Milly ou la terre natale... Alphonse de Lamartine et ajout personnel

Milly ou la terre natale (I)

 

 
Pourquoi le prononcer ce nom de la patrie ?
Dans son brillant exil mon cœur en a frémi ;
Il résonne de loin dans mon âme attendrie,
Comme les pas connus ou la voix d'un ami.

Montagnes que voilait le brouillard de l'automne,
Vallons que tapissait le givre du matin,
Saules dont l'émondeur effeuillait la couronne,
Vieilles tours que le soir dorait dans le lointain,

Murs noircis par les ans, coteaux, sentier rapide,
Fontaine où les pasteurs accroupis tour à tour
Attendaient goutte à goutte une eau rare et limpide,
Et, leur urne à la main, s'entretenaient du jour,

Chaumière où du foyer étincelait la flamme,
Toit que le pèlerin aimait à voir fumer,
Objets inanimés, avez-vous donc une âme
Qui s'attache à notre âme et la force d'aimer ?...
 
Alphonse de Lamartine  dix-neuvième siècle,

Une petite mise à jour encore toute personnelle,
Pour cet époque de communication très cruelle
Je dirais  en voyant tous les portable connectés
Objets communicants, sans vraie joie, ni humanité

Objets connectés auriez-vous  donc aussi  une âme ?
Cela quand on  connait toute la force dans un seul mot
Il n' y a dans ce petit rien vécu comme un vrai grand drame
Toute la confiance  donnée ou sa version rabougrie plutôt
 
rajout 7 mars 2016

 

 
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