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Petites fables courtes...Fabulettes

Récitation....

Récitation...

Un enfant se lève et il nous récite alors d’un regard
La fable de la fontaine le Corbeau et le Renard
L’enfant ne voit que ce corbeau vaniteux et retors
Et le renard lui déplait aussi car il dit alors :

Maître corbeau sur son arbre de pauvre assisté
Tenant dans ses mains le sort de la France
Monsieur du Renard par son bulletin très désiré
Avait devant lui, tous les rêves d’une belle enfance

A ces mots le maître de la classe le reprend
Non Kévin! Ce n’est pas la fable! Si tu comprends
Maître corbeau avait un fromage dans son bec
Et maître renard voulait faire bombance avec

Kévin très surpris lui répondit vous savez monsieur
Quand je vois mon père qui me parle avec sérieux
A ses électeurs et tous les gens de notre commune
La fontaine est bien vieux et ma récitation plutôt opportune

Kévin je ne doute pas que ton père est notre maire
Mais pour les récitations, il y a encore fort à faire
Sans doute ta morale vaut-elle celle de La fontaine
Mais sache Kévin que ta récitation est une calembredaine

Kévin lui répondit cette leçon vaut sans doute un fromage
Et à Jean de la fontaine ainsi je rends alors un bel hommage
A ces mots le maître répondit à cet élève opposé et original
Vous aurez un dix, ce qui est la moyenne, et c’est le point final

Kévin pas très heureux se rassit sur son banc, déçu de sa prestation
Et il jura un peu tard qu’il ne lirait plus des tracts politiques
Et qu’il s’en tiendrait à l’art de la rime et le monde poétique
Ainsi il apprit que l’école est bourrée de mauvaises fréquentations

Paris le 23 avril 2012 une période avant élections

Un amour solaire

 

 

Un amour solaire

 

L’amour fou, il vous éblouit longtemps, et il vous laisse tout vide

Puis il s’éteint petit à petit, en prenant des années, et un peu de bide

Ce rêve, il peut vous porter longtemps, vous marchez dans le chimérique

Tout en étant protégée, par une mémoire toute heureuse mais bien étique

 

Oui ! Tu étais très belle, d’une beauté éblouissante et sans pareille

Femme du soleil, tu dispensais ta lumière sur un monde sans faille

Tu avais quelques choses de purement divines, je dirais mon rêve d’absolu

Tu disparus de ma vie, par la peur que je te causais et ce dégoût irrésolu

 

Tombée du ciel par le manque de la substance et de la vraie chairs

Pauvre amour de toujours, j’aime encore et toujours tes yeux très clairs
le ciel maintenant, il est vide de mes rêves et j’attends encore tes lettres

Même si parfois il y a tout ce que je sais et ce que je veux bien admettre

 

J’imaginais des choses prodigieuses, Jésus n’a-t-il pas dit en son temps

Sans amour Il ne sert à rien de posséder le monde, mais j’aime le printemps

Qui sait demain ? Et nul ne peut me prédire, où ira mon cœur encore fragile

Tu étais d’une beauté redoutable, et moi j’étais un homme plutôt malhabile

 

Le soleil luit pour tout le monde, les saisons qui passent, et un jour, on trépasse

J’aime à croire à la force d’un amour, celui qui vient, il est toujours en moi, il repasse

Vieux machin ! Certes mais la jeunesse peut venir ! Je ne serai pas le vieux malade

J’imagine encore des choses toutes incroyables, des choses encore brûlantes et bravade

 

Le soleil en moi reluira pour un simple envie qui soit donnée et quelle soit tout partagée

Que tu sois fée, ou reine ou simple femme amoureuse, cela sera ma vie envisagée

Je n’ai pas vraiment peur de la mort, je sais seulement un enfer, qui se fait par manque

Manque de foi, manque d’amour, manque de désir, manque d’humanité, juste une planque

 

Sous le soleil exactement, juste au-dessous tu me souriras et moi je serai heureux

Pourquoi a-t-il fallut que je j’oublie ce bon sourire en fantasmant sur l’éclat lumineux

Quel était ton parfum ? Quelle était ta voix ? Et pourquoi je me souviens de toi ?

Je me dis que jeune homme, tu seras ma princesse d’un royaume où je serai le roi

 

Les années ont passé, elles sont bien plus cruelles qu’une grosse averse un jour de fête

J’ai toujours ce petit rien qui me fais croire que demain sera mieux que ma requête

Mais je n’ai plus de princesse pour conquérir la lune e lui offrir les étoiles du ciel

je songe à mes neveux avec quelques conseils à donner mais plus la magie de l’essentiel

 

Paris le 14 février 2017 saint Valentin

 

Attendre! La belle affaire

Attendre! La belle affaire

Des fois je me dis j'attends
Mais qu'attends-tu bonhomme
Non je ne sais pas encore
Peut être une dame lointaine

Ou un ami mort depuis longtemps
Quelques inconnues sans rien
De ces riens entre deux amours
Et quelques envies bien cachées

Des enfant et des géants là-bas
Quelques part entre ce qui est
Et tout ce qui aurait dû être
Mais le destin est univoque

Mille millards de vies là-bas
Et un tout petit rien ici-bas
Qui attend encore et encore
Celle-ci lointaine et l'autre

Je t'aime, je t'aime, je t'aime
Mais toi tu m'as abandonnée
Je ne sais plus ton existence
J'attends l'autre qui m'aimait

NB le titre fait référence à une chanson de Jacques Brel

Paris le 2 novembre 2015

 

Création

Création
 
Au début il n’y avait rien, puis l’artiste, il fit un trait d’une certaine couleur et d’une certaine tonalité.
Là maintenant, le doute n’était plus permis, l’artiste peuplait le rien de la toile et de la partition colorée et ça commençait à exister en dehors de l’artiste.
Cette chose, la création de l’artiste, c’était déjà une œuvre et plus que rien du tout.
L’artiste délicatement fit d’autres traits dans d’autres tonalités, des couleurs plus chaudes, l’œuvre prenait sens, on pressentait une forme qui se créait mais celle-ci restait indécise.
Il manquait des « je-ne-sais-quoi » dans ce début de « presque rien », l’artiste reformulait les traits et créait une image, c’était un visage de femme celui de sa bien aimées et la dame est ainsi passée à la postérité.
Le créateur signa cette œuvre qui parlait de la vie de l’artiste, il formait à partir de petits riens des formes aimable et aimées.
Picasso avait fait un portrait, celui-ci était aussi bizarroïde que la plupart de ses autres œuvres,
Il lui suffisait d’un petit rien, comme la signature du maître, pour avoir une œuvre qui se vendrait très cher,
L’Art est ce rien du tout qui parfois est une question de côte de l’artiste, je connais des artistes que j’aime beaucoup mais dont la cote ne vaut rien

Là haut

 

 

Là-haut

 

Nous avons tous plus ou moins regardé les étoiles

Dans la campagne en fleur, pendant une chaude nuit d’été

Puis les étoiles, elles sont devenues des concepts lointains

Que nous regardions dans toutes les aventures spatiales

 

Avec des chevaliers Jedaïs et des vaisseaux spatiaux

Nous rêvions d’extra terrestres qui nous rendraient visites

Nous en rêvions si fort, que nous en avons peuplé le Ciel

De ces planètes lointaines qui nous resteront inaccessibles

 

Je songe parfois au petit prince et sa minuscule planète

Un très gentil extraterrestre qui nous faisait la leçon

Je sais des fous, qui faisaient des anges, des extraterrestres

Il n’y avait plus rien de divin dans les cieux tout là-haut

 

Un enfant qui regarde une étoile bienveillante, il a confiance

Il n’imagine pas tous les monstres dont nous peuplons les cieux

Une fée, l’a touchée de la grâce, celle d’une dame dans le ciel

Il n’a plus peur de rien, ni des dragons, ni des monstres sûrement verdâtres

 

Je ne suis pas, ou je ne suis plus cet enfant, la culture m’a façonnée

Non Je ne sais pas si Jésus, il reviendra dans une soucoupe volante

C’est bien là ! Une des folies de notre Monde de la Technologie

Je sais seulement la puissance d’un regard aimant et profond

 

Et non ! Je ne sais pas comment le Ciel il s’ouvrira

Un enfant pourrait peut-être vous en dire beaucoup plus

Nos regards sont pervertis par toutes les images médiatiques

Il y a des choses qui seront dévoilées, elles ne seront pas montrées

 

Paris le premier janvier 2017

Bonne Année 2017

Bonne annee

 

 

Nouvel an


Bonne année pour l’année qui vient
Je ne suis pas prophète, mais poète
Alors on verra ce qu’on verra
Demain, il n’appartient à personne

Hier, c’était hier, 2016
Aujourd’hui, c’est aujourd’hui, 2017
Monsieur De La palisse en eut dit autant
Ça y est c’est aujourd’hui le nouvel an


Avec toutes les bonnes résolutions
Avec le temps qui passe et nous marque
Avec vos amis et toute votre famille
Je vous souhaite à tous

Vous qui venez ici sur mon site de Blog
Des inconnus venant de partout
Des USA, du Canada, d’Italie, de Belgique
De France et même de la lointaine Océanie

D’Allemagne, d’Angleterre ou d’Espagne
Parfois de Chine ou de la grande Russie
Et de tous les autres petits pays,
Vous tous, vous qui me lisez ici


Que vous soyez, des gens plutôt gentils
Ou d’infâmes salauds existentiels
Avec le temps, vous savez, moi, j’oublie tout
Et je remets ainsi mon cœur à zéro

Les fins d’années, elles sont, paraît-il,
Faites pour cela oublier ou bien innover
Moi je prends toujours de bonnes résolutions
Mais je suis toujours aussi gourmand


Une Bonne et Heureuse Année 2017

Paris le premier janvier 2017

Bonne annee zip

Légèrement érotique l'année qui passe
Avec un ZIP qui dévoile l'an nouveau

 

 

Le beau, et le joli

Le beau, et le joli

La poésie ne doit-elle que faire et dire que de jolis mots ?
Dans un monde de Bisounours, un univers qui soit toujours gentils
Non je pense qu’il faut respecter et aimer tout autant le tragique
Et se dire qu’il y a bien plus d’humanité réelle dans la tragédie

Savoir choisir Le mot qui soit juste, et qui soit placé à la juste place
Et ne pas affadir son verbe, pour faire encore un poème qui soit plus joli
Savoir aussi dire le pire, de cette horreur malsaine dans laquelle nous vivons
La laideur cela serait d’oublier, toutes les monstruosités du quotidien

Toujours il faut ces mots que nous utilisons, ils soient bien choisis
Choisir l’humain plutôt qu’une jolie idée qui est encore trop abstraite
Ce monde un peu crasseux, celui qui parle de notre société dégueulasse
Cet ordinaire où nous chions, nous pissons et nous baisons sans honte

Il faut savoir être un poète toujours vivant, et toujours disponible
Dans une vie de chaque jour entre l’ennui, et les désirs les plus forts
Le poète qui écrit, c’est celui-là qui vous parle et celui qui écrit ici
Il vous parle de toutes les choses de la vie et même les plus banales

De celles qui nous font de nous des vivants, dans cette Terre avec ses aléas
Choisir entre vouloir dire ce qui est vrai, ou ce qui est beau à imaginer
Je sais qu’il ne faut pas rêver, dans un monde qui soit purement esthétique
Écrire ! Parler de la vie ! Non pas créer une abstraction toute lyrique

Et ne pas faire des jolies poésies qui sont sans des vérités humaines
Car ce sont de mauvais choix, qui seront hélas toujours mal compris
Le choix d’oublier la vie, c’est une émasculation, au sens le plus trivial
Et un oubli de la réalité vivante, toute ordinaire et toute crasseuse

Oui je le redis ! Il faut que les mots soient justes ! Non pas faire de beaux mots !
Pouvoir écrire la vie avec ses tripes, ses rêves puissants, la vie banale
Entre le caca sale du quotidien ordinaire, et le diamant éternel de nos âmes
Être soi-même avec ses petits soucis, ou bien être cet autre que vous imaginez

Paris le 8 décembre 2016

 

Le Fifrelin du bal

Le Fifrelin du bal

Le Fifrelin dansait, et il dansait encore, sur la musique aigrelette
Des fafiots et des bavasses, très semblables qui s’entremêlaient
Et là sur des airs inconnus, tous ces vieux machins gesticulaient
Sur des airs qui sont très vieux et très anciens, des valses musette

Tandis que l'accordéon, interminable et saccadé, qui rêvassait
Alors que les cavaliers accommodant qui remuaient le popotin
Là! L'orchestre et quelques jeunots de quarante ans qui alors finassait
Leurs chansons du vieux Paris populaire comme des Bibis Fricotin

Je buvais une bière fraîche au bar des enfants de salauds
Et je regardais ce spectacle et je regardais les badauds
Je voyais là des choses d'un passé, les vieux bien proprets
Tandis je savais ce monde qui et en dehors sans regret

Je sortais du bal, et déjà la vie changeait et me saisissait
Entre les pompiers et toutes les sirène qui mugissaient
Le métro était encore ouvert, cela malgré la nuit bien avancée
Je songeais à ces vieux dans la ville et à la rêverie cadencée

Je me sentais d'un autre monde, ni vieux, ni jeune mais encore là
Il y aurait de la vieillesse, quand on songe beaucoup plus à l'au de-là
Ce Fifrelin sans poids, c'est moi, celui-là ballotté par la vie qui passe
Y aurait-il un avenir, une joie, une chose qui puisse remuer ma carcasse

Paris le 29 octobre 2016

 

Les colibris

Colibris

 

Les colibris...

Il y a là dans le feu de l'incendie des millions de petits colibris bleus
Des tous petit pompiers qui essayent vaillamment d'éteindre l'incendie,
Un petit colibri c'est bien peu mais eux ils savent qu'on compte sur eux
Petit oiseaux fragile, presque un petit rien du tout mais plein de vie

Le colibri ne sait que  se nourrir, en pompant le nectar et le miel
Dans la forêt Il ya quelques éléphants qui trompettent  vers le Ciel
En alertant tous les autres animaux pour qu'il fuient l'incendie
Là ! il ya quelques uns  qui prient le ciel pour que tombe la pluie

Tandis que les colibris, par millions, ils arrosent et ils crèvent
Les grands arbres qui craquent et explosent à cause de leur sève   
Le sorcier ! Tout là-bas, il entends les appels insistants  de la brousse
Mais lui, homme de pouvoir, il leur prédit la mort, parfois il tousse

Mais le  brave et imprudent colibri, il est entendu par le seigneur du ciel
Qui lui a donné une trop petite vie, si dérisoire dans ce combat pour l'essentiel
El la pluie doucement, elle  commence à tomber dans la savane, goutte à goutte
Ce mort qui parlait au ciel, le colibris pompier, il est aimé de Dieu sans un doute

Il suffit parfois de prier le ciel, pour aller encore bien  plus loin que le feu
Un million de petit colibris bleus qui naitrons dans le futur, oiseaux de peu
S'il venait à manquer les êtres que nous sommes, ils seraient orphelins
Petit colibris pompier, pris dans les effroyables incendies de nos destins

Le fragile qui disparait, c'est un peu la mort de toutes les vies sur terre
J'aime penser à ce colibris qui prends en charge toutes les vies, sans mystère
Il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre nous disait Beaumarchais
Je ne sais pas s'il était athée.. Ce colibri... C'est vous ? C'est moi ? Non je ne sais!

Paris le 19 septembre 2016

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Eté dans les alpages

Eté dans les alpages

Dans la prairie verte les sonnailles des moutons tintinnabulent
Les mérinos pâturent dans les prés ainsi que de noirs caraculs
Le berger pense à ses brebis agnelant en ces jours nouveaux
Les champs sentent bon dans le soir, le ciel et l'air sont chauds

Les cloches dans les montagnes sont étouffées par le bruit des torrents
Les estivants passent sur les sentes avec leurs sacs et leurs enfants
Les ailes des vautours virent autour des cimes environnantes
Pour de jeunes agneaux des levrauts ou de jeunes chairs innocentes

L'air est chargé de miasmes et du parfum sucré des violettes
Le berger prépare sa pitance et il pense aux femmes joliette
Seul dans sa montagne parmi ses brebis, ses béliers et ses agneaux

Le pâtre mange son fromage et il boit le vin dans sa gourde
Ses inquiétudes sont quotidiennes, ses contraintes sont lourdes
Le Ciel est beau, l'air est pur et ces vies restent son fardeau

Bruno Quinchez Paris le 5 Juillet 1997

Brève Histoire...

Brève histoire ...

Camarade !  Vous pouvez  bien danser debout à croche pieds
Sur la grande marelle du temps qui passe, celle des va-nu-pieds
C’est toute notre ambition, de celles que nous avons comme poète
La poésie je vous le dis c'est parfois un truc qui est très bête

Sans vouloir faire signe et envoyer des messages à tous les autres
Ou faire sens, proclamer l’apocalypse comme de bons apôtres
Nous avons appris la vie en parcourant le monde avec nos jambes
En marchant de ça et de là d’un pas mesuré, et écrits poèmes et iambes

Sur les routes qui sont écrites dans des bibliothèques, sur les cartes
Entre l’aurore boréale des esquimaux, et le grand désert des Carpates
Où nous regardions dans des télescopes les étoiles qui sont visibles
Pour nous guider toujours plus proches de nous, encore plus admirables

Et parfois nous laissions aller et agir tous nos rêves les plus fous
Pour cultiver des champs de fraises à jamais et des amours doux
Dans quelques champs magnétiques, tous libres et sans vraies entraves
Nous avions l’infini lointain la seule frontière, nous étions tous très braves

Et quelques rêves puissants, de tous ceux-là où nous étions en paix
Puis vinrent les marchands et leurs billets et pièces de monnaie
Ils vendirent les maigres objets que nous possédions….Alors marche ou crève!
Ainsi la Bourse, elle cotait maintenant là-bas tous nos propre rêves

Mais depuis ce jour on ne vendit jamais que des âmes pour quelques sous
L’argent devint la seule valeur qui soit possible dans un monde de fous
Comme dans un monde fait seulement de marchandises, l’argent était la référence
Je devins amer et anxieux, je ne savais que faire, pour pouvoir faire face à cette démence

Mon âme, elle ne sera jamais à vendre, ni tous les rêves libres de ma jeunesse
Choisir entre la folie, celle octroyée vendable et corvéable ou choisir un reste de tendresse
J’ignore ce qui me façonna, je suis un rien puissant, et tout ce qui m’aida à vivre ce temps
Hier était printemps, et c’est maintenant l’hiver … Quand reviendra le printemps ?

Je sais des politiques, qui improvisèrent des lendemains qui seraient meilleurs
Oui Demain ! Il devait être beau, car vous savez demain, on rasera gratis
Ce qui était promesse, cela devint un discours, toujours répété  et une vraie praxis
Puis l’argent, il vint à manquer ! Oui !  Il n'était plus là pour nous et il était parti ailleurs

Dans des paradis fiscaux pour placements d'usuriers ou des sous mafieux
Ce monde devint triste et sans autres buts que de  vouloir se sentir mieux
Comme de gagner plus en travaillant plus et en payant un tout petit peu plus
Oui! Payer un peu plus, un petit peu de monde leurs donner un bonus

Du moins c’était les propos trompeurs et fallacieux d’un homme politique
Homme d’un pouvoir maniant aussi l’illusion, par des mots emphatiques
Plus jamais je ne crus alors au père Noël, il était maintenant bien mort
Irais-je voter la prochaine fois ? Je ne sais pas ! Voter : C’est jeter un mauvais sort

Oui Il faudrait sans doute, beaucoup de Yaka et de Ifos pour me motiver
Ou que la bourse arrête le Trading -Ultrarapide, que les banquiers arrêtent de rêver
Un jour où l’autre, le pire de mes cauchemars… Non ! Cela ne sera pas de mourir idiot
Mais savoir que la Bourse, elle tourne sans contrôle par des humains, mais marchant par des robots

Je ne suis pas plus fou que n'importe qui ! Cela je vous le dis bien… Ici et maintenant !
Dans les fous qui sont au pouvoir, ceux qui contrôlent les petit riens qui font le moment
Je sais les pires réalités de tous nos cauchemars du passé, elles sont hélas bien là
Un jour tu verras ! Demain ! Il est encore à voir ! Mais non ! Cela qui vient! Je ne le sais pas !

Paris le 9 septembre 2016

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La poule aux oeufs d'or... Fable de Jean de La Fontaine

 

La Poule aux œufs d'or

L'avarice perd tout en voulant tout gagner.
Je ne veux, pour le témoigner,
Que celui dont la Poule, à ce que dit la Fable,

Pondait tous les jours un œuf d'or.
Il crut que dans son corps elle avait un trésor.
Il la tua, l'ouvrit, et la trouva semblable

A celles dont les œufs ne lui rapportaient rien,
S'étant lui-même ôté le plus beau de son bien.
Belle leçon pour les gens chiches :

Pendant ces derniers temps, combien en a-t-on vus
Qui du soir au matin sont pauvres devenus
Pour vouloir trop tôt être riches ?

Jean de La Fontaine... Les Fables

Des temps divers, l'homme et l'étoile

Des temps divers, l'homme et l'étoile

Le temps vécu , et ce temps qui est sujet de bavardages
Déjà, j'oublie tout ce qu'il y avait, il y a seulement dix ans
Entre les amis,  tous les amour, et notre boulot,  bref ma vie
C'est déjà vraiment loin dans  tous mes propre souvenirs

Non je  sais! On ne reformate pas le disque dur du vécu passé
Mais je sais qu'il y a aussi  beaucoup trop de personnes disparues
Entre tous ceux qui sont mort et tous ceux qu'on ne voit plus
Alors pour le temps notre mémoire, elle est plutôt sélective

Pour l'humain fragile que je suis le soleil est quasi éternel
Et c'est bien  de la folie que de se comparer à une étoile
Oui Son temps de vie, cela dépasse toute l'évolution terrestre
Depuis la formation de la planète  dans ses lointains débuts

Je n'ai jamais su comment, elle était La terre sans la vie
Et toute cette évolution  que nous avons la prétention
De ramener à notre humanité avec ses petits problèmes
Que ça soit loin dans le passé ou bien très loin dans le futur

Notre vraie modestie est de se savoir poussière d'étoiles
Et d'arrêter de nous hausser à l'égal d'un Dieu dans la création
Dieu s'il existe dépasse de loin l'idée  que nous en avons
Pour un humain l'illusion présente reste une réalité quotidienne

Certains disent que des livres sont des univers, qui sont  écrits par des créateurs
Pour l'instant je tiens pour vraie l'illusion, qui est celle du partage entre nous tous
Un fou qui décrit un monde, où seule sa vérité est établie, il reste un fou
Le soleil qui brille pour tout le monde, il éclaire toutes les vies sur terre

Paris le 16 août 2016

 

Humains trop humains

Humains trop humains, ou trop cons


Il y a des humains, ici et là, qui sont  déjà bien trop humains
En ces lieux banals où ne vivent que des humains bien trop ordinaires
Ni bouillonnants, ni complémentaires,  ni des novices instables
Ce sont de ces gens qui sont absolument communs et obligatoires

Ils sont plus indispensable à nos  tristes vies que le choléra et l'anthrax
Vous savez L'humain qui est en nous, Je sais qu'il doit rester prudent
Il ne faut jamais donner crédits au ragots, ceux qui circulent sur internet
Toujours vérifier les informations, défendre les besogneux crétins et les aider,

Et leur faire savoir tout ce qui est juste , partager l'idée d'être des humains
Il y a je le sais des bruits singuliers qui cavalent partout de ça et de là
Ces bruits, ils sont les fondements du racisme ordinaire, celui du mépris
J'ignore pourquoi le con, c'est toujours l'autre idiot, celui qui est là-bas

Le con ce n'est pas que l'autre, cela peut être aussi  un peu nous-mêmes
Le mépris  envers les cons, malgré tout ce n'est pas une chose qui soit à propager
L'étrange étranger, c'est un aussi cet  être ordinaire, lui le voisin qui vit avec nous
L'idée du partage, commence avec la justice et de la juste idée de l'humain

Humain trop humain ! Bref Les cons! Tels que disait le gars Friedrich Nietzche
Je sais des amérindiens qui parlent de notre Terre meurtrie par nous terriens
De ces cons d'humains dans lesquels je suis, ils sont les mêmes que cet enfant de salaud
Et pas plus con que cette idée folle d'une supériorité  quasiment imperceptibles

Sept Milliards d'humains sur terre, et combien y a-t-il de justes et de salauds ?
A tuer les cons! On tue la majorité de notre humanité! C'est tellement dérisoire
Je ne sais pas s'il y a des cons qui soient acceptables et qu'ils soient à favoriser
Je sais bien trop  d'imbéciles, et je ne sais pas, s'il y a un jugement qui soit possible

 

Dans le square

 

Dans le square


Assis sur un banc tout vert  du square Gambetta,
Je regardais les enfants qui jouent et qui rêvent,
Eux , je les voyais, Ils étaient incroyablement sérieux,
Dans leurs monde personnel qui reste très intime,

Entre une balançoire à ressorts verte et rouge,
Et le bac à sable qui est un petit lieu bien protégé,
Les fillettes avec le seau,elles nous font de délicieux gâteaux,
Les garçons y font des tunnels ou construisent des châteaux,

Le sable est ratissé de temps en temps pour l'épurer de ses déchets,
Je ne suis pas sûr que les microbes y soient vraiment à l'aise,
 c'est un espace protégé, des pigeons dégueulasse, des chiens,
 Et aussi des satyres, ce lieu, il n'est réservé qu'aux petit enfants,

Je voyais aussi des mères avec les poussettes rangées en désordre,
Qui sont très attentives, où plutôt des nounous avec les bambins,
Des grand-mères aux cheveux gris ou bien des antillaises,
Un monde de bambins, de poussettes, de goûters et de jouets,

Entre la pelle, le râteau et le seau, des objets tous en plastiques,
Ils manipulent un sable que je sais douteux, cela sans problème,
Tandis que les nounous qui surveillent, elles causent entre elles,
Mais ça parlait de quoi ? Je l'ignore ! Sans doute des enfants,

J'étais là tranquille sur mon banc et moi je les regardais jouer,
Je me disais : Que seront-ils dans vingt ans, trente ans ?
je l'ignore et je sais aussi que je ne serais plus là pour les voir,
Il y aura peut-être les cadres de demain, des énarques, des patrons,

Ou bien quelques artistes indisciplinés, des intermittents et des chômeurs,
Mais cela je ne le sais pas vraiment, car demain, il est  encore à voir,
Non ! Je ne suis pas devin, ils vivront leurs vies, et moi, oui je serai ailleurs,
L'avenir s'écrit, avec tous les présents qui adviennent, les futurs qui arrivent,

Alors Laissons jouer ces gamins dans ce square, ceci c'est leur part d'enfance
Avant qu'ils ne deviennent des adultes, qui sont  trop chiants et très exigeants
Et qu'ils oublient ce temps de l'enfance, celle- là qu'ils vivent maintenant
Je reste encore le gamin qui rêve,  je les regarde et j'aime, ces gamins qui jouent

Peut- être! Un gamin parmi eux sera-t-il, le président de la république ?
Et je ne sais pas si beaucoup, ils seront toujours à la recherche du passé lointain
Il y a dans nos  origines vécues, plein de chemins à préférer, à parcourir
Et des carrefours de temps en temps, où il faut toujours choisir pour sa propre vie

Paris le 7 juin 2016

Le corps beau et le bavard

Le corps beau et le bavard

Maîtresse au corps beau, avance avec un beau sourire affiché,
Elle attirait en ces lieux, un jovial bavard d’un bel âge,
Quand soudain maître bavard par ses appas alléché
Lui tint, à peu près, ce  fort et aimable langage

Mille bonjours, o belle! Au corps si beau, sans rire, si vos yeux,
Sont semblables aux étoiles qui luisent dans les cieux
Alors vous êtes la plus belle qui brille au firmament,
Pour moi vous êtes la femme de ma vie, maldonne si je mens!

A ces mots la belle au corps beau se sentit pousser des ailes,
Elle succombe à l’instant dans les bras du bavard pas trop sot,
Elle se laisse tomber, se pâme, elle est heureuse et fait la belle
En quelques mots elle se donne à celui qui dit de si jolis mots,

Maître bavard tout émoustillé, se saisit d’elle et il la papouille,
Que les hommes sont tendres quand ils vous jouent la fripouille,
Maîtresse au corps beau est contente car l’homme est plaisant,
Il me dit pour la vie, sans doute ce doit être le prince charmant.

Quinze jours ont passé, maître bavard est lassé, et il la laisse tomber.
Maîtresse au corps beau se dit, quelle conne j’ai été de succomber,
Mais elle jura d’éviter les bavards et de recommencer une autre fois,
Moralité, monsieur de la fontaine dit des bêtises dans ses fables parfois.

Bruno Quinchez Paris le 8 décembre 1997  

Un songe, et des étoiles frileuses

Un songe, et des étoiles frileuses,

À combien d’années de lumière,
Sont les licornes aux tendres yeux,
Pour combien d’hommes vivants,
Ce grand rêve est-il promis ?

À combien d’innombrables vies,
Notre petite terre est-elle encore permise ?
Dans combien de temps,
Verrons-nous les fleurs des étoiles ?

Dans nos rêves, ces soirs couchants,
Ils coexistent, les cauchemars puissants,
Des pauvres licornes songeuses,
Et la peur, les fait trembler,

Mo! Petit homme,
Comme, j’aimerai parler,
À ces cavales de tous nos inconnus,
Ou aux sirènes, des cieux d’Altaïr,
Ou à ces terrifiants dragons d’Orion,

Mais les verrons-nous ? Toutes ces chimères,
Tous ces nouveaux amis, dans l’immense ciel,
Mais les aimerons nous ?  Nnous! L’ Homme...
Nous maîtres, des arbres, et des bêtes,

Nous les destructeurs, des prédateurs insatisfaits,
La Terre est promise, à des artisans de la Paix,
Ce futur!  Il  lest pour nous, les fils de la Terre,
Mais la vie lointaine, elle reste encore ce mystère,

Et la Lune avance, comme un diadème,
Devant la face des cieux, les rutilants martiens,
Nos voisins, auront-ils peur de nos rêves ?
Mère, ? Toi ! Ma bonne vieille Terre!
Penses-tu qu’ils aimeront ce poème ?

Le cœur de notre mère atomique,
Bat encore, pour les enfants des hommes,
Mon chat qui rêve, il rêve, des immenses,
Globicéphales bleus, et les oiseaux crèvent,

Et nos heures passent, notre temps, il est encore à bâtir,
L’avenir est pour demain, cet avenir tout-ou-rien,
C’est le présent, le toujours ou le jamais,
Pourrons-nous, longuement parler,

À nos étranges voisins ?
Verrons nous les blanches licornes,
Aux yeux rêveurs et sans fonds ?


Bruno Quinchez (Morsang sur/Orge octobre 1994)

 

Le jardin est la rose

Le jardin, et la rose

Je vous le dis là, il est plus bien plus important
De sentir cette odeur suave, insistante qui persiste
Palper du regard ses pétales de soies toutes colorées
Se piquer à ses épines et saigner d’un sang rouge

Voir sa couleur, qui est subtile ou toute rêvée
Goûter sa saveur, un goût âcre et légèrement sucré
Entendre le vent la caresser dans votre jardin venté,
La beauté d’une rose reste éternelle et mémorielle

Il faut l’admirer, la regardant évoluer bien sagement
D’un bouton à peine formé, elle s’épanouit et mûrit
Elle exhale alors toute sa sensualité d’une fleur avenante
Elle dure peu, elle se fane vite, et elle meurt en un jour

Cette fleur unique, un défi pour les poètes depuis toujours
Plutôt que d’essayer de la décrire et de la réinventer
Aussi bon poète et qui que l’on soit, c’est un être vivant
Je sais de ces fous matheux qui rêvent et qui oublient sa réalité

Mon dessein, celui de mon esprit, c’est de décrire cette rose,
Ce qui revient à dire, je vous le dis et je le  répète encore
Que la réalité de cette rose, elle est beaucoup plus grande.
Et elle est ainsi plus belle, plus inaccessible que mon poème

Tous les rêves que tous les hommes, ils ont faits sur celle-là
Ce ne sont que de les tentatives qui restent encore imparfaites,
Pour parler de cette réalité embrouillée et bizarre où nous vivons,
Une réalité qui est faite de multiples roses et des millions de poètes

Bruno Quinchez Paris le 8 août 1997- 25 avril 2016

Le coq et l'aigle

Le coq et l’aigle,

Un coq, du haut de son tas de fumier, Il se tenait haut et droit,
Il régnait sur une basse-cour dont il était le maître et le roi,
Les dindes et les poules ,elles le reconnaissaient comme leur seigneur,
Les poussins, sans aucune honte, Ils étaient satisfaits de ce géniteur,

Il prétendait être le monarque et il rehaussait le soleil chaque matin,
Les renards redoutaient ses ergots, mais le désiraient pour festin,
Son orgueil n’avait que les vaches, les champs pour limites et horizon,
Et les poules le trouvaient à leur goût et elles tombaient en pâmoison,

Un aigle, du haut de son aire, aperçut cet oiseau prospère au noble plumage,
Cet aigle avait une si grande faim et il dit :Ce coq a pour lui un funeste présage,
Il s’élança des cieux vers cette proie facile, Mais le coq aperçut le funeste,
Il s’en alla donc se réfugier sous une charrette chargée de végétation alpestre,

L’aigle lui fit connaître ce propos, Ô coq ! Dis-moi qui est le roi des oiseaux,
Le coq penaud mais avantageux lui dit, C’est moi qui commande au soleil,
L’aigle décontenancé lui dit, Moi je vole si haut que nul ne m’est pareil,
Le coq audacieux guerroya Et succomba en face de ces arguments inégaux,

Le soleil décline ce soir au loin dans la vallée sans le coq bravache,
La nuit s’étend sur le monde et les étoiles brillent dans les cieux,
Toujours est-il que ce coq, Il était le messager de l’aurore et des dieux,
Et le soleil ne se leva jamais plus sur la vallée, l’aire et les vaches,

Bruno Quinchez Paris le 30 mai 1997

 

Bruits et silences

 

 

 

Bruits et silences

 

Bruissement des vies présentes

Les oiseaux qui se taisent aujourd’hui

Parce que je ne sais pas écouter

Ils me disent à moi, toi le gros ego

 

La vie qui s’obstine et elle se tait

Car ce silence, il me fait penser

À une absence sans rémission

Alors que ce n’est jamais vrai

 

juste un surplus de moi-même

Comme si je se savais plus du tout

Entendre entre ces fragiles vies

et mon moi impérial qui écrase

 

J’irais voir des aigrettes roses

Tout là-bas en marais de Camargue

Et je serais le réceptacle de leurs vies

en entendant leurs cris et leurs vols

 

En attendant ces voyages lointains

Je continue d’écrire et de bavasser

Quelques enfants dans la rue Haxo

Jouent à des jeux de leurs âges

 

Oui ! J’essayerai d'écouter la vie

Cela dans mon propre silence

Et je sais bien que j’aimerais entendre

Toutes ces musiques bien vivantes

 

La lumière de ce mois d’avril

Elle me dit tout ce printemps

Elle me dit aussi : Bruno tais-toi !

Et écoute donc toutes les vies

J'écoute, le temps qui passe

J’écoute, le temps qui passe

J’entends, j’entends et là dans ma petite radio ça cause
Entre des rêves de partage en commun et de belles utopies
Oui J’imagine un demain, où tous les hommes seront heureux
Entre ce rien qu’est l’individu, et tous le vécu partagé

Là ça cause fort dans mon poste, dans le gras du vrai et du vécu
Ces gens-là ils rêvent très fort, pour eux, pour tous nos lendemains
je ne sais pas s’ils ont raison, ou plutôt j’espère encore car ça aide
C’est A vivre et c’est à inventer, un monde qui est toujours à refaire

Puis la radio, elle s’arrête, et moi alors je retombe de très haut
C’était une émission sur l’écologie, la politique et sur l’habitat
il y a Noël Mammére, qui cause là dans le poste pour l’émission
Et Il refait le monde, son monde qui est toujours un monde idéal

Et Dieu dans tout cela me dis-je ? Non! On s'en fout, car nous nous vivons
Dieu il fait bien ce qu’il veut, mais parfois, moi j’espère en lui
Et parfois je sais de ces bavardages, où il est vraiment très absent
Y aurait-il quelques parts des hommes, et un Dieu qui reste lointain

Le temps passe en ce dimanche d’avril, et tous les sujets changent
L’émission qui passait avant, elle nous parlait de la cuisine juive
Puis quelques nouvelles sur le monde, entre terrorisme et la météo
ça m’énerve d’entendre toujours, et tout le temps ces mêmes infos

Mahomet prophète, il doit se poser des questions sur ses disciples
Mais aujourd’hui je ne sais que dire, car se sont que Panama's Paper
On parle des terroristes, et des gamins rêveurs qui sont debout à Paris
Y aurait-il un truc qui soit écrit dans un gros bouquin et qui parle de tout

je pense donc j’essuie ! Nous dit un gamin heureux et plein d’espoir
Mais le caca du réel, une petite idée de l’éternité qui vient ici-bas
je ne sais pas trop, s’il est écrit que deux plus deux égale quatre
Quelques par les vérités éternelles, elles sont comme des choix à faire

Je suis cet idiot dans un temps qui lui échappe, encore et encore
J’aime l’idée que tous les prophètes, ils ne sont que des humains
Il y a un Dieu, qui se moque de ces choses idiotes, qu’on lui fait dire
J’ignore les prophètes, je ne sais que des vérités qui sont divines

Paris 10 avril 2016

La Lumière... Pour lui-même

La lumière pour lui-même

 

La mort est fidèle et celle-ci,

Elle nous attend au détour du chemin

Entre un maintenant qui passe

Et déjà une absence qui est vécue

 

Je sais bien tous mes morts du passé

Et cette lente agonie du présent

C’est aussi une question de ma foi

Sur une maladie incurable

 

Oui moi j’ai mal à mon frère aîné

Qui part bien trop vite

J’ai déjà vu mourir ma mère

En 2005 d’un cancer rapide

 

Non ! Je ne me révolterais pas !

Et cela je le sais bien !

Il ne sert à rien de jurer

Et de cracher des jurons dans le ciel

 

Mais je sais là qu’il y a là pour moi

Une vraie difficulté à accepter

Entre toutes les choses de la religion

Qu’on m’avait dites autrefois

 

 

Sur la prière fervente et la grâce

Qui nous sera donnée en abondance

Toute mon enfance tranquille et heureuse

Qui m’avait appris cette confiance

 

Oui je crois que je sais bien

Tout ce mystère profond de la mort

Il n’y a pas de vrais problèmes

Pour moi-même, car j’accepterais

 

Je partirais sans une vraie peur en moi

Et en n’ayant pas de peur

Mais pour tous mes proches qui partent,

 je ne sais plus que le manque

 

Je sais bien qu’il n’y a pas à négocier

 Entre un temps de vie et un prix donné

On ne négocie pas une liberté d’âme,

 On pense à la douleur et à la peur

 

Même si en soi j’espère un au de-là personnel

Avec nos propres croyances

Je sais des prières très ferventes,

Je sais des grâces qui sont fruits de confiance

 

Je sais aussi la calme réalité à accepter

Avec ses douleurs et ses joies quotidiennes

Il me vient souvent comme une envie ;

D’aller me prosterner ou de hurler à a la mort

 

De faire des actes de foi incroyables

Comme d’accomplir des pèlerinages à genoux

Dans des lieux consacré par des années de foi

Où s’entassent des reliques sacrées

 

Il me vient ce désir de foi et de miracles

Tous incroyables comme de ressusciter mes morts

Et d’empêcher d’agir la mort cruelle

Celle qui choisit et qui tue les faibles et les fous

 

Il me vient aussi cette idée absurde

De la résurrection biblique, celle de la fin des temps

Nous sommes déjà près de 7 milliards d’humains vivants

Imaginons le surplus des ressuscités

 

Et qu’il y ait parmi nous, bien plus

Que des myriades de gens morts, tous nos morts

La résurrection alors je vous pose la question

Y croyez-vous et comment la voyez-vous ?

 

J’imagine mes morts, par leurs âmes que je verrais

Par la lumière de leurs âmes sans leurs corps

Des morts ressuscités qui se manifestent dans la lumière,

Celle qui brille dans les cœurs et les yeux

 

Ceux-là que nous verrons sans peur, ni crainte

Ils sont tous nos anges ou nos fantômes

Non aujourd’hui ! Je n’aime pas,

La mort de ceux que j'aime,

 

L’entropie est un monde imparfait

Petite marie là-haut aide-moi, aide-le,

 hier tu m’avais aidé en me guidant par ta lumière

Je ne sais pas !  Non ! Cela je ne le sais plus du tout

 

Tu es déjà si loin et je suis resté bien seul

Car Marie ! si Tu as éclairé mon âme autrefois,

Je sais la fragilité des humains que j’aime

Je sais mon destin, celui que j’ai choisi

 

Ma liberté et ma raison

Et je sais la mort qui viendra

Aide-le donc à vivre plus fort que ce soit pour lui

Où que ce soi pour moi, libre avec une autre…

 

La lumière qui aide à vivre,

Elle n’éblouit pas

Elle éclaire des vies

Qui paraissent toutes banales

 

un Christ bien seul sur sa croix

Un Christ bien seul sur sa croix

Excusez-moi mais la torture ça existe toujours
Et il est facile d'avoir des témoignages ici sur TLP
Demandez donc à ces dames qui écrivent sur ce site...
Leurs propres expériences de ces choses pas sympathiques

La passion, c'est avat tout l'histoire d'un prophète qui gênait,
Socrate a dû se suicider sur ordre du conseil d'Athènes...
Toutes les horreurs, elles existent de tous temps, de tous lieux
Et celles-là, elles ne doivent pas être oubliées non plus

Qu' y-a-il pire pour un rescapé des camps nazis, qui prie dans une église
Que de savoir tous ces chrétiens qui sont là en prières pour Jésus
Et eux ils ne pensent qu'à cette histoire romaine du Christ sauveur
Pauvre rescapé, un survivant dont on nie alors toute sa douleur

Il est idiot de vouloir faire un must dans la vision de l'horreur
Et faire de cette punition romaine de la croix des esclaves
Un pur voyeurisme, c'est déjà  un peu pervers et c'est aussi un vrai sadisme
Les détails de certains crucifix doloristes sont déjà affreux

Dans cette photo, Il y a  quelques choses qui ne sont pas très saines
Dans cette statue très,blanche et toute en sang et en douleurs
C'est la vision d'un supplice qui est spectaculaire et  violent
Cela donne un peu du spectacle d'une foule devant un échafaud

Personnellement  je vois dans les créateurs de cette statue sanguinolente,
Comme  des  voyeurs pervers,  tout comme  l'est ce  film de Mels Gibson
Des Images réalistes et sanglantes de Jésus,  mis au supplice avec un vrai sadisme
Jésus en spectacle de l'horreur... Non!! cela n'évite pas les horreurs quotidiennes

Combien de morts de nos jours... Valent- ils la mort du Christ ?  Y-a-t-il un compte ?
Parfois je n'ose plus m'adresser au Christ... Celui là, il nous aidera toujours
Quand je sais ce qu'on aime dans sa vie, entre ses prêches, sa vie et sa mort
Il est parfois si facile de nier la douleur qui dans l'autre, celui qui souffre et qui meurt

Petite Musique des vies

Petite Musique des vies

J’entends un bruissement de vies grouillantes
Entre le vieux con décati, celui que je suis devenu
Et ces enfants pressés qui naissent et qui arrivent
Il y a quelques vies sans de grands problèmes

Parce qu’à ceux-là, ce n’était que des « Je t’aime ! »
Tandis que pour d’autres, c’était la peur et l’angoisse
Toutes chevillées aux corps, comme une seconde nature
Ne pas maudire, savoir sa beauté et sa douleur

Admettre que la vie, c’est bien une chose bizarre
Entre tous ceux qu’on aime et ceux qu’on redoute
La paix serait d’admettre, toute cette douleur aussi
Cette femme fragile et son monde ultra violent

Ne pas en faire une malédiction, l’aidez à vivre
Ne pas être un prophète mais juste un poète
Aimer jusqu’à la déchirure comme disait Brel
Attendre des jours meilleurs et parler sans peur

Atteindre les étoiles, dans un vaisseau paisible
Et cette Terre qui vivra, une histoire enfin pacifiée
Quelques belles histoires qui sont encore à écrire
Quelques anges et quelques démons, s’entendent

Paris 16 mars 2016

Souvenirs, d'un ange

Souvenirs, d'un ange

C'était hier, il y a longtemps et nous allions sur des chemins reculés
Nous osions aller nous promener tous les deux très  loin de la route
Où nous cueillions des fraises rouges et des framboises sauvages
Après avoir longuement marché sur des chemins boueux et sinueux

Quelques lapins ou quelques lièvres nous narguaient puis ils fuyaient
La nature qui sentait la bruyère ou le chèvrefeuille, des odeurs si particulières
Nos jambes nues marquées et striées par les ronces et les piqures d'orties
Tu avais la simplicité de la bonne amie, car tu n'étais pas encore désirable

Même si en moi j'avais une grande affection pour toi comme ma copine
C'est un jour passé certes, mais un jour sans de grands problèmes de vie
J''étais encore un enfant, toi tu étais-celle là en qui j'avais la confiance
je n'imaginais pas tes gambettes de femmes comme des choses désirables

Nous étions tous les deux,  tout aussi fragile et tout aussi stupidement innocent
ces récoltes de fruits cueillis nous, les partagions, je savais ton goût pour les fleurs
Ces fleurs, elles  nous disaient notre avenir, tous nos amour et si nous étions aimés
Je n'étais pas un ange mais le sexe ne me tourmentait pas et nous avions  confiance

Peut être un jour serais tu ma femme et nous ferions des enfants, c'était à voir
Longtemps je me pris pour un ange  et non  en ce temps là je ne voyais pas tous tes appas
Certes tu n'étais  pas un garçon mais  pour tes seins ton corps et tes hanches
Notre puberté n'étais pas encore arrivé j'étais un petit garçon et toi une petite fille

Je n'oublie pas l'innocence de cette période et tous les chemins vicinaux du passé
Nos bleus aux corps, nos souvenirs heureux entre  des griffure et de bons souvenirs
Un vieux monsieur se dit qu'autrefois, ce n'était pas une histoire de cœur ou de cul
Le désir ça s'apprend, notre monde, c'est ce désordre de la juste expression du désir