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La nature et l'écologie

Regarde !

Regarde !

Regarde la bien la petite fourmi,
Elle est petite, elle est ordonnée,
Elle est travailleuse,

Tu la vois bien cette fourmi,
Elle a arraché ses ailes,
C’est toi, c’est moi, c’est nous,

La petite fourmi,
Petit atome de vie,
Petite molécule d’intelligence.

Un tout petit univers
Et toi ! Tu te crois encore si grand,
En elle, la vraie grandeur,

Toi ! L'homme ! Tu fais semblant de l’ignorer,
Toi si savant et tellement puissant,
Toi, homme… toi qui te dis le maître de ce monde,

Après ta mort. O mortel !
Après la fin de tous les hommes,
Ces descendants vivront et seront encore là,

Regarde donc cette fourmi si petite. /
Admire encore cette perfection de la nature, /
Une vie que tu dis sans rêves,

Une vie que tu dis sans désirs,
Mais une vie tellement parfaite
Elle vit au présent dans l’éternel,

Cette fourmilière
Te survivra des millénaires,
Des millions de siècles,

Petite fourmi,
Ton avenir est assuré,
Homme ! Comment durer ?


Et qu’en penser ?
A quoi rêves-tu ?
Petite ? !

Bruno Quinchez Morsang sur/Orge 1979 repris en juin 1995

Regarderegarde-mp3 (271.53 Ko)

 

Un truc bizarroïde, des vagues bleues dans la mer à San Diego en Californie

A San Diego en Californie on voit apparaitre depuis quinze jours des vagues bleues phosphorescentes qui seraient dues à des microorganismes qui sont présents dans les vagues et qui réagissent en émettant de la lumière bleue

Restons Modeste !

RESTONS MODESTE !

Un peu d'astrophysique à savoir
Que quand une étoile meure
80 % de ses restes sont projetés dans l'espace
Et ils permettent de donner naissance
 
À une autre étoile qui est faites de ces restes
Notre soleil, qui nous éclaire il serait, parait-il
Une étoile de  la 3ième génération
On le sait par la présence ou non
 
D'éléments chimiques qui sont synthétisés
Lors de la mort des étoiles précédentes
Notre soleil est âgé de 4.5 milliards d'année
Et on pense qu'il va encore durer
 
Environ 5 milliard d'années, nous ne serons plus là !
Ou du moins nous aurons évolué, vers quoi ?
Notre humanité, elle ne date que de 6 millions d'année
Les temps géologiques ça rends modeste

Paris le 13 juillet 2018

Sur les oiseaux et les bestioles de la campagne

Sur les oiseaux et les bestioles de la campagne

Pour que je puisse les décrire plus facilement
Encore me faudrait-il que je les voie de plus près
Ou qu'ils soient dans une cage avec des barreaux
Je n’ai jamais aimé les cages, chacun son truc

Pour moi les oiseaux, ils sont toujours libres
De voler dans notre ciel qui est sans obstacle
Parfois on parle d'anges qui sont dans le ciel
Mais moi vous savez, je n'ai jamais vu d'anges

Mais j’ai aussi vu de mésanges ou des rouges-gorges
Et des piafs gris qui se débattent dans la poussière
Et de nombreux pigeons qui sont ici dans notre Paris
J'ignore ces oiseaux du matin, ceux qui chantent très tôt

Toutes ces bestioles, je me dis qu’elles sont plutôt fragiles
Je ne sais pas pourquoi, de nos jours elles disparaissent
C'est si facile d'accuser ce monde beaucoup trop cruel
Moi savez peut être mais moi je ne sais pas pourquoi

Dans le passé je voyais Morgane la chatte de mon frère
Qui revenait vers moi avec des bestioles dans la gueule
Et qui me les proposait, cela assez délicatement
J’étais sans doute un chaton ou un maître pour elle

Ces proies qu'elle me donnait si généreusement
C’était des petites bestioles de rien du tout qu’elle chassait
Entre des oiseaux assez divers et des souris des champs
Je me disais aussi pauvres bestioles qui sont beaucoup trop fragiles

Paris le 30 juin 2018

Mes bruits familiers

Mes bruits familiers

Je suis allé en Normandie
Qui reste assez fraîche
Pas entendu de cigales
Je vais parfois en Savoie

Entre les mois de juillet-aout
C'est un concert de bruit divers
Entre les grillons et les cigales
Et aussi parfois des animaux

Comme des chiens qui aboient
Des poules qui chantent et un coq
Et de temps en temps pendant l'été
Tous les travaux dans les vignes

La Normandie, elle est plus calme
J'y entends des oiseaux chanter
Entre des merles, des rossignols
Et des tourterelles qui roucoulent

Et ça me change de ce Paris
Avec tous ses bruits urbains
Comme les poubelles qui passent
Vers sept heures du matin

Je sais bien que c'est bizarre
Mais c'est un repère pour moi
Quand je me réveille le matin
Car je suis encore dans mon lit

Aussi des pigeons envahissants
Qui eux aussi roucoulent
Et eux, ils chient partout
Ça fait partie du paysage

J'entends très tôt le matin
Quand il fait encore nuit
Des oiseaux qui chantent
Mais je ne sais pas lesquels

Paris le 27 juin 2018

Un Jardin redevenu sauvage chez-nous

Le jardin commun 01Le jardin commun 02

Mes fleurs sauvages

La nature qui reprend ses droits

Je regarde, je laisse faire et j'aime toute cette improvisation
Je laisse aussi pousser des plantes sans y faire attention
Notre jardin oscille entre la forêt vierge et le jardin de curé
Je ne sais pas trop tout ce que ça va pouvoir devenir dans la durée

Là moi ! Je rigole parce que j'aime bien toute cette grande liberté
Certes ça fait désordre, mais j'y vois aussi de sacrées potentialités
Un jour peut-être qui viendra, je me mettrai à aimer les pissenlits
Vous savez ces plantes, dites dents de lion, aussi appelées chienlit

Le ciel a été favorable à l'herbe qui pousse très drue et en abondance
J'ignore si demain il y aurait de belles fleurs nouvelles pour une romance
Le temps qui passe,il m'enseigne à aimer et à respecter la nature telle quelle
Je ne sais pas si un jour avec un jardinier très ordonné... La vie serait-elle cruelle

Hier ça se voulait un jardin qui était très entretenu par tous mes voisins
Je rigole, mais à force d'y mettre la main, il y a maintenant trop de choses au jardin
Les vieux rosiers plantés qui disparaissent sous des tas de choses incertaines
Je ne sais pas si je verrais encore des roses épanouies ? Mais alors ? Plus de reine !

Oui ! La beauté parfois, ça tient de l’ordre et du désordre, c’est encore à voir
Mais là je ne sais pas ! Oui je sais des choses toute nouvelles qui sont à percevoir
Le jardinier, certainement il devra faire des choix entre tout ce qui restera après lui
Ce jardin un peu désordonnée... Est-il la vie ? J’ignore que qu’en sera le fruit !

Paris le 17 juin 2018

Une copine qui m'a mis une photo
Sur ce devrait être un jardin sauvage
Je disais plutôt  jardin à l'anglaise
Une chose qui est aussi très réfléchie
Dans le choix et la disposition des fleurs

Paris le 18 juin 2018

Fleurs du jardin sauvages

Ma Réponse

Certes mais dans ton jardin
 Il ya la présence des fleurs
Celles-ci ! Qu'elles soient choisies ou non,

Cela  n'est pas vraiment  aléatoire...
On appelle cela jardin à l'anglaise...
Puis là je parle d'une trop grande liberté

Qui est laissée à mes voisins,
Au départ c'était des massifs de rosiers,
Puis quelqu'un a planté une lavande

Qui a tout envahi et maintenant
Ce sont des broussailles de fleurs,
Et surtout pas de superviseur

Pour le choix des fleurs,
Et ça donne cet embrouillamini
Le hasard nous jour parfois des tours

Paris le 18 juin 2018 15h22

Le jardin commun 03

Le jardin commun 04

Eté dans les alpages

Eté dans les alpages

Dans la prairie verte les sonnailles des moutons tintinnabulent
Les mérinos pâturent dans les prés ainsi que de noirs caraculs
Le berger pense à ses brebis agnelant en ces jours nouveaux
Les champs sentent bon dans le soir, le ciel et l'air sont chauds

Les cloches dans les montagnes sont étouffées par le bruit des torrents
Les estivants passent sur les sentes avec leurs sacs et leurs enfants
Les ailes des vautours virent autour des cimes environnantes
Pour de jeunes agneaux des levrauts ou de jeunes chairs innocentes

L'air est chargé de miasmes et du parfum sucré des violettes
Le berger prépare sa pitance et il pense aux femmes joliettes
Seul dans sa montagne parmi ses brebis, ses béliers et ses agneaux

Le pâtre mange son fromage et il boit le vin dans sa gourde
Ses inquiétudes sont quotidiennes, ses contraintes sont lourdes
Le Ciel est beau l'air est pur et ces vies restent son fardeau

Bruno Quinchez Paris le 5 Juillet 1997

 

Dans les pâturages

Dans les pâturages

J'irais me coucher dans un lit d'herbes
Voir à la belle étoiles, laisser les vaches brouter
Les moutons seront encore mon souci quotidien
Puis à la fin de l'été, je descendrais, je transhumerais

J'irais pas monts et par vaux
A la recherche de la toison d'or
Comme un argonaute sage et confiant
Au mileux des ruisseaux et des fleurs

Puis j'irais à la ville me saouler de paroles
Voir les filles qui me manquaient la haut
Et je leur sortirais ma flute et mon chapeau
Je serais un prince avec un sourire de Berger

 
Puis j'irais encore avec elles parler de chez moi
Elles me trouverons innocent ou je ne sais plus
Elles parleront de leurs pères qui travaillent en usine
Mais moi, pour elle je serais alors, je le sais un prince

Bruno Quinchez Victorugueux Paris  archive avant 2005

Passages

Passages...

Plus le temps passe
Plus je me demande
Ce qui est important
Dans toutes ces choses

Celles que nous écrivons
Croyant faire plutôt léger
Des poèmes beaucoup trop lourds
parfois le silence s'impose

Y aurait-il plus Juste
Que ce verbe trop bavard
En mal de reconnaissance
Il n'y a que ses babillages

Aimer le Nectar de la vie
Mais ne pas vouloir respirer
Que le pur arôme des fleurs
En oubliant tout le reste

A l'ombre d'un soir bien sombre
Je sais des fleurs fanées
Qui sont  tout notre passé
Le printemps, il reste à venir

Quelques sons de cloches
Quelques odeurs de sapins
Qui me rappelle ce Noël passé
Et cette fête de la lumière

Je sais de ces printemps fous
Et des ivresses de pures joies
Pleine de désirs très charnels
En sachant ce souvenir de toi

Éros est un ange du printemps
Il n'aime pas la nuit et l'hiver
Et parfois, il nous fait des signes
Dans ces temps obscurs

Paris le 30 décembre 2017

Hivers

Hivers

J'irais de ci et de là
A travers l'hiver froid
Me balader emmitouflé
Dans les rues enneigées
 
Ah cette neige blanche
Qui tombe de là-haut
Légère et matelas d'ouate
Cela ! Je ne le sais pas
 
Quand viendra-t-elle ?
Entre les froids et la nuit
Mais je l'attends encore
Elle est la neige des hivers

Paris le 20 décembre 2017