Petites fables courtes...Fabulettes

  • Sur la Norme

     

     

    Sur la norme

    La norme qu’est-ce que c’est y donc ?
    C’est l’ensemble des gens ordinaires
    du moins tous ceux, sans vrai problème
    le non-normal, c’est une idée de différence

    Parfois c’est une norme qui est sociale
    parfois c’est un héritage qui est ancien
    entre l’histoire et les principes religieux
    de nos jours le sociétal crée de la norme

    La norme ? Vous savez! Elle est é-norme
    entre l'anormal bizarre et le normé
    il y a des enfants qui se foutent vraiment
    de savoir tout ce qui est normal

    Et aussi d'affreux poètes maudits
    qui refont le monde, à leur manière
    les gens normaux, ils n'aiment pas
    être dérangés dans leur confort

    La norme est un concept d’industriels
    pour fabriquer un assemblage d’objets
    c’est devenu aussi un usage social
    les anormaux sont des gens dangereux

    Ou du moins, ils sont des gens compliqués
    et ils sont difficiles à intégrer dans une équipe
    les idées qu’ils ont, elles dérangent les patrons
    qui préfèrent tous les gens dits normaux

    De nos jours certains patrons, ils rendent dingue
    Certains de leurs employés pour les vider
    Il est normal de voir ce monde nous classer
    Mais il est anormal de détruire pour le profit
     
    Dans les anormaux, il y a des différences
    entre les handicapés physiques ou les fous
    ce qui ne va pas, c’est qu’ils doivent s’adapter
    alors que c’est ce monde qui devrait s’adapter
     
    Ce sont des gens, qui sont plus fragiles que d’autres
    et qui souffrent des regards, des gens dits normaux
    on crée le concept d'handicap, avec la notion d’incapacité
    les handicapés, ils souffrent de se voir inférioriser
     
    La norme c'est seulement la moyenne
    de ce que nous devons être en société
    ni trop beau ni trop laid, juste médiocre
    ni trop ceci, ni trop cela, être normal
     
    J'ignore parfois les questions posées...
    Etait-il normal, ou bien était-il bizarre ?
    Ce gars étrange qui me parlait du monde,
    je ne sais pas, cela je ne l'ai jamais su
     
    Un être qui est normal, c'est parait-il
    c'est une personne de taille moyenne
    ni blanc, ni jaune, ni noir, mais gris
    sans autres opinions que celles admises
     
    Avec jamais de délires, donc très ordinaire
    et qui s'insère dans un monde normal
    ce monde qui fonctionnerait très bien
    sans tous ces gens qui sortent de la norme
     
    Mais que ce monde là il serait triste
    Sans tous les fous créateurs et marginaux
    Je me souviens de Vincent van Gogh et de Gérard De Nerval
    Qui sont morts de n'avoir pu supporter la norme
     

    Paris le 18 mai 2017 et le 31 août 2019

  • Archipel du QI.

     

     

    Archipel du Q.I.

    Je trouve qu’elle a un très bon quotient d’attraction Q.A.
    Mon quotient d’affection est élevé,
    Pour tout vous dire, elle a aussi un bon Q.B.
    En bref son quotient de beauté est très grand,

    Elle possède aussi beaucoup de charme et de candeur
    Elle travaille son Q.C. Quotient de charme
    Je brûle dans mon cœur d’un important Q.D.
    Gros quotient de désir qui s’amplifie quand je la vois,

    Elle augmente dans des proportions considérables,
    Mon quotient émotionnel mon Q.E.
    Elle a un sacré quotient de féminité,
    Son Q.F.. Telle que j’aime en elle, ah ! Cette sacrée nana,

    Son Q.G. M’afflige, pauvre de moi qui l’aime,
    Le quotient de galipettes est malheureusement très élevé,
    Et cela me provoque un important Q.H.
    Quotient d’horripilation, quand je connais tout cela,

    Elle possède un bon Q.I. Ça je le sais,
    Mais celui là, je l’appelle le quotient d’idéalisation.
    Le Q.J. Ou le quotient de jouissance,
    Qu’elle me donne explique peut être mon Q.K. !

    Mon Q.K. Ou mon quotient de Kid,
    C’est celui d’un mâle. Ou d’un amant parmi d’autres,
    Son Q.L. Le quotient de lecture de ses désirs,
    Je dois le dire franchement est tellement facile à décrypter,

    Mon Q.M. Quotient de maladresse assez important, je l’avoue,
    Malgré tous mes embarras, je crois que je lui plais pourtant beaucoup,
    Mais je sais aussi qu’elle abuse de mon Q.N.
    Mon quotient de naïveté. Ça c’est sûr, elle en profite la garce,

    Mais je ne pourrais jamais les Q.O. Avec elle,
    Car ses quotients d’atteintes d’orgasmes sont sublimes.
    Et je vous le dis, elle a malgré tout un bon quotient Q.P.
    Ce quotient de plaisir qu’elle me donne quand je suis avec elle,

    C’est un peu Q.Q, Cela je le sais et je vous l’avoue franchement,
    Mais j’aime beaucoup ce subtil quotient de quintessence,
    Car elle reste mon meilleur Q.R. Qui vit dans mon cœur,
    Quotient de rêve, de rébellion, de réalité et de repos,

    C’est à cause de son Q.S. Quotient de satiété sexuelle,
    Ou de socialisation et de sympathie sentimentale,
    Coté Q.T. C’est le nirvana car quand je suis en elle,
    Mon quotient de transe est au maximum, et c’est extra,

    Coté Q.U. Je peux dire que le cul que j’adore,
    Voilà un quotient universel qui est bien partagé,
    Pour cuver toutes ces belles choses avec du bon vin
    Je vous parle encore du quotient de vénération vinicole,

    A moins que vous vomissiez tout dans la cuvette des w-c,
    Votre quotient de whisky, Q.W. Pour une cuite sans eau plate,
    Pour le Q.X. Je pense que vous connaissez tous, une inconnue,
    Avec un bon coefficient de profil aérodynamique,

    Ces deux Q.Y. Quotient de beaux yeux, mes mirettes dans ses mirettes,
    C’est toujours un bon quotient pour une femme, premier contact préliminaire,
    Le Q.Z C’est avec ça qu’on les fait craquer, le Q.Z. C’est le plus facile,
    Rien n’est plus important que le quotient zygomatique.

    Faites-la rigoler c’est déjà gagné !

    Bruno Quinchez (Morsang sur orge le 10 avril 1996)

  • Le rêve du chien crevé

     

     

    Le rêve du chien crevé

    Qu'il est aisé, de caresser, ce vers ribaud,
    Qui sonne, sans erreur, avec ce nom, Rimbaud,
    Qu'il est vain, ce mot, qui te séduit encore,
    Appas balancés, de cette belle pécore,

    Qu'ils sont noirs, sinistres et menaçants,
    Ces corbeaux faméliques, survolant tes temps,
    Que tu es laid, cynique, mécréant cabot !
    Tu pérores, sur une tombe, dans nos cachots,

    Les vents, déracinent les fleurs maladives,
    Tes charmes, raniment, mes flammes primitives,
    Le temps perdure, les rayons de l'été,
    Pour mieux nous griller, nos cœurs ratatinés,

    Une pluie tombe, cette promesse attendue,
    Que réclame, ce brasier, dans nos corps nus,
    Les frimas blancs et noir, l'hiver guillemets,
    Cautérisent nos âmes, et leurs lourds secrets,

    La mer, monotone, sans cesse, monte, descends,
    Sur nos plages, soleils marins, incandescents,
    Les fleuves de nos villes, ils charrient des chiens morts,
    Carcasses gonflées, décharnées, jusqu' à nos ports,

    Certes, cet homme assis, il regarde de sa chaise,
    Le chien crevé ! Mais qui  donc rêve ? Tristes malaises !
    Un chien aboie, au loin, debout, sur ses pattes,
    Il rêve, d'un homme mort, sans haine, sans hâte,

    Bruno Quinchez (Morsang s/orge le 21 mars 1992- 29 avril 1992... Paris le 26 août 2019 )

  • LE COQ ET L'AIGLE

     

    Un aigle royal sur son aire avec une proieDsc01178

    LE COQ ET L’AIGLE.  

    Un coq, du haut de son tas de fumier, se tenait haut et droit,  
    Il régnait sur une basse-cour dont il  était le maître et le roi,  
    Les dindes et les poules le reconnaissaient comme leur seigneur,  
    Les poussins sans aucune honte étaient satisfaits de ce géniteur,

    Il prétendait être le monarque et il  rehaussait le soleil chaque matin,
    Les renards redoutaient ses ergots mais ils le désiraient pour festin,
    Son orgueil n’avait que les vaches et les champs pour limites et horizon,
    Et les poules le trouvaient à leur goût et elles tombaient en pâmoison.  

    Un aigle du haut de son aire aperçut cet oiseau prospère au noble plumage,
    Cet aigle avait une si grande faim et dit : Ce coq a pour lui un funeste présage !  
    Il s’élança des cieux vers cette proie facile mais le coq aperçut le funeste,  
    Il s'en alla donc se réfugier sous une charrette chargée de végétation alpestre,  

    L’aigle lui fit connaître ce propos.  Ô coq ! Dis-moi qui est le roi des oiseaux ?
    Le coq penaud mais avantageux lui dit : C’est moi qui commande au soleil !  
    L’aigle décontenancé lui dit : Moi je vole si haut que nul ne m’est pareil !  
    Le coq audacieux guerroya et succomba en face de ces arguments inégaux.  

    Le soleil décline ce soir au loin dans la vallée sans le coq bravache,
    La nuit s’étend sur le monde et les étoiles brillent dans les cieux,
    Toujours est-il que ce coq était le messager de l’aurore et des dieux,  
    Et le soleil ne se leva jamais plus sur la vallée, l’aire et les vaches.

    Bruno Quinchez Paris le 30 mai 1997, Pour les photos Paris le 21 août 2019

  • Du feu, du vent, de la terre et du ciel,

     

     

    Du feu, du vent, de la terre et du ciel,

    Bonjours bambin !
    Bébé babillard et rêveur,
    Tu vois les lumières de chez toi
    Et tous les feux de la ville.

    Peut être ! Connaitras-tu l
    Tous les affreux crapauds
    De la campagne très verte
    Qui croassent et qui bavassent

    Longuement dans les mares jaunâtres ?
    Sens-tu l’odeur des crottins
    Des ânes bâtés de sacs de ciment ?
    N'as-tu jamais vu le matin

    Se lever dans un ciel d’été ?
    Sais-tu la peur des bêtes sauvages
    Qui fuient au loin, les fouines, les mulots
    Et les mille bêtes des terriers.

    La boue d’un chemin de terre
    Avec la marque du tracteur imprimé
    Profondément dans le chemin
    Qui chemine vers les prés

    D’herbes humides et jaunissantes.
    Ceci par une journée de l’automne
    Un peu avant la nuit.
    Ne t’es-tu réchauffé aux feux

    De la cheminé de la salle,
    Où le tic-tac des pendules électriques
    Indiquent les heures, perdant le temps
    Où toi tu visualises le dernier épisode.

    D’aventures incroyables,
    Et toutes ces images qui n’ont pas de poids,
    Peux-tu encore imaginer
    Les libellules qui bourdonnent

    Sur l’étang verdâtre et froid
    Où ton père rêve de pécher,
    Les goujons que tu ne mangeras pas
    Dans ton assiette tristounette.

    Tu ne rêves que de lendemains
    Sans surprise et tu t’ennuies,
    À l’idée surprenante que tu connaisses déjà
    Les bêtes sauvages car tu les as vus

    Sur l’écran multicolore des programmes TV.
    Les hérissons ne sont plus que
    Des héros de feuilleton,
    Les coccinelles sont de gentilles

    Petites filles sages et instruites.
    Connais-tu les lumières des étoiles
    Qui brillent vraiment dans le ciel
    Et sais-tu seulement ce qu’est la cruauté

    Des gentilles bêtes de la télé ?
    As-tu vraiment eu peur du loup du voisin,
    Qui aboie quand tu passes ?
    Respires-tu encore l’odeur des mousserons

    Qui sommeillent dans l’herbe ?
    Petit enfant ! Évade-toi de ta télévision
    Et regarde le vrai monde des animaux !
    Il est cruel, mais il est réel

    Avec la mort comme sanction des vies.
    Pour manger les gentils animaux
    Ils tuent d’autres gentils animaux
    Qui ne demandent qu’à vivre au chaud

    Comme ton chat qui ronronne.
    Souris ! Es-tu une gentille souris ?
    Fais bien attention à mon chat,
    Qui dort sur le canapé

    Parfaitement heureux de se faire caresser.
    Dis-moi, mon bon chat
    De quoi rêvent les bons chats
    Entre deux caresses

    Chats matois et gras,
    Qui regardent Dame télévision
    Dans un rêve de temps
    Qui reste sans fin,

    Bruno Quinchez Morsang sur/orge le premier décembre 1996 et Paris le 11 août 2019

  • Assonnances en I

    Assonances en i

    L'ibis d'Egypte, il nidifie aux bords des rives du Nil
    Le fils de Néfertiti, le petit Séti c'est son ami très gentil
    Séti convie les petites filles, très libre avec sa manière de rire
    Quelques délires, quelques lumières et des dieux d'empire

    Le ciel se mire dans la mare où ils naviguent sur des esquifs
    Quelques chiens qui crient et qui se déchirent pour des petits riens
    Ils n'ont pas de plaisir à donner mais juste quelques petits désirs
    Isis tient le miroir tandis qu'Osiris, il écrit quelques hiéroglyphes

    Des singes grimpent sur les palmiers dattier et ils crient
    Séti se dit qu'un jour il ira, dans le fleuve immense du Nil
    Et qu'il y péchera quelque anguilles et des sardines très grises
    Un temps d'avenir si précis où il ira voir ces choses qu'il s'est promises

    Sur ce plateau de Guizèh des myriades de gens efficaces construisent
    Un maitre d'œuvre dirige et conduit des cohortes de captifs africains
    L'histoire n'oublie pas les pyramides...Qui donc se souvient de ces vies finies ?
    J'étais un idiot idéaliste, et j'y mettais ainsi toutes les allitérations en i

    Paris le 22 janvier 2019

    à savoir c'est un petit défi que je m'étais promis
    en voyant dans mes références de blog ce titre

  • Le coeur

    Le Coeur

    Le coeur qui compte toute notre vie et tous nos amours

    Il bat pour nous, cela sans nous demander pourquoi

    Quelques fois je sais des mots venant de mon coeur

    Sans que j'y réfléchisse comme si le coeur était roi

    Nous vivons toute une vie sans nous posez de question

    Car nous savons choisir entre ce que nous aimons on non

    Il est bizarre de croire que nous savons tout sur nous mêmes

    Quelques amours passenton ne sait pourquoi on les aime


    le coeur et ses pulsations comme indicateur de nos émotions

    la vie est pleine de sentiments,  qui sont tous différents

    Notre coeur est encore léger au réveil du petit matin

    Puis nos petits efforts entre la bicyclette et dans l'escalier

    Et le coeur qui s'arrête ! Et il n'y a plus rien de visible

    Quand vous avez un regard profond qui vous accroche

    Après  les coeurs, Ils battent  fort à l'unisson entre les deux

    Ce sont des hauts et de bas et parfois queques ébats

    En vieillissant il réagit moins fort à nos amours

    Je sais des vieux couples ou la vie est assez calme

    Ils ignorent ces choses d'autrefoi ces histoire de coeur

    Il vivent heureux ensemble et vivent selon leurs humeurs

    Mais je sais de bons amours qui parlent à mon coeur

    Vous savez il est rare que ça devienne le calme plat

    Il me souvient de choses marrante dans nos ébat

    Je rigole peut être, je sais des amours raplapas

    Des fois je me dis que le coeurs est une pompe

    Mais je sais bien là vous dire que je me trompe

    Il ya des histoire où l'amour, il est celui de notre coeur

    Je sais aussi  que notre tête ne parle qu'à notre raison

    Paris le 8 Novembre 2018

  • Nous, Dieu et L'âne

    Nous, Dieu et l’âne

    Là-haut dans le ciel entre les nuages... Oui ! Tout là-haut
    Le barbu éternel s'il existe et qu'il nous regarde vivre
    Il nous voit de son ciel lointain, en tout petit, petit
    Comme une colonie de fourmis, qui grouille et qui prospère

    Des fourmis qui auraient envahi toute la terre
    Mais y a-t-il un Dieu aussi pour les petites fourmis
    Un Dieu pour les ânes, les carottes et les poireaux,
    Quelque part le jardinier céleste, il est bien absent

    Et je vois ce jardin ou nous vivons, il est en grand désordre
    Mais y a-t-il un vraiment jardinier, qui soit là-bas tout là-haut
    Moi! Un petit homme je me sens parfois responsable de ces vies
    Mais je reste vraiment impuissant et sans réaction comme un âne bâté

    Un âne ? On dit que c'est très intelligent, cela vous le savez
    Car Il a ce pas qui est si sûr qu'il va dans tous les chemins
    Mais qui donc de nos jours connait on vraiment la sagesse de l'âne?
    Je vois des fous terribles, ici, là et là-bas qui ratiboisent tout

    Parce que le ratiboisage de toutes choses vivantes, ça fait de l'argent
    Alors combien vaut-il ce Dieu? En ces temps de commerciaux
    Cela je ne le sais pas trop, car Dieu il se cache par sagesse
    Un Dieu qui est tout puissant et des marchands aventureux

    Non ! Il vaut mieux car ça serait aussi un marché juteux pour eux
    Déjà on vend cher des trucs insensés aux divers noms de Dieu
    Et les curés, les pasteurs, les mollahs, les rabbins, bref tous les clergés
    Ils nous vendent de la bonne conscience contre une rétribution

    Mais je pense encore à cet âne rétif et sage et à son fardeau
    Dans un monde chaotique et qui est peu sûr, il y a là un homme
    Sur un âne rétif mais lui il lui évite tous les obstacles du chemin
    Cet âne sage, il rassure son maitre qui avance sur un chemin escarpé

    Paris le 12 octobre 2015

    Nous, Dieu et L'ânenous-dieu-et-l-ane.mp3 (401.94 Ko)

  • Regarde !

    Regarde !

    Regarde la bien la petite fourmi,
    Elle est petite, elle est ordonnée,
    Elle est travailleuse,

    Tu la vois bien cette fourmi,
    Elle a arraché ses ailes,
    C’est toi, c’est moi, c’est nous,

    La petite fourmi,
    Petit atome de vie,
    Petite molécule d’intelligence.

    Un tout petit univers
    Et toi ! Tu te crois encore si grand,
    En elle, la vraie grandeur,

    Toi ! L'homme ! Tu fais semblant de l’ignorer,
    Toi si savant et tellement puissant,
    Toi, homme… toi qui te dis le maître de ce monde,

    Après ta mort. O mortel !
    Après la fin de tous les hommes,
    Ces descendants vivront et seront encore là,

    Regarde donc cette fourmi si petite. /
    Admire encore cette perfection de la nature, /
    Une vie que tu dis sans rêves,

    Une vie que tu dis sans désirs,
    Mais une vie tellement parfaite
    Elle vit au présent dans l’éternel,

    Cette fourmilière
    Te survivra des millénaires,
    Des millions de siècles,

    Petite fourmi,
    Ton avenir est assuré,
    Homme ! Comment durer ?


    Et qu’en penser ?
    A quoi rêves-tu ?
    Petite ? !

    Bruno Quinchez Morsang sur/Orge 1979 repris en juin 1995

    Regarderegarde-mp3 (271.53 Ko)

     

  • Le vieux piano furtif

    Le vieux piano furtif
     
    Là-bas dans mon passé, un piano aigrelet, il joue une petite musique
    Une musique de mon passé, elle est faite de  souvenirs de rien du tout
    Entre les notes qu'on tapotait au hasard sur le clavier blanc, sans y croire
    Des musiques qui n'ont jamais été écrites et qui étaient jouées aux hasards


    Je sais des souvenirs lointains, dans ces musiques toutes improvisées
    Entre  tous les pianos de mon enfance, et  tous les "Au clair de la Lune"
    Je me rappelle, ma cousine qui savait aligner quelques notes sur le clavier
    Et toute ma grande incompétence, à apprendre le solfège et m'en souvenir
     
    Fa, Fa, Si, La ,Si, Ré, La, Do, Ré, La, Mi... Etc. Etc. j'aimais rêver sur les notes
    Mais j'ai toujours été un  vrai sourd, altération entre les bémols  et  les bécards
    J'ai cette oreille, que je sais inexacte et subjective, des hommes ordinaires
    J'ignore ces toutes petites nuances, des tonalités que font les grands musiciens
     
    Je jouais sans jouer ou plutôt je pianotais des musiques, sans début et  sans  suite
    J'ignore pourquoi cette surdité musicale alors que pour moi, la littérature me parle
    Je rêvais debout sur un piano et je savais une dame qui  tombait amoureux de moi
    J'ignore pourquoi je ne l'ai jamais revu, Oui! Je sais bien des musiques étranges
     
    J'ignore parfois les canons, et toute la beauté entre les classiques et les modernes
    Des fois quelques gouttes qui tombent du robinet, elle persiste cette musiques libre
    Un enfant, il  joue sans connaitre les règles de l'harmonie, je suis cet enfant rêveur
    Et j'entends toujours ce piano, aigrelet et mal accordé, qui joue sa musique secrète
     
    Messieurs Chopin, Beethoven,  Satie ! Ne criez pas ! J'aime aussi vos musiques !
    Mais en moi il reste une nostalgie profonde d'un très vieux piano de mon passé
    Et Il continue toujours avec sa musique désaccordée et ses notes hasardeuses
    Musicalement, je suis sensible aux mots, tous ceux que j'écris, en voulant les agencer

    Paris le 2 décembre 2016