Chapitre 23 L’histoire de Pt’it-mousse le nuage…

Chapitre 23 L’histoire de Pt’it-mousse le nuage…

Il était une fois et aussi un très grand nombre de fois dans la nombreuse famille des nuages, qui volent dans notre ciel bleu, un petit nuage nommé pt'it mousse...Pt'it mousse rêvait d’aller se promener parmi toutes les fleurs colorées qui font des taches bizarres dans les champs verdoyants, il voulait aller les toucher et les caresser de ses doigts de vapeurs bleutées et aller parmi toutes celles qu’il voyait du haut de ses deux mille mètres

 

Pour en savoir plus sur ces mystérieuses fleurs, il dit à son père, le sage et gros cumulus nimbus

– dit papa, comment sont-elles toutes ces fleurs ? Toutes celles que j’aperçois avec toutes leurs taches de couleurs bizarres sur les champs verdoyants, celles que je vois du haut de mes deux mille mètres !

Ah que j’aimerais aller les voir et les toucher et les caresser ! Toutes peut-être pas mais au moins quelques-unes unes et en caresser une avec mes doigts de vapeurs bleutées ! Ceci pour voir si elles sont aussi jolies que celles dont je rêve du haut de mes deux mille mètres

– attends, attends, attends encore un peu mon petit, lui dit, avec une voix de tonnerre, le gros cumulus, attends encore un peu, petit mousse, tu as bien assez de temps, avant d’aller t’écraser sur le sol. Attends encore un peu ! Et tu les verras de bien assez près. Tu as la chance de voler dans le ciel bleu où nous sommes

Pendant ce temps il y avait un oiseau qui volait aussi dans le ciel bleu, un oiseau qui volait avec ses grandes ailes et il tournoyait près des nuages profitant de la chaleur de l’orage qui menace. Cet oiseau, un grand aigle qui vole dans le ciel bleu nous le nommerons : “grand aigle qui vole dans le vent”

– salut dit grand aigle qui vole dans le vent ! Comment vas-tu petit nuage ?

– tu as bien de la chance de voler dans le ciel bleu, comme moi, dit P’tit-Mousse, mais tu as aussi la chance de pouvoir voir de près toutes les fleurs qui font des taches colorées dans les champs verdoyants. Dis-moi, grand aigle dans le vent, sont-elles belles toutes ces fleurs que je rêve d’aller voir, de toucher et de caresser avec mes doigts de vapeurs bleutées

Grand aigle qui vole dans le vent lui dit ceci :

– oui ! Elles sont belles mais pour moi elles sont peu intéressantes, car je ne peux les manger, elles sont toutes juste bonnes à servir de nourriture pour les lapins que je mange et qui eux sont intéressants pour moi, mais que te dire des fleurs ?

 Tu as bien de la chance, d’être comme moi là-haut dans le ciel bleu ! Patience, petit ! Patience ! Tu as bien le temps avant d’aller t’écraser sur le sol !

Alors P’tit-Mousse gonflât, gonflât, puis il grondât, puis il se mit à pleurer, pleurer, pleurer et alors il plut, il plut de grosses larmes d’eaux douces et petit mousse se transformât en douce pluie d’un temps capricieux. Le soleil qui était là, sourit de ce petit caprice et il fit un grand arc dans le ciel bleu

P’tit-Mousse était devenu une myriade de gouttes de pluie et il se dit en lui-même, nous allons pouvoir enfin parler et dire bons jours à toutes ces fleurs bizarres qui font des taches colorées dans les champs verdoyants que je vois du haut de mes deux mille mètres

Quelques-unes unes de ces millions de gouttes qui étaient autre fois le nuage petit mousse, étaient tombées sur une toile d’araignée et elles brillaient comme des perles sous les rayons du soleil…

Ces gouttes écoutaient la bise du vent au sol et elles entendirent sous la toile d’araignée les fleurs qui gazouillaient. Car les gouttes, il est connu, entendent les bruits mystérieux de la nature, c’est le secret des gouttes d’eau et ces mêmes gouttes entendaient les bavardages incessants des fleurs qui balançaient leurs corolles sous les vents coquins qui les caressaient et les gouttes entendirent

– ah ! Si nous pouvions voyager dans le ciel bleu, comme les nuages ou les oiseaux !

La cinquante-millions-trois-cent-mille-quatre-cent-cinquante-sixièmes, car elles étaient toutes maintenant capables de parler aux fleurs, c’est la magie des gouttes d’eau pourquoi pas l’une d’entre elles ? Et la goutte dit à une de ces fleurs :

– bonjour fleur qui est derrière le brin d’herbe sur lequel je suis tombée, comment t’appelles-tu ?

Et la fleur qui était derrière le brin d’herbe sur lequel elle était tombée, lui répondit :

– je me nomme iris Dupont et vous qui êtes vous ?

– nous sommes la pluie, nous sommes l’eau d’un nuage qui autrefois s’appelait pt'it Mousse

Petit mousse rêvait de vous voir de vous toucher et de vous caresser avec ses doigts de vapeurs bleutées, et petit mousse, il a pleuré, pleuré, pleuré et il vous a douchées ! Le monde est vraiment mal fait, dit la goutte, ce que tu désires et ce que désirait petit mousse, est toujours ailleurs

– c’est vrai ! Dit iris Dupont, moi aussi j’aimerais voir le sol comme les nuages ou le grand aigle qui vole dans le ciel bleu ! Et la fleur iris Dupont et toutes celles-là, ses millions de sœurs, les fleurs qui font des taches bizarres et colorées dans les champs verdoyants, versèrent une grande quantité de larmes qui s’évaporèrent et qui devinrent cette vapeur bleutée dans les champs fleuris

Et puis cette vapeur devient une brume qui monte, monte et elle devient nuage qui flotte tranquillement dans le ciel bleu. Les millions de gouttes versées par les fleurs, devinrent le nuage qu’avait toujours rêvé d’être la fleur iris Dupont… Et ce nuage se déplace dans le souffle du vent, après une chaude soirée d’été…

Bruno Quinchez Morsang s/orge le 26 septembre 1996

Chapitre 23 L’histoire de Pt’it-mousse le nuage…

Il était une fois et aussi un très grand nombre de fois dans la nombreuse famille des nuages, qui volent dans notre ciel bleu, un petit nuage nommé Pt'it Mousse

Pt'it mousse rêvait d’aller se promener parmi toutes les fleurs colorées qui font des taches bizarres dans les champs verdoyants, il voulait aller les toucher et les caresser de ses doigts de vapeurs bleutées et aller parmi toutes celles qu’il voyait du haut de ses deux mille mètres

Pour en savoir plus sur ces mystérieuses fleurs, il dit à son père, le sage et gros cumulus nimbus

– dit papa, comment sont-elles toutes ces fleurs ? Toutes celles que j’aperçois avec toutes leurs taches de couleurs bizarres sur les champs verdoyants, celles que je vois du haut de mes deux mille mètres !

Ah que j’aimerais aller les voir et les toucher et les caresser ! Toutes peut-être pas mais au moins quelques-unes unes et en caresser une avec mes doigts de vapeurs bleutées ! Ceci pour voir si elles sont aussi jolies que celles dont je rêve du haut de mes deux mille mètres

– attends, attends, attends encore un peu mon petit, lui dit, avec une voix de tonnerre, le gros cumulus, attends encore un peu, pt'it Mousse, tu as bien assez de temps, avant d’aller t’écraser sur le sol. Attends encore un peu ! Et tu les verras de bien assez près. Tu as la chance de voler dans le ciel bleu où nous sommes

Pendant ce temps il y avait un oiseau qui volait aussi dans le ciel bleu, un oiseau qui volait avec ses grandes ailes et il tournoyait près des nuages profitant de la chaleur de l’orage qui menace. Cet oiseau, un grand aigle qui vole dans le ciel bleu nous le nommerons : “grand aigle qui vole dans le vent”

– salut dit grand aigle qui vole dans le vent ! Comment vas-tu petit nuage ?

– tu as bien de la chance de voler dans le ciel bleu, comme moi, dit P’tit-Mousse, mais tu as aussi la chance de pouvoir voir de près toutes les fleurs qui font des taches colorées dans les champs verdoyants. Dis-moi, grand aigle dans le vent, sont-elles belles toutes ces fleurs que je rêve d’aller voir, de toucher et de caresser avec mes doigts de vapeurs bleutées

Grand aigle qui vole dans le vent lui dit ceci :

– oui ! Elles sont belles mais pour moi elles sont peu intéressantes, car je ne peux les manger, elles sont toutes juste bonnes à servir de nourriture pour les lapins que je mange et qui eux sont intéressants pour moi, mais que te dire des fleurs ?

 Tu as bien de la chance, d’être comme moi là-haut dans le ciel bleu ! Patience, petit ! Patience ! Tu as bien le temps avant d’aller t’écraser sur le sol !

Alors P’tit-Mousse gonflât, gonflât, puis il grondât, puis il se mit à pleurer, pleurer, pleurer et alors il plut, il plut de grosses larmes d’eaux douces et petit mousse se transformât en douce pluie d’un temps capricieux. Le soleil qui était là, sourit de ce petit caprice et il fit un grand arc dans le ciel bleu

P’tit-Mousse était devenu une myriade de gouttes de pluie et il se dit en lui-même, nous allons pouvoir enfin parler et dire bons jours à toutes ces fleurs bizarres qui font des taches colorées dans les champs verdoyants que je vois du haut de mes deux mille mètres

Quelques-unes unes de ces millions de gouttes qui étaient autre fois le nuage petit mousse, étaient tombées sur une toile d’araignée et elles brillaient comme des perles sous les rayons du soleil…

Ces gouttes écoutaient la bise du vent au sol et elles entendirent sous la toile d’araignée les fleurs qui gazouillaient. Car les gouttes, il est connu, entendent les bruits mystérieux de la nature, c’est le secret des gouttes d’eau et ces mêmes gouttes entendaient les bavardages incessants des fleurs qui balançaient leurs corolles sous les vents coquins qui les caressaient et les gouttes entendirent

– ah ! Si nous pouvions voyager dans le ciel bleu, comme les nuages ou les oiseaux !

La cinquante-millions-trois-cent-mille-quatre-cent-cinquante-sixièmes, car elles étaient toutes maintenant capables de parler aux fleurs, c’est la magie des gouttes d’eau pourquoi pas l’une d’entre elles ? Et la goutte dit à une de ces fleurs :

– bonjour fleur qui est derrière le brin d’herbe sur lequel je suis tombée, comment t’appelles-tu ?

Et la fleur qui était derrière le brin d’herbe sur lequel elle était tombée, lui répondit :

– je me nomme iris Dupont et vous qui êtes vous ?

– nous sommes la pluie, nous sommes l’eau d’un nuage qui autrefois s’appelait petit mousse

Petit mousse rêvait de vous voir de vous toucher et de vous caresser avec ses doigts de vapeurs bleutées, et petit mousse, il a pleuré, pleuré, pleuré et il vous a douchées ! Le monde est vraiment mal fait, dit la goutte, ce que tu désires et ce que désirait petit mousse, est toujours ailleurs

– c’est vrai ! Dit iris Dupont, moi aussi j’aimerais voir le sol comme les nuages ou le grand aigle qui vole dans le ciel bleu ! Et la fleur iris Dupont et toutes celles-là, ses millions de sœurs, les fleurs qui font des taches bizarres et colorées dans les champs verdoyants, versèrent une grande quantité de larmes qui s’évaporèrent et qui devinrent cette vapeur bleutée dans les champs fleuris

Et puis cette vapeur devient une brume qui monte, monte et elle devient nuage qui flotte tranquillement dans le ciel bleu. Les millions de gouttes versées par les fleurs, devinrent le nuage qu’avait toujours rêvé d’être la fleur iris Dupont… Et ce nuage se déplace dans le souffle du vent, après une chaude soirée d’été…

Bruno Quinchez Morsang s/orge le 26 septembre 1996

  • Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire