Mes nouvelles deuxième partie non publiée

  • Chapitre 49 Savoir se rassasier

    Chapitre 49 Savoir se rassasier

    Pour un monsieur très religieux très bornés et qui n’a pas beaucoup d’humour le matin je mange une bonne religieuse, un nègre en entier avec un café noir le midi, je mange du hareng fumé dans une assiette triste avec un peu d’amertume pour vous dire que je ne mange ce n’est peut être pas vraiment kasher, ni halal,

    Le soir je me paye une tête de veaux avec du persil bien enfoncé dans les oreilles, Quelques fois pour faire grande bombance je tue le cochon rose et je l’éviscère, Je connais des religieux qui aiment ces graillons de porcs sans y voir de péchés et quand j’ai vraiment très faim alors je mange un jeune agneau encore tout innocent après lui avoir tranché doucement la gorge en priant fort pour qu’il ne souffre pas,

    parfois il me vient parfois l’idée de tuer un imbécile pour l’empêcher de souffrir et alors il me vient cette étrange compassion pour tous les disciples d’un Dieu enivré et calmement, moi je retourne boire au sein de ma bonne mère en buvant toutes ses paroles en espérant un jour aller bâfrer sans fin dans le grand festin commun qu’il y a tout Là-haut l’homme est bon le cochon est bon mais il n’y a rien de bon chez les dingues de Dieu

  • Chapitre 48 Équilibre

    Chapitre 48 Équilibre

    En équilibre sur le fil du rasoir, le funambule avance sur son fil, le funambule ignore la hauteur et il s’en moque pour le repos de son âme. Il met les enjeux assez bas alors qu’il est à cette distance effroyable du sol.

    Quelques personnes dans la foule espèrent le voir tomber, c’est cette monstruosité commune des spectacles de cirque. Qui donc n’a jamais rêvé de voir le dompteur se faire dévorer par les lions ?

    Mais las l’équilibriste, il continue son parcours, il la déjà parcourut des milliers de fois et le seul danger pour lui se serait d’oublier qu’il est sur le fil périlleux des funambules.

    On voit ainsi la foule fascinée qui le regarde avancer, un bruit sourd parcourt la foule. L’équilibriste désunit ses pas et il semble s’agiter d’un équilibre incertain.

    Dans les faits, l’équilibriste n’est pas serein, intérieurement il pense à sa femme, ses enfants et tout son destin de forain, car il ne sait si demain ou dans dix ans il sera encore capable. Sa femme qui lui a dit hier au soir qu’elle ne l’aimait plus…

    Dans le cœur de l’équilibriste il y a un conflit entre cette tristesse et ce doute, cela se voit et il commence à tressauter. Dans la foule il entend cette voix qu’il reconnaît bien car c’est celle de son fils de quinze ans qui lui crie : Papa fait attention !

    Le funambule se reprend, il songe alors à des choses plus agréables, les leçons d’équilibrisme qu’il donne à son fils. Il est déjà fier de ce fils lumineux qui l’aime et qui est son avenir.

    Puis en réfléchissant, il songe encore à sa femme, certes les torts sont de son côté et il va se rabibocher avec elle après ce passage délicat. L’équilibriste comme un ange sur son fil, il se calme et il marche plus sereinement. Les spectateurs s’en aperçoivent et ils applaudissent à tout rompre.

    Le funambule parcourt les derniers mètres avec toute la facilité des anges, le spectacle est fini pour lui, ce soir monsieur et madame parlerons d’avenir

    Bruno Quinchez Paris le 10 novembre 2011

  • Chapitre 47 Le Jour de Gloire (Nul à Chier !)

    Chapitre 47 Le Jour de Gloire (Nul à Chier !)

    Encore une fois le soleil rosissait les toits de Paris, les oiseaux chantaient depuis 5h et j’étais tranquillement dans mon lit bien au chaud en ce mois de mai plutôt frisquet, je n’avais pas encore décidé de me lever pour me faire un bon café, je pris donc tout d’abord un café-nazi,

    Une méthode qu’avaient inventé les Allemands dans les années de pénurie de l’avant-guerre et de la crise économique, cette méthode que j’appelais café nazi, c’était de me passer la tête sous un robinet d’eau très froide, ce qui a pour effet de vous réveiller plus sûrement qu’un bol de café serré,

    Donc après ma douche frisquette, j’enclenche la machine pour me faire le vrai, le bon café, pour le boire dans mon bol avec suffisamment de lait froid pour l’avoir à bonne température, ce jour, je le pressentais, serait un bon jour, les camions de déchargement du magasin d’en dessous avaient déchargé leurs stocks vers 6h et je décidais que ce jour de mai serait un jour qui compterait dans ma vie plutôt monotone.

    Nous étions 30 ans après 1968, les commémorations allaient bon train entre l’édit de Nantes, la 2ᵉ république et l’abolition de l’esclavage, les 50 ans de l’état d’Israël,

    Moi pour moi c’était seulement une nouvele journée qui devrait se passer telle que je le voulais, à vrai dire à 46 ans et en tant que célibataire et chômeur je n’étais pas vraiment maître de mon destin, je désirais plus que je n’agissais,

    J’avais une relative sécurité sociale qui faisait que je n’étais pas un SDF ni une force productive, ma seule production était mon imagination qui comme la folle du logis m’occupait plus que de faire allégeance à une quelconque autorité, j’aimerais bien travailler pour avoir des sous mais pas question d’avoir un chef aussi, petit soit-il

    Donc j’en étais là dans mes intenses réflexions sur mon destin, je remuais ma cuillère dans ma tasse de café quand j’entendis à la radio les résultats d’un prix que je considérais comme important celui du prix des lecteurs de radio panique,

    Radio panique est la seule radio qui avait trouvé grâce à mes yeux d’a-na-nard, car cette radio était faite par des hommes et des femmes pour les quels j’avais de l’estime la seule radio sans publicitaire qui ne parlait que des copains qui avait eu la chance de leur plaire, donc en écoutant radio panique

    J’entendis : bonjours chers auditeurs ! Nous allons parler de littératures et en particulier d’un premier roman de Mr Jean-Marie Cyprez qui je vous le rappelle à eu le prix panique par un vote à la majorité au deuxième tour, je vous parle donc de ce roman, Jean-Marie Cyprez dans son roman qui parle de notre société actuelle et plus particulièrement de son chômage qui d’après lui a permis de se libérer des contraintes du travail et de l’autorité des petits chefs,

    Bruno Quinchez 5 mai 1998

  • Chapitre 46 Désordres…

    Chapitre 46 Désordres…
    Le diable, entrepreneur des éditions du grimoire des créations infernales a vendu à l’écrivaillon ses plans secrets de la possession du monde, pour quelques sous et quelques âmes perdues dans le désespoir de l’avenir, et l’écrivain à rempli son essai de vérités, sans saveurs pour les anges des cieux qui donnaient des mots d’ordre à travers des songes,

    Plus rien n’advient des poètes, ni albatros, ni tourterelles dans la cage d’or des amoureux, les poètes ne parlent plus que de leurs fantasmes et de la peur de mourir de morts inconnues, le diable a vendu aux savants les plans formidables de l’enfer, il a montré aux biologistes comment inventé la peste moderne, pour tuer le tiers des africains et des hommes qui ne vivent pas selon l’ordre, des hommes qui sont ceux qui se croyaient en dehors des règles qu’imposent depuis des millénaires les tenant de l’ordre,

    Mille morts, pour des tentatives de s’extraire de l’humaine condition, et le diable a ri d’un rire sardonique que des hommes d’églises effrayés par leurs impuissances à soumettre ces hommes et ces femmes aux volontés trop libres, le diable a montré aux hommes de l’art comment ses plans dans l’ordre des traitements informatiques des données peuvent créer un monde sans vie, ni amour des hommes, pour gérer la vie des hommes libres,

    Le diable mécanique a rigolé, car il savait que sa mécanique sans intervention humaine lui permettra de mécaniser le commerce des marchandises que sont devenues alors pour quelques sous et quelques âmes perdues dans le désespoir de l’avenir, et l’écrivain à rempli son essai de vérités, sans saveurs pour les anges des cieux qui donnaient des mots d’ordre à travers des songes,

    Plus rien n’advient des poètes, ni albatros, ni tourterelles dans la cage d’or des amoureux, les poètes ne parlent plus que de leurs fantasmes et de la peur de mourir de morts inconnues,

    Le diable a vendu aux savants les plans formidables de l’enfer, il a montré aux biologistes comment inventer la peste moderne, pour tuer le tiers des africains et des hommes qui ne vivent pas selon l’ordre, des hommes qui sont ceux qui se croyaient en dehors des règles qu’imposent depuis des millénaires les tenant de l’ordre,

    Mille morts, pour des tentatives de s’extraire de l’humaine condition, et le diable a ri d’un rire sardonique que des hommes d’églises effrayés par leurs impuissances à soumettre ces hommes et ces femmes aux volontés trop libres,

    Le diable a montré aux hommes de l’art comment ses plans dans l’ordre des traitements informatiques des données peuvent créer un monde sans vie, ni amour des hommes, pour gérer la vie des hommes libres,

    Et le diable est heureux, car il sait que sa mécanique infernale est une mécanique bien huilée qui profitera à ceux qui lui donneront la volonté que rien ne bouge de cette mécanique inhumaine,

    Le diable a brisé le miroir de l’être, et l’homme n’est plus l’homme, mais l’image trafiquée que lui donne l’image des statisticiens menteurs qui parlent plus d’humains, mais de consommateurs ou d’électeurs ou encore et de consommateurs d’une image de soit que l’on a crée et transformée dans un but de domination des imaginaires,

    Le stade du miroir est dépassé, nous n’avons plus notre grand miroir de nos âmes, nul songe ne vient de la publicité mais toujours ce désir de nous imposer des désirs de puissance, notre enfer est médiatique nul silence pour se réfléchir, nul temps pour apprécier le souffle du vent sur une prairie d’herbes au beau mois de juillet ou le balancement du vent dans les arbres,

    Car nous sommes devenus d’une nature dénaturée, nous ne sommes plus des singes qui croient être les fils d’un père transcendant, mais des cerveaux qui pilotent des machines qui transforment cette nature qui est plus grande que nous,

    Et maintenant tous ses souvenirs d’un passé encore enfouis dans ma mémoire, je me souviens lorsque j’étais encore jeune des vacances que je passais chez mes grands parents,

    C’était dans les années cinquante et soixante ou nous prenions le train à la gare de Lyon à Paris où nous entrions dans un petit compartiment de 6 à 8 places, où pendant les 8 heures que durait ce trajet, nous dormions sans dormir,

    Et dans ce train de nui, nous rêvions des cabanes que nous ferions demain, les choses que nous ferions en cachette ou ensemble avec nos cousins…

    Quand je réfléchis à tous ces temps je me dis aujourd’hui que de temps nous avions la capacité de perdre, car si actuellement nous mettons 3 heures pour le même trajet,

    Nous avions la capacité d’occuper ce temps, sans tous les gadgets que réclament les enfants actuels pour essayer de s’occuper, je me souviens que nous jouions à des jeux d’une simplicité que même aujourd’hui je me demande pourquoi le temps nous paraissait moins long que ce temps

    Aujourd’hui qui fuit plus vite pour des choses qui exigent plus de temps de nous, certes nous faisons plus de choses, mais nous n’aurons jamais le temps de tout faire et ainsi le temps ne nous appartient plus,

    Dans les rêves de mon enfance le temps c’était celui des vacances puis quand venait le temps de l’école nous savions que nous allions changer radicalement notre choix de temps, car il fallait bosser et apprendre pour pouvoir espérer, qu’un jour nous serions ou médecin ou ingénieur ou architectes,

    Nous savions ce que nous ferions quand nous serions grands, le monde qui nous entoure était à notre image et brillait selon nos rêves,

    À cette époque la cité du fada de le Corbusier était notre exemple et nos oncles rêvaient que leurs rêves de construction soient les nôtres, il y avait de grandes folies dans les rêves de ses oncles,

    Je peux même vous citer un projet fou de ses années soixante qui étaient de faire des tours de mille mètres avec 400 étages, je peux même vous parler de ce rêve le plus fou, qui était de faire un barrage au détroit de Gibraltar, et plus loin aux détroits de messine et d’assécher ainsi la méditerranée de moins 200 à 300 mètres,

    Quand je sais à cette heure quelle catastrophe a été le lac Nasser qui a complètement déstructuré l’hydrologie de la basse vallée du Nil… Je me dis que si toutes les folies du monde sont dans la tête des gens, 

    Le diable n’a peut-être pas besoin de nous donner des conseils et que la bêtise humaine est assez grande pour transformer notre monde en enfer,

    Mais je ne saurais jamais qui je dois remercier, pour le fait que notre terre est encore vivante, car il n’y a eu nulle guerre nucléaire donc nul hiver nucléaire…

    Mais il y a bien des horreurs que j’espère provisoires comme l’horreur économique, et cette faim sur les 2/3 de la population qui a toujours existé et qui existe encore,

    Malgré moi il y aura toujours cette espérance de jours meilleurs pour tous car actuellement rien n’est irrémédiable, ni la vie, ni le grimoire du diable,

    Bruno Quinchez Paris le 17 octobre 1997

  • Chapitre 45 La Théorie Des Ensembles.

    Chapitre 45 La Théorie Des Ensembles.

    Le groupe unifié a décidé de construire l’ensemble des grands projets du plan intégré par le contrat de coordination urbain des espaces d’habitation, nous avons donc décidé de bâtir les nœuds de communications selon les directives nécessaires à la croissance espérée selon la directive du plan directeur de la structure représentative de l’ensemble des électeurs et de leurs représentants démocratiquement élus.

    Telles étaient, les décisions prises, au plus haut niveau de la hiérarchie technocratique que le premier janvier de la décennie soixante, ils prirent les représentants de la technostructure française,

    Projet des plus ambitieux, car il s’agissait de reconstruire selon les normes de l’époque et la technologie possible à cette époque, il y avait dans ces plans pharaoniques le désir d’imposer à la nature le grand projet de dévier le cours normal de la nature, entre autres projets il y avait l’idée de construire pour une France potentiellement peuplée de 100 millions de français dans les années 90,

    Le projet le plus insensé était de construire des tours de 800 m qui soient habitées par des hommes, d’assécher partiellement la méditerranée par construction de plusieurs barrages de 1000 ms de haut au détroit de Gibraltar aux détroits de Messine et de la Sicile, pour ainsi glaner plusieurs km de côte, sur les côtes de la méditerranée sur 20 km où la profondeur descendrait à moins 200 ms au-dessous du niveau de l’océan atlantique qui resterait la référence quant au niveau normalisé des mers,

    En 1960 l’Algérie restera française et le plan directeur décidé par le ministre de la reconstruction n’avait que faire des oppositions démocratiques devant les désirs de libération et des craintes devant la technologie imposée,

    La démocratie existait bien mais le pouvoir de décision n’appartenait déjà plus au gouvernement des pays européens mais à la technostructure des eurocrates de l’Europe des quinze,

    Les critères de reconstructions avaient été fermement discutés par gouvernements successifs de la quatrième république qui petit à petit n’était plus que la chambre d’enregistrement des décisions prises à Bruxelles…

    Le pape, Pie XII, était toujours au pouvoir et avait donné sa bénédiction à cette nouvelle Europe qui s’était forgé en réaction contre les deux blocs l’Amérique de Nixon et l’URSS de Kroutchev,

    La notion de reconstruction rapide pour les enfants du baby-boum était plus qu’urgente et la natalité telle qu’elle se montrait à cette époque faisait donc urgence à tous les hommes de valeur qui voulaient construire cette Europe

    Une urgence que même un Speer grand constructeur du nazisme, il n’aurait pas reniée, il fallait tout, et dans les plus brefs délais, car les enfants du baby-boum devaient avoir suffisamment d’énergie de logements et d’espace vital qu’imposait la natalité,

    Donc furent créés les chantiers de l’Europe pour une fois la France était unanime derrière les technocrates européens, il y avait bien des contraintes pour l’agriculture mais grâce à l’aide de l’Amérique de Nixon et celle des biologistes russes entre autre le prix Staline et peut être futur prix Nobel l’académicien Lyssenko, il nous avait données les bases d’une biologie économique.

    Enfin les hommes de pouvoir bien informés qui savaient désormais que l’amélioration des espèces agricoles et celle du cheptel animal, il pourrait désormais acquérir le meilleur des caractères des parents ceci grâce à l’aide de la technologie soviétique qui avait monopolisé l’espérance des agriculteurs européens

    Il courait bien la rumeur, celle-là que les américains avaient propagée comme quoi le camarade Lyssenko n’était qu’un charlatan, mais que dire de cette rumeur le grand frère américain n’était plus la référence morale depuis qu’Eisenhower avait décidé de dissoudre l’alliance nord européenne

    Car l’Europe en quatre à cinq ans, elle s’était constituée comme un vrai bloc et pourquoi aider un ennemi potentiel que représentait l’Europe des quinze…

    John Kennedy avait été battu de 500 000 voix par le nouveau président Nixon qui avait montré que son jeune challenger n’avait pas posé des intentions aussi pures que celles qu’il annonçait dans son programme. Kennedy n’était-il pas l’homme de Moscou ?

    Donc dans ce monde la grande peur était la surpopulation qui menaçait et il y avait urgence à prévoir le monde de l’an 2000 où d’après les observations les moins optimistes du club de Rome l’Europe compterait dans les années 1990-2000 plus de 600 millions d’européens dont la France cent millions et l’Allemagne réunifiée par la négociation des Européens qui étaient devenus en cinq ans la seconde puissance mondiale derrière l’empire américain,

    Une Europe de 300 millions en 1960, 150 millions espérés pour l’Allemagne réunifiée et une prévision de 600 millions pour la puissante Europe qui espérait le leadership mondial par toutes les colonies que les différents pays européens avaient encore par l’inertie des colonisés

    Et de par le fait que l’économie européenne avait besoins de plus en plus de ressources naturelles de par le monde, l’empire américain était encore leader mondial mais grâce au progrès de la science et de la technologie l’Europe des quinze serait le maître incontesté de la planète d’ici les années 1990-2000

    Ceci étant la croyance la plus répandue parmi les cercles des eurocrates et partagée par les majorités électives des peuples qui représentaient l’Europe et les colonies européennes,

    Nota bene en relisant cette nouvelle en avril 2015 je rigole ! Comme quoi la fiction,

    Bruno Quinchez Paris 17 avril 1997

  • Chapitre 44 Le monde des cornichons

    Chapitre 44 Le monde des cornichons

     Il s’assit sur le banc et il compta, compta d’abord avec ses doigts mais il ne pouvait utiliser tous ses doigts, il compta avec des cailloux qu’il nommait et qu’il mettait dans un sac,

    D’abord au début il n’y avait qu’un seul sac, puis il y en eut deux sacs, puis trois sacs, puis cinq, puis cent, puis mille,

    De nos jour le compte est à sept milliards deux cent cinquante million, et quelques-uns qu’il ne comptait plus,

    Tous ces cornichons avaient un nom, un prénom et ils occupaient tous une place importante,

    Quelques un finissaient dans des bocaux, une sorte de préservation d’immortalité pour des cornichons,

    D’autres créaient des choses importantes, comme la loi universelle sur le respect des cornichons,

    Une loi gravée à jamais dans le marbre froid des lois éternelles, ces lois avec toutes ses déclinaisons, sur le respect de la vie et toutes ses choses qui faisaient que les cornichons vivaient dans un monde civilisé,

    Pendant ce temps il y avait d’autres cornichons qui inventaient des machines extraordinaires, entre autre une machine comme la machine à voyager dans le temps et l’espace,

    Les cornichons se crurent les maîtres du monde car ils pouvaient changer l’histoire d’un simple petit saut temporel,

    C’est ainsi que le monde des humains, il avait disparu, il était à jamais remplacé par celui des cornichons,

    Il y avait encore quelques cornichons à tendances écologistes, qui étaient pour la sauvegarde de toutes les espèces et entre autres ces singes qu’on avait autrefois appelés des hommes,

    Mais ce fut un fiasco parmi les cornichons, les hommes avaient définitivement une réputation justifiée d’être des prédateurs insatiables,

    Les cornichons écolos durent se taire devant cette réalité stupide,

    Pendant un très long temps à l’échelle de notre petite planète terre les cornichons vécurent en paix, ils étaient partout dans la galaxie et l’univers environnant,

    Ils priaient tous les jours le grand cornichon celui qui est leur ancêtre, leur créateur et leur prophète éternel

    Paris le 10 mai 2014,

  • Chapitre 43 La Petite Chose Acide

    Chapitre 43 La Petite Chose Acide

     Ils s’étaient juré entre tous de ne jamais nommer cette chose mystérieuse, mais de n’en parler par périphrase

    Son nom usuel parmi tous ses adorateurs c’était la petite chose acide, mais pour les préparateurs de la chose,

    Ce n’était qu’un concombre en état de mûrissement baigné dans du vinaire, le nom direct devait être à jamais inscrit avec des majuscules

    La petite chose acide, cela restait le nom de cette indicible gourmandise depuis que la caste des cuisiniers ils avaient pris le pouvoir sur tous les religieux,

    La cuisine et ses saveurs étant la voie, le but de cette vie où toutes choses, elles avaient un goût, une odeur, un poids, une valeur,

    Les cuisiniers peu à peu, ils avaient remplacé les prédicateurs sur les postes de tv, il était vain de prêcher un monde sans goût

     La petite chose acide, elle rappelait à tous la précarité de ce monde et le plaisir partagé,

    Celui de goûter des petites choses, dans des petits pots, dans un petit monde et des petits hommes,

    Les religions ? Elles perdaient leurs heures de COM à la tv mais le monde en replacement, il n’était ni meilleur ni pire,

    L’idée de la communion qui était restées chère à certains de nos religieux, elle se retrouvait dans la consommation de la petite chose acide,

    Puis, il arriva un jour où des hérétiques sans vrais sens des valeurs gustatives, ils voulurent mettre la petite chose acide dans un jambon-beurre avec cornichons,

    Ce fut la fin de la petite chose acide et le début de la boustifaille de cornichons sans religion,

    Elle commençait avec la désacralisation de la petite chose acide

    Paris le 30 mai 2014

  • Chapitre 42 Les Guerres des Cornichons

    Chapitre 42 Les Guerres des Cornichons

    Un cornichon cosmique venu de la planète gamma trois de l’étoile Vinagrusse dans la constellation des petites choses écrites,

    Donc ce cornichon stellaire, il atterrit sur notre petite terre, toute bleue, il était bien décidé à apporter la paix universelle, bien sûr celle de sa planète,

     Il fit quelques observations sur notre planète et il vit

    Ô horreur ! Que tous les cornichons de notre plante ils finissaient dans des sandwichs au jambon beurre après avoir fait un séjour prolongé dans un bocal avec des petits, oignons

     Il se résolut à prêcher la Reconquista, le djihad, la reconquête à tous les cornichons de notre terre,

    Pour cette œuvre de sauvegarde des cornichons, il fit alliance avec les petits oignons,

    Un peuple, qui avait aussi été opprimé,

    Alors commença les terribles guerres dites des cornichons,

    Paris fut rasé promptement avec tous ses bouffeurs de cornichons,

    Ainsi que 99% des autres cités terrestres,

    Les cornichons procédant à des exterminations massives et indispensables,

    La terre, fut enfin, débarrassée des ennemis des cornichons, il ne restait plus que des petits oignons et des cornichons

    Ceux là, ils, étaient les seules espèces ayant survécu à la 6eme disparition massive d’espèces,

    Les cornichons et les petits oignons enfin libérés prospérèrent sur une terre sans prédateurs,

    Mais ! Mais ! Mais ! Au bout d’un temps pas très long, ce fut, alors la guerre entre les cornichons et les petits oignons,

    Cela pour une question de savoir qui était donc l’élu de cette nouvelle création ?

    Les petits oignons prétendant que le grand truc les avaient fait à son image alors que les cornichons qui étaient radicalement athées Les cornichons, ils soutenaient que seul et grâce à eux ce monde ils avaient changé ce monde et que sans eux il y aurait encore des prédateurs de cornichons pour les mettre dans des sandwichs jambons-beurre…

    Toute l’histoire du conflit entre les cornichons et les petits oignons hélas encore, ce fut une guerre très longue et c’est encore une autre histoire que je ne peux vous conter, aussi cela, c’est une histoire toujours à recommencer

     Paris le 3, juin 2014

  • Chapitre 40 Cryptogramme

    Chapitre 40 Cryptogramme

    Il était écrit en toutes lettres NIKTAMER,

    Je fus surpris par ce cryptogramme incompréhensible que je lisais et je me posais cette question que signifiait-il ?

    Je savais que celui qui m’avait envoyé ce message crypté il était de ces esprits simple et frustres pour qui la grammaire, le vocabulaire et l’écriture

    Cela n’était pas sa tasse de thé, sans doute voulait-il m’envoyer de ces messages indispensables du genre que fais-tu ce soir ?

    Ou encore aimes-tu les cornichons ou encore préfères-tu les pizzas ou les sandwichs ?

    Mais là son message NIKTAMER, il me laissait fort perplexe… ainsi je décomposais le cryptogramme en nikt et amer,

    Je pensais alors qu’il voulait dire que le mérinos pissait des trucs amers, mais je restais encore perplexe devant son cryptogramme ainsi je lui répondis par un autre cryptogramme elbalbeur une forme triviale pour lui dire que me moquait bien de ses trucs crypté incompréhensibles 

     Ainsi commença la guerre des cryptos et de tous ces mots incompréhensible qui voyageaient,

    Tous ceux là, que même le NSA, le FSB, le Mossad et tous les espions si forts en cryptographie… ben vous savez ! Ils n’arrivaient pas à décoder…

    Paris 14 juin 2014

  • Chapitre 39 La Femme du Jardin

    Chapitre 39 La Femme du Jardin

    Ya ! Dit-il en ouvrant son manteau très chaud ! Il restait frileusement nu sous un monstrueux manteau fait pour franchir tous les hivers possibles et à venir

    Lui !, il allait de ci et de là sans présumer de la chaleur des nouveaux jours, son corps était encore en hiver

    Quoique son cœur, il s’échaudait pour cette belle blonde pulpeuse aux petits seins bombés comme des pamplemousses sucrées,

    Des lèvres attirantes comme des mangues mûres,

    Ses yeux ? Ils étaient myosotis bleu-violets,

    Sans doute était-elle tout un jardin pour lui, avec des fruits et des légumes…

    De la tête de courge de la belle, sortait quelques paroles, fortes et sensées sur l’amour et les fruits de sa passion,

    Sans doute elle était douce, sucrée, aimable et aimante,

    Je l’appelais vanille ou parfois framboise mais parfois elle me traitait de cornichon,

    Une chose exquise dans sa jolie bouche désirée et pulpeuse aux goûts de mangue,

    Alors moi je j’appelais salade de fruit, jolie, jolie, elle avala le cornichon et cela dans un spasme de plaisir violent et forcené, avec, un soupir énorme et très long…

    Ainsi disparu le cornichon !

    Dans la, nuit de ce mois de juin celui du souvenir…

    Quelques amoureux débarquaient en lançant leurs profonds cris d’amour et de plaisir…

    La lune dans un ciel très nuageux, elle était encore pleine…

    Les jours passaient, ils étaient longs et mémoriels, on se souvenait des étoiles, des guerres, des enfants à naître et de la lumière dans les yeux des joyeux lurons des temps qui passent

     Paris le 24 juillet 2014