Littératures

  • Hommage à Rutebeuf

    Hommage à Rutebeuf

    Petit vague à l'âme et un grand vague au cœur
    Où sont- ils donc passé tous ceux-là d'autrefois
    Ceux que j'aimais et avec qui je causais de tout
    Je songe souvent à ce beau  poème de Rutebeuf

    Celui ci qui parle de ses toutes ses  amour mortes
    je sais pareil avec des amours qui s'en sont allées
    Tandis que je continuais de vivre encore et d'écrire
    Oui mes amours sont mortes aux temps qui passent

    Que sont mes amis devenus
    Que j'avais de si près tenus
    Et tant aimés
    Ils ont été trop clairsemés
    Je crois le vent les a ôtés
    L'amour est morte
    Ce sont amis que vent me porte
    Et il ventait devant ma porte
    Les emporta
    Avec le temps qu'arbre défeuille
    Quand il ne reste en branche feuille
    Qui n'aille à terre
    Avec pauvreté qui m'atterre
    Qui de partout me fait la guerre
    Au temps d'hiver
    Ne convient pas que vous raconte
    Comment je me suis mis à honte
    En quelle manière
    Que sont mes amis devenus
    Que j'avais de si près tenus
    Et tant aimés
    Ils ont été trop clairsemés
    Je crois le vent les a ôtés
    L'amour est morte
    Le mal ne sait pas seul venir
    Tout ce qui m'était à venir
    M'est advenu
    Pauvre sens et pauvre mémoire
    M'a Dieu donné, le roi de gloire
    Et pauvre rente
    Et droit au cul quand bise vente
    Le vent me vient, le vent m'évente
    L'amour est morte
    Ce sont amis que vent emporte
    Et il ventait devant ma porte
    Les emporta

    Rutebeuf (1230-1285)

  • La poule aux oeufs d'or... Fable de Jean de La Fontaine

     

    La Poule aux œufs d'or

    L'avarice perd tout en voulant tout gagner.
    Je ne veux, pour le témoigner,
    Que celui dont la Poule, à ce que dit la Fable,

    Pondait tous les jours un œuf d'or.
    Il crut que dans son corps elle avait un trésor.
    Il la tua, l'ouvrit, et la trouva semblable

    A celles dont les œufs ne lui rapportaient rien,
    S'étant lui-même ôté le plus beau de son bien.
    Belle leçon pour les gens chiches :

    Pendant ces derniers temps, combien en a-t-on vus
    Qui du soir au matin sont pauvres devenus
    Pour vouloir trop tôt être riches ?

    Jean de La Fontaine... Les Fables

  • Le monologue d'Hamlet et pastiche

    Le monologue d'Hamlet (French)

    Être, ou ne pas être, c’est là la question. Y a-t-il plus de noblesse d’âme à subir la fronde et les flèches de la fortune outrageante, ou bien à s’armer contre une mer de douleurs et à l’arrêter par une révolte? Mourir.., dormir, rien de plus... et dire que par ce sommeil nous mettons fin aux maux du cœur et aux mille tortures naturelles qui sont le legs de la chair: c’est là un dénouement qu’on doit souhaiter avec ferveur. Mourir.., dormir, dormir! peut-être rêver! Oui, là est l’embarras. Car quels rêves peut-il nous venir dans ce sommeil de la mort, quand nous sommes débarrassés de l’étreinte de cette vie ? Voilà qui doit nous arrêter. C’est cette réflexion-là qui nous vaut la calamité d’une si longue existence. Qui, en effet, voudrait supporter les flagellations et les dédains du monde, l’injure de l’oppresseur, l’humiliation de la pauvreté, les angoisses de l’amour méprisé, les lenteurs de la loi, l’insolence du pouvoir, et les rebuffades que le mérite résigné reçoit d’hommes indignes, s’il pouvait en être quitte avec un simple poinçon? Qui voudrait porter ces fardeaux, grogner et suer sous une vie accablante, si la crainte de quelque chose après la mort, de cette région inexplorée, d’où nul voyageur ne revient, ne troublait la volonté, et ne nous faisait supporter les maux que nous avons par peur de nous lancer dans ceux que nous ne connaissons pas? Ainsi la conscience fait de nous tous des lâches; ainsi les couleurs natives de la résolution blêmissent sous les pâles reflets de la pensée; ainsi les entreprises les plus énergiques et les plus importantes se détournent de leur cours, à cette idée, et perdent le nom d’action... Doucement, maintenant! Voici la belle Ophélia... Nymphe, dans tes oraisons souviens-toi de tous mes péchés.

    Traduction François Victor Hugo

    Monologue du cocu électoral 

    Faire ou ne pas faire? Cest là, le doute ! Y-a-t-il plus rentable que de subir une grève et des affronts dans la rue ou bien manifester contre le monde du travail pour se battre pour un programme et un vote ? Elire! Voter! Gouverner! Rien de plus et dire que par cette élection nous mettons fin à toutes les contestations et aux mille doutes qu'expriment les électeurs qui sont ces électeurs fidèles, C'est là un résultat électoral que l'on doit attendre... Elire ! Voter! Voter!  Oui Peut être, être satisfaits de notre vote, Oui là est le problème! Car quels programme peux nous venir de ce vote, de cette élection quand nous avons consciemment mis notre bulletin dans l'urne? Voilà qui devrait nous faire douter,  cette réflexion là qui nous vaut la grand incertitude  en politique. C'est ce sondage électoral, tout personnel qui nous vaut des politiques incompétents depuis trente ans... Quel électeur raisonnable pourrait supporter les mensonges, les trahisons de nos politiques, la non représentativité, la morgue du pouvoir, l'humiliation de lois injustes, les angoisses du dépit électoral, les lois qui défont les acquis, l'insolence de notre premier ministre et toutes les manifestations contre des lois idiotes, si elle voulaient être acceptée avec un 49.3. Qui voudrait maintenant gouverner, faire face aux contestataires dans des votes très serrés, si la crainte du chaos et du FN venus du fond des âges où nul électeur n'a jamais su si on se souvient d'un dur passé... Ainsi les choix électoraux font de nous tous des incertains devant le vote  et nous subissons des sondages qui ne nous représentent pas, et les vieille fictions de la politique disparaissent dans les illusion électorales, ainsi les programmes les plus socialistes se droitisent sous les effets des sondages, à ces concept politiques et perdent l'idée de changement... Dur! Dur! la vie maintenant! Voici le beau candidat... Rêveur insoumis souviens toi de tous tes doutes

    William  Shakespeare 1656 ... Bruno Quinchez Paris le 8 juin 2016....

  • A la manière de...

    A la manière de...

    Comme je descendais
    Les poubelles chez moi
    Je ne sentis plus l'odeur
    J'étais porteurs de vieux croutons
    Et quelques turgescences sublimes
    Je me sentis calme et serein
    Sans bousculer mes sacs
    Déjà plein d'incroyables déchets
    La poubelle était là
    Et je terminais mon odyssée
    D'incroyables voyageurs
    Viendraient vider la poubelle
    Quand ils le voudraient bien

  • Le poème, le poète et sa postérité

    Le poème, le poète et sa postérité

    Un jour il faudra bien que j'écrive le poème
    Le Poème avec majuscules, oui mais quel poème ?
    Celui-là dont on se souviendra longtemps pardi!
    Et sans ironie l'immortalité elle est à peu de frais

    Parmi tous les poètes géniaux, tous ceux qui écrivent
    Il y aura peut être un tout petit peu de moi
    Alors je reste ce vrai-faux modeste génial
    Être ou ne pas être, un grand bavard impénitent et prolixe

    Qui sais ce que demain, ce que ce poème sera
    Je sais ! un jour nous crevons tous sans rémissions
    Et tous nos beaux textes, alors, ils se baladent sans nous
    Sur tout les réseaux des sites d'Internet et des amis

    Je ne crois plus vraiment aux livres papiers
    Il est de plus en plus rare qu'un éditeur papier
    Prenne des risques pour un recueil de poèmes
    Internet et ses publications, il tue l'édition papier

    Moi ce jour je me souviens d'amis poètes
    et eux, ils sont maintenant déjà morts ou disparus
    Ceux-là, Ils nous parlaient de leurs poésies vivantes
    La réalité, elle est déjà beaucoup plus triviale

    Ne survivent jamais que ceux qui se placent
    Comme des coucous dans la mémoire des autres
    Dans des nids, les mémoires de ceux qui vous lisent
    La poésie c'est toujours de la mémoire en action

    Le vers est rimbaldien ou hugolien, mais le vers est là
    Entre la vraie admiration et la fidélité qui est donnée
    Je me souviens de ces amis poètes, ceux de mon passé
    Leurs âmes, elles sont encore là, présentes dans ma mémoire

    Et là! Pour Moi ou pour vous! je ne sais vraiment pas
    Si à part moi il y a celui qui vit et celui-là reste un ami fidèle
    Il y a des autres mémoires dans ce présent trop mercantile
    Qui donc parlera des amis poètes qui sont maintenant disparus

    Paris le 6 juin 2016

  • Réflexions, sur l'image et le verbe poétique

    Réflexions sur l’image et le verbe poétique

    Sans vouloir croire aux formules magiques émancipatrices, l’écriture, elle est tout de même plus proche de la vérité, et sans vouloir essayer de jouer les prophètes de demain, le temps de l’écrit, il est plus long et plus lourd de sens, l’image, c’est le domaine de cette icône qui est désirée, Le temps de cerveau, il est modifié par des images, cela me rappelle des passages qui sont dans l’Apocalypse, où Jean parle de boîtes parlantes ou d’idoles sans âmes, parfois un rien de beauté, cela vous plonge en adoration, et parfois nous faisons de longs poèmes amoureux sur une image, si l’image est un condensé de l’information, c’est bien son but, mais résumer un homme, à une vie et à une image, c’est aberrant, les images les plus chargées, ce sont des fleurs comme la rose, ou un objet d’adoration, comme une icône, ou bien un symbole religieux, y aurait-il quelques choses à dire sur la poésie et tous les poètes, le poète ? Il est juste un médium, un regardeur, un individu qui perçoit, verrais-je un jour ou l’autre, un poète passer de nouveau à la télévision, les poètes ? Ils ne sont pas médiatiques et ils sont parfois ennuyeux, peut-on espérer qu’un jour les humains, ils redeviennent simplement humains, j’ai plus de mal avec les gens connectés qu’avec les S.D.F. qui vivent dans la rue, je ne vois que l’absence de ces regards plongés dans leurs portables. Oui ! Cela me fait peur ! Je n’ai jamais cru que les médias de masses, ils s’individualiseraient dans les connexions, la TV, sans doute est-elle morte à cause de la publicité, mais les smartphones ce n’est pas mieux, de nos jours les poètes ils doivent savoir où sont les regards et aussi la lecture qui porte les poèmes.

  • Milly ou la terre natale... Alphonse de Lamartine et ajout personnel

    Milly ou la terre natale (I)

     

     
    Pourquoi le prononcer ce nom de la patrie ?
    Dans son brillant exil mon cœur en a frémi ;
    Il résonne de loin dans mon âme attendrie,
    Comme les pas connus ou la voix d'un ami.

    Montagnes que voilait le brouillard de l'automne,
    Vallons que tapissait le givre du matin,
    Saules dont l'émondeur effeuillait la couronne,
    Vieilles tours que le soir dorait dans le lointain,

    Murs noircis par les ans, coteaux, sentier rapide,
    Fontaine où les pasteurs accroupis tour à tour
    Attendaient goutte à goutte une eau rare et limpide,
    Et, leur urne à la main, s'entretenaient du jour,

    Chaumière où du foyer étincelait la flamme,
    Toit que le pèlerin aimait à voir fumer,
    Objets inanimés, avez-vous donc une âme
    Qui s'attache à notre âme et la force d'aimer ?...
     
    Alphonse de Lamartine  dix-neuvième siècle,

    Une petite mise à jour encore toute personnelle,
    Pour cet époque de communication très cruelle
    Je dirais  en voyant tous les portable connectés
    Objets communicants, sans vraie joie, ni humanité

    Objets connectés auriez-vous  donc aussi  une âme ?
    Cela quand on  connait toute la force dans un seul mot
    Il n' y a dans ce petit rien vécu comme un vrai grand drame
    Toute la confiance  donnée ou sa version rabougrie plutôt
     
    rajout 7 mars 2016

     

  • Notre langue

    Notre Langue

     

    Dans toutes les langues d’autrefois

    il y la langue d’ici et celle de là-bas

    J’aime tes perles de vieux mots

    De ces bijoux vieillots et anciens

     

    Ou plutôt ce copeau de bois de chêne

    Pris dans une matière très rugueuse

    D’une nature qui est encore rude

    Où toutes les choses nous parlent

     

    Oui là ! Tu parles une belle langue

    Qui est celle-là d’un vécu commun

    C’est assez simple mais moi j’aime bien

    il y a mille ruisseaux et maintes sources

     

    Dans mon passé, celui de mon autrefois

    j’avais le verlan celui de nos banlieues

    Mais qui était surtout un code calculé

    Pour pouvoir parler loin des bourgeois

     

    De nos jours, je sais maintenant un monde

    Où je sais que je n’ai plus rien à y faire

    Sans parler de ghetto, le chômage est là

    Et entre pauvres, ils se soutiennent ensembles

     

    La langue utilisée, c’est la scansion des mots

    Je sais un Rap qui est aussi un monde très dur

    J’ai fréquenté autrefois dans Paris des slameurs

    Cela aux tous débuts du slam rimé et scandé

     

    Il y avait des bons amis, des poètes vivants

    Maintenant, moi j’évite tout ce monde-là

    car Il y a là-dedans une vraie violence

    Et les gamins, ils se foutent bien de moi

     

    Car pour eux, je suis le collabo en puissance

    Eux… Ils ne savent plus dire des « je t’aime ! »

    Parce que toutes leurs histoires de cœurs

    Elles sont mal vécues comme au bordel

     

    Toute une éducation qui est à refaire

    Parce qu’il y a des territoires abandonnés

    Par des gens de cultures et de pouvoirs

    La civilisation, elle n’est qu’un bon regard

  • Plumes de mots

    Plumes de mots
     
    Pistent ils les pistons ou les pistils
    Peut être parlent il de pastilles
    Vous savez  pour les pustules
    Patiences et pertinence passives
     
    Entre la passiflore et les ellébores
    Fleurs dont les pistils prolifèrent
    Dans des prés patiemment préservés
    Par des pasteurs et des passeurs
     
    Peut être parfois je pressens aussi
    Des colis postaux et des passages
    Du postier de la poste trop pressés
    Par des problèmes de postiers patients
     
    Pascal le postier pertinent postule
    Entre un poste de petit chef
    Ou une permanence très positive
    D'une politique plutôt protestataire
     
    Moi! Je pense parfois au printemps
    aux pistils des fleurs qui s'épanouissent
    Entre le pétiole et les pétales toute blanches
    Petite fleurs qui poussent une primevère
     
    Je songe ainsi à ce temps placide
    qui trépasse et passe sans problème
    Aux frêles fleurs qui s'étiolent lentement
    Et qui fanent et deviennent fruits goûteux
     
    Là! Je m'amuse et je rigole...

     

  • Ecritures...

    Écritures

    L'auteur quelques parts
    Perdu dans les pages
    De son grand bouquin
    Disparait et il s'oublie

    Parmi toutes ses fictions
    Celles-là qu'il a déjà écrites hier
    Et toutes celles-ci qu'il écrira
    Dans un autre livre à venir

    Là il laisse quelques traces
    De lui-même ou d'un autre
    Dans tous les personnages
    Inventés ou non-inventés

    Il vacille entre rêves et réalités
    Entre un héros tout à sa mesure
    Et quelques aventures incroyables
    Alors Il mène son enquête

    Paris 9 juin 2014