Petites fables courtes...Fabulettes

  • Les générations

    Les générations...

    Hier déjà ! Nous avons longtemps dit de ces impérissables choses
    Dans des moments incroyables, mais d’un passé où nous étions beaux
    Comme de jeunes novices, de vraies pucelles et de frêles jouvenceaux
    Nous avons cueilli ensemble bien des fleurs, nous avons offert des roses

    Un matin de printemps, celui de jadis, nous nous plongions dans nos yeux
    Pour y apercevoir, ces petits riens du tout de lumière, de tout petits feux
    Déjà nous étions déjà prêts, à conquérir plus loin que tout notre horizon
    Et de nos deux cœurs nous celions nos vies, toujours dans une petite maison

    Petits enfants du passé nous nous écorchions sur des chemins trop rudes
    Entre un sourire, une montagne à escalader, par des jeux et de longues études
    Nos cœurs s’avançaient dans une vie où nous reconstruirions tout ce monde
    Nos engagements, ils allaient d’un rien jusqu’à se battre contre la bête immonde

    Puis nous avons vieilli en nous accommodant avec cette vie qu’on nous propose
    Nos enfants qui grandissent, ils se mirent alors à parler, de l’amour et de rose
    J’ignore si je suis vieux, si elle est devenue vieille, je sais des parents très sages
    Et je pense à la vie qui continue, à travers les temps qui passent, et tous nos âges

    Je ne me sens pas vieux, je sais aimer ces enfants, qui veulent aimer plus fort
    Un jour ! Devant un enfant qui me parlera ! Je serais un homme bien vivant
    Je lui parlerais de l’amour, de la vie, de ses rêves… Et là non ! Il n’aura pas tort
    Le vieux en moi, il écoutera, il se taira et il laissera la vie aller, pour le suivant

    Paris le 9 février 2016

  • Variations sur le mot tomber

    Je remonte ce texte de 2014 qui a été relu et remis en format plus lisible
     
    Variations sur le mot tomber
     
    Ce qui tombe ; les feuilles mortes se ramassent toujours à la pelle
    Ceux qui tombent de haut, ils devaient savoir utiliser des parachutes
    Ce qui tombe du ciel est bénis…Même toutes les fientes des pigeons
    Ceux qui tombent très bas, sous l’eau dans le fond des piscines
     
    Ils ont juste à taper du pied pour remonter plus rapidement
    Non je souris mais il y a tellement de significations diverses
    A ce mot "Tomber", les nuits tombent et le soleil se lève
    Quand ça tombe beaucoup il vaut mieux sortir un parapluie
     
    On dit aussi d’un maffieux tombe, quand on l’arrête et le juge
    Lucifer est tombé serait une mauvaise compréhension des curés
    De la traduction de "Lucifer! Astre des cieux décline à l’horizon"
    Mais ça arrangeait du monde d’en faire un affreux jaloux et intelligent
     
    Pour la peur de tomber il y a quelques choses de pré-humain
    Comme tous les singes dans les arbres avec cette peur au ventre
    Tomber amoureux …Tomber en amour, une expression québécoise
    Ça signifie tomber de son piédestal et aller se mettre au niveau de l’autre
     
    Un jour vous tomberez de haut de vous-mêmes  et vous serez dans le caca
    Cela se dit à ceux qui oublient qu’ils ne sont plus dans cette humanité
    Celle là qui de chaque jour, elle vous rappelle vos limites d’homme
    A savoir, manger , boire, dormir aimer être aimé et aussi chier pisser
     
    Quand nous naissons nous sommes expulsés avec pertes et fracas
    D’un paradis que nous rechercherons encore et toujours toute notre vie
    Il ne viendrait jamais à l’idée d’un enfant de se prendre pour un ange
    Un ange qui tombe, on dit souvent cela pour un cheveu gris de plus
     
    Dans les ciels les enfants mort-nés, ils songent à leurs vies intra utérines
    Ils ne sont jamais montés très haut, on dit qu’ils sont proches de Dieu
    On peut rêver de belles choses ne pas tomber dans la folie esthétique
    Celle le des nazis qui remplacèrent, l’éthique politique par l’esthétique de la race
     
    De nos jours nous sommes tombés bien bas, nous sommes devenus  des objets
    Et lorsque le marché chute, c’est irrémédiablement la faillite de tous qui est annoncée
    Un psychologue parle de l'effondrement du soi, lorsqu'on tombe de sa propre hauteur
    Il y a toujours cette notion  qui est due au vertige, la peur du vide lorsqu'on monte haut

  • Digressions...

    Digressions...

    « Je », il est bien un hôte de vos pensées
    Car je vous le dis « Je », il est un hôte cruel
    Lui là-bas, Il vous possède tout entier
    Ce n’est pas moi, ni vous, mais l’autre

    Il existe quelques parts là-bas dans l’ailleurs
    il est l’hôte de tous vos soucis intérieurs
    un autre que moi ou bien un autre monde
    Celui-là, il qui vous pense comme votre hôte

    Il y a des autels sacrés et de sacrés hôtels d’hôtes
    Lui là-bas ! Qui vous regarde comme un autre
    Quelques pas entre là-bas et là où il n’est pas
    Vous savez bien entre l’être et le non-être

    Je suis un rigolo, et moi je vous assume
    La rigueur du verbe, la rage des verbiages
    L’autre là-bas ! Situé entre Google et le Gogol
    Un autre lointain, qui est l’hôte de vos pensées

  • Toutes les terreurs cachées

    Toutes les terreurs cachées
     
    Je souris devant cette peur de l'inconnu
    Peut-être bien que nous ne savons pas voir
    Nous vivons avec des animaux plus ou moins bavards
    Qui disent plein de choses que nous ignorons
     
    Puis des fois! Oui moi! J'aimerais bien
    voir un extra-terrestre trop bizarre
    Un ange qui vient nous voir pour causer du ciel
    Un fantôme d'une personne aimée et morte
     
    Dans ma jeunesse j'ai lu des bouquins d'horreurs
    Ceux de Lovecraft et tous les livres de SF
    Non ils n'étaient pas là, sous le lit bien cachés
    Ils ne se révélaient que quand nous avions très peur
     
    Il y a dans toutes les mythologies de la terre
    Des esprits malins et farceurs qui s'amusent
    J'aimerais assez voir ces fantasques fantômes
    ça me donnerait une vision beaucoup plus grande

     

    Gremlins

    Gremlins 2

  • Les vieux chevaux


    Les vieux chevaux

    Un cheval fourbu avançait lentement sur les chemins de halage
    Il tirait avec difficultés une charge très lourde et cela depuis son jeune âge
    Son corps trop fatigué par de multiples labours, et de multiples batailles
    Lourd cheval de trait la puissance dans une poigne solide qui parfois trésaille

    Sans doute il continuait à tracer tout droit ses sillons réguliers dans la glèbe
    Mais entre les temps où il était jeune et ce temps où il est fourbu, vie dure
    Le seigneur des chevaux de tournois d’autrefois, très lourd sous des armures
    Il devint le moteur des labours sous les mains expertes de gens de la plèbe

    En voyant ces chevaux de labours je songe à tous ces poètes qui labourent
    En marquant fortement leu mots et martelant encore tout ce qu’ils écrivent
    Ce sont des marcheurs au pas cadencé de tous les travaux de nos saisons
    Au printemps ils sont heureux, les oiseaux chantent, ce sont des oraisons

    Puis c’est l’été qui vient et là ils sont alors des navigateurs entre ici et tout là-bas
    Et ils ramassent et récoltent des fruits exotiques et des poissons bizarres et plats
    Ils creusent encore et dans une île lointaine ils découvrent le trésor des pirates
    En bons chevaux de trait ils transportent des rêves et de partout il carapate

    À L’automne de leurs vies ces chevaux ressèment les mots dans leur labour
    Ces mots deviennent des mots valises comme l’amour ou bien des mots rare
    ils savent que demain, c’est un autre jour et la vie c’est une chose plutôt bizarre
    Mais ils rêvent encore avec des mondes plus simples et l’histoire d’un seul jour

    L’hiver qui vient recouvre les terres où des corbeaux qui crient et qui passent
    Vieux cheval dans une terre blanchie par la neige, ils avancent avec leur maître
    Au milieu d’une terre meuble et grasse qui fume avec la fraîcheur très traître
    Ces chevaux font partie du paysage comme les saisons et rien ne les lasse

  • Ecritures...

    Écritures

    L'auteur quelques parts
    Perdu dans les pages
    De son grand bouquin
    Disparait et il s'oublie

    Parmi toutes ses fictions
    Celles-là qu'il a déjà écrites hier
    Et toutes celles-ci qu'il écrira
    Dans un autre livre à venir

    Là il laisse quelques traces
    De lui-même ou d'un autre
    Dans tous les personnages
    Inventés ou non-inventés

    Il vacille entre rêves et réalités
    Entre un héros tout à sa mesure
    Et quelques aventures incroyables
    Alors Il mène son enquête

    Paris 9 juin 2014

  • Bavardages sur Le temps

    Bavardages sur Le temps

    Le temps qui passe et qui jamais ne revient
    Le temps cruel, celui qui nous abîme
    Le temps des rentiers et celui de la banque
    Le temps de ses amours toujours éternels

    Le temps qui est vécu ou le temps de l'oubli
    Le temps comme une histoire encore à vivre
    Le temps du Héros et le temps du Poète
    Le temps d'être sérieux ou d'en sourire

    Le temps de la passion, tout ce flamboiement
    Le temps de l'ennui ou la tristesse d'attendre
    Le temps qui nous reste encore à vivre
    Le temps qui nous est donné pour une vie

    Le temps des étoiles et celui des hommes
    Le temps d'un dieu et celui d'un humain
    Le temps qui s'incarne dans la lumière
    Le temps de la matière et celui de l'entropie

  • Des pomme, des poires...

    Des pommes, des poires...
     
    Faite attention il y a aussi le serpent qui veille
    Certains ne voient que de la peau de femmes nues
    Ou bien la fée Carabosse et sa pomme empoisonnée
    J'ai entendu dire que ça intéressait Mr Isaac Newton
     
    Et même monsieur Marcel Gotlib avec ses petits dessins
    Qui lui même, il l'avait piquée à Guillaume Tell
    à moins que cela ne soit que la Pomme de discordes
    Entre trois beautés qui concouraient pour miss Univers
     
    Cette pomme qui consiste à choisir entre trois grâces
    Non faites attention une pomme même toute jolie
    Ça peut être dangereux et avoir des conséquences
    Demandez donc à la belle endormie qui attends encore son prince

  • Maudit Poètes !

    Maudit Poète!

    Il est de ces pourrisseurs incroyables de toutes nos vies présentes
    Qui de toutes les belles choses ça et là, toutes bien vivantes
    ils font des sornettes entre des histoire bien ternes et bien tristes
    Ils préfèrent la déchéance de la mort à la lumière des artistes

    Ils s'attachent sans désir aux fleurs les plus belles de nos vies
    L'unique plaisir qu'ils en ont ne sont que la fleur triste de l'ennui
    Et sans joies, sans faim, ni désir, ils débitent ainsi leurs poèmes cruels
    Leur ciel reste éternellement crépusculaire, sombre et tout conditionnel

    La lumière ne les atteint pas car ils la fuient, ils sont bien trop apeurés
    Le diamant pour eux n'est qu'une pierre dure, pour leur cœurs lacéré
    Ils méconnaissent ainsi les grands chatoiements des feux de ce bijou
    Ils en ont peur comme les gens trop méfiants qui ont peur d'un fou

    un jour ils se suicident et ils meurent non pas par désespoir mais par l'absence
    Ce néant qui les rattrape et qui les tuent, ce n'est jamais que leur indifférence
    Un jour le soleil, il se lève sans eux et toute la vie, elle continue et elle passe
    Il n'ya que des choses banales entre une vie vécues et un rêve qui trépasse

    je sais entre une chose banale, un ciel gris ou une amour très heureuse
    Il n'ya que des bien des choses trop tristes ou une vie malheureuse
    Je sais des gens peu soucieux de vivre et qui sont très accablé aussi
    Car Ils sont ainsi ! Tous de ces satanés bordels de merde de poètes maudits

     

  • Le plaisir et la cuisine

    Le plaisir et la cuisine

    Curieusement ces temps ci qui passent, je ne fais pas vraiment de poésie
    Je m'intéresse à la cuisine, de ces riens, avec le goût, la saveur et l'odeur
    Là!  J'ai des noix de saint Jacques qui s'ennuient, tranquilles au froid dans mon frigo
    Non! Je ne suis pas vraiment un vrai puriste, il est difficile de les trouver fraîches

    Le sentiment que j'en ai, c'est  encore du plaisir, comme de vouloir faire l'amour
    Oui! C'est toujours mieux avant, peut être pendant, que dire pour après?
    On parle de la petite mort, ce relâchement après l'action, le méli mélo intense
    Oui le fait d'imaginer un bon repas, c'est déjà pour moi un  vrai plaisir d'imagination

    C'est aussi tarabusté qu'une idée érotique et traiter cela comme un plaisir
    Je réfléchis encore, j'improviserais sans doute, je n'ai rien d'un bon cuisinier
    Je compare des histoires d'amour, avec de la cuisine, c'est absurde sans doute
    Oui!  Il me vient cette même idée d'un plaisir, il me manque ce contact féminin

    Je suis quasi un ange et depuis 10 mois, je compense sans doute mesdames!
    Mais comment accommode-t-on  des noix de saint Jacques ? Cela je ne sais pas!
    Je sais l'art des maitresse-queues qui tiennent leurs maris par ces riens du tout
    Non! Je ne mélange pas la sexualité et la bouffe, c'est juste ce manque du désir

    Il me vient souvent l'idée que le sexe,  il est aussi dans un cerveau bien fait
    La bandaison et son absence ne sont jamais que des constats mécaniques
    Certes c'est dur à vivre, parfois il me faut aussi quelques petites compensations
    Mais ne croyez pas que j'oublie l'amour, le sexe, la femme , le désir et tout le reste