Littératures

  • Reconnaissance... version premier septembre 2019

     

     

    Reconnaissance Premier septembre 2019
     

    Rimez joies ! Ô muse ! Je loue ta reconnaissance !
    Efforts bruts déjà permis par cette bienséance
    Charmante muse, me pardonnes-tu, mon ardeur ?
    Offrandes pour toi mon cœur, mon jaloux et brailleur
     
    Nostalgie des aèdes, avec  des  lois magnifiques
    Nuances des airs, ou de ces mélodies antiques
    Affleurants, telles les jolies fleurs du bonheur
    Ignorant ton icône vécue et ta douce chaleur
     
    Sûrs espoirs,  ce sont tes sourires doux et soyeux
    Saluts des songes, de brèves amours, chant joyeux
    Amours nues, reflets de tes poèmes  profonds
     
    Nuits  calmes ! Ô secrets ! Tous les aruspices sans fonds
    Calmement voir les petits matins et aussi mes babils féconds
    Etablissant ainsi tes lois ! Cela pour tous ! Ô lits amoureux !   

    Bruno Quinchez (Morsang sur/Orge mars 1994 concours l’oiseau Lyre
    et Paris le premier septembre 2019)

     

  • Sur la Norme

     

     

    Sur la norme

    La norme qu’est-ce que c’est y donc ?
    C’est l’ensemble des gens ordinaires
    du moins tous ceux, sans vrai problème
    le non-normal, c’est une idée de différence

    Parfois c’est une norme qui est sociale
    parfois c’est un héritage qui est ancien
    entre l’histoire et les principes religieux
    de nos jours le sociétal crée de la norme

    La norme ? Vous savez! Elle est é-norme
    entre l'anormal bizarre et le normé
    il y a des enfants qui se foutent vraiment
    de savoir tout ce qui est normal

    Et aussi d'affreux poètes maudits
    qui refont le monde, à leur manière
    les gens normaux, ils n'aiment pas
    être dérangés dans leur confort

    La norme est un concept d’industriels
    pour fabriquer un assemblage d’objets
    c’est devenu aussi un usage social
    les anormaux sont des gens dangereux

    Ou du moins, ils sont des gens compliqués
    et ils sont difficiles à intégrer dans une équipe
    les idées qu’ils ont, elles dérangent les patrons
    qui préfèrent tous les gens dits normaux

    De nos jours certains patrons, ils rendent dingue
    Certains de leurs employés pour les vider
    Il est normal de voir ce monde nous classer
    Mais il est anormal de détruire pour le profit
     
    Dans les anormaux, il y a des différences
    entre les handicapés physiques ou les fous
    ce qui ne va pas, c’est qu’ils doivent s’adapter
    alors que c’est ce monde qui devrait s’adapter
     
    Ce sont des gens, qui sont plus fragiles que d’autres
    et qui souffrent des regards, des gens dits normaux
    on crée le concept d'handicap, avec la notion d’incapacité
    les handicapés, ils souffrent de se voir inférioriser
     
    La norme c'est seulement la moyenne
    de ce que nous devons être en société
    ni trop beau ni trop laid, juste médiocre
    ni trop ceci, ni trop cela, être normal
     
    J'ignore parfois les questions posées...
    Etait-il normal, ou bien était-il bizarre ?
    Ce gars étrange qui me parlait du monde,
    je ne sais pas, cela je ne l'ai jamais su
     
    Un être qui est normal, c'est parait-il
    c'est une personne de taille moyenne
    ni blanc, ni jaune, ni noir, mais gris
    sans autres opinions que celles admises
     
    Avec jamais de délires, donc très ordinaire
    et qui s'insère dans un monde normal
    ce monde qui fonctionnerait très bien
    sans tous ces gens qui sortent de la norme
     
    Mais que ce monde là il serait triste
    Sans tous les fous créateurs et marginaux
    Je me souviens de Vincent van Gogh et de Gérard De Nerval
    Qui sont morts de n'avoir pu supporter la norme
     

    Paris le 18 mai 2017 et le 31 août 2019

  • Allitérations variées

     

     

     

    Allitérations variés

    Le gars gaga et égaré, gâtait les gros mots
    en grommelant trop grave et si grossier
    un enfant sage comme une image,
    qui voulait du grimage comme des mirages pour  des visages

    Mais ce cerbère, sérieux et sévère suintait
    ses sens de sensations sentimentales et sensuelles
    un chien cynique et si sérieux disait parfois
    de ses  sinistres et sérieux songes ou mensonges

    Alors elle arriva, la femme fleurie,
    affriolante et frivole, fleurs du printemps
    pour un flirt facile et fervent, plein de faveur
    Faveur facile pour des fleurs frivoles

    Ils s'aimèrent sans manière d'un amour magique
    et  mystérieux dans une masure misérable
    C'était une fée, un peu fêlée et fière,
    Elle fit filer le temps, une bonne fille et une fragile fillette

    Entre Mélusine et Maïlis ou madame Marie
    La nature nue, elle me chantait des poèmes
    sur des nuages et n'ignorait pas les anges si menus
    Le temps passa sans soucis sans secrets

    Tout  en sens dessus dessous,  l'essence de la passante lascive
    Demain déjà ! Disait le dadais, ce dodu doux et désirant
    et il décida de décéder dans un désir de  fin de vie
    J'étais agité de  gentilles idées, et d'absence de désir

    Idée plus ou moins décidées ou un peu trop blablatées
    Le bavard bavait des blablas dans des brumes
    et des brouillards trop braillards sans se brouiller le cœur
    J'avais janvier et le givre des  temps frisquets

    Paris  2014  et le 13 août 2019

  • L'autre... Par Victor Hugo

    L'autre

    Viens, mon George. Ah ! les fils de nos fils nous enchantent,
    Ce sont de jeunes voix matinales qui chantent.
    Ils sont dans nos logis lugubres le retour
    Des roses, du printemps, de la vie et du jour !

    Leur rire nous attire une larme aux paupières
    Et de notre vieux seuil fait tressaillir les pierres ;
    De la tombe entr'ouverte et des ans lourds et froids
    Leur regard radieux dissipe les effrois ;

    Ils ramènent notre âme aux premières années ;
    Ils font rouvrir en nous toutes nos fleurs fanées ;
    Nous nous retrouvons doux, naïfs, heureux de rien ;
    Le coeur serein s'emplit d'un vague aérien ;

    En les voyant on croit se voir soi-même éclore ;
    Oui, devenir aïeul, c'est rentrer dans l'aurore.
    Le vieillard gai se mêle aux marmots triomphants.

    Nous nous rapetissons dans les petits enfants.
    Et, calmés, nous voyons s'envoler dans les branches
    Notre âme sombre avec toutes ces âmes blanches.

    Victor Hugo 1802-1885 Extrait du recueil L'art d'être grand-père de 1877

     

  • Mai... Guillaume Apollinaire

    Mai

    Le mai le joli mai en barque sur le Rhin
    Des dames regardaient du haut de la montagne
    Vous êtes si jolies mais la barque s’éloigne
    Qui donc a fait pleurer les saules riverains ?

    Or des vergers fleuris se figeaient en arrière
    Les pétales tombés des cerisiers de mai
    Sont les ongles de celle que j’ai tant aimée
    Les pétales flétris sont comme ses paupières

    Sur le chemin du bord du fleuve lentement
    Un ours un singe un chien menés par des tziganes
    Suivaient une roulotte traînée par un âne
    Tandis que s’éloignait dans les vignes rhénanes
    Sur un fifre lointain un air de régiment

    Le mai le joli mai a paré les ruines
    De lierre de vigne vierge et de rosiers
    Le vent du Rhin secoue sur le bord les osiers
    Et les roseaux jaseurs et les fleurs nues des vignes

    Guillaume Apollinaire, Rhénanes, Alcools, 1913

     

  • Assonnances en I

    Assonances en i

    L'ibis d'Egypte, il nidifie aux bords des rives du Nil
    Le fils de Néfertiti, le petit Séti c'est son ami très gentil
    Séti convie les petites filles, très libre avec sa manière de rire
    Quelques délires, quelques lumières et des dieux d'empire

    Le ciel se mire dans la mare où ils naviguent sur des esquifs
    Quelques chiens qui crient et qui se déchirent pour des petits riens
    Ils n'ont pas de plaisir à donner mais juste quelques petits désirs
    Isis tient le miroir tandis qu'Osiris, il écrit quelques hiéroglyphes

    Des singes grimpent sur les palmiers dattier et ils crient
    Séti se dit qu'un jour il ira, dans le fleuve immense du Nil
    Et qu'il y péchera quelque anguilles et des sardines très grises
    Un temps d'avenir si précis où il ira voir ces choses qu'il s'est promises

    Sur ce plateau de Guizèh des myriades de gens efficaces construisent
    Un maitre d'œuvre dirige et conduit des cohortes de captifs africains
    L'histoire n'oublie pas les pyramides...Qui donc se souvient de ces vies finies ?
    J'étais un idiot idéaliste, et j'y mettais ainsi toutes les allitérations en i

    Paris le 22 janvier 2019

    à savoir c'est un petit défi que je m'étais promis
    en voyant dans mes références de blog ce titre

  • L'origine des mots

    L'origine des mots

    Je suis sûr que dans tous nos choix qui nous sont personnels
    Certains mots, ceux qu'ont choisis, ils sont plus ou moins aimables
    Comme de ces amours vécus ou non et qui sont tous admirables
    Le hasard, il n'est pas fait de vos choix il y en a trop qui sont obsessionnels

    Des fois, il y a des diamants purs et parfois aussi des petits cacas
    La lumière ? Elle éclaire toutes les choses de la vie, quelques soient-elles
    Le sexe ? C'est parait-il une histoire de contacts, mais avec quelque tracas
    Mais pour les histoires d'amour, elles en font parties de ces choses immortelles

    Je ne saurais que dire, dans le choix de tous mes mots, pour un poème
    Il reste de ces mots qui sont très simples comme de dire de ces je t'aime !
    Je sais trop leur usages et il me manque une dame à qui je puisse les dire
    Mais parfois je me dis, j'use d'autre mots, il faut aussi pouvoir en rire

    Quelques choses de tristes ou bien des délires qui se veulent très gais
    J'ai parfois le mal d'une trop grande solitude, de ces immortels regrets
    J'aime ces petits riens d'une vie d'enfant, et d'un sourire qui nous est donné
    Je sais aussi ce manque de vies, dans ma vie qui celle d'un grand abandonné

    Le matin j'aime toujours entendre les oiseaux qui chantent dans le noir
    Je ne les vois pas, leurs chants sont pour moi quelques notes d'un bel espoir
    Oui ! Je vis comme un vrai solitaire et si je n'avais cette envie d'écrire ce poème
    Je serais dans le silence mortel de cette vie qui est sans un vrai diadème

    Croches, doubles croches, il est des partitions, dans l'absence de la musique
    Ainsi un mot, puis un autre qui s'écrivent, avec cette intention, qui se veut poétique
    J'aime la musique, mais je ne sais pas les graduations, dans les notes qui sont jouée
    Peut être m'aimez- vous comme poète, Je ne saurais faire une ode qui ne soit louée

    Miracles des mots, la vie qui me surprend m'aide toujours dans tous mes choix
    Quelques fois je me dis et si dans un poème, je vous mettais quelques anchois
    Là je souris et quelques parts, je m'amuse, avec des mots et aussi un peu de hasard
    Je vois parfois de poètes malheureux qui parlent d'un monde où ils sont assez hagards

    Le ciel qui est fait de milliard d'étoiles dans le ciel, celui là qui est tout là-haut
    Et chacune d'elle, elles nous disent je suis là depuis ta naissance dans un soubresaut
    L'enfant que vous étiez, vos enfants qui sont les vôtres, et toutes les vies qui sont là
    Peut être pourrait-on faire mille milliards de poèmes et peut-être bien au de-là ?

    Paris le 12 janvier 2019

     

  • Hasards et Poétique

    Hasards et poétique

    Mille milliards de poèmes, un truc des années 1950-1960

    Ou j'ai vu  cette poèsie  qui est faite par des gens de l'Oulipo

    un poème construit avec des feuilles de papier en lamelles

    Et sur chaque lamelles, un  seul vers en alexandrins rimés

    Ainsi en assemblant plusieurs lamelles en lecture

    Et tout cela, dans un ordre aléatoire et changeant

    Les poèmes, Ils étaient ainsi générés par le hasard

    A vrai dire je ne sais pas, s'il y avait un sens là-dedans

    Dans un poème qui est fait de toute ces données aléatoires

    Pour ce genre de trucs là, personnellement je n'aime pas trop

    Pour moi un poème donné, il est fait de sens qui sont très précis

    Et qu'il y ait des choses aléatoires,  pour cela je ne sais pas

    Je pense souvent pensé à des débats aux debut du suréalisme

    Ente un gars comme André Breton, un homme toujours très politique

    Et un homme qui n'est pas très connu, le dénommé Max Jacob

    Celui-là qui est le véritable inventeur, des poèmes aléatoires

    Certains lui reprochent son ralliement à l'Eglise catholique

    Je sais aussi de ces gens pendant les années d'occupation

    Des poètes qui étaient très libres dans leurs choix poétiques

    Tandis qu'André Breton, le surréaliste, il s'était exilé aux USA

    Pour moi un bon poème, il est  toujours riche de sens

    De tous  ces mot que l'ont choisis avec de la volonté

    Qiui est celle d'écrire sur ce monde, celui où nous vivons

    Pour moi, Il est assez fou, de mettre du hasard dans nos mots

    Paris le 28 Novembre 2018

  • Texte de 1977 Au légionaire, texte tiré d'Au lecteur de Charles Baudelaire

     

     

    Ce texte est le croisement de la technologie moderne,
    Telle que pourrait l’utiliser un oulipien et un texte
    Très connu de Charles Baudelaire (Au lecteur)

    Au légionnaire,

    La soubrette, l’érudition, la pécore, le lest,
    Offensent nos essais et trébuchent nos correspondances,
    Et nous allégeons nos aisés remous,
    Comme les ménestrels numérotent leurs véroles,

    Nos pécores sont théâtrales, nos répertoires sont laïcs,
    Nous fanons gravement nos avions,
    Et nous nous répandons généreusement, dans des chemises bourrées,
    Crucifiant par de violentes pléthores, légitimer nos taffetas,

    Sur l’orgasme du malaise, c’est Satie trimestriel,
    Qui berne lucidement notre esquisse encombrante,
    Et le rigide métallurgiste de notre voltige,
    Est tout véhiculé par ce scatologique chiot,

    C’est le diagnostic qui terrasse les filets, qui nous reposent,
    Aux obligations les plus résignées, nous trustons des appétences,
    Chaque jour, vers l’enfouissement, nous désenflons d’une passe,
    Sans hors-jeu, à travers des ténors qui pullulent,

    Ainsi qu’un débris payable, qui balance et manœuvre,
    Le sexe masturbé, d’une apaisante cause,
    Nous votons au passé, une platitude classique,
    Que nous prétextons fortuitement, comme une vierge osseuse,

    Sidéral, foutu, comme un milliard d’hémicycles,
    Dans nos cervelles, rigole un phallus de dentiste,
    Et quand nous ressassons, la morue dans nos préceptes,
    Désunit, flirt invulnérable, avec de souterraines plages,

    Si la vipère, le poivre, le poing, l’inceste,
    N’ont pas encore broyé, de leurs paisibles destriers,
    La cannelure bariolée, de nos placides déterministes,
    C’est que notre amidon. Hélas n’est pas assez hasardeux,

    Mais parmi les chiottes, les papes, les lieder,
    Les sirènes, les scrupules, les vélomoteurs, les serveurs,
    Les monte-charges, gobant, idéalisant, gueulant, rampant,
    Dans le ménisque ingénieux de nos vicissitudes,

    Il en est un, plus langoureux, plus mécréant, plus immuable,
    Quoi qu’il ne prêche, ni grande gifle, ni grande critique,
    Il farcirait volontiers, la tête de déchets,
    Et dans une balafre, aveuglerait le monde,

    C’est l’enseignement, l’œuvre chargée, d’un plomb ionisé,
    Il revêt d’échecs, en fusillant sa huche,
    Tu le consacres légionnaire ! Ce monte-charge déliquescent,
    Hystérique légionnaire ! Mon sépale, ma fleur.

     
    (Bruno Quinchez ; Charles Baudelaire)
    Bruno Quinchez (Sceaux 1977 Paris 1988
    Morsang sur/Orge, le 24 novembre 1991 et juin 1995)

    Paris le 7 octobre 2018

    Au legionaire texte tire d au lecteur de charles baudelaireau-legionaire-texte-tire-d-au-lecteur-de-charles-baudelaire.mp3 (617.55 Ko)

     

  • Sur le surréalisme, L'Histoire et Max Jacob

    Sur le surréalisme, l’Histoire et Max Jacob

    Non ! Je n’aime pas le surréalisme qui fait du hasard une de ses conditions de choix dans ses structures et moi tout comme Max Jacob le Poète fondateur des concepts surréalistes, j’admets, un choix qui me soit personnel dans ces phrases assez biscornues... Certes les poésies de Max Jacob, on dirait aussi que ça donne des constructions qui paraissent aléatoires, cela même si leurs sens, il parait hasardeux à des lecteurs vivants dans un monde plus classique... Pour moi, la poésie de Max Jacob, elle reste incomprise, il n’était pas un surréaliste, mais c’est lui qui a inventé la structure de ces phrases qui nous paraissent aléatoires ... Ce que je reproche aux surréalistes, c’est de mettre le hasard statistique comme une vision de ce monde... Oui ! On peut être athées ou croyants et cela sans se dire surréaliste ! Mais la question reste celle des choix volontaires de nos mots... J’ai toujours eu l’impression que cette histoire des non-choix des surréalistes, cela donne une pensé floue voire indéterminée. À savoir que je ne sais pas que dire de ces gens de la résistance comme Robert Desnos, Paul Éluard, René Char et les divers poètes qui étaient assez proches du surréalisme de cette époque... Pour le surréalisme ? Que dire ? Mon cul ! Dans les faits, ces gens là, ceux des années de la guerre entre 1940-1945, ils s’adressaient aux français de la France occupée et je crois que leurs mots utilisés, ils étaient choisis soigneusement triés, parmi plusieurs choix et ils avaient plutôt un peu d’hermétisme pour que ce qui soit dit, cela ne soit pas récupéré par cette France des gens trop proches des nazis, cette France de l’occupation, surtout il ne faut pas croire que les nazis étaient des idiots, c’est un monde de violences auxquelles nous avons échappées, heureusement pour nous qui vivons depuis 73 ans, une époque de paix dans cette Europe réconciliée

    Paris le 24 septembre 2018