Littératures

  • Mes lectures

    Mes lectures, quelques auteurs de Science-fiction

    De temps à autre je relis des œuvres de sciences fiction comme la série des "Fondations" d'Isaac Asimov, un monde qui parle de l'Histoire (avec une majuscule), ça parle des individus et de la prévisibilité de L'Histoire quand il y a un grand nombre d'individus, il parle aussi des robots et de ses fameuses lois dites de la robotique,

    Puis j'ai aussi lu d'autres auteurs comme Ray Bradbury et ses histoires  qui restent très humaines dans des lieux qui ne sont pas toujours proches de nos habitudes,  je me souviens de Chroniques Martiennes où l'on voit un martien télépathe qui est perdu tout seul  face à des terriens qui sont aussi de super matérialistes et même aussi pour la religion, cette chose qui est parfois mal perçue chez ces terriens...  Le martien télépathe seul dans la foule, c'est  là une histoire très bizarre, car ce  pauvre martien perdu dans cette foule de terriens, il est très secoué de tous les coté par les pensées des terriens qui sont avec des rêves plus ou moins religieux,  il passe ainsi du visage d'un ami à celui d'un autre, puis Il devient instantanément le Jésus des terriens, celui-là  qui serait revenu et qui devrait établir un royaume sur Terre ou plutôt sur Mars... Ce martien qui est beaucoup trop fatigué par tous les rêves plus ou moins fous des terriens, il meurt et alors tout redevient d'une banale réalité comme avant...

     Dans un autre style, il y a aussi Philip K Dick qui lui, il  hésite entre divers fantasmes et diverses réalités, entre de terribles réalités psychotiques où le suicide, c'est aussi une réalité envisagée et des dieux qui jouent avec nous les humains... Ainsi dans SIVA qui es une entité qui s'exprime avec des choses étranges comme une lumière et qui nous parlerait à chacun individuellement, Dieu vu là comme une Machine... Il y a aussi quelques histoires plus ou moins religieuses de synthèse de ses connaissances personnelles...

    Maintenant,  je lis peu les modernes, tous ceux qui écrivent de La SF contemporaines, car c'est souvent des expériences technologiques ou avec des êtres qui nous parasitent le cerveau...  

    La Science fiction c'est un monde où nous décrivons des réalités différentes, soit sur Terre, ou soient des histoire d'extra terrestres, ou soit dans des Uchronies qui sont des mondes parallèle où l'Histoire, elle est juste déviée par un événement qui change le processus historique... L'Uchronie c'est beaucoup de "si"  qui sont à choisir dans l'ordre des choses, dans une Histoire qui se déroulerait autrement

     

    Le trou dans le zéro

    Le plus complexe et certainement le meilleur « Le trou dans le zéro » de M.K. Josef...Pour celui que je considère comme le plus grands par ses écrits, bien qu'il n'ait fait peu de livres de Science-Fiction; je mettrais M.K Josef.... Monsieur Michaël Kennedy Joseph  qui est né en 1890  et qui est mort en 1981... Un écrivain de langue anglaise de Nouvelle Zélande qui a écrit selon moi le chef d'œuvre des chef d'œuvres, un livre qui décrit notre univers vers l'an 4000 un univers fait d'une myriade incommensurable d'humains...  Bref Imaginez que notre population terrestre actuelle, elle ait doublée  en moyennes  cela pendant une période de 30 ans et  en continu pendant les 2000 années du futur... Une myriades d' Humains qui vivent dans un univers gigantesque  avec des dimensions  qui sont quasi au bout de nos connaissances actuelles... Et cet univers Gigantesques qui se décompose par manque de réalité perçues ou plutôt pour moi cette réalité, c’est celle d'un inconscient collectif qui ne croit plus en rien... Alors arrive ce qui devait arriver, cette chose ce qu'on appelle en théologie chrétienne "Le Millénium ou la Fin du Monde'" cet univers avec ses humains qui ont perdu la foi et qui se désagrège avec des disparitions de certaines parties de l'univers, ainsi des galaxies qui cessent d'exister... Bref un univers fait de fantasmes divers et variés, du moins pour moi c'est l'interprétation que je donne à ce livre « Le trou dans le zéro », mais il n'est pas possible de dire aujourd’hui à ces gentils matérialistes que sont malheureusement tous nos contemporains qui nous créent un univers de plus en plus complexe...Cet univers il lui manque une âme ! Oui ! Cet univers si ordonné, vous pouvez si vous n'y croyez l’agrandir et le complexifier, mais je pense aussi  qu'il ne faut pas supprimer dieu et l’âme de cet univers, cela parce que vous n'y croyez pas et vous ne savez pas ce que c'est !  Sans doute  Dieu et l'âme de l'univers sont des choses non-matérielles que vous ne pouvez comprendre ! Mais s’il s’agit d’inconscient collectif... Alors ce que pense, que lorsque je vois une foule  avec des pensées dans le désordre le plus complets, ce monde il devient alors chaotique, pour moi  ce que je voudrais vous dire  simplement, cela serait plus d’essayer de reconnaitre l'inconscient collectif que de croire en un dieu qui nous échappera toujours  ! La télépathie ? C'est un phénomène qui reste incompris et qui interagit aussi sur nos perceptions de cet Univers... Téléphathie + Inconscient Collectif ! Voilà un truc qui est tout à fait incompris

     

  • Propos et débat sur l'utilité d'avoir du vocabulaire

    Propos et débat sur l'utilité d'avoir du vocabulaire

    L'idée de coller des préfixes et des suffixes, c'est plus dans la culture allemande, certains mots en français sont suffisamment précis pour ne pas bricoler des néologismes juste avoir un bon vocabulaire, la grammaire et savoir l'usage de ces mots

    Avoir un vocabulaire et savoir l'utiliser, c'est un pouvoir que certains s'aiment pas, une foule de moutons se fait tondre plus facilement. Pour moi c'est un des enjeux de l'éducation cela sans être une chose politico-médiatique

    Je pense que je milite pour que les gamins, ils aiment dire les choses qu'ils veulent dire, je ne sais pas quelle est mon influence sur eux, mais pour certains, je sais qu'ils me lisent

    L'action par la poésie, cela peut paraitre bizarre, dans mes débuts,  j'ai été très influencé par Jacques Prévert, puis je me suis mis à lire d'autres poètes, la poésie, cela reste une forme littéraire très libre

    On verra ! Ce n'est pas moi qui décide, pour l'anglais, c'est une langue très pragmatique et j'ai du mal avec l'abstraction en anglais, pour l'allemand c'est hyper construit, mais certains concepts m'échappent totalement, même avec une traduction en français, à savoir que  j'aime beaucoup Nietzsche mais toutes ses traductions, elles ne sont pas très sympathiques, le surhomme, en est un bon exemple, si je comprends bien dans le texte de Nietzsche, c'est une pensée qui dépasse l'humain et non pas un affreux comme chez les nazis

    Faire une chronique sur mon blog sur la langue et les anglicismes ? Non ! Pas envie ! Notre langue évolue et ce n'est pas mon intention de dire quoique ce soit là-dessus

    Paris le 6 août 2017

  • Le bateau Ivre... Arthur Rimbaud

     

    Bateau dans la tempete

    Le bateau ivre

    Comme je descendais des Fleuves impassibles,
    Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :
    Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles,
    Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.

    J'étais insoucieux de tous les équipages,
    Porteur de blés flamands ou de cotons anglais.
    Quand avec mes haleurs ont fini ces tapages,
    Les Fleuves m'ont laissé descendre où je voulais.

    Dans les clapotements furieux des marées,
    Moi, l'autre hiver, plus sourd que les cerveaux d'enfants,
    Je courus ! Et les Péninsules démarrées
    N'ont pas subi tohu-bohus plus triomphants.

    La tempête a béni mes éveils maritimes.
    Plus léger qu'un bouchon j'ai dansé sur les flots
    Qu'on appelle rouleurs éternels de victimes,
    Dix nuits, sans regretter l'oeil niais des falots !

    Plus douce qu'aux enfants la chair des pommes sûres,
    L'eau verte pénétra ma coque de sapin
    Et des taches de vins bleus et des vomissures
    Me lava, dispersant gouvernail et grappin.

    Et dès lors, je me suis baigné dans le Poème
    De la Mer, infusé d'astres, et lactescent,
    Dévorant les azurs verts ; où, flottaison blême
    Et ravie, un noyé pensif parfois descend ;

    Où, teignant tout à coup les bleuités, délires
    Et rhythmes lents sous les rutilements du jour,
    Plus fortes que l'alcool, plus vastes que nos lyres,
    Fermentent les rousseurs amères de l'amour !

    Je sais les cieux crevant en éclairs, et les trombes
    Et les ressacs et les courants : je sais le soir,
    L'Aube exaltée ainsi qu'un peuple de colombes,
    Et j'ai vu quelquefois ce que l'homme a cru voir !

    J'ai vu le soleil bas, taché d'horreurs mystiques,
    Illuminant de longs figements violets,
    Pareils à des acteurs de drames très antiques
    Les flots roulant au loin leurs frissons de volets !

    J'ai rêvé la nuit verte aux neiges éblouies,
    Baiser montant aux yeux des mers avec lenteurs,
    La circulation des sèves inouïes,
    Et l'éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs !

    J'ai suivi, des mois pleins, pareille aux vacheries
    Hystériques, la houle à l'assaut des récifs,
    Sans songer que les pieds lumineux des Maries
    Pussent forcer le mufle aux Océans poussifs !

    J'ai heurté, savez-vous, d'incroyables Florides
    Mêlant aux fleurs des yeux de panthères à peaux
    D'hommes ! Des arcs-en-ciel tendus comme des brides
    Sous l'horizon des mers, à de glauques troupeaux !

    J'ai vu fermenter les marais énormes, nasses
    Où pourrit dans les joncs tout un Léviathan !
    Des écroulements d'eaux au milieu des bonaces,
    Et les lointains vers les gouffres cataractant !

    Glaciers, soleils d'argent, flots nacreux, cieux de braises !
    Échouages hideux au fond des golfes bruns
    Où les serpents géants dévorés des punaises
    Choient, des arbres tordus, avec de noirs parfums !

    J'aurais voulu montrer aux enfants ces dorades
    Du flot bleu, ces poissons d'or, ces poissons chantants.
    - Des écumes de fleurs ont bercé mes dérades
    Et d'ineffables vents m'ont ailé par instants.

    Parfois, martyr lassé des pôles et des zones,
    La mer dont le sanglot faisait mon roulis doux
    Montait vers moi ses fleurs d'ombre aux ventouses jaunes
    Et je restais, ainsi qu'une femme à genoux...

    Presque île, ballottant sur mes bords les querelles
    Et les fientes d'oiseaux clabaudeurs aux yeux blonds.
    Et je voguais, lorsqu'à travers mes liens frêles
    Des noyés descendaient dormir, à reculons !

    Or moi, bateau perdu sous les cheveux des anses,
    Jeté par l'ouragan dans l'éther sans oiseau,
    Moi dont les Monitors et les voiliers des Hanses
    N'auraient pas repêché la carcasse ivre d'eau ;

    Libre, fumant, monté de brumes violettes,
    Moi qui trouais le ciel rougeoyant comme un mur
    Qui porte, confiture exquise aux bons poètes,
    Des lichens de soleil et des morves d'azur ;

    Qui courais, taché de lunules électriques,
    Planche folle, escorté des hippocampes noirs,
    Quand les juillets faisaient crouler à coups de triques
    Les cieux ultramarins aux ardents entonnoirs ;

    Moi qui tremblais, sentant geindre à cinquante lieues
    Le rut des Béhémots et les Maelstroms épais,
    Fileur éternel des immobilités bleues,
    Je regrette l'Europe aux anciens parapets !

    J'ai vu des archipels sidéraux ! et des îles
    Dont les cieux délirants sont ouverts au vogueur :
    - Est-ce en ces nuits sans fonds que tu dors et t'exiles,
    Million d'oiseaux d'or, ô future Vigueur ?

    Mais, vrai, j'ai trop pleuré ! Les Aubes sont navrantes.
    Toute lune est atroce et tout soleil amer :
    L'âcre amour m'a gonflé de torpeurs enivrantes.
    Ô que ma quille éclate ! Ô que j'aille à la mer !

    Si je désire une eau d'Europe, c'est la flache
    Noire et froide où vers le crépuscule embaumé
    Un enfant accroupi plein de tristesse, lâche
    Un bateau frêle comme un papillon de mai.

    Je ne puis plus, baigné de vos langueurs, ô lames,
    Enlever leur sillage aux porteurs de cotons,
    Ni traverser l'orgueil des drapeaux et des flammes,
    Ni nager sous les yeux horribles des pontons.

    Arthur Rimbaud 1854-1891

  • Des rimaillages sans rimes

     

    Des rimaillages sans rimes

    Vivre l'immanence de l'être
    Avec la résilience de ses mots
    Avoir la pertinence d'écrire
    Avec tous les silences qui restent

    Toute la magie de la poésie
    Choisir les images des choses
    Se faire des mirages sans buts
    Viser des rivages très lointains

    Pouvoir se faire un doux rimage
    Décrire des paysages de printemps
    Écouter les caquetages des oiseaux
    Faire des images imaginaire de tout

    Envisager tous les visages aimés
    Voyager dans ce grand village du net
    Pour des usages qui ne sont pas toujours très nets
    Faire un nettoyage de ses mots d'usages

    Vivre avec toute la rage d'écrire
    Savoir faire des enluminages précieux
    Savoir la lumière des petits matins
    Rasages de barbes devant sa glace

    Pleins des bagages des souvenirs
    Lardages de petits mots de presque-rien
    Poussière d'existence et bavardages
    Pour faire des bricolages poétiques

    Un Bric à Brac, et de l'écrémage
    Aimer la crème des fromages
    Des fromages de têtes, avec persil
    Manger des têtes de veaux gras

    Des veaux grasseyés à l'extrême
    Pour des extrémités de viandage
    Toute la sagesse très grise des âges
    Et le passage à la ligne dans la page

    Savoir tous les lignages dans les mots
    Y voir dans des motets médiévaux
    Tout ce moyen-âge qui est ici et là
    Celui de maintenant le New-Age

    Des mirages, usage de managers
    Avec toute l'économie de la grâce
    Celle de la gratuité des messages
    Mais ce ne sont que des radotages

    Et y voir un grand silence sans gage
    Celui de Dieu et de tous ses messages
    Ou le diable et avec tous ses mensonges
    Etre l'Homme qui vit avec tous ses doutes

    Paris le 5 juin 2017 le jour de la Pentecôtes

    Des rimaillages sans rimesdes-rimaillages-sans-rimes.mp3 (2.05 Mo)

     

  • Les Hasards dans la Poésie

    Les Hasards dans la Poésie

    A la Suite à des poèmes du style Oulipo qui sont passés sur le site de Toute La Poésie.... Elle est fascinante, cette idée de mettre du hasard dans la poésie... Je me souviens des rapports entre Max Jacob avec les premiers surréalistes... Breton,Aragon et autres... A savoir  aussi que Max Jacob, il reprochait aux surréalistes de mettre du pur hasard dans le choix des mots et de générer ainsi des poèmes qui sont certes intéressant, mais où la volonté dans les choix, elle est absente...Tandis que Max Jacob, le  poète   qui est l'inventeur de ce style de poésie qui consiste à mettre des mots qui sont non-attendus dans un poème, mais à la différence des surréalistes, lui il choisissait avec soin ses mots, cela pour créer des effets étonnants...  Plus tard les gens de l'Oulipo, ils ont fait dans ce style là, une machine qui générait des milliards de poèmes qui sont tous générés mécaniquement par le hasard, dans les choix de vers déjà pré-écrits... De nos jours les gens qui créent ce genre de poèmes, ils ont pour eux une grande facilité pour créer des nouveaux poèmes  en grandes quantités...  Cela donne parfois des choses chatoyantes,  mais parfois ce qui est écrit  c'est des chose insignifiantes, avec ces suites purement hasardeuse, et cela ne veut rien dire de particulier... Personnellement si le hasard, il peut  nous apporter des choses surprenantes, je restes assez d'accord avec Max Jacob qui dit qu'il faut savoir choisir les mots justes, ceux que l'on veut pour donner un sens précis et pour les mettre à la bonne place dans un poème...  Le surréalisme, il a viré vers l'utilisation de la psychanalyse, par l'utilisation des rêves et de l'inconscient, mais je sais pas si mes rêves, ils me parlent

    Paris le 30 mai 2017

     

  • Marie

    Marie...

    Vous y dansiez petite fille
    Y danserez-vous mère-grand
    C'est la maclotte qui sautille
    Toute les cloches sonneront
    Quand donc reviendrez-vous Marie ?

    Les masques sont silencieux
    Et la musique est si lointaine
    Qu'elle semble venir des cieux
    Oui je veux vous aimer mais vous aimer à peine
    Et mon mal est délicieux

    Les brebis s'en vont dans la neige
    Flocons de laine et ceux d'argent
    Des soldats passent et que n'ai-je
    Un cœur à moi ce cœur changeant
    Changeant et puis encor que sais-je


    Sais-je où s'en iront tes cheveux
    Crépus comme mer qui moutonne
    Sais-je où s'en iront tes cheveux
    Et tes mains feuilles de l'automne
    Que jonchent aussi nos aveux

    Je passais au bord de la Seine
    Un livre ancien sous le bras
    Le fleuve est pareil à ma peine
    Il s'écoule et ne tarit pas
    Quand donc finira la semaine

    Guillaume Apollinaire (1880 - 1918)
    Nota Bene la maclotte est une contre-danse du passé

  • quelques questions...

    Quelques questions...

    – Allez-vous un jour arrêter de faire des poèmes ?

    Je ne sais pas quand la source, elle se tarira, j’écris beaucoup moins maintenant

    – Avec le temps avez-vous évolué ou changé dans vos visions poétiques ?

    Je me trouve meilleur techniquement, mais je renie rien

    – Avez-vous d’autres suggestions sur ce sujet ?

    Je ne sais pas ! c’est un sujet à multiples tiroirs

    – Avez-vous le sentiment décrire pour.... Là vous mettez vos buts en poésie...

    J’ai cru longtemps que j’écrivais pour changer le monde puis je me suis dit que j’écrivais pour mes neveux, maintenant c’est par pur plaisir

    – Avez-vous vos règles de prosodie ? Soient académiques ou personnelles ?

    J’admets les règles, mais je m’en dégage par le sentiment simple que ce ne sont que des conventions héritées du passé

    – Citez un auteur que vous aimez ? Sois contemporain ou du passé !

    Jacques Prévert, Robert Desnos, Léo Ferre et pas mal de monde qui chante

    – Citez un éditeur qui aime les poètes et la poésie !

    Question difficile quand je sais tous les refus que j’ai eu

    – Comment définissez vous la poésie ?

    La poésie est une liberté

     

    – Dans ce monde moderne comment voyez vous la place de la poésie ? A savoir qu’il existe dans les pays arabes et l’Iran des poèmes et des poètes qui s’intègrent dans la vie commune du quotidien

    J’aimerais bien revenir dans le passé où les poètes avaient un place dans les médias, de nos jours je pense plutôt à une incompréhension profonde des gens des médias

    – Dans vos poèmes, parlez-vous de vous, des autres, de vos proches ou de l’universel ?

    Je ne sais pas trop, je pense j’écris et je ne parle que des vies, celles que je vois


    – De votre point de vue, pensez-vous que l’économie et la poésie peuvent s’entendre ?

    Vaste question la poésie pose des questions pertinentes que les hommes de pouvoirs n’aiment pas trop entendre

    – Êtes vous plus à l’aise...Dans le court, l’ellipse, les textes longs ?

    Je pratique les trois, dans mon passé j’étais très long très barbant, j’ai été opéré à cœur ouvert et je suis devenu plus fragile et là j’ai ressenti l’urgence donc je fais plus court

    – La poésie dévoile-telle, bref a-t-elle un rôle social pour dire des choses mal comprises ?

    La poésie ressemble à un mystère dans le sens religieux où tout n’est pas explicable

    – La poésie en général et la vôtre en particulier, ont elles un avenir ? N’est pas Rimbaud ou Hugo celui qui veut ou croit l’être

    Je ne sais pas, il existe de myriades de poètes dont beaucoup sont oubliés


    – Lisez-vous beaucoup d’autres poètes ?

    J’ai beaucoup lu, des amis, des poètes célèbres, maintenant je me contente de TLP

    – Lisez-vous des poèmes dans une autre langue ?

    Non! J’ai du mal avec les langues

    – Marchez-vous quand vous penser un sujet poétique, bref scandez vous vos pas avec vos vers ?

    J’ai le cul sur une chaise quand j’écris, c’est plutôt la respiration qui me donne le rythme

    – Pensez-vous la poésie comme un parcours mystique ?

    Je sais qu’un jour je ne serais plus, j’aime penser être encore lu et apprécié

    – Pensez-vous qu’on se souviendra de vous comme auteur, soit de poésie, soit d’une autre forme littéraire ?
    Je ne sais pas, car les cimetières sont remplis de gens indispensables


    – Peut-on écrire de la poésie en restant chez soi ?

    Oui ! Mais pour écrire il faut s’intéresser aux autres donc sortir de chez soi

    – Peut-on écrire sans s’engager ?

    Je ne mélange jamais la poésie et le politique, mais je sais bien des engagements qui viennent du cœur

    – Pouvez vous citer, un auteur que vous aimez, qui vous a aidé et accompagné dans votre vie ?

    Jacques Prévert qui m’a ouvert à la poésie


    – Que pensez vous d’un comique comme Coluche, certains l’ont qualifié de Poète ?
    Vaste question ! Où donc s'arrête la poésie ? Coluche était un homme de cœur

     

    – Quelle est l’utilité de la poésie ?

    Utile ? Je ne sais pas ! Car elle n'a pas de valeur marchande

    – Quels sont vos maîtres, ou n’avez vous jamais eu de maître ?
    Les lectures de mon passé, elles m'ont ouvert et je ne peux dire que je sois fidèle à un maître penseur, donc les maîtres ce ne sont que les gens qui me parlent au cœur

     

    – Qu’est-ce que la poésie ?
    Une manière d’exprimer la vie, le monde et ses diverses réalités

     

    – Votre langue maternelle, peut-elle être universelle ?

    Ma langue m’a formée, ma pensée et ma manière de dire et j’ai du mal avec les autres langues, je ne suis pas polyglotte

     

    – Voyez-vous la poésie comme un jeu avec des techniques littéraires

    Autrefois je voyais les poètes comme des sales gamins qui jouaient en appliquant des règles de prosodie

    – Y a-t-il un âge pour écrire et dire de la poésie ?

    Je me dis parfois que la jeunesse est une époque bénie, mais en vieillissant je constate que l’âge est aussi une expérience

     

    Paris le 4 mars 2017

  • François (V)illon un vieux poète

    le premier Poète qui laisse des traces dans notre histoire,
    c'est François (V)illon qui possède un nom presque identique à une lettre près,
    un gars dont on sait qu'il est mort dans la mouïse

    Ballade des contre-vérités

    Il n'est soin que quand on a faim
    Ne service que d'ennemi,
    Ne mâcher qu'un botel de fain,
    Ne fort guet que d'homme endormi,
    Ne clémence que félonie,
    N'assurance que de peureux,
    Ne foi que d'homme qui renie,
    Ne bien conseillé qu'amoureux.

    Il n'est engendrement qu'en boin
    Ne bon bruit que d'homme banni,
    Ne ris qu'après un coup de poing,
    Ne lotz que dettes mettre en ni,
    Ne vraie amour qu'en flatterie,
    N'encontre que de malheureux,
    Ne vrai rapport que menterie,
    Ne bien conseillé qu'amoureux.

    Ne tel repos que vivre en soin,
    N'honneur porter que dire : " Fi ! ",
    Ne soi vanter que de faux coin,
    Ne santé que d'homme bouffi,
    Ne haut vouloir que couardie,
    Ne conseil que de furieux,
    Ne douceur qu'en femme étourdie,
    Ne bien conseillé qu'amoureux.

    Voulez-vous que verté vous dire ?
    Il n'est jouer qu'en maladie,
    Lettre vraie qu'en tragédie,
    Lâche homme que chevalereux,
    Orrible son que mélodie,
    Ne bien conseillé qu'amoureux.

    François Villon 1431-????

     

  • Bavardages sur la littérature

     

    Bavardages sur la littérature

     

    Un club de vieux messieurs

    Avec quelques dames d’un âge certain.

    Tous ceux-là ils se réunissaient

    Dans un restaurant autour d’une table,

     

    Ils bavardaient entre une entrée de saumon,

    Quelques pommes vapeur

    Et de la blanquette de veau.

     

    Ils se disputaient autours de questions essentielles :

    Quel était le meilleur écrivain contemporain

    À l’exception des divers prix

    Attribués par des éditeurs en mal de publicité ?

     

    Quelques-uns parlaient d’Arthur Martin

    Et de son incroyable facilité

    À établir une ambiance dans ses écrits.

     

    Tandis que d’autres parlaient

    De Jules Desforges et sa vision d’un monde

    Beaucoup plus ouverte

    Que nos littératures franchouillardes...

     

    En fin de repas vint alors la grande question :

    Quel est le meilleur poète

    Et quelle est la poésie

    Qui vous prends le plus aux tripes ?

     

    Et là, ce fut une foire d’empoigne,

    Car tous ils avaient un nom en tête

    Et tous soutenaient que untel ou bidule,

    C’était un poète essentiel...

     

    Je les écoutais et je méditais,

    Je me dis alors

    Que le silence qui se fait

    Après un poème, c’est encore de la poésie !

     

    Parfois je sais des poètes que j’aime,

    Mais je serais bien incapable

    De vous dire pourquoi celui-là

    Ou plutôt je dirais que j’aime divers poètes,

    À divers moment du jour et de la vie.

     

    Je sais maintenant des poètes

    Qui sont intimement dans ma mémoire.

    J’espère connaître des poèmes nouveaux

    Qui me parleront de vous

     

    Paris le 8 novembre 2016

  • Bob Dylan Prix Nobel de Littérature 2016

    Bob Dylan Prix Nobel de Littérature 2016

    Non! Ce n'est pas une blague ! C'est une info entendue sur ma radio France-Inter à 13h, il est nobélisé pour avoir inventé des formes d'expressions nouvelles dans la poésie américaine... N.B. si vous croyez à un canular vous pouvez toujours vérifier sur internet, j'aimerais aussi que les hommes politiques américains regarde mieux leurs passés récents et m^mes plus anciens et entre autres la période des années 70, celle qui existait avant ces fous de l'école de Chicago qui ont tué plus d'économies réelles, nécessaires et fragiles que des tueurs en série... Ces fou là , Ils n'ont pas vraiment créé un monde meilleur... Merci encore monsieur Nobel pour mes chères années 70 où je croyais dans un monde meilleur, avec Bob Dylan, Joan Baez, Janie Joplins, Léonard Cohen chanteur populaire canadien qui pouvait aussi postuler pour ce prix mais qui ne l'a pas eu... Le canada reste un petit pays par rapport aux USA... Dylan et toutes les grandes voix de ces années qui pour moi, même si  cette époque était dure, elle était beaucoup plus responsable, plus humaine car pleine d'espoir dans un humanisme bien compris... Ce monde d'avant Thatcher et Reagan et tous ces fous irresponsables, ceux-là qui ont créé ce monde où l'argent est devenu la seule référence... La poésie vaincra, sans violence les puissants, dans un monde qui est devenu sans attraits