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Balade en automne

Balade en automne

Dans les brumes froides d'un Paris plutôt triste de ce début d'automne un peu avant la Toussaint. Victorugueux déambulait dans le cimetière du Père Lachaise, un lieu où sont enterrés pas mal de gens célèbres... Victor, il se posait la question : trouverait-il la tombe du Poète Immortel ? Celui dont Denis soutenait avec force comme étant son seul Père artistique, je regardais donc ! Non ça ne devait pas être, le gars Abélard qui est le plus vieux dans ce cimetière...Oui ! Je ne doute pas qu'il ait été célèbre mais pour dame Héloïse, elle avait eut peut-être aussi d'autres amants et malgré tous ce qu'on disait sur lui, le gars Abélard, il ne méritait pas le titre de poète immortel... Je pensais à d'autres gens comme Jacques Brel, mais lui, le  grand Jacques, il avait préféré se faire une tombe dans un paysage de vacances, tout près de Paul Gauguin, tout là-bas aux Marquises... Je songeais à un autre personnage qui était très connu dans ce cimetière, un mort célèbre avec une tombe toujours fleurie et pleine de graffitis... Oui là ! Je pense à Jim Morrison qui se prenait parfois pour Rimbaud, mais le Jim  il avait ce petit défaut, c'est qu'il causait anglais et ça ne serait pas facile, surtout avec le prix Nobel de Littérature 2016...J'ai nommé, monsieur Robert Zimmermann, autrement dit Bob Dylan...Non ! Car Je savais déjà un empire par l'argent, puis non, je ne prendrais pas ce bonhomme comme le poète immortel du Père La Chaise... je me disais en y réfléchissant qu'il y avait pas mal d'autres candidats susceptibles d'être ce poète immortel comme dans les fantaisistes, ou des gars que je considéraient comme pas sérieux, j'ai nommé monsieur le spirite Alan Kardec et  il y avait peut-être aussi du coté du mur des fédérés, ce mur fameux qui était  surement tout plein de ces bavards immortels, des gens comme monsieur et madame Montand et aussi tous les pontes du PCF depuis les débuts... Sans doute avais-je  gardé un peu de tendresse pour une grande dame qu'était la chanteuse Edith Piaf... Une Dame du Paris de toujours, mais  j'avais  aussi gardé pour moi,  une dame qui était couchée là dans ce milieu des tombes rangée au cordeau;  je savais la tombe  de cette dame que j'aime beaucoup Madame Danièle Messia.  En me laissant allez dans les rêves et en  me baladant parmi toute ces tombes dans un automne avec brouillard ce qui est normal en automnes... Oui Là! J'en étais sûrement à évoquer toutes les vapeurs  trop sombres, tellement sinistres de cette atmosphère délétère, celle du Paris morbide du Gars Baudelaire. Puis je pensais alors que s''il y a ces choses sinistres, 'il y avait aussi des choses plus douces et du plus aimables, dans les gens qui dorment ici... Je cherchais  et le me disais  y-avait-t-il  ici, de ces musiciens français du début du vingtième siècle ? Des gens comme Ibert, Debussy, Ravel ? Et là mon âme, elle s'éclairait et elle s'amourachait alors de leurs vies  qui restent immortelles et de leurs œuvres, je ne doutais plus que  pour le titre de poète immortel,  je me disais qu'il irait bien à un de ces musiciens français des années mille-neuf-cent-vingt comme Éric Satie ou bien un de ces trafiquants de musique légères et prenantes,  des morts que j'aimais avec leurs musique de piano que j'admirais.... Oui ! C'était  bien une longue méditation qui finissait avec un peu de nostalgie, cela tout en marchant dans ce cimetière  et en songeant à quelques Gymnopédies, dont Denis essayait dans ces essais maladroits et pianistiques d'attraper la quintessence de ce son de Piano

Paris le 28 octobre 2017, quelques modification le 29 octobre 2017

 

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