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De La Mémoire

Discener ces temps...

Discerner ces temps

Se taire et écouter la vie, qui va telle quelle est
Et discerner entre des riens du tout et des silences
Faire la part belle à ces petites choses qui arrivent
Celles qui vous font battre le cœur un peu plus fort

Parce que dans ces petites chose qui sont entendues
Vous savez, il y a le mystère des vies qui vous entourent
Parfois ! Osez avoir un sourire tout en écoutant bien
Savoir ce qu'on pense de vous, soit en bien ou  soit en mal

Si c'est en mal pour moiil n'y a pas de problème, je me tais
Mais quand c'est en bien, alors se dire qu'on est encore là
Je ne chante plus car j'ai pas d'auditeur, mais je bafouille fort
Parce que la vie, même solitaire, elle reste bonne pour moi

Le vieux qui écoute... Est-il plus sage ou est-il plus dingue ?
Je sais des sourires... Oui ! Je suis un farfelu, mais je me sais aimé
J'ignore ce que sera demain et maintenant je vois grandir mes voisines
Et Moi, Je n'ai jamais oublié l'enfant très libre que j'étais autrefois

Ma vie ? Elle est terriblement solitaire, c'est aussi un peu mon choix
Je me vois mal avec des tas de dettes et une famille nombreuse
Ma vie ? Elle est pleine d'absences, entre toutes celle-là de ma vie
Je ne sais pas pourquoi ? Ou plutôt je sais toute mon indépendance !

En ce dimanche de mai, j'entends des histoires dites sur ce passé
Entre mai 1968, vu  du coté des CRS, et des gamin qui rêvent
De cette époque où tous les politicards sont tous devenus patrons
Je médite, ce jour qui est froid, mais en mai, tu fais ce qu'il te pait

Paris le dimanche 13 mai 2018

 

Tu apprendras à aimer

Tu apprendras à aimer!

Mon père, il me disait : Tu apprendras à aimer !
Ce sont ses paroles que me disait mon père
Non papa ! Tu sais, je n'aime toujours pas
Cette époque horrible avec des gros nombrils

Peut être, appendrais-je un jour qui vient à aimer
Tous ces gens bizarres qui causent sans fin sur le net
Je ne sais plus trop entre ceux que j'aime ou pas
Quelques fois il y a aussi des trucs intéressants à lire

Je ne sais plus trop entre ceux-là que j'aime parmi tous
Tout le choix entre les poètes plus ou moins égocentrés
Et des merveilles qui parfois passent légères sur ce site
J'ai abandonné tous les livres de ma bibliothèque

Petits ou grands Poètes, nous avons tous une place
Je ne sais plus pourquoi, parfois il y a là un texte qui me plait
Ou pourquoi j'en ai marre de tous ces gros égos
Tu sais papa j'ai appris à choisir dans ceux que j'aime

L'enfant que j'étais, il n'aimait pas beaucoup les petits pois
De nos jour c'est bien pareil dans mes goûts qui sont les miens
Petit papa !  Je n'ai plus fait de petits pois depuis très longtemps
Pourtant tu disais que les petits pois, c'était un plat délicieux

Paris le 6 février 2018

Le bateau Ivre... Arthur Rimbaud

 

Bateau dans la tempete

Le bateau ivre

Comme je descendais des Fleuves impassibles,
Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :
Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles,
Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.

J'étais insoucieux de tous les équipages,
Porteur de blés flamands ou de cotons anglais.
Quand avec mes haleurs ont fini ces tapages,
Les Fleuves m'ont laissé descendre où je voulais.

Dans les clapotements furieux des marées,
Moi, l'autre hiver, plus sourd que les cerveaux d'enfants,
Je courus ! Et les Péninsules démarrées
N'ont pas subi tohu-bohus plus triomphants.

La tempête a béni mes éveils maritimes.
Plus léger qu'un bouchon j'ai dansé sur les flots
Qu'on appelle rouleurs éternels de victimes,
Dix nuits, sans regretter l'oeil niais des falots !

Plus douce qu'aux enfants la chair des pommes sûres,
L'eau verte pénétra ma coque de sapin
Et des taches de vins bleus et des vomissures
Me lava, dispersant gouvernail et grappin.

Et dès lors, je me suis baigné dans le Poème
De la Mer, infusé d'astres, et lactescent,
Dévorant les azurs verts ; où, flottaison blême
Et ravie, un noyé pensif parfois descend ;

Où, teignant tout à coup les bleuités, délires
Et rhythmes lents sous les rutilements du jour,
Plus fortes que l'alcool, plus vastes que nos lyres,
Fermentent les rousseurs amères de l'amour !

Je sais les cieux crevant en éclairs, et les trombes
Et les ressacs et les courants : je sais le soir,
L'Aube exaltée ainsi qu'un peuple de colombes,
Et j'ai vu quelquefois ce que l'homme a cru voir !

J'ai vu le soleil bas, taché d'horreurs mystiques,
Illuminant de longs figements violets,
Pareils à des acteurs de drames très antiques
Les flots roulant au loin leurs frissons de volets !

J'ai rêvé la nuit verte aux neiges éblouies,
Baiser montant aux yeux des mers avec lenteurs,
La circulation des sèves inouïes,
Et l'éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs !

J'ai suivi, des mois pleins, pareille aux vacheries
Hystériques, la houle à l'assaut des récifs,
Sans songer que les pieds lumineux des Maries
Pussent forcer le mufle aux Océans poussifs !

J'ai heurté, savez-vous, d'incroyables Florides
Mêlant aux fleurs des yeux de panthères à peaux
D'hommes ! Des arcs-en-ciel tendus comme des brides
Sous l'horizon des mers, à de glauques troupeaux !

J'ai vu fermenter les marais énormes, nasses
Où pourrit dans les joncs tout un Léviathan !
Des écroulements d'eaux au milieu des bonaces,
Et les lointains vers les gouffres cataractant !

Glaciers, soleils d'argent, flots nacreux, cieux de braises !
Échouages hideux au fond des golfes bruns
Où les serpents géants dévorés des punaises
Choient, des arbres tordus, avec de noirs parfums !

J'aurais voulu montrer aux enfants ces dorades
Du flot bleu, ces poissons d'or, ces poissons chantants.
- Des écumes de fleurs ont bercé mes dérades
Et d'ineffables vents m'ont ailé par instants.

Parfois, martyr lassé des pôles et des zones,
La mer dont le sanglot faisait mon roulis doux
Montait vers moi ses fleurs d'ombre aux ventouses jaunes
Et je restais, ainsi qu'une femme à genoux...

Presque île, ballottant sur mes bords les querelles
Et les fientes d'oiseaux clabaudeurs aux yeux blonds.
Et je voguais, lorsqu'à travers mes liens frêles
Des noyés descendaient dormir, à reculons !

Or moi, bateau perdu sous les cheveux des anses,
Jeté par l'ouragan dans l'éther sans oiseau,
Moi dont les Monitors et les voiliers des Hanses
N'auraient pas repêché la carcasse ivre d'eau ;

Libre, fumant, monté de brumes violettes,
Moi qui trouais le ciel rougeoyant comme un mur
Qui porte, confiture exquise aux bons poètes,
Des lichens de soleil et des morves d'azur ;

Qui courais, taché de lunules électriques,
Planche folle, escorté des hippocampes noirs,
Quand les juillets faisaient crouler à coups de triques
Les cieux ultramarins aux ardents entonnoirs ;

Moi qui tremblais, sentant geindre à cinquante lieues
Le rut des Béhémots et les Maelstroms épais,
Fileur éternel des immobilités bleues,
Je regrette l'Europe aux anciens parapets !

J'ai vu des archipels sidéraux ! et des îles
Dont les cieux délirants sont ouverts au vogueur :
- Est-ce en ces nuits sans fonds que tu dors et t'exiles,
Million d'oiseaux d'or, ô future Vigueur ?

Mais, vrai, j'ai trop pleuré ! Les Aubes sont navrantes.
Toute lune est atroce et tout soleil amer :
L'âcre amour m'a gonflé de torpeurs enivrantes.
Ô que ma quille éclate ! Ô que j'aille à la mer !

Si je désire une eau d'Europe, c'est la flache
Noire et froide où vers le crépuscule embaumé
Un enfant accroupi plein de tristesse, lâche
Un bateau frêle comme un papillon de mai.

Je ne puis plus, baigné de vos langueurs, ô lames,
Enlever leur sillage aux porteurs de cotons,
Ni traverser l'orgueil des drapeaux et des flammes,
Ni nager sous les yeux horribles des pontons.

Arthur Rimbaud 1854-1891

La chevelure de Bérénice 2ième version

La chevelure de Bérénice (version mars 2017)

 

(Petit Nota Bene, pour les dyslexiques comme moi

Le terme exact, c’est la chevelure de Bérénice

et  pas de Bénérice qui fait très Messie de Dunes)

Allez à la source de vous-même, très loin
Oubliez votre femme, votre mari, votre patron,
Et redevenez une petite poussière d'étoiles

Dans une myriade de galaxies possibles
Oubliez ainsi les impôts et la redevance TV
Oubliez même que vous êtes connectés sur Internet !

Et voguez jusqu'à la constellation de la Lyre
Caressez de l’œil la chevelure de Bérénice
Ou mourrez sans fin dans un trou noir sans fond

 

Et laissez tranquillement la poussière que vous êtes

Se souvenir de la mémoire des étoiles tout-là haut

La mémoire de demain, la mémoire qui est à venir

 

Et plongez avec délice dans ce gigantesque inconnu

Loin de vos soucis, de vos peur et de toutes vos histoires d'argent

Et refaites le monde, pour qu'il soit meilleur... Vous y avez droit !

Car maintenant vous êtes grand comme un Dieu
Qui contemple les milliards de sequins d'or et d'argent

Ces myriades de petite lumières tout là-Haut

Sequins d’étoiles qui brillent dans les cieux

Des scintillements de lumière très lointaines
Qui sont à des millions d’années-lumière

Et songer à François Fillon, Alain Juppé ou Benoît Hamon

Marine Le Pen, Emmanuel Macron et Tutti quanti
Tous ces pantins qui se croient, Le centre de l’univers

Regardez les fleurs, Regardez les fleuves

Regardez les oiseaux voler, regardez la nature au printemps

Regardez encore le ciel et regardez la Terre

 

Dans le lieu où vous êtes quel que soit l’endroit

Si vous le voulez, faites l’amour, tendrement
Prenez-vous lentement en douceur et sans aucune peur


Et si vous le voulez,  alors faites-vous plaisir,

Oubliez alors qu'il existe des hommes politiques
Et qu'il existe des banquiers et des patrons !

 

Imaginez que tous ces cons, il  ne soient plus jamais là

Refaites encore l’amour et caressez-vous encore

Bandez ou Mouillez, cela selon votre sexe

 

Et oubliez ainsi cette époque de merde où nous vivons

Regardez la Galaxie, regardez la Terre et la oleine  Lune

Notre unique Terre qui est sans rechange, ni jetable

 

Et dites-vous en l'aimant qu’elle est belle la Terre,

Sans tous ces cons qui l’exploitent et qui l’épuisent
Et crevez vos patrons en ne travaillant que pour vous


Plus de travail, plus d’argent, plus de patron
Et tous dans la même merde, le grand Krach
Mais avant regardez vos enfants qui vous regardent

Et toutes vos traites à payer et votre crédit de 30 ans
Rappelez-vous quand jeune et que vous regardiez dans le ciel
Touchez du doigt votre petite existence de terrien


Regardez La galaxie et la chevelure de Bérénice
Et dites-vous: Merde ! Je suis bien trop con !
Mais dites-vous que vous n'êtes pas tout seul

Et que mille connards unis, ils sont plus forts
Qu'un gros connard tout seul et qui a le pouvoir !
De vous faire oublier la chevelure de Bérénice

Et réapprenez aussi tranquilement  à Rêver et à aimer
La mort c'est une absence, un manque  total de rêves
Autrefois !  je me souviens en mille neuf cent soixante-huit

Des jeunes cons rêveurs ils disaient tout fort et tout haut
qui voulaient réaliser, dans leurs vies tous leurs rêves...
Et vous!  maintenant, rêvez-vous  encore de Bérénice?


Paris le 1er mars 2005- le 4 mars 2017 2ième version
 

 

François (V)illon un vieux poète

le premier Poète qui laisse des traces dans notre histoire,
c'est François (V)illon qui possède un nom presque identique à une lettre près,
un gars dont on sait qu'il est mort dans la mouïse

Ballade des contre-vérités

Il n'est soin que quand on a faim
Ne service que d'ennemi,
Ne mâcher qu'un botel de fain,
Ne fort guet que d'homme endormi,
Ne clémence que félonie,
N'assurance que de peureux,
Ne foi que d'homme qui renie,
Ne bien conseillé qu'amoureux.

Il n'est engendrement qu'en boin
Ne bon bruit que d'homme banni,
Ne ris qu'après un coup de poing,
Ne lotz que dettes mettre en ni,
Ne vraie amour qu'en flatterie,
N'encontre que de malheureux,
Ne vrai rapport que menterie,
Ne bien conseillé qu'amoureux.

Ne tel repos que vivre en soin,
N'honneur porter que dire : " Fi ! ",
Ne soi vanter que de faux coin,
Ne santé que d'homme bouffi,
Ne haut vouloir que couardie,
Ne conseil que de furieux,
Ne douceur qu'en femme étourdie,
Ne bien conseillé qu'amoureux.

Voulez-vous que verté vous dire ?
Il n'est jouer qu'en maladie,
Lettre vraie qu'en tragédie,
Lâche homme que chevalereux,
Orrible son que mélodie,
Ne bien conseillé qu'amoureux.

François Villon 1431-????

 

In memoriam de l'Abbé Pierre

In Memoriam de l’Abbé Pierre

Il y a maintenant dix ans mourrait l’abbé Pierre
Un homme qui fut important pour beaucoup d’entre nous
Il portait en lui toute la justesse des combats pour les faibles
Il me souvient de Coluche qui fut lui aussi très aimé

L’abbé Pierre fut un homme des médias dans notre passé de la France
L’hiver 1954 où les gens, avec leurs cœurs, ils se sentaient proches de lui
Et ils donnaient avec facilité toutes les choses qui nous sont indispensables
Je savais des gens généreux qui utilisaient les médias sans problème

Ces jours du présent où je sais de quêtes pour des gens lointains
Celle-là me rappelle cette vraie misère qui existe dans notre petit pays
L’ennui serait de ne voir le monde qu’à notre petite réalité du quotidien
En 1954 l’idée de partage, cela était encore une grande qualité de la société

Je ne saurais jamais pourquoi un petit curé,  Henri Grouès de son vrai nom
Qui lance un appel dans ce monde qui se relevait lentement de l’après guerre
Lui, il était capable par des mots de changer la réalité vécue plus tôt dure,
Nos politiques, ils sont incapables de dire ces choses humaines de ce style

J’ai mal à ce monde qui est notre époque sans illusion avec des discours non-crédibles
J’aimerais savoir pour qui voterait l’abbé Pierre aux prochaines élections
Le verbe être, il est ainsi dévalorisé aux multiples profits du verbe avoir
Je ne suis plus qu’un rien du tout, mais je ne serais jamais une marchandise

La valeur des choses me direz-vous ? On en revient toujours à la question !
Combien vaux-tu ? Quelles sont les valeurs que tu donnes à tes rêves
Je sais parfois des philosophes qui font du travail pour les économistes
Mais je connais peu d’économistes qui se soient intéressés à l’abbé Pierre

Dans le ciel deux anges rigolent, l’abbé Pierre qui joue avec Coluche
Et tous les deux ils continuent de parier sur nos lendemains et notre humanité
Quelques parts je pense à tout les deux et à tous les gens qui sont en demande
J’ignore encore pourquoi en 2012, ces gens, ils ont voté pour Hollande

Paris le 22 janvier 2017

Création

Création
 
Au début il n’y avait rien, puis l’artiste, il fit un trait d’une certaine couleur et d’une certaine tonalité.
Là maintenant, le doute n’était plus permis, l’artiste peuplait le rien de la toile et de la partition colorée et ça commençait à exister en dehors de l’artiste.
Cette chose, la création de l’artiste, c’était déjà une œuvre et plus que rien du tout.
L’artiste délicatement fit d’autres traits dans d’autres tonalités, des couleurs plus chaudes, l’œuvre prenait sens, on pressentait une forme qui se créait mais celle-ci restait indécise.
Il manquait des « je-ne-sais-quoi » dans ce début de « presque rien », l’artiste reformulait les traits et créait une image, c’était un visage de femme celui de sa bien aimées et la dame est ainsi passée à la postérité.
Le créateur signa cette œuvre qui parlait de la vie de l’artiste, il formait à partir de petits riens des formes aimable et aimées.
Picasso avait fait un portrait, celui-ci était aussi bizarroïde que la plupart de ses autres œuvres,
Il lui suffisait d’un petit rien, comme la signature du maître, pour avoir une œuvre qui se vendrait très cher,
L’Art est ce rien du tout qui parfois est une question de côte de l’artiste, je connais des artistes que j’aime beaucoup mais dont la cote ne vaut rien

Odeurs...

Odeurs

Des odeurs de roses, des odeurs de pommes
Depuis huit jours, j'ai arrêté le café et je revis en somme
On compare souvent les femmes à des roses
Je sais cette toute cette odeur subtile faite d'osmoses

La femme qui est sans parfum n'a pas d'avenir
Nous disait Coco Chanel en parlant à des femmes
Il est vrai qu'une odeur respirée, elle nous parle d'un souvenir
Pour moi je me souviens aussi de tartes aux pommes

Gourmandises et séductions, elles sont choses proches
Non! Là ! Je ne parle pas de la lèche fritte, qui vous accroche
Mais de cette fragile sensation, qui vient d'une bonne odeur
Il y a des souvenir de ses odeurs, qui font mon bonheur

Qui se souvient encore du goût et de l'odeur, d'un baiser?
Il reste plus que des cendres, quand s'éteint le brasier
Hier ! Il m'est venu cette odeur de rose, soir de novembre
Ne pas savoir d'où ça vient, me réchauffe le cœur et les membres

Paris le 15 novembre 2016

Brève Histoire...

Brève histoire ...

Camarade !  Vous pouvez  bien danser debout à croche pieds
Sur la grande marelle du temps qui passe, celle des va-nu-pieds
C’est toute notre ambition, de celles que nous avons comme poète
La poésie je vous le dis c'est parfois un truc qui est très bête

Sans vouloir faire signe et envoyer des messages à tous les autres
Ou faire sens, proclamer l’apocalypse comme de bons apôtres
Nous avons appris la vie en parcourant le monde avec nos jambes
En marchant de ça et de là d’un pas mesuré, et écrits poèmes et iambes

Sur les routes qui sont écrites dans des bibliothèques, sur les cartes
Entre l’aurore boréale des esquimaux, et le grand désert des Carpates
Où nous regardions dans des télescopes les étoiles qui sont visibles
Pour nous guider toujours plus proches de nous, encore plus admirables

Et parfois nous laissions aller et agir tous nos rêves les plus fous
Pour cultiver des champs de fraises à jamais et des amours doux
Dans quelques champs magnétiques, tous libres et sans vraies entraves
Nous avions l’infini lointain la seule frontière, nous étions tous très braves

Et quelques rêves puissants, de tous ceux-là où nous étions en paix
Puis vinrent les marchands et leurs billets et pièces de monnaie
Ils vendirent les maigres objets que nous possédions….Alors marche ou crève!
Ainsi la Bourse, elle cotait maintenant là-bas tous nos propre rêves

Mais depuis ce jour on ne vendit jamais que des âmes pour quelques sous
L’argent devint la seule valeur qui soit possible dans un monde de fous
Comme dans un monde fait seulement de marchandises, l’argent était la référence
Je devins amer et anxieux, je ne savais que faire, pour pouvoir faire face à cette démence

Mon âme, elle ne sera jamais à vendre, ni tous les rêves libres de ma jeunesse
Choisir entre la folie, celle octroyée vendable et corvéable ou choisir un reste de tendresse
J’ignore ce qui me façonna, je suis un rien puissant, et tout ce qui m’aida à vivre ce temps
Hier était printemps, et c’est maintenant l’hiver … Quand reviendra le printemps ?

Je sais des politiques, qui improvisèrent des lendemains qui seraient meilleurs
Oui Demain ! Il devait être beau, car vous savez demain, on rasera gratis
Ce qui était promesse, cela devint un discours, toujours répété  et une vraie praxis
Puis l’argent, il vint à manquer ! Oui !  Il n'était plus là pour nous et il était parti ailleurs

Dans des paradis fiscaux pour placements d'usuriers ou des sous mafieux
Ce monde devint triste et sans autres buts que de  vouloir se sentir mieux
Comme de gagner plus en travaillant plus et en payant un tout petit peu plus
Oui! Payer un peu plus, un petit peu de monde leurs donner un bonus

Du moins c’était les propos trompeurs et fallacieux d’un homme politique
Homme d’un pouvoir maniant aussi l’illusion, par des mots emphatiques
Plus jamais je ne crus alors au père Noël, il était maintenant bien mort
Irais-je voter la prochaine fois ? Je ne sais pas ! Voter : C’est jeter un mauvais sort

Oui Il faudrait sans doute, beaucoup de Yaka et de Ifos pour me motiver
Ou que la bourse arrête le Trading -Ultrarapide, que les banquiers arrêtent de rêver
Un jour où l’autre, le pire de mes cauchemars… Non ! Cela ne sera pas de mourir idiot
Mais savoir que la Bourse, elle tourne sans contrôle par des humains, mais marchant par des robots

Je ne suis pas plus fou que n'importe qui ! Cela je vous le dis bien… Ici et maintenant !
Dans les fous qui sont au pouvoir, ceux qui contrôlent les petit riens qui font le moment
Je sais les pires réalités de tous nos cauchemars du passé, elles sont hélas bien là
Un jour tu verras ! Demain ! Il est encore à voir ! Mais non ! Cela qui vient! Je ne le sais pas !

Paris le 9 septembre 2016

Breve histoirebreve-histoire.mp3 (4.57 Mo)

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lettre-pour-danielle-messia-reposte-et-reecrit-2015

Chère Danielle Messia (Meschiah)

Je t’écris cette lettre un peu comme une folie, pour moi je suis en juin 2016 et toi tu es en 1982, soient quelque 34 années lumières qui nous séparent, c’est plus loin que certaines étoiles que l’on regarde dans le ciel. Pour moi je ne sais exactement si tu m’as connu, mais dans ton disque carnaval, il y a une chanson « j’aime bien » que tu as écrite en 1984 qui parle de carré magique à 5 cotés, c’est là une de ces choses que j'ai pratiquées autrefois, une curiosité mathématique de symétries des sommes, une bizarrerie qui a étonné une personne que j'ai connue à la clinique Dupré à sceaux, une clinique psychiatrique pour étudiants et cela entre 1977 et 1978.

Ta biographie, elle ne parle pas de ton passage en ce lieu. Alors que ce soient des fantasmes ou pas, je ne sais pas quoi en dire ! Dans ton cas, j’ai connu une personne anorexique dans ses mêmes lieux et elle était amoureuse de moi, mais je ne l’ai jamais revue. Était-ce toi la nana anorexique. Parmi toutes les femmes qui m’ont attiré, tu ne fus pas la seule, j’ai eu quelques désirs pour quelques amies. Et vu ma grosse tête j’ai même été envisagé pour un recrutement par des sectaires, cela plusieurs fois. Non ! Je ne pense ne pas être un idiot et je pense n'avoir jamais été un esprit faible.

Ce qui me plaît le plus en toi, c’est ton ouverture au monde, ma petite sœur juive, celle-là qui a écrit grand-mère ghetto et surtout celle qui aussi se risque à aller voir plus loin que toutes les petites communautés d’intérêts. Que ce soit la communauté juive ou que ce soit la petite France ! J’aime aussi beaucoup ta voix, on dit que la voix c’est l’âme. Dans ce cas tu as une belle âme. J'aime tes textes et moi le français chrétien, je m’y reconnais. J'aime ton optimisme tardif de femme amoureuse, cela m'a aidé dans la vie.

Tu avais et je te dis aussi je le répète que tu as et ceci dans un présent éternel, une foi à déplacer des montagnes. En cette année 2005 et même avant. J’ai vu tellement de choses politiques diverses que je croyais bloquées pour toujours qui se mettent à bouger entre l’URSS et la glasnost, l’apartheid en Afrique du sud, la fin de la guerre d’Irlande.

Oui je te dis au présent de l’éternel, tu restes ma petite sœur juive, quoique tous les deux nous n’ayons guère de différence d’âges. Je suis né en janvier 1952, et toi tu es née en octobre 1956. Nous sommes tous les deux de la génération des baby-boomers, de tous ceux-là qui firent les années 70, avec Coluche et tous les autres baby-boomers de ce temps.

Pour moi tu vis dans mon cœur. Je sais que le temps, il a passé, j'ai aimé et été aimé, mais pas dans la durée, car les amours se lassent, je sais aussi pour ta grande patience ? Sans doute est-ce là une forme de la folie amoureuse ? Peut-être dois-je même te dire : Danielle ! Toi ! Tu me plais beaucoup! Ne soit pas complexée par ton apparence! J'aimerais si possible mieux te connaître, le passé c'est déjà le passé et le présent c’est encore le présent. Je te dis encore que je t'aime, mais toi, tu restes très lointaine pour moi. Tu es à 45 années-lumière dans ce passé, un passé qui fuit, c’est une réalité qui reste enfouie et qui s’éloigne de plus en plus. Tu restes pour moi, cette inconnue, celle qui me parle à travers ses œuvres

Bruno Quinchez paris le 25 août 2005- 27 septembre 2015-18 juin 2016

Nota, Bene. Je remets ce texte, un peu réécrit en septembre 2015 et en juin 2016. Je le vois réapparaître de temps en temps dans mes statistiques de site, donc certaines personnes sont encore accrocs à cette grande dame disparue et elles continuent toujours de rechercher ce texte

 

04

Extraits du disque vinyle noir de 1986 "Les mots"

01 de la main gauche01.De.la.main.gauche.mp3 (3.72 Mo)

02 les mots02.Les.mots.mp3 (3.18 Mo)

03 grand père Ghettho03.Grand.père-Ghetto.mp3 (3.07 Mo)

04 le petit juif 104.Le.petit.juif.mp3 (3.25 Mo)

05 l arbre tordu 105.L'arbre.tordu.mp3 (4.76 Mo)

06 la chanson de julia06.La.chanson.de.julia.mp3 (2.8 Mo)

07 allegria07.Allegria.mp3 (4.76 Mo)

08 y a comme une ressemblance 108.Y.a.comme.une.ressemblance.mp3 (2.09 Mo)

09 cucurbitistan 109.Cucurbitistan.mp3 (2.31 Mo)

10 o vont les avions10.Où..vont.les.avions.mp3 (2.41 Mo)

11 j suis en vie 111.J'.suis.en.vie.mp3 (2.8 Mo)

deux 45 tours avec des chansons chantées par Danielle Messia

Il voyage en solitaire gerard manset 45 tours face aIl-voyage-en-solitaire-gerard-manset-45-tours-face-a.mp3 (4.2 Mo)

India love 45 tours face bIndia-love-45-tours-face-b.mp3 (3.41 Mo)

Dans dix ans a quatre heure face aDans-dix-ans-a-quatre-heure-face-a.mp3 (3.85 Mo)

Les aimants face b 45 tourLes-aimants-face-b.mp3 (3.35 Mo)

Quelques inédits qui sont extraits d'un Hommage à Danielle Messia...dans une émission passée sur Radio Libertaire "de rimes et de notes" de mai 2005...

CantamananaCantamanana.mp3 (1.65 Mo)

Comme la rose reprise de Beth MiddlerComme-la-rose... une reprise-de-beth-middler.mp3 (1.76 Mo)

De l autre cotDe-l-autre-coté.mp3 (1.98 Mo)

Devenir la planèteDevenir-la-planète.mp3 (1.41 Mo)

Je t cris de la main gauche voix d hommeJe-t'écris-de-la-main-gauche-voix-d-homme-.mp3 (1.35 Mo)

L hymne a l amour d edith piafL'hymne-a-l-amour-d-edith-piaf-.mp3 (1.2 Mo)

Melwin townMelwin-town.mp3 (1.51 Mo)

Naissance version 1983Naissance-version-1983.mp3 (1.9 Mo)

Ou vont les avions Voix Morgane Dan ar brazOù-vont-les-avions...Voix Morgane-Dan-ar-Braz.mp3 (1.03 Mo)

PacifiquePacifique.mp3 (2.14 Mo)

Tu es de ma famille hommage de jj goldmannTu-es-de-ma-famille...Hommage-de-JJ-Goldmann.mp3 (1.53 Mo)

Voie sur bergesVoie-sur-berges.mp3 (1.74 Mo)

VoyageurVoyageur.mp3 (1.73 Mo)

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