Littératures

  • Anti Poète... Mon cul

     

     

     

    Anti-Poète ? Mon cul !

    Un jour je me regardais tout raide dans ma glace
    Etais-je un affreux nombril, dont les mots tuent
    Je ne savais pourquoi la poésie celle qui n'est pas lue
    Elle avait cette mauvaise réputation de ne parler que de soi

    En fait les anti-poésie, ils n'aimaient que la pure provoc
    Allez dire à monsieur le comte et à monsieur le curé
    Qu'il existait un monde hors de leurs tout petit monde
    Que certains poètes, ils sont bien plus universels que leurs petit monde

    Et parfois, il existe des choses légères, et sans vraies questions
    Comme savoir regarder un soleil se lever, et entendre les oiseaux
    Mais les anti-poésie, Ils ont tous un rôle, à remplir ce jour
    Dans une vie qui est terriblement triste avec si peu de joies

    Ils sont déjà prêts à tous les conflits possibles
    Je ne sais pas que leur dire, sinon essayer de lâcher prise
    Ce monde, il ne vous appartient pas, et moi poète je vous le dis
    La mort pour vous c'est une fin de programmes et être HS

    Alors que dans le ciel il y a mille question à entendre
    Nota bene je ne parle pas de Dieu et des anges; mais des possibles
    Entre les myriades d'étoiles et nous, il y a comme un lien
    A savoir que notre petite Terre, elle ne pourra tous nous contenir

    Un coucher de soleil, il nous laisse voir les étoiles
    Vieux enfants gâtés ! Arrêtez de vous auto-adorez
    Un regard sur tout ce qui vous entoure, il peut vous changez
    L'amie qui me sourit, elle me parle de sa vie et je l'aime bien

    Et cela de milles et milles manières, de mille rien du tout, à vivre
    Croire que ce monde est fini c'est surtout une idée de l'enfer
    Je ne sais pas demain et vous non plus , nous ne savons ce qu'il sera
    La lumière est cette chose importante qui éclaire toutes les vies
     
    Le soleil se couche et le soleil, il se lève chaque jour
    Je ne saurais vous dire ce que sera demain qui vient
    J'aime la vie qui vient et qui passe tout près de moi
    silence  dans mon cœur et ma tête, espérer toujours

     
    Bruno Quinchez le 8 Avril 2018 et le 11 mai 2020
    un texte que j'avais mis le site Atramenta


     

  • Une Virgule...

     

     

     

    Une virgule...

    Une virgule que j’écris dans le ciel, Là ! Tout près d’une étoile
    Je sais ! C’est ridicule, mais pas plus qu’un trou noir existentiel
    Ou une Lune soumise aux caprices des hommes d’argent
    Dans le ciel s’écrivent nos vies, celles qui viendront demain

    Et si je sais que je ne trouverais que moi-même tout là-haut
    Tous les rêves dorés des boursiers, ces vampires d’aujourd’hui
    Je ne sais s’il y a des anges ou des démons tout là bas ?
    Nous sommes suffisamment intelligents, pour les inventer

    Nous échappons à l’enfer, et nous échappons aussi au paradis
    Car nos rêves sont ceux du confort et des plaisirs tarifés
    Nos rêves d’immortalité qui se contentent des vampires
    Nos rêves qui sombrent dans toutes les jouissances; de l’instant

    L’infini est un concept d’horizons, nous avons bien une limite
    Et cette limite, ce n’est que celle, de toutes nos croyances
    Nous ne croyons plus hélas que tout il soit possible, ça non !
    Car nous avons fait de la science une vérité éternelle

    La science, elle nous dit des horreurs sur notre avenir
    Que nous allons finir dans un trou noir ou un désert
    Et que l’univers, il n’entendra pas nos cris dans le noir
    Il n’y pas d’espoir d'avenir pour cet univers sans lumière

    Aimer la lumière d’un Dieu ou d’un soleil qui brille
    Je sais seulement que la raison, elle est trop raisonnable
    Et que jamais cette raison, elle n’envisage sa vraie fin
    Il n’y a pas plus déraisonnable, que la raison des savants

    Et j’écris cette petite virgule dans le livre de la vie
    Une petite virgule un peu ridicule, entre deux mots toujours très importants
    Comme aimez-vous, et aimez aussi toutes ces choses qui vivent
    Il y a dans le ciel, une virgule qui rigole comme une baleine

     Bruno Quinchez Paris le 30 octobre 2012  et retravaillé le 8 avril 2020

     

  • Les feuilles mortes.... De Jacques Prévert

     

     

    Les feuilles mortes

    Oh, je voudrais tant que tu te souviennes,
    Des jours heureux quand nous étions amis,
    Dans ce temps là, la vie était plus belle,
    Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui.
    Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
    Tu vois je n'ai pas oublié.
    Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
    Les souvenirs et les regrets aussi,
    Et le vent du nord les emporte,
    Dans la nuit froide de l'oubli.
    Tu vois, je n'ai pas oublié,
    La chanson que tu me chantais...

    C'est une chanson, qui nous ressemble,
    Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais.
    Nous vivions, tous les deux ensemble,
    Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais.
    Et la vie sépare ceux qui s'aiment,
    Tout doucement, sans faire de bruit.
    Et la mer efface sur le sable,
    Les pas des amants désunis.
    Nous vivions, tous les deux ensemble,
    Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais.
    Et la vie sépare ceux qui s'aiment,
    Tout doucement, sans faire de bruit.
    Et la mer efface sur le sable,
    Les pas des amants désunis...

    Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
    Les souvenirs et les regrets aussi
    Mais mon amour silencieux et fidèle
    Sourit toujours et remercie la vie
    Je t'aimais tant, tu étais si jolie,
    Comment veux-tu que je t'oublie ?
    En ce temps-là, la vie était plus belle
    Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui
    Tu étais ma plus douce amie
    Mais je n'ai que faire des regrets
    Et la chanson que tu chantais
    Toujours, toujours je l'entendrai !

    Jacquues Prévert (1900-1977)

  • Alternances

     

     

     

    ALTERNANCES
     
    Soleils qui se couchent,
    dans des embrasements
    de lumières intenses
    Soleils des petits matins
     
    des brumes,
    avec la rosée qui passe
    Soleil impérial des tropiques,
    sous des lumières très chaudes
     
    Soleil de minuit, qui annonce
    tous ces jours interminables
    entre les jours et les nuits
    Savoir dormir
     
    Lune qui va et qui vient,
    Lune croissante,
    Lune Décroissante
    Pleine Lune
     
    comme une femme enceinte,
    ou une lanterne ronde
    Quelques jours qui passent,
    les étoiles et toutes les planètes
     
    Matin pour Lucifer,
    et le soir pour Vesper,
    dans nos vies évanescentes
    Un temps des astres,
     
    un temps des hommes
    et un temps pour le calendrier
    Les fêtes de saints qui se suivent,
    Mes prévisions, pour la saison des semailles,
     
    Quelques fous qui mettent leurs noms,
    sur des dates très amoureuses
    Un roi et ses sujets,
    l'ordre d'un monde, qui ne change pas
     
    Un jour qui vient,
    et le peuple qui rêve
    d'un lendemain meilleur
    Des grands hommes,
     
    pour beaucoup de petits hommes
    qui meurent trop facilement
    De doux rêveurs, sous une Lune pâle,
    ceux là, ils espèrent
     
    un ciel plus juste
    Et quelques révolutions de Lunes,
    des absences, pour leurs destins
    Je sais alors discerner dans les astres,
     
    ce que des astrologues prétendent
    Doucement une Lune bleue
    une Lune rouge
    et un parsement d'étoiles
     
    Elles écrivent si facilement
    sur le papier de notre Histoire,
    des histoires très violentes
    Je ne sais percevoir
     
    dans ce ciel ordonné,
    une vraie bonté pour les hommes
    Chaque matin qui vient,
    moi très tôt je regarde
     
    ce ciel sans nuage
    Je vois un soleil
    qui se lève encore,
    sans me poser
     
    de mauvaises questions
    Et je sais parfois,
    une Lune qui me parle,
    de temps  passés sans elle
     
    Je songe alors
    à toutes les Lunes
    de  mon calendrier,
    et j'en souris

     
    Paris le 23 janvier 2020
    un poème fait sur Le logiciel ubuntu
    à partir d'un texte du passé

     

  • Poésie et recueils

     

    Poésie et recueils

    Vouloir faire des Bouquins ou pas pour écrire de  la poésie ?
    Une question qui se pose en connaissant les milieux de l'édition
    Si vous écrivez de la poésie, vous payez le prix de l'édition
    En poésie les tirages, ils restent faibles car la poésie reste une chose personnelle

    Des poètes? Souvenirs ! Souvenirs ! Du temps passé
    Là sur le net Je lis quelques articles sur la Poétesse Céline Varennes
    Une dame poète que je voyais dans les années 1990 au club des poètes
    Et elle m’impressionnait beaucoup par ces manières de grande bourgeoise

    Ben de nos jours, elle est  maintenant totalement oubliée sur internet où je vais
    Elle est dans les poétesses inconnues, avec tous ses bouquins qui sont peu lus
    C’est pareil pour des poètes moins bourgeois que j'aimais bien comme Vincent Jarry
    Et tous les gens que je voyais et qui disaient des poèmes dans les spectacles de Vincent

    OUI /ça nous rends modeste que de savoir que bien après notre mort
    C'est nada de nada ! Nous ne sommes pas Arthur Rimbaud ou Jacques Prévert
    Je ne sais pas pour tous nos textes... ceux qui sont parus sur internet
    J'aime bien les écrits papier, mais je sais ce monde de Mac Luhan plutôt que Gutenberg

    Bruno Quinchez Paris le 21 janvier 2020

  • Nos mots

     

     

    Nos mots    

    Question de puissance, il faut savoir les choisir
    Entre tous nos mots,  tous ceux-là que l’ont dits
    Certes parfois lancer là haut une imprécation
    mais ne pas mettre de violence pour ce poète

    Non ! Vous savez, parfois je me dis en vous lisant
    Je me dis bien que  je ne sais pas toujours  
    Tous ces mots, dans ce que vous voulez nous dire
    si cela  c'est bien compatible  et bien courant

    Avec  toute notre vie, celle là de notre quotidien
    il y a une vraie douceur dans un poème tendre
    je songe souvent aux empires qui n'ont pas existé
    en lisant des poèmes très doux qui sont fait de riens

    J’écoute le bruissement du vent dans les arbres
    Et je sais un ruisseau qui coule dans la campagne
    il ignore les fortes tempêtes, dans la mer en furie
    Il va de là-haut jusqu'au  bout de son fil de l’eau

    Poète pas plus petit, pas plus grand, juste un frère
    Calmes rêveurs qui noircissent les pages des cahiers
    Avec de multiples mots  qui nous parlent de tout
    Dans des presque rien très écrit et tellement fabuleux

    Bruno Quinchez Paris le 14 novembre 2019

  • Pourquoi "on" écrit version 12 octobre 2019

     

     

    Pourquoi «On» écrit ?

    On écrit parce qu'on a
    Du monde dans la tête,
    Un petit théâtre ou un petit vélo
    Qui fait le tour du monde,

    Il est rare que les gens
    Sans histoire se mettent à écrire,
    Puis des fois on se prend pour Dieu
    Et on invente un monde à soi

    Avec ses rois, ses anges, ses démons
    Et plein d'histoires terribles
    Qui se passent dans des Mondes…
    Et en général, ça passe avec l'âge

    Alors on se fait lire, pour savoir
    Par sa famille, puis ses amis,
    Puis quand on voit, que ça plait,
    On regarde plus loin, chez les éditeurs

    Ceux-là qui n'ont rien à foutre
    De nos histoires trop banales
    Mais on continue d'écrire…
    C'est comme une drogue d'être lu

    Et on continue de faire ses poèmes
    Jusqu'à ce qu'on désespère
    De n'être pas lu et connu
    Par d'autres personnes que ses amis,

    Alors on se met sur le net
    Et là on regarde les forums de poésie,
    On écrit, on est reconnu
    Mais pas par votre nom et prénom…
     
    Alors on cherche encore un éditeur
    Mais les éditeurs vous répondent toujours,
    De commencer par être connus…
    Alors on se met à faire son blog

    Où l'on a quelques lecteurs
    Qui vous disent: j'aime bien ce que tu fais,
    On a un grand sourire et une bonne montée
    D'endorphine de ce plaisir

    Mais on n'est toujours pas connu…
    Alors on cherche encore
    Mais c'est aussi sans fin,
    Puis on change de style,

    Les amis ne vous reconnaissent plus
    Mais d'autres se mettent à vous aimer…
    Et ça, ça dure toute une vie,
    Et les amis fidèles vous disent

    Qu'ils essayeront encore
    De vous faire connaître,
    Les amis font des associations
    Pour aider le génie inconnu,

    Puis ils se lassent de vos écrits
    Et tout le soufflé retombe…
    Jusqu'au jour ou un éditeur
    Vous dis qu'il aime votre travail,

    Mais vous êtes mort
    Et vos droits d'auteur
    Lui tombent direct dans la poche…
    Moralité ! Tu ne sauras jamais

    Ce que la postérité de ton vivant
    Et post-mortem te réservent…
    A savoir que Rimbaud il a fait
    De l'édition à compte d'auteur

    Et il n'a été connu que grâce à André Breton
    Dans les années trente et le surréalisme
    Le surréalisme aimait certains Poètes
    Tandis que d'autres étaient bannis

    Oui ! Ça rend modeste de le savoir
    Sans être de jeunes Rimbaud
    Mais vous qu'aimez vous Donc ?
    Et y croyez-vous à vos poèmes ?

    Je ne sais pas ce que sera demain
    Il y a des Myriades de poètes
    Et il n'y en a peu qui sont connus
    Demain n'appartient à personne

    Bruno Quinchez Paris 16 mai 2005 et le 12 octobre 2019

  • Mon passé de Poète

     

     

    Mon passé de poète

    Je souris et je rigole en moi-même, enfin pas vraiment
    C’est en fouillant dans mes affaires, le grand fourre-tout
    Je tombe sur un de mes petits livres de poèmes, une babiole
    Un truc qui est sans valeur, car il est fabriqué de petits riens

    Les textes, ils ne sont pas si mal, mais pour ce truc rien à dire
    Je lis les poèmes sans problème, il y a juste quelque coquilles
    Mais ce qui me fait rigoler, c’est que je croyais aussi les vendre
    Certes pas trop cher, mais tout de même une petite somme

    De nos jours je produis, pas mal de choses diverses et variées
    Mais il  y a un fait, que je suis lu sur internet, mais aucun livre vendu
    C’est rigolo de se souvenir, de toutes nos ambitions du passé
    Je vieillis et je ne sais pas pour après, car je ne serai plus là

    Modestement je sais que je n’existe  certainement que par l’internet
    Je ne connais pas d’éditeurs, pour les livres papier de poésie
    Il est dur pour l’égo, de se savoir non reconnu comme écrivain
    Le poète que je suis est beaucoup lu, mais  certes, il n’a rien vendu

    Qui sait demain ? Et vous qu’en pensez vous ? Vous mes lecteurs !
    La poésie c’est ce truc qui traverse le temps et qui reste toute aimée
    On ne vends pas un poème, c’est cette chose du temps qui passe
    Pensez-vous vendre votre poésie ? Non là ! Je me pose des questions !

    Bruno Quinchez Paris le 29 septembre 2019

  • Préface (version 3)

     

     

     

    Préface (version n°3)

    Je suis ce doux poète
    Au cœur d'artichaut
    Mon dire est dru
    Et mon cœur est chaud

    Lisez-moi libre recueil
    De feuilles  en feuilles
    Pour vous en donner l'envie,
    Je vous cueille alors

    Des mots pour les hommes
    Des fleurs pour les femmes
    Croquez les donc ces pages
    Mes fragments ou mes piments

    Si vous avanciez mon cercueil
    Ou l'échafaud sur la place
    Pour un vers anodin
    Qui sonnerait comme faux

    Pardonnez-moi mes fautes
    D'un coup de gomme
    Toutes ces fosses nautes
    Ce thon fantôme

    Aussi excusez-moi!
    L'artichaut qui fait
    Son long strip-tease
    Ils lisent sottises

    Et ils disent bêtises
    Que de choses dites
    Qui se veulent inédites
    Ou plein de malices

    Bruno Quinchez (Morsang sur orge le 4 mai 1995)
    et Paris le 29 septembre 2019 pour la remise en forme

  • Reconnaissance... version premier septembre 2019

     

     

    Reconnaissance Premier septembre 2019
     

    Rimez joies ! Ô muse ! Je loue ta reconnaissance !
    Efforts bruts déjà permis par cette bienséance
    Charmante muse, me pardonnes-tu, mon ardeur ?
    Offrandes pour toi mon cœur, mon jaloux et brailleur
     
    Nostalgie des aèdes, avec  des  lois magnifiques
    Nuances des airs, ou de ces mélodies antiques
    Affleurants, telles les jolies fleurs du bonheur
    Ignorant ton icône vécue et ta douce chaleur
     
    Sûrs espoirs,  ce sont tes sourires doux et soyeux
    Saluts des songes, de brèves amours, chant joyeux
    Amours nues, reflets de tes poèmes  profonds
     
    Nuits  calmes ! Ô secrets ! Tous les aruspices sans fonds
    Calmement voir les petits matins et aussi mes babils féconds
    Etablissant ainsi tes lois ! Cela pour tous ! Ô lits amoureux !   

    Bruno Quinchez (Morsang sur/Orge mars 1994 concours l’oiseau Lyre
    et Paris le premier septembre 2019)