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Littératures

Marie

Marie...

Vous y dansiez petite fille
Y danserez-vous mère-grand
C'est la maclotte qui sautille
Toute les cloches sonneront
Quand donc reviendrez-vous Marie ?

Les masques sont silencieux
Et la musique est si lointaine
Qu'elle semble venir des cieux
Oui je veux vous aimer mais vous aimer à peine
Et mon mal est délicieux

Les brebis s'en vont dans la neige
Flocons de laine et ceux d'argent
Des soldats passent et que n'ai-je
Un cœur à moi ce cœur changeant
Changeant et puis encor que sais-je


Sais-je où s'en iront tes cheveux
Crépus comme mer qui moutonne
Sais-je où s'en iront tes cheveux
Et tes mains feuilles de l'automne
Que jonchent aussi nos aveux

Je passais au bord de la Seine
Un livre ancien sous le bras
Le fleuve est pareil à ma peine
Il s'écoule et ne tarit pas
Quand donc finira la semaine

Guillaume Apollinaire (1880 - 1918)
Nota Bene la maclotte est une contre-danse du passé

quelques questions...

Quelques questions...

– Allez-vous un jour arrêter de faire des poèmes ?

Je ne sais pas quand la source, elle se tarira, j’écris beaucoup moins maintenant

– Avec le temps avez-vous évolué ou changé dans vos visions poétiques ?

Je me trouve meilleur techniquement, mais je renie rien

– Avez-vous d’autres suggestions sur ce sujet ?

Je ne sais pas ! c’est un sujet à multiples tiroirs

– Avez-vous le sentiment décrire pour.... Là vous mettez vos buts en poésie...

J’ai cru longtemps que j’écrivais pour changer le monde puis je me suis dit que j’écrivais pour mes neveux, maintenant c’est par pur plaisir

– Avez-vous vos règles de prosodie ? Soient académiques ou personnelles ?

J’admets les règles, mais je m’en dégage par le sentiment simple que ce ne sont que des conventions héritées du passé

– Citez un auteur que vous aimez ? Sois contemporain ou du passé !

Jacques Prévert, Robert Desnos, Léo Ferre et pas mal de monde qui chante

– Citez un éditeur qui aime les poètes et la poésie !

Question difficile quand je sais tous les refus que j’ai eu

– Comment définissez vous la poésie ?

La poésie est une liberté

 

– Dans ce monde moderne comment voyez vous la place de la poésie ? A savoir qu’il existe dans les pays arabes et l’Iran des poèmes et des poètes qui s’intègrent dans la vie commune du quotidien

J’aimerais bien revenir dans le passé où les poètes avaient un place dans les médias, de nos jours je pense plutôt à une incompréhension profonde des gens des médias

– Dans vos poèmes, parlez-vous de vous, des autres, de vos proches ou de l’universel ?

Je ne sais pas trop, je pense j’écris et je ne parle que des vies, celles que je vois


– De votre point de vue, pensez-vous que l’économie et la poésie peuvent s’entendre ?

Vaste question la poésie pose des questions pertinentes que les hommes de pouvoirs n’aiment pas trop entendre

– Êtes vous plus à l’aise...Dans le court, l’ellipse, les textes longs ?

Je pratique les trois, dans mon passé j’étais très long très barbant, j’ai été opéré à cœur ouvert et je suis devenu plus fragile et là j’ai ressenti l’urgence donc je fais plus court

– La poésie dévoile-telle, bref a-t-elle un rôle social pour dire des choses mal comprises ?

La poésie ressemble à un mystère dans le sens religieux où tout n’est pas explicable

– La poésie en général et la vôtre en particulier, ont elles un avenir ? N’est pas Rimbaud ou Hugo celui qui veut ou croit l’être

Je ne sais pas, il existe de myriades de poètes dont beaucoup sont oubliés


– Lisez-vous beaucoup d’autres poètes ?

J’ai beaucoup lu, des amis, des poètes célèbres, maintenant je me contente de TLP

– Lisez-vous des poèmes dans une autre langue ?

Non! J’ai du mal avec les langues

– Marchez-vous quand vous penser un sujet poétique, bref scandez vous vos pas avec vos vers ?

J’ai le cul sur une chaise quand j’écris, c’est plutôt la respiration qui me donne le rythme

– Pensez-vous la poésie comme un parcours mystique ?

Je sais qu’un jour je ne serais plus, j’aime penser être encore lu et apprécié

– Pensez-vous qu’on se souviendra de vous comme auteur, soit de poésie, soit d’une autre forme littéraire ?
Je ne sais pas, car les cimetières sont remplis de gens indispensables


– Peut-on écrire de la poésie en restant chez soi ?

Oui ! Mais pour écrire il faut s’intéresser aux autres donc sortir de chez soi

– Peut-on écrire sans s’engager ?

Je ne mélange jamais la poésie et le politique, mais je sais bien des engagements qui viennent du cœur

– Pouvez vous citer, un auteur que vous aimez, qui vous a aidé et accompagné dans votre vie ?

Jacques Prévert qui m’a ouvert à la poésie


– Que pensez vous d’un comique comme Coluche, certains l’ont qualifié de Poète ?
Vaste question ! Où donc s'arrête la poésie ? Coluche était un homme de cœur

 

– Quelle est l’utilité de la poésie ?

Utile ? Je ne sais pas ! Car elle n'a pas de valeur marchande

– Quels sont vos maîtres, ou n’avez vous jamais eu de maître ?
Les lectures de mon passé, elles m'ont ouvert et je ne peux dire que je sois fidèle à un maître penseur, donc les maîtres ce ne sont que les gens qui me parlent au cœur

 

– Qu’est-ce que la poésie ?
Une manière d’exprimer la vie, le monde et ses diverses réalités

 

– Votre langue maternelle, peut-elle être universelle ?

Ma langue m’a formée, ma pensée et ma manière de dire et j’ai du mal avec les autres langues, je ne suis pas polyglotte

 

– Voyez-vous la poésie comme un jeu avec des techniques littéraires

Autrefois je voyais les poètes comme des sales gamins qui jouaient en appliquant des règles de prosodie

– Y a-t-il un âge pour écrire et dire de la poésie ?

Je me dis parfois que la jeunesse est une époque bénie, mais en vieillissant je constate que l’âge est aussi une expérience

 

Paris le 4 mars 2017

François (V)illon un vieux poète

le premier Poète qui laisse des traces dans notre histoire,
c'est François (V)illon qui possède un nom presque identique à une lettre près,
un gars dont on sait qu'il est mort dans la mouïse

Ballade des contre-vérités

Il n'est soin que quand on a faim
Ne service que d'ennemi,
Ne mâcher qu'un botel de fain,
Ne fort guet que d'homme endormi,
Ne clémence que félonie,
N'assurance que de peureux,
Ne foi que d'homme qui renie,
Ne bien conseillé qu'amoureux.

Il n'est engendrement qu'en boin
Ne bon bruit que d'homme banni,
Ne ris qu'après un coup de poing,
Ne lotz que dettes mettre en ni,
Ne vraie amour qu'en flatterie,
N'encontre que de malheureux,
Ne vrai rapport que menterie,
Ne bien conseillé qu'amoureux.

Ne tel repos que vivre en soin,
N'honneur porter que dire : " Fi ! ",
Ne soi vanter que de faux coin,
Ne santé que d'homme bouffi,
Ne haut vouloir que couardie,
Ne conseil que de furieux,
Ne douceur qu'en femme étourdie,
Ne bien conseillé qu'amoureux.

Voulez-vous que verté vous dire ?
Il n'est jouer qu'en maladie,
Lettre vraie qu'en tragédie,
Lâche homme que chevalereux,
Orrible son que mélodie,
Ne bien conseillé qu'amoureux.

François Villon 1431-????

 

Bavardages sur la littérature

 

Bavardages sur la littérature

 

Un club de vieux messieurs

Avec quelques dames d’un âge certain.

Tous ceux-là ils se réunissaient

Dans un restaurant autour d’une table,

 

Ils bavardaient entre une entrée de saumon,

Quelques pommes vapeur

Et de la blanquette de veau.

 

Ils se disputaient autours de questions essentielles :

Quel était le meilleur écrivain contemporain

À l’exception des divers prix

Attribués par des éditeurs en mal de publicité ?

 

Quelques-uns parlaient d’Arthur Martin

Et de son incroyable facilité

À établir une ambiance dans ses écrits.

 

Tandis que d’autres parlaient

De Jules Desforges et sa vision d’un monde

Beaucoup plus ouverte

Que nos littératures franchouillardes...

 

En fin de repas vint alors la grande question :

Quel est le meilleur poète

Et quelle est la poésie

Qui vous prends le plus aux tripes ?

 

Et là, ce fut une foire d’empoigne,

Car tous ils avaient un nom en tête

Et tous soutenaient que untel ou bidule,

C’était un poète essentiel...

 

Je les écoutais et je méditais,

Je me dis alors

Que le silence qui se fait

Après un poème, c’est encore de la poésie !

 

Parfois je sais des poètes que j’aime,

Mais je serais bien incapable

De vous dire pourquoi celui-là

Ou plutôt je dirais que j’aime divers poètes,

À divers moment du jour et de la vie.

 

Je sais maintenant des poètes

Qui sont intimement dans ma mémoire.

J’espère connaître des poèmes nouveaux

Qui me parleront de vous

 

Paris le 8 novembre 2016

Bob Dylan Prix Nobel de Littérature 2016

Bob Dylan Prix Nobel de Littérature 2016

Non! Ce n'est pas une blague ! C'est une info entendue sur ma radio France-Inter à 13h, il est nobélisé pour avoir inventé des formes d'expressions nouvelles dans la poésie américaine... N.B. si vous croyez à un canular vous pouvez toujours vérifier sur internet, j'aimerais aussi que les hommes politiques américains regarde mieux leurs passés récents et m^mes plus anciens et entre autres la période des années 70, celle qui existait avant ces fous de l'école de Chicago qui ont tué plus d'économies réelles, nécessaires et fragiles que des tueurs en série... Ces fou là , Ils n'ont pas vraiment créé un monde meilleur... Merci encore monsieur Nobel pour mes chères années 70 où je croyais dans un monde meilleur, avec Bob Dylan, Joan Baez, Janie Joplins, Léonard Cohen chanteur populaire canadien qui pouvait aussi postuler pour ce prix mais qui ne l'a pas eu... Le canada reste un petit pays par rapport aux USA... Dylan et toutes les grandes voix de ces années qui pour moi, même si  cette époque était dure, elle était beaucoup plus responsable, plus humaine car pleine d'espoir dans un humanisme bien compris... Ce monde d'avant Thatcher et Reagan et tous ces fous irresponsables, ceux-là qui ont créé ce monde où l'argent est devenu la seule référence... La poésie vaincra, sans violence les puissants, dans un monde qui est devenu sans attraits

Hommage à Rutebeuf

Hommage à Rutebeuf

Petit vague à l'âme et un grand vague au cœur
Où sont- ils donc passé tous ceux-là d'autrefois
Ceux que j'aimais et avec qui je causais de tout
Je songe souvent à ce beau  poème de Rutebeuf

Celui ci qui parle de ses toutes ses  amour mortes
je sais pareil avec des amours qui s'en sont allées
Tandis que je continuais de vivre encore et d'écrire
Oui mes amours sont mortes aux temps qui passent

Que sont mes amis devenus
Que j'avais de si près tenus
Et tant aimés
Ils ont été trop clairsemés
Je crois le vent les a ôtés
L'amour est morte
Ce sont amis que vent me porte
Et il ventait devant ma porte
Les emporta
Avec le temps qu'arbre défeuille
Quand il ne reste en branche feuille
Qui n'aille à terre
Avec pauvreté qui m'atterre
Qui de partout me fait la guerre
Au temps d'hiver
Ne convient pas que vous raconte
Comment je me suis mis à honte
En quelle manière
Que sont mes amis devenus
Que j'avais de si près tenus
Et tant aimés
Ils ont été trop clairsemés
Je crois le vent les a ôtés
L'amour est morte
Le mal ne sait pas seul venir
Tout ce qui m'était à venir
M'est advenu
Pauvre sens et pauvre mémoire
M'a Dieu donné, le roi de gloire
Et pauvre rente
Et droit au cul quand bise vente
Le vent me vient, le vent m'évente
L'amour est morte
Ce sont amis que vent emporte
Et il ventait devant ma porte
Les emporta

Rutebeuf (1230-1285)

La poule aux oeufs d'or... Fable de Jean de La Fontaine

 

La Poule aux œufs d'or

L'avarice perd tout en voulant tout gagner.
Je ne veux, pour le témoigner,
Que celui dont la Poule, à ce que dit la Fable,

Pondait tous les jours un œuf d'or.
Il crut que dans son corps elle avait un trésor.
Il la tua, l'ouvrit, et la trouva semblable

A celles dont les œufs ne lui rapportaient rien,
S'étant lui-même ôté le plus beau de son bien.
Belle leçon pour les gens chiches :

Pendant ces derniers temps, combien en a-t-on vus
Qui du soir au matin sont pauvres devenus
Pour vouloir trop tôt être riches ?

Jean de La Fontaine... Les Fables

Le monologue d'Hamlet et pastiche

Le monologue d'Hamlet (French)

Être, ou ne pas être, c’est là la question. Y a-t-il plus de noblesse d’âme à subir la fronde et les flèches de la fortune outrageante, ou bien à s’armer contre une mer de douleurs et à l’arrêter par une révolte? Mourir.., dormir, rien de plus... et dire que par ce sommeil nous mettons fin aux maux du cœur et aux mille tortures naturelles qui sont le legs de la chair: c’est là un dénouement qu’on doit souhaiter avec ferveur. Mourir.., dormir, dormir! peut-être rêver! Oui, là est l’embarras. Car quels rêves peut-il nous venir dans ce sommeil de la mort, quand nous sommes débarrassés de l’étreinte de cette vie ? Voilà qui doit nous arrêter. C’est cette réflexion-là qui nous vaut la calamité d’une si longue existence. Qui, en effet, voudrait supporter les flagellations et les dédains du monde, l’injure de l’oppresseur, l’humiliation de la pauvreté, les angoisses de l’amour méprisé, les lenteurs de la loi, l’insolence du pouvoir, et les rebuffades que le mérite résigné reçoit d’hommes indignes, s’il pouvait en être quitte avec un simple poinçon? Qui voudrait porter ces fardeaux, grogner et suer sous une vie accablante, si la crainte de quelque chose après la mort, de cette région inexplorée, d’où nul voyageur ne revient, ne troublait la volonté, et ne nous faisait supporter les maux que nous avons par peur de nous lancer dans ceux que nous ne connaissons pas? Ainsi la conscience fait de nous tous des lâches; ainsi les couleurs natives de la résolution blêmissent sous les pâles reflets de la pensée; ainsi les entreprises les plus énergiques et les plus importantes se détournent de leur cours, à cette idée, et perdent le nom d’action... Doucement, maintenant! Voici la belle Ophélia... Nymphe, dans tes oraisons souviens-toi de tous mes péchés.

Traduction François Victor Hugo

Monologue du cocu électoral 

Faire ou ne pas faire? Cest là, le doute ! Y-a-t-il plus rentable que de subir une grève et des affronts dans la rue ou bien manifester contre le monde du travail pour se battre pour un programme et un vote ? Elire! Voter! Gouverner! Rien de plus et dire que par cette élection nous mettons fin à toutes les contestations et aux mille doutes qu'expriment les électeurs qui sont ces électeurs fidèles, C'est là un résultat électoral que l'on doit attendre... Elire ! Voter! Voter!  Oui Peut être, être satisfaits de notre vote, Oui là est le problème! Car quels programme peux nous venir de ce vote, de cette élection quand nous avons consciemment mis notre bulletin dans l'urne? Voilà qui devrait nous faire douter,  cette réflexion là qui nous vaut la grand incertitude  en politique. C'est ce sondage électoral, tout personnel qui nous vaut des politiques incompétents depuis trente ans... Quel électeur raisonnable pourrait supporter les mensonges, les trahisons de nos politiques, la non représentativité, la morgue du pouvoir, l'humiliation de lois injustes, les angoisses du dépit électoral, les lois qui défont les acquis, l'insolence de notre premier ministre et toutes les manifestations contre des lois idiotes, si elle voulaient être acceptée avec un 49.3. Qui voudrait maintenant gouverner, faire face aux contestataires dans des votes très serrés, si la crainte du chaos et du FN venus du fond des âges où nul électeur n'a jamais su si on se souvient d'un dur passé... Ainsi les choix électoraux font de nous tous des incertains devant le vote  et nous subissons des sondages qui ne nous représentent pas, et les vieille fictions de la politique disparaissent dans les illusion électorales, ainsi les programmes les plus socialistes se droitisent sous les effets des sondages, à ces concept politiques et perdent l'idée de changement... Dur! Dur! la vie maintenant! Voici le beau candidat... Rêveur insoumis souviens toi de tous tes doutes

William  Shakespeare 1656 ... Bruno Quinchez Paris le 8 juin 2016....

A la manière de...

A la manière de...

Comme je descendais
Les poubelles chez moi
Je ne sentis plus l'odeur
J'étais porteurs de vieux croutons
Et quelques turgescences sublimes
Je me sentis calme et serein
Sans bousculer mes sacs
Déjà plein d'incroyables déchets
La poubelle était là
Et je terminais mon odyssée
D'incroyables voyageurs
Viendraient vider la poubelle
Quand ils le voudraient bien

Le poème, le poète et sa postérité

Le poème, le poète et sa postérité

Un jour il faudra bien que j'écrive le poème
Le Poème avec majuscules, oui mais quel poème ?
Celui-là dont on se souviendra longtemps pardi!
Et sans ironie l'immortalité elle est à peu de frais

Parmi tous les poètes géniaux, tous ceux qui écrivent
Il y aura peut être un tout petit peu de moi
Alors je reste ce vrai-faux modeste génial
Être ou ne pas être, un grand bavard impénitent et prolixe

Qui sais ce que demain, ce que ce poème sera
Je sais ! un jour nous crevons tous sans rémissions
Et tous nos beaux textes, alors, ils se baladent sans nous
Sur tout les réseaux des sites d'Internet et des amis

Je ne crois plus vraiment aux livres papiers
Il est de plus en plus rare qu'un éditeur papier
Prenne des risques pour un recueil de poèmes
Internet et ses publications, il tue l'édition papier

Moi ce jour je me souviens d'amis poètes
et eux, ils sont maintenant déjà morts ou disparus
Ceux-là, Ils nous parlaient de leurs poésies vivantes
La réalité, elle est déjà beaucoup plus triviale

Ne survivent jamais que ceux qui se placent
Comme des coucous dans la mémoire des autres
Dans des nids, les mémoires de ceux qui vous lisent
La poésie c'est toujours de la mémoire en action

Le vers est rimbaldien ou hugolien, mais le vers est là
Entre la vraie admiration et la fidélité qui est donnée
Je me souviens de ces amis poètes, ceux de mon passé
Leurs âmes, elles sont encore là, présentes dans ma mémoire

Et là! Pour Moi ou pour vous! je ne sais vraiment pas
Si à part moi il y a celui qui vit et celui-là reste un ami fidèle
Il y a des autres mémoires dans ce présent trop mercantile
Qui donc parlera des amis poètes qui sont maintenant disparus

Paris le 6 juin 2016

Réflexions, sur l'image et le verbe poétique

Réflexions sur l’image et le verbe poétique

Sans vouloir croire aux formules magiques émancipatrices, l’écriture, elle est tout de même plus proche de la vérité, et sans vouloir essayer de jouer les prophètes de demain, le temps de l’écrit, il est plus long et plus lourd de sens, l’image, c’est le domaine de cette icône qui est désirée, Le temps de cerveau, il est modifié par des images, cela me rappelle des passages qui sont dans l’Apocalypse, où Jean parle de boîtes parlantes ou d’idoles sans âmes, parfois un rien de beauté, cela vous plonge en adoration, et parfois nous faisons de longs poèmes amoureux sur une image, si l’image est un condensé de l’information, c’est bien son but, mais résumer un homme, à une vie et à une image, c’est aberrant, les images les plus chargées, ce sont des fleurs comme la rose, ou un objet d’adoration, comme une icône, ou bien un symbole religieux, y aurait-il quelques choses à dire sur la poésie et tous les poètes, le poète ? Il est juste un médium, un regardeur, un individu qui perçoit, verrais-je un jour ou l’autre, un poète passer de nouveau à la télévision, les poètes ? Ils ne sont pas médiatiques et ils sont parfois ennuyeux, peut-on espérer qu’un jour les humains, ils redeviennent simplement humains, j’ai plus de mal avec les gens connectés qu’avec les S.D.F. qui vivent dans la rue, je ne vois que l’absence de ces regards plongés dans leurs portables. Oui ! Cela me fait peur ! Je n’ai jamais cru que les médias de masses, ils s’individualiseraient dans les connexions, la TV, sans doute est-elle morte à cause de la publicité, mais les smartphones ce n’est pas mieux, de nos jours les poètes ils doivent savoir où sont les regards et aussi la lecture qui porte les poèmes.

Milly ou la terre natale... Alphonse de Lamartine et ajout personnel

Milly ou la terre natale (I)

 

 
Pourquoi le prononcer ce nom de la patrie ?
Dans son brillant exil mon cœur en a frémi ;
Il résonne de loin dans mon âme attendrie,
Comme les pas connus ou la voix d'un ami.

Montagnes que voilait le brouillard de l'automne,
Vallons que tapissait le givre du matin,
Saules dont l'émondeur effeuillait la couronne,
Vieilles tours que le soir dorait dans le lointain,

Murs noircis par les ans, coteaux, sentier rapide,
Fontaine où les pasteurs accroupis tour à tour
Attendaient goutte à goutte une eau rare et limpide,
Et, leur urne à la main, s'entretenaient du jour,

Chaumière où du foyer étincelait la flamme,
Toit que le pèlerin aimait à voir fumer,
Objets inanimés, avez-vous donc une âme
Qui s'attache à notre âme et la force d'aimer ?...
 
Alphonse de Lamartine  dix-neuvième siècle,

Une petite mise à jour encore toute personnelle,
Pour cet époque de communication très cruelle
Je dirais  en voyant tous les portable connectés
Objets communicants, sans vraie joie, ni humanité

Objets connectés auriez-vous  donc aussi  une âme ?
Cela quand on  connait toute la force dans un seul mot
Il n' y a dans ce petit rien vécu comme un vrai grand drame
Toute la confiance  donnée ou sa version rabougrie plutôt
 
rajout 7 mars 2016

 

Notre langue

Notre Langue

 

Dans toutes les langues d’autrefois

il y la langue d’ici et celle de là-bas

J’aime tes perles de vieux mots

De ces bijoux vieillots et anciens

 

Ou plutôt ce copeau de bois de chêne

Pris dans une matière très rugueuse

D’une nature qui est encore rude

Où toutes les choses nous parlent

 

Oui là ! Tu parles une belle langue

Qui est celle-là d’un vécu commun

C’est assez simple mais moi j’aime bien

il y a mille ruisseaux et maintes sources

 

Dans mon passé, celui de mon autrefois

j’avais le verlan celui de nos banlieues

Mais qui était surtout un code calculé

Pour pouvoir parler loin des bourgeois

 

De nos jours, je sais maintenant un monde

Où je sais que je n’ai plus rien à y faire

Sans parler de ghetto, le chômage est là

Et entre pauvres, ils se soutiennent ensembles

 

La langue utilisée, c’est la scansion des mots

Je sais un Rap qui est aussi un monde très dur

J’ai fréquenté autrefois dans Paris des slameurs

Cela aux tous débuts du slam rimé et scandé

 

Il y avait des bons amis, des poètes vivants

Maintenant, moi j’évite tout ce monde-là

car Il y a là-dedans une vraie violence

Et les gamins, ils se foutent bien de moi

 

Car pour eux, je suis le collabo en puissance

Eux… Ils ne savent plus dire des « je t’aime ! »

Parce que toutes leurs histoires de cœurs

Elles sont mal vécues comme au bordel

 

Toute une éducation qui est à refaire

Parce qu’il y a des territoires abandonnés

Par des gens de cultures et de pouvoirs

La civilisation, elle n’est qu’un bon regard

Plumes de mots

Plumes de mots
 
Pistent ils les pistons ou les pistils
Peut être parlent il de pastilles
Vous savez  pour les pustules
Patiences et pertinence passives
 
Entre la passiflore et les ellébores
Fleurs dont les pistils prolifèrent
Dans des prés patiemment préservés
Par des pasteurs et des passeurs
 
Peut être parfois je pressens aussi
Des colis postaux et des passages
Du postier de la poste trop pressés
Par des problèmes de postiers patients
 
Pascal le postier pertinent postule
Entre un poste de petit chef
Ou une permanence très positive
D'une politique plutôt protestataire
 
Moi! Je pense parfois au printemps
aux pistils des fleurs qui s'épanouissent
Entre le pétiole et les pétales toute blanches
Petite fleurs qui poussent une primevère
 
Je songe ainsi à ce temps placide
qui trépasse et passe sans problème
Aux frêles fleurs qui s'étiolent lentement
Et qui fanent et deviennent fruits goûteux
 
Là! Je m'amuse et je rigole...

 

Ecritures...

Écritures

L'auteur quelques parts
Perdu dans les pages
De son grand bouquin
Disparait et il s'oublie

Parmi toutes ses fictions
Celles-là qu'il a déjà écrites hier
Et toutes celles-ci qu'il écrira
Dans un autre livre à venir

Là il laisse quelques traces
De lui-même ou d'un autre
Dans tous les personnages
Inventés ou non-inventés

Il vacille entre rêves et réalités
Entre un héros tout à sa mesure
Et quelques aventures incroyables
Alors Il mène son enquête

Paris 9 juin 2014

Maudit Poètes !

Maudit Poète!

Il est de ces pourrisseurs incroyables de toutes nos vies présentes
Qui de toutes les belles choses ça et là, toutes bien vivantes
ils font des sornettes entre des histoire bien ternes et bien tristes
Ils préfèrent la déchéance de la mort à la lumière des artistes

Ils s'attachent sans désir aux fleurs les plus belles de nos vies
L'unique plaisir qu'ils en ont ne sont que la fleur triste de l'ennui
Et sans joies, sans faim, ni désir, ils débitent ainsi leurs poèmes cruels
Leur ciel reste éternellement crépusculaire, sombre et tout conditionnel

La lumière ne les atteint pas car ils la fuient, ils sont bien trop apeurés
Le diamant pour eux n'est qu'une pierre dure, pour leur cœurs lacéré
Ils méconnaissent ainsi les grands chatoiements des feux de ce bijou
Ils en ont peur comme les gens trop méfiants qui ont peur d'un fou

un jour ils se suicident et ils meurent non pas par désespoir mais par l'absence
Ce néant qui les rattrape et qui les tuent, ce n'est jamais que leur indifférence
Un jour le soleil, il se lève sans eux et toute la vie, elle continue et elle passe
Il n'ya que des choses banales entre une vie vécues et un rêve qui trépasse

je sais entre une chose banale, un ciel gris ou une amour très heureuse
Il n'ya que des bien des choses trop tristes ou une vie malheureuse
Je sais des gens peu soucieux de vivre et qui sont très accablé aussi
Car Ils sont ainsi ! Tous de ces satanés bordels de merde de poètes maudits

 

L'écrivain qui racontait une histoire

L’écrivain qui racontait une histoire

C’était un homme sans âge peut-être était-il vieux ou peut-être était-il jeune, mais quand il écrivait c’était toujours la vérité, celle de l’Histoire et rien ne le tracassait plus que de tenir compte de tous les faits des choses qu’il entendait… Cela le tracassait beaucoup de voir que ses histoires, elles s’inséraient dans l’Histoire avec majuscule… Non ! Ce n’était pas du mentir-vrai comme le pratiquait l’écrivain du parti communiste Louis Aragon… Tout ce qu’il disait que cela soit aussi tordu que ou cela paraissait assez simple cela se révélait toujours vrai et toujours vérifié par la vie commune… Son talent lui avait aussi valu quelques ennuis …

Car s’il disait toujours la vérité, alors quelques hommes de pouvoir, soit des hommes politiques ou soit des gens des médias, ils se sont dits : La vérité cela  doit rester la notre et  non pas la sienne, ils espéraient détourner son talent, pour faire de leurs idées politiques une vérité qui soit écrite par cet écrivain…

Comment cela avait-il commencé ? De ces rêves qu’il écrivait pour parler de son monde qui lui était personnel…

Quelques rêves parlaient d’un monde meilleur et lui qui était d’une bonne nature optimiste, il espérait avec une grande foi, cela chaque jour de sa vie qui passait, il avait cette foi intérieure que ses rêves se réalisent… Parfois il voyait bien ce monde qui se bloquait sur des réalités plus cruelles comme des questions d’intérêts d’argents, sur des haines ou simplement un réel vide politique, une impuissance à agir sur ce monde…

Lui, Il savait que ses rêves, ils étaient bien plus puissants que ses ennuis passagers... Car un jour qui viendrait, il savait son grand rêve enfin se réaliserait... Ce serait un monde qui serait uni et vivant en paix, un monde qui serait respectueux de toutes les vies… Lui, il savait que cela allait arriver un jour ou l'autre, mais il y avait ces quelques hommes de pouvoir qui tentaient toujours et encore de mettre la main sur les pensées de cet homme... L'avenir serait un monde qui sera fait à leur idées selon leurs concepts de pouvoir

Mais l’écrivain était-il Le Créateur ? Ou bien ce don effrayant qui lui sonnait une sacré puissance par les mots, il inventera ce monde rêvé qui échappera à toutes les emprises des pouvoirs…

Cette histoire, pour tout vous dire, elle est sans doute idiote, cela certainement ! Mais elle n’est pas plus stupide que tous les scénarios de films catastrophes que l'on nous sert depuis longtemps dans nos vies et dans nos médias… Ne pas croire que demain sera pire ou meilleur qu’aujourd’hui  car demain nous ressemble …

Se dire que la simple vérité, elle vous rendra libre, c’est déjà ce que disait le gars Jésus…Mais il faut savoir aussi ce que vous mettez vous dans ce mot libre… Un mot est trop souvent la liberté imposera sa vérité avec toute la vience nécessaire…  L’homme qui rêvait dans la nuit… Il songe à un vide salvateur comme celui de l'absence d’une autorité imposée de celle qui ne juge pas, vous savez de cette autorité venue des pouvoirs religieux qui parfois condamne et maudit par pure Bêtise…

Etre Tout nu devant Dieu, cela fait moins peur que de vous voir vous tous avec tous vos fantasmes… Cet homme tranquille, il vivait avec un profond respect de toutes les vies quelques soient-elles, les vies présentes, celles du passé et toutes celles qui viendront...

Moiteur dans le bayou

Moiteur  dans le bayou
 
C'était un monde très chaud de l'ordre de 100° F, les hommes et les femmes courraient et revenaient dans des danses frénétiques et accélérées, l'eau du bayou était encore pleine de la chaleur, cette chaleur intime de l'eau douce et grisâtre avec ses poissons chats ses alligators et ses pécheurs rebelles à toutes idées de travail dans un pays où le chômage et la poisse cafardeuse,  cela vous donnait le vrai blues et des chansons interminables sur un mal être et l'envie de se rafraîchir vite-fait... Bref d'échapper à cette poisse intime.... Une moiteur et une torpeur que des alligators appréciaient, ces  bestioles, à mâchoires en chausse-trappes ou bien des pièges à imprudents, elles chassaient des mains et des pieds mal placés  de ces rien-du-tout  laissés à leurs portées, car il fallait rester prudent ... Tom était assis là dans sa barque plate et avançait dans le bayou prudemment; il était tout  songeur en pensant à une glace à deux boules très très froides ou  bien un verre de ces sodas froids de  tous ceux-là qu'on trouve à New-York, dans les fast-food ou bien chez les marchand de glaces italiens... Mais là ! Les chaleurs moite et puissante écrasait toutes tentatives de se sentir à l'aise, il lui vient l'idée de plonger dans l'eau pourtant infestée de bestioles.... il plonge dans l'eau et aussitôt on voit des troncs d'arbres se diriger vers lui.... Mais Tom qui avait  bien u toutes les histoires de Tarzan dans  tous les magazines, il sorti son long couteau, et se fut le massacres, il se fit 10 sac en peaux d'Alligator... Après les avoir dépecés et  qu'il les ait vendu les peaux, alors il se soula pendant 10 nuits et pendant 10 jours avec du gin-fizz, de la Bloody-Mary et des glaces à la vanille.... Au bout de 10 jours après toutes ses nuits d'orgies, Tom apaisés satisfait et content, c'est à dire après s'être bien remplis la panse et avoir baisé toutes les putes du coin, il repartit sur le bayou sur sa barque en songeant tranquillement au temps passé et sur le temps qui va...Tom La terreur des alligators... C'est une légende dans cette Louisiane sous un soleil très chaud qui sent la moiteur, la sueur et une odeur acre d'eau tiède et grise

Programmes... Des choses à faire

Programme... Des choses à faire

Oui ! Il faut aller ailleurs et connaître ces choses étranges, toutes là-bas
De ces monstres fracassants, tous pleins de leurs délicatesses éphémères
Des claques-murailles tous maigres, assis sur des coquilles saint Jacques
Ces enfants de salauds qui se baignaient tous nus, dans la nitescence étoilée

Quelques chiens d'aveugles qui allaient sans leurs maîtres et sans attaches
Quelques brouillards de l'automne, dans les lumières fatiguées du mois de mai
Descendre en rang les champs magnétiques et remonter les alizés frais
Se diriger au plus pur des hasards, grâce à des étoiles toutes fantasques

Écrire la loi de toutes choses, sans se prendre, pour le maitre de ces choses
Abonder dans le sens des mots, jouer avec les maux, laisser aller et faire
Chien impénitent ou dieu sauvage, compter tous ses os et sa viande molle
Partir à la chasse aux dahus, cultiver des dahlias sauvages, déliter les délires

Descendre à la prochaine station de ce train qui va dans l'ailleurs absolu
Se moquer des moqueurs, fumer ma moquette et sucer une glace à la fraise
Fissa! Fissa! Fissurer les faisceaux maffieux et leurs vendre des fifrelins
Car ce matin déjà je savais l'incroyable et je savais toutes vos habitudes

Alors moi! J'écrasais le champignon et j'accélérais toutes vos pensées
Le soir qui venait déjà, la nuit qui tombait et vos nuits dans des boites
Un petit train dont j'empruntais la voie qui est celles des taxateurs de rêves
Des rails, longs, longs, rigides et parallèles qui ne se rencontrent qu'à l'infini

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Calculs

Calculs

Le regard perdu dans ses calculs, l'homme rêvait mais de quoi ? De nouveaux territoires ? D'amours donnés et reçus? De poésies et d'enivrements? Ou simplement la comptabilité exacte des choses connues ou du moins celles qu'il connaissait, il avait commencé jeune et déjà il était las. Déjà à la 35687919ième choses comptées, il méditait devant un désordre incroyable, il y avait des tartes à la fraise, des cornichons, des sandwiche mayonnaise, quelques petites séries existentielles, des serials-killers, des poètes bavards qui espéraient tous nous parler du grand machin indicibles et inconnu... Cela chacun à sa manière, c'est à dire à partir de leurs expérience vécues... Mais lui il devait absolument conter toute les choses qu'il avait lues, mangées, explorées ou même imaginées cela comme un Georges Pérec en rut... Sa contrainte à lui, c'était les cornichons métaphysiques et leurs usages dans la littérature temporaire de la métaphysique Té-el-pienne... il en était au 666+1ième posts dans le Topic métaphysique, Soient 666+1, un nombre fameux entre tous et que des vieux rigolos quelques parts, ils formulaient de ces méchantes malédictions...Midi sonnait, nous étions mercredi premier avril  et des sirènes dans des bramement déments et incroyables qui annonçaient la fin des haricots, nous  étions le premier mercredi du mois, le jour des enfant gâtés...Ainsi soit-il ! Se disait-il!  On verra mieux après, le temps était beau, des oiseaux de bon matin chantaient le printemps, et aujourd'hui comme hier la métaphysique me tripotait

Le Rimbaud ivre

Le Rimbaud ivre

Comme je descendais très vite, l'esprit en fête,
je ne sentis plus tous ces pots de vin rouge,
Des soulards crieurs m'ayant pris la tête,
Dans des flots et des tourbillons de rage.

J'étais chien hurlant qui aboyait sans férir,
A la série sérieuse, celle là sans alternative,
Descendant rapide, ces verres sans frémir, 
Dans un maelstrom d'une parole bien vive.

Et je descendais là où vous m'attendiez,
Ainsi qu'un ribaud ivre sur le petit ruisseau,
Je faisais d'un presque rien, un grand aventurier,
Et moi, je plagiais sans honte le gars Rimbaud.

La pendule fantaisiste

La pendule fantaisiste

 La pendule tournait, tournait mais dans tous les sens aléatoires, on ne savait plus si hier était, avant ou après demain, ce qui faisait que les hommes de pouvoir ne s'y retrouvaient plus, les stocks de sandwichs et de cornichons, ils devenaient très aléatoire et imprévisibles... Comme toujours il y avait un matheux qui appliquait de jolies formules mais dont personne ne comprenait rien... Il fut décidé en haut lieu d'envoyer un psychiatre mécanicien pour cette pendule très fantaisiste, il fut convenu d'un rendez-vous à coucou moins le quart, à la place de la gare avec la pendule libertaire et fantaisiste... Et elle fut à l'heure vers minuit moins le quart puis elle se permit une rétrogradation jusqu'à avant hier vers quatre heures moins le quart... Le psychiatre qui était très fine mouche et fin psychologue arriva demain vers huit heures de ce matin...La pendule elle était encore là, mais elle tournait, tournait comme un ventilateur... MAIS... MAIS...MAIS... heureusement le psychiatre avait sa propre horloge solaire, sur laquelle, prudemment il se réglait... Et il se mit au travail cette horloge était beaucoup trop émotive... Il faudrait la lobotomiser et l'amputer de ses fonctions émotives.... Après tout que demande-t-on à une horloge? Si ce n'est que de nous indiquer l'heure...Le psycho-mécanicien coupa les fonctions sensitives et humoristiques de  la pendule, elle redevint une banale pendule sans affects ni sentiments... Les stocks de sandwiches étaient maintenant quasi nuls mais les stocks de cornichons étaient énormes, les boursiers se remirent au travail... Le bon temps de la rigolade était bien passé... Il y eut des conséquences bizarres, les hommes se mirent à réfléchir sur leurs propres usages du temps

 

Allitérations-2

ALLITERATIONS-2

Il posait sa petite Chose, une  cause  qui se repose et pose, cela s'impose
Comme une prière commune dans une soupière que l'on hume et qui  fume
Entre navets et vers neufs, des mots nuances ou essences,  de ces non sens
Les mots, s'agençait, sages et sans ramage mais sagaces gages de marges

J'étais fier de ces fleurs furtives et fulgurantes entre les frustres et le festin
Animal amical, j'allais miracle des mots, de la musique et des  lumières mystique
Bébé babillard, je balbutiais, oubliant la bibliothèque et tous ses bouquins bavards
J'entendais et j'attendais, de quoi  dire et redire,  à  force de lire des délires décadents

Ils étaient si nombreux ombrageux et sombres, me parlant d'hécatombes en nombre
J'étais inquiet, pas content devant ces quêtes et requêtes pour des conquêtes qui m 'affectent
Des Brumes et des brouillards, de la boue, des combats et des trépas, un mauvais débat
Moi calme enfant je me souvenais du beau Rimbaud  et de tous  ces enfants de salaud

Comme je descendais des décades et des drames indécents dans des durées réelles
Je m'attentais à tenter d'attenter aux mots, cela tôt ou tard, torturer la syntaxe  en tentant
Rigolards et grand fêtard, avec  un gros pétard, des mots qui pètent et fument aux hasards
Ne pas se croire, le savoir, miroir de moi-même, le dire et le redire c'est encore à voir

Dans mes mots il ya mes maux, des malaises balaises et des baleines  en ballades
Laissez vivre, entre survivre et suivre, la piste est balisée par des mots de survie
Se savoir vivant, ne pas rester ivre,  s'enivrer en hiver, de joies et  de bons vers
Chaque nuit est un navire qui vient entre des rivages lointains et notre rive présente