Mes nouvelles de mon recueil de juillet 2018 rangées par chapitres

  • Chapitre 29 Normes ISO 2017

     Chapitre 29 Normes ISO 2017

    Le 31 décembre 2005 en préambule je vous signale la mise en place de la norme ISO 2007 conformément à nos prévisions des années 1995-1997,

     Je vous rappelle la définition et le but de cette nouvelle norme. La définition de cette norme est de normaliser les rapports humains et le but de cette norme est d’améliorer la qualité des productions humaines, voire de faciliter l’exploitation des ressources humaines

    La production artistique ? Elle est en études et elle fera l’objet de la norme ISO 2017 qui sera mise en place dans les années 2015-2020, il y a trop de critères chaotiques qui sont à étudier dans les critères de convergences esthétiques,

    Nota. Bene. En ces jours d’avril 2015 je songe a toute la mise au pas par les services de l’État français de toutes les notions de culture que cela soit les radios d’information ou que ce soit tous les services de la culture et de tous les services de l’enseignement en France,

    Il n’y a qu’à voir le mépris de nos ministres que cela soit madame fleur Pellerin ou bien madame Ségolène royal, on dirait qu’elles ne savent rien de notre belle culture française,

    Oui ! Ces deux dames, elles sont d’une grande inculture, mais elles sont aux commandes et elles détruisent toute notre culture par de la pure bêtise économique, cela sans avoir conscience du mal qu’elles font,

    Donc des irresponsables à juger devant le tribunal des génocides ethnicité-culturels, le fric et la banque, ils tuent toutes les idées de la révolte,

    La norme qui est imposée par ces fous de l’économie, c’est celle du consommateur, cet idiot qui formate, qui jouit et qui consomme sans réfléchir des produits frelatés,

    Pour ces fous de l’économie, il n’y a pas d’autres réalités que la valeur marchande de la culture,

    Déjà toutes les œuvres d’art, elles sont dénigrées par des idiots utiles, je ne pense rien des entreprises de démolition de l’art en général !

    Je dis que vouloir vendre de la merde a des prix élèves par une falsification financière de la cote de ces œuvres, c’est falsifier l’idée de la notion de qualité artistique qui est liée à une œuvre…

    Pour certaines de ces œuvres d’art, elles sont vendues très cher pour la marche spéculatif, les banquiers qui ont des goûts de chiottes, de la fontaine de Duchamp il n’a été retenu que le côté scatologique entre la merde la pisse et l’usage commun,

    Les vendeurs ils vendent, ils achètent et ils spéculent sur des œuvres d’art vendues très chères, à cause de la cote élevée de ces artistes surévalués

    Un tas de charbon ce n’est jamais qu’un tas de charbon et c’est quasi un succès répétitif parmi les artistes, ont-ils des chaudières qui marchent encore au charbon ? Il y a même eut dans les années soixante, un artiste qui vendait ses propres excréments dans des boîtes de conserves scellées

    Non ! Moi je suis désolé ! Mais de la merde cela reste toujours de la merde, à savoir que l’argent, il est toujours corrupteur de notre regard sur la réalité, cet argent, il reste encore moins essentiel que notre humanité,

    Un jour nous reviendrons au troc et nous oublierons toutes ces mauvaises idées spéculatives qui pourrissent nos vies et toutes ces variations que font nos âmes. L’artiste survivra encore et toujours aux fous du monde de l’argent

    Bruno Quinchez Paris le 8 février 1997 rajout le 4 avril 2015 et le 11 août 2017

  • Chapitre 28 Chow-Dog

    Chapitre 28 Chow-Dog

    Il est 19h, ce soir de septembre à Paris, avec Annette nous avons fini notre boulot, comme il se fait tard, je propose à Annette d’aller bouffer. OK. Me dit Annette, mais je ne veux bouffer pas trop cher, un Mac-do ou un Hot-dog je dis OK ! Nous sortons de l’endroit ou nous étions, et nous voyons plusieurs restos, un Mac-do, quelques vendeurs de sandwichs grecs et des marchands de pizza

     Annette me dit :

    – je préfère aller chez un Chinois, car j’aimerai mieux bouffer consistant

    Nous sortons dans la rue, il y a Annette et son petit chien d’Artagnan, elle me dit qu’avec la bouffe elle préfère faire attention que les Chinois ont parfois une mauvaise réputation, car on ne sait jamais ce qu’on a dans son assiette et qu’elle demandera ce qu’elle croit connaître dans ce qu’on donne à manger en général et dans les restos Chinois en particulier

    Nous avançons dans la rue de la grande truanderie, une rue parmi d’autres dans notre belle ville de Paris. Au numéro 57 de cette rue, il y a un restaurant Chinois. Aux délices de l’orient. Nous entrons, tous les trois, Annette, moi et d’Artagnan

    On regarde les menus, c’est écrit en vietnamien et avec des numéros. Je commande des rouleaux de printemps, avec un émincé de canard, c’est Annette qui commande à son tour elle commande un Chow-Dog, au moins ça elle connaît, et elle sait à quoi ça correspond, puis elle demande au serveur

    – est-ce que mon chien pourrait-il se nourrir un peu à la cuisine ?

    Le serveur à un grand sourire et il nous dit :

    – oui madame !

    Puis dix minutes passent dans le restaurant nous sommes tous les deux à la même table, d’Artagnan est aux cuisines, elle me dit qu’elle n’aime pas trop les Chinois, car elle ne sait jamais ce qu’ils mettent dans l’assiette. On bavarde sur les Chinois et leur immortalité supposée, car il y a peu de Chinois enterrés dans nos cimetières

    Un quart d’heure passe encore et je lui parle de cuisine Chinoise, et des animaux de boucherie Chinoise entre autres les gigots de jeunes chiens, là Annette commence à paniquer

    – bordel de merde qu’est-ce qu’ils foutent ! Puis, je ne sais pas, ce qu’est devenu d’Artagnan, j’espère qu’ils ne vont pas me le donner à bouffer,

    Une vingtaine de minute passe encore. Je vois Annette qui fait de plus en plus en plus la tête. Puis le serveur arrive avec les plats demandés. J’ai droit à mes rouleaux de printemps, avec mon émincé de canard, mais quand on sert Annette, elle fait une drôle de tête

    Elle voit, dans son assiette, il y a le cadavre cuit en sauce d’un mammifère de petite taille, elle me dit :

    – tu crois que c’est du lapin !

    Je regarde le profil des muscles et des os du cadavre qu’elle a maintenant dans son assiette. Je lui demande ce qu’elle a commandé, elle me répond, je lui ai commandé un Chow-Dog je souris,

     – hot-dog ! Chow-Dog ! En anglais hot-dog, cela ne veut-il pas dire chien chaud ? Bref ! Tu dois bouffer du chien chaud. Elle me regarde et me dit,

    – t’es dingue, ils ne me feraient pas bouffer du chien et encore moins du rat

    Mais intérieurement elle est inquiète, elle mange la garniture de riz, puis les feuilles de salades et elle me dit,

    – en tout cas mon chien d’Artagnan, il aura eu de quoi manger !

    Comme je lui fais remarquer que d’Artagnan n’a pas réapparu depuis au minimum une bonne heure ! Intérieurement je vois tous les mystères de la cuisine Chinoise qui passent dans sa tête

    Elle me dit :

    – tu ne crois tout de même pas que d’Artagnan va finir dans une assiette !

    Je lui fais remarquer que pour ce qui concerne la cuisine Chinoise, je ne connais pas assez la cuisine Chinoise, mais que les faits sont là. Un petit mammifère de la taille de d’Artagnan, et d’Artagnan qui a disparu depuis une bonne heure

    Elle commence à paniquer, elle appelle donc le serveur du restaurant le serveur qui arrive avec un sourire épanoui et Annette lui demande

    – qu’est-ce que vous m’avez servi ?

    Il lui répond

    – du ragondin en sauce, que malheureusement la maison ne faisait pas de chien chaud et qu’ils respectaient trop les animaux de compagnie pour les manger

    Annette lui demande

    – et mon chien d’Artagnan où est-il ?

    Le serveur sourit puis il nous dit

    – ma petite fille Suan adore les animaux et après lui avoir donné à manger, elle est allée le promener, il faut que je vous dise que la petite Suan a peu de distractions. Et qu’il pensait que cela ferait toujours plaisir à madame notre cliente

     Annette sourit quoiqu’un peu confuse et elle me pose la question :

    – qu’est que c’est un ragondin ?

    Je lui réponds :

    – c’est une sorte de gros rat…

    Le serveur sourit et il nous dit que nous les occidentaux nous étions pleins de préjugés sur ce que nous mangions qu’un lapin par exemple était aussi une sorte de nuisible et que dans la culture Chinoise le rat était un animal important

    Annette, qui a l’air dégoûtée d’avoir un rat dans son assiette, me regarde et elle me dit

    – je n’ai pas mangé du rat j’espère

    Je lui réponds que le ragondin peut-être utilisé pour sa fourrure et qu’il était entre le rat et le castor. Que son nom scientifique ou son nom usuel plus communément utilisé était le Myocastor et qu’à la limite, si elle avait du rat dans son assiette c’était à moitié du castor et que c’était tout de même mieux que manger du chien

    Elle me regarde avec un drôle d’air et elle me dit,

    – en tout cas, je ne mangerais pas ce truc-là !

    Cinq minutes passent encore entre nous trois, le serveur, Annette et moi, puis le serveur nous annonce que la petite Suan est revenue avec votre chien, je vois une jeune vietnamienne avec un regard heureux qui avance avec d’Artagnan en laisse

    Annette alors est plus détendue, elle appelle son chien qui bat de la queue frénétiquement, la petite Suan nous dit. Je lui ai donné à manger et il a fait ses besoins

    Annette plus rassurée lui tend son assiette, et d’Artagnan ravis dévore en faisant craquer tous les os de la bête bizarre, qu’il y avait dans l’assiette

    La petite Suan dit :

    – c’est dommage que vous lui donniez ça à manger. Vous n’avez jamais mangé de ragondin ? Nos ragondins sont aussi bons que des cochons de lait

     Au bout de minutes, montre en main, l’assiette est clean comme après lavage à la machine à lécher. Puis Annette dit

    – ce n’est pas tout ça ! Maintenant qu’on a bouffé, il faut payer !

    Elle demande au serveur

    – combien pour le hot-dog ?

    Le serveur sourit puis dit

    – ici, il n’y a que de la cuisine Chinoise et vietnamienne donc pas de hamburgers et de saucisses chaudes. Il sourit. Néanmoins, vu que ma petite Suan, a eu le plaisir de pouvoir jouer avec votre chien, notre Chow-Dog sera au prix d’une saucisse chaude. C’est-à-dire 35 FF. T. T. C

    Je demande pour moi aussi. Et le serveur me répond. Rouleaux de printemps 15 FF, émincé de canard 12 FF, riz 2 FF. Plus les boissons. 2 eaux minérales à 8 FF, 1 quart de vin 8 FF. 2 litchis 8 FF. Plus deux cafés à 5 FF plus cela fera 96 FF. T.T.C.

    Je sors mon carnet de chèques et je dis à Annette

    – cinquante-cinquante

    Elle me répond

    – 40 FF. Pour moi. Et 56 FF. Pour toi

    Je lui réponds

     -OK d’accords

    – OK ! C’est bon mon pt’it vieux ! J’te retiens, toi avec tes restaus !

    Comme je lui fais remarquer que l’idée du restau Chinois c’est d’elle !

    Elle rigole, puis elle me dit :

    – OK ! C’est bon mon pt’it vieux ! Et elle me dit d’une voix lasse

    – je n’ai presque rien bouffé

    Comme je lui fais remarquer que d’Artagnan, son chien, s’en est foutu plein la panse alors je pense qu’on aurait dû faire cinquante-cinquante

    Quelques instants plus tard nous sommes dans la rue, après avoir remercié la petite Suan et payé la note au serveur. Au bout de cinq minutes, dans la rue, Annette me pose la question et je ne peux lui répondre :

    – qu’est-ce que c’était ce Chow-Dog ?

    Bruno Quinchez Paris le 23 juin 1998

  • Chapitre 27 à la manière de Don Camillo en Normandie…

    Chapitre 27 à la manière de Don Camillo en Normandie…

    Le presbytère n’a rien perdu de son charme et Rome n’a rien perdu de sa grandeur lorsque l’abbé Laurent arrive dans le jardin fleuri de son habitation. L’abbé Laurent prêtre depuis le début des années cinquante…

    Bien sûr nos années cinquante, celles que les historiens de la fin du siècle appelleront le début des trente glorieuses, époque bénie où la France se croyait investie de cette mission de convertir l’humanité à la devise de la république. Liberté, Égalité, Fraternité

    Époque bénie entre toutes où les Français sortaient enfin de longues années de privations et où les gens se mettaient à croire dans le progrès qu’il soit économique ou humaniste, bref l’époque du temps passé où tout était permis du moins espéré

    Donc l’abbé Laurent rencontre monsieur Jacques Lancernet maire et instituteur de la petite ville de Bléville sur/orne, petite ville du Calvados encore rural

    – bonjour monsieur le curé et bienvenu dans notre petite ville ! Vous êtes, je le crois venu du midi où vous étiez diacre dans la résistance des maquis du sud, pour cela vous avez toute ma sympathie mais en ce qui concerne l’institution Église ! Sachez bien ! Que nos idées elles ne sont aucunement les mêmes, je suis au parti radical socialiste, et le parti n’a pas de sympathie, vis-à-vis des curés, qui ne font qu’accroître le fatalisme des travailleurs et…

    – pour les sermons monsieur lancèrent, sachez que je ne prêche que l’évangile dans un bon français que j’ai moi-même appris sur les bancs de la communale et en ce qui concerne les élections il me semble peut-être un peu tôt pour engager un débat

    – sans doute monsieur le curé vous savez que le calvados est réputé pour ses bouilleurs de crus et sa consommation de calvados, donc si vous faites de mes administrés des culs bénis sachez que le café est plus rempli que votre église et que je compte bien que mes électeurs restent libres penseurs et continuent à bouffer du curé

    – voyons ! Voyons ! Monsieur le maire ce n’est pas au représentant, des bouffes-curés comme vous dites auquel j’ai à faire pour l’instant, mais à mon futur charmant voisin qui de plus est un notable de cette commune

    – excusez-moi monsieur Laurent mais ici tout ce qui concerne la politique est assez âpre est rude et je vois en vous avant tout un adversaire politique, voire un suppôt du Vatican

    – tout d’abord, monsieur le maire, je suis abbé donc si je vous appelle monsieur le maire appelez-moi monsieur l’abbé car c’est, je le pense, la moindre des politesses

     – je pensais que monsieur Laurent c’était comme une chose plus égalitaire, après tout, nous sommes, tout égaux, à notre naissance et que tout homme devrait être appelé citoyen

    – je vous propose frère humain connaissez-vous François Villon dans sa ballade des pendus. « Frères humains qui après nous vivez, n’ayez cœurs endurcis car si pitié de nous, car si vous pauvre avez, Dieu en aura de vous »

    – vous êtes aussi poète vous viendrez sans doute à notre amicale culturelle Robert Desnos. J’aime Desnos et la poésie surréaliste qui ont beaucoup fait pour nous libérer de l’ennemi et du bourrage des crânes que nous sert le Vatican

     – certes, monsieur le maire ! Mais un des premiers qui ont inventé le surréalisme entre Apollinaire n’y avait-il pas un certain Max Jacob qui après tout ce que je connais de lui, s’est converti au catholicisme

    – parlons-en de ce Jacob, c’est un juif à tendance pédophile

    – qu’est-ce qui vous déplaît en lui, son homosexualité ou ses origines ?

    – le fait qu’il s’intéresse beaucoup aux jeunes garçons. Je ne me crois franchement pas du tout antisémite du reste pendant la guerre, j’ai eu des amis résistants qui étaient d’origines israélites

    – pour ce qui concerne l’homosexualité il est vrai qu’il y a beaucoup d’écrivains homosexuels, mais je ne pense pas que c’est cela qui vous les fait fuir !

    – non ! Mais à dire vrai Max Jacob me déplaît non pas par ses origines et son homosexualité, mais par le fait qu’il aurait été un précurseur du surréalisme, et qu’il soit devenu un bigot catholique avec tout ce que cela sous-entend, de trahison, vis-à-vis d’une certaine forme, de la Liberté de pensée

    Bref ! Je n’aime pas du tout, sa conversion vers votre sainte mère l’église. En tant que poète, il est juste intéressant. En tant que précurseur du surréalisme il est beaucoup plus intéressant mais qu’il se soit converti à vos bigoteries cela me dépasse

    – les voix et les voies de Dieu sont insondables. Peut-être même, que si Max Jacob n’avait pas existé le monde que nous vivons serait différent

    – voilà bien un raisonnement de curé. Moi je vous dis que si ma tante en avait… hé bien ! On l’appellerait mon oncle. Ne seriez-vous pas un peu jésuite môssieur l’abbé Laurent ?

    – non ! Mais j’ai tout de même fait cinq ans de théologie et je lis de la poésie depuis ma tendre jeunesse mais tiens à propos, pourquoi êtes-vous bouffe-curé ?

    – à cause de votre pape sa sainteté Pie XII. Vous connaissez sans doute le très fort poème de Jacques Prévert intitulé « crosse en l’air »”

    – oui ! Je le connais, je vois de quoi vous me parler et je peux même vous en citer un passage : « La pipe au papa du Pape Pie pue », celui-là je l’ai aussi lu et je dois le dire pour la non-intervention des autorités de l’église, avant et pendant la terrible guerre que nous avons vécue, cela m’a franchement questionné sur les autorités de l’église,

    Mais si Prévert a écrit ce texte fortement anticlérical, je sens que Prévert a dit là des choses très profondes mais pour moi, Prévert, s’il est athée nous a donné une leçon tirée du plus pur évangile. Le christ ne nous a-t-il pas prévenus qu’il reviendrait à l’heure où personne ne l’attend plus. Je sais que la vérité de Prévert m’a interpellé vis-à-vis des positions de l’église sur le monde contemporain…

    Pour moi Jacques Prévert, il me dit des choses que notre Église a eu le malheur d’oublier. Il y a même, je le crois et je le pense, une forme très chrétienne de parler des rapports entre l’homme et notre société. Je pourrais même dire que Jacques Prévert est très chrétien dans sa manière de parler des hommes. Le pape est un homme, ne l’oubliez pas !

    – et votre dogme de l’infaillibilité pontificale ? Je crois bien que depuis tout ce que lie et délie par son autorité hiérarchique le chef de votre institution église devient vérité

    – je l’admets bien, mais qu’auriez vous fait dans ces années de tourmente, je vous rappelle la fameuse phrase du camarade Staline « le pape ! Combien de division ? »

    – si je crois à toutes ces vérités auxquelles vous croyez. Il est dit qu’il y a toutes les myriades des cohortes des anges. Ce que je sache, cela représente tout de même un sacré bout de monde. Si je reconnais et je donne crédit à ce en quoi vous croyez. Il est dit aussi dans votre évangile. Je cite « il donnera des ordres à ses anges et ils te porteront dans leurs mains de peur que tu ne te heurtes à quelques pierres »

    – je crois bien que vous me citer là le passage de l’évangile, sur la tentation de Jésus par Satan. Il est même dit : « tu ne tenteras pas le seigneur ton Dieu ! »

    – hé bien ! Moi si j’étais votre bon Dieu, je serais très tenté d’intervenir contre le fascisme et la haine que représentaient les nazis et Adolf Hitler. Votre bon Dieu a permis cette guerre, et votre pape n’a rien dit

    – je reste sans réponse à cette question muette que vous me poser. En gros pourquoi la haine Hitler ? Je ne sais et je ne peux répondre à cette question. Je ne vous répondrais donc pas à cette question qui reste terrible, même pour moi, tout petit abbé de campagne que je suis, mais je sais une chose, c’est que le nazisme est mort à notre époque et tout petit curé de campagne que je suis, j’ai participé à sa disparition

    La théologie n’a pas de réponse toute faite aux origines du mal. Moi, je m’en tiens à l’Évangile Pour le mal entre Hitler et Staline, je ne choisis pas, ou plutôt je choisis la vérité de l’Évangile. Entre un mal très grand et un mal plus grand encore, je ne m’engage pas, vous ne m’auriez pas vu en Espagne en 1936 où tout a été déjà dit sur notre position vis-à-vis du communisme, et du fascisme, je reste confiant dans notre sainte mère l’église

    – vous voulez sans doute dire que le choix ne vous tente pas, mais si je comprends bien, l’église Espagne, elle a choisi et là je serai toujours contre cette position

    – je ne vous donne pas le droit de choisir sur les choix des autres. Vous êtes libre-penseur et moi je suis abbé chrétien engagé dans le monde. Je peux vous dire que si les autorités espagnoles ont choisi Franco plutôt que les républicains. C’était un choix stratégique, plutôt que théologique

    – nous en revenons toujours à la phrase de Staline, « Le Pape ! Combien de divisions ? » Mais je crois bien, que votre Pie XII a mal été inspiré. Pour mon humble personne, Jacques Prévert est plus dans la vérité évangélique que votre stratège Pie XII. Peut-être même dois-je dire que votre Max Jacob, il me devient plus compréhensible. C’est un peu comme si la légion des anges parlait à travers lui. Puis, je pense au grand rôle de la poésie pour libérer notre territoire. Rappelez-vous le poème d’Éluard « Liberté »

    – vous avez peut-être raison sur ce point, le pape n’a eu aucun effet sur le résultat de la guerre. Il y a là une certaine vérité sur les légions célestes, à travers tous les poètes et les hommes de cœur

    – mais sans vous critiquer sur les positions stratégiques de votre pape. Je dois dire que depuis le rapport Khrouchtchev sur les crimes de Staline, je ne sais plus quoi penser sur l’infaillibilité pontificale. Votre pape, infaillible, ça me fait doucement rigoler, certes nous avons évité le nazisme mais comme stratège… Votre pape ! Hé bien ! C’est de la douce rigolade et puis-je vous rappeler que l’athéisme est toujours la position officielle des états du bloc soviétique. Je ne pense pas que les divisions célestes peuvent quelques choses contre les chars soviétiques comme à Budapest

    – vous savez sans doute raison monsieur le maire, l’avenir n’est pas encore écrit, mais je suis un homme de foi et j’ai cette espérance que le bloc soviétique s’ouvrira à toutes les Libertés et à la vérité. Pour l’instant si un homme politique représente bien l’idéal évangélique. C’est Mao-Tsé-toung

    La Chine, elle, elle me fait peur, avec le bloc soviétique, nous avons des valeurs humanistes communes mais connaissez-vous la fameuse phrase de Napoléon

    – le dragon millénaire, n’est qu’une peur de petits bourgeois réactionnaires, le péril jaune existe déjà depuis avant Mao. Il y a une prophétie Chinoise, sur l’envahissement du monde, par le flux de la marée humaine. S’il est vrai que la Chine est très peuplée. Mao me plaît beaucoup !

    – Mao pour le coup ça en fait des divisions. Si vous croyez que Mao est un pur, vous vous trompez, ce n’est qu’un Staline avec beaucoup plus de monde

    – je fais confiance en l’homme et je sais que l’avenir ne saurait se passer de moi l’abbé Laurent et disciple de Jésus… ayez confiance en Dieu !

    – face à Mao combien de division ?

    – des myriades de myriades

    Bruno Quinchez Paris le 10 avril 1997

  • Chapitre 26 La musique n’adoucit pas les meurtres

     Chapitre 26 La musique n’adoucit pas les meurtres

    Les premières neiges de novembre étaient tombées sur le Nivolet montagne altière qui domine Chambéry ; il y avait un vent froid et humide qui annonçait des chutes de neiges

    Le commissaire Pinéri chef de la section des personnes disparue de la préfecture de Chambéry se frottait les mains avec conviction pour contrecarrer une vigueur du climat que le début de l’hiver accentuait

    Le commissaire Pinéri enquêtait sur la disparition de la violoncelliste du quatuor Cervin. La personne concernée, Julie Montaz avait brusquement plus donné signe de vie à ses trois acolytes, Jacques Pallez violon alto, Pierre Besson pianiste et Sophie Durocher violon

    La disparition semble étrange aux trois, car il avait une répétition dans la salle du château, des ducs de Savoie, et depuis trois jours pas de nouvelles de Julie. C’est le commissaire Pinéri qui parle au chef du quatuor Jacques Pallez

    – bonjour monsieur Pallez, tout d’abord je peux vous dire que nous n’avons pas trouvé de cadavres dans la proche région, votre amie ne serait-elle pas allée tout bonnement faire une balade dans le coin et se trouve bloquée par la neige ?

    – non, monsieur le commissaire ! Julie est une femme moderne et si elle était dans une situation inconfortable quelques parts en montagne, elle aurait décroché son portable et elle nous aurait donnés de ses nouvelles et puis ce n’est pas le genre de ma Julie, elle sait bien que si elle ne me donne pas signe de ses nouvelles, je vais être inquiet

    – vous me paraissez bien certain de vous. Vous la connaissez très intimement ?

    – dans le quatuor Cervin nous sommes tous comme les doigts d’une même main

    – sans doute mais dans ma question, ne veut-elle pas dire que cela ? Je vous répète ma question. Bref ! En quelques mots : couchez-vous avec elle ?

    – nous avons eu des occasions, mais pas vraiment une relation suivie

    – et avec les autres membres du quatuor, comment cela se passe-t-il ?

    – je dois dire que ça va, ça vient

    – je pense que je me suis mal exprimé, je veux dire qu’entre vous quatre, quels sont vos rapports, et vos conflits. Bref je veux tout savoir des possibles jalousies, que ce soit le travail ou en dehors du travail

    – Julie comme toutes les artistes a une sensibilité exacerbée et elle s’accroche souvent avec Pierre notre pianiste, Pierre Besson est un perfectionniste des tempos, tandis que Julie est beaucoup plus fantaisiste dans ses attaques au violoncelle, il y a toujours des problèmes de retards et d’avance entre eux deux

    – Soyons sérieux monsieur Pallez, je ne veux pas parler de musique, mais des rapports humains entre vous et les différents membres de votre quatuor aussi pouvez-vous me parler des deux autres membres de votre quatuor ?

     – Pierre Besson, premier prix du conservatoire de Lyon en 1972, âgé de quarante-trois ans, c’est un célibataire endurci qui fréquente les milieux du jazz et des boîtes de nuit, il rêve de monter son orchestre de jazz, mais avec les sous que nous gagnons, ce n’est pas demain la veille

    Sophie Durocher deuxième prix du conservatoire de Paris, premier prix du conservatoire de Lyon. Elle est ce qu’on appelle couramment une femme libre, âgée de 45 ans elle, préfère quant à elle, fréquenter des femmes

    Moi je dirige cet ensemble depuis six ans avec des hauts et des bas nous avons tout de même pu enregistrer des quatuors de Dvorák, et je peux dire que je suis assez fier de ce petit ensemble

    – connaîtriez-vous des raisons de la disparition de mademoiselle Julie Montaz ?

    – si je le savais, je crois que je peux vous dire que je ne serais pas là ! Nous étions, il y a une semaine, à Dijon, où nous donnions un concert, qui s’est d’ailleurs remarquablement bien passé, nous avons eu des bis plusieurs fois. Non ! Monsieur le commissaire, je ne peux rien vous dire de plus

    – cette Julie est donc je le crois bien assez fantaisiste me semble-t-il, avez-vous envisagé une fugue ?

    – là, monsieur le commissaire, c’est vous qui plaisantez, une fugue pour une musicienne ! Pourquoi pas un concerto ?

    – non je parle sérieusement, une fugue, une escapade, une escale. Que dis-je encore, comme une envie de partir ?

    – la petite Julie ! C’est moi qui l’ai faite, elle n’avait pas un curriculum vitae brillant dans le monde de la musique, je peux vous dire que sans moi, elle ne jouerait pas dans un orchestre

    – ah ! Ah ! Je vois donc que d’après ce que je crois comprendre, cette petite vous accordait ses faveurs. Qui trop s’attache ! Trop mal embrasse. Quels étaient vos rapports avec les autres membres de votre quatuor ?

    – comme je vous le disais, il y avait des rapports bizarres entre Pierre Besson et Julie. Je crois bien que Pierre malgré son agacement envers Julie, il était profondément amoureux de la seule vraie femme de notre quatuor, il en était du reste assez marrant dans sa maladresse vis-à-vis de Julie

    Il faut vous dire commissaire je crois bien que nous admirions tous les deux sa Liberté d’invention et sa féminité. L’autre femme de notre groupe étant une femme assez froide, voire maîtresse de ses désirs. Nous avions tous les deux un besoin d’une part de rêve, que représentait notre Julie

     – vous ne faisiez pas lit à trois au moins j’espère, dit le commissaire Pinéri, en souriant doucement

    – non ! Commissaire nos relations étaient tout ce qui avait de plus platonique, mais de temps en temps je demandais à l’hôtel où nous descendions à Julie et si elle voulait bien ce soir après le concert. Si elle souriait cela voulait dire un oui. Je vous dis que Julie est une femme très libre même trop libre

     – et le troisième membre de votre quatuor je veux parler de Sophie Durocher

    – Sophie je ne peux rien vous dire. C’est une nonne consacrée à l’apostolat de la musique

    – non, monsieur Pallez, je veux parler de sexualité, vous m’avez dit qu’elle avait des tendances saphiques ?

    – pour moi oui ! Elle n’a jamais su ce qu’était l’abandon dans un mouvement méditatif d’un concerto

    – je ne comprends pas ce que vous voulez dire

    – Sophie Durocher est un cerveau sans corps et son âme m’est étrangère

    – ce qui revient à dire ? Veuillez vous expliquer un peu mieux

    – Sophie est trop volontaire pour être tendre. Je ne sais même pas si elle n’a jamais eu de relations sexuelles. Quand je dis qu’elle est saphique ! C’est par manque de preuve que quelques-unes de ses relations soient établies

    – vous me paraissez bien sûr de vous-même. Merci monsieur Pallez ! Agent veuillez faire entrer mademoiselle Sophie Durocher dans le bureau

    – bonjour madame veuillez prendre ce fauteuil !

     Sophie Durocher est une grande femme, assez fine de type méditerranéen, yeux verts, très belle. Le commissaire la regarde avec un regard plein d’étonnement et d’admiration. Sophie Durocher s’en aperçoit et dit

    – allons monsieur le commissaire, je vous fais cet effet-là ! Remettez-vous !

    – c’est-à-dire que je ne m’attendais pas à…

    – vous ne vous attendiez pas à quoi ?

    – d’après ce que m’a dit monsieur Pallez, je ne m’attendais pas à voir une aussi belle femme que vous

    – qu’est-ce qu’il a dit ce con ?

    – rien de très grave, mais je n’étais pas préparé à vous voir et pouvez-vous me dire. Quels étaient vos rapports avec les trois autres membres du quatuor Cervin ?

    – Pallez, petit fonctionnaire sans ambition. Pierre, homme sensible qui n’a rien à foutre dans un quatuor baroque et la petite qui couche soit avec l’un soit avec l’autre. Notre Seccotine à tous. C’est le besoin de travailler

    – hé bien ! Au moins vous avez l’avantage de dire rapidement, ce que vous pensez des autres. Pourriez-vous me dire qu’est-ce qui aurait pu être l à cause de la disparition de Julie Montaz

    – nous sommes toutes les deux, deux femmes, moi je suis comme une mère pour Julie. En deux mots : Julie s’ennuyait avec nous, elle voulait faire la fête tout le temps, elle me racontait ses histoires de cœur ou plutôt pour être dans le vrai, ses histoires de cul avec les deux autres membres du quatuor

    Elle faisait ça pour s’amuser et ces deux grands idiots étaient plus ou moins amoureux d’elle. Elle en faisait ce qu’elle en voulait, mais je crois bien que le jeu ne l’amuse plus puisqu’elle n’est plus là. Néanmoins c’était une femme agréable

    C’était un joli brin de donzelle de vingt-cinq ans. Elle prenait puis elle jetait. Néanmoins je peux vous dire que l’ayant vue nue une fois dans une salle d’eau d’un hôtel où nous couchions qu’en ce qui concerne sa beauté. Hé bien ! Je peux dire qu’elle se laissait aller

     – ce qui veut dire en clair, madame Durocher !

    – que lorsqu’elle aura mon âge, elle n’attirera plus personne. Bref que sa tenue se laisse aller

    – vous voulez dire qu’elle cède facilement lorsqu’on lui propose de coucher avec elle ?

    – pas exactement cela commissaire mais qu’elle est prête à tout pour satisfaire ses appétits. Rien que samedi dernier, je l’ai vu manger comme trois et elle a dû prendre au minimum quatre kg

    – lorsque vous parlez d’appétit, pouvez vous me dire, avez-vous couché avec elle ?

    – oui ! Et je peux même vous dire, plus souvent que ces deux messieurs réunis

    – bon ! Je vous remercie veuillez faire entrer le témoin suivant. Monsieur Pierre Besson !

     – bonjour ! Commissaire vous avez eu le tyran et la Sappho avant moi ! Que puis-je encore vous dire ?

    – d’après vos collègues vous êtes un homme sensible et vous rêvez de monter un orchestre de jazz

     – top secret ! Si Pallez savait ça et si la grande prêtresse de la musique savait que la fugue de Julie, c’est moi. Hé bien ! Ils m’arracheraient les yeux et ils me feraient lire et relire le contrat qui doit être renouvelé dans un an alors s’ils savent que c’est moi qui leur aie fait ce coup je ne crois pas qu’ils apprécieraient tous les deux

    – pouvez-vous me dire quels étaient vos rapports intimes avec Julie Montaz ?

    – je crois bien, qu’entre elle et moi, c’est le grand amour, nous avons tout combiné, il y a une semaine. Julie est allée à Lausanne en suisse et je sais que là, elle est dans un club de jazz le free-lance

    – attendez ! C’est vite dit et comment peut-on la contacter ?

    – c’est simple vous faites le numéro suivant. C’est un numéro en suisse, vous avez le téléphone, essayez donc !

    Le commissaire prend le papier, lit le numéro et il le fait

    – allô ! Bonjour monsieur, parlez-vous français ? Non ! Hé bien ! Pouvez-vous me trouver quelqu’un qui parle français. Le commissaire Pinéri attend quatre à cinq minutes puis il entend une voix

    – allô ! C’est Albert le régisseur lumière du cabaret free-lance. Que désirez-vous monsieur ?

    – je désirerais parler à mademoiselle Julie Montaz ! Pouvez-vous, me la passer SVP ?

    – il n’y a pas de Julie Montaz ici ! Attendez, je vais demander à mon patron monsieur alderman. Deux minutes se passent encore puis le régisseur Albert reprend

    – oui en effet il y a une personne de ce nom qui est arrivée hier, mais son nom d’artiste. C’est lolita

    Le commissaire regarde Pierre Besson et dit

    – pour moi l’affaire est réglée, mais je voudrais vous poser la question. Le free-lance est ce que vous connaissez ?

    – non ! Mais j’ai entendu parler de ce lieu par ma collègue Sophie Durocher

    – peut-être même risquez-vous d’avoir des surprises en arrivant, pour moi, c’est une affaire classée et pour vous je pense que c’est le début de vos ennuis

     Bruno Quinchez Paris le 16 mars 1997

  • Chapitre 25 les bijoux de l’antiquaire

    Chapitre 25 les bijoux de l’antiquaire

    Aujourd’hui, vendredi treize novembre, j’ai eu de la chance j’ai gagné un peu plus de 25 000 FF. Au loto, je compte bien aller les dépenser dans le vieux Paris où il y a des antiquaires qui habitent passage de la main d’or ou la rue des cinq diamants

    Ce sont en général des rues situées dans le marais ou des endroits protégés du vieux Paris. Moi, je connais un vieil antiquaire dont le nom sur la façade est « Les bijoux du passé » et elle est située dans un endroit que j’aimerais garder secret

    Cet homme est un vieil original d’un âge incertain, je le suppose âgé entre 65 et 75 ans, des cheveux poivre et sel sous un chapeau de feutre, de belles bacchantes fournies et Blanches, et toujours quand il me parle cet air malicieux de celui qui sait la valeur des choses, toutes celles que je pense qu’elles sont intéressantes

    Bref un professionnel de la brocante, plus qu’un véritable antiquaire des classiques familles bourgeoises fauchées. Il y a parfois des antiquaires qui possèdent des bijoux d’un sous qui me sont alors très précieux. Ce sont des souvenirs d’autrefois, mais ce ne sont aussi que des bibelots que vous pouvez soupeser et manipuler

    – cela ne vaut pas un pet de nonne ! Me dit Charles Duchesne, mon brocanteur qui se dit antiquaire de père en fils…

    La boutique est un fatras invraisemblable de petits objets et d’armoires et de buffets d’un style que l’on aimerait d’un louis quelconque mais qui ne sont en fait que des armoires et meubles d’usages venus des époques relativement récentes de nos belles provinces françaises

    Je reconnais un meuble d’origine normande, des lits clos bretons. C’est rustique mais c’est loin d’être pratique dans nos sociétés d’espaces restreints, je me vois mal avec ces meubles dans mon tout petit logement

    Puis il y a tous ces petits objets, bibelots de deux ou trois sous dont toutes origines sont incertaines. Mon regard est attiré par un objet des plus bizarres. Je pose la question à mon marchand

    – et ceci ! Qu’est-ce que c’est ?

    Je lui montre l’objet, une espèce d’ocarina long, tout en bronze, avec des clés comme celles des guitares, une couleur brun-olive et qui pèse au moins cinq bons kilos

    Cet objet me paraît dense, totalement inutile, mais il me plaît et en effet je ne comprends pas son utilité et je lui pose donc la question, alors il me regarde avec cet air mystérieux que tous les mystificateurs ont et il me répond :

    – c’est en effet un objet curieux, personnellement moi, je l’appelle le schmilblick. Je crois pouvoir vous dire que c’est un instrument de musique, les clés que vous voyez servent à l’accorder comme les pistons de la trompette et vous avez raison, c’est un objet rare, si vous le voulez vraiment, je suis prêt à sacrifier mes intérêts, pour que vous puissiez l’avoir avec vous !

     S’il n’y avait cette petite lueur d’amusement dans l’œil, je serais prêt à le croire, mais j’ai la certitude qu’il y a anguille sous roche et décidé à en savoir plus, je lui pose la question

    – monsieur Charles soyez sérieux ! J’ai la nette impression que cette chose n’est pas ce que vous me dites et j’aimerais en savoir plus

    – monsieur ! Je vous dis que c’est un instrument de musique

    Il porte sa bouche au bout de cet étrange chose et il souffle, il en sort un son étrange, entre un sifflet de sirène et le son d’un hautbois

    – vous voyez ! Cette chose est telle que ce que je vous le dis

    – soit ! Je crois ce que vous me dites, mais comment en joue-t-on ?

    – je ne sais pas moi monsieur ! Je ne suis pas musicien mais antiquaire et si vous le voulez, je vous le laisse à 300 francs !

    – je vous ferais remarquer que si vous vous êtes antiquaire, moi non plus je ne suis pas musicien et que votre objet est bizarre, soit ! Mais vous ne savez pas en jouer, néanmoins c’est un bel objet et au poids du bronze je l’estime à 300 francs. Je ne pense pas que ceci vaille plus cher alors je vous l’achète à 100 francs

    – monsieur vous voulez rire ! Un objet qui est peut-être précolombien, cela vaut au minimum 500 francs et encore je pense que le service des antiquités du musée de l’homme me l’achèterait le double ! Donc je maintiens mes 300 francs

    – oui peut-être ! Mais cela peut-être autre chose votre objet ! Vous-même, vous ne savez pas ce que c’est ! Je suppose que cela devait être un objet utilitaire des années ! Cela ne vaut rien je vous dis et moi je maintiens mes 100 francs !

    – vous avez sans doute raison mais vous reconnaissez vous-même que c’est un bel objet, je vous le laisse à 300 francs

    – je suis preneur à 100 francs !

    Les yeux de l’antiquaire toujours brillants semblent me dire que c’est le juste prix ! Mais toujours à essayer de marchander, il me relance :

    – 200 francs !

    Toujours sûr qu’il baissera, je lui réponds :

    – 150 francs !

    Et là son sourire s’épanouit, là je suis sûr qu’il m’a eu et s’il me dit

    – 150 francs d’accord !

    C’est qu’il veut s’en débarrasser. Je sors donc mes 150 francs pour acquit du schmilblick et je regarde encore parmi les objets qui sont dans le magasin. Des formes épanouies de vénus de banlieues, des angelots en plâtre. Je crois reconnaître un vase style gale. Je m’approche et je lui demande

    – combien pour ce petit vase ?

    – je vous le fais à 10 000 francs car c’est un Galé !

    Toujours prêt à faire une affaire, après tout j’ai gagné 25 000 Francs au loto, et donc je peux aussi me faire ce plaisir d’avoir un authentique vase Galé. Ceci vous classe devant une personne et les amis à qui je ne manquerais pas de le montrer, en seront jaloux, en plus c’est à peu près la somme que j’ai gagné avec la chance que j’ai eue donc je lui dis :

    – OK ! Topez là !

    Je sors mon carnet de chèques pour cette assurance qu’est-ce vase toujours en regardant parmi les objets je remarque une montre à gousset. Je me dis : j’ai fait une affaire avec ce vase et je peux donc me permettre quelques extra

     – ceci est une montre à mouvement suisse de bonne qualité, fabrication années trente, je vous la laisse à 200 francs ! Je pense que vous connaissez l’argus des montres suisses !

    Là ! Pas question de discuter et je prends et en plus elle est belle, elle tient bien dans ma main et elle est patinée par le temps, mais elle fait encore un bel effet, je sors donc un autre chèque et je paye

    L’antiquaire me dit

    – voulez-vous que j’emballe le tout ?

    Il a l’air satisfait de ses ventes, son chiffre d’affaires est assez élevé pour qu’il ait un grand sourire et il verse dans la sollicitude épanouie. Je lui réponds :

    – oui ! Comme vous le voudrez !

    Et je sors du magasin avec mes trois emplettes, toujours curieux sur la valeur de mes emplettes je me dis, il faut que je montre ce que j’ai acheté à quelqu’un qui s’y connaisse

    Je pense à mon ami Jacques Lasserre, un ami sculpteur qui n’habite pas loin. Je décroche donc mon portable et je lui demande si je peux faire un saut chez lui pour lui montrer mes achats. Jacques curieux de mes goûts me dit :

    – oui ! Et il me dit qu’il m’attend chez lui dans une demi-heure

     Je regarde le schmilblick et je me pose la question. Pourquoi ai-je acheté ce truc-là ? C’est une forme qui me plaît, mais qu’est-ce donc que cette chose ? Je remonte dans ma voiture, après avoir fait un bon kilomètre pour la rejoindre. Je conduis dans la circulation

    Pour passer le temps, je décide de mettre F.I.P. D’où qu’elles viennent les nouvelles sont mauvaises ! Break ! Bulletin météo. Circulation. Musique classique. Puis communiqués sur les expositions : l’exposition Brancusi se prolongera encore quelques jours, puis au retour du printemps le musée de Paris aura la joie d’exposer les arts de la verrerie et entre autres le verrier Galé

    La voix continue à gazouiller sur les ennuis de circulations sur la voie rive gauche et je suis fort surpris, n’aurais-je pas eu l’intuition de Brancusi ?

    Cette petite chose est peut-être plus précieuse que mon vase Galé, j’y réfléchis, car je vais voir mon ami Jacques Lasserre. Il connaît bien le monde des œuvres d’art. Je fais donc ce petit détour jusque chez mon ami Jacques je me dirige vers chez lui. Je me gare en un quart d’heure et en dix minutes je suis à sa porte

    – bonjour mon vieux me dit Jacques ! Cela fait un bout de temps que je ne t’aie pas vu ! D’après ce que tu m’as dit avec ton portable, tu penses avoir fait un achat intéressant montre-moi !

    Je sors de mon sac les trois objets que j’ai achetés et son regard s’arrête médusé sur le schmilblick

    – alors qu’est-ce que c’est ? J’ai l’impression que l’antiquaire, qui me l’a vendu ça, voulait s’en débarrasser. Il m’a tout d’abord dit que c’était précolombien, une sorte d’ocarina, mais il me l’a cédé à 150 francs. Je ne sais pas ce que c’est ! Je trouve la forme belle ! Qu’est-ce que tu en penses ?

    – tu viens d’acheter une pièce d’une grande valeur, c’est un Brancusi dernière période ! C’est très bien coté dans les expositions et ventes, je peux te dire que tu as fait une bonne affaire !

    Puis il prend le vase et il me dit :

    – par contre, tu dois sans doute savoir que les contrefaçons des vases Galé sont très courantes, c’est bien imité en tout cas, combien as-tu payé ?

    Je lui réponds que j’ai fait un chèque de 10 000 francs

     Il fait la moue et me dit :

    – tu n’aurais pas dû acheter, les contrefaçons les plus communément admises valent dans les 3000 francs et encore ce ne sont que des imitations, tu t’es fait avoir pour cet objet et le troisième ! Une montre gousset. As-tu regardé le nom gravé dessus ? Simon Rosenthal !

    Son premier propriétaire était sans doute un juif ! Des trois objets le poids de la plus grande signification historique, c’est bien la montre ! J’avais un oncle Simon qui est mort pendant la guerre ! Me permets-tu de garder cette montre ?

     Connaissant mon Jacques, je pense qu’il se moque de moi. Alors je lui dis :

    Donnant ! Donnant ! Si tu peux me donner l’équivalent de cette montre, je te l’échange !

    Et il défait sa grosse Rolex de son poignet et il me la tend. Voyant que Jacques à l’air sérieux. Je lui dis :

    Si le temps, c’est de l’argent, le temps d’un souvenir, c’est bien éphémère !

    Il sourit puis me dit :

    – mon oncle Simon, c’était la crème des hommes ! Le temps s’il est éphémère peut aussi valoir son pesant d’or ! Puis il me parle de ses oncles morts pendant la guerre et il me dit que son oncle a sauvé sa mère plus d’une fois et que rien ne saurait remplacer cela mais que pour moi ces choses ne représentent rien !

    – cher Jacques ! Hé bien ! Si ça te plaît cette montre cela me va pour l’échange ! C’est bizarre la valeur des choses, pour toi l’objet le plus précieux, c’est la montre, pour moi je croyais que c’était le vase et tu me dis que l’objet qui possède le plus de valeur intrinsèque, c’est le schmilblick !

    Chacun voit ce qu’il veut voir dans l’objet de ses rêves. Je suis sûr d’une chose, c’est qu’en art la cote est plus qu’aléatoire ! Moi maintenant, je me laisserais guider par mes envies et si tu as trouvé ce plaisir dans cette montre, je pense que tout est au mieux !

    Je te remercie de ta critique, je crois bien que je viens d’apprendre à être modeste en ce qui concerne l’art !

    Jacques sourit, il me fait l’impression d’un chat qui aurait attrapé une souris et aurait envie de jouer avec. Son regard est fixe comme s’il était dans un monde inaccessible au commun des mortels

    Bref il est dans son monde à lui et je sens que malgré moi je ne pourrais y pénétrer. Je me dis que lui et moi, si nous sommes amis, il est des choses qui appartiennent à chacun

    Je me dis après tout j’ai eu son avis, que je n’ai plus rien à lui demander et que je vais m’en aller. Cela vaudrait peut-être mieux. Je lui dis :

    – allez saluts ! Et merci !

    Je suis à nouveau dans ma voiture, je me dirige vers le périphérique et je remets la radio. Bulletin, nous prévoyons un ralentissement, d’une demi-heure sur le périphérique intérieur de porte de Bagnolet jusqu’à la porte d’Italie

    L’autoroute A6 est aussi bouchée et nous prévoyons trois quarts d’heure de bouchon, de la porte d’Italie jusqu’à Chilly-Mazarin !

    Intérieurement je souris en me disant que la chose la plus précieuse, c’est bien le temps présent celui qui est passé avec ceux que l’on aime et que tout l’or du monde ne vaudra jamais un bon sourire d’un être que l’on aime ?

    Les voitures avancent sur le périphérique à la queue leu-leu. Je songe aux mille bijoux de mon pseudo-antiquaire. Et je me dis que si chacun pouvait acheter ce qui est important pour lui comme cela. Peut-être de même alors tous ces bijoux rêvés sont-ils plus précieux que des diamants

    Je sors ma pipe et je tire lentement ma blague à tabac, je la bourre tout en tenant mon volant et je me dis que c’est bien beau tout ça mais rien ne vaut une bonne pipe et lentement, je sors mon briquet et je l’allume

    Il fait nuit et il pleut, j’en ai pour une heure à tirer sur ma pipe et à ronger l’os de mes songeries

    Bruno Quinchez Morsang sur orge le 12 février 1997

  • Chapitre 24 Compilation de quatre nouvelles courtes

    Chapitre 24, compilation de quatre nouvelles courtes

    Le dernier train pour ailleurs…

    – excusez-moi monsieur ! J’ai un train à prendre le train qui part ce soir pour là-bas, vous savez là-bas où j’ai rêvé pendant trente ans d’habiter, je sais monsieur vous me direz qu’ici ce n’est déjà pas si mal

    Mais moi je préfère là-bas, car les histoires y sont merveilleuses, tellement plus intéressantes que tout ce qui se passe ici, il parait qu’ils sont en train d’écrire l’Histoire avec un grand H ! Vous savez donc monsieur il ne faut surtout pas que je rate ce train avant ce soir il parait même qu’ils ont un homme qui va sauver l’humanité

    Il faut bien dire que notre siècle à nous est plein de libérateurs, maintenant nous sommes humiliés et asservis par une dictature incroyable, ce sont nos grands rêves qui ont pris un sacré coup dans l’aile

    Donc je crois en cet homme et j’espère beaucoup de ce nouvel homme, car je crois qu’enfin il annonce un monde meilleur. Le train que je dois prendre part à dix heures et demain peut-être que je le verrais

    – et que ferez-vous monsieur ?

    – je me mettrais à son service et je serais le plus grand des libérateurs et j’imposerais la Liberté au monde !

     Bruno Quinchez Morsang sur/orge 16 janvier 1997

    La morte saison (une œuvre de fiction ? Peut-être pas ! !)

    New-York le 31 décembre 2030 rapport du pool des experts conseillers financiers de la société global intelligence incorporated (rapport ultra confidentiel !) Un rapport destiné aux actionnaires de notre société G.I. I. Le 31 décembre 2030 rapport du pool des experts conseillers financiers de la société Global Intelligence Incorporated (rapport ultra confidentiel !) Un rapport destiné exclusivement aux actionnaires de notre société G.I. I. Les statistiques données sont vérifiables par tous les actionnaires de la G.I.I.

    Notre chiffre d’affaires a été de 1 giga-dollars et notre bénéfice consolidé n’a été que de 1 méga-dollars pour toute l’année, nos sociétés possèdent 8 % de toutes les marchandises vendues dans le monde, notre société est donc en expansion de 1% pour l’année 2028-2029…

    Nous possédons quasiment tout ce qui se vend et se prête aussi bien les produits industriels que les produits financiers mais nous ne vendons plus rien et notre espérance d’expansion est quasi nulle car plus personne ne peut acheter quoique que ce soit d’autres que nos propres produits,

    Les 20 % de la richesse mondiale qui nous échappe sont gérés par des sociétés dites primitives dont le contrôle est hasardeux…

    Ces statistiques veulent dire en peu de mots que nous possédons tout mais que nous n’avons pas de clients susceptibles d’acheter nos produits, dans des termes empruntés à l’idéologie marxiste, notre monopole est quasi absolu mais ne nous permet plus d’espérer de nouvelles expansions…

    Le seul domaine où nous soyons encore capables de produire des ressources financières sera le prêt d’argent à des consommateurs possibles auxquels nous ferions payer le prix… nous prévoyons donc une stabilité de notre capital sans grands changements autres que l’usure des capitaux que nous prêterons aux consommateurs…

    Les belles années de croissance que nous avons connues dans les années 2015-2019 sont du passé, nous entrons dans une période de stabilité totale voire quasi proche de zéro de l’expansion…

    Pour rendre crédible l’existence des marchés aux yeux des boursiers, nous laissons croire volontairement à la non-existence de notre monopole mais nous avons peu d’espoir d’augmenter notre capital qu’en utilisant la bulle financière due à l’argent que nous prêtons…

    Notre capital est solide et n’a comme possibilité de croissance que l’espoir d’une augmentation de la bourse, nos activités économiques diverses, elles ne peuvent plus être justifiées que par des prêts…

    Nous entrons dans la morte saison pour la société G.I.I.

    Bruno Quinchez Paris le 25 novembre 1998

    La première guerre dans l’espace Inde-Chine

    La première guerre spatiale eut lieu en entre la Chine et l’Inde pour une question de frontières sur les territoires de lune… la Lune réoccupée par l’homme dans les années 2030-2040

    Cette Lune où ces deux puissances spatiales et nucléaires voulurent freiner l’hégémonie de l’autre, il y eut un échange de dix missiles thermonucléaires indiens de cinq mégatonnes et de cinq missiles thermonucléaires Chinois de dix mégatonnes

    Les bases lunaires visées furent vitrifiées en une fraction de millionième de seconde et ce fut l à cause d’une grande tension sur la Terre où ces deux puissances étaient maintenant les puissances dominantes

    Pour la Russie, la Sibérie dans sa majeure partie étant passée sous contrôle Chinois et les usa ne se sont pas remis de la crise des années 2019-2022 où les Chinois étaient majoritaires dans tous les intérêts américains ce n’est jamais qu’une conséquence de l’endettement des Américains et l’usage de ces fonds garantis dans des mains de capitalistes Chinois

    L’Europe ayant des accords avec l’inde et c’est pratiquement l’intelligence logicielle utilisée par l’Europe qui faisait cette dépendance d’une Europe qui a mal vieillie, cette guerre spatiale n’a pas durée plus de trois minutes terrestres, les missiles n’ayant aucune difficulté à traverser le relief lunaire

    Ainsi cette guerre marquait la fin de la conquête spatiale, ni Chinois ni indiens n’iront sur Mars, à moins de coopérer ce qui n’est pas envisageable quand on sait les haines inexpiables de ces deux super-puissances

    Pour la question des pays arabes, d’Israël et du reste du monde ben la réalité est bien plus cruelle s’il n’y a plus de pétrole, il y a alors moins d’intérêt pour ces pays

    Concernant la question d’Israël ? Elle ne se posait même plus la puissance tutélaire les U S A, n’étant plus qu’un état de second zone dans l’ordre des intérêts Chinois qui en bons stratèges qui ont compris que le monde se gère comme par des pions de go et non pas comme à la politique de poker de l’ancienne puissance américaine

    Bruno Quinchez Paris le 17 juin 2009

    Une histoire étrange et idiote

    En l’an dix du podestat du miellat Bachiunark, il fut décidé que le bonheur personnel récolté lors des années d’exercice de la recherche du susdit bonheur serait impérativement transféré dans le miellat universel réservé au podestat Bachiunark…

    Celui-ci trouvant que l’état dans lequel était arrivé, la société permettait d’arriver à un nouvel état encore plus prometteur dit de la Bachiunark attitude…

    Le bonheur étant une conquête d’un pouvoir, par le bonheur de se sentir bien dans sa peau… le podestat voulait par sa suprême essence faire parvenir tous les individus de sa ruche à cet état supérieur où lui le grand Bachiunark était arrivé…

    Étant donné que rien n’était plus parfait que d’avoir une Gollex acquise comme la preuve du bonheur suprême avant l’âge de vingt lunes…

    Désormais tous les anti-Bachiunark seraient exécutés par la privation de bonheur, ce qui les exclurait définitivement du miellat, on ne dirait plus qu’ils étaient beaux, bons, aimables et tout ce genre de chose mais qu’ils n’étaient que des salauds de pisse vinaigres démunit de la plus petite notion du bonheur parfait du grand podestat du miellat de la ruche…

    Bruno Quinchez Paris le 21 octobre 2009

  • Chapitre 23 L’histoire de Pt’it-mousse le nuage…

    Chapitre 23 L’histoire de Pt’it-mousse le nuage…

    Il était une fois et aussi un très grand nombre de fois dans la nombreuse famille des nuages, qui volent dans notre ciel bleu, un petit nuage nommé pt'it mousse...Pt'it mousse rêvait d’aller se promener parmi toutes les fleurs colorées qui font des taches bizarres dans les champs verdoyants, il voulait aller les toucher et les caresser de ses doigts de vapeurs bleutées et aller parmi toutes celles qu’il voyait du haut de ses deux mille mètres

     

    Pour en savoir plus sur ces mystérieuses fleurs, il dit à son père, le sage et gros cumulus nimbus

    – dit papa, comment sont-elles toutes ces fleurs ? Toutes celles que j’aperçois avec toutes leurs taches de couleurs bizarres sur les champs verdoyants, celles que je vois du haut de mes deux mille mètres !

    Ah que j’aimerais aller les voir et les toucher et les caresser ! Toutes peut-être pas mais au moins quelques-unes unes et en caresser une avec mes doigts de vapeurs bleutées ! Ceci pour voir si elles sont aussi jolies que celles dont je rêve du haut de mes deux mille mètres

    – attends, attends, attends encore un peu mon petit, lui dit, avec une voix de tonnerre, le gros cumulus, attends encore un peu, petit mousse, tu as bien assez de temps, avant d’aller t’écraser sur le sol. Attends encore un peu ! Et tu les verras de bien assez près. Tu as la chance de voler dans le ciel bleu où nous sommes

    Pendant ce temps il y avait un oiseau qui volait aussi dans le ciel bleu, un oiseau qui volait avec ses grandes ailes et il tournoyait près des nuages profitant de la chaleur de l’orage qui menace. Cet oiseau, un grand aigle qui vole dans le ciel bleu nous le nommerons : “grand aigle qui vole dans le vent”

    – salut dit grand aigle qui vole dans le vent ! Comment vas-tu petit nuage ?

    – tu as bien de la chance de voler dans le ciel bleu, comme moi, dit P’tit-Mousse, mais tu as aussi la chance de pouvoir voir de près toutes les fleurs qui font des taches colorées dans les champs verdoyants. Dis-moi, grand aigle dans le vent, sont-elles belles toutes ces fleurs que je rêve d’aller voir, de toucher et de caresser avec mes doigts de vapeurs bleutées

    Grand aigle qui vole dans le vent lui dit ceci :

    – oui ! Elles sont belles mais pour moi elles sont peu intéressantes, car je ne peux les manger, elles sont toutes juste bonnes à servir de nourriture pour les lapins que je mange et qui eux sont intéressants pour moi, mais que te dire des fleurs ?

     Tu as bien de la chance, d’être comme moi là-haut dans le ciel bleu ! Patience, petit ! Patience ! Tu as bien le temps avant d’aller t’écraser sur le sol !

    Alors P’tit-Mousse gonflât, gonflât, puis il grondât, puis il se mit à pleurer, pleurer, pleurer et alors il plut, il plut de grosses larmes d’eaux douces et petit mousse se transformât en douce pluie d’un temps capricieux. Le soleil qui était là, sourit de ce petit caprice et il fit un grand arc dans le ciel bleu

    P’tit-Mousse était devenu une myriade de gouttes de pluie et il se dit en lui-même, nous allons pouvoir enfin parler et dire bons jours à toutes ces fleurs bizarres qui font des taches colorées dans les champs verdoyants que je vois du haut de mes deux mille mètres

    Quelques-unes unes de ces millions de gouttes qui étaient autre fois le nuage petit mousse, étaient tombées sur une toile d’araignée et elles brillaient comme des perles sous les rayons du soleil…

    Ces gouttes écoutaient la bise du vent au sol et elles entendirent sous la toile d’araignée les fleurs qui gazouillaient. Car les gouttes, il est connu, entendent les bruits mystérieux de la nature, c’est le secret des gouttes d’eau et ces mêmes gouttes entendaient les bavardages incessants des fleurs qui balançaient leurs corolles sous les vents coquins qui les caressaient et les gouttes entendirent

    – ah ! Si nous pouvions voyager dans le ciel bleu, comme les nuages ou les oiseaux !

    La cinquante-millions-trois-cent-mille-quatre-cent-cinquante-sixièmes, car elles étaient toutes maintenant capables de parler aux fleurs, c’est la magie des gouttes d’eau pourquoi pas l’une d’entre elles ? Et la goutte dit à une de ces fleurs :

    – bonjour fleur qui est derrière le brin d’herbe sur lequel je suis tombée, comment t’appelles-tu ?

    Et la fleur qui était derrière le brin d’herbe sur lequel elle était tombée, lui répondit :

    – je me nomme iris Dupont et vous qui êtes vous ?

    – nous sommes la pluie, nous sommes l’eau d’un nuage qui autrefois s’appelait pt'it Mousse

    Petit mousse rêvait de vous voir de vous toucher et de vous caresser avec ses doigts de vapeurs bleutées, et petit mousse, il a pleuré, pleuré, pleuré et il vous a douchées ! Le monde est vraiment mal fait, dit la goutte, ce que tu désires et ce que désirait petit mousse, est toujours ailleurs

    – c’est vrai ! Dit iris Dupont, moi aussi j’aimerais voir le sol comme les nuages ou le grand aigle qui vole dans le ciel bleu ! Et la fleur iris Dupont et toutes celles-là, ses millions de sœurs, les fleurs qui font des taches bizarres et colorées dans les champs verdoyants, versèrent une grande quantité de larmes qui s’évaporèrent et qui devinrent cette vapeur bleutée dans les champs fleuris

    Et puis cette vapeur devient une brume qui monte, monte et elle devient nuage qui flotte tranquillement dans le ciel bleu. Les millions de gouttes versées par les fleurs, devinrent le nuage qu’avait toujours rêvé d’être la fleur iris Dupont… Et ce nuage se déplace dans le souffle du vent, après une chaude soirée d’été…

    Bruno Quinchez Morsang s/orge le 26 septembre 1996

    Lire la suite

  • Chapitre 22, Un Conte de Fées, de Savants et de Magiciens

    Chapitre 22, Un Conte de Fées, de Savants et de Magiciens

    jadis, il était une fois, une femme de grande beauté et de grande intelligence qui avait épousé un puissant sorcier de grande magie

    Le sorcier de la lumière, car sa femme était une fée qui vivait dans la forêt avant de l’épouser et maintenant ils vivaient tous les deux dans la forêt

    Après maintes aventures ils s’épousèrent, et ils eurent tous les deux maintes filles qui comme leur mère, elles étaient toutes des fées et qui comme leur père, étaient un peu sorcières de la lumière

    Leur père était ce gentil sorcier et leur mère était une fée pleine de charmes et de bénéfices. Ce qui dans la langue magique ne veut pas dire qu’elle était riche, mais qu’elle ne lançait jamais des maléfices, contrairIl était une fois dans un pays peut-être lointain, peut-être très proche de nouement à leur consœur, la sorcière au chaudron de la matière et le magicien de la science appliquée

    Cette sorcière du chaudron de la matière elle, elle avait eu avec le magicien de la science appliquée, sept fils très beaux, très intelligents et qui pouvaient tous dès le berceau prétendre à de grandes choses dans la ville ou ils vivaient

    Maintenant allez savoir pourquoi les fées et tous les descendants des “de la lumière” et leurs sept filles étaient en bisbille, avec la sorcière, au chaudron de la matière, et son mari, le magicien de la science appliquée et ses sept fils très intelligents

    C’est toute l’histoire de ce conte de fées, de savants et de magiciens

    Dans un temps très lointain, les fées régnaient sans partage sur toute la planète bleue où fées, magiciens et savants vivaient en paix quand l’arrière, arrière, arrière, onze fois arrière-grand-père du magicien de la science appliquée décida d’écrire un très gros et impressionnant grimoire sur les lois de la nature. Ce qu’il fit et il appela ce grimoire “de la nature physique du monde qui nous entoure…

    Bref, l’arrière, arrière, onze fois arrière, grand-père du magicien de la science appliquée, écrivit des formules sur le monde qui nous entoure de ce qu’il croyait les lois du monde

    Mais l’ancêtre du magicien de la science appliquée avait oublié dans ces formules. La magie, les charmes de la mère nature, le vent qui souffle dans les arbres de la forêt, les odeurs des rêves, les reflets dans les yeux des amoureux, la peur de mourir, l’espérance du petit matin

    Bref mille et mille choses que le grand savant du passé n’avait pu mettre en formules. Et c’est parce qu’il n’avait pu mettre tout cela dans son grimoire que ses formules n’étaient plus magiques !

    Bref d’après ses formules, il prétendait, ce prétentieux, tout connaître du présent, du passé et de l’avenir, ce qu’il faut bien le dire était un grand malheur pour tous, vous et moi compris

    La fée, la femme du sorcier de la lumière décida de jeter un sort sur lui et ses descendants. Jusqu’à la douzième génération. Désormais, tous les descendants de ce grand savant seraient aveugles devant les beautés des fées de la nature et elles ne feraient ni commerce avec eux, elles n’épouseraient aucun de tous les descendants du savant qui avait écrit le grimoire avec toutes les formules non magiques

    Les enfants du savant qui avait osé mettre en formules les lois de la nature ne vivaient plus que dans un monde fermé aux charmes des rêves et des beautés de la nature mais la douzième génération arrivait. Et elle se situe à peu près à notre époque

    Donc c’était la discorde entre la fée et le magicien de la lumière et ses sept filles. Violette. Bluette. Verte. Jaune d’or. Rouge passion et les deux petites dernières. Blanche et Noire. Hé oui ! Il existe chez les “de la lumière” une petite fille toute Noire avec des cheveux et des yeux noirs de jais

    Cette inimitié contre les descendants du savant jusqu’à la onzième génération qui avait épousé la sorcière au chaudron de la matière. Une femme très puissante, très belle, très sévère et aussi effrayante

    Elle pouvait maintenant grâce aux dernières formules que les savants avaient trouvées, faire beaucoup de choses terribles comme détruire toutes les vies en ce monde mais tous les deux, ils s’aimaient d’un amour pur et sans faille et ainsi naquirent

     Albert le fils aîné que l’on appelle le grand Albert, premier fils. Le grand Albert était un physicien théoricien. Il observait la matière dans le chaudron de sa mère

    Mais que de temps en temps, parce qu’il avait beaucoup d’imagination et qu’il était très observateur, donc une fois il avait aperçu dans sa lunette, la fille aînée du magicien de la lumière et il avait remarqué que la fille aînée qui s’appelle Séléné. Séléné ou Blanche lune

    Tous les physiciens qui observent la lumière savent que celle de Séléné est Blanche. On appellera Blanche lune, Séléné. Et elle, Séléné allait toujours plus vite que tous les désirs de rêves matériels Albert. Aussi il en était tombé très amoureux et il fit une thèse à partir de l’observation de Séléné et sur la vitesse de la lumière

    Puis le deuxième garçon Charles qui se faisait appeler Charlemagne, car il avait toujours eu l’ambition d’unir sous sa bannière toutes les lois de la physique qu’il connaissait. Son but ultime était la grande unification de toutes les théories sur le temps, la matière, l’espace et sa manipulation

    Puis Alfred, le troisième garçon qui explosait chaque fois qu’un problème de rocher sur son chemin donc à faire sauter, entravait son passage, on l’appelait Alfred le dynamiteur

    Puis Georges, le quatrième garçon qui vérifiait toujours que ce que l’on disait était, soit vrai, soit faux et qui se mettait en boule, si cela était, ni vrai, ni faux et cela l’énervait, alors il cherchait toute la nuit, tout le temps pour savoir ce qui clochait, on l’appelait Georges la boule car lorsqu’il pensait à un problème, il en faisait toujours le tour et on disait qu’il faisait ainsi sa boule

    C’est-à-dire qu’il se mettait en boule, c’est pourquoi on le nomma Georges la boule. Georges la boule inventa une machine pour mettre en équation ce qu’il savait être vrai ou faux

    Puis il y avait louis le cinquième garçon qui avait avancé l’idée absurde pour son époque que la matière pouvait se comporter comme la lumière si subtile

    Puis les deux derniers et qui sont les plus futés, ce qui est curieux, c’est qu’ils sont nés quand le premier homme posa le pied sur la lune. Les deux derniers étaient des jumeaux, ils se ressemblaient comme deux gouttes d’eau

    L’un s’appelait Jean dit pépin de pomme et son frère jumeau comme son double et il s’appelle Paul. Ils étaient comme les deux doigts d’une même main, un peu contradictoire, un peu complémentaires comme dans la théorie de leur aîné louis. Il y avait Paul dit Paul positif, car il voyait toujours le bon côté des choses

    Les sept fils de la sorcière au chaudron de la matière étaient tous très beaux et très intelligents, mais les cinq premiers étaient moins subtils et moins futés que les deux derniers. Les fils cadets, Jean et Paul. Il faut que je vous dise aussi les “de la lumière” c’était cette famille d’aristocrates depuis des milliers d’années…

    Dans les débuts des “de la lumière”. Il y eut un nommé Jean disciple d’un certain Jésus qui aimait vérité de la lumière, mais cette vérité était une fille très timide qui ne lui était jamais apparue nue que dans ses rêves les plus intimes et elle ne se manifestait que par un vent léger qui soufflait sur la joue de Jean. Jean et vérité de la lumière avaient été de grands amoureux, mais ils n’avaient pas eu d’enfants visibles aux yeux des hommes de la science

    Cela c’était passé dans le secret des cœurs et des âmes, donc Séléné et toutes ses sœurs qui vivent toujours de nos jours, tout le monde le sait, la lumière est immortelle, les “de la lumière” avait un arrière, arrière, maintes fois arrière-grand-oncle qui s’appelait Jean

     Un jour de beau soleil donc Jean et Paul les deux cadets du sorcier de la science appliquée et de la sorcière au chaudron de la matière, ceux qui vivent à notre époque, disent à leur mère la sorcière au chaudron de la matière

     – mère ! Nous allons nous promener dans la grande forêt des rêves enfantins pour aller herboriser et éventuellement cueillir toutes sortes de fleurs pour toi, notre mère, toi la sorcière au chaudron de la matière

    La mère, toutes aux cuisines de la science dit alors

    – allez vous promener, il est bon à votre âge d’aller voir et d’observer le grand monde, vous me ramènerez sans doute quelques observations bien notées et si vous chassez bien le paradoxe, vous m’en trouverez bien un pour assaisonner la cuisine de la famille ! Allez bonne chasse et surtout n’oubliez pas votre boussole

    C’est alors un voyage de quelques heures à travers des sentiers de jungle urbaine. Jean et Paul se retrouvent au milieu de la grande forêt aux arbres millénaires. Aussi mystérieuse que Brocéliande et aussi vaste que la grande forêt primitive.

    Une forêt sombre avec des arbres de trois cents ans et pleine de jeunes futaies et de bosquets de noisetiers et en cette saison d’automne pleine de feuilles multicolores jaunes, brun, rouge et certainement des champignons dont Jean et Paul en bons scientifiques qu’ils sont, pourront identifier

    Après la longue traversée de la civilisation de la science et après maints changements de moyens de transport. Jean et Paul sont enfin dans la forêt Jean et Paul sont légèrement inquiets par ce changement d’ordre, dans leur vision habituelle, des choses qui les entourent. Jean pépin de pomme dit à Paul positif

     – tu sais qu’il parait qu’il y aurait des fées dans cette forêt !

    – Paul. Si tu en vois une, dis-le-moi, car j’aimerais bien prouver à papa qu’il existe autre chose que ses équations et ses formules !

    – Jean. Tant que l’hypothèse n’est pas posée, tu sais bien que papa ne se pose pas ces questions !

    – Paul. Peut-être que, c’est une hypothèse, mais j’aimerais bien voir quelques choses qui ressemblent à une non-hypothèse, bref j’aimerai voir autres choses que le brouet que nous fait maman, la cuisine bourgeoise, il y en a marre !

    – c’est pourtant bon ce que nous fait maman, une portion de protide, une portion de glucide, une portion de lipides, plus quelques oligoéléments et des vitamines A, B, C, D, etc. Tu sais que la cuisine de maman est très saine

    – peut-être ! Comme tu me le dis ! Jean ! N’as-tu jamais mangé des ailes d’alouettes, des vols au vent, des bouquets de framboises sauvages ou des myrtilles ou peut-être des trompettes de la mort ?

    – trompettes de la mort ? ! Tu crois sans doute que je vais m’empoisonner avec ces cochonneries, des horreurs de la nature. La portion de nourriture que je mangerais, sera dosée et légèrement hypocalorique, tu sais bien que trop manger selon son désir provoque l’obésité et à plus ou moins longs termes un problème cardiaque et vasculaire. Néanmoins je veux bien herboriser les simples pour que maman puisse en extraire des principes essentiels, tels que l’esprit et la quintessence de ces fleurs que nous cueillerons pour les liqueurs de l’enivrement

    – ce n’est pas très scientifique les liqueurs de maman ! Mais au moins, je crois savoir ce qu’elle y met dedans

    Pendant ce temps-là. Des fées invisibles qui habitent la forêt écoutent ces deux jeunes présomptueux. Elles se disent en riant entre elles

    – en voilà de bien gentils garçons mais tout de même ces jeunes hommes sont bizarres. Et que ça te cause de sciences. Et patati et patata ! Toujours à vouloir savoir le pourquoi et le comment !

    La fée magnétisme qui fait aussi partie de la famille des de la lumière car c’est une de leurs cousines dit

    – hé bien moi, je vais leur jeter un sort ! Pôle nord ! Pôle sud ! Dans la forêt tu te perdras !

    Jean et Paul au milieu de la forêt sombre regardent tous les deux, les différents endroits qui les entourent puis ils consultent la carte et ouvrent la boussole, ils sont déçus par le fait de ne pas savoir où ils sont, ils ont alors tous les deux une allure fortement perplexe

    – où sommes-nous Paul ? Je ne reconnais plus l’endroit où nous sommes

    – d’après la carte nous sommes sur le sentier des biches. Au sud il y a le massif des simples. Le chemin que nous avons pris, doit nous mener à l’est du massif des trois-pignons et je crois que nous devons le voir au loin, et pourtant je ne le vois pas…

    – es-tu sûr de ton azimut Paul ? Il me semble que le soleil va bientôt se coucher, il est descendant vers l’ouest, mais avec les nuages ce n’est pas évident. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai l’impression que la boussole est faussée. Pour avoir notre orientation il y a bien la mousse des arbres mais statistiquement je ne vois pas où est le nord géographique. J’ai l’impression que nous sommes perdus tous les deux

    – Paul. Tu as raison Jean nous sommes perdus et bientôt la nuit va tomber. Je pense qu’en plus d’après les nuages sombres qui sont au-dessus de nos têtes, il va pleuvoir, tu sais !

    – Jean. Hé bien, il nous faut trouver un abri pour la nuit !

    Jean et Paul regardent la forêt qui les entoure. De grands chênes. Quelques futaies de noisetiers. Des feuilles mortes sous les grands arbres. Mais pas le moindre endroit pour être à l’abri. Jean et Paul se regardent l’air vaguement inquiet. Ils fouillent dans leurs affaires pour voir comment s’abriter

    – Paul dit. J’ai juste emmené un sac avec de l’eau du chocolat et quelques barres de céréales vitaminées. On va passer la nuit à la belle étoile, en ce moment je crois que l’on peut observer vénus, mais au petit matin une heure avant le lever du soleil

    – Jean. Tu as raison autant voir les choses d’une manière agréable, mais s’il pleut comment on fait. Il faut trouver une bicoque dans ce coin ! Il y a certainement quelqu’un qui habite dans cette forêt !

    Blanche et Noire, les deux fées qui les observent, filles cadettes des de la lumière entendent ces paroles, elles se sont caché et les deux garçons e peuvent, ni les voir, ni les entendre

    – Blanche dit. Ils sont peut-être bavards, mais ils se sont perdus et en plus ils sont mignons ces deux lascars. J’aimerais bien leur parler !

     – Noire. Blanche ! Tu sais aussi bien que moi. Papa et maman ne veulent pas que nous ramenions des étrangers dans notre maison. Cette maison c’est notre secret et c’est une grande maison, heureusement elle est bien cachée dans la forêt, et s’ils connaissent les secrets qui sont cachés dans notre maison, ils en feraient sûrement un mauvais usage comme des armes ou des sources de revenus, pour les militaires ou des banquiers et les hommes politiques de la ville. Observons-les d’abord !

    Tous les deux parce qu’ils sont jumeaux et de vrais jumeaux se ressemblent. Mais Paul dit Paul positif voit toujours le bon côté des événements tandis que Jean réfléchit longuement avant de parler. Tous les deux sont grands. Un mètre quatre-vingts. Visages aimables, bruns longilignes mais musclés

    – Noire dit. Puisque, c’est comme ça, hé bien ! Je vais me transformer en biche et je vais aller les voir de plus près pour leur parler !

    Aussitôt Jean s’écrie

    – regarde la forêt a au moins une habitante ! Regarde là-bas dans la clairière. Il y a une biche qui vient nous voir ! C’est curieux comme elle n’est pas sauvage

    – Paul lui dit alors. Si elle peut vivre ici, pourquoi pas nous ? ! Viens belle biche, que nous veux-tu ?

    Noire toujours en biche et qui n’en rate pas une, leur dit

    – bonjour ! Messieurs de la ville, il me semblerait que vous vous êtes perdus !

    Paul et Jean sont interloqués de stupeur

    – Jean. Comment ! Elle parle cette biche ? Ce n’est pas possible ! C’est contraire à tout ce que nous avons appris !

    – Paul. Il faut que nous voyions les choses en face, une biche qui parle

    – c’est extraordinaire. Mais elle peut, peut-être avec un peu de bonne volonté, nous mettre sur la bonne direction. Madame la biche où sommes– nous ?

    – Noire. Vous êtes dans la forêt des sortilèges. Voilà pour la réponse !

    Jean moins étonné, mais toujours curieux

     – et où sommes– nous sur cette carte d’état-major ?

    – Noire. Où il vous plaira d’être !

    Paul agacé, mais toujours sérieux

    – j’aimerais être dans une maison sous un toit avec un bon repas !

    – Noire. Comme vous le voudrez !

    Aussitôt apparaît une maison, toute construite en verre et transparente avec à l’intérieur un repas servis. Mais personne d’autre que Paul, Jean et Noire toujours en biche. Paul et Jean, qui n’en sont plus à un prodige près, ils entrent dans la maison de verre et aussitôt la lumière s’éclaire et les murs deviennent opaques. Il n’y a plus de porte d’entrée et la maison est hermétiquement close. Chose curieuse, elle ressemble à leur maison en ville avec le téléphone, la télévision et tout ce qui fait leur confort matériel quotidien

    – Paul. Nous voilà comme à la maison, mais, il n’y a personne d’autre que nous deux mais où donc est passé cette biche ?

    Noire qui est redevenue fée discute avec Blanche

    – crois-tu qu’ils ne se sentent pas un peu seuls dans la maison de verre

    – Blanche. Peut-être bien ! Mais ainsi de cette manière pourrons– nous les observer dans le cadre de leurs habitudes de vie !

    – Paul. En tout cas, c’est chouette. J’ai ce que j’aime en cuisine. Mon plat préféré et je ne me sens pas dépaysé dans cette maison !

    – Jean. Tu as peut-être tout le confort, mais je te fais remarquer que la porte de sortie n’existe plus

    – Paul. Tu as raison mais pour le moment j’ai faim et j’aimerai bien dormir dans un bon lit plutôt que sous la pluie à la belle étoile. Allez ne t’inquiète pas frérot si nous sommes à l’abri. C’est plutôt agréable. Allons nous coucher, je pense qu’ils ont aussi de bons lits

    Noire et Blanche sont toutes les deux ensembles

    – Blanche. Ils n’ont pas l’air très méfiant ces gens de la ville. J’aime bien celui qui est toujours optimiste. J’ai une petite idée derrière la tête

    – Noire. Que vas-tu faire ?

    – Blanche. Rien, mais je vais lui apparaître dans ses rêves et lui parler de tas de choses, puis il est mignon et j’aimerai bien l’amener dans notre maison

    – Noire. Es-tu folle ? Non, je crois bien que tu sois amoureuse !

    – Blanche. On a beau être une fée, on n’en est pas moins femme

    C’est la nuit dans la maison de verre Paul et Jean dorment d’un sommeil surnaturel

    – Blanche. Bonjour Paul, je suis Blanche et je suis une fée, dis-moi de quoi et de qui rêves-tu ?

    Paul dans son rêve, il est un grand magicien. Il rêve qu’il est un aigle et qu’il vole avec aisance au-dessus de la forêt. Il se voit dans la maison de verre et il voit une très belle femme qui se penche à son chevet et le regarde tendrement. Attiré par cette femme dans son rêve il redevient un homme. Le puissant magicien qu’il a toujours rêvé d’être. Blanche, elle est devant lui. Elle est habillée d’un léger voile de coton blanc qui la moule tout en étant vaporeux. Dans son rêve il l’embrasse. Blanche surprise recule. Elle se transforme en un grand oiseau blanc. Paul devenu magicien dans son rêve fait de même. Mais lui, il se transforme en un phénix de feu. Blanche se transforme en pluie et refroidit le phénix. Puis Paul voyant cela, il se retransforme en homme. Et il revoit la belle femme de ses débuts

    – Blanche. Doucement jeune homme ! La magie, ce n’est pas le désir immédiat ! Calmez-vous jeune homme !

    – Paul se réveille de son sommeil surnaturel il croit reconnaître sa maison, il voit le téléphone et il se dit, je vais téléphoner !

    – allô ! Allô ! Il y a bien la tonalité habituelle mais Paul n’arrive pas à se souvenir du numéro de téléphone qu’il avait l’intention de faire. Voyons ! Voyons ! Nous sommes perdus dans cette forêt et je ne me souviens pas bien du numéro de téléphone de la maison

    Nous nous appelons du chaudron et nous habitons dans la grande ville au 25 de la rue des sciences et des techniques. Si j’appelais le12 pour demander ce renseignement. Paul prend le combiné et tourne le cadran, en effet, c’est un vieux téléphone noir des années cinquante. Il fait le 1… le cadran tourne. Puis il fait le 2… le cadran tourne. Il porte l’écouteur à son oreille puis il entend

    – bonjour ! Le numéro que vous désirez est Othello 1, 2, 3, 4

    Paul, est tout surpris, il se dit,

    – bon sang de bonsoir ! Je n’ai même pas posé de questions et ce foutu téléphone me donne un numéro. C’est bizarre. Je vais tout de même faire, ce foutu numéro. O. T. E. 1 2 3. 4. Paul entend les bruits de la recherche puis il entend une voix qui lui parle

    – allô !, c’est une voix de femme

    – bonjour madame, je me présente Paul du chaudron. J’espère que vous pourriez me dire ce que je dois faire pour me sortir de cette forêt où nous nous sommes perdus mon frère et moi

    – cela dépendra de vous. Je me présente madame de la lumière mère. Je crois que certainement, je peux vous aider. Mais il vous faudra que vous me répondiez à quelques questions

    Paul sourit en lui-même, car il a déjà entendu parler de tous ces mythes où si celui qui est questionné, répond mal aux questions, alors cela finit mal pour lui, mais Paul plutôt optimiste se dit

    – bah ! Dans l’état où nous sommes perdus ! Pour l’instant, ils sont plutôt gentils. Comme vous le voudrez madame ! Est-ce que je risque beaucoup ?

    – cela dépend de ce que vous aimez !

    – Paul. Moi j’aime aller de l’avant et trouver toujours de nouvelles choses

    – non ! Jeune homme je veux parler de choses sérieuses comme l’amour d’une femme

    – Paul. Je suis encore jeune madame

    – peut-être, mais si vous voulez, vous pouvez

    – Paul. Je peux quoi madame ? !

    – dans votre rêve de cette nuit vous embrassiez ma fille ma petite Blanche

    – Paul. Mais ce n’était qu’un rêve !

    – la vie n’est-elle pas un songe éveillé ? Lui dit la grande fée de la lumière

    – Paul. Cela dépend de l’observateur. Je ne vous rêve pas. Je me pince. Aïe, c’est bien réel ! Vous êtes bien réelle ! Dites-moi donc qui est cette jolie femme dont je rêvais

    – hé bien ! C’est ma fille jeune homme ! Elle est aussi belle que vous le rêviez

     – Jean se réveille à ce moment et lui, il a rêvé qu’il résolvait une équation tellement compliquée, qu’il ne se rappelle même plus le sujet à laquelle elle se rapportait

    – Paul. Tu sais Jean, je crois, mon cher Jean pépin de pomme que j’ai trouvé l’Amour avec un grand A

    – Jean. Doucement Paul ! Tu vois aussi que nous sommes perdus dans une maison en pleine forêt et tu me dis que tu as trouvé ton grand amour, soit plus constructif Paul positif ! D’habitudes. C’est toi, qui nous sors des situations les plus périlleuses. Ta bonne femme tu l’as vue au moins ?

    – Paul. Non ! Mais j’en ai rêvé et je viens de parler à sa mère qui m’a dit que sa fille était amoureuse de moi !

    – Jean. Alors comme ça tu réalises tes rêves en décrochant le téléphone. Tiens passe-le-moi, je vais téléphoner à la maison

    Jean fait le 08 96 55 47 28. Et c’est sa mère inquiète qui décroche

    – Jean. Allô maman ! Nous sommes perdus dans une maison au milieu de la grande forêt

    – quelle grande forêt ? La plus grande forêt la plus proche est d’environ dix mille hectares. Puis de toutes les façons je pense que vous avez un bon sens de l’orientation vous devez être encore en train de me faire une farce ce n’est pas très malin

    – Jean. Non ! Non ! Maman c’est très sérieux ! Je crois même, que l’on est dans un lieu de sortilèges

    – les seuls sortilèges que je connaisse, sont des illusions ! Dit fermement la sorcière au chaudron de la matière. Peux-tu me dire où es-tu ?

    – Jean. Dans une maison qui ressemble à notre maison d’où je te téléphone et il n’y a pas de porte de sortie. C’est un peu comme chez nous mais c’est ailleurs

    – primo mon petit, situe-toi dans ces lieux. C’est mon conseil ! Et Paul ? Il est avec toi, j’espère ?

    – Jean. Paul, il est amoureux je crois qu’on ne pourra rien tirer de lui

    – mon petit Paul amoureux ! Hé bien voilà une bonne nouvelle ! Comment est-elle sa princesse ?

    – Jean. Je te le passe maman, Paul je te passe maman !

     – allô ! Mon petit Paul. Toi, qui es si dynamique d’habitudes. Tu tombes amoureux et tu te perds le même jour. N’y aurait-il pas une relation de cause à effet ?

    – Paul. Je le crois bien maman car c’est une fée a eu l’idée de me perdre et une autre est. Je le crois bien, tombée amoureuse de moi. Il faut que je te dise encore que si elle est aussi belle que dans mes rêves. Je voudrais vivre avec elle pour la contempler et lui parler et puis

    – peut-être, peut-être mon petit Paul ! Mais vous êtes perdus tous les deux. Je crois aussi qu’il faut que tu voies les choses en face. Tu deviens un grand écervelé avec ton cœur d’amoureux. Ressaisis-toi mon petit

    – mon petit Paul, tu vois des fées. Alors que tu sais bien que les fées n’existent pas !

    – Paul. C’est toi qui le dis maman ! Moi, je sais maintenant que les fées existent. J’ai d’abord vu une biche qui parle alors j’ai dit. Tiens ! Voilà une chose bizarre ! Puis j’ai vu cette maison dans la forêt. Et puis j’ai rêvé d’elle et sa mère m’a parlé d’elle

    – comment cela ? Elle t’a parlée ?

    – Paul. Comme je te parle maman ! Au téléphone. J’ai fait le 12 qui m’a donné ce numéro Othello 1,2 3,4, et la personne qui a décroché m’a dit que sa fille était amoureuse de moi. Je crois bien qu’elle s’appelle Blanche de la lumière

    – les « de la lumière », je les connais, une famille très ancienne. Plusieurs de tes oncles ont été plus ou moins amoureux de ces filles de la lumière. Ce sont des gens bien, mais tu dois faire bien attention à ne pas succomber à leurs charmes, leur beauté et leur étrangeté. Car quand ces filles-là, elles te prennent le cœur ! Hé bien alors ! Elles ne te laissent plus libre d’aller voyager parmi les mille réalités de la vie

    – Paul. Peut-être maman ! Mais je crois heureusement pour moi, j’ai trouvé là, mon identité transcendante

    – tu risques de perdre ta Liberté, mon pauvre petit, tes oncles ont beaucoup souffert. Je ne te le souhaite pas, tu es bien en effet chez des fées mais leurs charmes sont beaucoup plus matériels que tu ne me le dis. Pour l’instant je ne peux rien pour vous venir en aide mais vous savez maintenant où vous êtes. Vous êtes dans la profondeur et la transparence, vous êtes chez des gens bien, cela me rassure. Mais en ce qui concerne l’amour. Hélas ! Je sais que je peux te dire que je ne peux rien pour toi. Essaye de te débrouiller avec ton esprit et ton cœur. Tu n’es pas tout seul. La nuit porte conseil et tu ne risques rien. Allez ! Va te coucher ! Et essaye de tout voir ! Tout sentir ! C’est mon conseil. Je pense que tu trouveras ta solution tout seul, bonne nuit mon petit Paul !

    – Paul. Allez bonne nuit maman ! J’espère qu’avec le lever du soleil nous verrons cette solution ! Paul se rendort décidé à vivre avec Blanche quitte à abandonner sa famille ses parents et son frère Jean

    Jean est réveillé et il parle à son frère

    – Jean. Tu sais Paul j’ai rêvé d’une équation transcendante où je pouvais tout expliquer de toutes choses qui existent

    – Paul. Est-ce qu’elle parlait d’amour et d’attente ton équation ?

    – Jean. Non ! Mais elle était très belle par sa beauté et sa simplicité, j’expliquais tout… simplement !

    – Paul. Bref toi aussi tu es tombé sous leurs charmes leurs beautés, leurs étrangetés, etc.

    – Jean. De quoi veux-tu parler de particules fondamentales ou de femmes ?

    – Paul. Je ne veux te parler pas que des femmes, mais de plus que cela, je crois bien, que je peux parler d’amour de la vie et du charme de toutes les fées

    – Jean. Tu sais bien que bien que ou plutôt bon gré que les fées sont des femmes et qu’elles vivent de nos illusions. Moi je parle de la raison de chaque chose

    – Paul. Sais-tu ce qu’il veut dire, le mot amoureux, car je crois que je le suis totalement et que toute ta raison ne pourra jamais expliquer ce qu’est cet état amoureux

     – Jean. Tu parles de chimie et d’hormone je dirais que tu as en ce moment un afflux prodigieux d’endorphine et de molécules du plaisir. Bref tu es en pleine alchimie de l’extase amoureuse. Je t’envie et je te plains en même temps, car tu peux par cet état amoureux faire plus de choses belles et magiques qu’avec ma formule dont je sens qu’elle recouvre une partie de cet état amoureux

    – Paul. Et que résout-elle, cette équation ?

    – Jean. Tous les paradoxes de vivre, d’aimer, de vivre et de souffrir, mais je ne peux l’exprimer sans la réduire au néant. Bref ! C’est une équation radicalement transcendante que je ne peux t’exprimer. Comme j’y suis impliqué, tu l’es aussi ainsi que tout ce qui est possible d’observer, car elle ne contient en elle-même aucune contradiction d’existences. Bref ! Si je pouvais le mieux traduire la complémentarité entre la totalité et ses parties je ne peux prendre que l’état d’aimer et ton état amoureux

     Noire et Blanche, discutent ensemble

    – Blanche. Il n’y a pas à dire j’ai fait la conquête de Paul ! Bref il faut dire que si lui, il est très amoureux de moi, je crois bien que ce grand benêt de Jean t’intéresse ?

    – Noire. Oui ! Il me plaît, car il laisse une vérité dans l’ombre et pourtant il a cette vérité. Ce n’est pas le benêt que tu crois. Ton Paul est beaucoup plus benêt que Jean. Pratiquement ton Paul viendra manger dans ta main. Jean sera toujours un savant et un homme libre. Il me plaît plus que ton Paul, car sa vérité à lui, est beaucoup plus difficile

    – Blanche. La vérité d’un bel et bon amour il n’y a que cela de vrai

    – Noire. La Liberté qu’en fais-tu ? Jean malgré son côté de savant solitaire ira bien plus loin que Paul

    – Blanche. La Liberté sans amour qu’est-ce que cela ?

    – Noire. Sais-tu ce qui pousse quelqu’un à chercher toujours plus loin que lui-même ?

    – Blanche. Non je ne le sais pas mais la solitude sans amour je sais ce que c’est

     – Noire. Ne te rappelles-tu pas de Vérité, notre grand-tante. Par amour d’elle bien des hommes seraient prêts à passer de très longs temps pour lui parler

    – Blanche. Tante Vérité a pour unique amour Jean disciple de Jésus le nazaréen

    – Noire. Par amour de la vérité, combien de gens, de millions d’hommes et de femmes, sont prêts à tout donner, pour ce contact privilégié et presque unique ?

    – Blanche. Par amour tous les êtres vivants sont immortels. Mon Paul par son amour pour moi devient immortel. Tandis que ton Jean sera toujours en quête de ce « je-ne-sais-quoi » qui le motive ton obscurité. Ce n’est rien par rapport à la lumière de cet amour que me porte Paul

    – Noire. Soit Jean est libre, mais sa quête est sans fin, pour lui c’est un don, pour moi aussi, un amour absolu, c’est merveilleux !

    – Blanche. À moi l’éternité avec Paul et à toi de construire les châteaux du temps avec ton Jean. Chère sœur, nous avons choisi toutes les deux la forme de notre amour

    Et c’est ainsi que se réconcilièrent les filles de la lumière avec les arrières, arrière, arrière, maintes fois arrière-petit-fils du savant qui avait osé écrire le grimoire sur la nature

    Blanche et Paul, eurent l’autorisation de leurs parents respectifs de se Marier. Ils eurent dans cette éternité commune beaucoup de fils et de filles qui tenaient beaucoup de leurs parents

    Jean resta très longtemps sur Terre à la recherche de celle qu’il ne saurait jamais nommer dans l’obscurité de ses pensées. Noire qui l’aimait et respectait sa Liberté

    Donc Jean vécut longtemps, longtemps, longtemps, puis il partit dans les étoiles toujours à la recherche de celle qu’il ne savait nommer. Il resta dans de bonnes relations avec son jumeau Paul et il se consola en voyant tous les neveux et petits-neveux de son frère

    Son cœur était rempli de ce besoin de toujours se dépasser et de trouver celle-là qu’il ne savait appeler

     Bruno Quinchez Morsang sur/orge le 15 novembre 1995

  • Chapitre 21 Les deux font l’affaire (écrit en 1988)

    Chapitre 21 Les deux font l’affaire (écrit en 1988)

    Situation/ Jacques et Maryse travaillent à radio radium 88, la radio la plus active, celle qui rayonne dur. Jacques est disque jockey de radio radium 88 et Maryse fait de la publicité

    – Maryse, le bon son de radio radium 88, vous le retrouverez grâce à la platine laser Davidson 1200, la platine fidèle jusqu’à la mort. Branchez-vous sur le son du futur !

    – (voix venant du studio !) Bon maintenant, c’est à toi jacquot !

    – Jacques, après cette page de pub, nous allons écouter une dernière plage du disque des Rock-Infer, le morceau s’appelle « More-Times-Against » et c’est une exclusivité de radio radium 88, la plus hard des radios actives (bruits du genre hard rock !)

    – (Jacques, micro débranché !) Ouf ! Que c’est idiot comme slogan, il y a bien eu azote quatorze, mais de là à parler de radium 88. Quel le drôle d’idée ? On dirait une idée de branché punk !

    – Maryse, alors comme ça tu ne crois pas aux bienfaits d’une publicité bien balancée ! Jusqu’à maintenant, nous avions un bon indice d’écoute, donc des commanditaires, donc du fric

    – Jacques, OK ! OK Maryse ! C’est qu’en écoutant cette merde, je me sens très vieux, nous vivons dans un milieu de plus en plus dur et je me sens dépassé. J’ai quarante ans et j’ai l’impression d’en avoir une bonne centaine, et je…

    – (voix venant du studio !) Eh jacquot ! Il ne faut pas exagérer, car j’ai moi-même la cinquantaine bien tassée et si je te suis dans ton raisonnement, je suis un vieillard gâteux, toi tu es un baba qui n’a pu assumer la rupture des années 80. C’est le choc du futur que t’as pris en pleine gueule…

    – Jacques, OK ! OK ! Laisse tomber ! T’as raison, je suis un vieux machin, mais de là à dire que Rock-Infer est le meilleur groupe des années soixante-dix, ça me fait gerber, le hard, le disco, le funk ne vaudront jamais les Beatles, Marley, Bob Dylan et même le Floyd…

    – (voix venant du studio !), c’est fini pour vous maintenant, ça va être les infos de dix-huit heures. Saluts Jacques ! Saluts Maryse !

    Jacques et Maryse sont maintenant dans la rue, ils sortent tous les deux des studios de radio radium 88

    – Jacques, allez saluts Maryse !

    – Maryse, pourquoi saluts ? Je te rappelle que tu m’avais promis d’aller à ce restaurant indien, tu parles souvent de ton époque, il paraîtrait de même que tu es allé jusqu’à Katmandou

    – Jacques, qui t’a dit cela ? C’est faux le plus loin où je sois allé, c’est à Istanbul et encore j’y suis allé en charter. Pour ce qui concerne la bouffe indienne, c’est un resto près des halles, t’es mal renseignée ma jolie

    – Maryse, bon ! Alors moi je t’invite ! Je connais un resto qui a un look d’enfer près des bains louches et j’aimerais bien me balader avec un machin palélolithique

    – Jacques, paléolithique pas palélolithique, ça vient du grec et cela veut dire pierre du passé

    – Maryse, doucement vieux, ce que tu peux faire vieux machin ! Depuis le temps que j’te connais, j’me dis : tu aurais dû faire prof ! Tu te serais mieux situé au niveau du vécu

    – Jacques, je le sais bien, on me l’a déjà dit en 1970, j’ai bien essayé de faire instit, mais j’ai laissé tomber, trop mal payé, trop de sélection…

    – Maryse, pauvre jacquot ! Tu es vraiment un spécimen rare, c’est vraiment bizarre la sélection naturelle est parfois capricieuse, en gros tues un loser qui aurait trouvé sa niche économique, je ne comprends pas. Pourquoi bosses-tu à radio radium ?

    – Jacques, ma petite Maryse, comme tu n’es pas sans savoir que les débuts 1983, bref à l’origine de notre chère radio radium, c’est moi ! J’en suis et j’y étais en 1983. Au début des années 80 cette radio, s’appelait radio réalités, c’était une de ces radios conviviales et…

    – Maryse, con quoi ! Conviviale ? !

    – Jacques, non conviviale ! Espèce d’inculte ! C’était une autre vision du monde, bref si les modes passent, la radio est restée. J’ai ma tranche horaire et je peux parler de ce que je veux. Il n’y a qu’un truc qui me déplaît, c’est que je n’ai pas le choix des disques

    – Maryse, si radio radium passait d’autres choses que des disques hard, ça la déstabiliserait en tant que radio hard…

    – Jacques, hard ou soft, elle risque d’être un fossile dans deux ou trois ans, le convivial il n’y a que ça de vrai, no future, sex-pistol, punk, c’est caca boudin, l’avenir est à l’imagination et ne faire que du hard, si cela continue ça passera mal si l’on ne renouvelle  pas…

    – Maryse, t’occupe coco ! Il y a le brain-management qui s’en occupe. Si j’en crois mes sources d’informations, il y aurait de la restructuration dans l’air, il y en a qui vont sauter

    – Jacques, ne t’en fait pas pour moi, j’ai un contrat en béton pour dix ans avec cette chère radio, jusqu’en 1993 et là j’ai le temps de voir venir. Si je suis viré, c’est la galette

    – Maryse, au fond, tu as raison, il vaut mieux être prévoyant. Sais-tu comment j’ai été embauché ? Je connais Bernard Lagardère personnellement et c’est grâce à lui que j’ai été pistonné

    – Jacques, si moi je suis une espèce en voie de disparition tout comme les dinosaures, toi t’es comme la mauvaise herbe, tu prolifères même sur le béton, en y réfléchissant peut-être que l’avenir de l’homme est…

    – Maryse, assez bavardé sur les grands sujets de philosophies, c’est bon pour des lycéens qui passent le bac nous y voilà, c’est ici ! C’est Hamburger’s-Queens et c’est mieux que n’importe quel Fast-food. On y retrouve des gens intéressants, des types qui savent se remuer, les hamburgers y sont mangeables et les frites sympas, c’est un endroit de gonzesses et on peut y parler sans être dérangé

    – Jacques, bon, venons en au fait ! Pourquoi est-ce que tu m’as emmené ici ?

    – Maryse, tu as tout ton temps coco ! Ne sois pas si speed, il y a le décor, il y a l’ambiance, je voudrais te parler, de toi, de moi, et de ce que nous pourrions faire ensemble. Tu vois le type là-bas ! C’est grâce à lui que je bosse à radium, à première vue il parait sympa, mais il connaît beaucoup de coups fourrés. Comme tu l’as certainement compris, Bernard Lagardère, je ne connais pas ! Et ce type-là-bas, il veut me laisser tomber. Bref je suis dans la prochaine charrette. Je crois que je te trouve beaucoup d’intérêts depuis que j’ai lu ton dossier à la station

    – Jacques, et qu’est-ce qu’il dit mon dossier. Suis-je une bonne occase ?

    – Maryse, oui ! T’es une première main ! Fidèle dans tes amours et tu me parais le plus stable de tous les mecs de la station grâce à ce fameux contrat que tu as signé en 1983

    – Jacques, alors buvons à mes amours mais que puis-je pour toi ?

    – Maryse, je ne sais pas, tu pourrais par exemple me dire ce que tu comptes faire ce soir ?

    – Jacques, après cet affreux fast-food, je te propose d’aller nous balader

    – Maryse, et où allons– nous ?

    – Jacques, Didier Lockwood, tu connais ? J’ai justement deux places pour l’un de ses concerts, tu verras, c’est formidable, un double pied d’acier nickelé

    – Maryse, je pense que pour toi le pied d’acier nickelé, ça vaut deux étoiles au guide mi-chemin et que le concert Lockwood, il vaut plus que le déplacement ? !

    – Jacques, tu l’as dit, ma blonde !

    – Maryse, d’abords je ne suis pas ta blonde et secundo je t’aime !

    – Jacques, hé là ! Doucement qui te dit que je suis libre ? J’ai peut-être d’autres projets après concert !

    – Maryse, pourquoi crois-tu que je t’ai invité, je te sais disponible et je t’aime, je hante le studio de radio radium depuis plus d’un an et je sais que tu as rompu avec cette rousse il y a une semaine alors qu’en dis-tu ?

    – Jacques, je me dis que c’est difficile d’avoir une vie privée avec toi, je te vois au boulot et il faudrait maintenant que je te supporte au lit. Après tout je crois bien que j’aie aussi mon mot à dire. T’as beau jeu de jouer les femmes fatales, moi j’ai mes habitudes et c’est la première fois que je me fais draguer dans un fast-food, d’habitude, c’est moi qui attaque et en plus je déteste les fast-foods

    – Maryse, raisons de plus pour changer, moi j’aime les néons, les punks, les groupes de hard rock, la rue, la violence

    – Jacques, bref, tu aimes, tout ce que je n’aime pas !

    – Maryse, non ! Il y a tout de même des choses que nous avons en commun, c’est de bosser à radio radium 88, la plus rayonnante des radios actives et cela me permet de mieux te cerner

    – Jacques, pourquoi me dis-tu tout cela ?

    – Maryse, bravo Jacques ! Tu viens de réussir tous les tests que je te faisais passer ! Je m’explique, je travaille à radio la rose, une chaîne qui va se créer et qui concerne une radio faite, conçue et réalisée par des femmes. Nous avons besoin d’un homme, d’un bonhomme pas trop phallocrate. Bref un type dans ton genre ! Ton style me plaît et je pense qu’il plaira à notre public !

    – Jacques, et qu’est-ce qu’il a mon style ?

    – Maryse, je t’ai pratiquement proposé de coucher avec moi et toi tu me parles d’aller au concert, je pense que tu ne perdras pas la tête au milieu d’un groupe de femmes

    – Jacques, hé ! Qui sait ? !

    – Maryse, ce n’est pas une radio féministe mais une radio de femmes, ce qui veut dire que les hommes peuvent y bosser après tout, Simone du bavoir avait un type nommé Jean-Paul tarte

    – Jacques, c’est un point de vue, j’ai toujours cru que Simone du bavoir était la femme de Jean-Paul tarte et non l’inverse…

    – Maryse, tu l’as dit bouffi, c’est une question de point de vue. Si tu ne nous intéressais pas depuis longtemps et moi aussi si je n’avais pas quelques atomes crochus avec toi, il y a longtemps que tu ne me verrais plus, il y a tout de même un point où je suis d’accord avec toi c’est que la bouffe de ce fast-food est dégueulasse mais la nourriture rapide quelle libération pour la femme

    – Jacques, tiens à propos ! Que deviendrait mon contrat avec radio radium 88 ?

    – Maryse, ne t’en fait pas jacquot ! Radio la rose et radio radium, c’est le même holding, nous disposons d’une trentaine de titres différents, radio rats, notre drame, la voix des césars, neurone un. En tout, une dizaine de radios rien que sur Paris et banlieue. Radio radium fait partie de notre holding. Je crois que la société gravats possède cinquante et un pour cent de radio radium 88 ! Tu vois, on peut s’arranger, mon chou !

    – Jacques, et moi dans tout ça !? Je ne comprends pas pourquoi veux-tu à tout prix me débaucher de radium 88 ? Après tout je n’ai rien d’exceptionnel !

    – Maryse, tu te sous-estimes mon cher ! Je crois savoir que tu es le plus apte à travailler à radio la rose, tu as une voix qui passe bien ! Bref ! En gros tu rassures et au milieu de toutes ces femmes, tu serais le modérateur masculin. Tu es le contraire d’un chaud lapin, nous voulons l’amant de toutes mais pas le petit ami de la starlette. En quelques mots, nous voulons l’homme qui dure

    – Jacques, bon sang mais bien sûr ! Gérard de radieux, c’est lui qu’il vous faut, mais je réfléchis, il doit être trop cher pour travailler à radio la rose. En quelques sortes, je suis le médium qu’il vous faut, ni trop, ni trop peu. Je suis l’homme moyen celui qui rassure, tu me prends sans doute pour le mailler, le Wells, le Socrate, le Sartre ? !

    – Maryse, doucement Jacques ! Nous avons beau être un groupe de femmes cela ne veut pas dire que nous sommes le m l f. Et malgré tout tu n’es pas irremplaçable, mais je vais être sincère pour une fois : j’ai un faible pour toi !

    Bruno Quinchez Paris mai 1988

  • Chapitre 20 Le Martien

    Chapitre 20 le martien

    Kevin Martin a été envoyé par sa société net-projet-prospective à Plougalass-ker-Aven, petit village de la campagne bretonne, qui vit encore aux rythmes, d’une agriculture soucieuse de la nature, en cette année 2025 où le monde de la communication est tout. Et tout ce qui n’est pas in, est obligatoirement out

    Le but de son enquête est d’augmenter le marché des produits bretons dans les milieux hyperconnects de la culture planétaire. Cette enquête étant sponsorisée par la chambre d’agriculture de l’extrême Bretagne et le syndicat de la fédération des agriculteurs respectant une motivation écologique responsable, autrement dit la FARMER

    Ce syndicat veut faire savoir que des hommes comme Sébastien Le Quermel, agriculteur écologique est un homme heureux et qu’il vit bien de cette agriculture donc Sébastien Le Quermel est le représentant typique d’une agriculture qui respecte la nature, aussi Sébastien Le Quermel est un membre représentatif de la FARMER

    Nous sommes en donc en l’an 2025 et c’est donc l’histoire de cet humain hyperconnects qui va à la campagne où la vie malgré les progrès de la technologie qui existe dans le monde in, ils n’ont pas encore affecté le rythme des saisons liées aux travaux de ce monde agricole, c’est le choc de deux civilisations entre celle qui voit passer le temps et celle où le temps n’est un obstacle que l’on doit gérer en le contournant par une fluidité de gestion des paramètres.

    Son portable est HS, le réseau qui ne passe pas dans ces lieux encore libres de toute la technologie

    Donc Kévin qui arrive dans sa spécial-Elec, une voiture électrique de ces années 2020, après avoir déconnecté son ordinateur de bord, il descend de sa voiture et il va chercher dans ce village de bouseux, l’item dénommé Sébastien Le Quermel, il est au milieu, de la place du village entre l’église typique de ces villages de Bretagne, avec ces figures sculptées dans une pierre sombre et dure

    Mais comme Kévin n’a que peu d’accessibilité de temps dans son planning, il est un peu perdu dans ce village de ploucs restés au vingtième siècle. Il regarde autour de lui, puis il voit madame Kermeur à laquelle il pose cette question :

    – salut ! Où puis-je avoir contact avec Sébastien Le Quermel ?

    La dame Kermeur, elle a l’air un peu étonnée devant la brutalité de la question alors elle lui répond :

    – qu’est-ce que vous lui voulez jeune homme ? Je ne connais pas de lieux autres, que le bistro où le Sébastien passe de bons moments vers les six ou sept heures du soir lorsque sa journée est finie mais en ce moment je pense qu’il doit être dans ses champs !

    – merde de putain de péquenaud, et je dois perde jusqu’à dix heures avant d’avoir mon contact avec ce plouc !

    Il fait un sourire et dit à la dame Kermeur :

    – bien ! Je vais attendre mais où puis-je communiquer à flux modulé ?

    Madame Kermeur surprise ne comprend pas tout de suite la question et elle lui demande de bien vouloir reposer sa question et Kévin martin lui dit :

    – ici ! Téléphoner c’est possible ?

    Madame Kermeur lui répond :

    – ici ! Si c’est la campagne, ce n’est tout de même pas la brousse et elle dit aussi qu’elle croit bien que le café dispose d’un objet que l’usage courant appelle téléphone !

    – merci ! M’dame ! Excusez si vous n’entravez que dalle, mais j’ai peu l’habitude des milieux campagne !

    Madame Kermeur sourit puis lui dit :

    – mon pauvre monsieur je crois bien que vous avez perdu l’usage de vos sens et je vous plains bien !

    Kévin se rue sur le téléphone, c’est un vieux téléphone mural encore à cadran et se pose la question :

    – comment ça marche déjà ces antiquités !

    Il va voir le patron du bistrot et lui dit :

    – comment elle marche votre antiquité ?

    Le patron lui répond :

    – c’est simple monsieur vous me donnez le numéro que vous désirer et je vous donne la communication !

    Kévin lui répond :

    – pas possible de se connecter au réseau avec votre téléphone ?

    Non ! Lui répond le patron,

    – la seule possibilité que vous ayez c’est de parler de vive voix avec votre interlocuteur

    – merde de putains de péquenauds ! Jure Kévin. Et pour bouffer c’est possible ?

    – oui ! Lui répond le patron. Allez donc chez Julie Lescaut, c’est un restaurant tenu par une parisienne qui est venue dans les années deux mille et qui est restée au village, peut-être qu’avec elle vous aurez plus de chance qu’avec moi il me semble bien qu’elle ait aussi fréquenté ce que vous appelez le Cyber espace, peut-être même vous aura-t-elle cette connexion

    – et quelles sont ses références, dit Kévin ?

    Le patron surpris lui répond qu’il la connaît depuis vingt-cinq ans et qu’elle possède de très bonnes références !

    – non ! Dit Kévin ! Où elle crèche ?

    Le patron semble entrevoir un début de signification dans la communication kleinienne et il lui répond :

    – je crois qu’elle habite aux 23, rue des bons enfants mais que si vous voulez manger dans son restaurant, il se trouve à deux rues d’ici

    – merci vieux dit Kévin, et à la proche !

    Kévin est sur la place et il cherche parmi toutes les rues avoisinantes le restaurant Julie Lescaut, au bout d’un quart d’heure il trouve enfin ce qu’il cherche. La patronne est là et il lui demande

     – qu’est-ce que vous proposez à bouffer !

     La patronne une maîtresse femme lui répond :

    – ici, c’est un restaurant végétarien vous n’aurez que des produits naturels, nous pouvons tout de même vous proposer des gratins de courgette et des galettes de sarrasin, etc. Et tout cela accompagné d’un cidre maison dont vous me direz des Chapitres !

    – merde ! Se dit intérieurement Kévin je suis tombé sur une rombière restée baba-cool mais le principal c’est que je puisse me connecter en lui demandant gentiment…

    – bien ! Alors se sera une omelette avec fromage et un peu de votre excellent cidre…

    La patronne sourit de satisfaction et pose la question

    – qu’est-ce qui nous vaut que vous soyez là ?

    Kévin répond :

    – j’fais une enquête sur un de vos concitoyens !

    La patronne dit

    – et qui est-ce donc ?

    Kévin répond :

    – un bouseux du nom de Le Quermel

    La patronne choquée lui dit

    – si vous considérer mon Sébastien comme un bouseux vous me faites l’effet d’un extra-terrestre qui débarquerait dans notre bon petit coin. Le Sébastien c’est mon homme et ce n’est pas un parisien comme vous l’êtes qui viendra me le critiquer par des opinions toutes faites !

    – excuse ! M’dame mais quel est votre blase ?

    – avant d’être avec mon Sébastien, j’avais le nom de Julie Rodriguez et comme vous dites mon blaze maintenant c’est Julie Le Quermel femme de Sébastien Le Quermel

    – putain ! C’est mon jour de jackpot ! Il faut que tombe sur la meuf de mon item ! Vous tombez bien madame ! J’aurais quelques questions à vous poser sur votre homme, en effet je suis sponsorisé par la chambre d’agriculture de chez vous et par la FARMER, ceci pour vous faire un max de publicité dans les milieux hyperconnects. J’espère que ça vous branche un max M’dame Le Quermel ?

    – peut-être jeune homme ! Mais cela ne vous ennuierait-il pas d’avoir un vocabulaire accessible au commun des mortels ? Si vous me parlez codé, il va falloir que j’achète un décodeur et l’ennui, c’est que si je ne suis plus Parisienne depuis trente ans, c’est, je crois bien à cause des personnages de votre espèce que j’ai quitté Paris. C’est à cause de l’ennui de devoir mettre un décodeur à chacun de mes contacts. En quelques mots : parlez simple, si cela vous est possible ! Je n’ai plus la patience d’avoir un dictionnaire français courant, français branché. J’ai quitté Paris depuis trente ans et en ce qui concerne l’usage de votre argot, je suis restée au verlan de mes vingt ans

    – M’dame Julie ! Je vois que vous avez du répondant je ne poserais que des questions sur votre item et sur vous, depuis quand êtes-vous mariée ? Quel est le nombre de vos enfants et pouvez vous me donner une bonne raison d’acheter chez vous ?

    Julie répond :

    – je suis pacsé depuis avec lui depuis vingt ans, avec lui j’ai trois enfants et la seule raison qui me fait aimer ce village, c’est le fait de ne plus voir de martiens comme vous !

    À ces mots le martien repartit sur sa planète dans sa soucoupe volante et il se remit à communiquer sur son ordinateur de bord. Il dicte la conclusion de son enquête :

    – les habitants de Plougalass-ker-Aven sont à ranger dans les rangs des irréductibles, car ils ne s’intéressent assez peu à la communication rapide de notre société Net-Project-Prospective et la seule chose qui les intéresse, c’est leur tranquillité en dehors de notre système de communications. Bref ils ne se font marginaux que dans la mesure où la technologie ne s’occupe pas de leur système d’approches sociales de l’économie. Je conseille donc de les écarter de notre serveur… fin de communication ! Envoi !

     Bruno Quinchez Paris le 20 février 2001