De La Mémoire

  • Discener ces temps...

    Discerner ces temps

    Se taire et écouter la vie, qui va telle quelle est
    Et discerner entre des riens du tout et des silences
    Faire la part belle à ces petites choses qui arrivent
    Celles qui vous font battre le cœur un peu plus fort

    Parce que dans ces petites chose qui sont entendues
    Vous savez, il y a le mystère des vies qui vous entourent
    Parfois ! Osez avoir un sourire tout en écoutant bien
    Savoir ce qu'on pense de vous, soit en bien ou  soit en mal

    Si c'est en mal pour moiil n'y a pas de problème, je me tais
    Mais quand c'est en bien, alors se dire qu'on est encore là
    Je ne chante plus car j'ai pas d'auditeur, mais je bafouille fort
    Parce que la vie, même solitaire, elle reste bonne pour moi

    Le vieux qui écoute... Est-il plus sage ou est-il plus dingue ?
    Je sais des sourires... Oui ! Je suis un farfelu, mais je me sais aimé
    J'ignore ce que sera demain et maintenant je vois grandir mes voisines
    Et Moi, Je n'ai jamais oublié l'enfant très libre que j'étais autrefois

    Ma vie ? Elle est terriblement solitaire, c'est aussi un peu mon choix
    Je me vois mal avec des tas de dettes et une famille nombreuse
    Ma vie ? Elle est pleine d'absences, entre toutes celle-là de ma vie
    Je ne sais pas pourquoi ? Ou plutôt je sais toute mon indépendance !

    En ce dimanche de mai, j'entends des histoires dites sur ce passé
    Entre mai 1968, vu  du coté des CRS, et des gamin qui rêvent
    De cette époque où tous les politicards sont tous devenus patrons
    Je médite, ce jour qui est froid, mais en mai, tu fais ce qu'il te pait

    Paris le dimanche 13 mai 2018

     

  • Tu apprendras à aimer

    Tu apprendras à aimer!

    Mon père, il me disait : Tu apprendras à aimer !
    Ce sont ses paroles que me disait mon père
    Non papa ! Tu sais, je n'aime toujours pas
    Cette époque horrible avec des gros nombrils

    Peut être, appendrais-je un jour qui vient à aimer
    Tous ces gens bizarres qui causent sans fin sur le net
    Je ne sais plus trop entre ceux que j'aime ou pas
    Quelques fois il y a aussi des trucs intéressants à lire

    Je ne sais plus trop entre ceux-là que j'aime parmi tous
    Tout le choix entre les poètes plus ou moins égocentrés
    Et des merveilles qui parfois passent légères sur ce site
    J'ai abandonné tous les livres de ma bibliothèque

    Petits ou grands Poètes, nous avons tous une place
    Je ne sais plus pourquoi, parfois il y a là un texte qui me plait
    Ou pourquoi j'en ai marre de tous ces gros égos
    Tu sais papa j'ai appris à choisir dans ceux que j'aime

    L'enfant que j'étais, il n'aimait pas beaucoup les petits pois
    De nos jour c'est bien pareil dans mes goûts qui sont les miens
    Petit papa !  Je n'ai plus fait de petits pois depuis très longtemps
    Pourtant tu disais que les petits pois, c'était un plat délicieux

    Paris le 6 février 2018

  • Le bateau Ivre... Arthur Rimbaud

     

    Bateau dans la tempete

    Le bateau ivre

    Comme je descendais des Fleuves impassibles,
    Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :
    Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles,
    Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.

    J'étais insoucieux de tous les équipages,
    Porteur de blés flamands ou de cotons anglais.
    Quand avec mes haleurs ont fini ces tapages,
    Les Fleuves m'ont laissé descendre où je voulais.

    Dans les clapotements furieux des marées,
    Moi, l'autre hiver, plus sourd que les cerveaux d'enfants,
    Je courus ! Et les Péninsules démarrées
    N'ont pas subi tohu-bohus plus triomphants.

    La tempête a béni mes éveils maritimes.
    Plus léger qu'un bouchon j'ai dansé sur les flots
    Qu'on appelle rouleurs éternels de victimes,
    Dix nuits, sans regretter l'oeil niais des falots !

    Plus douce qu'aux enfants la chair des pommes sûres,
    L'eau verte pénétra ma coque de sapin
    Et des taches de vins bleus et des vomissures
    Me lava, dispersant gouvernail et grappin.

    Et dès lors, je me suis baigné dans le Poème
    De la Mer, infusé d'astres, et lactescent,
    Dévorant les azurs verts ; où, flottaison blême
    Et ravie, un noyé pensif parfois descend ;

    Où, teignant tout à coup les bleuités, délires
    Et rhythmes lents sous les rutilements du jour,
    Plus fortes que l'alcool, plus vastes que nos lyres,
    Fermentent les rousseurs amères de l'amour !

    Je sais les cieux crevant en éclairs, et les trombes
    Et les ressacs et les courants : je sais le soir,
    L'Aube exaltée ainsi qu'un peuple de colombes,
    Et j'ai vu quelquefois ce que l'homme a cru voir !

    J'ai vu le soleil bas, taché d'horreurs mystiques,
    Illuminant de longs figements violets,
    Pareils à des acteurs de drames très antiques
    Les flots roulant au loin leurs frissons de volets !

    J'ai rêvé la nuit verte aux neiges éblouies,
    Baiser montant aux yeux des mers avec lenteurs,
    La circulation des sèves inouïes,
    Et l'éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs !

    J'ai suivi, des mois pleins, pareille aux vacheries
    Hystériques, la houle à l'assaut des récifs,
    Sans songer que les pieds lumineux des Maries
    Pussent forcer le mufle aux Océans poussifs !

    J'ai heurté, savez-vous, d'incroyables Florides
    Mêlant aux fleurs des yeux de panthères à peaux
    D'hommes ! Des arcs-en-ciel tendus comme des brides
    Sous l'horizon des mers, à de glauques troupeaux !

    J'ai vu fermenter les marais énormes, nasses
    Où pourrit dans les joncs tout un Léviathan !
    Des écroulements d'eaux au milieu des bonaces,
    Et les lointains vers les gouffres cataractant !

    Glaciers, soleils d'argent, flots nacreux, cieux de braises !
    Échouages hideux au fond des golfes bruns
    Où les serpents géants dévorés des punaises
    Choient, des arbres tordus, avec de noirs parfums !

    J'aurais voulu montrer aux enfants ces dorades
    Du flot bleu, ces poissons d'or, ces poissons chantants.
    - Des écumes de fleurs ont bercé mes dérades
    Et d'ineffables vents m'ont ailé par instants.

    Parfois, martyr lassé des pôles et des zones,
    La mer dont le sanglot faisait mon roulis doux
    Montait vers moi ses fleurs d'ombre aux ventouses jaunes
    Et je restais, ainsi qu'une femme à genoux...

    Presque île, ballottant sur mes bords les querelles
    Et les fientes d'oiseaux clabaudeurs aux yeux blonds.
    Et je voguais, lorsqu'à travers mes liens frêles
    Des noyés descendaient dormir, à reculons !

    Or moi, bateau perdu sous les cheveux des anses,
    Jeté par l'ouragan dans l'éther sans oiseau,
    Moi dont les Monitors et les voiliers des Hanses
    N'auraient pas repêché la carcasse ivre d'eau ;

    Libre, fumant, monté de brumes violettes,
    Moi qui trouais le ciel rougeoyant comme un mur
    Qui porte, confiture exquise aux bons poètes,
    Des lichens de soleil et des morves d'azur ;

    Qui courais, taché de lunules électriques,
    Planche folle, escorté des hippocampes noirs,
    Quand les juillets faisaient crouler à coups de triques
    Les cieux ultramarins aux ardents entonnoirs ;

    Moi qui tremblais, sentant geindre à cinquante lieues
    Le rut des Béhémots et les Maelstroms épais,
    Fileur éternel des immobilités bleues,
    Je regrette l'Europe aux anciens parapets !

    J'ai vu des archipels sidéraux ! et des îles
    Dont les cieux délirants sont ouverts au vogueur :
    - Est-ce en ces nuits sans fonds que tu dors et t'exiles,
    Million d'oiseaux d'or, ô future Vigueur ?

    Mais, vrai, j'ai trop pleuré ! Les Aubes sont navrantes.
    Toute lune est atroce et tout soleil amer :
    L'âcre amour m'a gonflé de torpeurs enivrantes.
    Ô que ma quille éclate ! Ô que j'aille à la mer !

    Si je désire une eau d'Europe, c'est la flache
    Noire et froide où vers le crépuscule embaumé
    Un enfant accroupi plein de tristesse, lâche
    Un bateau frêle comme un papillon de mai.

    Je ne puis plus, baigné de vos langueurs, ô lames,
    Enlever leur sillage aux porteurs de cotons,
    Ni traverser l'orgueil des drapeaux et des flammes,
    Ni nager sous les yeux horribles des pontons.

    Arthur Rimbaud 1854-1891

  • La chevelure de Bérénice 2ième version

    La chevelure de Bérénice (version mars 2017)

     

    (Petit Nota Bene, pour les dyslexiques comme moi

    Le terme exact, c’est la chevelure de Bérénice

    et  pas de Bénérice qui fait très Messie de Dunes)

    Allez à la source de vous-même, très loin
    Oubliez votre femme, votre mari, votre patron,
    Et redevenez une petite poussière d'étoiles

    Dans une myriade de galaxies possibles
    Oubliez ainsi les impôts et la redevance TV
    Oubliez même que vous êtes connectés sur Internet !

    Et voguez jusqu'à la constellation de la Lyre
    Caressez de l’œil la chevelure de Bérénice
    Ou mourrez sans fin dans un trou noir sans fond

     

    Et laissez tranquillement la poussière que vous êtes

    Se souvenir de la mémoire des étoiles tout-là haut

    La mémoire de demain, la mémoire qui est à venir

     

    Et plongez avec délice dans ce gigantesque inconnu

    Loin de vos soucis, de vos peur et de toutes vos histoires d'argent

    Et refaites le monde, pour qu'il soit meilleur... Vous y avez droit !

    Car maintenant vous êtes grand comme un Dieu
    Qui contemple les milliards de sequins d'or et d'argent

    Ces myriades de petite lumières tout là-Haut

    Sequins d’étoiles qui brillent dans les cieux

    Des scintillements de lumière très lointaines
    Qui sont à des millions d’années-lumière

    Et songer à François Fillon, Alain Juppé ou Benoît Hamon

    Marine Le Pen, Emmanuel Macron et Tutti quanti
    Tous ces pantins qui se croient, Le centre de l’univers

    Regardez les fleurs, Regardez les fleuves

    Regardez les oiseaux voler, regardez la nature au printemps

    Regardez encore le ciel et regardez la Terre

     

    Dans le lieu où vous êtes quel que soit l’endroit

    Si vous le voulez, faites l’amour, tendrement
    Prenez-vous lentement en douceur et sans aucune peur


    Et si vous le voulez,  alors faites-vous plaisir,

    Oubliez alors qu'il existe des hommes politiques
    Et qu'il existe des banquiers et des patrons !

     

    Imaginez que tous ces cons, il  ne soient plus jamais là

    Refaites encore l’amour et caressez-vous encore

    Bandez ou Mouillez, cela selon votre sexe

     

    Et oubliez ainsi cette époque de merde où nous vivons

    Regardez la Galaxie, regardez la Terre et la oleine  Lune

    Notre unique Terre qui est sans rechange, ni jetable

     

    Et dites-vous en l'aimant qu’elle est belle la Terre,

    Sans tous ces cons qui l’exploitent et qui l’épuisent
    Et crevez vos patrons en ne travaillant que pour vous


    Plus de travail, plus d’argent, plus de patron
    Et tous dans la même merde, le grand Krach
    Mais avant regardez vos enfants qui vous regardent

    Et toutes vos traites à payer et votre crédit de 30 ans
    Rappelez-vous quand jeune et que vous regardiez dans le ciel
    Touchez du doigt votre petite existence de terrien


    Regardez La galaxie et la chevelure de Bérénice
    Et dites-vous: Merde ! Je suis bien trop con !
    Mais dites-vous que vous n'êtes pas tout seul

    Et que mille connards unis, ils sont plus forts
    Qu'un gros connard tout seul et qui a le pouvoir !
    De vous faire oublier la chevelure de Bérénice

    Et réapprenez aussi tranquilement  à Rêver et à aimer
    La mort c'est une absence, un manque  total de rêves
    Autrefois !  je me souviens en mille neuf cent soixante-huit

    Des jeunes cons rêveurs ils disaient tout fort et tout haut
    qui voulaient réaliser, dans leurs vies tous leurs rêves...
    Et vous!  maintenant, rêvez-vous  encore de Bérénice?


    Paris le 1er mars 2005- le 4 mars 2017 2ième version
     

     

  • François (V)illon un vieux poète

    le premier Poète qui laisse des traces dans notre histoire,
    c'est François (V)illon qui possède un nom presque identique à une lettre près,
    un gars dont on sait qu'il est mort dans la mouïse

    Ballade des contre-vérités

    Il n'est soin que quand on a faim
    Ne service que d'ennemi,
    Ne mâcher qu'un botel de fain,
    Ne fort guet que d'homme endormi,
    Ne clémence que félonie,
    N'assurance que de peureux,
    Ne foi que d'homme qui renie,
    Ne bien conseillé qu'amoureux.

    Il n'est engendrement qu'en boin
    Ne bon bruit que d'homme banni,
    Ne ris qu'après un coup de poing,
    Ne lotz que dettes mettre en ni,
    Ne vraie amour qu'en flatterie,
    N'encontre que de malheureux,
    Ne vrai rapport que menterie,
    Ne bien conseillé qu'amoureux.

    Ne tel repos que vivre en soin,
    N'honneur porter que dire : " Fi ! ",
    Ne soi vanter que de faux coin,
    Ne santé que d'homme bouffi,
    Ne haut vouloir que couardie,
    Ne conseil que de furieux,
    Ne douceur qu'en femme étourdie,
    Ne bien conseillé qu'amoureux.

    Voulez-vous que verté vous dire ?
    Il n'est jouer qu'en maladie,
    Lettre vraie qu'en tragédie,
    Lâche homme que chevalereux,
    Orrible son que mélodie,
    Ne bien conseillé qu'amoureux.

    François Villon 1431-????

     

  • In memoriam de l'Abbé Pierre

    In Memoriam de l’Abbé Pierre

    Il y a maintenant dix ans mourrait l’abbé Pierre
    Un homme qui fut important pour beaucoup d’entre nous
    Il portait en lui toute la justesse des combats pour les faibles
    Il me souvient de Coluche qui fut lui aussi très aimé

    L’abbé Pierre fut un homme des médias dans notre passé de la France
    L’hiver 1954 où les gens, avec leurs cœurs, ils se sentaient proches de lui
    Et ils donnaient avec facilité toutes les choses qui nous sont indispensables
    Je savais des gens généreux qui utilisaient les médias sans problème

    Ces jours du présent où je sais de quêtes pour des gens lointains
    Celle-là me rappelle cette vraie misère qui existe dans notre petit pays
    L’ennui serait de ne voir le monde qu’à notre petite réalité du quotidien
    En 1954 l’idée de partage, cela était encore une grande qualité de la société

    Je ne saurais jamais pourquoi un petit curé,  Henri Grouès de son vrai nom
    Qui lance un appel dans ce monde qui se relevait lentement de l’après guerre
    Lui, il était capable par des mots de changer la réalité vécue plus tôt dure,
    Nos politiques, ils sont incapables de dire ces choses humaines de ce style

    J’ai mal à ce monde qui est notre époque sans illusion avec des discours non-crédibles
    J’aimerais savoir pour qui voterait l’abbé Pierre aux prochaines élections
    Le verbe être, il est ainsi dévalorisé aux multiples profits du verbe avoir
    Je ne suis plus qu’un rien du tout, mais je ne serais jamais une marchandise

    La valeur des choses me direz-vous ? On en revient toujours à la question !
    Combien vaux-tu ? Quelles sont les valeurs que tu donnes à tes rêves
    Je sais parfois des philosophes qui font du travail pour les économistes
    Mais je connais peu d’économistes qui se soient intéressés à l’abbé Pierre

    Dans le ciel deux anges rigolent, l’abbé Pierre qui joue avec Coluche
    Et tous les deux ils continuent de parier sur nos lendemains et notre humanité
    Quelques parts je pense à tout les deux et à tous les gens qui sont en demande
    J’ignore encore pourquoi en 2012, ces gens, ils ont voté pour Hollande

    Paris le 22 janvier 2017

  • Création

    Création
     
    Au début il n’y avait rien, puis l’artiste, il fit un trait d’une certaine couleur et d’une certaine tonalité.
    Là maintenant, le doute n’était plus permis, l’artiste peuplait le rien de la toile et de la partition colorée et ça commençait à exister en dehors de l’artiste.
    Cette chose, la création de l’artiste, c’était déjà une œuvre et plus que rien du tout.
    L’artiste délicatement fit d’autres traits dans d’autres tonalités, des couleurs plus chaudes, l’œuvre prenait sens, on pressentait une forme qui se créait mais celle-ci restait indécise.
    Il manquait des « je-ne-sais-quoi » dans ce début de « presque rien », l’artiste reformulait les traits et créait une image, c’était un visage de femme celui de sa bien aimées et la dame est ainsi passée à la postérité.
    Le créateur signa cette œuvre qui parlait de la vie de l’artiste, il formait à partir de petits riens des formes aimable et aimées.
    Picasso avait fait un portrait, celui-ci était aussi bizarroïde que la plupart de ses autres œuvres,
    Il lui suffisait d’un petit rien, comme la signature du maître, pour avoir une œuvre qui se vendrait très cher,
    L’Art est ce rien du tout qui parfois est une question de côte de l’artiste, je connais des artistes que j’aime beaucoup mais dont la cote ne vaut rien

  • Odeurs...

    Odeurs

    Des odeurs de roses, des odeurs de pommes
    Depuis huit jours, j'ai arrêté le café et je revis en somme
    On compare souvent les femmes à des roses
    Je sais cette toute cette odeur subtile faite d'osmoses

    La femme qui est sans parfum n'a pas d'avenir
    Nous disait Coco Chanel en parlant à des femmes
    Il est vrai qu'une odeur respirée, elle nous parle d'un souvenir
    Pour moi je me souviens aussi de tartes aux pommes

    Gourmandises et séductions, elles sont choses proches
    Non! Là ! Je ne parle pas de la lèche fritte, qui vous accroche
    Mais de cette fragile sensation, qui vient d'une bonne odeur
    Il y a des souvenir de ses odeurs, qui font mon bonheur

    Qui se souvient encore du goût et de l'odeur, d'un baiser?
    Il reste plus que des cendres, quand s'éteint le brasier
    Hier ! Il m'est venu cette odeur de rose, soir de novembre
    Ne pas savoir d'où ça vient, me réchauffe le cœur et les membres

    Paris le 15 novembre 2016

  • Brève Histoire...

    Brève histoire ...

    Camarade !  Vous pouvez  bien danser debout à croche pieds
    Sur la grande marelle du temps qui passe, celle des va-nu-pieds
    C’est toute notre ambition, de celles que nous avons comme poète
    La poésie je vous le dis c'est parfois un truc qui est très bête

    Sans vouloir faire signe et envoyer des messages à tous les autres
    Ou faire sens, proclamer l’apocalypse comme de bons apôtres
    Nous avons appris la vie en parcourant le monde avec nos jambes
    En marchant de ça et de là d’un pas mesuré, et écrits poèmes et iambes

    Sur les routes qui sont écrites dans des bibliothèques, sur les cartes
    Entre l’aurore boréale des esquimaux, et le grand désert des Carpates
    Où nous regardions dans des télescopes les étoiles qui sont visibles
    Pour nous guider toujours plus proches de nous, encore plus admirables

    Et parfois nous laissions aller et agir tous nos rêves les plus fous
    Pour cultiver des champs de fraises à jamais et des amours doux
    Dans quelques champs magnétiques, tous libres et sans vraies entraves
    Nous avions l’infini lointain la seule frontière, nous étions tous très braves

    Et quelques rêves puissants, de tous ceux-là où nous étions en paix
    Puis vinrent les marchands et leurs billets et pièces de monnaie
    Ils vendirent les maigres objets que nous possédions….Alors marche ou crève!
    Ainsi la Bourse, elle cotait maintenant là-bas tous nos propre rêves

    Mais depuis ce jour on ne vendit jamais que des âmes pour quelques sous
    L’argent devint la seule valeur qui soit possible dans un monde de fous
    Comme dans un monde fait seulement de marchandises, l’argent était la référence
    Je devins amer et anxieux, je ne savais que faire, pour pouvoir faire face à cette démence

    Mon âme, elle ne sera jamais à vendre, ni tous les rêves libres de ma jeunesse
    Choisir entre la folie, celle octroyée vendable et corvéable ou choisir un reste de tendresse
    J’ignore ce qui me façonna, je suis un rien puissant, et tout ce qui m’aida à vivre ce temps
    Hier était printemps, et c’est maintenant l’hiver … Quand reviendra le printemps ?

    Je sais des politiques, qui improvisèrent des lendemains qui seraient meilleurs
    Oui Demain ! Il devait être beau, car vous savez demain, on rasera gratis
    Ce qui était promesse, cela devint un discours, toujours répété  et une vraie praxis
    Puis l’argent, il vint à manquer ! Oui !  Il n'était plus là pour nous et il était parti ailleurs

    Dans des paradis fiscaux pour placements d'usuriers ou des sous mafieux
    Ce monde devint triste et sans autres buts que de  vouloir se sentir mieux
    Comme de gagner plus en travaillant plus et en payant un tout petit peu plus
    Oui! Payer un peu plus, un petit peu de monde leurs donner un bonus

    Du moins c’était les propos trompeurs et fallacieux d’un homme politique
    Homme d’un pouvoir maniant aussi l’illusion, par des mots emphatiques
    Plus jamais je ne crus alors au père Noël, il était maintenant bien mort
    Irais-je voter la prochaine fois ? Je ne sais pas ! Voter : C’est jeter un mauvais sort

    Oui Il faudrait sans doute, beaucoup de Yaka et de Ifos pour me motiver
    Ou que la bourse arrête le Trading -Ultrarapide, que les banquiers arrêtent de rêver
    Un jour où l’autre, le pire de mes cauchemars… Non ! Cela ne sera pas de mourir idiot
    Mais savoir que la Bourse, elle tourne sans contrôle par des humains, mais marchant par des robots

    Je ne suis pas plus fou que n'importe qui ! Cela je vous le dis bien… Ici et maintenant !
    Dans les fous qui sont au pouvoir, ceux qui contrôlent les petit riens qui font le moment
    Je sais les pires réalités de tous nos cauchemars du passé, elles sont hélas bien là
    Un jour tu verras ! Demain ! Il est encore à voir ! Mais non ! Cela qui vient! Je ne le sais pas !

    Paris le 9 septembre 2016

    Breve histoirebreve-histoire.mp3 (4.57 Mo)

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  • Hommage à John Lennon assassiné le 8 décembre 1980

    Imagine By John Lennon

    Imagine there's no heaven,
    It's easy if you try,
    No hell below us,
    Above us only sky,
    Imagine all the people
    living for today...

    Imagine there's no countries,
    It isnt hard to do,
    Nothing to kill or die for,
    No religion too,
    Imagine all the people
    living life in peace...

    Imagine no possesions,
    I wonder if you can,
    No need for greed or hunger,
    A brotherhood of man,
    Imagine all the people
    Sharing all the world...

    You may say Im a dreamer,
    but Im not the only one,
    I hope some day you'll join us,
    And the world will live as one.

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