Effrois, devant ce monde de fous

Effrois, devant ce monde de fous


Je vis cet effroyable silence d'un jour anodin
Entre le bruit mécanique d'un moteur de machine
Une mécanique aveugle qui est trop inhumaine
Entre un ordre implacable, celui de la rentabilité

Et l'oubli de notre vraie fragilité, nous les hommes
Quelques buts seront à atteindre pour la croissance
Entre la vie de Stakhanov ou la spéculation boursière
Pauvre Marguerite une vache qui survit dans une grande usine

Elle est destiné à produire beaucoup et destinée à mourir usée
Oui là! J'ai très mal à ce monde de fous productivistes
L'enfer n'est pas un mauvais rêve, c'est bien ce cauchemar
Je pense à toutes les promesses qui nous ont été faites

Nous mangeons maintenant, ce que nous produisons
Je n'aime pas ce monde de dingues, je n'aime pas la merde
Je sais seulement que la merde, c' est une valeur contemporaine
Je n'arrive plus à vivre dans cette détresse particulière et sans vrai nom

Paris le 18 juin 2016

 
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