enfants qui vous regardent

    Et toutes vos traites à payer et votre crédit de 30 ans
    Rappelez-vous quand jeune et que vous regardiez dans le ciel
    Touchez du doigt votre petite existence de terrien


    Regardez La galaxie et la chevelure de Bérénice
    Et dites-vous: Merde ! Je suis bien trop con !
    Mais dites-vous que vous n'êtes pas tout seul

    Et que mille connards unis, ils sont plus forts
    Qu'un gros connard tout seul et qui a le pouvoir !
    De vous faire oublier la chevelure de Bérénice

    Et réapprenez aussi tranquilement  à Rêver et à aimer
    La mort c'est une absence, un manque  total de rêves
    Autrefois !  je me souviens en mille neuf cent soixante-huit

    Des jeunes cons rêveurs ils disaient tout fort et tout haut
    qui voulaient réaliser, dans leurs vies tous leurs rêves...
    Et vous!  maintenant, rêvez-vous  encore de Bérénice?


    Paris le 1er mars 2005- le 4 mars 2017 2ième version
     

     

  • François (V)illon un vieux poète

    le premier Poète qui laisse des traces dans notre histoire,
    c'est François (V)illon qui possède un nom presque identique à une lettre près,
    un gars dont on sait qu'il est mort dans la mouïse

    Ballade des contre-vérités

    Il n'est soin que quand on a faim
    Ne service que d'ennemi,
    Ne mâcher qu'un botel de fain,
    Ne fort guet que d'homme endormi,
    Ne clémence que félonie,
    N'assurance que de peureux,
    Ne foi que d'homme qui renie,
    Ne bien conseillé qu'amoureux.

    Il n'est engendrement qu'en boin
    Ne bon bruit que d'homme banni,
    Ne ris qu'après un coup de poing,
    Ne lotz que dettes mettre en ni,
    Ne vraie amour qu'en flatterie,
    N'encontre que de malheureux,
    Ne vrai rapport que menterie,
    Ne bien conseillé qu'amoureux.

    Ne tel repos que vivre en soin,
    N'honneur porter que dire : " Fi ! ",
    Ne soi vanter que de faux coin,
    Ne santé que d'homme bouffi,
    Ne haut vouloir que couardie,
    Ne conseil que de furieux,
    Ne douceur qu'en femme étourdie,
    Ne bien conseillé qu'amoureux.

    Voulez-vous que verté vous dire ?
    Il n'est jouer qu'en maladie,
    Lettre vraie qu'en tragédie,
    Lâche homme que chevalereux,
    Orrible son que mélodie,
    Ne bien conseillé qu'amoureux.

    François Villon 1431-????

     

  • In memoriam de l'Abbé Pierre

    In Memoriam de l’Abbé Pierre

    Il y a maintenant dix ans mourrait l’abbé Pierre
    Un homme qui fut important pour beaucoup d’entre nous
    Il portait en lui toute la justesse des combats pour les faibles
    Il me souvient de Coluche qui fut lui aussi très aimé

    L’abbé Pierre fut un homme des médias dans notre passé de la France
    L’hiver 1954 où les gens, avec leurs cœurs, ils se sentaient proches de lui
    Et ils donnaient avec facilité toutes les choses qui nous sont indispensables
    Je savais des gens généreux qui utilisaient les médias sans problème

    Ces jours du présent où je sais de quêtes pour des gens lointains
    Celle-là me rappelle cette vraie misère qui existe dans notre petit pays
    L’ennui serait de ne voir le monde qu’à notre petite réalité du quotidien
    En 1954 l’idée de partage, cela était encore une grande qualité de la société

    Je ne saurais jamais pourquoi un petit curé,  Henri Grouès de son vrai nom
    Qui lance un appel dans ce monde qui se relevait lentement de l’après guerre
    Lui, il était capable par des mots de changer la réalité vécue plus tôt dure,
    Nos politiques, ils sont incapables de dire ces choses humaines de ce style

    J’ai mal à ce monde qui est notre époque sans illusion avec des discours non-crédibles
    J’aimerais savoir pour qui voterait l’abbé Pierre aux prochaines élections
    Le verbe être, il est ainsi dévalorisé aux multiples profits du verbe avoir
    Je ne suis plus qu’un rien du tout, mais je ne serais jamais une marchandise

    La valeur des choses me direz-vous ? On en revient toujours à la question !
    Combien vaux-tu ? Quelles sont les valeurs que tu donnes à tes rêves
    Je sais parfois des philosophes qui font du travail pour les économistes
    Mais je connais peu d’économistes qui se soient intéressés à l’abbé Pierre

    Dans le ciel deux anges rigolent, l’abbé Pierre qui joue avec Coluche
    Et tous les deux ils continuent de parier sur nos lendemains et notre humanité
    Quelques parts je pense à tout les deux et à tous les gens qui sont en demande
    J’ignore encore pourquoi en 2012, ces gens, ils ont voté pour Hollande

    Paris le 22 janvier 2017

  • Création

    Création
     
    Au début il n’y avait rien, puis l’artiste, il fit un trait d’une certaine couleur et d’une certaine tonalité.
    Là maintenant, le doute n’était plus permis, l’artiste peuplait le rien de la toile et de la partition colorée et ça commençait à exister en dehors de l’artiste.
    Cette chose, la création de l’artiste, c’était déjà une œuvre et plus que rien du tout.
    L’artiste délicatement fit d’autres traits dans d’autres tonalités, des couleurs plus chaudes, l’œuvre prenait sens, on pressentait une forme qui se créait mais celle-ci restait indécise.
    Il manquait des « je-ne-sais-quoi » dans ce début de « presque rien », l’artiste reformulait les traits et créait une image, c’était un visage de femme celui de sa bien aimées et la dame est ainsi passée à la postérité.
    Le créateur signa cette œuvre qui parlait de la vie de l’artiste, il formait à partir de petits riens des formes aimable et aimées.
    Picasso avait fait un portrait, celui-ci était aussi bizarroïde que la plupart de ses autres œuvres,
    Il lui suffisait d’un petit rien, comme la signature du maître, pour avoir une œuvre qui se vendrait très cher,
    L’Art est ce rien du tout qui parfois est une question de côte de l’artiste, je connais des artistes que j’aime beaucoup mais dont la cote ne vaut rien

  • Odeurs...

    Odeurs

    Des odeurs de roses, des odeurs de pommes
    Depuis huit jours, j'ai arrêté le café et je revis en somme
    On compare souvent les femmes à des roses
    Je sais cette toute cette odeur subtile faite d'osmoses

    La femme qui est sans parfum n'a pas d'avenir
    Nous disait Coco Chanel en parlant à des femmes
    Il est vrai qu'une odeur respirée, elle nous parle d'un souvenir
    Pour moi je me souviens aussi de tartes aux pommes

    Gourmandises et séductions, elles sont choses proches
    Non! Là ! Je ne parle pas de la lèche fritte, qui vous accroche
    Mais de cette fragile sensation, qui vient d'une bonne odeur
    Il y a des souvenir de ses odeurs, qui font mon bonheur

    Qui se souvient encore du goût et de l'odeur, d'un baiser?
    Il reste plus que des cendres, quand s'éteint le brasier
    Hier ! Il m'est venu cette odeur de rose, soir de novembre
    Ne pas savoir d'où ça vient, me réchauffe le cœur et les membres

    Paris le 15 novembre 2016