Petites fables courtes...Fabulettes

  • Acrostiche de "Mioches"

    Acrostiche de "Mioches"

    Mignon et marrant, ce tout jeune enfant
    Iras-tu te laver tous les jours, tes jolies dents
    Ou alors mangeras tu encore, des bonbons ?
    Certes ! Je peux te dire aussi tous ces barbons
    Horrible temps infanticide, ces vieux qui sont tout édenté
    Entre une vie de sucreries et une trop grande liberté
    Silence ! Telle est ta réponse ! Demain, il n'a pas encore été

    Acrostiche fait sur le site Atramenta d'après un sujet imposé "Mioches"

  • Récitation....

    Récitation...

    Un enfant se lève et il nous récite alors d’un regard
    La fable de la fontaine le Corbeau et le Renard
    L’enfant ne voit que ce corbeau vaniteux et retors
    Et le renard lui déplait aussi car il dit alors :

    Maître corbeau sur son arbre de pauvre assisté
    Tenant dans ses mains le sort de la France
    Monsieur du Renard par son bulletin très désiré
    Avait devant lui, tous les rêves d’une belle enfance

    A ces mots le maître de la classe le reprend
    Non Kévin! Ce n’est pas la fable! Si tu comprends
    Maître corbeau avait un fromage dans son bec
    Et maître renard voulait faire bombance avec

    Kévin très surpris lui répondit vous savez monsieur
    Quand je vois mon père qui me parle avec sérieux
    A ses électeurs et tous les gens de notre commune
    La fontaine est bien vieux et ma récitation plutôt opportune

    Kévin je ne doute pas que ton père est notre maire
    Mais pour les récitations, il y a encore fort à faire
    Sans doute ta morale vaut-elle celle de La fontaine
    Mais sache Kévin que ta récitation est une calembredaine

    Kévin lui répondit cette leçon vaut sans doute un fromage
    Et à Jean de la fontaine ainsi je rends alors un bel hommage
    A ces mots le maître répondit à cet élève opposé et original
    Vous aurez un dix, ce qui est la moyenne, et c’est le point final

    Kévin pas très heureux se rassit sur son banc, déçu de sa prestation
    Et il jura un peu tard qu’il ne lirait plus des tracts politiques
    Et qu’il s’en tiendrait à l’art de la rime et le monde poétique
    Ainsi il apprit que l’école est bourrée de mauvaises fréquentations

    Paris le 23 avril 2012 une période avant élections

  • Un amour solaire

     

     

    Un amour solaire

     

    L’amour fou, il vous éblouit longtemps, et il vous laisse tout vide

    Puis il s’éteint petit à petit, en prenant des années, et un peu de bide

    Ce rêve, il peut vous porter longtemps, vous marchez dans le chimérique

    Tout en étant protégée, par une mémoire toute heureuse mais bien étique

     

    Oui ! Tu étais très belle, d’une beauté éblouissante et sans pareille

    Femme du soleil, tu dispensais ta lumière sur un monde sans faille

    Tu avais quelques choses de purement divines, je dirais mon rêve d’absolu

    Tu disparus de ma vie, par la peur que je te causais et ce dégoût irrésolu

     

    Tombée du ciel par le manque de la substance et de la vraie chairs

    Pauvre amour de toujours, j’aime encore et toujours tes yeux très clairs
    le ciel maintenant, il est vide de mes rêves et j’attends encore tes lettres

    Même si parfois il y a tout ce que je sais et ce que je veux bien admettre

     

    J’imaginais des choses prodigieuses, Jésus n’a-t-il pas dit en son temps

    Sans amour Il ne sert à rien de posséder le monde, mais j’aime le printemps

    Qui sait demain ? Et nul ne peut me prédire, où ira mon cœur encore fragile

    Tu étais d’une beauté redoutable, et moi j’étais un homme plutôt malhabile

     

    Le soleil luit pour tout le monde, les saisons qui passent, et un jour, on trépasse

    J’aime à croire à la force d’un amour, celui qui vient, il est toujours en moi, il repasse

    Vieux machin ! Certes mais la jeunesse peut venir ! Je ne serai pas le vieux malade

    J’imagine encore des choses toutes incroyables, des choses encore brûlantes et bravade

     

    Le soleil en moi reluira pour un simple envie qui soit donnée et quelle soit tout partagée

    Que tu sois fée, ou reine ou simple femme amoureuse, cela sera ma vie envisagée

    Je n’ai pas vraiment peur de la mort, je sais seulement un enfer, qui se fait par manque

    Manque de foi, manque d’amour, manque de désir, manque d’humanité, juste une planque

     

    Sous le soleil exactement, juste au-dessous tu me souriras et moi je serai heureux

    Pourquoi a-t-il fallut que je j’oublie ce bon sourire en fantasmant sur l’éclat lumineux

    Quel était ton parfum ? Quelle était ta voix ? Et pourquoi je me souviens de toi ?

    Je me dis que jeune homme, tu seras ma princesse d’un royaume où je serai le roi

     

    Les années ont passé, elles sont bien plus cruelles qu’une grosse averse un jour de fête

    J’ai toujours ce petit rien qui me fais croire que demain sera mieux que ma requête

    Mais je n’ai plus de princesse pour conquérir la lune e lui offrir les étoiles du ciel

    je songe à mes neveux avec quelques conseils à donner mais plus la magie de l’essentiel

     

    Paris le 14 février 2017 saint Valentin

     

  • Attendre! La belle affaire

    Attendre! La belle affaire

    Des fois je me dis j'attends
    Mais qu'attends-tu bonhomme
    Non je ne sais pas encore
    Peut être une dame lointaine

    Ou un ami mort depuis longtemps
    Quelques inconnues sans rien
    De ces riens entre deux amours
    Et quelques envies bien cachées

    Des enfant et des géants là-bas
    Quelques part entre ce qui est
    Et tout ce qui aurait dû être
    Mais le destin est univoque

    Mille millards de vies là-bas
    Et un tout petit rien ici-bas
    Qui attend encore et encore
    Celle-ci lointaine et l'autre

    Je t'aime, je t'aime, je t'aime
    Mais toi tu m'as abandonnée
    Je ne sais plus ton existence
    J'attends l'autre qui m'aimait

    NB le titre fait référence à une chanson de Jacques Brel

    Paris le 2 novembre 2015

     

  • Création

    Création
     
    Au début il n’y avait rien, puis l’artiste, il fit un trait d’une certaine couleur et d’une certaine tonalité.
    Là maintenant, le doute n’était plus permis, l’artiste peuplait le rien de la toile et de la partition colorée et ça commençait à exister en dehors de l’artiste.
    Cette chose, la création de l’artiste, c’était déjà une œuvre et plus que rien du tout.
    L’artiste délicatement fit d’autres traits dans d’autres tonalités, des couleurs plus chaudes, l’œuvre prenait sens, on pressentait une forme qui se créait mais celle-ci restait indécise.
    Il manquait des « je-ne-sais-quoi » dans ce début de « presque rien », l’artiste reformulait les traits et créait une image, c’était un visage de femme celui de sa bien aimées et la dame est ainsi passée à la postérité.
    Le créateur signa cette œuvre qui parlait de la vie de l’artiste, il formait à partir de petits riens des formes aimable et aimées.
    Picasso avait fait un portrait, celui-ci était aussi bizarroïde que la plupart de ses autres œuvres,
    Il lui suffisait d’un petit rien, comme la signature du maître, pour avoir une œuvre qui se vendrait très cher,
    L’Art est ce rien du tout qui parfois est une question de côte de l’artiste, je connais des artistes que j’aime beaucoup mais dont la cote ne vaut rien

  • Là haut

     

     

    Là-haut

     

    Nous avons tous plus ou moins regardé les étoiles

    Dans la campagne en fleur, pendant une chaude nuit d’été

    Puis les étoiles, elles sont devenues des concepts lointains

    Que nous regardions dans toutes les aventures spatiales

     

    Avec des chevaliers Jedaïs et des vaisseaux spatiaux

    Nous rêvions d’extra terrestres qui nous rendraient visites

    Nous en rêvions si fort, que nous en avons peuplé le Ciel

    De ces planètes lointaines qui nous resteront inaccessibles

     

    Je songe parfois au petit prince et sa minuscule planète

    Un très gentil extraterrestre qui nous faisait la leçon

    Je sais des fous, qui faisaient des anges, des extraterrestres

    Il n’y avait plus rien de divin dans les cieux tout là-haut

     

    Un enfant qui regarde une étoile bienveillante, il a confiance

    Il n’imagine pas tous les monstres dont nous peuplons les cieux

    Une fée, l’a touchée de la grâce, celle d’une dame dans le ciel

    Il n’a plus peur de rien, ni des dragons, ni des monstres sûrement verdâtres

     

    Je ne suis pas, ou je ne suis plus cet enfant, la culture m’a façonnée

    Non Je ne sais pas si Jésus, il reviendra dans une soucoupe volante

    C’est bien là ! Une des folies de notre Monde de la Technologie

    Je sais seulement la puissance d’un regard aimant et profond

     

    Et non ! Je ne sais pas comment le Ciel il s’ouvrira

    Un enfant pourrait peut-être vous en dire beaucoup plus

    Nos regards sont pervertis par toutes les images médiatiques

    Il y a des choses qui seront dévoilées, elles ne seront pas montrées

     

    Paris le premier janvier 2017

  • Bonne Année 2017

    Bonne annee

     

     

    Nouvel an


    Bonne année pour l’année qui vient
    Je ne suis pas prophète, mais poète
    Alors on verra ce qu’on verra
    Demain, il n’appartient à personne

    Hier, c’était hier, 2016
    Aujourd’hui, c’est aujourd’hui, 2017
    Monsieur De La palisse en eut dit autant
    Ça y est c’est aujourd’hui le nouvel an


    Avec toutes les bonnes résolutions
    Avec le temps qui passe et nous marque
    Avec vos amis et toute votre famille
    Je vous souhaite à tous

    Vous qui venez ici sur mon site de Blog
    Des inconnus venant de partout
    Des USA, du Canada, d’Italie, de Belgique
    De France et même de la lointaine Océanie

    D’Allemagne, d’Angleterre ou d’Espagne
    Parfois de Chine ou de la grande Russie
    Et de tous les autres petits pays,
    Vous tous, vous qui me lisez ici


    Que vous soyez, des gens plutôt gentils
    Ou d’infâmes salauds existentiels
    Avec le temps, vous savez, moi, j’oublie tout
    Et je remets ainsi mon cœur à zéro

    Les fins d’années, elles sont, paraît-il,
    Faites pour cela oublier ou bien innover
    Moi je prends toujours de bonnes résolutions
    Mais je suis toujours aussi gourmand


    Une Bonne et Heureuse Année 2017

    Paris le premier janvier 2017

    Bonne annee zip

    Légèrement érotique l'année qui passe
    Avec un ZIP qui dévoile l'an nouveau

     

     

  • Le beau, et le joli

    Le beau, et le joli

    La poésie ne doit-elle que faire et dire que de jolis mots ?
    Dans un monde de Bisounours, un univers qui soit toujours gentils
    Non je pense qu’il faut respecter et aimer tout autant le tragique
    Et se dire qu’il y a bien plus d’humanité réelle dans la tragédie

    Savoir choisir Le mot qui soit juste, et qui soit placé à la juste place
    Et ne pas affadir son verbe, pour faire encore un poème qui soit plus joli
    Savoir aussi dire le pire, de cette horreur malsaine dans laquelle nous vivons
    La laideur cela serait d’oublier, toutes les monstruosités du quotidien

    Toujours il faut ces mots que nous utilisons, ils soient bien choisis
    Choisir l’humain plutôt qu’une jolie idée qui est encore trop abstraite
    Ce monde un peu crasseux, celui qui parle de notre société dégueulasse
    Cet ordinaire où nous chions, nous pissons et nous baisons sans honte

    Il faut savoir être un poète toujours vivant, et toujours disponible
    Dans une vie de chaque jour entre l’ennui, et les désirs les plus forts
    Le poète qui écrit, c’est celui-là qui vous parle et celui qui écrit ici
    Il vous parle de toutes les choses de la vie et même les plus banales

    De celles qui nous font de nous des vivants, dans cette Terre avec ses aléas
    Choisir entre vouloir dire ce qui est vrai, ou ce qui est beau à imaginer
    Je sais qu’il ne faut pas rêver, dans un monde qui soit purement esthétique
    Écrire ! Parler de la vie ! Non pas créer une abstraction toute lyrique

    Et ne pas faire des jolies poésies qui sont sans des vérités humaines
    Car ce sont de mauvais choix, qui seront hélas toujours mal compris
    Le choix d’oublier la vie, c’est une émasculation, au sens le plus trivial
    Et un oubli de la réalité vivante, toute ordinaire et toute crasseuse

    Oui je le redis ! Il faut que les mots soient justes ! Non pas faire de beaux mots !
    Pouvoir écrire la vie avec ses tripes, ses rêves puissants, la vie banale
    Entre le caca sale du quotidien ordinaire, et le diamant éternel de nos âmes
    Être soi-même avec ses petits soucis, ou bien être cet autre que vous imaginez

    Paris le 8 décembre 2016

     

  • Le Fifrelin du bal

    Le Fifrelin du bal

    Le Fifrelin dansait, et il dansait encore, sur la musique aigrelette
    Des fafiots et des bavasses, très semblables qui s’entremêlaient
    Et là sur des airs inconnus, tous ces vieux machins gesticulaient
    Sur des airs qui sont très vieux et très anciens, des valses musette

    Tandis que l'accordéon, interminable et saccadé, qui rêvassait
    Alors que les cavaliers accommodant qui remuaient le popotin
    Là! L'orchestre et quelques jeunots de quarante ans qui alors finassait
    Leurs chansons du vieux Paris populaire comme des Bibis Fricotin

    Je buvais une bière fraîche au bar des enfants de salauds
    Et je regardais ce spectacle et je regardais les badauds
    Je voyais là des choses d'un passé, les vieux bien proprets
    Tandis je savais ce monde qui et en dehors sans regret

    Je sortais du bal, et déjà la vie changeait et me saisissait
    Entre les pompiers et toutes les sirène qui mugissaient
    Le métro était encore ouvert, cela malgré la nuit bien avancée
    Je songeais à ces vieux dans la ville et à la rêverie cadencée

    Je me sentais d'un autre monde, ni vieux, ni jeune mais encore là
    Il y aurait de la vieillesse, quand on songe beaucoup plus à l'au de-là
    Ce Fifrelin sans poids, c'est moi, celui-là ballotté par la vie qui passe
    Y aurait-il un avenir, une joie, une chose qui puisse remuer ma carcasse

    Paris le 29 octobre 2016

     

  • Les colibris

    Colibris

     

    Les colibris...

    Il y a là dans le feu de l'incendie des millions de petits colibris bleus
    Des tous petit pompiers qui essayent vaillamment d'éteindre l'incendie,
    Un petit colibri c'est bien peu mais eux ils savent qu'on compte sur eux
    Petit oiseaux fragile, presque un petit rien du tout mais plein de vie

    Le colibri ne sait que  se nourrir, en pompant le nectar et le miel
    Dans la forêt Il ya quelques éléphants qui trompettent  vers le Ciel
    En alertant tous les autres animaux pour qu'il fuient l'incendie
    Là ! il ya quelques uns  qui prient le ciel pour que tombe la pluie

    Tandis que les colibris, par millions, ils arrosent et ils crèvent
    Les grands arbres qui craquent et explosent à cause de leur sève   
    Le sorcier ! Tout là-bas, il entends les appels insistants  de la brousse
    Mais lui, homme de pouvoir, il leur prédit la mort, parfois il tousse

    Mais le  brave et imprudent colibri, il est entendu par le seigneur du ciel
    Qui lui a donné une trop petite vie, si dérisoire dans ce combat pour l'essentiel
    El la pluie doucement, elle  commence à tomber dans la savane, goutte à goutte
    Ce mort qui parlait au ciel, le colibris pompier, il est aimé de Dieu sans un doute

    Il suffit parfois de prier le ciel, pour aller encore bien  plus loin que le feu
    Un million de petit colibris bleus qui naitrons dans le futur, oiseaux de peu
    S'il venait à manquer les êtres que nous sommes, ils seraient orphelins
    Petit colibris pompier, pris dans les effroyables incendies de nos destins

    Le fragile qui disparait, c'est un peu la mort de toutes les vies sur terre
    J'aime penser à ce colibris qui prends en charge toutes les vies, sans mystère
    Il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre nous disait Beaumarchais
    Je ne sais pas s'il était athée.. Ce colibri... C'est vous ? C'est moi ? Non je ne sais!

    Paris le 19 septembre 2016

    Le colibrisles-colibris.mp3 (2.28 Mo)