Humour

  • Le Rimbaud ivre

    Le Rimbaud ivre

    Comme je descendais très vite, l'esprit en fête,
    je ne sentis plus tous ces pots de vin rouge,
    Des soulards crieurs m'ayant pris la tête,
    Dans des flots et des tourbillons de rage.

    J'étais chien hurlant qui aboyait sans férir,
    A la série sérieuse, celle là sans alternative,
    Descendant rapide, ces verres sans frémir, 
    Dans un maelstrom d'une parole bien vive.

    Et je descendais là où vous m'attendiez,
    Ainsi qu'un ribaud ivre sur le petit ruisseau,
    Je faisais d'un presque rien, un grand aventurier,
    Et moi, je plagiais sans honte le gars Rimbaud.

  • Communauté

    Communauté

    Derrière son tas de bois Charlie chiait, ses beaux étrons, bien moulés, ils étaient d'une belle couleur verte entre feuille de chêne et feuille de choux... Charlie vivait dans une communauté de papys et de mamies, avec madame Sachs et monsieur Saxo, monsieur Free, un extra qui est venu d'ailleurs mais il y avait  toutes aussi bien intégré et mesdames Petite-ile, Sober-bird, Xénia, cette communauté de babas écolos pure-nature... Celle-ci, elle fut crée du temps de leurs 20 ans soit dans la lointaine année 1973... Et ils vivaient dans la forêt de Beer-Woods tout près de Papa-hamac, Ce qui est un lieu qui est maintenant totalement oublié de nos jours...Charlie vivait avec ses enfant et ses petit enfant et même aussi quelques arrières-petits-enfants dans un état plus proche de la nature que possible... Charlie Monglo le chef de la communauté en imposait assez pour tous sa présences car il était très bobo-compétent et comme de  beaux bonobos ils pratiquaient le Touch-and-Love sans retenues... A 77 ans le vieux Charlie restait, le mâle des mâles, quoique pour l'action Touch-and-Love, il laissait à ses enfants le soin de faire l'éducation, des petits enfants et arrière-petits-enfants...  Entre deux fumettes d'herbes incertaines avec mesdames Petite-iles, Sober-bird et Xénia... Toutes les trois, elles sont restées fidèles à Charlie et elles sont encore folles de cette vie libre et sans retenues dans la nature... Les premiers hivers furent rudes mais grâce au Touch-and-Love, les pionners survécurent, à la saison suivante se firent des habits bien chauds avec les bestioles qu'ils élevaient, une vie dans une nature sauvages entre odeurs de chèvres, de bouc et autres bestioles qui puent... Le temps passaient avec quelques naissances quelques amis et amies qui repartaient ailleurs... Soi dans la modernité, soi dans ce lieu qu'on nomme au de là... Les enfants qui grandissaient, ils ne savaient rien de notre monde, ils ne connaissaient pas l'électricité et toutes les choses, de la modernité, les seules choses qui restaient de notre modernité cela restait quelques instrument comme des haches, des choses à faire de la musique et  quelques rêves de confort....

  • Pour la saint valentin

    Pour la saint valentin

    Pour la saint Valentine, je sais que je repeindrais bien  ma cuisine
    Pour la saint Augustin, c'est sûr je repeindrais alors ma salle de bain
    Pour la saint Gaston, on verra je repeindrais peut être tout mon salon
    Pour la saint Roger, je crois que je peindrais ma chambre à coucher

    Pour la sainte Eléonore, Non vous savez! Moi je ne sais bien encore
    Pour la saint Apollinaire, poète immortel, je me mettrais à faire des vers
    Pour la saint Gérard!, aux hasards  je sais que je nettoierais tous mes placards
    Pour la saint Armand!  Maman je ferais une grande lessive  de tout mon blanc

    Pour la saint Michel, je lui donnerais  du miel, du fiel et quelques mirabelles
    Pour  la saint Vincent  je jouerais l'innocent et  nous serons  bien  plus de cent
    Pour la saint Jules, je serais le jules de la Valentine et  nous serons amoureux
    Pour la saint Nestor, je lui montre mon cœur et  lui donne ce petit  trésor

    Pour la saint Gudule, je remonte toutes les pendules et je les recule
    Four la saint Frusquin,  je fais des machins et plein de trucs très malins
    Pour la saint Léon,  je ne suis pas Léon, ni Napoléon, ni monsieur le chevalier d'Éon
    Pour  la sainte Adèle, je pense  à elle, mais pas à tout son bordel  existentiel

    Pour la saint Exupéry, la saint John Perse, la  sainte Mitouche,  je les prie
    Pour  la saint Glin-glin j'en perds mon latin et je ne joue pas vraiment les malins
    Pour la saint Bruno, Je mange des pruneaux  d'Agen et quelques souvenirs
    Mais pour la saint valentin?  Désolé, mais je n'ai plus de place pour cet angelot

  • Savoir se rassasier

    Savoir se rassasier

    Pour un monsieur, très religieux, très bornés et qui n'a pas beaucoup d'humour
    Le matin je mange une bonne religieuse, un nègre en entier avec un café noir
    Le midi je mange du hareng fumé dans une assiette triste avec un peu d'amertume
    pour vous dire que je ne mange, ce n'est peut être pas vraiment kasher, ni halal

    Le soir je me paye une tête de veaux avec du persil bien enfoncé dans les oreilles
    Quelques fois pour faire grande bombance je tue le cochon rose et je l'éviscère
    Je connais des religieux, qui aiment ces graillons de porcs, sans y voir de péchés
     Et quand j'ai vraiment très faim alors je mange un jeune agneau encore tout innocent

    Après lui avoir tranché doucement la gorge en priant fort pour qu'il ne souffre pas
    Parfois il me vient parfois l'idée, de tuer un imbécile, pour l'empêcher de souffrir
    Et alors Il me vient cette étrange compassion pour tous les disciples d'un dieu enivré

    Et calmement je retourne boire au sein de ma bonne mère en buvant toutes ses paroles
    En espérant un jour aller bâfrer sans fin dans le grand festin commun qu'il ya tout là haut
    L'homme est bon, le cochon est bon mais il n'y a rien de bon chez les dingues de dieu
     

  • Le coq sur son tas de fumier

    Telechargement coq

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    Maserrati

     

     

    Le coq sur son tas de fumier

    Un coq se pavanait et chantait du haut de son tas de fumier
    Il était le roi de la basse cours, en ignorant les intentions du fermier
    Le matin il relevait le soleil et il mettait fin à la nuit et ses mauvais rêves
    De rien du tout il est le maître, de ses riens qui sont  choses brèves

    Entre le purin comme une richesse il avait les pattes dans la merde
    Et moi fils de gaulois, gallicum chez les latins, je n'ai rien à perdre
    Que j'aime cette vie  très simple et ces presques riens de nos vies
    Entre une Maserati, une Lamborghini, une Dolorean quelques envies

    La  vraie voiture des français c'est une 2 C V qui est un vilain petit canard
    Les sous qu'on retire de la vente du purin suffisent sans petit retard
    Les belles voitures sont peu intéressantes pour ramasser le fumier
    Un Massey Ferguson ou une deux Chevaux sont plus utilisés, plus coutumier

     

     

  • Des cris entre les oiseaux et les humains

    Des cris, entre oiseaux et humains

    L'aigle glapit, trompette.
    L'alouette grisolle, tire-lire, turlutte.
    La bécasse croûle.
    La buse piaule.
    Le butor butit.
    La caille carcaille, courcaille, margotte.
    Le canard cancane, canquette, nasille.
    La chouette chuinte, hioque, hole, hue,(h)ulule.
    La cigogne craquette, glottore.
    La colombe roucoule.
    Le coq chante, coqueline, coquerique.
    Le coq de bruyère dodeldire.
    Le corbeau coraille, croaille, croasse, graille.
    La corneille babille, corbine, craille, criaille, graille.
    Le coucou coucoue, coucoule.
    Le cygne drense, drensite, siffle, trompette.
    Le dindon glouglotte, glougloutte.
    L'épervier glapit, piale, tiraille.
    L'étourneau pisote.
    Le faisan criaille, glapit, piaille.
    Le faucon huit, réclame.
    La fauvette zinzinule.
    Le geai cageole, cajacte, cajole, cocarde, frigulote, fringote, gajole.
    La gélinotte glousse.
    Le goéland pleure, raille.
    La grue craque, glapit, trompette.
    Le hibou bouboule, bubule, hue, (h)ulule, miaule, tutube.
    L'hirondelle gazouille.
    La huppe pupule, pupute.
    Le jars cagnarde, jargonne.
    Le manchot brait.
    Le merle appelle, babille, flûte, siffle.
    La mésange zinzinule.
    Le milan huit.
    Le moineau chuchete, chuchote, pépie.
    L'œdicnème crie.
    L'oie cacarde, crialle, siffle.
    Le paon braille, criaille.
    La perdrix brourit, cacabe, glousse, pirouitte, rappelle.
    Le perroquet cause, jase, parle, piaille, siffle.
    La perruche jacasse, siffle.
    Le pic jacasse, pleupleute.
    La pie agasse, bavarde, jacasse, jase.
    Le pigeon caracoule, jabotte, roucoule.
    Le pinson fringote, ramage, siffle.
    La pintade criaille.
    La poule caquette, cocaille, coclore, codeque, coucasse, crettelle, glousse.
    Le poussin piaille, piaule.
    Le rossignol chante, gringotte, quiritte, trille.
    La sarcelle truffle.
    Le serin ramage, trille.
    La tourterelle gémit.

    Pour les humains qui gazouillent

    Bébé babille, balbutie et blablate
    L'avocat plaide, argumente et discutes
    Le maitre proclame, et enseigne
    L'animateur, bavarde, provoque et monopolise
    Le poète fredonne, déclame et parle
    Le politique répond, dialogue et se justifie
    Le prieur, prie, psalmodie et prêche
    Le prophète clame, proclame et se tait
    Le rappeur, tchatche, rappe et soliloque
    Le rockeur, balance son rythme et il hurle
    Le sot jase et médit, le sage se tait
    Le sourd regarde, l'aveugle écoute
    L'amoureux sourit et charme
    Le verbe se relève et il se révèle,
    Les martiens  d'internet se connectent
    Les infos sont multiples, invérifiables et prolixes
    L'orateur plaide, il envoute son public, il veut convaincre
    Le silence repose, et laisse libre

    Paris le 25 janvier 2015 (en partie copiée sur internet pour les oiseaux) Paris le 20 août 2019

     

  • Dérisoire dérision

    Dérisoire dérision

    Faire un pied de nez ou montrer son cul, ou bien faire une grimace
    A tous les gens des pouvoirs…Tous eux qui disent, le bon, le bien
    Je ne sais que dire sur le blasphème ! Moi !je me dis ce n’est pas rien
    Je ne saurais pleurer et ainsi me comporter amorphe comme une limace

    Les opprimés ? Ils ne sont pas ceux qu’on éclaire d’une lumière dévorante
    J’ai ainsi, bien plus d’estime pour la jeune dame ,Prix Nobel de l’année passée
    Certes  j’aimais mes complices de Charlie-Hebdo pour leur ironie mordante
    Moi ! J’aime mille fois plus cette petite Nana et sa vérité bien plus aisée

    Mourir pour des idées ! Certes ! Mais ne pas mourir, haït pour ses idées
    Je me souviens de guerres faites,  pour presque rien, des folies toutes débridées
    Nous sortons ! Nous français de soixante-dix ans de paix ,dans une Europe unie
    Je sais des vieilles haines enfouies mais j’aime ces pays d’Europe que la paix a unis

    Il me souvient ! Oui il me souvient de ces héritages de tous nos  vieux  passés
    Entre des guerres, des déclarations, des idées et des vies et toutes outrepassées
    Je reste l’ancien combattant  de ces guerres qui n’ont jamais eu lieux nul part
    Je n’imagine pas ce qui aurait du être,  chaque jour est  un nouveau départ

    Dans les enfants que je n’ai pas eus, je sais des enfants qui rêvent de demain
    Parfois je les vois ces enfants babillards et querelleurs, sans savoir leurs vies
    Un jour je le sais, je ne serais plus là,  je leur souhaite, de choisir leur gain
    Les adultes dont je suis, ils savent qu’en eux toutes nos existences, notre survie

    Il est des saisons froides, il est des saisons très chaudes le temps qui vient
    Il est des nuits profondes, il est des jours lumineux  et je le vis très bien
    Nous échappons aux malédictions, du moins j’espère la vie aimable et douce
    Ces enfants dans le matin de ce siècle, ils ne sucent encore que leur pouce

  • Ce matin des crises cardiaques en grand nombre

    Ce matin des crises cardiaques en grand nombre

    J'apprends dans les milieux bien informés
    Que plusieurs néo-lecteurs de Charlie Hebdo
    Se sont pris une claque en ouvrant le journal
    Charlie Hebdo et toutes ses blagues scabreuses

    Est il possible de parler d'actes humoristiques
    Cela je ne le sais j'imagine bien tout là-haut
    Quelques néo-anges qui sont bien rigolards
    Sans doute, ceux là, ont-ils bien réussi leur coup

    Paris envahi, Paris multilingue, le monde est là
    Je suis fier de ses rigolards et de cette solidarité
    Je suis chrétien, je suis juif, je suis musulman
    Je suis heureux pour ma France toutes multiples

    Alors revient le temps des grandes questions
    Je n'aime pas la réponse que donnent les américains
    Peut être faut il aller plus loin que des mots bavards
    Et revenir sur nos vrais fondamentaux républicains

  • Ma Morte

    Ma morte…

    Je descendis à pas lents dans l'allée
    Des résineux ombragés
    Quelques pas au milieu
    De tombes grises et très usagées

    Quelques noms gravés
    Dans une pierre toute moussue
    Je savais où était cachée
    Sa tombe car elle m'était connue

    Je me souvenais d'elle, de ses fesses
    Et ses seins, sans manière
    La madone,elle reposait là-bas
    Dans ce cimetière très populaire

    J'allais la voir pour lui porter
    Des fleurs vives, mises dans des pots
    Quelques souvenirs qui me remontaient,
    De son air canaille et cabot

    J'avais souvent pensé à elle
    Dans mes nuits et tous mes songes
    Je la savais, Là sous la pierre rose
    Et quelques mots, des mensonges

    Celle-là n'était pas morte... Oui je le savais:
    Et chaque nuit, moi je la voyais
    Avec un squelette tout délicat et fragile
    Qui se couvrait de chairs, car je l'aimais

    Je savais qu'un jour, elle reviendrait,
    Ma vie et sa vie, soient à perpette
    Il fallait seulement, qu'il y ait ce jugement
    Et que les tombes,elles soient ouvertes

    Je voyais les ancêtres, qui se relevaient
    Avec des barbichettes et des chapeaux
    De très belles femmes mortes trop jeune
    Qui sortaient toutes  avec leurs peaux

    De charmants enfants qui sortaient aussi
    Mais sans leurs parents, déjà très vieux
    Parmi toutes et tous, moi je la reconnus
    Mon amour, avec sa bouche et ses yeux

    La Mort qui l'avait plutôt bien arrangée,
    Elle avait tous mes souvenirs amoureux
    Le soleil qui luisait sans problème
    Avec une lumière, et un ciel resté radieux

    Sans doute, je rêvais, mais la vie
    N'est-elle autres choses qu'un rêve éveillé
    J'embrassais sans peur, mon fantôme
    Tant désiré tant aimé, je me suis réveillé

    Le squelette que je tenais dans mes bras
    D'une voix d'un autre monde, elle me dit: Encore!
    Je ne savais plus qui était mort et  qui était vivant,

    dans ma vie, et ne savais si je dors

    Je fermais mes yeux et je me sentais
    Pour celle là d'un amour qui est bien plus fort
    Je me réveillais au petit matin et ma femme me dit,
    Il faudra que tu pense  à l'électricité

    Je sais des amours qui résistent à tout
    Aux tracas du quotidien et à la mauvaise alacrité
    Je sais aussi des grandes solitudes vécues,
    Des nuits infinies, de ces choses qu'oublie la mort

    Ce matin là! Toute ma solitude fut rompue
    Par un violent coup de pied, une question de territoire
    L'ironie de la chose, c'est que je rêve encore
    De celle-là dans des lieux qui sont tous récurrents

    Mes enfants, ceux que j'avais faits avec elle,
    Ils me montraient un monde qui est tout différent
    Je suis un Dieu, je suis un roi pour ceux que j'aime
    Mais je me moque bien de l'Histoire

  • Les rimailleurs

    Les rimailleurs
     
    Ils travaillent sans faim la rime, à coup de fouet
    Comme des gamins babillards qui jouent avec leur jouet
    Ce sont des esclaves innocents d'une loi devenue caduque
    Ce sont de ces êtres entre limaces ou bien mollusque
     
    Ils plagient sans le savoir, toutes leurs propres lectures
    Car ils ignorent encore toutes les grandes aventures
    Tellement ceux là ils restent soumis à la norme poétique
    Et ils ignorent encore ces mots là "Formes" et  "Esthétique"
     
    Rimbaud, Le Poète, c'est le seul maitre qu'ils se donnent
    Pourtant le vieux Arthur et ses vies parfois s'abandonnent
    En oubliant pour toujours des manuscrits encore inédits
     
    Dans les brouillards de novembre, ils parlent à la mort
    Pensant être, bien ivres, très beau et aussi très fort
    Quelques uns deviennent, mais d'autres restent des maudits