Petites fables courtes...Fabulettes

  • La Forêt des poètes...

    La Forêt des poètes...

    Celui-là  Il était bien là dans la forêt et lui il se baladait
    Il y avait ce temps agréable, l'air était bon et très doux
    Ne se préoccupant pas des autres, ni de rendez-vous
    Ici ou là, ils étaient tous cachés, dans cette même forêt

    Tous ceux-là,  ils ne voyaient peut être pas, la même chose
    Certains n'y voyaient que des biches aux abois et des cerfs
    Tandis que d'autres plus suaves, ils ne voyaient que des roses
    Entre des chênes centenaires ou de méchants  pèse-nerfs

    Tous les mots bavards qu'ils glanaient parfois de ça et de là
    Cela ne parlait de leurs propre vision, celle d'un bla-bla-bla  
    Où chacun trouvaient sa nourriture, sa vie et  son savoir faire
    Entre un vieil Hugo bienveillant et un Rimbaud centenaire

    C'était de ces arbres bien plantés et qui touchaient déjà le ciel
    Entre un  beau sonnet classique, un rien, ou une reprise à la rime
    Parfois  des assauts vers un ciel trop ombragé, mais sans la frime
    De jeunes pousses effrontées, y cherchaient un peu de l'essentiel

    Ainsi la morne élagueuse de la vie  quotidienne leur rendait ce soleil
    Et les jeunes pousses, elles s'épanouissaient ainsi beaucoup mieux
    Tandis que ces arbres morts, ils disparaissaient, car bien trop vieux
    Il n'y avait pas de places pour tous, et les des chênes immortels

    Les jeunes pousses sortaient et elles fleurissaient aux printemps
    Des fleurs qui font une vie et elles font  aussi partie de ce temps
    Des jeunes arbres qui poussaient avec de  toutes nouvelles feuilles
    Nés de pollens du passé, des ces arbustes fécondés par  les abeilles

    Dans cette forêt là, il y avait les nombreux poètes et des oiseaux
    Ceux-là, ils germaient, ils naissaient, ils évoluaient et ils mouraient
    Le temps passait et je savais la nature des poèmes qui changeait
    Dans la forêt de mots, des poèmes, des missives ou des rondeaux

    Parfois  choisir, entre un distique bien rimé qui se voulait très court
    Et de ces phrases toujours très longues dans un  grand discours
    Mais y a-t-il de ces branches qui sont  à élaguer ou à couper
    Je savais des morceaux aveuglants et des suites entrecoupées

  • Amours...

    Amour...

    S'il y avait qu'un seul nom, je le chérirais
    S'il y avait que toi, je t'adorerais
    S'il n'y avait rien avant, j'attendrais encore
    S'il y avait un Dieu unique, ce serait toi

    Parfois je t'attends, sans attendre
    Parfois je te pleure, et je souris
    Parfois je m'interroge, et je doute
    Parfois toi, tu testes le miracle

    Y aurait il ici ou là, quelques choses d'éternel ?
    Y aurait il une chose cachée, tout là-bas ?
    Y aurait il un message dans le ciel, qui soit écrit
    Y aurait un autre, plus grand amour que toi

    Je ne sais pas cela, ou je veux l'ignorer
    Je ne sais pas t'oublier, et aller voir ailleurs
    Je ne sais plus le lieu, celui où toi tu vis
    Je ne pas sais vraiment, s'il existe cet amour

    Il y a dans cet amour là, tout un monde gigantesque
    Il y a aussi, je le sais, des myriades de choses possibles
    Il n'y a rien ici, c'est le vide et je sais bien pourquoi
    Il n'y a que l'amour, celui là qui reste et il est bien fragile

     

  • Imaginaire


    Imaginaire

    Il était là devant son écran
    Tranquille sur son fauteuil
    Et il parlait de la lune là-haut
    De ces nuits plus longues

    De ces jours très courts
    Mais des journées très douces
    Un temps hors de saison
    Avril au moment de Noël

    Et dans ce monde là
    Il lui parlait et elle était ici
    Parfois elle l'imaginait autre
    Non! Il n'avait pas de barbe

    Et lui se demandait aussi
    Comment était-elle donc
    des icônes de rien du tout
    Nous ne sommes pas réels

    un fantôme ou des fantasmes ?
    Je ne sais pas aussi madame
    si vous êtes brune ou blonde
    Disponibles ou non-disponibles?

  • Eclaircie

    Eclaircie

    Il y a  là un ciel inconnu qui est caché derrière les nuages
    Déjà mille nuits qui sont passées,  toutes en attente et en espoir
    L'enfant que j'étais autrefois, maintenant il n'a plus peur du noir
    Mais il vient là, la vieillesses avec tous mes petits ennuis de l'âge

    Parfois triste,  mon bonheur, il  n'est jamais  que dans un rire
    Où  de temps à autre une prévision incroyable des fait mais que dire
    Vieux machin! Je le suis mais il ya  ma jeunesse et elle est éternelle
    Entre le poids des années qui passent  et la lumière perpétuelle

    Je suis déçu par des gens, tous  ceux-là  en qui j'ai mis ma confiance
    Je me vois vieillir, de la méchanceté stupide  et toute cette méfiance
    J'ai été autre fois un Dieu,  je sais aussi toute l'innocente liberté
    Faut il donner mes clés ? Faut il bâtir ici-bas une  remarquable royauté ?

    Je sais des enfant de salauds et tous  aussi aimables que mes proches
    Faut il faire la guerre à ceux là,  un long conflit,  ou quelques anicroches
    Il y a dans ce ciel des raisons d'espérer mais je sais aussi des spoliateurs
    Non! Ne pas faire la guerre des étoiles! Car il n'y a ni vaincus, ni vainqueurs

    Il me vient l'idée d'une multitude d'humbles, doux de cœurs et  pacifiques
    Mais l'ai encore cette peur d'un monde de gens avides,  de gens bordéliques
    Le royaume passe par une conversion des cœurs,  plus qu'une grande conquête
    Y aurait il des non-violents face à des fous violents et toutes leur requêtes?

    Notre temps est  bien dur mais il n'y a pas de raison de le rendre plus cruel
    Les enfants de salauds, les franchouillards et les anges, c' est un  présent actuel
    Ces gens qui vivent ici chez-moi, c'est aussi chez-eux,  je leur accorde l'asile
    Sans être un roi ou un Dieu, je suis l'humain, ce presque-rien trop fragile

  • Trois Mots

    Trois Mots

    L'homme descendait l'escalier avec la cage d'un perroquet bavard qui avait été celui d'un anarchiste espagnol, Il répétait sans cesse ces mots Libertad, Igualdad, Fraternidad, ce qui agaçait au plus haut point le nouveau propriétaire... Vas-tu te taire maudit volatile, ce qui entrainait des cris répétés, Libertad, Igualdad, Fraternidad... Ces mots  mettaient encore plus en colère le propriétaire, il s'était donc décidé à s'en débarrasser, il descendait la cage dans la rue et il laissa donc le perroquet aux bords du trottoir...Le perroquet continuait de plus belle, Libertad, Igualdad, Fratenidad, ce qui occasionnait un attroupement de gens qui rigolaient en voyant ce perroquet bavard qui proférait des grand mots dans sa cage... Certains se disaient, je le prendrais bien chez moi, tandis que d'autres cherchaient le propriétaire de l'oiseau... Quelques gamins lui donnaient des sandwiches aux cornichons, des fraises espagnoles pour l'entendre et entre deux déglutitions rapides, l'oiseau lançait Libertad, Igualdad Etc. Etc. .Etc. Un vieux monsieur qui passait par là qui était un linguiste distingué, il expliqua aux enfants que ces trois mots qu'ils disaient, c'était la devise de notre république française... Alors les gamins dirent: Ok on l'adopte et on l'amène à l'école, il sera notre mascotte... Ce qui fut fait... le maitre accepta sans problèmes le perroquet et il institua des tours de surveillance du Perroquet ...Tout  ce passa bien pendant un certain temps quand survint l'inspecteur académique qui surveillait les réformes de l'éducation... Il était en pleine séance d'inspection quand il entendit les 3 fameux mots du perroquet et il dit: C'est un scandale, les décrets d'applications des lois nouvelles sur l'éducation nous interdisent d'exprimer une opinion qui soit personnelle... A ces mots les enfants lui dirent que ce n'était que les mots de la devise républicaine, l'inspecteur se tut et il dit: Je vais en référer à mes supérieurs de l'académie, il est indécent que ce perroquet se moque de l'État Français....

     

     

  • Jardin secret

    Jardin secret

     

    Il y a quelques part dans un jardin

    Très simple et très élémentaire

    Une femme, celle qui m'attend toujours

    Et moi, je sais aussi que je l'attend

     

    Ce jardin si simple, où est-il donc  ?

    Cela je ne le sais pas bien encore

    Oui ! Il parle de nos âmes heureuses

    Dans ce soir où nous aurons disparus

     

    Ce jardin, il possède milles choses

    Des arbres aux vertus surprenantes

    Et de ces animaux encore innocents

    Ceux qui n'ont pas connu les hommes

     

    Ce jardin est-il tout près de moi ?

    Est-il loin de vous, de vous tous ?

    Je sais que d'un seul mouvement

    Je sonnerais la cloche pour entrer

     

    Et elle m'ouvrira tout son  paradis

    Un jardin a deux ou un jardin à mille

    Avec tous ceux  là que j'ai ben aimés

    Et toutes les bonnes choses de ma vie