Le hasard et les probabilités (Thèse et anti-thèse)

 

 

 

Le hasard et les probabilités

Je te joue toi ce temps.
En échange de mon avenir
J’hypothèque le doute pour la certitude
Je perds ou bien je gagne.
Je suis déjà.. Certain

Cet instant, cette issue, sont passions
Je cherche et je trouve
Cette martingale de prophètes
Instant de ma vision.
Comment dans ces secondes
Voir ! Ce devenir ?

Je le vois sombre
Comme une marée noire
Djihad aux mille noms d’Allah,
Des guerres, pour libérer.
La poussière des nations
Des guerres saintes
Pour annoncer la bonne nouvelle

Et de multiples pays.
Libérés et ruinés,
Des millions de crèves la faim
Des abris anti-atomiques
Pour des sociétés de fourmis

Des palais incroyables..
Aux milieux des taudis
Des rats, qui rongent et qui pullulent
Et nos sociétés surpeuplées
Qui survivent semblables à des fourmilières,

La terre stérile de trop d’hommes
La terre mortelle,
Une nouvelle ère,
La planète
Sans les hommes,

Bruno Quinchez (Paris 1988, Morsang sur/orge 1991-juin 1995)

Le hasard et les probabilités (antithèse)
 
Faites moi rêver,
Messieurs les puissants de ce monde,
De ce cauchemar sortez-moi !
Souvenez-vous de cette belle terre
Ce beau jardin qu’elle fut autrefois,

Peut être, verrons-nous
De meilleurs lendemains ?
Que tous nos passés !
De meilleurs jours,
Beaucoup plus heureux,
Mais cela même
Ce n’est malheureusement pas certain,

Devrais-je vous croire ?
De toutes vos promesses,
Peut-être ! Peut-être !
C’est encore à voir,
Le pire, il n’est pas certain,
Que seront tous nos lendemains ?

Ces lendemains sont probables,
Et seule la certitude est d’essence divine,
La liberté ! C’est douter de demain…
Pour l’homme il reste
Cette évanescente problématique,

Bruno Quinchez Morsang sur/orge 1992

Paris le 21 septembre2019

 
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