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Littératures

Mes lectures

Mes lectures, quelques auteurs de Science-fiction

De temps à autre je relis des œuvres de sciences fiction comme la série des "Fondations" d'Isaac Asimov, un monde qui parle de l'Histoire (avec une majuscule), ça parle des individus et de la prévisibilité de L'Histoire quand il y a un grand nombre d'individus, il parle aussi des robots et de ses fameuses lois dites de la robotique,

Puis j'ai aussi lu d'autres auteurs comme Ray Bradbury et ses histoires  qui restent très humaines dans des lieux qui ne sont pas toujours proches de nos habitudes,  je me souviens de Chroniques Martiennes où l'on voit un martien télépathe qui est perdu tout seul  face à des terriens qui sont aussi de super matérialistes et même aussi pour la religion, cette chose qui est parfois mal perçue chez ces terriens...  Le martien télépathe seul dans la foule, c'est  là une histoire très bizarre, car ce  pauvre martien perdu dans cette foule de terriens, il est très secoué de tous les coté par les pensées des terriens qui sont avec des rêves plus ou moins religieux,  il passe ainsi du visage d'un ami à celui d'un autre, puis Il devient instantanément le Jésus des terriens, celui-là  qui serait revenu et qui devrait établir un royaume sur Terre ou plutôt sur Mars... Ce martien qui est beaucoup trop fatigué par tous les rêves plus ou moins fous des terriens, il meurt et alors tout redevient d'une banale réalité comme avant...

 Dans un autre style, il y a aussi Philip K Dick qui lui, il  hésite entre divers fantasmes et diverses réalités, entre de terribles réalités psychotiques où le suicide, c'est aussi une réalité envisagée et des dieux qui jouent avec nous les humains... Ainsi dans SIVA qui es une entité qui s'exprime avec des choses étranges comme une lumière et qui nous parlerait à chacun individuellement, Dieu vu là comme une Machine... Il y a aussi quelques histoires plus ou moins religieuses de synthèse de ses connaissances personnelles...

Maintenant,  je lis peu les modernes, tous ceux qui écrivent de La SF contemporaines, car c'est souvent des expériences technologiques ou avec des êtres qui nous parasitent le cerveau...  

La Science fiction c'est un monde où nous décrivons des réalités différentes, soit sur Terre, ou soient des histoire d'extra terrestres, ou soit dans des Uchronies qui sont des mondes parallèle où l'Histoire, elle est juste déviée par un événement qui change le processus historique... L'Uchronie c'est beaucoup de "si"  qui sont à choisir dans l'ordre des choses, dans une Histoire qui se déroulerait autrement

Propos et débat sur l'utilité d'avoir du vocabulaire

Propos et débat sur l'utilité d'avoir du vocabulaire

L'idée de coller des préfixes et des suffixes, c'est plus dans la culture allemande, certains mots en français sont suffisamment précis pour ne pas bricoler des néologismes juste avoir un bon vocabulaire, la grammaire et savoir l'usage de ces mots

Avoir un vocabulaire et savoir l'utiliser, c'est un pouvoir que certains s'aiment pas, une foule de moutons se fait tondre plus facilement. Pour moi c'est un des enjeux de l'éducation cela sans être une chose politico-médiatique

Je pense que je milite pour que les gamins, ils aiment dire les choses qu'ils veulent dire, je ne sais pas quelle est mon influence sur eux, mais pour certains, je sais qu'ils me lisent

L'action par la poésie, cela peut paraitre bizarre, dans mes débuts,  j'ai été très influencé par Jacques Prévert, puis je me suis mis à lire d'autres poètes, la poésie, cela reste une forme littéraire très libre

On verra ! Ce n'est pas moi qui décide, pour l'anglais, c'est une langue très pragmatique et j'ai du mal avec l'abstraction en anglais, pour l'allemand c'est hyper construit, mais certains concepts m'échappent totalement, même avec une traduction en français, à savoir que  j'aime beaucoup Nietzsche mais toutes ses traductions, elles ne sont pas très sympathiques, le surhomme, en est un bon exemple, si je comprends bien dans le texte de Nietzsche, c'est une pensée qui dépasse l'humain et non pas un affreux comme chez les nazis

Faire une chronique sur mon blog sur la langue et les anglicismes ? Non ! Pas envie ! Notre langue évolue et ce n'est pas mon intention de dire quoique ce soit là-dessus

Paris le 6 août 2017

Le bateau Ivre... Arthur Rimbaud

 

Bateau dans la tempete

Le bateau ivre

Comme je descendais des Fleuves impassibles,
Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :
Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles,
Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.

J'étais insoucieux de tous les équipages,
Porteur de blés flamands ou de cotons anglais.
Quand avec mes haleurs ont fini ces tapages,
Les Fleuves m'ont laissé descendre où je voulais.

Dans les clapotements furieux des marées,
Moi, l'autre hiver, plus sourd que les cerveaux d'enfants,
Je courus ! Et les Péninsules démarrées
N'ont pas subi tohu-bohus plus triomphants.

La tempête a béni mes éveils maritimes.
Plus léger qu'un bouchon j'ai dansé sur les flots
Qu'on appelle rouleurs éternels de victimes,
Dix nuits, sans regretter l'oeil niais des falots !

Plus douce qu'aux enfants la chair des pommes sûres,
L'eau verte pénétra ma coque de sapin
Et des taches de vins bleus et des vomissures
Me lava, dispersant gouvernail et grappin.

Et dès lors, je me suis baigné dans le Poème
De la Mer, infusé d'astres, et lactescent,
Dévorant les azurs verts ; où, flottaison blême
Et ravie, un noyé pensif parfois descend ;

Où, teignant tout à coup les bleuités, délires
Et rhythmes lents sous les rutilements du jour,
Plus fortes que l'alcool, plus vastes que nos lyres,
Fermentent les rousseurs amères de l'amour !

Je sais les cieux crevant en éclairs, et les trombes
Et les ressacs et les courants : je sais le soir,
L'Aube exaltée ainsi qu'un peuple de colombes,
Et j'ai vu quelquefois ce que l'homme a cru voir !

J'ai vu le soleil bas, taché d'horreurs mystiques,
Illuminant de longs figements violets,
Pareils à des acteurs de drames très antiques
Les flots roulant au loin leurs frissons de volets !

J'ai rêvé la nuit verte aux neiges éblouies,
Baiser montant aux yeux des mers avec lenteurs,
La circulation des sèves inouïes,
Et l'éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs !

J'ai suivi, des mois pleins, pareille aux vacheries
Hystériques, la houle à l'assaut des récifs,
Sans songer que les pieds lumineux des Maries
Pussent forcer le mufle aux Océans poussifs !

J'ai heurté, savez-vous, d'incroyables Florides
Mêlant aux fleurs des yeux de panthères à peaux
D'hommes ! Des arcs-en-ciel tendus comme des brides
Sous l'horizon des mers, à de glauques troupeaux !

J'ai vu fermenter les marais énormes, nasses
Où pourrit dans les joncs tout un Léviathan !
Des écroulements d'eaux au milieu des bonaces,
Et les lointains vers les gouffres cataractant !

Glaciers, soleils d'argent, flots nacreux, cieux de braises !
Échouages hideux au fond des golfes bruns
Où les serpents géants dévorés des punaises
Choient, des arbres tordus, avec de noirs parfums !

J'aurais voulu montrer aux enfants ces dorades
Du flot bleu, ces poissons d'or, ces poissons chantants.
- Des écumes de fleurs ont bercé mes dérades
Et d'ineffables vents m'ont ailé par instants.

Parfois, martyr lassé des pôles et des zones,
La mer dont le sanglot faisait mon roulis doux
Montait vers moi ses fleurs d'ombre aux ventouses jaunes
Et je restais, ainsi qu'une femme à genoux...

Presque île, ballottant sur mes bords les querelles
Et les fientes d'oiseaux clabaudeurs aux yeux blonds.
Et je voguais, lorsqu'à travers mes liens frêles
Des noyés descendaient dormir, à reculons !

Or moi, bateau perdu sous les cheveux des anses,
Jeté par l'ouragan dans l'éther sans oiseau,
Moi dont les Monitors et les voiliers des Hanses
N'auraient pas repêché la carcasse ivre d'eau ;

Libre, fumant, monté de brumes violettes,
Moi qui trouais le ciel rougeoyant comme un mur
Qui porte, confiture exquise aux bons poètes,
Des lichens de soleil et des morves d'azur ;

Qui courais, taché de lunules électriques,
Planche folle, escorté des hippocampes noirs,
Quand les juillets faisaient crouler à coups de triques
Les cieux ultramarins aux ardents entonnoirs ;

Moi qui tremblais, sentant geindre à cinquante lieues
Le rut des Béhémots et les Maelstroms épais,
Fileur éternel des immobilités bleues,
Je regrette l'Europe aux anciens parapets !

J'ai vu des archipels sidéraux ! et des îles
Dont les cieux délirants sont ouverts au vogueur :
- Est-ce en ces nuits sans fonds que tu dors et t'exiles,
Million d'oiseaux d'or, ô future Vigueur ?

Mais, vrai, j'ai trop pleuré ! Les Aubes sont navrantes.
Toute lune est atroce et tout soleil amer :
L'âcre amour m'a gonflé de torpeurs enivrantes.
Ô que ma quille éclate ! Ô que j'aille à la mer !

Si je désire une eau d'Europe, c'est la flache
Noire et froide où vers le crépuscule embaumé
Un enfant accroupi plein de tristesse, lâche
Un bateau frêle comme un papillon de mai.

Je ne puis plus, baigné de vos langueurs, ô lames,
Enlever leur sillage aux porteurs de cotons,
Ni traverser l'orgueil des drapeaux et des flammes,
Ni nager sous les yeux horribles des pontons.

Arthur Rimbaud 1854-1891

Des rimaillages sans rimes

 

Des rimaillages sans rimes

Vivre l'immanence de l'être
Avec la résilience de ses mots
Avoir la pertinence d'écrire
Avec tous les silences qui restent

Toute la magie de la poésie
Choisir les images des choses
Se faire des mirages sans buts
Viser des rivages très lointains

Pouvoir se faire un doux rimage
Décrire des paysages de printemps
Écouter les caquetages des oiseaux
Faire des images imaginaire de tout

Envisager tous les visages aimés
Voyager dans ce grand village du net
Pour des usages qui ne sont pas toujours très nets
Faire un nettoyage de ses mots d'usages

Vivre avec toute la rage d'écrire
Savoir faire des enluminages précieux
Savoir la lumière des petits matins
Rasages de barbes devant sa glace

Pleins des bagages des souvenirs
Lardages de petits mots de presque-rien
Poussière d'existence et bavardages
Pour faire des bricolages poétiques

Un Bric à Brac, et de l'écrémage
Aimer la crème des fromages
Des fromages de têtes, avec persil
Manger des têtes de veaux gras

Des veaux grasseyés à l'extrême
Pour des extrémités de viandage
Toute la sagesse très grise des âges
Et le passage à la ligne dans la page

Savoir tous les lignages dans les mots
Y voir dans des motets médiévaux
Tout ce moyen-âge qui est ici et là
Celui de maintenant le New-Age

Des mirages, usage de managers
Avec toute l'économie de la grâce
Celle de la gratuité des messages
Mais ce ne sont que des radotages

Et y voir un grand silence sans gage
Celui de Dieu et de tous ses messages
Ou le diable et avec tous ses mensonges
Etre l'Homme qui vit avec tous ses doutes

Paris le 5 juin 2017 le jour de la Pentecôtes

Des rimaillages sans rimesdes-rimaillages-sans-rimes.mp3 (2.05 Mo)

 

Les Hasards dans la Poésie

Les Hasards dans la Poésie

A la Suite à des poèmes du style Oulipo qui sont passés sur le site de Toute La Poésie.... Elle est fascinante, cette idée de mettre du hasard dans la poésie... Je me souviens des rapports entre Max Jacob avec les premiers surréalistes... Breton,Aragon et autres... A savoir  aussi que Max Jacob, il reprochait aux surréalistes de mettre du pur hasard dans le choix des mots et de générer ainsi des poèmes qui sont certes intéressant, mais où la volonté dans les choix, elle est absente...Tandis que Max Jacob, le  poète   qui est l'inventeur de ce style de poésie qui consiste à mettre des mots qui sont non-attendus dans un poème, mais à la différence des surréalistes, lui il choisissait avec soin ses mots, cela pour créer des effets étonnants...  Plus tard les gens de l'Oulipo, ils ont fait dans ce style là, une machine qui générait des milliards de poèmes qui sont tous générés mécaniquement par le hasard, dans les choix de vers déjà pré-écrits... De nos jours les gens qui créent ce genre de poèmes, ils ont pour eux une grande facilité pour créer des nouveaux poèmes  en grandes quantités...  Cela donne parfois des choses chatoyantes,  mais parfois ce qui est écrit  c'est des chose insignifiantes, avec ces suites purement hasardeuse, et cela ne veut rien dire de particulier... Personnellement si le hasard, il peut  nous apporter des choses surprenantes, je restes assez d'accord avec Max Jacob qui dit qu'il faut savoir choisir les mots justes, ceux que l'on veut pour donner un sens précis et pour les mettre à la bonne place dans un poème...  Le surréalisme, il a viré vers l'utilisation de la psychanalyse, par l'utilisation des rêves et de l'inconscient, mais je sais pas si mes rêves, ils me parlent

Paris le 30 mai 2017

 

Marie

Marie...

Vous y dansiez petite fille
Y danserez-vous mère-grand
C'est la maclotte qui sautille
Toute les cloches sonneront
Quand donc reviendrez-vous Marie ?

Les masques sont silencieux
Et la musique est si lointaine
Qu'elle semble venir des cieux
Oui je veux vous aimer mais vous aimer à peine
Et mon mal est délicieux

Les brebis s'en vont dans la neige
Flocons de laine et ceux d'argent
Des soldats passent et que n'ai-je
Un cœur à moi ce cœur changeant
Changeant et puis encor que sais-je


Sais-je où s'en iront tes cheveux
Crépus comme mer qui moutonne
Sais-je où s'en iront tes cheveux
Et tes mains feuilles de l'automne
Que jonchent aussi nos aveux

Je passais au bord de la Seine
Un livre ancien sous le bras
Le fleuve est pareil à ma peine
Il s'écoule et ne tarit pas
Quand donc finira la semaine

Guillaume Apollinaire (1880 - 1918)
Nota Bene la maclotte est une contre-danse du passé

quelques questions...

Quelques questions...

– Allez-vous un jour arrêter de faire des poèmes ?

Je ne sais pas quand la source, elle se tarira, j’écris beaucoup moins maintenant

– Avec le temps avez-vous évolué ou changé dans vos visions poétiques ?

Je me trouve meilleur techniquement, mais je renie rien

– Avez-vous d’autres suggestions sur ce sujet ?

Je ne sais pas ! c’est un sujet à multiples tiroirs

– Avez-vous le sentiment décrire pour.... Là vous mettez vos buts en poésie...

J’ai cru longtemps que j’écrivais pour changer le monde puis je me suis dit que j’écrivais pour mes neveux, maintenant c’est par pur plaisir

– Avez-vous vos règles de prosodie ? Soient académiques ou personnelles ?

J’admets les règles, mais je m’en dégage par le sentiment simple que ce ne sont que des conventions héritées du passé

– Citez un auteur que vous aimez ? Sois contemporain ou du passé !

Jacques Prévert, Robert Desnos, Léo Ferre et pas mal de monde qui chante

– Citez un éditeur qui aime les poètes et la poésie !

Question difficile quand je sais tous les refus que j’ai eu

– Comment définissez vous la poésie ?

La poésie est une liberté

 

– Dans ce monde moderne comment voyez vous la place de la poésie ? A savoir qu’il existe dans les pays arabes et l’Iran des poèmes et des poètes qui s’intègrent dans la vie commune du quotidien

J’aimerais bien revenir dans le passé où les poètes avaient un place dans les médias, de nos jours je pense plutôt à une incompréhension profonde des gens des médias

– Dans vos poèmes, parlez-vous de vous, des autres, de vos proches ou de l’universel ?

Je ne sais pas trop, je pense j’écris et je ne parle que des vies, celles que je vois


– De votre point de vue, pensez-vous que l’économie et la poésie peuvent s’entendre ?

Vaste question la poésie pose des questions pertinentes que les hommes de pouvoirs n’aiment pas trop entendre

– Êtes vous plus à l’aise...Dans le court, l’ellipse, les textes longs ?

Je pratique les trois, dans mon passé j’étais très long très barbant, j’ai été opéré à cœur ouvert et je suis devenu plus fragile et là j’ai ressenti l’urgence donc je fais plus court

– La poésie dévoile-telle, bref a-t-elle un rôle social pour dire des choses mal comprises ?

La poésie ressemble à un mystère dans le sens religieux où tout n’est pas explicable

– La poésie en général et la vôtre en particulier, ont elles un avenir ? N’est pas Rimbaud ou Hugo celui qui veut ou croit l’être

Je ne sais pas, il existe de myriades de poètes dont beaucoup sont oubliés


– Lisez-vous beaucoup d’autres poètes ?

J’ai beaucoup lu, des amis, des poètes célèbres, maintenant je me contente de TLP

– Lisez-vous des poèmes dans une autre langue ?

Non! J’ai du mal avec les langues

– Marchez-vous quand vous penser un sujet poétique, bref scandez vous vos pas avec vos vers ?

J’ai le cul sur une chaise quand j’écris, c’est plutôt la respiration qui me donne le rythme

– Pensez-vous la poésie comme un parcours mystique ?

Je sais qu’un jour je ne serais plus, j’aime penser être encore lu et apprécié

– Pensez-vous qu’on se souviendra de vous comme auteur, soit de poésie, soit d’une autre forme littéraire ?
Je ne sais pas, car les cimetières sont remplis de gens indispensables


– Peut-on écrire de la poésie en restant chez soi ?

Oui ! Mais pour écrire il faut s’intéresser aux autres donc sortir de chez soi

– Peut-on écrire sans s’engager ?

Je ne mélange jamais la poésie et le politique, mais je sais bien des engagements qui viennent du cœur

– Pouvez vous citer, un auteur que vous aimez, qui vous a aidé et accompagné dans votre vie ?

Jacques Prévert qui m’a ouvert à la poésie


– Que pensez vous d’un comique comme Coluche, certains l’ont qualifié de Poète ?
Vaste question ! Où donc s'arrête la poésie ? Coluche était un homme de cœur

 

– Quelle est l’utilité de la poésie ?

Utile ? Je ne sais pas ! Car elle n'a pas de valeur marchande

– Quels sont vos maîtres, ou n’avez vous jamais eu de maître ?
Les lectures de mon passé, elles m'ont ouvert et je ne peux dire que je sois fidèle à un maître penseur, donc les maîtres ce ne sont que les gens qui me parlent au cœur

 

– Qu’est-ce que la poésie ?
Une manière d’exprimer la vie, le monde et ses diverses réalités

 

– Votre langue maternelle, peut-elle être universelle ?

Ma langue m’a formée, ma pensée et ma manière de dire et j’ai du mal avec les autres langues, je ne suis pas polyglotte

 

– Voyez-vous la poésie comme un jeu avec des techniques littéraires

Autrefois je voyais les poètes comme des sales gamins qui jouaient en appliquant des règles de prosodie

– Y a-t-il un âge pour écrire et dire de la poésie ?

Je me dis parfois que la jeunesse est une époque bénie, mais en vieillissant je constate que l’âge est aussi une expérience

 

Paris le 4 mars 2017

François (V)illon un vieux poète

le premier Poète qui laisse des traces dans notre histoire,
c'est François (V)illon qui possède un nom presque identique à une lettre près,
un gars dont on sait qu'il est mort dans la mouïse

Ballade des contre-vérités

Il n'est soin que quand on a faim
Ne service que d'ennemi,
Ne mâcher qu'un botel de fain,
Ne fort guet que d'homme endormi,
Ne clémence que félonie,
N'assurance que de peureux,
Ne foi que d'homme qui renie,
Ne bien conseillé qu'amoureux.

Il n'est engendrement qu'en boin
Ne bon bruit que d'homme banni,
Ne ris qu'après un coup de poing,
Ne lotz que dettes mettre en ni,
Ne vraie amour qu'en flatterie,
N'encontre que de malheureux,
Ne vrai rapport que menterie,
Ne bien conseillé qu'amoureux.

Ne tel repos que vivre en soin,
N'honneur porter que dire : " Fi ! ",
Ne soi vanter que de faux coin,
Ne santé que d'homme bouffi,
Ne haut vouloir que couardie,
Ne conseil que de furieux,
Ne douceur qu'en femme étourdie,
Ne bien conseillé qu'amoureux.

Voulez-vous que verté vous dire ?
Il n'est jouer qu'en maladie,
Lettre vraie qu'en tragédie,
Lâche homme que chevalereux,
Orrible son que mélodie,
Ne bien conseillé qu'amoureux.

François Villon 1431-????

 

Bavardages sur la littérature

 

Bavardages sur la littérature

 

Un club de vieux messieurs

Avec quelques dames d’un âge certain.

Tous ceux-là ils se réunissaient

Dans un restaurant autour d’une table,

 

Ils bavardaient entre une entrée de saumon,

Quelques pommes vapeur

Et de la blanquette de veau.

 

Ils se disputaient autours de questions essentielles :

Quel était le meilleur écrivain contemporain

À l’exception des divers prix

Attribués par des éditeurs en mal de publicité ?

 

Quelques-uns parlaient d’Arthur Martin

Et de son incroyable facilité

À établir une ambiance dans ses écrits.

 

Tandis que d’autres parlaient

De Jules Desforges et sa vision d’un monde

Beaucoup plus ouverte

Que nos littératures franchouillardes...

 

En fin de repas vint alors la grande question :

Quel est le meilleur poète

Et quelle est la poésie

Qui vous prends le plus aux tripes ?

 

Et là, ce fut une foire d’empoigne,

Car tous ils avaient un nom en tête

Et tous soutenaient que untel ou bidule,

C’était un poète essentiel...

 

Je les écoutais et je méditais,

Je me dis alors

Que le silence qui se fait

Après un poème, c’est encore de la poésie !

 

Parfois je sais des poètes que j’aime,

Mais je serais bien incapable

De vous dire pourquoi celui-là

Ou plutôt je dirais que j’aime divers poètes,

À divers moment du jour et de la vie.

 

Je sais maintenant des poètes

Qui sont intimement dans ma mémoire.

J’espère connaître des poèmes nouveaux

Qui me parleront de vous

 

Paris le 8 novembre 2016

Bob Dylan Prix Nobel de Littérature 2016

Bob Dylan Prix Nobel de Littérature 2016

Non! Ce n'est pas une blague ! C'est une info entendue sur ma radio France-Inter à 13h, il est nobélisé pour avoir inventé des formes d'expressions nouvelles dans la poésie américaine... N.B. si vous croyez à un canular vous pouvez toujours vérifier sur internet, j'aimerais aussi que les hommes politiques américains regarde mieux leurs passés récents et m^mes plus anciens et entre autres la période des années 70, celle qui existait avant ces fous de l'école de Chicago qui ont tué plus d'économies réelles, nécessaires et fragiles que des tueurs en série... Ces fou là , Ils n'ont pas vraiment créé un monde meilleur... Merci encore monsieur Nobel pour mes chères années 70 où je croyais dans un monde meilleur, avec Bob Dylan, Joan Baez, Janie Joplins, Léonard Cohen chanteur populaire canadien qui pouvait aussi postuler pour ce prix mais qui ne l'a pas eu... Le canada reste un petit pays par rapport aux USA... Dylan et toutes les grandes voix de ces années qui pour moi, même si  cette époque était dure, elle était beaucoup plus responsable, plus humaine car pleine d'espoir dans un humanisme bien compris... Ce monde d'avant Thatcher et Reagan et tous ces fous irresponsables, ceux-là qui ont créé ce monde où l'argent est devenu la seule référence... La poésie vaincra, sans violence les puissants, dans un monde qui est devenu sans attraits

Hommage à Rutebeuf

Hommage à Rutebeuf

Petit vague à l'âme et un grand vague au cœur
Où sont- ils donc passé tous ceux-là d'autrefois
Ceux que j'aimais et avec qui je causais de tout
Je songe souvent à ce beau  poème de Rutebeuf

Celui ci qui parle de ses toutes ses  amour mortes
je sais pareil avec des amours qui s'en sont allées
Tandis que je continuais de vivre encore et d'écrire
Oui mes amours sont mortes aux temps qui passent

Que sont mes amis devenus
Que j'avais de si près tenus
Et tant aimés
Ils ont été trop clairsemés
Je crois le vent les a ôtés
L'amour est morte
Ce sont amis que vent me porte
Et il ventait devant ma porte
Les emporta
Avec le temps qu'arbre défeuille
Quand il ne reste en branche feuille
Qui n'aille à terre
Avec pauvreté qui m'atterre
Qui de partout me fait la guerre
Au temps d'hiver
Ne convient pas que vous raconte
Comment je me suis mis à honte
En quelle manière
Que sont mes amis devenus
Que j'avais de si près tenus
Et tant aimés
Ils ont été trop clairsemés
Je crois le vent les a ôtés
L'amour est morte
Le mal ne sait pas seul venir
Tout ce qui m'était à venir
M'est advenu
Pauvre sens et pauvre mémoire
M'a Dieu donné, le roi de gloire
Et pauvre rente
Et droit au cul quand bise vente
Le vent me vient, le vent m'évente
L'amour est morte
Ce sont amis que vent emporte
Et il ventait devant ma porte
Les emporta

Rutebeuf (1230-1285)

La poule aux oeufs d'or... Fable de Jean de La Fontaine

 

La Poule aux œufs d'or

L'avarice perd tout en voulant tout gagner.
Je ne veux, pour le témoigner,
Que celui dont la Poule, à ce que dit la Fable,

Pondait tous les jours un œuf d'or.
Il crut que dans son corps elle avait un trésor.
Il la tua, l'ouvrit, et la trouva semblable

A celles dont les œufs ne lui rapportaient rien,
S'étant lui-même ôté le plus beau de son bien.
Belle leçon pour les gens chiches :

Pendant ces derniers temps, combien en a-t-on vus
Qui du soir au matin sont pauvres devenus
Pour vouloir trop tôt être riches ?

Jean de La Fontaine... Les Fables

Le monologue d'Hamlet et pastiche

Le monologue d'Hamlet (French)

Être, ou ne pas être, c’est là la question. Y a-t-il plus de noblesse d’âme à subir la fronde et les flèches de la fortune outrageante, ou bien à s’armer contre une mer de douleurs et à l’arrêter par une révolte? Mourir.., dormir, rien de plus... et dire que par ce sommeil nous mettons fin aux maux du cœur et aux mille tortures naturelles qui sont le legs de la chair: c’est là un dénouement qu’on doit souhaiter avec ferveur. Mourir.., dormir, dormir! peut-être rêver! Oui, là est l’embarras. Car quels rêves peut-il nous venir dans ce sommeil de la mort, quand nous sommes débarrassés de l’étreinte de cette vie ? Voilà qui doit nous arrêter. C’est cette réflexion-là qui nous vaut la calamité d’une si longue existence. Qui, en effet, voudrait supporter les flagellations et les dédains du monde, l’injure de l’oppresseur, l’humiliation de la pauvreté, les angoisses de l’amour méprisé, les lenteurs de la loi, l’insolence du pouvoir, et les rebuffades que le mérite résigné reçoit d’hommes indignes, s’il pouvait en être quitte avec un simple poinçon? Qui voudrait porter ces fardeaux, grogner et suer sous une vie accablante, si la crainte de quelque chose après la mort, de cette région inexplorée, d’où nul voyageur ne revient, ne troublait la volonté, et ne nous faisait supporter les maux que nous avons par peur de nous lancer dans ceux que nous ne connaissons pas? Ainsi la conscience fait de nous tous des lâches; ainsi les couleurs natives de la résolution blêmissent sous les pâles reflets de la pensée; ainsi les entreprises les plus énergiques et les plus importantes se détournent de leur cours, à cette idée, et perdent le nom d’action... Doucement, maintenant! Voici la belle Ophélia... Nymphe, dans tes oraisons souviens-toi de tous mes péchés.

Traduction François Victor Hugo

Monologue du cocu électoral 

Faire ou ne pas faire? Cest là, le doute ! Y-a-t-il plus rentable que de subir une grève et des affronts dans la rue ou bien manifester contre le monde du travail pour se battre pour un programme et un vote ? Elire! Voter! Gouverner! Rien de plus et dire que par cette élection nous mettons fin à toutes les contestations et aux mille doutes qu'expriment les électeurs qui sont ces électeurs fidèles, C'est là un résultat électoral que l'on doit attendre... Elire ! Voter! Voter!  Oui Peut être, être satisfaits de notre vote, Oui là est le problème! Car quels programme peux nous venir de ce vote, de cette élection quand nous avons consciemment mis notre bulletin dans l'urne? Voilà qui devrait nous faire douter,  cette réflexion là qui nous vaut la grand incertitude  en politique. C'est ce sondage électoral, tout personnel qui nous vaut des politiques incompétents depuis trente ans... Quel électeur raisonnable pourrait supporter les mensonges, les trahisons de nos politiques, la non représentativité, la morgue du pouvoir, l'humiliation de lois injustes, les angoisses du dépit électoral, les lois qui défont les acquis, l'insolence de notre premier ministre et toutes les manifestations contre des lois idiotes, si elle voulaient être acceptée avec un 49.3. Qui voudrait maintenant gouverner, faire face aux contestataires dans des votes très serrés, si la crainte du chaos et du FN venus du fond des âges où nul électeur n'a jamais su si on se souvient d'un dur passé... Ainsi les choix électoraux font de nous tous des incertains devant le vote  et nous subissons des sondages qui ne nous représentent pas, et les vieille fictions de la politique disparaissent dans les illusion électorales, ainsi les programmes les plus socialistes se droitisent sous les effets des sondages, à ces concept politiques et perdent l'idée de changement... Dur! Dur! la vie maintenant! Voici le beau candidat... Rêveur insoumis souviens toi de tous tes doutes

William  Shakespeare 1656 ... Bruno Quinchez Paris le 8 juin 2016....

A la manière de...

A la manière de...

Comme je descendais
Les poubelles chez moi
Je ne sentis plus l'odeur
J'étais porteurs de vieux croutons
Et quelques turgescences sublimes
Je me sentis calme et serein
Sans bousculer mes sacs
Déjà plein d'incroyables déchets
La poubelle était là
Et je terminais mon odyssée
D'incroyables voyageurs
Viendraient vider la poubelle
Quand ils le voudraient bien

Le poème, le poète et sa postérité

Le poème, le poète et sa postérité

Un jour il faudra bien que j'écrive le poème
Le Poème avec majuscules, oui mais quel poème ?
Celui-là dont on se souviendra longtemps pardi!
Et sans ironie l'immortalité elle est à peu de frais

Parmi tous les poètes géniaux, tous ceux qui écrivent
Il y aura peut être un tout petit peu de moi
Alors je reste ce vrai-faux modeste génial
Être ou ne pas être, un grand bavard impénitent et prolixe

Qui sais ce que demain, ce que ce poème sera
Je sais ! un jour nous crevons tous sans rémissions
Et tous nos beaux textes, alors, ils se baladent sans nous
Sur tout les réseaux des sites d'Internet et des amis

Je ne crois plus vraiment aux livres papiers
Il est de plus en plus rare qu'un éditeur papier
Prenne des risques pour un recueil de poèmes
Internet et ses publications, il tue l'édition papier

Moi ce jour je me souviens d'amis poètes
et eux, ils sont maintenant déjà morts ou disparus
Ceux-là, Ils nous parlaient de leurs poésies vivantes
La réalité, elle est déjà beaucoup plus triviale

Ne survivent jamais que ceux qui se placent
Comme des coucous dans la mémoire des autres
Dans des nids, les mémoires de ceux qui vous lisent
La poésie c'est toujours de la mémoire en action

Le vers est rimbaldien ou hugolien, mais le vers est là
Entre la vraie admiration et la fidélité qui est donnée
Je me souviens de ces amis poètes, ceux de mon passé
Leurs âmes, elles sont encore là, présentes dans ma mémoire

Et là! Pour Moi ou pour vous! je ne sais vraiment pas
Si à part moi il y a celui qui vit et celui-là reste un ami fidèle
Il y a des autres mémoires dans ce présent trop mercantile
Qui donc parlera des amis poètes qui sont maintenant disparus

Paris le 6 juin 2016

Réflexions, sur l'image et le verbe poétique

Réflexions sur l’image et le verbe poétique

Sans vouloir croire aux formules magiques émancipatrices, l’écriture, elle est tout de même plus proche de la vérité, et sans vouloir essayer de jouer les prophètes de demain, le temps de l’écrit, il est plus long et plus lourd de sens, l’image, c’est le domaine de cette icône qui est désirée, Le temps de cerveau, il est modifié par des images, cela me rappelle des passages qui sont dans l’Apocalypse, où Jean parle de boîtes parlantes ou d’idoles sans âmes, parfois un rien de beauté, cela vous plonge en adoration, et parfois nous faisons de longs poèmes amoureux sur une image, si l’image est un condensé de l’information, c’est bien son but, mais résumer un homme, à une vie et à une image, c’est aberrant, les images les plus chargées, ce sont des fleurs comme la rose, ou un objet d’adoration, comme une icône, ou bien un symbole religieux, y aurait-il quelques choses à dire sur la poésie et tous les poètes, le poète ? Il est juste un médium, un regardeur, un individu qui perçoit, verrais-je un jour ou l’autre, un poète passer de nouveau à la télévision, les poètes ? Ils ne sont pas médiatiques et ils sont parfois ennuyeux, peut-on espérer qu’un jour les humains, ils redeviennent simplement humains, j’ai plus de mal avec les gens connectés qu’avec les S.D.F. qui vivent dans la rue, je ne vois que l’absence de ces regards plongés dans leurs portables. Oui ! Cela me fait peur ! Je n’ai jamais cru que les médias de masses, ils s’individualiseraient dans les connexions, la TV, sans doute est-elle morte à cause de la publicité, mais les smartphones ce n’est pas mieux, de nos jours les poètes ils doivent savoir où sont les regards et aussi la lecture qui porte les poèmes.

Milly ou la terre natale... Alphonse de Lamartine et ajout personnel

Milly ou la terre natale (I)

 

 
Pourquoi le prononcer ce nom de la patrie ?
Dans son brillant exil mon cœur en a frémi ;
Il résonne de loin dans mon âme attendrie,
Comme les pas connus ou la voix d'un ami.

Montagnes que voilait le brouillard de l'automne,
Vallons que tapissait le givre du matin,
Saules dont l'émondeur effeuillait la couronne,
Vieilles tours que le soir dorait dans le lointain,

Murs noircis par les ans, coteaux, sentier rapide,
Fontaine où les pasteurs accroupis tour à tour
Attendaient goutte à goutte une eau rare et limpide,
Et, leur urne à la main, s'entretenaient du jour,

Chaumière où du foyer étincelait la flamme,
Toit que le pèlerin aimait à voir fumer,
Objets inanimés, avez-vous donc une âme
Qui s'attache à notre âme et la force d'aimer ?...
 
Alphonse de Lamartine  dix-neuvième siècle,

Une petite mise à jour encore toute personnelle,
Pour cet époque de communication très cruelle
Je dirais  en voyant tous les portable connectés
Objets communicants, sans vraie joie, ni humanité

Objets connectés auriez-vous  donc aussi  une âme ?
Cela quand on  connait toute la force dans un seul mot
Il n' y a dans ce petit rien vécu comme un vrai grand drame
Toute la confiance  donnée ou sa version rabougrie plutôt
 
rajout 7 mars 2016

 

Notre langue

Notre Langue

 

Dans toutes les langues d’autrefois

il y la langue d’ici et celle de là-bas

J’aime tes perles de vieux mots

De ces bijoux vieillots et anciens

 

Ou plutôt ce copeau de bois de chêne

Pris dans une matière très rugueuse

D’une nature qui est encore rude

Où toutes les choses nous parlent

 

Oui là ! Tu parles une belle langue

Qui est celle-là d’un vécu commun

C’est assez simple mais moi j’aime bien

il y a mille ruisseaux et maintes sources

 

Dans mon passé, celui de mon autrefois

j’avais le verlan celui de nos banlieues

Mais qui était surtout un code calculé

Pour pouvoir parler loin des bourgeois

 

De nos jours, je sais maintenant un monde

Où je sais que je n’ai plus rien à y faire

Sans parler de ghetto, le chômage est là

Et entre pauvres, ils se soutiennent ensembles

 

La langue utilisée, c’est la scansion des mots

Je sais un Rap qui est aussi un monde très dur

J’ai fréquenté autrefois dans Paris des slameurs

Cela aux tous débuts du slam rimé et scandé

 

Il y avait des bons amis, des poètes vivants

Maintenant, moi j’évite tout ce monde-là

car Il y a là-dedans une vraie violence

Et les gamins, ils se foutent bien de moi

 

Car pour eux, je suis le collabo en puissance

Eux… Ils ne savent plus dire des « je t’aime ! »

Parce que toutes leurs histoires de cœurs

Elles sont mal vécues comme au bordel

 

Toute une éducation qui est à refaire

Parce qu’il y a des territoires abandonnés

Par des gens de cultures et de pouvoirs

La civilisation, elle n’est qu’un bon regard

Plumes de mots

Plumes de mots
 
Pistent ils les pistons ou les pistils
Peut être parlent il de pastilles
Vous savez  pour les pustules
Patiences et pertinence passives
 
Entre la passiflore et les ellébores
Fleurs dont les pistils prolifèrent
Dans des prés patiemment préservés
Par des pasteurs et des passeurs
 
Peut être parfois je pressens aussi
Des colis postaux et des passages
Du postier de la poste trop pressés
Par des problèmes de postiers patients
 
Pascal le postier pertinent postule
Entre un poste de petit chef
Ou une permanence très positive
D'une politique plutôt protestataire
 
Moi! Je pense parfois au printemps
aux pistils des fleurs qui s'épanouissent
Entre le pétiole et les pétales toute blanches
Petite fleurs qui poussent une primevère
 
Je songe ainsi à ce temps placide
qui trépasse et passe sans problème
Aux frêles fleurs qui s'étiolent lentement
Et qui fanent et deviennent fruits goûteux
 
Là! Je m'amuse et je rigole...

 

Ecritures...

Écritures

L'auteur quelques parts
Perdu dans les pages
De son grand bouquin
Disparait et il s'oublie

Parmi toutes ses fictions
Celles-là qu'il a déjà écrites hier
Et toutes celles-ci qu'il écrira
Dans un autre livre à venir

Là il laisse quelques traces
De lui-même ou d'un autre
Dans tous les personnages
Inventés ou non-inventés

Il vacille entre rêves et réalités
Entre un héros tout à sa mesure
Et quelques aventures incroyables
Alors Il mène son enquête

Paris 9 juin 2014