Des Artistes...

  • Des Musiciens dans le Métro

    Des Musiciens dans le Métro

    J'étais assis là très tranquille dans le métro où j'étais en transit
    Et je vois un type qui arrive dans la rame avec un bel instrument
    Un hautbois avec pleins de clés, et Il nous jouait des airs assez sympas
    Non Je ne sais pas lesquels exactement ! Mais moi ça m'a réjouit

    Puis il est passé après pour faire sa quête, cela en tendant sa main
    Je suis fauché et j'ai rien donné je lui ai dit que j'aimais bien sa musique
    Je ne sais pas s'il m'a compris Il ne m'a pas répondu, peut être un étranger
    Plus tard vers 16 h à la station Père Lachaise je vois deux noirs avec des gros trucs

    Entre instruments à cordes et caisses de résonances toutes rondes en bois travaillé
    Je n'aime pas me balader dans Paris, Je sais trop de ces trucs que je n'aime pas
    Mais ces musiciens là,  ils m'interpellent, car ça crée une ambiance dans le métro
    Bruno va te promener! Et laisse tomber ton ordi et tes baratins de poète sur TLP

    Paris 21 mai 2019

  • Réflexions...

    Réflexions...

    Certes ! Oui ! Je sais bien que j'e n'ai qu'une formation scientifique
    Mais je sais aussi que que je n'ai absolument rien d'un vrai matheux
    Pour moi les maths, c'est une réalité qui reste toute abstraite
    Un monde de géomètres arpenteurs et de logiciens

    Je préfère encore et toujours, toute la nuance poétique
    Celle-ci qui me permet plus de choses que de la pure logique
    Je ne sais pas pourquoi ! Là! Tu nous parles d'équation
    Pour moi la plus belle et la plus simple cela reste, "un égale un"

    Mais pour certains, ils ne comprendront jamais cette simplicité
    Pour moi, c'est que l'unité est une chose qui existe en soi
    Sans vouloir délirer sur le reste, nous somme tous égaux
    J'ignore si un matheux, il parle de ce monde où nous vivons

    J'ignore de plus en plus, tout ce monde de la technologie
    Les techno-sciences, elles me parlent d'outils et de gadgets
    La science contemporaine, elle meure de ne pouvoir se dépasser
    La poésie, avec toutes les nuances, elle va beaucoup plus loin

    Je reconnais que dans le choix de mes mots, je cherche l'exactitude
    Mais je ne mets pas de mot, sans en connaitre toutes les nuances
    Y aurait un poème plus important qu'une équation ? Cela je ne sais pas !
    J'ai souvent songé à un monde différent, où j'étais un savant fou

    Mais là ! Je rigole ! Je sais bien  que quelques parts... On a tous été un autre
    La physique contemporaine, elle a  fait certainement plus de morts que la poésie
    Une chose que devrait comprendre ces chers matheux, c'est le regard
    Le regard, il est fait de nuances qui sont difficilement descriptibles

    Paris le 3 novembre 2017

  • Rencontre... Là-bas au loin

    Rencontre... Là-bas au loin

    Deux droites parallèles
    Qui se rejoignent à l'infini
    Quelques aiguillages
    Pour faire le chemin
     
    Tous aller au même endroit
    Avec des chemins différents
    Se regarder agir tout seul
    Parfois partager un verre
     
    Dans un bistrot de gare
    Ne pas voir ces autres
    Qui vont aussi tout là-bas
    Dire quelques mots
     
    Des trains qui partent
    Et qui arrivent aussi
    Entre le ici et le là-bas
    Ici c'est bien plus près
     
    Dites! Monsieur le poète...
    Non! Là ! Je ne sais pas vraiment
    Si je vous verrais physiquement un jour
    Mais je lis vos textes, ici sur internet

    Paris le 6 août 2017

  • Le bateau Ivre... Arthur Rimbaud

     

    Bateau dans la tempete

    Le bateau ivre

    Comme je descendais des Fleuves impassibles,
    Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :
    Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles,
    Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.

    J'étais insoucieux de tous les équipages,
    Porteur de blés flamands ou de cotons anglais.
    Quand avec mes haleurs ont fini ces tapages,
    Les Fleuves m'ont laissé descendre où je voulais.

    Dans les clapotements furieux des marées,
    Moi, l'autre hiver, plus sourd que les cerveaux d'enfants,
    Je courus ! Et les Péninsules démarrées
    N'ont pas subi tohu-bohus plus triomphants.

    La tempête a béni mes éveils maritimes.
    Plus léger qu'un bouchon j'ai dansé sur les flots
    Qu'on appelle rouleurs éternels de victimes,
    Dix nuits, sans regretter l'oeil niais des falots !

    Plus douce qu'aux enfants la chair des pommes sûres,
    L'eau verte pénétra ma coque de sapin
    Et des taches de vins bleus et des vomissures
    Me lava, dispersant gouvernail et grappin.

    Et dès lors, je me suis baigné dans le Poème
    De la Mer, infusé d'astres, et lactescent,
    Dévorant les azurs verts ; où, flottaison blême
    Et ravie, un noyé pensif parfois descend ;

    Où, teignant tout à coup les bleuités, délires
    Et rhythmes lents sous les rutilements du jour,
    Plus fortes que l'alcool, plus vastes que nos lyres,
    Fermentent les rousseurs amères de l'amour !

    Je sais les cieux crevant en éclairs, et les trombes
    Et les ressacs et les courants : je sais le soir,
    L'Aube exaltée ainsi qu'un peuple de colombes,
    Et j'ai vu quelquefois ce que l'homme a cru voir !

    J'ai vu le soleil bas, taché d'horreurs mystiques,
    Illuminant de longs figements violets,
    Pareils à des acteurs de drames très antiques
    Les flots roulant au loin leurs frissons de volets !

    J'ai rêvé la nuit verte aux neiges éblouies,
    Baiser montant aux yeux des mers avec lenteurs,
    La circulation des sèves inouïes,
    Et l'éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs !

    J'ai suivi, des mois pleins, pareille aux vacheries
    Hystériques, la houle à l'assaut des récifs,
    Sans songer que les pieds lumineux des Maries
    Pussent forcer le mufle aux Océans poussifs !

    J'ai heurté, savez-vous, d'incroyables Florides
    Mêlant aux fleurs des yeux de panthères à peaux
    D'hommes ! Des arcs-en-ciel tendus comme des brides
    Sous l'horizon des mers, à de glauques troupeaux !

    J'ai vu fermenter les marais énormes, nasses
    Où pourrit dans les joncs tout un Léviathan !
    Des écroulements d'eaux au milieu des bonaces,
    Et les lointains vers les gouffres cataractant !

    Glaciers, soleils d'argent, flots nacreux, cieux de braises !
    Échouages hideux au fond des golfes bruns
    Où les serpents géants dévorés des punaises
    Choient, des arbres tordus, avec de noirs parfums !

    J'aurais voulu montrer aux enfants ces dorades
    Du flot bleu, ces poissons d'or, ces poissons chantants.
    - Des écumes de fleurs ont bercé mes dérades
    Et d'ineffables vents m'ont ailé par instants.

    Parfois, martyr lassé des pôles et des zones,
    La mer dont le sanglot faisait mon roulis doux
    Montait vers moi ses fleurs d'ombre aux ventouses jaunes
    Et je restais, ainsi qu'une femme à genoux...

    Presque île, ballottant sur mes bords les querelles
    Et les fientes d'oiseaux clabaudeurs aux yeux blonds.
    Et je voguais, lorsqu'à travers mes liens frêles
    Des noyés descendaient dormir, à reculons !

    Or moi, bateau perdu sous les cheveux des anses,
    Jeté par l'ouragan dans l'éther sans oiseau,
    Moi dont les Monitors et les voiliers des Hanses
    N'auraient pas repêché la carcasse ivre d'eau ;

    Libre, fumant, monté de brumes violettes,
    Moi qui trouais le ciel rougeoyant comme un mur
    Qui porte, confiture exquise aux bons poètes,
    Des lichens de soleil et des morves d'azur ;

    Qui courais, taché de lunules électriques,
    Planche folle, escorté des hippocampes noirs,
    Quand les juillets faisaient crouler à coups de triques
    Les cieux ultramarins aux ardents entonnoirs ;

    Moi qui tremblais, sentant geindre à cinquante lieues
    Le rut des Béhémots et les Maelstroms épais,
    Fileur éternel des immobilités bleues,
    Je regrette l'Europe aux anciens parapets !

    J'ai vu des archipels sidéraux ! et des îles
    Dont les cieux délirants sont ouverts au vogueur :
    - Est-ce en ces nuits sans fonds que tu dors et t'exiles,
    Million d'oiseaux d'or, ô future Vigueur ?

    Mais, vrai, j'ai trop pleuré ! Les Aubes sont navrantes.
    Toute lune est atroce et tout soleil amer :
    L'âcre amour m'a gonflé de torpeurs enivrantes.
    Ô que ma quille éclate ! Ô que j'aille à la mer !

    Si je désire une eau d'Europe, c'est la flache
    Noire et froide où vers le crépuscule embaumé
    Un enfant accroupi plein de tristesse, lâche
    Un bateau frêle comme un papillon de mai.

    Je ne puis plus, baigné de vos langueurs, ô lames,
    Enlever leur sillage aux porteurs de cotons,
    Ni traverser l'orgueil des drapeaux et des flammes,
    Ni nager sous les yeux horribles des pontons.

    Arthur Rimbaud 1854-1891

  • Sur la Norme

    Sur la Norme

    La Norme qu’est-ce que c’est y donc ?
    C’est l’ensemble des gens ordinaires
    Du moins tous ceux, sans vrai problème
    Le non-normal, c’est une idée de différence

     

    Parfois c’est une Norme qui est sociale
    Parfois c’est un héritage qui est ancien
    Entre l’Histoire et les principes religieux
    De nos jours le sociétal crée de la Norme

     

    La Norme ? Vous savez! Elle est é-norme
    Entre l'anormal bizarre et le normé
    Il y a des enfant qui se foutent vraiment
    De savoir tout ce qui est normal

     

    Et  aussi d'affreux poètes maudits
    Qui refont le monde, à leur manière
    Les gens normaux, ils n'aiment pas
    être dérangés dans leur confort

     

    La Norme est un concept d’industriels
    Pour fabriquer un assemblage d’objets
    C’est devenu aussi un usage social
    Les anormaux sont des gens dangereux

     

    Ou du moins, ils sont des gens compliqués
    Et ils sont difficiles à intégrer dans une équipe
    Les idées qu’ils ont, elles dérangent les patrons
    Qui préfèrent tous les gens dits normaux

     

    De nos jours certains patrons, ils rendent dingue
    Certains de leurs employés pour les vider
    Il est normal de voir ce monde nous classer
    Mais il est anormal de détruire pour le profit
     
    Dans les anormaux, il y a des différences
    Entre les handicapés physiques ou les fous
    Ce qui ne va pas, c’est qu’ils doivent s’adapter
    Alors que c’est ce monde qui devrait s’adapter
     
    Ce sont des gens, qui sont plus fragiles que d’autres
    Et qui souffrent des regards, des gens dits normaux
    On crée le concept d'handicap,  avec la notion d’incapacité
    Les handicapés, ils souffrent de se voir inférioriser
     
    La Norme c'est seulement  la moyenne
    De ce que nous devons être en société
    Ni trop beau ni trop laid, juste médiocre
    Ni trop ceci, ni trop cela, être normal
     
    J'ignore parfois les question posées...
    était-il normal, ou bien était-il bizarre ?
    Ce gars  étrange qui me parlait du monde
    Je ne sais pas, cela je ne l'ai jamais su
     
    Un être qui est normal, c'est parait-il
    C'est une personne de taille moyenne
    Ni blanc, ni jaune, ni noir, mais gris
    Sans autres opinions que celles admises
     
    Avec jamais de délires, donc très ordinaire
    Et qui s'insère dans un monde normal
    Ce monde qui fonctionnerait très bien
    Sans tous ces gens qui sortent de la Norme
     
    Mais que ce monde là il serait triste
    Sans tous les fous créateurs et marginaux
    Je me souviens de Van Gogh et de Nerval
    Qui sont morts de n'avoir pu supporter la Norme
     

    Paris le 18 mai 2017

     

  • Le printemps est là

    Poème pour le poète Bibi qui s'ennuie

    Le Printemps est là

    Dehors c'est le printemps
    Et toi, tu ronchonnes chez toi
    Entre un écran et un clavier
    Où tu tapotes et tu t'ennuies

    Là ! Je te vois dans ta maison
    Qui médite solitaire à l'intérieur
    Un gars rangé qui se sens bien seul
    Alors sors-donc ! Car c'est le printemps

    Bibi ! Sais-tu l'effet des fleurs ?
    C'est comparable, cela je te le dis
    à une jolie fille qui te souris
    Là! Tu manques de la lumière

    Il te faut bien d'autres choses
    Qu'une bouteille et un verre
    Comme d'aller se promener
    Et qui sait toutes les surprises

    Printemps, ici, là et maintenant
    J'aime l'idée de voir des filles
    Qui me souriront à moi Bruno
    Parce qu'elles sont sans problème

    Vas donc voir, si elle sera là
    Là bas! Ou bien est-elle ailleurs...
    Cette fille incroyable et sans complexe
    Dont tu rêves, dans ton intérieur

    Paris 23 avril 2017, jour d'élections en France

  • Marie

    Marie...

    Vous y dansiez petite fille
    Y danserez-vous mère-grand
    C'est la maclotte qui sautille
    Toute les cloches sonneront
    Quand donc reviendrez-vous Marie ?

    Les masques sont silencieux
    Et la musique est si lointaine
    Qu'elle semble venir des cieux
    Oui je veux vous aimer mais vous aimer à peine
    Et mon mal est délicieux

    Les brebis s'en vont dans la neige
    Flocons de laine et ceux d'argent
    Des soldats passent et que n'ai-je
    Un cœur à moi ce cœur changeant
    Changeant et puis encor que sais-je


    Sais-je où s'en iront tes cheveux
    Crépus comme mer qui moutonne
    Sais-je où s'en iront tes cheveux
    Et tes mains feuilles de l'automne
    Que jonchent aussi nos aveux

    Je passais au bord de la Seine
    Un livre ancien sous le bras
    Le fleuve est pareil à ma peine
    Il s'écoule et ne tarit pas
    Quand donc finira la semaine

    Guillaume Apollinaire (1880 - 1918)
    Nota Bene la maclotte est une contre-danse du passé

  • François (V)illon un vieux poète

    le premier Poète qui laisse des traces dans notre histoire,
    c'est François (V)illon qui possède un nom presque identique à une lettre près,
    un gars dont on sait qu'il est mort dans la mouïse

    Ballade des contre-vérités

    Il n'est soin que quand on a faim
    Ne service que d'ennemi,
    Ne mâcher qu'un botel de fain,
    Ne fort guet que d'homme endormi,
    Ne clémence que félonie,
    N'assurance que de peureux,
    Ne foi que d'homme qui renie,
    Ne bien conseillé qu'amoureux.

    Il n'est engendrement qu'en boin
    Ne bon bruit que d'homme banni,
    Ne ris qu'après un coup de poing,
    Ne lotz que dettes mettre en ni,
    Ne vraie amour qu'en flatterie,
    N'encontre que de malheureux,
    Ne vrai rapport que menterie,
    Ne bien conseillé qu'amoureux.

    Ne tel repos que vivre en soin,
    N'honneur porter que dire : " Fi ! ",
    Ne soi vanter que de faux coin,
    Ne santé que d'homme bouffi,
    Ne haut vouloir que couardie,
    Ne conseil que de furieux,
    Ne douceur qu'en femme étourdie,
    Ne bien conseillé qu'amoureux.

    Voulez-vous que verté vous dire ?
    Il n'est jouer qu'en maladie,
    Lettre vraie qu'en tragédie,
    Lâche homme que chevalereux,
    Orrible son que mélodie,
    Ne bien conseillé qu'amoureux.

    François Villon 1431-????

     

  • Les reflets de la pensée d'après un tableau de Vincent Ducourant

    Vincent ducourant les reflets de la pensee 1

     

     

    Les reflets de la pensée

    Derrière le carreau de la vitre, de mon petit chez-moi
    Je vois mille chose, toutes celles qui passent et qui viennent
    Oui je vois, un enfant qui joue à la marelle ou bien il court
    Ainsi je vois tout ce jour qui passe avec tous ses reflets

    Un rêveur qui regarde, et qui conte des histoires sans fin
    Celui là il invente et il dessine sur des carreaux embués
    Serait-il un dieu, ou  un sage ou n'est-il que ce rêveur ?
    Je sais bien maintenant tout ce qui n'est pas encore écrit

    L'araignée du temps, elle tisse sa grande toile sans s'arrêter
    Tandis que des moucherons, de rien du tout, ils s'écrasent dessus
    Ces moucherons? Vous savez c'est nous tous ces rêveurs qui écrivent
    Il parait que les poètes, un jour ils trépassent et tous ceux-là s'oublient

    Mais pour un peintre qui saisit et qui peint et qui agence tous ces presque riens
    Vincent Ducourant, constructeur  de rêves, celui là m'a inspiré ce petit poème
    L'art d'écrire, ce n'est Jamais que la description d'un regard,  comme le votre
    Le voyant c'est  bien Van Gogh, et tout le reste ce n'est que de la littérature  

    Paris le premier mars 2017

  • La grande Marée... Bernard Lavillier

    La Grande Marée par Benard Lavillier

    Nous sommes à Marée Très Basse