Mes nouvelles de mon recueil de juillet 2018 rangées par chapitres

  • Chapitre 19, Projet avorté de roman « Le magicien » (Chapitre un-La terre promise !)…

     Chapitre 19, Projet avorté de roman « Le magicien » (Chapitre un-La terre promise !)…

    En fait dans cette histoire, je voulais faire une fiction sur Uri Geller un manipulateur dans le sens exact du terme, un monsieur qui utilisait un phénomène connu de la métallurgie… Phénomène qui s’appelle la Mémoire de Forme, un phénomène où des matériaux retrouvent une forme originale qu’elles soient droites ou tordues, cela en les chauffant un peu… A savoir que ça explique beaucoup de choses sur les petites cuilliéres tordues de ce monsieur… Mais je n'ai pas écrit sur ce sujet, car n’étant pas juif et surtout je voyais tout les sous entendus de ces manipulations pour des dingues manipulateurs qui étaient prêts à faire croire en n’importe quoi. Le roman ça aurait du se passer sur plus de 40 ans entre Israël et tout ce monde juif dans des lieux divers et variés, je ne l’ai pas fait car je pense le sujet beaucoup trop chargé et beaucoup trop risqué pour le non-juif que je suis

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    Le soleil se levait sur Jérusalem la cité trois fois sainte, la mosquée Al-Asqa brillait de tout son éclat doré sous le froid soleil de cet hiver, l’état d’Israël était une réalité depuis maintenant trois ans et Golda Meir était encore la mère d’Israël…

    Dans le souk, les arabes allaient et venaient dans une Jérusalem arabe et quelques juifs se déplaçaient sans peur au milieu des arabes, la guerre de 1948, ce n’était pas vraiment le problème des habitants de Jérusalem, les juifs ils n’étaient après tout que cette minorité qui avait souffert par les atrocités d’une autre guerre ou les arabes n’avaient pas pris part…

    Dans ce souk il y a un jeune homme, d’une vingtaine d’années, qui arrive de Jaffa où il est ingénieur métallurgiste d’une société d’armement. Ce jeune homme croit enfin à l’existence de la terre promise qui se réalise sous ses yeux

    Un jeune homme cheveux courts, noirs et grand d’un mètre quatre-vingt-dix, il est là pour le week-end et il pense aller au mur des lamentations pour y prier ce Dieu qui lui a accordé le rêve de mille-huit-cent ans. Allez à Jérusalem cette année, citoyen israélien depuis mois il vient des états baltes où le camarade Staline a permis aux juifs de ces états d’aller se faire pendre ailleurs…

    Joseph Mayer se promène dans le souk avec l’intention de voir ce qu’est la réalité du Jérusalem des années cinquante. Il voit des étalages de diverses babioles, des objets de cuir, des plats gravés avec des invocations à Allah, les commerçants portant le costume traditionnel alors qu’il est habillé avec des vêtements simples à l’européenne, il est facilement assimilable à un étranger à cette communauté, mais il n’y a pas de rejet de sa part et il espère que cela sera réciproque…

    Quand il voit, cette jeune femme lumineuse, qui vends des friandises sur son étal, il engage donc la conversation dans un mauvais arabe qu’il vient juste de commencer à assimiler… bonjour jolie mademoiselle ! Pouvez-vous me vendre un sachet de pistache avec quelques loukoums !

    La femme est une belle femme avec des yeux noirs qui vous plonge dans les yeux, elle sourit puis dis au jeune homme : ici on ne sert pas les juifs et les chiens ! Joseph se sent pris d’un malaise il n’a pas quitté son Estonie pour se faire traiter de chien par une habitante de la ville la plus sacrée qui soit. Il répond

    – pouvez-vous comme même me servir, car je suis d’origine soviétique et je ne suis pas encore de nationalité israélienne !

     – vous les juifs vous vous croyez tout permis du fait que vous existez encore ! Pas question de vous servir ici ! Vous êtes ici en Jordanie, et Israël ce n’est pas ici !

     Joseph vexé s’écrase, car il ne veut pas d’histoire. Tous nous avons nos petites lâchetés et intérieurement il se dit : je vais tenter ma chance ailleurs…

    Il déambule encore dans le souk et il réussit à acheter ce qu’il veut en cachant sa nationalité et en essayant de passer pour un touriste européen. Il passe son après-midi en allant dans un bistrot où il boit un café assez tassé mais bon…

    Un de ses voisins l’interpelle en lui demandant ce qu’il pense de la création de cet état d’Israël, il lui répond que c’était une nécessité historique et le droit au retour était une promesse millénaire pour les juifs

    Le voisin lui demande s’il est juif mais Joseph ne répond pas par prudence et pour ne pas recevoir, les mêmes insultes, celles qu’il a reçues de la marchande

    Après tout on verra ce qu’il faut faire mais surtout ne pas effaroucher l’indigène, peut être même ne se sent-il pas chez lui. Le voisin est aimable et lui parle de Nasser qui vient de renverser le vieux roi d’Égypte, Joseph l’écoute mais n’ose pas faire de commentaire

    Les pays arabes du moyen orient ne l’intéressent assez peu, il est à Jérusalem et cela lui suffit. Il doit passer à son hôtel pour prendre son châle de prières et il doit aller au mur. Le soir est froid et le soleil d’or sur Jérusalem est encore arabe

    Le soir il rentre à son hôtel heureux, car il a transmis sa prière au tout puissant. Il n’a rien à faire de la politique arabe et il se couche heureux d’avoir pu transmettre sa prière, mais il est inquiet de voir cette haine latente de la part des habitants de Jérusalem. Il s’endort vite car demain il doit retraverser la frontière pour retourner vers jaffa. Des habitants du souk le hantent dans ses rêves avec de longs couteaux courbes, mais il s’endort tout de même

    La nuit est passée c’est toujours le même soleil froid et les rues sont encore vides lorsqu’il se décide à partir pour la gare routière. Quand il arrive à la gare, il apprend que les chauffeurs ont décidé une grève par sympathie avec les travailleurs égyptiens qui manifestent pour que le futur raïs puisse acheter aux américains les matériaux suffisants pour reconstruire l’Égypte. Son voisin lui dit qu’en fait ce n’est que de la mauvaise volonté pour ennuyer les voyageurs israéliens

    Joseph sourit, au moins il sait à quoi s’en tenir. Mais putain de merde de réalité comment je vais rentrer à Jaffa ! Son voisin lui dit qu’il y a un de ses amis qui est venu en voiture depuis une ville qui n’est qu’à dix kilomètres de Jaffa et que s’il voulait partager l’essence il pouvait le prendre. La voiture roule depuis dix minutes et il y a un contrôle d’identité mais lui ne possède pas encore ses papiers israéliens. Et il est amené au poste et mis à la question mais grâce à la récitation de quelques passages de la thora il peut prouver son identité

    Il est bloqué dans ses moyens de transport quand un lieutenant de l’armée, lui dit de monter dans sa jeep. Après tout on devait s’aider entre juifs. Le lieutenant n’est pas un homme de religion mais un homme de réalités et il lui dit que tout cela ça ne vaut pas une bonne guerre et que les arabes ne comprennent que la force

    Joseph lui dit qu’il avait rêvé d’autres choses, le lieutenant lui dit que le monde n’est pas un rêve. Il y a les forts et les faibles. Lui le lieutenant Sharon, il préférait un état d’Israël fort pour pouvoir imposer le respect aux pays arabes. Si Hitler a pu faire ce qu’il a voulu durant les années trente c’est qu’il était fort et que nous étions faibles

    Joseph lui répond alors que le si le messie doit venir, il a aussi surtout promis la paix sur la terre d’Israël et que ses rêves à lui passaient par une entente plutôt qu’une déclaration de guerre. Le lieutenant lui réplique qu’il ne peut y avoir de paix sans un état fort, toute l’histoire le prouve. Joseph lui parle de son messie mais le lieutenant lui parle du réalisme de chaque jour, mais il veut bien admettre que Joseph a le droit de rêver mais cela, pas avant d’avoir assis une paix par les moyens appropriés

    Le débat continue jusqu’aux portes de Jaffa où le lieutenant laisse Joseph devant un groupe de baraquements situés non loin du centre métallurgique où Joseph travaille… Ce week-end à Jérusalem était un désir très ancien mais ses rêves sont mal en point.

    Il arrive dans son petit studio et il dit bonjour à Malika, la femme de chambre des baraquements construits en provisoire depuis trois ans… demain ne peut être pire qu’aujourd’hui mais vraiment la Jérusalem d’aujourd’hui est décevante…

    – Malika peux-tu me dire de quoi demain sera fait ?

    – je ne sais pas monsieur Mayer mais demain sera certainement mieux qu’aujourd’hui et je sais que dans ans vous habiterez dans un immeuble moderne avec tout le confort alors que puis-je vous dire de demain ? Peut-être rencontrerez vous l’amour de votre vie, je peux vous introduire dans de bonnes familles religieuses et d’ici deux à trois ans vous serez heureux avec une ribambelle de petits…

    – non ! Cela n’est pas pour moi, je n’ai pas envie d’être un patriarche, mais de réaliser le rêve d’une paix sur Israël et sur ses enfants, je ne rêve pas de peupler Israël, mais de bien vivre en Israël

     – peut-être auriez-vous dû étudier la Thora ?

    – l’étude ne m’est pas suffisante il me faut toucher la réalité de la matière Malika !

    – votre travail vous suffit-il monsieur Mayer ?

    – oui ! Mais j’aimerai trouver la pierre philosophale !

    – vous parler là de choses que j’ignore mais peut-être que pour moi la pierre philosophale, c’est la vie et de voir une ribambelle d’enfants…

     – je ne veux pas avoir d’enfants avant qu’Israël vive en paix et je ne veux pas donner d’enfants à la guerre, après tout, c’est mon droit de pouvoir choisir, pour ma descendance…

    – peut-être mais si je vous présente Esther Cohen alors vous verrez bien que vous changerez d’avis !

    – présentez-moi Esther et nous verrons !

    – demain je vous la présenterais, elle est assez libre et n’est pas religieuse, c’est plutôt une artiste et une rêveuse comme vous elle chante dans un groupe musical du Schubert et elle se défend plutôt bien avec un piano…

     – ah la femme éternelle qui vous embarrasse le cœur ! Va pour Esther !

    Le lendemain après avoir pondu son rapport sur le stock des matières, Joseph arrive chez lui, Malika est là avec une grande blonde assez longiligne avec un regard perçant un visage équilibré et un nez plein de caractère qui dénote une forte personnalité…

    – monsieur Meyer voici Esther ! Esther voici monsieur Joseph Meyer un immigré estonien qui travaille au centre métallurgique depuis mois, Esther sourit, légèrement étonnée des audaces de Malika

    – bonjour monsieur ! Comment dois-je vous appeler ?

    – Joseph si cela ne vous fait rien ! Et vous ?

    – Téti c’est mon surnom, je trouve qu’Esther, cela fait biblique, du reste il y a le livre d’Esther qui est une aventurière biblique mais Esther c’est pompeux, donc pour moi cela sera Téti

    – bien Téti ! Et d’où êtes-vous ?

    – je suis d’origine française avec une mère polonaise, nous avons fuit la France en mille neuf cent trente-six, nous sommes allées en Angleterre jusqu’en mille neuf cent quarante-huit et je suis israélienne depuis deux ans, puis-je en savoir plus sur vous

    – je suis un immigré des pays de l’Est arrivé récemment en Israël, je suis plus un idéaliste que religieux, mais j’attends tout de même un âge d’or que je vivrais ici, mais pourquoi Téti et pas Seth ?

     Une lueur d’amusement sortie des yeux de Téti puis elle répondit

    – pour un homme des pays de l’est, Esthy c’étaient quelques choses qui devrait représenter quelques souvenirs vous avez raison dans mon enfance mon père m’appelait Esthy puis Téti n’est que le diminutif, mais vous Joseph je peux vous appeler Joe, c’est tout de même moins pompeux que Joseph le patriarche…

    – d’accord pour Joe Téti ! Si vous pouviez m’inviter cette après midi pour visiter votre monde je serais tout à fait d’accord après tout en tant qu’artiste vous devez avoir beaucoup de temps à perdre

    – venez ce soir au cabaret roi David vous verrez mon groupe « Les Élohim » c’est un groupe entre le jazz et le classique avec beaucoup de création par nous-mêmes, c’est l’un des nouveaux groupe de jazz juif entre le be-bop, la tradition Klestemer et le jazz afro cubain…

    – OK. ! Téti à ce soir pour voir votre groupe mais où allez-vous maintenant ?

    – vous allez à votre usine, moi je vais retourner à ma machine je suis secrétaire dans la même entreprise que vous je suis secrétaire de direction pour mieux vous servir… allez ! Bises Joe et à ce soir !

    Au roi David il n’y avait que peu de monde, le bistrot devait surtout vendre des boissons le jour aux marins et aux touristes de passage, mais le soir il n’y avait que l’élite de Jaffa, un avocat d’affaire, un membre d’un kibboutz en rupture de son kibboutz, deux ou trois juifs avec leurs kippas, mais c’était surtout des ashkénazes nostalgiques de la vieille Europe,

    Un noir jouait de la trompette avec un pianiste et Téti chantait des chansons tendres dans plusieurs langues et aussi l’hébreu moderne, cette langue qu’elle faisait swinguer, dans des rythmes de blues et quelques fois elle chantait même un lied allemand, avec la prononciation yiddish adéquate, elle semblait ainsi être sur une autre planète

    Mais certainement pas dans cet Israël des années cinquante où il y a des terroristes qui se promenaient sans doute pas très loin des villages juifs. Bref ! C’était un ange parmi les anges. Quand elle s’approcha de Joseph et dit :

    – maintenant pour l’un de mes amis présent je vais chanter plus spécialement une chanson qui s’appelle « How ! I can sing for you, my dear Joe ? » Elle commence avec un rythme de blues assez rythmé puis accélère le rythme par un cha-cha-cha en ne quittant pas Joseph des yeux

    Elle s’approche de lui et lui tends les bras. Elle danse avec lui un rock endiablé en hurlant des « i love you ! Darling ! » Et ceci à chaque passe de rock pendant que Joseph et elle, ils monopolisent la piste du roi David

    Les spectateurs applaudissent l’ambiance est très chaude, ils se calment et ils demandent des danses moins violentes. Le trompettiste entame une valse douce et tous les deux sont enlacés sur la piste

    Elle lui susurre :

    – Joe ! J’ai envie de toi… viens ! On va faire l’amour !

     Joseph est en sueur et il est en pleine extase et lui dit :

    – d’accord !

    Puis il lui fait un long French-Kiss sur la piste et essaye même de lui trouver le secret de sa fermeture éclair

    Elle lui dit :

    – non pas ici ! Allons chez moi…

    La nuit est froide les étoiles brillent, cristallines sur de la soie Noire, ils arrivent main dans la main sur le petit chemin où il y a quelques traces de neige, ils montent l’escalier, elle ouvre la porte du petit studio, et là tout se précipite, en moins de deux minutes ils sont nus comme des vers roses et blancs. Elle plutôt Blanche et lui plutôt rose. Elle contemple Joseph assez grand et les muscles saillants avec quelques cicatrices sur les bras, elle lui dit :

    – et ça qu’est que c’est ! En montrant une longue balafre sur le bras…

    – un mauvais souvenir ! Mais je suis là avec toi ! Faisons l’amour jusqu’à l’aube Téti !

    Et il l’embrasse en caressant ses petits seins. Elle est d’une maigreur effrayante mais encore assez de chairs pour être désirable, ils se mêlent et s’emmêlent au plus profond. Qui est qui ? Et qui fait quoi ? Je ne sais, c’est simple ils sont là et ils sont heureux. La nuit froide de décembre pour eux restera une nuit chaude dans leurs souvenirs il faut dire aussi que Téti est plutôt frileuse et elle pousse le chauffage à fond durant les mois froids

    Pour lui dans son souvenir seront mêlés le chaud, le froid, le désir et l’obscurité avec ce plaisir lié à l’inaccomplissement, elle est trop cérébrale cette Esther et même si elle se donne avec violence, son désir n’est pas son plaisir mais plutôt l’envie de se perdre avec Joseph

    Après le premier contact, le désir devient plus mécanique et elle le suce pour que son érection tienne plus longtemps. Joseph la désire-t-elle vraiment, elle se dit pourquoi s’est-elle alors donnée, mais la mécanique marche plutôt bien et ils arrivent tout de même à des orgasmes plusieurs fois dans la nuit

    Sa question est celle-là :

    – qu’ai-je de commun avec lui ?

    Et pour lui cette question :

    – que me veut-elle ?

    Mais ils profitent bien l’un de l’autre, ce n’est pas un fol amour mais du bon temps passé en commun…

    Vers 6h30 le matin, le réveil sonne sur un lit défait, Esther est encore emmitouflée dans sa chemise chaude qu’elle s’est mise vers trois heures du matin marquant ainsi son désir de dormir, Joseph est allongé nu sur le ventre, inconscient et bienheureux

    Esther regarde Joseph puis elle tourne la tête vers le réveil et elle dit en hurlant :

    – zut ! Je vais être en retard

    L’amante a disparu, elle fait le café puis donne quelques claques à Joseph pour le réveiller, puis voyant que cela ne marche pas elle décide d’utiliser les grands moyens et elle lui verse une carafe d’eau sur le visage. Joseph se réveille en sursaut

    – que se passe-t-il ?

    Esther, maintenant habillé, lui dit :

    – lève-toi mon bonhomme ! J’ai besoin du lit dans minutes, si tu veux du café il est chaud ! Allez ouste ! Hors de là mon bonhomme !

    Joseph complètement dégrisé essaye de l’embrasser, mais elle le repousse, il allume une cigarette et se rhabille lentement. C’est fini. Et cela ne doit pas s’éterniser, après tout, la vie continue, -

    – c’est la vie, puis j’ai d’autres choses à faire

    Joseph rhabillé lui demande

    – et quoi donc chère Esthy ?

    – mon cher je dois aller présenter au kibboutz Mayerling une représentation culturelle sur la spécificité juive et le sionisme, vous savez sans doute entendu parler d’Hertzel mon chou ?

    – j’ai eu le barbu Marx en Estonie et maintenant je dois supporter le barbu Hertzel ! Non ! Ça ne me va pas, je n’ai jamais cru à leurs programmes. Une idée oui ! Mais surtout ne pas bloquer l’avenir

    – eh bien, mon jojo ! Je suis moi-même tout ce qu’il y a de plus engagé dans le militantisme sioniste. Je crois que nous les juifs nous avons beaucoup de choses à dire et que nous sommes choisis, par l’histoire et par Dieu, pour faire de l’état d’Israël l’état idéal

     – tu me fais peur chérie pour moi qui suis en Israël, j’y suis bien, je ne suis pas un violent et après tout, tous les hommes peuvent vivre en paix sur cette terre et pourquoi pas en Israël…

    – l’état d’Israël est un état que nous avons fait pour les juifs et par les juifs les autres doivent donc admettre que nous sommes les maîtres ici dans un état fort pour une paix durable…

    – un certain Adolf disait aussi cela dans le passé…

    – Hitler était fort et nous étions faibles nous ne serons plus jamais faibles !

    – peut-être mais serons– nous encore digne du nom de juifs ?

    – un juif fort reste un juif ! N’oublie pas qu’il a fallu mille huit cents ans pour reconstruire, Israël, moi je rêve du grand Israël tel que le roi David régnait en son temps

    – un état qui irait de Damas au Caire en passant par toute la Jordanie, c’est un rêve puissant et même un rêve dangereux. Moi, je suis content qu’Israël existe, mais je n’ai pas ton ambition…

     – le grand Israël ne se fera pas en quelques années, nous avons le temps. Le royaume de David et de Salomon s’est fait en quelques dizaines de générations. L’éternel a construit l’histoire pour que l’histoire nous serve…

     – tu me traites de rêveur tu es encore plus folle que moi allez bisous et à te voir !

     Joseph sort de l’appartement, il sort une cigarette et passe sa main sur sa joue, il remarque la saleté des escaliers et qu’il fait vraiment froid dehors et il se dirige jusqu’à son baraquement, il se débarbouille et se rase et se change. Il se sent bien, la vie est belle et Téti est jolie

    Il doit y aller pour neuf heures, il allume sa radio, les officiers arabes manifestent leur soutien à Nasser, les ouvriers agricoles du kibboutz Ben-Hachem ont été attaqués dans la nuit par un groupe de terroristes, les affaires étrangères communiquent que Golda Meir envoie son ministre de l’armement dans les pays occidentaux pour négocier des contrats de coopérations bilatéraux, la météo sera froide, sur le nord de la Galilée, avec quelques chutes de neige, aux bords de la méditerranée. Joseph coupe la radio puis s’habille avec une veste en cuir chaude et va chercher sa vespa dans le garage,

    Les journées se suivent Téti revient plusieurs fois et plusieurs fois ils font l’amour. Ils ont décidé de ne pas se contraindre l’un et l’autre, chacun gardant sa liberté

    Au bout de quelques mois de ce va-et-vient entre les deux, Esther annonce à Joseph qu’elle est enceinte de lui. Elle lui dit aussi qu’elle veut garder le bébé pour elle-même et qu’elle lui autorisera les visites mais qu’elle veut rester libre

    Sept mois après, elle lui annonce que c’est un garçon, qu’il s’appellera Samuel David Henri et qu’elle l’a déclaré lui Joseph Mayer comme l’identité du père…

    Joseph ne peut voir son fils et sachant qu’il ne peut rêver mieux dans son travail que d’aller en Amérique pour la métallurgie. Il a encore quelques études à entreprendre, il laisse donc Israël, Téti et son fils Samuel et il part pour un séjour qu’il pense provisoire aux U.S.A.

    Bruno Quinchez en mai 2004

  • Chapitre 18 Quelques Nouvelles courtes sur Dieu, etc.

    Chapitre 18 Quelques Nouvelles courtes sur Dieu, etc.

    Le programme Dieu

    Un : soit le fait suivant : à savoir si la machine ou les moyens pour voyager dans le temps existent à n’importe quelle époque de tous les temps possibles, elle a toujours existé et ceci dans tous les temps…

    Deux : si cette machine existe, ce futur par des rétroactions sur les passés peut inventer son existence…

    Trois : toutes les prophéties ne sont faites que par des voyageurs temporels

    Quatre : tous les livres saints quelques soient-ils, ils espèrent cette existence…

    Cinq : l’avenir n’est donc pas écrit, il est programmé comme une stratégie de conquête de cette existence

    Six : ce sont tous les présent qui construisent l’avenir et non pas ces anges du futur

    Sept : si nous pouvons détourner le programme prévu, il faut en mettre un meilleur sinon à quoi servirait-il de prédire un avenir sans ambitions autre que celle d’un empire galactique

    Huit : le programme prévu il sera changé si nous agissons dès à présent, mais il existera quand même

    Neuf : la Liberté, elle est de chaque présent, l’avenir n’est pas écrit et nos présents sont plus forts que les anges du futur, rien est écrit, tout est à écrire…

    Dix : il existe des points nodaux dans le temps qui ne peuvent être changés

    Voilà un projet d’écriture pour des Chapitres nouveau à écrire encore, n’ayant pas connaissance du futur et c’est déjà le moindre des paradoxes…

    Bruno Quinchez 7 février 2005

    La théologie comme une science expérimentale

    La théologie est la science qui nous permet de parler de nos croyances et de notre manière d’arranger nos idées et de rendre cohérentes différentes croyances qui nous séparent,

    Par exemple la logique contemporaine, elle permet de démontrer l’indécidable de l’existence ou non de Dieu, un acte de foi ou son contraire sont des choix volontaires de notre libre volonté, de même en bonne logique…

    Pour le chrétien ou le juif du sixième siècle, l’existence de l’islam, elle est vue comme l’adversaire de Yahvé ou de Jésus, mais raisonnablement, peut-on reprocher à Mahomet de faire face à la volonté d’hégémonie de l’empire chrétien de Byzance sur les territoires de l’Arabie ?

    Si nous avons ce pouvoir de rétroagir sur notre passé, une chose qui arrivera j’en suis sûr avec la machine à voyager dans le temps…

    Pour son existence ce n’est qu’une question d’années dix ans, cinquante ans, deux cents ans mais, je suis sûr que nous y arriverons…

    Par-là même nous pourrons dire que Dieu est issu du futur par des anges voyageurs. Nota Bene ! Je suis bien conscient de jouer sur le terrain des idées de monsieur Raël, un gourou de secte, avec toutes ses folies d’un pouvoir assez pervers…

    Mais n’oublier jamais que la technologie actuelle est déjà de la magie pour nos ancêtres… Inventer un engin capable d’agir sur tous les temps, ce n’est plus une question de théorie, mais de moyens, des contemporains ils remonteront le temps, je n’en doute pas

     Bruno Quinchez Paris le 3 mars 2008

    Le service spatio-temporel des apparitions de la citée du Vatican…

    La section des affaires passées… ce service a été créé par la société des gens de sciences de la citée du Vatican et il concernait les services des archives, la section de sociologie chrétienne catholique et la section détachée du laboratoire CNRS de Genève,

    Sa fonction était de modifier l’Histoire et en particulier d’empêcher les catastrophes concernant l’Église catholique, ce petit comité de savants et d’hommes d’églises se réunit pendant dix ans, mais elle dut s’arrêter à la mort du pape ayant sollicité l’organisation des nations unies,

    Ce service a été créé par la société des gens de sciences de la citée du Vatican et il concernait les services des archives, la section de sociologie chrétienne catholique et la section détachée du laboratoire CNRS de Genève, sa fonction était de modifier l’Histoire passée et en particulier d’empêcher les catastrophes concernant l’Église catholique,

    Ce petit comité de savants et d’hommes d’églises se réunit pendant dix ans, mais elle dut s’arrêter à la mort du pape ayant sollicité l’organisation des nations unies,

    Ces travaux consistants à créer par des apparitions dans le passé à divers endroits du monde de créer des mythes, des lieux de foi, des lieux où soit disant Marie apparaît…

    Mais le manque d’études approfondies de la psychologie profonde des pays comme l’Afrique avec les apparitions de Kibeho et ses folies, des voyants incontrôlables ou même quelques-unes en Asie dans des pays majoritairement non-chrétiens,

    Mais celles-ci, elles marquèrent la fin de la première équipe qui ne sut faire face à la mentalité africaine… notamment lors des apparitions de mille-neuf-cent-quatre-vingt-un à Kibeho au Rwanda où les voyants prirent le dessus verbalement sur les appariteurs mal expérimentés face à la psychologie africaine et le verbe débordant issus des voyants…

    Les conséquences historiques montrant la nullité des résultats cette section des affaires passées. Elle fut dissoute trois ans après sa création… Donc elle n’a jamais existé et elle n’existera pas…

    Circulez ! Il n’y a rien à voir !

    Bruno Quinchez Paris le 6 septembre 2008

  • Chapitre 17 contacts avec (… !) (Les ambassadeurs de Dieu !)

    Chapitre 17 contacts avec (… !) (Les ambassadeurs de Dieu !)

    Vers l’an dix mille de l’ère chrétienne, les hommes arrivèrent à de nouvelles limites de l’univers et ils abordèrent les grandes civilisations galactiques…

    L’empire cosmos terrestre aborda ces nouvelles civilisations sur le même plan d’égalité que le furent les civilisations Chinoises et indiennes en leurs temps…

    C’est-à-dire qu’au environ de l’an mille quatre cent quatre-vingts, c’est alors les premiers navigateurs européens arrivèrent à contourner le blocus que faisaient sans faille l’islam et sa religion d’absolus, il n’y avait pas de place pour deux Dieux, c’était soit le christianisme, soit l’islam…

    Je dis donc que les premiers contacts avec une civilisation aussi étendue que l’occident chrétien ce que firent des voyageurs d’origines chrétiennes au quinzième siècle avec des voyageurs qui contournent l’empire de l’islam…

    Donc pour les premiers contacts avec (… !) Sachez que dans mon temps sans bavure. J’en étais à l’an dix mille où la civilisation humaine arrive à de nouvelles limites…

    Sachez que certes il y eut des civilisations de cueillettes comme les Indiens d’Amérique, les diverses civilisations de chasseurs-cueilleurs mais aucunes technologies semblables à la nôtre…

    Et alors dans cette année dix mille de l’ère chrétienne arrivèrent les télépathes de la civilisation de (…!) Une civilisation qui doit être non nommée et non nommable, car elle est inexistante à notre époque du vingt et unième siècle…

    Nous sommes en l’an dix-mille et l’empire cosmos terrestre arrive aux limites de la galaxie… En effet les voyages intergalactiques même avec des moyens techniques très avancés, ils sont devenus le problème majeur là il y a des espaces en millions d’années lumière et aucune technologie connue ne peut faire face…

    Mais à l’avant-poste de l’empire arrivent ces inconnus qui ne sont plus nos anges classiques, ni des démons d’un monde soumis. Ils nous parlent de l’ailleurs absolu, de l’au-delà des frontières célestes. Toute la théologie des cosmos théologiens ne suffit plus pour expliquer les nouveaux concepts…

    Le concept de non-nommé est pris pour cause de l’origine divine de ses êtres d’ailleurs, mais tous les cosmos théologiens, ils ne sont d’accord sur même pas le centième de ce qui se dit alors. Et c’est une véritable absence totale de concepts applicables dans ce cas

    Des postes d’ambassadeurs envers (…!) Sont créés par le conseil de gestion galactique pour éclairer nos futurs rapports politiques avec ces nouveaux venus… Les tenants, d’un Dieu unique, croient toujours être capables de parler à ces nouveaux venus…

    Alors que même le concept de Dieu issu de la logique théologique interne de la vie commune terrestre à depuis longtemps disparu au profit des jardins de l’homme. Les hommes se retrouvent ainsi dans les jardins de Dieu…

    Mais Dieu dans tout ça ? Ben ! Ce n’est plus qu’une coquille vide de toutes réalités… le projet Dieu ayant tellement bien marché et cela au de-là de toutes espérances…

    Il n’y a plus de raison d’invoquer un Dieu extérieur dans un ciel que nous occupons maintenant physiquement…

    Où se trouve donc Dieu ? Les théologiens s’étant mis d’accords pour dire que nous sommes les enfants de ce Dieu…

    Et qu’ainsi Dieu c’est aussi nous tous. Tous ceux-là qui sont dans notre entière humanité et ce n’est plus une force lointaine qui nous échappe…

    Pour le contact avec (…!) Les ambassadeurs nommés avaient en face d’eux des télépathes. Une réalité des contacts qui aidaient grandement.

    À savoir que considérer comme très différents de nous ces êtres qui avaient des concepts aussi vastes que les nôtres…

    Ben ! Ce n’était pas possible, ni de les inclure dans notre logique cosmos terrestre. Combien de civilisations extraterrestres évoluées furent-elles incomprises par nous humains ? N’avons-nous jamais songé à parler à une fourmi ou une abeille ?

    N’avez-vous essayé de comprendre un éléphant ou une baleine ? Mais là, la différence résidait dans la télépathie.

    La télépathie qui permet des contacts directs et compréhensibles et ne pouvait excuser l’ignorance. En effet les nouveaux concepts étaient facilement compréhensibles car exprimé de manières communicables par ces mêmes télépathes…

    Je suis le futur ambassadeur des (…!) … ces gens de l’au de-là des frontières… des étranges étrangers qui sont à venir dans l’immense firmament et porteurs de myriades de concepts non-humains…

     Bruno Quinchez Paris le 16 novembre 2001

  • Chapitre 16 Le Messie de la République

    Chapitre 16 Le Messie de la République

    En l’an trente de l’empire républicain fut guillotiné Emmanuel le juste, Messie de l’empire républicain, sur le mont des martyrs, à Paris, un lieu appelé anciennement montagne sainte Geneviève…

    Le gouvernement républicain français ayant emporté toutes les victoires et n’ayant pas tué ses dirigeants ceci dans une période que nous nous connaissons actuellement sous le nom de périodes de la terreur…

    Il s’ensuit que Bonaparte n’a jamais existé et que les armées républicaines, elles ont été invaincues suffisamment longtemps pour établir un empire qui s’étend sur toute l’Europe et toute la méditerranée…

    Le péril du dictateur étant écarté par le fameux Emmanuel le juste qui de l’an dix, à l’an trente il a prêché la réconciliation entre les peuples et avec l’être suprême

    Sa non-violence très active est à l’origine d’une religion avec un symbole qui représente une petite guillotine, schématisée sous forme de rectangle avec une petite ouverture…

    Les disciples considèrent parfois qu’il faut comme le maître se libérer en se détachant de sa tête mais peu de radicaux extrêmes l’ont suivi jusqu’au bout. Car il y a encore cette petite réserve de partir dans le ciel de l’être suprême, en se coupant la tête, pour mieux se libérer…

    La philosophie d’Emmanuel le juste est assez simple, la justice en est le primat de toutes vies, morales et tous les pécheurs doivent être exécutés par la guillotine à savoir qu’il faut être juste donc être pur de tout mal…

    Nota. Bene. Il y eut des fleuves de sang mais la notion d’état juste fut imposée par son église dite église de la justice de l’être suprême et avec l’aide de ses assesseurs, les saints de la justice…

    Maintenant allez savoir pourquoi Emmanuel le juste, fut-il guillotiné ? Ben cela simplement pour avoir proclamé une justice qui ne faisait pas d’exceptions parmi ses justes et ses injustes…

    Les justes ceux qui protestaient contre la tyrannie étaient encore plus souvent guillotinés parce qu’ils étaient des gêneurs dans la vie commune des saints de la justice…

     Ainsi cela dura pendant trente ans ce gouvernement des justes… un gouvernement qui s’effondra pour des raisons économiques et qui fut remplacé par une restauration d’un roi…

    Ben ce fut louis le dix-septième resté populaire dans la population française excédée de cette justice expéditive…

    Louis XVII, dit l’exilé, un vieux roi âgé de soixante ans, ceci dans les années mile huit cent trente du vieux calendrier. Le roi louis XVI ayant réussi à se réfugier en Angleterre qui ne fut jamais envahie par le gouvernement des justes…

    De nos jours il y a encore des adeptes d’Emmanuel le juste qui porte en sautoir sa mini guillotine rectangulaire avec une place trouée pour la tête. Ceci comme les chrétiens qui portent aussi une croix

    À savoir pour des gens qui oublient totalement les symboles de mort que sont ces instruments de leur foi…

    Bon ! Cette histoire est un peu idiote, j’en conviens bien. Mais imaginez que le gars Jésus de Nazareth, ben qu’il soit mort étranglé par un garrot ou qu’il soit empalé sur un pal…

    La guillotine n’existait pas mais une bonne épée bien aiguisée lui aurait décollé sa tête… et alors quelle aurait été le symbole chrétien ?

    Les premiers chrétiens et ceci jusqu’au quatrième siècle après la crucifixion de Jésus ne représentaient jamais la croix, car elle était pour eux un symbole de mort très puissant et l’empire romain en avait fait une punition suffisamment spectaculaire pour que les foules ne se révoltent pas…

    Alors une guillotine ? C’est au minimum aussi monstrueux qu’une croix !

    Bruno Quinchez Paris le 17 janvier 2011

  • Chapitre 15 Rencontres avec nous-mêmes

    Chapitre 15 Rencontres avec nous-mêmes

    Un jour de février de l’année deux mille dix je rencontrais un homme bizarre qui prétendait venir d’un lointain futur situé à un millénaire dans le futur. Je lui demandais ce qu’il avait vu de spécial depuis notre époque actuelle.

    Alors l’homme du futur me parlait de notre civilisation occidentale morte dans les années deux mille vingt et à la quelle avait succédé la brillante civilisation de Galaxie-deux…

    Galaxity-deux étant une ville terrestre de notre monde actuel toutes en développement de nos jours et cette ville renfermait un savant qui était maintenant honoré dans toute notre galaxie qui était maintenant habitée par des humains…

    Ce savant Mario Maginot avait enfin pu dépasser la théorie de la relativité déjà bien mal en point en démontrant que les mécanismes de déplacements dans ce fameux espace temps, ce n’était que des problèmes de mécanique des fluides et que le mur de la lumière et le voyage dans le temps ne sont que des problèmes mathématiquement, mal posés par un savant du vingtième siècle…

    Bref le voyageur du futur me disait que tout cela était possible à la condition de revoir de fond en combles les bases mathématiques du vingt et unième siècle que d’abord quasi tous les postulats de la relativité sont faux et ils sont à réviser avec de nouvelles bases de mathématiques…

    Le plus commun des présupposés est la relation supposée entre causalité et espace réel alors que notre monde est complexe au sens mathématique… pour en savoir plus je lui demandais si nous avions trouvé d’autres civilisations extraterrestres ?

    Sa réponse fut étonnante. Non ! Ils n’existaient pas d’extraterrestres ou si nous considérions les fourmis et les dauphins comme des formes de civilisations extra humaines, et que non il n’existait pas de civilisations extraterrestres que nous étions encore bien les seuls dans ce gigantesque univers et que le fameux E.T. de Spielberg n’avait jamais été rencontré, notre univers était désespérément composé d’humain…

    Je souris et tout en caressant mon chat je lui posais intérieurement cette question et minou me répondit que le voyageur était un imbécile et que l’homme n’était pas digne de son monde, dans ce monde terrestre il parlait lui, matou matois, à tous les êtres vivants et que même lorsqu’il chassait les souris et les oiseaux il leur demandait pardon avant de les manger, vous les hommes vous êtes inaptes à comprendre certaines choses, vous êtes des monstres d’égoïsmes, de technologies hasardeuses et de monstrueuses horreurs envers les autres espèces vivantes, vous n’êtes pas dignes être les rois de la création…

    Je souris encore, mon chat il n’avait pas tort, je repris donc la conversation avec mon voyageur du futur et pour cette civilisation prodigieuse quel en était le moteur pour l’action il me répondit que le temps des missionnaires était bien passé car il n’y avait pas d’extraterrestre à convertir, les missionnaires qu’ils soient religieux ou des éthologues, donc peu d’homme de sciences se sont intéressé aux autres êtres vivants, le vrai moteur de la civilisation cela restait le profit et l’exploitation des richesses au profit de Galaxity-deux…

    Cette civilisation qui avait succédé, elle faisait de la Terre un nouvel Eldorado mais quelques colons protestaient contre la destruction des nouveaux écosystèmes, toutes les espèces extra terrestres n’avaient pas mieux été traitées que ce que nous avons fait aux espèces terrestres…

    Je lui posais dont cette question : êtes-vous heureux de cet état de fait ? Curieusement son air se renfrogna, il me dit : non ! Dans les faits je suis un ancien colon du parti écologique d’Altaïr et le but de mon voyage est de tuer Mario Maginot avant qu’il change la donne et nous permette le voyage spatio-temporel…

    Je lui répondis alors que seul le destin est maître et que Mario Maginot inventera bien sa théorie mais que jamais sur notre terre nous avions eut une perspective aussi brillante… ce à quoi mon chat en me griffant me dit espèce d’imbécile !

    À ce jour d’avril 2012 Mario Maginot, il n’existe plus, il a donc déjà été liquidé par ce voyageur du futur. Ce qui est encore un paradoxe, donc nous vivons dans une nouvelle Uchronie celle d’une terre limitée dans l’espace et le temps…

    Encore qu’il soit rare de demander des comptes à un super prédateur qu’est l’homme qui depuis qu’il n’a pas de compte à rendre se comporte comme un irresponsable en pillant toutes les ressources…

     à savoir que l’homme a déjà détruit plus de vies qu’il lui n’est permis par une gestion saine de la terre et ceci par pollutions diverses, destructions idiote et irréversibles, et une mauvaise gestion de la terre…

     Ceci sans jugements moraux… l’homme n’est pas digne d’avoir des territoires de chasses sans limites et les pieuvres d’Altaïr resteront longtemps seules sur leur planète. Certes nous irons bien dans les étoiles mais nous n’irons pas sans morale vis-à-vis des extraterrestres. Donc pas de destructions de l’univers vivant à la manière de ces prédateurs humains de Galaxity-deux

    Bruno Quinchez Paris le 21 décembre 2011… deux rajouts de fin le 24, 26 et le 28 avril 2012  

  • Chapitre 14 Un matin du monde, avec une mauvaise météo

    Chapitre 14 Un matin du monde, avec une mauvaise météo

    Ce matin, je me lève vers 7 heures du matin, c’est avant l’aube, car le soleil n’est pas encore levé et il ne se pointe pas encore à l’horizon. Les nuages couvrent l’horizon des montagnes au loin

    Une lumière blafarde commence à percer vers l’est… la nuit est finie, les pâles rayons du soleil viendront, je le crois et je l’espère vers 7 h ½ du matin c’est du moins ce qui serait normal d’après l’éphéméride tel qu’il donne les levers et coucher sous cette longitude et latitude

    C’est ce que j’attends car depuis toujours de mémoire d’homme, le soleil s’est pointé comme une horloge. Du reste c’est ainsi que ce qu’est le calendrier existe depuis des temps immémoriaux

    Le soleil a toujours pointé le bout de ses rayons selon un ordre très strict de ce monde. Je l’attends donc il est écrit que le soleil se lèvera vers 7h 32

    Ce matin j’ai aussi écouté la météo dans le petit poste de radio que j’ai dans ma chambre et il se passe des choses graves au moyen orient

    J’ai les Nouvelles de ce monde : Milosevic refuse de laisser son pouvoir au peuple qui l’a rejeté, les Israéliens et les Palestiniens sont tout aussi bizarres dans leurs affronts suicidaires

    La France à travers son exécutif Chirac et Jospin croient eux aussi que le soleil va se lever tout à l’heure. Il se lèvera pour le moyen orient, il se lèvera pour la Yougoslavie ceci est dans l’ordre des choses qui sont écrites depuis des millions d’années et rien ne changera dans cet ordre des choses

    Le soleil est encore haut au japon, il est culminant en Chine. Mais quelle est la météo dans ces pays-là. Ce doit être le temps du début de la mousson. Peut-être pleut-il sur Pékin et grand soleil et vent frais sur Yokohama. ?

    Sûrement temps couvert avec des grandes fumées sur la Corée et les petits dragons de l’Asie. Le soleil ici n’est pas levé, mais je sais qu’il viendra, c’est dans l’ordre des choses et dans l’écoulement du temps

     J’ai confiance en l’avenir, car je sais que le soleil se lève toujours mais toujours il y a des averses, des sécheresses et des guerres et parfois ces frissons de la Terre que l’on nomme tremblements de terre

    Que me dit ce lever de soleil ici et maintenant ? Je vois ou plutôt, j’entends que les oiseaux qui commencent à chanter. Les oiseaux se moquent bien de nos guerres et de notre météo humaine

    Cette nuit j’ai rêvé d’un scénario de bande dessinée où des personnages à la Gotlib parlent de la peur d’un paradis forcené où il n’y aurait plus la jouissance et le plaisir de l’instinct de la vie baiser, manger et rêver

    Un train passe sur la voie ferrée, ce doit être celui de huit heures qui ramasse tous les travailleurs qui vont bosser à Chambéry

    Le train est passé, le temps est froid mais la vie se réveille. Les activités humaines commencent et les hommes se réveillent, quelques voitures passent

    Par effet Doppler j’entends arriver et s’éloigner les voitures. En effet quand la voiture arrive le bruit du moteur est plus aigu que quand elle s’éloigne mais vont-elles vers Chambéry ou vers Albertville ?

    Je ne sais pas, mais je suis bien dans ma tête, me lever tôt prouve que j’ai bien dormi. Je commence à entrevoir le soleil, mais je ne le vois pas encore

    J’ai toujours su que le soleil se levait. Pour la météo locale, les responsables de la météo ne se trompent pas, mais ils se trompent plus souvent que le soleil ne se lève

    Le soleil se lève à l’est le matin c’est une vérité qui sera toujours vraie tant que dure le soleil et la terre. L’avantage du calendrier sur la météo c’est que c’est une mécanique aussi précise qu’une horloge de précision, du reste les philosophes du dix-septième siècle n’appelait-il pas Dieu le grand horloger

    Le temps donné par le soleil est toujours exact malgré quelques petites imperfections que l’on ne remarque de nos jours que parce que la technologie nous affranchit de l’observation des étoiles ?

    Cela ne pourrait-il ne pas être pareil pour la politique, la guerre au moyen orient et les diverses nouvelles de ce monde que me donne mon petit poste de radio

    J’ai toujours été épaté et je reste optimiste de savoir que le soleil se lève malgré la mort cette mauvaise compagne

    Ainsi je veux croire que les Israéliens et les Palestiniens ne poussent plus leurs logiques de folie meurtrière jusqu’à faire une guerre avec l’utilisation de moyens extrêmes jusqu’à la bombe atomique

    Un de mes amis, maintenant mort depuis deux à trois ans, me disait que tout cela c’était normal, ces haines et ces rancunes entre Israël et la Palestine, car on était au moyen orient

    Peut-être a-t-il raison, mais je sens que chez les Israéliens que la forme supérieure de la justification morale se ramène toujours à l’époque de la Shoah et que tout est justifié par cette douleur du passé…

    Les israéliens auront ainsi toujours raison, car ils ont été victimes ! Bizarre logique ! Le fait d’avoir souffert, n’autorise pas toutes les saletés de l’âme

    Il est maintenant 8h un autre train emmène son lot de travailleurs, peut-être vers Albertville ce coup ci. Je vais à la fenêtre, les nuages couvrent les montagnes, il fait froid, le ciel est couvert par des nuages, encore plus au nord il y a un petit espace de ciel, moins gris que le reste des nuages

    Une mobylette passe avec un bruit de moteur tournant comme un moulin à grande vitesse. Le soleil est levé, mais je ne le vois pas car caché par les nuages

    La météo est telle que prévue et je le vois. Ils annoncent des éclaircies pour cette journée, j’espère encore dans les hommes mais si la météo pouvait annoncer les faits politiques comme les statisticiens de la météo nationale !

    Des oiseaux divers chantent, pour eux plus de problème, car le soleil est là. J’entends les cris des corneilles ou corbeaux, je n’ai jamais su faire la différence. Il y a aussi quelques pépiements que j’entends depuis ma fenêtre grande ouverte

    Il fait froid, mais j’aimerais que nous regardions chaque matin comme étant toujours le premier matin du monde même si cela se répète toujours. Nous devrions voir chaque matin comme le premier et le dernier

    Je devrais me lever tôt plus souvent à la campagne, les levers de matin ont cette beauté que les citadins ne voient plus

    Ils sont réveillés par le bruit des camions ou des poubelles et ceux-là qui ne se rappellent plus de la beauté d’un lever de soleil, ils ne savent plus ce qu’était le premier matin du monde

    Les voitures passent jusqu’à 8h30, il y a encore beaucoup de gens qui se lèvent. Quelques cars d’écoliers, je pense, doivent passer pour ramasser les fils et filles des vignerons qui font la combe de Savoie. Les cars des comités d’entreprises doivent aussi passer pour aller à Albertville. Le ciel d’un bleu nuit est passé à un gris, une couverture de nuages. De plus en plus d’oiseaux chantent. Je n’ai pas entendu de coqs, peut-être n’y en a-t-il plus dans ce monde de vignerons ?

    Je pense à un poème de Ray Bradbury où il raconte qu’après la guerre atomique de chroniques martiennes, les oiseaux continueront de chanter malgré la disparition de tous les hommes

    Je suis là et les oiseaux chantent. Toute la vie continue, cela malgré les cauchemars du passé. Le soleil est déjà levé, il doit être un peu plus haut dans le ciel, les nuages couvrent tout et les hommes se lèvent pour aller travailler

    Le soleil est là ! Je le sais malgré les nuages. La météo sera mauvaise mais comme le dit Scarlett O’hara dans le film “autant en emporte le vent !” : demain est un autre jour et moi, je rajoute : qui sait si demain le soleil il se lève pour nous ?

    Bruno Quinchez Paris le 19 novembre 2000, Fréterive en Savoie le 2 octobre 2000

  • Chapitre 13 Décalages (version mai 1996)

    Chapitre 13 Décalages (version mai 1996)

    Le temps de nos jours est une marchandise crée, calibrée et distribuée avec une extrême précision. Dans le temps social de notre société, il est pratiquement impossible d’échapper au temps, nous ne pouvons vivre en société sans avoir l’heure, que ce soit à la radio, à la télévision ou plus simplement pour avoir le prochain transport en commun que nous utiliserons

    Il y a deux sortes de temps. Le temps psychologique de la réflexion et le temps physique de l’univers qui nous entoure. Nous étudierons le temps comme un objet et comme le sujet de l’observation…

    Il est objet lorsque nous observons le monde alors c’est le temps de la physique, tel que tous les observateurs de notre réalité l’étudient qui sont les physico-mathématiques, cela depuis le temps absolu de newton et Galilée jusqu’au complexe espace temps de la théorie électromagnétique d’Einstein, puis nous étudierons le temps sujet. Ce moi qui se pense…

    Pour la première partie de ce cours nous allons tout d’abord parler d’André la roche le premier chronologue. La chronologie est devenue science entière depuis 1998. Vous êtes en ce moment au mois de septembre 2011.

    Donc André Laroche est l’inventeur de l’effet Laroche ou plus précisément, c’est lui qui l’observa et l’étudia la première fois. L’intéressant dans l’effet Laroche, sont les interactions entre le sujet psychologique et l’objet physique…

    Et c’est la première fois qu’il a été démontré et étudié, par monsieur André Laroche et madame Louise Laroche son épouse. C’est à partir de ces observations et du début de l’interprétation que fit madame Laroche que nous pourrons aller plus loin dans cette étude

    Le 21juillet 1997 à 15h12 minutes. Sachez aussi que monsieur Laroche est un homme extrêmement précis et que ces observations n’ont pu être répétées qu’à cause de la minutie de ses observations…

    Donc ce jour et à cette heure précise monsieur Laroche achète une montre ultra précise. Une montre maser digitale, le summum de la précision à cette époque. Nous vous rapporterons ce qu’a écrit André Laroche

    – bonjour professeur Laroche ! Nous vous remercions de faire confiance aux établissements Time-Rock. La montre que vous venez d’acheter est extrêmement précise, je dirais de la même manière qu’elle vaut en précision, une précision dix mille fois plus précise que les vielles montres à quartz…

    Pratiquement la rotation de la Terre subit plus d’aléas de ralentissement dus aux marées et cataclysmes que la précision de votre montre, nous vous garantissons la seconde en mille ans écoulés sous la condition que votre montre soit toujours correctement alimentée par une tension fixe et qu’elle ne soit pas détruite…

    Vous avez une partie digitale avec un bip sonore des heures et une partie analogique pour le confort. Nous vous remercions de faire confiance aux établissements Time-Rock ! Merci de votre visite ! Nous restons à votre service !

    Il est à noter que le professeur Laroche s’il est un bon observateur et s’il a noté toutes ces observations, c’est aussi un grand scientifique. Dans le sens qu’il réfléchit longuement sur des problèmes de physique. Bref le professeur Laroche est une personne qui donne de lui-même quand le sujet l’intéresse…

    Donc le professeur Laroche était sur une étude de physique sur les aspects non relativistes des neutrinos et il avait un grand besoin de concentration sur le sujet… donc il travaillait depuis quelques semaines sur le sujet lorsqu’il remarqua un léger décalage retard entre sa montre et l’horloge référence des laboratoires où il travaillait…

    Fraction infime mais suffisamment perceptible pour qu’il aille voir le vendeur des établissements Time-Rock

    – bonjour professeur ! Toujours aussi maniaque de précision. Vous devez être satisfait de votre achat je suppose ?

    – hé bien non ! J’ai noté que ma montre n’est pas aussi précise que ce que vous m’avez vanté, il existe un léger décalage entre ma montre et celle du laboratoire où je travaille qui est elle-même reliée à une horloge de référence, du bureau du temps étalon. J’ai donc constaté qu’il existe ce décalage assez surprenant !

    – nous vous garantissons la partie chronométrique elle est sûre et certaine. Avez-vous travaillé dans des zones de haut magnétisme ? La partie électronique aurait pu être influencée

    – non ! Non ! Je travaille avec le papier et mes méninges et je n’ai pas participé à aucune expérience de physique depuis au moins un mois

    – bien ! Laissez là nous je pense qu’il doit y avoir des mauvais réglages, revenez dans une semaine nous verrons bien

    Le professeur Laroche attendit donc une semaine avant de retourner aux établissements Time-Rock

    – bonjour professeur ! Voilà votre montre nous avons pris un grand soin de ce bijou. Alors je peux vous dire que nous n’avons rien constaté d’anormal. Nous continuons notre garantie de la seconde en mille ans, ceci dans nos conditions d’utilisation

    J’espère qu’elle ne vous a pas manquée, elle est de nouveau synchrone avec le référentiel étalon dont nous disposons, nous aussi, j’espère que ce petit incident ne vous fera pas douter de notre qualité et de notre parole

    Le professeur Laroche ayant fini son mémoire sur le sujet qui l’intéressait, il alla donc se reposer avec sa femme dans une ferme retirée de Dordogne où le professeur et sa femme avaient leur temps de vacances à passer

    Au mois de septembre 1997 après ce long repos et de son retour à la nature le professeur curieux compara sa montre avec l’horloge du labo…

    – bizarre cette montre ! Il y a toujours un décalage, mais cette fois ci, elle est en décalage d’avance, sur l’horloge du labo ! Curieux ce décalage ! Bah un bon trimestre de recherche m’attend ! Je verrais bien !

    Au bout de quinze jours la montre était de nouveau synchrone avec l’horloge du laboratoire puis un mois après elle était de nouveau en retard avec toujours ce curieux décalage de retard…

    Irrité le professeur Laroche alla donc voir de nouveau le vendeur qui lui avait vendu cette montre et le vendeur fut très strict sur l’exactitude qu’il garantissait…

    Pour son acquit de conscience, il re-synchronisa la montre… le professeur alors eut l’intuition qu’il se passait quelques choses… il est à noter que les observations sont à la base de toutes les théories

     Donc il décida de laisser cette montre si performante sur le bord de sa table de nuit et de prendre sa vieille montre à quartz. Il attendit pendant un mois et en novembre 1997, il reprit sa montre au poignet et compara avec l’horloge du laboratoire

    Pour une fois les deux mesures de temps étaient les mêmes. Tout surpris de ce résultat il en parla à sa femme madame Louise Laroche professeur comme lui, mais de psychologie

    C’est un peu le début de l’explication qui fut donnée par madame Laroche qui semble la bonne du moins. C’est celle qui prévaut encore dans les milieux des scientifiques qui se penche sur ce problème mais la part psychologique et la part physique de l’interprétation sont encore très discutées

    Nous ne rapporterons que le dialogue qu’il y eut et qui est à la base des hypothèses d’interprétations actuelles. Nous laisserons la parole à madame Laroche

    – bien ! André. ! Veux-tu que je fasse une analyse avec toi de ce curieux phénomène ? J’ai besoin de ton consentement et de ta coopération. Le veux-tu ?

    – comme tu le sens Louise ! Je te fais confiance ! Envoie tes salves ! Ouvre le feu !

    – premièrement nous savons que tu es orphelin et que tes parents sont morts tous les deux dans le même accident lorsque tu avais deux ans. Tes parents te manquent-ils ?

    – oui ! Je suppose comme tous les enfants, mais j’ai fait leur deuil et j’ai eu beaucoup de chance de vivre chez mes grands-parents, qui habitaient à la campagne, ceci dans ma jeunesse et de cette époque je garde un souvenir plutôt heureux

    Je vivais comme un gamin de la campagne avec tous les gars des environ, je péchais, nous faisions des cabanes, nous jouions aux indiens, etc. Bref je passais plutôt du bon temps !

    – où étais-tu au moment de ta puberté ?

    – j’étais dans un collège à Limoges chez les jésuites et je crois bien que j’étais très amoureux, de la fille d’un de nos voisins, de la campagne, une petite rousse nommée Alice

    – connais-tu Lewis Carroll ?

    – bien sûr que oui ! Chez mon grand-père quand j’avais sept huit ans j’ai lu tous les livres de Lewis Carroll, Alice aux pays des merveilles, au-delà du miroir, Bruno et Sylvie et c’est, je dois le dire ces lectures qui ont fait de moi le scientifique que je suis. J’ai adoré

    C’est à peu près à cette époque que j’ai eu ma première montre, avant, je vivais aux rythmes du soleil, quand il faisait nuit, on jouait aux cartes ou quelques jeux, puis on allait se coucher. Je n’ai jamais eu la télévision dans mon enfance

    Mon temps était libre et c’est pratiquement lorsque j’ai été obligé d’aller au collège à Limoges qu’alors j’ai connu la notion d’obligation sociale d’être à l’heure pour les cours, les transports, etc. Ceci fut mon premier temps social et je regrettais le bon et joyeux temps passé de mon enfance jusqu’à cette entrée au collège

    – peux-tu me parler de ton Alice ?

    – c’était une bonne amie de ma jeunesse, je la connaissais depuis l’âge de quatre ans, elle a deux ans de plus que moi, je peux te dire que ce fut mon premier amour de ma prime jeunesse vers douze ans, j’étais fol amoureux d’elle

    Elle avait changé, ce n’était plus une gamine. Elle m’émouvait et je lui faisais des grands serments, mais elle me disait que je resterais toujours son petit André. Puis à force nous nous effleurons-nous sommes passés à des ébats plus charnels. Nous nous caressions. Nous n’osions pas aller jusqu’au bout. Bref j’en étais follement amoureux

    – un sacré brin de femme d’après la réputation qu’elle a actuellement. Bref elle t’a allumé

    – tu ne serais pas un peu jalouse par hasard ? Je ne comprends pas ta question. Que vient-elle faire avec cette histoire de décalages ?

    – je m’explique ! Dans ta jeunesse dont fait partie cette fille, tu n’es soumis à aucune contrainte de temps et quand tu arrives au collège avec tous ses horaires stricts, tu tombes amoureux de la petite fille de ton enfance où tu avais le temps de vivre

    Donc dans ton inconscient tu as lié cette fille au temps bénis de ton enfance et avec celle Alice de Lewis Carroll. Tu commences à comprendre

    – je crois bien qu’ouï ! Mon côté amour sublimé envers mon Alice et la logique transgressée Alice celle de Lewis Carroll. D’accord là je te suis, mais explique-moi les décalages ?

     – tu connais sans doute le paradoxe d’Achille et de la tortue ou le paradoxe de Zénon d’Élée. Pour Zénon, Achille ne rattrapera jamais la tortue, car il fait référence à un raisonnement logique, je dirais même plus, une forme de piège à échos psychologique, il y a toujours ce doute infinitésimal que donne Zénon et ce raisonnement peut se poursuivre à l’infini des temps psychologiques

    Bref, il y a déconnexion de l’observation et de la réalité physique où l’on sait effectivement Achille en vingt battements de son cœur, il aura fait toute la distance qui le sépare de la tortue mais si je me laisse emporter par le raisonnement de Zénon qui est un temps purement psychologique voire temps du discours

    Achille objet observé n’avance pas tandis que si je prends le temps commun en prenant les battements du cœur de l’observateur et qu’ainsi j’introduis par cet artifice une mesure du temps commun à l’observateur, à Achille et à la tortue

    Je crée ainsi un temps commun que je peux appeler temps de la physique, car temps mesurable par plusieurs. Dans ton cas je pense que dans tes chères études, tu ne vois pas passer le temps et que ton temps psychologique de l’étude et le temps réel sont les mêmes,

    Il y a une parfaite similitude entre l’observateur que tu es et le scientifique qui observe, dans ce cas le monde de la physique rejoint le monde de l’observateur et les deux manières de temps se superposent

    Messieurs, dames c’est ainsi que ceci termine le premier cours de chronologie du professeur vavasseur. Le prochain sujet de cours que nous étudierions. C’est le temps des artistes et le temps de la musique

    Nous étudierons les tempos qu’ils soient classiques ou les tempos des compositeurs indiens. Ceci pour mieux situer les notions de chronologie dans les cultures et les traditions musicales. Pour ma part j’ai été heureux de passer ce cours avec vous, je vous souhaite une bonne réflexion et vous donne rendez-vous au prochain cours

     Cours de chronologie du professeur marc Levasseur université de Montréal Québec canada 15 septembre 2011. Bruno Quinchez Paris Morsang sur/orge version mai 1996
    Cette nouvelle, elle est passée le trente juin mille neuf cent quatre-vingt-dix-sept sur radio Aligre dans l’émission imaginaire de Pierre Esperbé (voix de Pierre Esperbé et Huguette Toumine !)

  • Chapitre 12 Le Dieu des Uchronies…

     Chapitre 12 Le Dieu des Uchronies…

    Selon Einstein la vitesse d’un objet ne peut dépasser la vitesse de la lumière car toutes les corrélations de l’univers se font au maximum à la vitesse de la lumière, donc un objet qui se déplacerait plus vite que la lumière remettrait en cause la loi causale qui veut qu’une cause précède toujours un effet…

    À cette affirmation nous pouvons dire que dans un espace obéissant à la norme mathématique 2, les nombres imaginaires purs et donc les nombres complexes ne répondent pas à cet ordre absolu de l’espace réel et que toutes les équations qu’elles soient d’Einstein ou des mécaniques qu’elles soient classiques, électromagnétiques ou même quantiques peuvent admettre des solutions complexes

    Nous gardons l’ensemble des réels mathématiques comme un modèle de la réalité par cet ordre strict, de l’ensemble des réels qui correspondent à un ordre absolu, car nous ne pouvons annuler les causes du passé qui ont donné les effets du présent car notre monde deviendrait une série d’Uchronies pour les observateurs qui auraient modifié les causes du passé donc nos présents

    Je pense que nous pouvons admettre que ce que nous observons mais pourquoi ne pas imaginer une autorité supérieure que j’appelle le Dieu des Uchronies…

    Toutes les Uchronies ont été. Telle est peut-être la lecture que nous pouvons faire de l’apocalypse où divers anges agissent comme les divers voyageurs temporels le feraient mais le Dieu des Uchronies est le garant de notre présent. Ce Dieu n’est pas forcément un Dieu lointain, mais il peut-être l’organisateur d’un futur, il n’agirait que comme un simple voyageur temporel et il n’agit qu’à des moments clés de notre Histoire

    Nous sommes ainsi dans le meilleur des mondes selon Leibniz et non pas selon Aldous Huxley. Le monde n’est pas parfait actuellement, mais il le sera lors de la dernière mouture de ces diverses Uchronies

    Einstein se prenait pour le scribe de la réalité en disant que ce Dieu n’était pas pervers, mais il n’en était que le scribe et il a complètement nié la part chaotique de sa théorie, car il croyait que l’univers pouvait être décris simplement mais les expériences de la physique prouvent que notre univers est plus complexe aux sens mathématiques des termes, donc l’ordre n’est qu’une exception dans un monde chaotique

    Des amis évangélistes m’ont fait remarquer que l’apocalypse pouvait être relue avec des références à notre vingtième siècle qui s’est écoulé mais à ceux-ci je pense pouvoir dire où en sommes-nous dans ce fatras d’Uchronies, de ce Dieu des Uchronies ?

    Et l’homme qui est un rêveur continue de rêver et de nouveaux rêves créent une nouvelle Uchronie. Notre dernière Uchronie a été celle d’Einstein mais avant Einstein il y avait une autre Uchronie celle de l’espace absolu d’un univers mathématiquement parfait avec un temps absolu et un espace absolu. L’Uchronie d’Einstein qui a fini en par la guerre atomique de 1986 et par des expériences qui donnent raison à la mécanique quantique et ont donné tort aux statistiques d’Einstein

    Le Dieu des Uchronies nous a fait un univers où Tchernobyl était le symbole de cette avant-dernière Uchronie dans le passé, il y a eu l’Uchronie d’Attila qui détruisit à tout jamais toute la civilisation issue de la culture romaine. Il y a eu beaucoup Uchronies mais celles qui ont réussit sont des Uchronies que nous appellerons les Uchronies coperniciennes. Le monde d’avant Copernic avait une Terre au centre de ce monde et ce monde était diabolo-centriste dans ce sens où le diable se trouvait au véritable centre de ce monde, car il était au centre de la terre

    L’univers des prés coperniciens était un univers où Dieu se trouvait dans la sphère des fixes. La septième sphère du monde platonicien des idées, ce Dieu -là nous était bien lointain

    Nos visions actuelles ne sont guère plus valables que les visions du monde du Moyen Âge. Notre intelligence donne crédit à nos illusions qui ne sont que la dernière Uchronie de notre actuel présent. La dernière Uchronie nous révélera la réalité telle qu’elle est… il est dit dans la bible les livres seront ouverts et les rouleaux se refermeront et la dernière Uchronie nous montrera la véritable réalité…

    Pour l’Uchronie actuelle, c’est aussi celle qui croit en l’existence des atomes, car ce monde est non divisible à l’infini mais dans une Uchronie du dix-huitième siècle le monde est suffisamment simple pour diviser une molécule de telle manière que les concentrations homéopathiques soient agissantes au-delà de ce que les chimistes du dix-neuvième siècle ont défini comme n’ayant plus aucune molécule agissante

    Et pourtant l’homéopathie marche pour des êtres simples que l’on soigne avec des concentrations halzemaniennes de dilutions cent… je pense à des chevaux où cette expérience possède des statistiques plus fortes que l’effet placebo dont les chevaux se moquent éperdument…

    Pour un homme de la post-révolution atomiste il n’y a absolument plus rien comme principe actif, car les molécules sont à des concentrations inférieures à celles qu’Avogadro a définies comme limite. L’Uchronie contemporaine admet comme cohérente cette incompatibilité entre le possible du dix-huitième siècle et le possible post-atomiste du dix-neuvième siècle

    La science moderne ontologiquement ne peut expliquer ces contradictions, donc l’hypothèse Uchronique est au moins aussi valable que les hypothèses liées aux dernières mesures sur les modèles de l’univers. Croire la dernière théorie de la physique ou croire à l’ancienne magie ? Où est-elle donc profondément cette différence ? Croire que la Terre est plate et croire à la dernière théorie sur la topologie de l’univers post-einsteinien sont-elles à prendre aux mêmes niveaux ?

    Nous complexifions ce monde par des mesures et ces mesures, elles créent une nouvelle Uchronie. Ceux qui ont conceptualisé le triplet de quarks dans les années soixante-dix, avaient-ils une vision du monde compatible avec les symétries complexes de l’ordre trois qui sont d’une essence profondément chaotique au sens de la difficile possibilité de modéliser cette symétrie. Mais c’est elle qui est à la base de la physique moderne contemporaine où cette part de magie existe…

    Qui peut résister aux charmes et à l’étrangeté de certaines nouvelles particules ? Les physiciens modernes sont donc plus des magiciens que des physiciens de la rationalité des objets qu’ils observent. Je me pose cette question les théories des cordes son indémontrable et aucune mesure n’est possible c’est quasi du virtuel : comment comprendre toutes les symétries qui ont ainsi été créés par la symétrie trois totalement chaotiques ?

    Est-il raisonnable de complexifier le monde jusqu’à le rendre incompréhensible ?

    Mon discours est métaphysique mais quand la physique est proche de la magie opératoire des concepts mathématique du chaos, je pense que j’ai le devoir et le droit de poser quelques questions aux physiciens modernes. Mes questions sont celles du pourquoi ça marche et comment ça marche ? Si les physiciens me disent qu’ils ne savent pas mais qu’ils constatent que cela marche…

    Ma question sera donc celle-ci : êtes-vous des magiciens, des théologiens ou des métaphysiciens pour employer des concepts opératoires qui échappent à votre rationalité ?

    Bruno Quinchez Paris le 23 et 24 décembre 2000

  • Chapitre 11... L’Hôtel aux bords du vide

    Chapitre 11 L’Hôtel aux bords du vide

    Une nuit que je dormais, je me réveillais dans un hôtel du néant que j’ai ensuite appelé l’hôtel aux bords du vide mais tout d’abord vous parler de ce lieu si près du néant

    C’est une grande tour où des fenêtres sans rideaux donnent sur un vide absolu et où il n’y a pas d’étoiles mais quelques flocons d’une vapeur d’eau qui se disperse au gré des hasards et où tous les paysages se réduisent à ce néant d’une obscurité sans d’autre perspective autre que de voir à quelques distances incertaines des flocons de neige

    Les chambres sont désertes et nues avec des grooms qui ressemblent à des infirmiers d’un hôpital psychiatrique où seul le néant s’impose comme la seule logique de l’existence. Les fenêtres sont de grands carreaux de un mètre vingt sur soixante centimètres et qui laissent fuir un léger courant d’air sur ce vide. C’est l’antichambre de l’enfer où se retrouvent ceux qui ne croient plus en rien qu’en cette triste réalité d’une nuit éternelle et vide. Les hommes ne peuvent plus imaginer le soleil, la mer, la montagne les étoiles et la nature

    Ces hommes qui sont là n’ont pas encore perdu tous leurs espoirs même si leur univers est vide. Il y a les infirmiers ou les grooms ou encore des bourreaux qui leur font rencontrer d’autres hommes sans espoir et sans rêves.

    Ces hommes qui ne rêvent de rien et qui n’ont plus rien car rien ne vaut la peine de vivre. Ils sont déjà près du néant que représente cet univers si pauvre mais que dire de ses hommes qui y habitent sinon qu’ils n’ont plus de désirs plus de rêves et par-là même plus de soleil

    Je suis revenu de ce monde et comment l’ai-je donc quitté ? C’est le sujet de cette histoire. Je remarquais que j’avais un poids normal qui correspond à celui que j’ai toujours eu, donc je n’étais pas dans un vaisseau spatial

    Je me suis dit qu’il y avait des hommes donc j’aimerais sans doute leur parler et moi qui suis un peu poète peut être leur reconstruirais-je leur univers ! Avec un soleil, des étoiles, le bruit de la mer et du vent. Si je vois un pauvre homme même dans l’antichambre de l’enfer, ce qu’est sans doute cet hôtel aux bords du vide, et je parlerais pour lui, et alors pour lui, je serais le magicien qui ré enchantera ses pensées, ses rêves et qui réensemencerait cet univers si près du néant

     je pensais à des physiciens de mon époque qui me parlent de la fin de l’univers et de l’entropie toujours grandissante de cet univers, ils disaient que dans mille milliards d’années ce bel univers en expansion sera aussi vide que le paysage de mon hôtel aux bords du vide… cet univers est si lointain dans le futur qu’il ne nous fait pas peur, j’ai entendu parler une dame de bonne moralité qui en apprenant que le soleil n’avait plus que pour cinq milliards d’années de vie possible dis un jour : « j’ai eu peur parce que j’avais compris cinq millions d’années ! »

    Pour nous tous à de telles échelles notre univers est éternel et parler de la fin de cet univers qui est si lointaine que nous n’avons pas conscience de l’entropie maximum de l’univers…

    Les théories d’univers sont tellement floues que je me suis souvent dit qu’au bout d’un certain temps les calculs deviennent faux, les théoriciens du chaos ne parlent plus au de-là d’une erreur due aux conditions initiales puis les histoires de l’évolution future de l’univers sont si floues que l’hôtel aux bords du vide est plus de un mauvais rêve ou plus exactement un cauchemar dépressif qu’une possibilité si minime soit-elle…

     Je pensais donc que cet univers était issu d’une hypothèse qui avait mal tourné. Je trouvais alors que les physiciens avaient torts et que Dieu et les poètes peuvent mieux me parler de l’avenir de cet univers et je supposais que quelques parts dans cet univers il y avait encore une source d’espérance et d’infini dans cet univers fini…

    Je pensais à la création au sens le plus littéral quand Dieu dit : que la lumière soit ! Et ce n’était pas de la foi mais cet univers était mort du manque d’espérance dans l’infini qui est…

    Cet univers est-il non fini ? Donc croire à cet au-delà où la raison qui se transcende à travers la poésie, le néant n’existe pas, car il y a toujours le souvenir des étoiles et de l’infini…

    Je me dis : que j’aime à croire que rien n’est fini et que le présent continue toujours ! Et il y a la mémoire des étoiles… peut-être alors ! Tout était dans ce peut-être et alors peut-être est-ce alors que je fis ?

    Tout d’abords il n’y eut rien, mais j’aperçus un jour une unique étoile dans cette nuit sans étoiles j’en parlais alors à l’un de mes compagnons qui me demandait ce qu’était ce lumignon falot dans les cristaux de glace et je lui demandais s’il n’avait jamais su ce qu’était une étoile ? Tout surpris, je vis que sa mémoire s’en souvenait

    Les infirmiers grooms me dirent de le laisser tranquille et que pouvait donc représenter pour lui cette petite lumière ? À ceux-ci je leur répondis que j’ai souvenance d’un univers où il y avait des myriades de myriades de ces petites lumières

    Ils me regardèrent avec un drôle d’air et un léger sourire qu’enfin un homme parmi tous les hommes, il se souvienne de cela

    Je leur parlais des étoiles. Il existe une étoile que l’on nomme soleil, qui se lève tous les jours et qui réchauffe la terre, qui fait fondre la glace et qui donne vie à chaque chose…

    L’homme sans étoile me dit : tu as quelques choses de divin mon ami !

    Je lui répondis que le soleil, même s’il était oublié, ne pouvait jamais disparaître tout à fait et que si j’avais cette part divine en moi qu’il regarde cette petite lumière qu’il voyait aussi était une étoile

    Ce que j’appelais soleil, il était aussi une étoile donc si cet homme sans étoiles avait un peu de foi en lui-même, il s’apercevrait qu’il avait connu cet univers dont je lui parlais

    Une génération spontanée se fit alors le soleil parut pour l’homme sans étoiles et l’hôtel aux bords du vide cessa d’exister

    Nos gardiens nous avaient libérés, je cessais de ne plus avoir d’ambition pour les avenirs je me remis à espérer, désirer et rêver de la mer et des étoiles…

    Bruno Quinchez Paris le 7 avril 2001

  • Chapitre 10... Un conte cruel et moderne

    Chapitre 10... Un conte cruel et moderne

    Il était une fois, dans une grande ville, un tout petit homme qui était pauvre et misérable, un grand rêveur et il rêvait de ne plus être seul et dans la misère. Il alla donc voir un de ses amis qui lui :

    – pauvre idiot ! Si tu veux de la compagnie ! Sois riche et célèbre !

     Le petit homme lui dit :

    – comment devient-on riche et célèbre ?

    – c’est simple lui répondit son ami, fais-toi des amis qui te donneront leur affection et partageront leur ambition de devenir tous aussi riche et célèbre que toi tu le désires !

     – comment dois-je les contacter lui dit alors le petit homme ?

    – c’est simple tu connais sans doute des hommes célèbres qui sont montés dans la grande ville, donc monte dans la grande ville et fait quelques extravagances. Il y aura toujours quelques fous pour te donner leur affection…

    Le petit homme économisa ses sous, plia ses affaires et il décida qu’il serait un très grand artiste et il se dit en lui-même :

    – dans ce monde de fous, il y a certainement plus fous que moi pour croire à mes folies !

    Mais il se dit aussi en lui-même :

    – comment me faire remarquer par d’autres fous dans cette grande ville ? Devenir maquereau, je ne suis pas assez beau pour attirer des jolies femmes ! Je pourrais devenir un gigolo mais dans ce monde mal famé il y a trop de risques…

     Alors il se dit :

    – je vais essayer de me vendre d’une telle manière que mon honneur ne puisse pas être entamé par des choses qui me déplaisent. Aussi se dit-il, je vais faire l’artiste. Dans ce monde de l’apparence les artistes sont des rois mais dans quoi vais-je exercer mon art ?

    Il se dit alors :

    – je vais essayer la peinture, car j’ai fait de bonnes études artistiques et avec mes études d’architecture je créerais des formes nouvelles. Je vais donc mettre sur la toile mes constructions géométriques, dans l’avenir les critiques d’art appelleront cela le symbolisme géométrique… je vais donc peindre mes rêves les plus fous et c’est cela qu’il fit

    Il peignit des formes géométriques simples qui le hantaient dans ses rêves. Il pensait en lui-même

     – je vais les vendre facilement dans cette époque de fous, il y aura certainement des personnes qui seront intéressées par ma peinture

    Il peignit, peignit mais personne n’aimait sa peinture et il mangeait des vaches maigres, mais son infortune et sa non-reconnaissance comme artiste le rendirent désespéré. Cela fit de lui un enragé. Il essaya et fit de multiples démarches au près des galeries et les marchands de peintures mais rien à faire, personne ne l’aimait ni lui, ni sa peinture. Il commença à désespérer tellement qu’un jour ou l’autre quelques-uns qui l’aiment. Et lui, il en eut bientôt assez de se faire moquer de lui et de ses rêves picturaux. Et un jour lassé devant le peu de succès pour sa peinture, il se découragea et il se dit :

    – je ne sais pas vendre ce que je peins et les autres vendent plus que moi, je vais donc arrêter de peindre ! Vais-je donc essayer l’écriture ! Mais je ne sais pas aligner deux mots. J’ai trouvé enfin l’art radical qui n’a pas besoin des marchands. Je vais me lancer dans la propagation de mes idées et de mes rêves. Oui ! Je le sais et j’en suis sûr, toutes nos sociétés rêvent et ainsi je vais devenir artiste en rêves ! Mais quel sera donc le support de mon art ? Voyons ! Il existe un art, qu’un grand artiste conseillait, c’est le crime mais qui dois-je tuer ? Peut-être tuerais-je un misérable gueux ? Mais ce gueux n’est pas digne de ma grande ambition ! Je pense que cet exploit, il ne serait pas à la hauteur de ma réputation alors qui dois-je tuer ?

    Il alla donc voir un homme dont la réputation n’était plus à faire, le pentacle des pentacles des ambitions et du savoir, le nommé Edmond Natas. Il dit :

    – ô Natas ! Si tu me dis qui je dois tuer pour devenir un grand dans ce monde tout ce que tu me diras, c’est ce que je ferais !

    L’invocation Natas lui répondit :

    – je veux comme prix de ta fortune dans l’art que tu t’es choisi ton âme et ton avenir !

    – bon ! Hé bien je le ferais comme tu le veux Edmond Natas ! Que mon sort soit lié au tien lui répondit le petit homme !

    – mais qui dois-je tuer Natas ?

    – tu as vu tous ces gens riches et célèbres et je sais que dans tes rêves et que dans ton cœur tu les hais suffisamment pour que ta haine fasse de toi le chef de tous ceux qui haïssent les gens riches et célèbres. Tu as vécu mal à cause d’eux, alors que ta haine fédère tous ceux qui comme toi sont des petits hommes, tous ceux qui rêvent d’être riches et célèbres ! …

     Le petit homme avait pourtant du cœur et il se dit :

    – pourquoi honorerais-je tous ceux qui m’ignorent ? Non ! J’ai trouvé mieux, je serais l’imprécateur du peuple et de la justice pour tous les pauvres petits hommes de mon pays, l’Allemagne en cette époque de grands malheurs et même Natas ne sera que mon esclave ! Je choisirais un symbole de vie qui lui soit étranger. Je m’en choisis un de la mythologie indienne ! Je veux être tout et je vais être le gourou imprécateur annonçant la justice du peuple allemand. Il y aura certainement des petits hommes qui iront dans mes voies. Je serais le prophète d’un nouvel âge où tous seront mes disciples

    Le petit homme fit si bien qu’en trois ans il était le gourou d’une secte très puissante, celle des adorateurs de la justice du peuple allemand dont le symbole était le svastika hindou, c’est un symbole de vie ce svastika : « la croix gammée » c’est alors que le petit homme devient le chef de tous les pauvres petits hommes

    Il alla voir de nouveau Edmond Natas et Natas lui dit :

    – Ô grand maître ! Je t’ai connu petit homme mais jusqu’à maintenant qu’as-tu fais ? As-tu fait ce que je t’ai dit et as-tu tué un seul homme dans la vie depuis que je t’ai parlé ?

     – non ! Lui répondit le petit homme ! J’ai pourtant fait la dernière guerre et j’en ai souffert. J’ai tué, beaucoup tué d’ennemis français pendant la guerre mais cela c’était sous le commandement et les ordres de chefs que je haïssais. J’ai maintenant beaucoup de disciples qui m’honorent, ils me vénèrent et ils m’adorent. Je suis devenu l’égal d’un Dieu pour des milliers de mes disciples, mais tu as raison Natas, je n’ai pas ce que je veux, car j’aimerais être aimé et non pas être vénéré pour le bien que je fasse ! Maintenant j’aimerais haïr ceux qui ne m’ont pas regardé quand je n’étais qu’un petit homme !

     Edmond Natas, démon de première classe lui dit :

    – si tu ne peux pas être aimé, tu haïras donc tous ceux qui t’ont fait ce mal de ne pas te regarder toi et ta peinture lorsque tu n’étais rien que le petit homme qui peignait. Tous ceux qui ont eu ce malheur pour aujourd’hui de ne t’avoir pas tendu la main quand tu n’étais qu’un petit homme peintre, beaucoup de petits hommes t’aimeront à cause de cela !

     Le petit homme entre au parti des travailleurs allemands dont il devient très vite le chef, mais des hommes sensés le jugent irresponsable pour avoir essayé de suivre l’exemple du duce en Italie

    Le petit homme est emprisonné pour avoir voulu la justice pour le peuple allemand et dans sa prison sa haine déborde de son cœur et il écrit le livre où son combat contre les riches et les puissants principalement contre les marchands juifs et toutes les internationales dont le seul but et d’écraser le peuple allemand

     À la question juive, il répond par une haine totale et sans limites, il écrit et il crée ainsi « Mein-Kampf » son tissu de haine due à l’incompréhension. L’artiste est mort et advient le fauve politique

     Même Edmond Natas fut admiratif de l’œuvre, car il lui donnait pleinement son âme à sa force des ténèbres. C’est ainsi que commença, la montée du nazisme

    Le petit homme avait pour prénom Adolf et il fit des millions de fois mieux que cet artiste qui avait prôné de faire du crime l’un des beaux-arts dans un monde d’hommes cultivés. Le gourou de la justice pour le peuple allemand était devenu le führer du peuple allemand et c’est ainsi que le monde souffrit de cet artiste cruel et jaloux

     Moralité :

    – comment regardez-vous maintenant ces misérables gueux qui dorment ainsi dans la rue ? Ceux-ci sont forcément des rêveurs car tous nous rêvons et tous les rêves vous échappent, vous hommes qui vivent dans votre confort

    Vous ne savez encore quelles en seront les suites dans l’avenir commun. Adolf Hitler a été un petit homme avec une âme d’artiste mais ceci le croyez-vous ?

    Adolf Hitler avait-il au départ la haine qu’il eut pendant vingt-cinq ans de1920 à 1945 ? Si un seul des hommes justes lui avait souri à lui le peintre et son svastika. Lui qui vivait avec son rêve de justice pour le peuple allemand

    Que dirons– nous sur le monde de l’Allemagne d’après la grande guerre de quatorze-dix-huit où mourut la fine fleur de la conscience de notre civilisation européenne ?

     Un homme dans la salle me dit :

     – L’Auteur, je pense qu’il fait la part belle à ce monstre et qu’Hitler il ne mérite pas un regard…

     À cette affirmation l’auteur répond :

    – Certes Adolf Hitler a été un monstre mais avant de devenir ce monstre, il était encore un homme et qu’évacuer la question du pourquoi c’est répéter l’histoire de ce monstre…

    Ce même monsieur me dit

    – Après la Shoah, l’histoire du pourquoi ne se pose plus

    À cette affirmation l’auteur répond

    – S’il n’y avait pas eu la Shoah il n’y aurait pas d’état d’Israël qui n’aurait jamais été créé. Car le sionisme tel qu’il était dans les années mille neuf cent trente. La force des sionistes a été considérablement renforcée par la mauvaise conscience des nations européennes

    À cette affirmation le même monsieur me dit :

    – l’Histoire d’Israël et l’Histoire de ce petit bonhomme sont totalement distinctes…

    Je réponds, moi l’auteur

    – Cette affirmation peut-être aussi comprise de telle manière que si ma tante en avait, on l’appellerait mon oncle et que malgré nous beaucoup de bonnes choses et de mauvaises choses sont liées par notre Histoire. Nous ne pouvons pas la changer même si elle a été terrible

     Ainsi, c’est pourquoi je lui réponds que si le sionisme dans les années trente n’était qu’un rêve et que sans l’existence d’Hitler et sa folie meurtrière il n’y aurait pas de Shoah et donc pas d’état d’Israël

    Je voudrais savoir ce qu’il y avait dans l’âme Hitler peut aussi me poser question à moi l’auteur. Je cherche donc. Pourquoi ce petit homme dans années-là qui n’était qu’un artiste raté, comme il y en avait beaucoup, dans ces années-là mil-neuf-cent-vingt, a-t-il pu devenir le créateur d’Auschwitz et de des camps d’extermination ? Cet homme fut un artiste au départ et c’est une vérité à ne jamais oublier

     – La monstruosité ne s’explique pas me dit-on encore là-bas

    À cette question qu’on me pose indirectement, voilà la réponse que je me donne

    – Je réponds encore que Sade qui n’est qu’un petit monstre n’a pas eu la capacité de développer sa monstruosité. Considérez-vous tous les antisémites des années 1920 ils soient aussi monstrueux qu’Hitler ?

    Après tout, Hitler n’a suivi que l’exemple de Mussolini et une certaine manière d’approfondir une pensée sadienne sur et par un pouvoir absolu La monstruosité du pouvoir absolu rends les fantasmes les plus ignobles réalisables

    Et de même comment a-t-il pu programmer « Mein-Kampf » Ce livre qui a été écrit et qui fut lu dans les années vingt, il n’était guère plus monstrueux qu’un roman d’épouvante ou que le cauchemar d’un dément. Hitler était un monstre certes mais quand vous dites cela vous n’expliquez rien

     Nota-Bene du 11 avril 2017. Je me dégage de ces propos sur Adolf Hitler comme artiste incompris en vous disant que cette nouvelle reste une fiction et qu’elle ne tient pas vraiment compte de ma pensée politique, de nos jours il est si facile de se faire traiter d’antisémite, pour avoir parlé de cette période

    Bruno Quinchez Paris le 11 septembre 200