La nature et l'écologie

  • Hivers

    Hivers

    J'irais de ci et de là
    A travers l'hiver froid
    Me balader emmitouflé
    Dans les rues enneigées
     
    Ah cette neige blanche
    Qui tombe de là-haut
    Légère et matelas d'ouate
    Cela ! Je ne le sais pas
     
    Quand viendra-t-elle ?
    Entre les froids et la nuit
    Mais je l'attends encore
    Elle est la neige des hivers

    Paris le 20 décembre 2017

  • Un message, pour tous nos hommes politiques, sur une réalité énergétique qui leur échappe

     Un message, pour  tous nos hommes politiques, sur une réalité énergétique qui leur échappe

    J'entends sur ma radio France-Inter pour la citer que des syndicalistes d'ERDF, ils annoncent, la quasi impossibilité de fournir de l'électricité avec le réseau actuel déjà surchargé par le manque de centrales de productions électriques, bref une pénurie qui touchera tout le monde cet hiver. C'est bien une drôle d'idée que de fermer des centrales électriques, qu'elles soient classiques ou nucléaires en France, mais ça risque de faire un gros black-out cet hiver, s'il fait froid.  A savoir que déjà pendant l'hiver 2016-2017, nous étions passé par ces mêmes problèmes. Dans certains lieux chauffés électriquement, ce qui  est bien là une des folies des architectes des années 70, donc je vous dis : ça risque de cailler chez vous !  Mais sans les sous nécessaires à son entretien, c'est tout le réseau EDF qui maintenant il est  en surproduction pour certaines centrales  qui ne sont pas assez nombreuses ou encore des centrales en mauvais état donc une production limitée.  IL FAUT DES SOUS POUR NOS CENTRALES, MONSIEUR LE PREMIER MINISTRE ! Là ! Je ne dis plus rien à Monsieur Hulot, un utopiste qui est peu crédible et qui ne connait rien des réalités énergétiques de notre pays.  EDF aurait dû rester une réalité nationale et n'aurait jamais dû être vendue à un monde des spéculateurs qui se foutent bien des réalités des contraintes techniques qu'est cette réalité de producteurs d'électricité Nucléaire quasiment en faillite dès les départs de cette filière. Pour la gestion privatisée, d'un  secteur qui très demandeurs de techniques donc de fonds financiers pour l'entretien....OUI !  LA PRIVATISATION D'EDF, c'est une pure folie !  Puis avec toutes les merdes qui sont en prévisions pour cet hiver, si ce n'est pas la faillite ou un nouvel accident nucléaire. Alors on NATIONALISERA.

    Messieurs les politiques ! ON EST DANS LA MERDE ! Il faut que vous en soyez conscients

    Paris le 15 novembre 2017

  • Le papillon bleu

    Le papillon Bleu

    Le papillon bleu, celui-là qui charmait, mes étés d'autrefois
    Qu'est-il devenu ? Je ne le vois plus, et plus de vols sur les fleurs
    Certes je vis dans un monde qui vit bien sans les mouches
    Mais je ressens aussi de vraies absences, de ces choses mortes

    Même les papillons blancs de nos nuits, ils sont aussi absents
    Parait-il que c'était un de ces parasites, comme des mites à éliminer
    J'ignore ce qu'il y aura après,  toutes ces disparitions, bien trop communes
    Les oiseaux, ils sont aussi sur le point de mire de la destinée actuelle

    Il ne restera que l'homme envahissant, avec  tous ses déchets de plastique
    Et tous ses produits phytosanitaires assassins, de ces choses qui dérangent
    Petit piaf dans la poussière, de la grisaille de mon Paris ! Où es-tu donc ?
    Je sais des myriades de choses de la vie, qui sont beaucoup trop fragiles

    Je sais aussi des animaux, divers de tous lieux, de plus en plus rares
    Comme des baleines à bosses, et leurs royaumes marins dans toutes les  mers
    J'ignore s'il existe encore des lieux des champs cultivés avec ces papillons
    La seule chose que je sais,  et cette information,  je l'ai lue sur internet

    Que les automobilistes allemands qui roulent sur les autoroutes
    Ils ont constaté que 80% de toutes ces petites saletés ordinaires
    Toutes celle qui s'écrasaient sur les pares brises de leurs grosses voitures
    Elles avaient aujourd'hui disparues, des moustiques et autres insectes

    Personnellement, je me dis que pour moi, ce papillon bleu me manque
    Et j'ignore ce que cela signifie toutes ces disparitions d'insectes
    Je ne sais pas ce que serait un monde futur sans tous les insectes
    Je vous dis, il n'y a pas que l'abeille qui soit à sauver de nos saloperies

    Paris le 14 novembre 2017
       

  • Le chien pelé... Un texte de Jean Anouilh

    Le chien pelé...

    Un chien pelé, boiteux, que personne n'aimait,
    Sauva un jour une petite fille
    Qui se noyait.Il fut fêté par la famille.
    Tout un jour, caressé, il vécut en héros.

    On lui donna du sucre, on lui donna des os...
    La petite exigea que le soir, à l'étage,
    Il dormît au pied de son lit.
    L'enfant était choyée.
    On dit : «Et s'il salit ?

    Un chien galeux sur un tapis, ce n'est pas sage...
    Mais elle était au bord des larmes,
    On accepta le chien;
    En se promettant bien
    Qu'on le renverrait, passée cette alarme.

    Le chien dormit comme un évêque et fit un rêve.
    Une île peuplée de chats,
    Dont il était le pacha.
    Il cassait quelques reins, le matin, pour l'hygiène,
    En se promenant sur la grève ;

    Puis, il s'étendait mollement,
    Tandis qu'une esclave indigène
    Eduquée tout spécialement (Gratter un dos est une science),
    Venait le gratter en silence...
    Aux repas :Os en abondance...

    Il choisissait nonchalamment.
    Mais surtout, despotique et tendre,
    sur cette île,Régnait une petite fille,
    Qui le comblait de sa tendresse...
    Il avait de tous temps rêvé d'une maîtresse.


    Au réveil, la petite dit : «Il a ronflé.
    Je ne veux plus du sale chien, il sent la crotte!
    Le chien fut promptement chassé.
    La queue basse, il fit une petite trotte,
    Reniflant les odeurs charmantes du pavé.

    Vers midi il revint s'enquérir du menu,
    A tout hasard, l'air ingénu.
    On venait justement de laver la cuisine :
    La bonne l'expulsa d'un coup de pied au cul.

    Les ouvriers, qui sortaient de l'usine,
    Défilaient devant la maison du directeur.
    Ils portaient des pancartes; ils poussaient des
    clameurs.«Plus de salaires de famine ! »
    «Assez de travailler pour rien ! »
    «Les hommes ne sont pas des chiens ! »

    Un homme ramassa une pierre et fit mine
    De la lancer vers les fenêtres de l'enfant.
    Le chien bondit et le mordit cruellement.
    Pris pour le chien de la maison
    Et, malgré sa dégaine triste,

    Pour un affreux capitaliste —
    A défaut de la direction,
    Les ouvriers, furieux, lui firent
    Son affaire à coups de bâton.
    Le chien agonisa doucement sans rien dire,
    Langue pendante, sans pouvoir bouger les membres,

    Jusqu'au soir, en pensant que la petite fille
    Avait été vraiment gentille
    De l'avoir couché dans sa chambre...
    La bonne pour tout cadeau
    Lui apporta un peu d'eau.

    Il pensa qu'elle était bien bonne, car en somme,
    Elle ne lui devait rien.
    Les hommes ne sont pas des chiens,
    Mais les chiens ne sont pas des hommes

    Animaux Jean Anouilh

     

  • Entre la COP 21, la COP 22 et la COP 23... Novembre 2017

    Entre la COP21, la COP 22 et la COP 23... Novembre 2017

    J'entends parler de la COP 23, celle qui se passe à Bonn en Allemagne, première chose que j'ai apprise, c'est que l'augmentation de températures  qui était prévue dans la COP 22 celle de Paris, je ne parle pas de Marrakech que je n'ai pas suivi !  Hé bien,  cette limite  Maximum attendue des températures prévues, elle ne pourra être tenue, car nous avons déjà dépassé le plafond. J'entendais aussi  des gens de la planète, de tous ceux-là qui sont touchés par tous ces problèmes actuels entre des gens qui vivent sur une ile du pacifique aux Fidji et qui disent que leur île, elle était submergée par un niveau d'eau important et que si ça continuait, ils se savaient où ils iraient... Et aussi la parole d'une autre personne habitante un pays d'Afrique, tout près du Sahel où la sécheresse rendrait impossible toutes les activité de cultures et de pâturages, c'est là une de ces réalités écologiques qui créaient des problèmes politiques de vies communes entre diverses populations. Je ne parle pas de ces divers cyclones et événements climatiques d'une rare violence qui ont augmentés en quantités et en intensités Pour l'histoire de la relation avec le CO²,  je ne sais que dire, mais je sais que la terre se réchauffe... J'entends parler aussi de la ressource en poissons qui baisse et de tous les insectes qui ont disparu dans une proportion de 80%. Les oiseaux, ils n'ont plus rien à bouffer ! Pas merci ! Messieurs les agriculteurs et vos produits assassins. On peut aussi parler dans les mauvaises nouvelles de ces ilots flottants de plastiques, ceux-là  sont appelés  le 6ième continent, des ilots de plastique qui donnent des problèmes avec les poissons et avec les oiseaux qui les mangent et aussi l'évaporation.... Bref en écoutant ma radio, je me dis qu'on est dans le Caca,    

    Paris le 8 Novembre 2017

  • Sécurité Nucléaire ? Green peace tire un feu d'articie à Cattenom

    Sécurité Nucléaire ? Green Peace tire un feu d'artifice à Cattenon

    Ce matin très tôt dans la nuit quelques militants pro écologistes de Greenpeace, ils s'introduisent dans la centrale de Cattenom et ils arrivent à proximité d'une piscine nucléaire où sont entreposées des barres d'uranium en stockages, Nota Bene une dame préoccupée par mes écrits, elle me fait dire que ce ne sont pas des barres d'Uranium mais du Mox, Un agglomérat qui est une cochonnerie assez radio active car comprenant du Plutonium....Le Mox matériaux qui est susceptible d'être utilisé dans une centrale et là les gars de Green Peace, ils tirent un feu d'artifice pour démontrer le peu de fiabilité de la sécurité antiterroriste de la centrale de Cattenom et de toutes les centrales nucléaires françaises en général, à savoir aussi que dans ces centrales nucléaires, actuellement il y en a 17 qui sont mises hors service, que le parc nucléaire, il est vieux car il est constitué principalement de centrales âgées de plus de 35 ans et  ce parc limité en nombre donc en puissance, il sera incapable de faire face aux futures demandes d'énergie électrique que donnent  tous les projets fous de Monsieur Hulot Ministre de l'environnement actuel qui fait une phobie du CO²...  A savoir que l'avenir, ce n'est pas fait pour un rêve de faiseur d'image de Télévision... Il ya des réalités plus triviales et plus communes qui sont prédictibles donc à envisager dans un polique plus réaliste et il y a  certainement des sous qui sont à mettre là où il faut les mettre, à savoir aussi que pour l'électricité solaire et les éoliennes qui ont des intemittences dans les temps entre les régimes de vents et l'ensoleillement, à savoir la nuit, il n'y a  pas de production électriue alors on fait comment ? Actuellement il n'y a personne qui ne sait comment stocker tous les watts électriques qui sont fournis pendant les heures creuses. Certes pour le stockage de l'énergie électrique produite, il y a bien l'énergie potentielle de l'eau, mais celle-ci, elle n'est disponible et utilisable, que dans les montagnes ou les endroits avec reliefs, on ne peut utiliser une batterie comme vecteur de stockages électriques que pour des usages restreint comme énergie d'appoint des véhicules

    Paris le 12 octobre 2017 et quelques modifications le 13 octobre 2017

    Rajout du 13 octobre 13h05

    Pour les biens pensants et les biens disants à langues de bois, l'essence même du Nucléaire, c'est un concept de terreur, alors les terroristes nucléaires, ils existent depuis 1944, Merci Einstein, Oppenheimer et tous les savant fous qui ont vendus leurs âmes aux militaires

     

  • Deux coqs et la basse-cours

    Dsc01055Dsc01080

    Dsc01175

    Deux coqs et la basse-cours

    Pendant mon court séjour en Savoie dans notre maison familiale
    J'ai vu deux coqs qui se battaient, une dispute qui restait toute triviale
    Un grand coq gaulois qui chantait tout le temps et cela même le jour
    Cela sans doute pour ramener toutes ses poules dans son harem d'amour

    Il y avait aussi un coq tout roux qui voulait aussi avoir quelques poules
    J'ignore pourquoi l'un s'imposait et l'autre qui fuyait car le gaulois le refoule
    L'un  appelons le Chanteclair, il nous réveillait très tôt dans le tout petit matin
    L'autre appelons Le rouquin et lui Il essayait plutôt de se faire un destin

    Quelques poules qui lui répondaient, mais Chanteclair, il veillait au grain
    Et le chassait au loin, ce coq roux ne se soumettait pas à cette loi d'airain
    Chanteclair, le roi de la basse-cours,  Il se croyait chez lui et il nous narguait
    Comme si ce lieu commun où nous étions en famille, cela lui appartenait

    Il est des coqs prétentieux, qui se croient les seuls maitres de leur basse- cours
    Je sais seulement que ce coq là,  il finira un jour dans un une casserole, cela sans recours
    Et l'autre, si Chanteclair meurt, il deviendra le maitre incontesté, des poules et poussins
    Ces deux là,  je les vois aujourd'hui, mais je ne sais rien de leur avenir, ni de leur destin

    Paris le 28 juillet 2017

     

     

  • Un message que j'ai reçu sur la politique et les abeilles

    Un message que j'ai reçu  ce soir sur mon courriel ça concerne les

    abeilles, les empoisonneurs et la politique à Bruxelles

    je pense qu'il vaut mieux faire savoir que de se taire

    Chère amie, cher ami,

    C’est un tour de force magistral que les lobbies de l’agrochimie sont en passe de réussir à Bruxelles, pour balayer d’un revers de la main les années de combat des apiculteurs, des scientifiques et des associations de citoyens, et continuer à vendre à grands coups de milliards leurs pesticides tueurs d’abeilles partout en Europe…

    …alors même qu’en France, les députés et les sénateurs ont voté leur interdiction !

    Je vais vous détailler dans quelques instants comment s’y sont pris les lobbies pour convaincre la Commission européenne de s’opposer à une décision prise l'été dernier par des parlementaires – les élus du peuple ! – au profit d’un petit groupe de multinationales bien placées.

    Ils ont déployé un arsenal de méthodes très élaborées, et ont utilisé tous les rouages du système à leur disposition pour s’assurer que l’interdiction des tueurs d’abeilles votée en France ne soit jamais appliquée – ni en France, ni ailleurs.

    Face à une telle déferlante de moyens – juridiques, humains, matériels et financiers – on pourrait se sentir découragé, et se dire qu’ils ont définitivement gagné la partie...

    Laissez-moi vous dire qu’il n’en est rien : si des failles existent pour eux, elles existent pour nous aussi !

    Et il ne tient qu’à nous, citoyens, apiculteurs, agriculteurs, défenseurs de l’environnement, de nous rassembler et de nous organiser pour mener la bataille aussi efficacement que les lobbies de l’agrochimie.

    Alors, si vous le pouvez, donnez à POLLINIS les moyens d’organiser ce grand rassemblement des défenseurs des abeilles et de la nature !

    Grâce à des années de combat acharné, nous avons réussi à convaincre les parlementaires français de voter enfin cette interdiction : nous ne pouvons pas laisser les lobbies de l’agrochimie démolir cette victoire !

    Depuis des semaines, nous travaillons d'arrache-pied pour comprendre et analyser ce qu'il s’est passé depuis le vote de l'interdiction des tueurs d'abeilles en juillet dernier. Notre association POLLINIS est la première à tirer la sonnette d'alarme face au risque de voir l’interdiction des pesticides néonicotinoïdes votée en France censurée par Bruxelles.

    Ce que nous avons découvert est sidérant :

    La « consultation » à Bruxelles

    Après des années de lutte et de mobilisations, la France a interdit tous les néonicotinoïdes tueurs-d'abeilles à partir de 2018 – une victoire magistrale des citoyens et de la raison pour enrayer le déclin des abeilles et pollinisateurs sauvages et commencer enfin à sortir les agriculteurs du tout-chimique dans lequel ils se retrouvent enfermés.

    C'est un précédent historique pour l'Europe, et pour le reste du monde - car d'autres pays suivront nécessairement la voie tracée par la France...

    ...Une catastrophe pour les multinationales de l'agrochimie et leurs armées de lobbyistes qui sont en train de s'y opposer coûte que coûte. Ils ne peuvent plus rien faire en France ? Alors ils déplacent la bataille à Bruxelles, pour empêcher que la loi soit appliquée !

    Voilà pourquoi, à peine connue l'interdiction des néonicotinoïdes en France, la Commission a immédiatement lancée en catimini une « consultation » invitant tous les pays membres de l'Union européenne et les acteurs concernés à se prononcer pour ou contre l'interdiction.

    Et tenez-vous bien : aucune association, ONG, et autres représentants de la société civile n'a été tenue informée de cette consultation !

    Résultats : sur 75 participants, pas un seul représentant des citoyens ou de la société civile !

    Sans surprise, on retrouve en revanche parmi les participants : Bayer, Syngenta, les lobbies de l’agro-industrie, les lobbies phytopharmaceutiques, les lobbies de l’agriculture intensive… (1)

    L’instrumentalisation des agriculteurs

    Mais ce n’est pas tout : pour enfoncer le clou et crédibiliser cette consultation-fantoche, on trouve aussi des « témoignages » d'agriculteurs dépendants à 100% des produits chimiques : l’agrochimie n’hésite pas à les effrayer en faisant planner le spectre de la « misère » qui les guette si leurs cultures, faute de chimie, sont ravagées par les bioagresseurs…

     Alors même qu’ils peinent déjà à joindre les deux bouts, et que leurs exploitations, de plus en plus dépendantes des règlements, des subventions et de produits chimiques de plus en plus coûteux, sont au bord de la faillite à cause du système dans lequel ils sont enfermés !

    Et pour l’agrochimie, le plan n’est pas terminé…

    L’intervention des autorités sanitaires hongroises

    Pour empêcher le plus longtemps possible l'application de l'interdiction des néonics en France, les lobbies se sont appuyés sur une procédure prévue en cas de différend entre États européens : si un seul pays de l’UE émet un avis négatif pendant la consultation sur la décision française, l’ensemble du processus est bloqué…

    Qu’à cela ne tienne : les lobbies sont allés dépêcher la Hongrie, et les représentants de son Agence de sécurité sanitaire, connus pour être de fervents défenseurs des intérêts de l'agrochimie, pour déposer auprès de la Commission européenne un Avis confidentiel s'opposant à la décision de la France. (2)

    Et voilà l’interdiction de France bloquée de facto par Bruxelles…

    Le coup de grâce : l’argument juridique

    Le but de toutes ces manœuvres, c'est de gagner du temps en repoussant le plus longtemps possible l'application de l'interdiction en France et de démarrer un bras de fer avec la France pour l'obliger à renoncer à l'interdiction des néonics qui violerait selon eux le règlement européen....

    La pression est énorme :

    Pour verrouiller le débat et s’assurer que la Commission européenne ne laissera pas passer l’interdiction des tueurs d’abeilles en France – ce qui pourrait créer en Europe un précédent beaucoup trop dangereux pour leur business… – les lobbies ont actionné leurs bataillons de juristes et d'avocats pour démonter les arguments de la France. Ils parlent tous de « violation du règlement européen » sur la libre circulation des marchandises en Europe, ou sur la réglementation des molécules toxiques en Europe... et sous-entendent clairement qu'ils pourraient attaquer la France devant la Cour de Justice de l'Union Européenne dès qu'elle fera mine de retirer l'un de leurs poisons du marché.

    … Des arguments repris quasiment mot pour mot dans l’avis final tenu secret que la Commission européenne a envoyé à la France – et qui la somme de renoncer à l’interdiction des tueurs d’abeilles…(3)

    Pourtant, c'est clairement la France qui a raison. Et ce n'est pas pour rien qu'elle a interdit les néonicotinoïdes.

    Faut-il encore le rappeler ?

    Les néonicotinoïdes, avec d'autres produits sophistiqués, maintiennent dangereusement les agriculteurs dans un état de dépendance totale vis-à-vis de produits très coûteux et de moins en moins efficaces pour protéger les cultures face à des insectes, des plantes et des maladies qui deviennent résistants aux produits censés les éradiquer ;

    Résultat : les néonicotinoïdes sont pour certains jusqu'à plus de 7 000 fois plus toxiques pour les pollinisateurs que le redoutable DDT utilisé contre les insectes il y a encore quelques décennies, et aujourd'hui retiré du marché pour de très bonnes raisons !

    Selon les études, 85 à 98% (!) des néonicotinoïdes utilisés en Europe passent directement dans les sols, se diluent dans l'eau et détruisent les animaux et organismes auxiliaires, nécessaires aux cultures ;

    On les retrouve dans les nappes phréatiques et les cours d'eau, détruisant au passage des maillons clés de la chaîne alimentaire et réduisant dramatiquement la biodiversité.

    Tout cela est maintenant suffisamment documenté (4) et même admis par les agences de sécurité sanitaires. Mais les lobbies continuent à verrouiller le système : chantages en sous-main, arrangements entre technocrates et lobbyistes, responsables de direction à la Commission qui partent travailler pour l’industrie puis reviennent à la Commission, « associations-écran » et sites « d’information » qui diffusent leur propagande pour les faire passer pour de bons samaritains quand ils démolissent à coups de chimie notre environnement, les pollinisateurs et l’agriculture que nous laisserons à nos enfants…

    Je vous avais prévenu : les multinationales agrochimiques disposent de moyens tentaculaires pour imposer leur loi à toute la population. Mais ce n’est pas une raison pour leur laisser le champ libre pour sacrifier impunément les abeilles, notre santé et notre environnement !

    Depuis maintenant cinq ans, notre association POLLINIS sonne le tocsin et rassemble les citoyens à chaque nouvelle attaque de l’agrochimie sur les pollinisateurs. Parce que la première façon de faire barrage aux plans des lobbies, c’est de les rendre publics, d’en informer le plus grand nombre, et d’être nombreux à alerter les politiques pour les mettre dos au mur et exiger qu’ils défendent l’intérêt général face aux intérêts de quelques multinationales agrochimiques.

    Si l’interdiction des néonicotinoïdes que la Commission s’apprête à saboter a été votée en France, c’est notamment parce que nous avons pu mobiliser les citoyens par cinq vagues successives pour faire pression sans discontinuer sur les députés et les sénateurs français.

    Avec plus d’1,2 million de personnes qui suivent nos actions, en France, en Belgique, en Suisse et partout en Europe, notre force de frappe est colossale.

    Mais ce n’est pas tout : petit à petit, grâce au soutien sans faille des membres donateurs de POLLINIS, nous avons pu développer l’expertise nécessaire pour contrer le plus efficacement possible les lobbies sur leur terrain – à Bruxelles.

    *** surveillance des instances d'homologation des pesticides : comme nous l'avons fait avec le Sulfoxaflor il y a deux ans (5) – ce pesticide nouvelle génération nocif pour les abeilles que l'agrochimie voulait imposer en catimini, avec la complaisance de l'UE - nous assurons une veille permanente pour déjouer, dénoncer et tuer dans l'œuf toute tentative de l'industrie d'imposer de nouvelles molécules nocives pour les abeilles, la nature ou la santé ;

    *** mise en place d’une cellule de contre-lobbying, au plus près des institutions, pour surveiller les mouvements des lobbies, et exercer une influence citoyenne permanente sur les décideurs politiques et les technocrates européens ;

    *** maintenir la pression sur les élus, européens et nationaux, pour leur rappeler sans cesse qui sont leurs électeurs : ils tirent leur légitimité et leur mandat des citoyens qu'ils sont censés représenter, et nous devons faire en sorte qu'ils ne l'oublient pas un seul instant ;

    *** utiliser tous les recours juridiques et institutionnels possibles en faisant travailler des juristes, des avocats et des experts pour faire valoir le droit des citoyens à protéger leur environnement, leur santé et leur alimentation face aux attaques à répétition de l'industrie ;

    *** diffuser massivement l'information pour dénoncer de nouveaux scandales, révéler les manœuvres des lobbies sur les institutions, alerter les médias et les citoyens de toute l'Europe sur les menaces imminentes qui pèsent sur leur santé ou leur sécurité alimentaire ;

    Aujourd’hui, nous devons plus que jamais continuer et développer tout ce travail primordial pour contrer la mainmise des lobbies sur les décisions européennes et sur notre mode de vie.

    C’est la raison d’être de notre association : nous représentons les citoyens, et estimons que chaque personne, en Europe, a le droit d’être informée et de s’opposer aux décisions qui vont à l’encontre de sa santé ou sa sécurité alimentaire.

    Pour garantir la totale indépendance de l’association, nous refusons tout financement public ou de grosse entreprise. Tout notre travail repose entièrement sur la générosité et l’engagement des donateurs de POLLINIS - et croyez-moi, nous prenons grand soin à ce que chaque euro soit bien utilisé !

    Aujourd’hui, je voudrais vous proposer de rejoindre les rangs des 20.000 donateurs de POLLINIS – ceux grâce à qui notre combat avance au quotidien.

    C'est grâce à nos donateurs, et uniquement grâce à eux, que l'équipe de POLLINIS peut mener ses actions au jour le jour, à Paris et à Bruxelles. Sans eux, nous n'aurions jamais pu déjouer le coup de la « consultation » organisée par la Commission pour les lobbies, et faire pression sur le gouvernement avant qu’il soit trop tard – il reste encore quelques mois avant la décision finale, et nous le lâcherons pas le morceau !

    Dans les mois qui viennent, nos grandes priorités de bataille sont :

    - maintenir la pression sur le gouvernement pour qu’il ne cède pas un pouce de terrain face aux lobbies et la Commission européenne sur l’interdiction des néonics tueurs d’abeilles – le Conseil constitutionnel, en France, a lui-même validé cette interdiction, la jugeant conforme à la loi : il n’y a aucune raison de laisser les lobbies avoir le dernier mot !

    - monter un dossier juridique béton pour contrecarrer les arguments des lobbies qui menacent désormais d’attaquer l’interdiction devant les tribunaux, européens ou nationaux ;

    - libérer les agriculteurs des pressions honteuses des lobbies en leur présentant les centaines de publications scientifiques et initiatives de terrain de cultures sans ou avec peu de pesticides : aussi rentables, moins coûteuses, et qui permettent aux agriculteurs de vivre dignement et indépendamment de leurs récoltes !

    Par exemple, une étude menée sur 12,6 millions d’exploitations adoptant des pratiques agronomiques alternatives dans 57 pays en voie de développement a montré que la mise en place de modèles alternatifs augmentait en moyenne les rendements de 79% ! C’est possible ailleurs, alors pourquoi pas chez nous ? (6)

    Sans compter que l’argument du champ dévasté par les ravageurs faute de protection chimique commence sérieusement à sonner creux, avec un nombre croissant de chercheurs qui montrent qu’on peut tout autant diminuer les risques rien qu’en diversifiant les cultures (7) !

    Et remobiliser les citoyens, aussi souvent que nécessaire, à chaque nouvelle attaque des lobbies de l’agrochimie mettant en danger les abeilles, notre santé ou notre alimentation, pour qu’ils nous trouvent systématiquement sur leur chemin.

    Nous avons déjà gagné beaucoup de terrain en cinq ans de bataille. Mais pour permettre à l'équipe de POLLINIS de continuer tout son travail, et surtout, de commencer sans tarder les prochaines actions pour saper l’influence des lobbies à Bruxelles, nous devons étoffer nos rangs.

    C'est pour cela que je fais appel à vous aujourd'hui : voulez-vous, par votre don, rejoindre les rangs de POLLINIS, et faire partie des membres engagés qui permettent à l'association de mener le combat au quotidien ?

    Il n'y a pas de minimum de contribution : vous pouvez donner 15 euros, 30 euros, 50 euros, 100 euros, 200 euros... La plupart du temps, les gens qui rejoignent l'association donnent 35 euros.

    Mais quel que soit le montant de votre don, sachez qu'il sera une aide précieuse pour POLLINIS et son équipe pour mener les actions nécessaires à l'organisation d'un véritable contre-lobby citoyen, solide et efficace, pour faire barrage aux les attaques de l'industrie agrochimique sur nos droits et notre mode de vie.

    Sur qui d'autre pourrions-nous compter pour bâtir ce contre-pouvoir, si ce n'est sur des citoyens engagés, comme vous, déterminés à ne pas laisser sacrifier impunément leur santé et leur alimentation pour faire fructifier les profits de quelques grandes multinationales agrochimiques ?

    Si nous ne nous dressons pas d'urgence, tous ensemble, face à l'industrie agrochimique et son armée de lobbyistes, si nous les laissons faire la loi impunément à Bruxelles, non seulement il sera trop tard pour empêcher le verrouillage complet et définitif du système au profit de l’industrie, mais la voie sera libre pour eux pour faire passer n'importe quelle nouvelle substance dévastatrice pour les pollinisateurs, la nature ou la santé humaine !

    Arrêtons le massacre, dès maintenant. Je compte sur vous, et vous remercie par avance pour votre engagement et votre soutien au combat pour protéger les abeilles et la nature, et aller vers une agriculture pérenne, respectueuse des pollinisateurs et de la terre dont elle dépend.

    Nicolas Laarman

    Délégué général

    >>> POUR FAIRE UN DON, CLIQUEZ ICI

    Références :

    1) Voir la liste complète des participants ici : "Decree on the definition of neonicotinoid active substances contained in plant protection products"- onglet "Contributions" 

    2) Lire l’avis de la Hongrie

    3) Observations de la Commission européenne

    4) Worldwide integrated assessment on systemic pesticides, Taskforce on systemic pesticides Environ Sci Pollut Res (2015) 22:1–4 DOI 10.1007/s11356-014-3220-1

    5) Ecosystem services, agriculture and neonicotinoids, EASAC 2015 

    6) Campagne #StopSulfoNow 

    7) Resource-Conserving Agriculture Increases Yields in Developing Countries J. N. Pretty,*,†, A. D. Noble,‡, D. Bossio,§, J. Dixon,‖, R. E. Hine,†, F. W. T. Penning de Vries,⊥ and, and J. I. L. Morison†  Environmental Science & Technology 2006 40 (4), 1114-1119 DOI: 10.1021/es051670d 

    8) Voir par exemple à ce sujet :

    The ecological role of biodiversity in agroecosystems, Miguel A. Altieri, Agriculture, Ecosystems & Environment, Elsevier Juin 1999 

    Hauggaard-Nielsen, H. ; Jørnsgaard, B.;Kinane, J. ; Steen Jensen, E., 2007. Grain legume–cereal intercropping: the practical application of diversity, competition and facilitation in arable and organic cropping systems. Renewable Agric. & Food Syst., 23 (1): 3-12 

    Plant species diversity for sustainable management of crop pests and diseases in agroecosystems: a review, Ratnadass, A., Fernandes, P., Avelino, J. et al. Agron. Sustain. Dev. (2012) 32: 273. doi:10.1007/s13593-011-0022-4

     

  • Les roses de Chez-Moi

    Dsc00673

    Les  roses de chez-moi

    Des roses qui sont dans un grand pot devant ma porte
    J'ai acheté le rosier spécialement pour son parfum
    Malgré tout je reste sans odeur avec un nez bouché
    Je sens vaguement, une odeur légère et sucrée
    Comme une fraise ou une prune, une odeur de fruit mûr

    Paris le 3 juin 2017

  • Quelques fleurs sauvages qui poussent dans ma rue Haxo

    Dsc00668

    Dsc00669Dsc00670


    Fleurs sauvages dans ma rue

    Fleurs jaunes,  sauvages et affranchies
    Je vois ce rien du tout qui nous rafraichit
    Des petits soleils jaune dans le bitume gris
    Fleurs qui poussent sans histoire à Paris

    Là ! Dans ma rue Haxo toute goudronnée
    Quelques fleurs sauvages qui poussent
    Sans qu'on ne leur ait rien demandée
    Des petit soleils jaunes qui frissonnent

    Entre deux voitures et quelques chiens
    Ce ne sont que des petit presque riens
    Mais la nature qui est bien plus forte
    Elle se permet un petit jardin à ma porte

    Qui les a planté ? Je ne sais pas vraiment !
    Comment sont elles venu là ? Très simplement
    Madame nature ! Là ! Vous me faite sourire !
    C'est la nature qui nous joue ses petits délires

    Combien de temps resteront-elles encore ici
    La nature ? C'est une chose plutôt rare à Paris
    Entre les pigeons gris et sales qui chient partout
    Et ces mauvaises herbes sauvages de rien du tout

    Oui ! Ces mauvaise herbes... Moi ! Elles me plaisent  
    Je ne sais que dire de ces petits riens qui sont à l’aise
    Soleils jaunes, implantés dans le Bitume gris
    J’y vois la nature sauvage, celle de mon Paris  

    Paris 17 mai 2017