Chapitre 66 Alternances

Chapitre 66 Alternances

Soleils qui se couchent, dans des embrasements de lumières, Soleils des petits matins de brumes, avec la rosée qui passe, Soleil impérial des tropiques, sous des lumières très chaudes, Soleil de minuit, qui annonce tous ces jours interminables

Lune qui va et qui vient, Lune croissante, Lune décroissante, pleine Lune comme une femme enceinte, ou une lanterne ronde, quelques jours qui passent, les étoiles et toutes les planètes, matin pour Lucifer, et le soir pour Vesper, dans nos vies évanescentes

Un temps des astres, un temps des hommes et le calendrier, les fêtes de saints, les prévisions, pour la saison des semailles, quelques fous qui mettent leurs noms, sur des dates très amoureuses, un roi et ses sujets, l’ordre d’un monde, qui ne change pas

Un jour qui vient, et le peuple qui rêve d’un lendemain meilleur, des grands hommes, pour beaucoup de petits hommes qui meurent de doux rêveurs, sous une Lune pâle, ceux là, ils espèrent un ciel plus juste et quelques révolutions de Lunes, des absences, pour leurs destins

Je sais alors discerner dans les astres, ce que des astrologues prétendent doucement une Lune bleue, une Lune rouge et un parsemi d’étoiles, elles écrivent sur le papier de notre histoire, des histoires très violentes. Je ne sais percevoir dans ce ciel ordonné, une vraie bonté pour les hommes

Chaque matin qui vient, moi très tôt je regarde ce ciel sans nuage, je vois un Soleil qui se lève encore, sans me poser de mauvaises questions et je sais parfois, une Lune qui me parle, de temps passés sans elle ; je songe alors à toutes les Lunes de mon calendrier et j’en souris

Paris le 19 décembre 2014

 
  • Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire