Chapitre 22, Un Conte de Fées, de Savants et de Magiciens

Chapitre 22, Un Conte de Fées, de Savants et de Magiciens

jadis, il était une fois, une femme de grande beauté et de grande intelligence qui avait épousé un puissant sorcier de grande magie

Le sorcier de la lumière, car sa femme était une fée qui vivait dans la forêt avant de l’épouser et maintenant ils vivaient tous les deux dans la forêt

Après maintes aventures ils s’épousèrent, et ils eurent tous les deux maintes filles qui comme leur mère, elles étaient toutes des fées et qui comme leur père, étaient un peu sorcières de la lumière

Leur père était ce gentil sorcier et leur mère était une fée pleine de charmes et de bénéfices. Ce qui dans la langue magique ne veut pas dire qu’elle était riche, mais qu’elle ne lançait jamais des maléfices, contrairIl était une fois dans un pays peut-être lointain, peut-être très proche de nouement à leur consœur, la sorcière au chaudron de la matière et le magicien de la science appliquée

Cette sorcière du chaudron de la matière elle, elle avait eu avec le magicien de la science appliquée, sept fils très beaux, très intelligents et qui pouvaient tous dès le berceau prétendre à de grandes choses dans la ville ou ils vivaient

Maintenant allez savoir pourquoi les fées et tous les descendants des “de la lumière” et leurs sept filles étaient en bisbille, avec la sorcière, au chaudron de la matière, et son mari, le magicien de la science appliquée et ses sept fils très intelligents

C’est toute l’histoire de ce conte de fées, de savants et de magiciens

Dans un temps très lointain, les fées régnaient sans partage sur toute la planète bleue où fées, magiciens et savants vivaient en paix quand l’arrière, arrière, arrière, onze fois arrière-grand-père du magicien de la science appliquée décida d’écrire un très gros et impressionnant grimoire sur les lois de la nature. Ce qu’il fit et il appela ce grimoire “de la nature physique du monde qui nous entoure…

Bref, l’arrière, arrière, onze fois arrière, grand-père du magicien de la science appliquée, écrivit des formules sur le monde qui nous entoure de ce qu’il croyait les lois du monde

Mais l’ancêtre du magicien de la science appliquée avait oublié dans ces formules. La magie, les charmes de la mère nature, le vent qui souffle dans les arbres de la forêt, les odeurs des rêves, les reflets dans les yeux des amoureux, la peur de mourir, l’espérance du petit matin

Bref mille et mille choses que le grand savant du passé n’avait pu mettre en formules. Et c’est parce qu’il n’avait pu mettre tout cela dans son grimoire que ses formules n’étaient plus magiques !

Bref d’après ses formules, il prétendait, ce prétentieux, tout connaître du présent, du passé et de l’avenir, ce qu’il faut bien le dire était un grand malheur pour tous, vous et moi compris

La fée, la femme du sorcier de la lumière décida de jeter un sort sur lui et ses descendants. Jusqu’à la douzième génération. Désormais, tous les descendants de ce grand savant seraient aveugles devant les beautés des fées de la nature et elles ne feraient ni commerce avec eux, elles n’épouseraient aucun de tous les descendants du savant qui avait écrit le grimoire avec toutes les formules non magiques

Les enfants du savant qui avait osé mettre en formules les lois de la nature ne vivaient plus que dans un monde fermé aux charmes des rêves et des beautés de la nature mais la douzième génération arrivait. Et elle se situe à peu près à notre époque

Donc c’était la discorde entre la fée et le magicien de la lumière et ses sept filles. Violette. Bluette. Verte. Jaune d’or. Rouge passion et les deux petites dernières. Blanche et Noire. Hé oui ! Il existe chez les “de la lumière” une petite fille toute Noire avec des cheveux et des yeux noirs de jais

Cette inimitié contre les descendants du savant jusqu’à la onzième génération qui avait épousé la sorcière au chaudron de la matière. Une femme très puissante, très belle, très sévère et aussi effrayante

Elle pouvait maintenant grâce aux dernières formules que les savants avaient trouvées, faire beaucoup de choses terribles comme détruire toutes les vies en ce monde mais tous les deux, ils s’aimaient d’un amour pur et sans faille et ainsi naquirent

 Albert le fils aîné que l’on appelle le grand Albert, premier fils. Le grand Albert était un physicien théoricien. Il observait la matière dans le chaudron de sa mère

Mais que de temps en temps, parce qu’il avait beaucoup d’imagination et qu’il était très observateur, donc une fois il avait aperçu dans sa lunette, la fille aînée du magicien de la lumière et il avait remarqué que la fille aînée qui s’appelle Séléné. Séléné ou Blanche lune

Tous les physiciens qui observent la lumière savent que celle de Séléné est Blanche. On appellera Blanche lune, Séléné. Et elle, Séléné allait toujours plus vite que tous les désirs de rêves matériels Albert. Aussi il en était tombé très amoureux et il fit une thèse à partir de l’observation de Séléné et sur la vitesse de la lumière

Puis le deuxième garçon Charles qui se faisait appeler Charlemagne, car il avait toujours eu l’ambition d’unir sous sa bannière toutes les lois de la physique qu’il connaissait. Son but ultime était la grande unification de toutes les théories sur le temps, la matière, l’espace et sa manipulation

Puis Alfred, le troisième garçon qui explosait chaque fois qu’un problème de rocher sur son chemin donc à faire sauter, entravait son passage, on l’appelait Alfred le dynamiteur

Puis Georges, le quatrième garçon qui vérifiait toujours que ce que l’on disait était, soit vrai, soit faux et qui se mettait en boule, si cela était, ni vrai, ni faux et cela l’énervait, alors il cherchait toute la nuit, tout le temps pour savoir ce qui clochait, on l’appelait Georges la boule car lorsqu’il pensait à un problème, il en faisait toujours le tour et on disait qu’il faisait ainsi sa boule

C’est-à-dire qu’il se mettait en boule, c’est pourquoi on le nomma Georges la boule. Georges la boule inventa une machine pour mettre en équation ce qu’il savait être vrai ou faux

Puis il y avait louis le cinquième garçon qui avait avancé l’idée absurde pour son époque que la matière pouvait se comporter comme la lumière si subtile

Puis les deux derniers et qui sont les plus futés, ce qui est curieux, c’est qu’ils sont nés quand le premier homme posa le pied sur la lune. Les deux derniers étaient des jumeaux, ils se ressemblaient comme deux gouttes d’eau

L’un s’appelait Jean dit pépin de pomme et son frère jumeau comme son double et il s’appelle Paul. Ils étaient comme les deux doigts d’une même main, un peu contradictoire, un peu complémentaires comme dans la théorie de leur aîné louis. Il y avait Paul dit Paul positif, car il voyait toujours le bon côté des choses

Les sept fils de la sorcière au chaudron de la matière étaient tous très beaux et très intelligents, mais les cinq premiers étaient moins subtils et moins futés que les deux derniers. Les fils cadets, Jean et Paul. Il faut que je vous dise aussi les “de la lumière” c’était cette famille d’aristocrates depuis des milliers d’années…

Dans les débuts des “de la lumière”. Il y eut un nommé Jean disciple d’un certain Jésus qui aimait vérité de la lumière, mais cette vérité était une fille très timide qui ne lui était jamais apparue nue que dans ses rêves les plus intimes et elle ne se manifestait que par un vent léger qui soufflait sur la joue de Jean. Jean et vérité de la lumière avaient été de grands amoureux, mais ils n’avaient pas eu d’enfants visibles aux yeux des hommes de la science

Cela c’était passé dans le secret des cœurs et des âmes, donc Séléné et toutes ses sœurs qui vivent toujours de nos jours, tout le monde le sait, la lumière est immortelle, les “de la lumière” avait un arrière, arrière, maintes fois arrière-grand-oncle qui s’appelait Jean

 Un jour de beau soleil donc Jean et Paul les deux cadets du sorcier de la science appliquée et de la sorcière au chaudron de la matière, ceux qui vivent à notre époque, disent à leur mère la sorcière au chaudron de la matière

 – mère ! Nous allons nous promener dans la grande forêt des rêves enfantins pour aller herboriser et éventuellement cueillir toutes sortes de fleurs pour toi, notre mère, toi la sorcière au chaudron de la matière

La mère, toutes aux cuisines de la science dit alors

– allez vous promener, il est bon à votre âge d’aller voir et d’observer le grand monde, vous me ramènerez sans doute quelques observations bien notées et si vous chassez bien le paradoxe, vous m’en trouverez bien un pour assaisonner la cuisine de la famille ! Allez bonne chasse et surtout n’oubliez pas votre boussole

C’est alors un voyage de quelques heures à travers des sentiers de jungle urbaine. Jean et Paul se retrouvent au milieu de la grande forêt aux arbres millénaires. Aussi mystérieuse que Brocéliande et aussi vaste que la grande forêt primitive.

Une forêt sombre avec des arbres de trois cents ans et pleine de jeunes futaies et de bosquets de noisetiers et en cette saison d’automne pleine de feuilles multicolores jaunes, brun, rouge et certainement des champignons dont Jean et Paul en bons scientifiques qu’ils sont, pourront identifier

Après la longue traversée de la civilisation de la science et après maints changements de moyens de transport. Jean et Paul sont enfin dans la forêt Jean et Paul sont légèrement inquiets par ce changement d’ordre, dans leur vision habituelle, des choses qui les entourent. Jean pépin de pomme dit à Paul positif

 – tu sais qu’il parait qu’il y aurait des fées dans cette forêt !

– Paul. Si tu en vois une, dis-le-moi, car j’aimerais bien prouver à papa qu’il existe autre chose que ses équations et ses formules !

– Jean. Tant que l’hypothèse n’est pas posée, tu sais bien que papa ne se pose pas ces questions !

– Paul. Peut-être que, c’est une hypothèse, mais j’aimerais bien voir quelques choses qui ressemblent à une non-hypothèse, bref j’aimerai voir autres choses que le brouet que nous fait maman, la cuisine bourgeoise, il y en a marre !

– c’est pourtant bon ce que nous fait maman, une portion de protide, une portion de glucide, une portion de lipides, plus quelques oligoéléments et des vitamines A, B, C, D, etc. Tu sais que la cuisine de maman est très saine

– peut-être ! Comme tu me le dis ! Jean ! N’as-tu jamais mangé des ailes d’alouettes, des vols au vent, des bouquets de framboises sauvages ou des myrtilles ou peut-être des trompettes de la mort ?

– trompettes de la mort ? ! Tu crois sans doute que je vais m’empoisonner avec ces cochonneries, des horreurs de la nature. La portion de nourriture que je mangerais, sera dosée et légèrement hypocalorique, tu sais bien que trop manger selon son désir provoque l’obésité et à plus ou moins longs termes un problème cardiaque et vasculaire. Néanmoins je veux bien herboriser les simples pour que maman puisse en extraire des principes essentiels, tels que l’esprit et la quintessence de ces fleurs que nous cueillerons pour les liqueurs de l’enivrement

– ce n’est pas très scientifique les liqueurs de maman ! Mais au moins, je crois savoir ce qu’elle y met dedans

Pendant ce temps-là. Des fées invisibles qui habitent la forêt écoutent ces deux jeunes présomptueux. Elles se disent en riant entre elles

– en voilà de bien gentils garçons mais tout de même ces jeunes hommes sont bizarres. Et que ça te cause de sciences. Et patati et patata ! Toujours à vouloir savoir le pourquoi et le comment !

La fée magnétisme qui fait aussi partie de la famille des de la lumière car c’est une de leurs cousines dit

– hé bien moi, je vais leur jeter un sort ! Pôle nord ! Pôle sud ! Dans la forêt tu te perdras !

Jean et Paul au milieu de la forêt sombre regardent tous les deux, les différents endroits qui les entourent puis ils consultent la carte et ouvrent la boussole, ils sont déçus par le fait de ne pas savoir où ils sont, ils ont alors tous les deux une allure fortement perplexe

– où sommes-nous Paul ? Je ne reconnais plus l’endroit où nous sommes

– d’après la carte nous sommes sur le sentier des biches. Au sud il y a le massif des simples. Le chemin que nous avons pris, doit nous mener à l’est du massif des trois-pignons et je crois que nous devons le voir au loin, et pourtant je ne le vois pas…

– es-tu sûr de ton azimut Paul ? Il me semble que le soleil va bientôt se coucher, il est descendant vers l’ouest, mais avec les nuages ce n’est pas évident. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai l’impression que la boussole est faussée. Pour avoir notre orientation il y a bien la mousse des arbres mais statistiquement je ne vois pas où est le nord géographique. J’ai l’impression que nous sommes perdus tous les deux

– Paul. Tu as raison Jean nous sommes perdus et bientôt la nuit va tomber. Je pense qu’en plus d’après les nuages sombres qui sont au-dessus de nos têtes, il va pleuvoir, tu sais !

– Jean. Hé bien, il nous faut trouver un abri pour la nuit !

Jean et Paul regardent la forêt qui les entoure. De grands chênes. Quelques futaies de noisetiers. Des feuilles mortes sous les grands arbres. Mais pas le moindre endroit pour être à l’abri. Jean et Paul se regardent l’air vaguement inquiet. Ils fouillent dans leurs affaires pour voir comment s’abriter

– Paul dit. J’ai juste emmené un sac avec de l’eau du chocolat et quelques barres de céréales vitaminées. On va passer la nuit à la belle étoile, en ce moment je crois que l’on peut observer vénus, mais au petit matin une heure avant le lever du soleil

– Jean. Tu as raison autant voir les choses d’une manière agréable, mais s’il pleut comment on fait. Il faut trouver une bicoque dans ce coin ! Il y a certainement quelqu’un qui habite dans cette forêt !

Blanche et Noire, les deux fées qui les observent, filles cadettes des de la lumière entendent ces paroles, elles se sont caché et les deux garçons e peuvent, ni les voir, ni les entendre

– Blanche dit. Ils sont peut-être bavards, mais ils se sont perdus et en plus ils sont mignons ces deux lascars. J’aimerais bien leur parler !

 – Noire. Blanche ! Tu sais aussi bien que moi. Papa et maman ne veulent pas que nous ramenions des étrangers dans notre maison. Cette maison c’est notre secret et c’est une grande maison, heureusement elle est bien cachée dans la forêt, et s’ils connaissent les secrets qui sont cachés dans notre maison, ils en feraient sûrement un mauvais usage comme des armes ou des sources de revenus, pour les militaires ou des banquiers et les hommes politiques de la ville. Observons-les d’abord !

Tous les deux parce qu’ils sont jumeaux et de vrais jumeaux se ressemblent. Mais Paul dit Paul positif voit toujours le bon côté des événements tandis que Jean réfléchit longuement avant de parler. Tous les deux sont grands. Un mètre quatre-vingts. Visages aimables, bruns longilignes mais musclés

– Noire dit. Puisque, c’est comme ça, hé bien ! Je vais me transformer en biche et je vais aller les voir de plus près pour leur parler !

Aussitôt Jean s’écrie

– regarde la forêt a au moins une habitante ! Regarde là-bas dans la clairière. Il y a une biche qui vient nous voir ! C’est curieux comme elle n’est pas sauvage

– Paul lui dit alors. Si elle peut vivre ici, pourquoi pas nous ? ! Viens belle biche, que nous veux-tu ?

Noire toujours en biche et qui n’en rate pas une, leur dit

– bonjour ! Messieurs de la ville, il me semblerait que vous vous êtes perdus !

Paul et Jean sont interloqués de stupeur

– Jean. Comment ! Elle parle cette biche ? Ce n’est pas possible ! C’est contraire à tout ce que nous avons appris !

– Paul. Il faut que nous voyions les choses en face, une biche qui parle

– c’est extraordinaire. Mais elle peut, peut-être avec un peu de bonne volonté, nous mettre sur la bonne direction. Madame la biche où sommes– nous ?

– Noire. Vous êtes dans la forêt des sortilèges. Voilà pour la réponse !

Jean moins étonné, mais toujours curieux

 – et où sommes– nous sur cette carte d’état-major ?

– Noire. Où il vous plaira d’être !

Paul agacé, mais toujours sérieux

– j’aimerais être dans une maison sous un toit avec un bon repas !

– Noire. Comme vous le voudrez !

Aussitôt apparaît une maison, toute construite en verre et transparente avec à l’intérieur un repas servis. Mais personne d’autre que Paul, Jean et Noire toujours en biche. Paul et Jean, qui n’en sont plus à un prodige près, ils entrent dans la maison de verre et aussitôt la lumière s’éclaire et les murs deviennent opaques. Il n’y a plus de porte d’entrée et la maison est hermétiquement close. Chose curieuse, elle ressemble à leur maison en ville avec le téléphone, la télévision et tout ce qui fait leur confort matériel quotidien

– Paul. Nous voilà comme à la maison, mais, il n’y a personne d’autre que nous deux mais où donc est passé cette biche ?

Noire qui est redevenue fée discute avec Blanche

– crois-tu qu’ils ne se sentent pas un peu seuls dans la maison de verre

– Blanche. Peut-être bien ! Mais ainsi de cette manière pourrons– nous les observer dans le cadre de leurs habitudes de vie !

– Paul. En tout cas, c’est chouette. J’ai ce que j’aime en cuisine. Mon plat préféré et je ne me sens pas dépaysé dans cette maison !

– Jean. Tu as peut-être tout le confort, mais je te fais remarquer que la porte de sortie n’existe plus

– Paul. Tu as raison mais pour le moment j’ai faim et j’aimerai bien dormir dans un bon lit plutôt que sous la pluie à la belle étoile. Allez ne t’inquiète pas frérot si nous sommes à l’abri. C’est plutôt agréable. Allons nous coucher, je pense qu’ils ont aussi de bons lits

Noire et Blanche sont toutes les deux ensembles

– Blanche. Ils n’ont pas l’air très méfiant ces gens de la ville. J’aime bien celui qui est toujours optimiste. J’ai une petite idée derrière la tête

– Noire. Que vas-tu faire ?

– Blanche. Rien, mais je vais lui apparaître dans ses rêves et lui parler de tas de choses, puis il est mignon et j’aimerai bien l’amener dans notre maison

– Noire. Es-tu folle ? Non, je crois bien que tu sois amoureuse !

– Blanche. On a beau être une fée, on n’en est pas moins femme

C’est la nuit dans la maison de verre Paul et Jean dorment d’un sommeil surnaturel

– Blanche. Bonjour Paul, je suis Blanche et je suis une fée, dis-moi de quoi et de qui rêves-tu ?

Paul dans son rêve, il est un grand magicien. Il rêve qu’il est un aigle et qu’il vole avec aisance au-dessus de la forêt. Il se voit dans la maison de verre et il voit une très belle femme qui se penche à son chevet et le regarde tendrement. Attiré par cette femme dans son rêve il redevient un homme. Le puissant magicien qu’il a toujours rêvé d’être. Blanche, elle est devant lui. Elle est habillée d’un léger voile de coton blanc qui la moule tout en étant vaporeux. Dans son rêve il l’embrasse. Blanche surprise recule. Elle se transforme en un grand oiseau blanc. Paul devenu magicien dans son rêve fait de même. Mais lui, il se transforme en un phénix de feu. Blanche se transforme en pluie et refroidit le phénix. Puis Paul voyant cela, il se retransforme en homme. Et il revoit la belle femme de ses débuts

– Blanche. Doucement jeune homme ! La magie, ce n’est pas le désir immédiat ! Calmez-vous jeune homme !

– Paul se réveille de son sommeil surnaturel il croit reconnaître sa maison, il voit le téléphone et il se dit, je vais téléphoner !

– allô ! Allô ! Il y a bien la tonalité habituelle mais Paul n’arrive pas à se souvenir du numéro de téléphone qu’il avait l’intention de faire. Voyons ! Voyons ! Nous sommes perdus dans cette forêt et je ne me souviens pas bien du numéro de téléphone de la maison

Nous nous appelons du chaudron et nous habitons dans la grande ville au 25 de la rue des sciences et des techniques. Si j’appelais le12 pour demander ce renseignement. Paul prend le combiné et tourne le cadran, en effet, c’est un vieux téléphone noir des années cinquante. Il fait le 1… le cadran tourne. Puis il fait le 2… le cadran tourne. Il porte l’écouteur à son oreille puis il entend

– bonjour ! Le numéro que vous désirez est Othello 1, 2, 3, 4

Paul, est tout surpris, il se dit,

– bon sang de bonsoir ! Je n’ai même pas posé de questions et ce foutu téléphone me donne un numéro. C’est bizarre. Je vais tout de même faire, ce foutu numéro. O. T. E. 1 2 3. 4. Paul entend les bruits de la recherche puis il entend une voix qui lui parle

– allô !, c’est une voix de femme

– bonjour madame, je me présente Paul du chaudron. J’espère que vous pourriez me dire ce que je dois faire pour me sortir de cette forêt où nous nous sommes perdus mon frère et moi

– cela dépendra de vous. Je me présente madame de la lumière mère. Je crois que certainement, je peux vous aider. Mais il vous faudra que vous me répondiez à quelques questions

Paul sourit en lui-même, car il a déjà entendu parler de tous ces mythes où si celui qui est questionné, répond mal aux questions, alors cela finit mal pour lui, mais Paul plutôt optimiste se dit

– bah ! Dans l’état où nous sommes perdus ! Pour l’instant, ils sont plutôt gentils. Comme vous le voudrez madame ! Est-ce que je risque beaucoup ?

– cela dépend de ce que vous aimez !

– Paul. Moi j’aime aller de l’avant et trouver toujours de nouvelles choses

– non ! Jeune homme je veux parler de choses sérieuses comme l’amour d’une femme

– Paul. Je suis encore jeune madame

– peut-être, mais si vous voulez, vous pouvez

– Paul. Je peux quoi madame ? !

– dans votre rêve de cette nuit vous embrassiez ma fille ma petite Blanche

– Paul. Mais ce n’était qu’un rêve !

– la vie n’est-elle pas un songe éveillé ? Lui dit la grande fée de la lumière

– Paul. Cela dépend de l’observateur. Je ne vous rêve pas. Je me pince. Aïe, c’est bien réel ! Vous êtes bien réelle ! Dites-moi donc qui est cette jolie femme dont je rêvais

– hé bien ! C’est ma fille jeune homme ! Elle est aussi belle que vous le rêviez

 – Jean se réveille à ce moment et lui, il a rêvé qu’il résolvait une équation tellement compliquée, qu’il ne se rappelle même plus le sujet à laquelle elle se rapportait

– Paul. Tu sais Jean, je crois, mon cher Jean pépin de pomme que j’ai trouvé l’Amour avec un grand A

– Jean. Doucement Paul ! Tu vois aussi que nous sommes perdus dans une maison en pleine forêt et tu me dis que tu as trouvé ton grand amour, soit plus constructif Paul positif ! D’habitudes. C’est toi, qui nous sors des situations les plus périlleuses. Ta bonne femme tu l’as vue au moins ?

– Paul. Non ! Mais j’en ai rêvé et je viens de parler à sa mère qui m’a dit que sa fille était amoureuse de moi !

– Jean. Alors comme ça tu réalises tes rêves en décrochant le téléphone. Tiens passe-le-moi, je vais téléphoner à la maison

Jean fait le 08 96 55 47 28. Et c’est sa mère inquiète qui décroche

– Jean. Allô maman ! Nous sommes perdus dans une maison au milieu de la grande forêt

– quelle grande forêt ? La plus grande forêt la plus proche est d’environ dix mille hectares. Puis de toutes les façons je pense que vous avez un bon sens de l’orientation vous devez être encore en train de me faire une farce ce n’est pas très malin

– Jean. Non ! Non ! Maman c’est très sérieux ! Je crois même, que l’on est dans un lieu de sortilèges

– les seuls sortilèges que je connaisse, sont des illusions ! Dit fermement la sorcière au chaudron de la matière. Peux-tu me dire où es-tu ?

– Jean. Dans une maison qui ressemble à notre maison d’où je te téléphone et il n’y a pas de porte de sortie. C’est un peu comme chez nous mais c’est ailleurs

– primo mon petit, situe-toi dans ces lieux. C’est mon conseil ! Et Paul ? Il est avec toi, j’espère ?

– Jean. Paul, il est amoureux je crois qu’on ne pourra rien tirer de lui

– mon petit Paul amoureux ! Hé bien voilà une bonne nouvelle ! Comment est-elle sa princesse ?

– Jean. Je te le passe maman, Paul je te passe maman !

 – allô ! Mon petit Paul. Toi, qui es si dynamique d’habitudes. Tu tombes amoureux et tu te perds le même jour. N’y aurait-il pas une relation de cause à effet ?

– Paul. Je le crois bien maman car c’est une fée a eu l’idée de me perdre et une autre est. Je le crois bien, tombée amoureuse de moi. Il faut que je te dise encore que si elle est aussi belle que dans mes rêves. Je voudrais vivre avec elle pour la contempler et lui parler et puis

– peut-être, peut-être mon petit Paul ! Mais vous êtes perdus tous les deux. Je crois aussi qu’il faut que tu voies les choses en face. Tu deviens un grand écervelé avec ton cœur d’amoureux. Ressaisis-toi mon petit

– mon petit Paul, tu vois des fées. Alors que tu sais bien que les fées n’existent pas !

– Paul. C’est toi qui le dis maman ! Moi, je sais maintenant que les fées existent. J’ai d’abord vu une biche qui parle alors j’ai dit. Tiens ! Voilà une chose bizarre ! Puis j’ai vu cette maison dans la forêt. Et puis j’ai rêvé d’elle et sa mère m’a parlé d’elle

– comment cela ? Elle t’a parlée ?

– Paul. Comme je te parle maman ! Au téléphone. J’ai fait le 12 qui m’a donné ce numéro Othello 1,2 3,4, et la personne qui a décroché m’a dit que sa fille était amoureuse de moi. Je crois bien qu’elle s’appelle Blanche de la lumière

– les « de la lumière », je les connais, une famille très ancienne. Plusieurs de tes oncles ont été plus ou moins amoureux de ces filles de la lumière. Ce sont des gens bien, mais tu dois faire bien attention à ne pas succomber à leurs charmes, leur beauté et leur étrangeté. Car quand ces filles-là, elles te prennent le cœur ! Hé bien alors ! Elles ne te laissent plus libre d’aller voyager parmi les mille réalités de la vie

– Paul. Peut-être maman ! Mais je crois heureusement pour moi, j’ai trouvé là, mon identité transcendante

– tu risques de perdre ta Liberté, mon pauvre petit, tes oncles ont beaucoup souffert. Je ne te le souhaite pas, tu es bien en effet chez des fées mais leurs charmes sont beaucoup plus matériels que tu ne me le dis. Pour l’instant je ne peux rien pour vous venir en aide mais vous savez maintenant où vous êtes. Vous êtes dans la profondeur et la transparence, vous êtes chez des gens bien, cela me rassure. Mais en ce qui concerne l’amour. Hélas ! Je sais que je peux te dire que je ne peux rien pour toi. Essaye de te débrouiller avec ton esprit et ton cœur. Tu n’es pas tout seul. La nuit porte conseil et tu ne risques rien. Allez ! Va te coucher ! Et essaye de tout voir ! Tout sentir ! C’est mon conseil. Je pense que tu trouveras ta solution tout seul, bonne nuit mon petit Paul !

– Paul. Allez bonne nuit maman ! J’espère qu’avec le lever du soleil nous verrons cette solution ! Paul se rendort décidé à vivre avec Blanche quitte à abandonner sa famille ses parents et son frère Jean

Jean est réveillé et il parle à son frère

– Jean. Tu sais Paul j’ai rêvé d’une équation transcendante où je pouvais tout expliquer de toutes choses qui existent

– Paul. Est-ce qu’elle parlait d’amour et d’attente ton équation ?

– Jean. Non ! Mais elle était très belle par sa beauté et sa simplicité, j’expliquais tout… simplement !

– Paul. Bref toi aussi tu es tombé sous leurs charmes leurs beautés, leurs étrangetés, etc.

– Jean. De quoi veux-tu parler de particules fondamentales ou de femmes ?

– Paul. Je ne veux te parler pas que des femmes, mais de plus que cela, je crois bien, que je peux parler d’amour de la vie et du charme de toutes les fées

– Jean. Tu sais bien que bien que ou plutôt bon gré que les fées sont des femmes et qu’elles vivent de nos illusions. Moi je parle de la raison de chaque chose

– Paul. Sais-tu ce qu’il veut dire, le mot amoureux, car je crois que je le suis totalement et que toute ta raison ne pourra jamais expliquer ce qu’est cet état amoureux

 – Jean. Tu parles de chimie et d’hormone je dirais que tu as en ce moment un afflux prodigieux d’endorphine et de molécules du plaisir. Bref tu es en pleine alchimie de l’extase amoureuse. Je t’envie et je te plains en même temps, car tu peux par cet état amoureux faire plus de choses belles et magiques qu’avec ma formule dont je sens qu’elle recouvre une partie de cet état amoureux

– Paul. Et que résout-elle, cette équation ?

– Jean. Tous les paradoxes de vivre, d’aimer, de vivre et de souffrir, mais je ne peux l’exprimer sans la réduire au néant. Bref ! C’est une équation radicalement transcendante que je ne peux t’exprimer. Comme j’y suis impliqué, tu l’es aussi ainsi que tout ce qui est possible d’observer, car elle ne contient en elle-même aucune contradiction d’existences. Bref ! Si je pouvais le mieux traduire la complémentarité entre la totalité et ses parties je ne peux prendre que l’état d’aimer et ton état amoureux

 Noire et Blanche, discutent ensemble

– Blanche. Il n’y a pas à dire j’ai fait la conquête de Paul ! Bref il faut dire que si lui, il est très amoureux de moi, je crois bien que ce grand benêt de Jean t’intéresse ?

– Noire. Oui ! Il me plaît, car il laisse une vérité dans l’ombre et pourtant il a cette vérité. Ce n’est pas le benêt que tu crois. Ton Paul est beaucoup plus benêt que Jean. Pratiquement ton Paul viendra manger dans ta main. Jean sera toujours un savant et un homme libre. Il me plaît plus que ton Paul, car sa vérité à lui, est beaucoup plus difficile

– Blanche. La vérité d’un bel et bon amour il n’y a que cela de vrai

– Noire. La Liberté qu’en fais-tu ? Jean malgré son côté de savant solitaire ira bien plus loin que Paul

– Blanche. La Liberté sans amour qu’est-ce que cela ?

– Noire. Sais-tu ce qui pousse quelqu’un à chercher toujours plus loin que lui-même ?

– Blanche. Non je ne le sais pas mais la solitude sans amour je sais ce que c’est

 – Noire. Ne te rappelles-tu pas de Vérité, notre grand-tante. Par amour d’elle bien des hommes seraient prêts à passer de très longs temps pour lui parler

– Blanche. Tante Vérité a pour unique amour Jean disciple de Jésus le nazaréen

– Noire. Par amour de la vérité, combien de gens, de millions d’hommes et de femmes, sont prêts à tout donner, pour ce contact privilégié et presque unique ?

– Blanche. Par amour tous les êtres vivants sont immortels. Mon Paul par son amour pour moi devient immortel. Tandis que ton Jean sera toujours en quête de ce « je-ne-sais-quoi » qui le motive ton obscurité. Ce n’est rien par rapport à la lumière de cet amour que me porte Paul

– Noire. Soit Jean est libre, mais sa quête est sans fin, pour lui c’est un don, pour moi aussi, un amour absolu, c’est merveilleux !

– Blanche. À moi l’éternité avec Paul et à toi de construire les châteaux du temps avec ton Jean. Chère sœur, nous avons choisi toutes les deux la forme de notre amour

Et c’est ainsi que se réconcilièrent les filles de la lumière avec les arrières, arrière, arrière, maintes fois arrière-petit-fils du savant qui avait osé écrire le grimoire sur la nature

Blanche et Paul, eurent l’autorisation de leurs parents respectifs de se Marier. Ils eurent dans cette éternité commune beaucoup de fils et de filles qui tenaient beaucoup de leurs parents

Jean resta très longtemps sur Terre à la recherche de celle qu’il ne saurait jamais nommer dans l’obscurité de ses pensées. Noire qui l’aimait et respectait sa Liberté

Donc Jean vécut longtemps, longtemps, longtemps, puis il partit dans les étoiles toujours à la recherche de celle qu’il ne savait nommer. Il resta dans de bonnes relations avec son jumeau Paul et il se consola en voyant tous les neveux et petits-neveux de son frère

Son cœur était rempli de ce besoin de toujours se dépasser et de trouver celle-là qu’il ne savait appeler

 Bruno Quinchez Morsang sur/orge le 15 novembre 1995

 
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