Paris sous un ciel étranger…

Paris sous un ciel étranger…

Ce soir, Paris me montre le ciel d’un exil, celui de l’été,
La lumière a changé, plus fraîche que pendant le début de ce mois d’août,
L’ordonnance des nuages gris remplacent les ciels vifs et pourprés,
Le soleil semble avoir fait sa valise, dans un immense black-out.

Le quinze août arrive et c'est la mauvaise affaire du calendrier.
Les voyageurs lointains ont parfois ces cieux nouveaux à Paris,
De vagues impressions, les mêmes que là-bas et en ces temps-ci,
Le vent souffle et fraîchit, la pluie tombe, le temps est inhospitalier.

Je vois mon Paris partir dans l’exil d’un temps qui me lasse.
Tout casse, tout passe, encore un peu de temps et l’été trépasse.
Soleils adorés comme de l’or, les roses embaument très fort.

Les arbres se chargent de fruits mûrs que l’automne recueille.
Il me semble que bientôt les vents souffleront dans leurs feuilles.
Paris est sous le ciel d’un exil, celui de l’été qui est déjà mort…

Bruno Quinchez Paris le 11 août 2002

 
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