Chapitre 51 Ma Morte…

Chapitre 51 Ma Morte…

Je descendis à pas lents dans l’allée des résineux ombragés quelques pas au milieu de tombes grises et très usagées quelques noms gravés dans une pierre toute moussue, Je savais où était cachée sa tombe car elle m’était connue je me souvenais d’elle de ses fesses et ses seins sans manière la madone,

Elle reposait là-bas dans ce cimetière très populaire j’allais la voir pour lui porter des fleurs vives mises dans des pots quelques souvenirs qui me remontaient de son air canaille et cabot j’avais souvent pensé à elle dans mes nuits et tous mes songes, Je la savais là sous la pierre rose et quelques mots des mensonges celle-là n’était pas morte.

Oui ! Je le savais ! Et chaque nuit moi je la voyais avec un squelette tout délicat et fragile qui se couvrait de chairs car je l’aimais, Je savais qu’un jour elle reviendrait, ma vie et sa vie soient à perpette ?

Il fallait seulement qu’il y ait ce jugement et que les tombes soient ouvertes, je voyais les ancêtres qui se relevaient avec des barbichettes et des chapeaux de très belles femmes mortes trop jeune qui sortaient toutes avec leurs peaux de charmants enfants qui sortaient aussi mais sans leurs parents déjà très vieux

Parmi toutes et tous moi je la reconnus mon amour avec sa bouche et ses yeux la mort qui l’avait plutôt bien arrangée, elle avait tous mes souvenirs amoureux le soleil qui luisait sans problème avec une lumière et un ciel resté radieux sans doute je rêvais mais la vie n’est-elle autres choses qu’un rêve éveillé j’embrassais sans peur mon fantôme tant désiré tant aimé

Je me suis réveillé le squelette que je tenais dans mes bras d’une voix d’un autre monde elle me dit : encore ! Je ne savais plus qui était mort et qui était vivant dans ma vie ! Et je ne savais que si je dors et que je fermais mes yeux, je me sentais pour celle là d’un amour qui est bien plus fort,

Mais je me réveillais au petit matin et ma femme me dit il faudra que tu penses à l’électricité ! Je sais de ces amours qui résistent à tout, aux tracas du quotidien et à la mauvaise alacrité, je sais aussi des grandes solitudes vécues et des nuits infinies, de toutes ces choses qu’oublie la mort, Ce matin là !

Toute ma solitude fut rompue par un violent coup de pied une question de territoire; l’ironie de la chose c’est que je rêve encore de celle-là dans des lieux qui sont tous récurrents, mes enfants ceux que j’avais faits avec elle, ils me montraient un monde qui est tout différent je suis un Dieu je suis un roi pour ceux que j’aime mais je me moque bien de l’histoire

Paris le 18 novembre 2014

 
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