litterature
Please do not change this code for a perfect fonctionality of your counter litterature
compteur gratuit pour blog
compteur de visite

Mes nouvelles

L'écrivain qui racontait une histoire

L’écrivain qui racontait une histoire

C’était un homme sans âge peut-être était-il vieux ou peut-être était-il jeune, mais quand il écrivait c’était toujours la vérité, celle de l’Histoire et rien ne le tracassait plus que de tenir compte de tous les faits des choses qu’il entendait… Cela le tracassait beaucoup de voir que ses histoires, elles s’inséraient dans l’Histoire avec majuscule… Non ! Ce n’était pas du mentir-vrai comme le pratiquait l’écrivain du parti communiste Louis Aragon… Tout ce qu’il disait que cela soit aussi tordu que ou cela paraissait assez simple cela se révélait toujours vrai et toujours vérifié par la vie commune… Son talent lui avait aussi valu quelques ennuis …

Car s’il disait toujours la vérité, alors quelques hommes de pouvoir, soit des hommes politiques ou soit des gens des médias, ils se sont dits : La vérité cela  doit rester la notre et  non pas la sienne, ils espéraient détourner son talent, pour faire de leurs idées politiques une vérité qui soit écrite par cet écrivain…

Comment cela avait-il commencé ? De ces rêves qu’il écrivait pour parler de son monde qui lui était personnel…

Quelques rêves parlaient d’un monde meilleur et lui qui était d’une bonne nature optimiste, il espérait avec une grande foi, cela chaque jour de sa vie qui passait, il avait cette foi intérieure que ses rêves se réalisent… Parfois il voyait bien ce monde qui se bloquait sur des réalités plus cruelles comme des questions d’intérêts d’argents, sur des haines ou simplement un réel vide politique, une impuissance à agir sur ce monde…

Lui, Il savait que ses rêves, ils étaient bien plus puissants que ses ennuis passagers... Car un jour qui viendrait, il savait son grand rêve enfin se réaliserait... Ce serait un monde qui serait uni et vivant en paix, un monde qui serait respectueux de toutes les vies… Lui, il savait que cela allait arriver un jour ou l'autre, mais il y avait ces quelques hommes de pouvoir qui tentaient toujours et encore de mettre la main sur les pensées de cet homme... L'avenir serait un monde qui sera fait à leur idées selon leurs concepts de pouvoir

Mais l’écrivain était-il Le Créateur ? Ou bien ce don effrayant qui lui sonnait une sacré puissance par les mots, il inventera ce monde rêvé qui échappera à toutes les emprises des pouvoirs…

Cette histoire, pour tout vous dire, elle est sans doute idiote, cela certainement ! Mais elle n’est pas plus stupide que tous les scénarios de films catastrophes que l'on nous sert depuis longtemps dans nos vies et dans nos médias… Ne pas croire que demain sera pire ou meilleur qu’aujourd’hui  car demain nous ressemble …

Se dire que la simple vérité, elle vous rendra libre, c’est déjà ce que disait le gars Jésus…Mais il faut savoir aussi ce que vous mettez vous dans ce mot libre… Un mot est trop souvent la liberté imposera sa vérité avec toute la vience nécessaire…  L’homme qui rêvait dans la nuit… Il songe à un vide salvateur comme celui de l'absence d’une autorité imposée de celle qui ne juge pas, vous savez de cette autorité venue des pouvoirs religieux qui parfois condamne et maudit par pure Bêtise…

Etre Tout nu devant Dieu, cela fait moins peur que de vous voir vous tous avec tous vos fantasmes… Cet homme tranquille, il vivait avec un profond respect de toutes les vies quelques soient-elles, les vies présentes, celles du passé et toutes celles qui viendront...

Moiteur dans le bayou

Moiteur  dans le bayou
 
C'était un monde très chaud de l'ordre de 100° F, les hommes et les femmes courraient et revenaient dans des danses frénétiques et accélérées, l'eau du bayou était encore pleine de la chaleur, cette chaleur intime de l'eau douce et grisâtre avec ses poissons chats ses alligators et ses pécheurs rebelles à toutes idées de travail dans un pays où le chômage et la poisse cafardeuse,  cela vous donnait le vrai blues et des chansons interminables sur un mal être et l'envie de se rafraîchir vite-fait... Bref d'échapper à cette poisse intime.... Une moiteur et une torpeur que des alligators appréciaient, ces  bestioles, à mâchoires en chausse-trappes ou bien des pièges à imprudents, elles chassaient des mains et des pieds mal placés  de ces rien-du-tout  laissés à leurs portées, car il fallait rester prudent ... Tom était assis là dans sa barque plate et avançait dans le bayou prudemment; il était tout  songeur en pensant à une glace à deux boules très très froides ou  bien un verre de ces sodas froids de  tous ceux-là qu'on trouve à New-York, dans les fast-food ou bien chez les marchand de glaces italiens... Mais là ! Les chaleurs moite et puissante écrasait toutes tentatives de se sentir à l'aise, il lui vient l'idée de plonger dans l'eau pourtant infestée de bestioles.... il plonge dans l'eau et aussitôt on voit des troncs d'arbres se diriger vers lui.... Mais Tom qui avait  bien u toutes les histoires de Tarzan dans  tous les magazines, il sorti son long couteau, et se fut le massacres, il se fit 10 sac en peaux d'Alligator... Après les avoir dépecés et  qu'il les ait vendu les peaux, alors il se soula pendant 10 nuits et pendant 10 jours avec du gin-fizz, de la Bloody-Mary et des glaces à la vanille.... Au bout de 10 jours après toutes ses nuits d'orgies, Tom apaisés satisfait et content, c'est à dire après s'être bien remplis la panse et avoir baisé toutes les putes du coin, il repartit sur le bayou sur sa barque en songeant tranquillement au temps passé et sur le temps qui va...Tom La terreur des alligators... C'est une légende dans cette Louisiane sous un soleil très chaud qui sent la moiteur, la sueur et une odeur acre d'eau tiède et grise

Nouvelles Partie 8... Quelques sujets que j'ai rejetés

Nouvelles Partie 8... Quelques sujets que j'ai rejetés...

Normes ISO 2007

Le 31 Décembre 2005 En préambule je vous signale la mise en place de la Norme I.S.O. 9006 conformément à nos prévisions des années 1995-1997... Je vous rappelle la définition et le but de cette nouvelle Norme...La définition de cette Norme est de normaliser les rapports humains et le but de cette norme est d’améliorer la qualité des production Humaines...voire de faciliter l’exploitation des ressources Humaines... La Production artistique est  en études et elle fera l’objet de la Norme ISO 9007 qui sera mise en place dans les années 2015- 2020 Trop de critères chaotiques sont à étudier dans les Critères de convergences esthétiques...

Nota bene en ces jours d'avril 2015 je songe à toute la mise au pas par les services de l'état français de toutes les notions de culture que cela soit les radios d'information ou que ce soit tous les services de la culture et de tous les service de l'enseignement en France... il n'y a qu'à voir le mépris de nos ministres que cela soit Madame Flore Pélerin ou bien Madame Ségolène Royale, on dirait qu'elles ne savent rien de notre belle culture française...

Oui ! Ces deux dames sont d'une grande inculture mais elles sont aux commandes et elles détruisent toute notre culture par de la pure bêtise économique...Cela sans avoir conscience du mal qu'elles font...Donc des irresponsables à juger devant le tribunal des génocides ethnico-culturels...

Le fric et la banque, ils tuent toutes les idées de la révolte... La norme qui est imposée par ces fous de l'économie, c'est celle du con-sommateur, cet idiot formaté qui jouit et qui consomme sans réfléchir des produits frelatés... Pour ces fous de l'économie, il n'y a pas d'autres réalités que la valeur marchande de la cuture...

Déjà toutes les oeuvres d'Art, elles sont dénigrées pas des idiots utiles... Je ne pense rien des entreprises de démolition de l'Art en général ! Je dis que  vouloir vendre de la merde à des prix élevés par une falsification financière de la cote de ces oeuvres, c'est falsifier l'idée de la notion de qualité artistique qui est liée à une oeuvre...

Pour certaines de ces oeuvres d'art,elles sont vendue très cher pour le marché spéculatif, les banquiers qui ont des goûts de chiottes, ils vendent, achètent et spéculent sur des oeuvres d'art vendues très chères, à cause de la cote élevée de ces artistes sur-évalués...

Non! Moi je suis désolé! Mais de la merde cela reste toujours de la merde ... A savoir que l'argent est toujours corrupteur de notre regard sur la réalité... Cet argent, il reste encore moins essentiel que notre humanité...

Un jour nous reviendrons au troc et nous oublierons toutes les mauvaise idées spéculatives qui pourissent nos vies et toutes ces variations que font nos âmes...

Bruno Quinchez Paris le 8 février 1997 rajout le 4 avril 2015

THEORIES DES ENSEMBLES.

Le Groupe Unifié a décidé de construire l’ensemble des grands projets du plan intégré par le contrat de coordination urbain des espaces  d’habitation, nous avons donc décidé de bâtir les nœuds de communications selon les directives nécessaires à la croissance espérée selon la directive du plan directeur de la structure représentative de l’ensemble des électeurs et de leurs représentants  démocratiquement élus.

Telles étaient,  les décisions prises, au plus haut niveau de la hiérarchie technocratique que le Premier janvier de la décennie  Soixante prirent  les  représentants de la technostructure Française... Projet des plus ambitieux car il s’agissait de reconstruire selon les normes de l’époque et la technologie possible à cette époque, il y avait dans ces plans pharaoniques le désir d’imposer à la nature le grand projet de dévier le cours normal  de  la nature, entre autres projets il y avait l’idée de construire pour une France potentiellement peuplée de 100 Millions de français dans les années 90...

Le projet le plus insensé était de construire des tours de 800 ms habitée par des hommes d’assécher partiellement la Méditerranée par construction de plusieurs barrages de 1000 ms de haut au détroit de Gibraltar aux détroits de Messine et de la Sicile, pour ainsi glaner plusieurs km de côte, sur les côtes de la Méditerranée sur 20 km où la profondeur descendrait à moins 200 ms au-dessous du niveau de l’océan atlantique qui resterais la référence quant au niveau normalisé des mers...

En 1960 l’Algérie restera française et le plan directeur décidé par le ministre de la reconstruction n’avait que faire des oppositions démocratiques devant les désirs de libération et des craintes devant la technologie imposée... A cette époque Le général de Gaulle n’était pas revenu au pouvoir et la technocratie européenne, qui s’était constituée en quatre a cinq ans, était plus forte que la volonté des peuples, la démocratie existait bien mais le pouvoir de décision n’appartenait déjà plus au gouvernement des pays européens mais à la technostructure des eurocrates de l’Europe des quinze...

Les critères de reconstructions avaient été fermement discutés par gouvernements successifs de la quatrième république qui petit à petit n’était plus que la chambre  d’enregistrement des décisions prises à Bruxelles...Le pape, Pie XII, était toujours au pouvoir et avait donné sa bénédiction à cette nouvelle Europe qui s’était forgé en réaction contre les deux blocs l’Amérique de Nixon et l’URSS de Kroutchev...

La notion de reconstruction rapide pour les enfants du Baby-Boum était plus qu’urgente et la natalité telle qu’elle se montrait à cette époque faisait donc urgence à tous les hommes de valeur qui  voulaient  construire cette Europe une urgence  que même un  Speer n’aurait pas reniée, il fallait tout, et dans les plus brefs délais car les enfants du Baby-Boum devaient avoir suffisamment d’énergie de logements et d’espace vital qu’imposait la natalité...

Donc furent créés les chantiers de l’Europe pour une fois la France était unanime derrière les technocrates européens ils y avait bien des contraintes pour l’agriculture mais grâce à l’aide de l’Amérique de Nixon et celle des  biologistes russes entre autre le prix Staline et peut être futur prix Nobel L’académicien Lyssenko nous... Enfin les hommes de pouvoir bien informés qui savaient désormais que l’amélioration des espèce agricoles et celle du cheptel animal, il pourrait désormais acquérir le meilleurs des caractères des parents ceci grâce à l’aide de la technologie soviétique qui avait monopolisé l’espérance des agriculteurs européens

Il courait bien la rumeur qu’avait propagée les américains comme quoi le camarade Lyssenko n’était qu’un charlatan mais que dire de cette rumeur le grand frère américain n’était plus la référence morale depuis que Eisenhower avait décidé de dissoudre l’Alliance Nord Européenne car l’Europe en quatre à cinq ans s’était constituée comme un vrai bloc et pourquoi aidé un ennemi potentiel que représentait l’Europe des quinze...John Kennedy avait été battu de 500000 Voix par le nouveau président Nixon qui avait montré que son jeune challenger n’avait pas posé des intentions aussi pures que celles qu’il annonçait dans son programme. Kennedy n’était-il pas l’homme de Moscou ?

Donc dans ce monde la grande peur était la surpopulation qui menaçait et il y avait urgence à prévoir le monde de l’an 2000 où d’après les observations les moins optimistes du club de Rome l’Europe compterait dans les années 1990 2000 plus de 600 Millions d’Européens dont la France cent millions et l’Allemagne réunifiée par la négociation des  Européens qui étaient devenus en cinq ans la seconde puissance mondiale derrière l’empire Américain...

Une Europe de 300 Millions en 1960,  150 Millions espéré pour l’Allemagne  réunifiée et une prévision de 600 Millions pour la puissante Europe qui espérait le leadership Mondial par toutes les colonies que les différents pays européens avaient encore par l’inertie des colonisés et par le fait que l’économie européenne avait besoins de plus en plus de ressources naturelles de par le monde, l’empire américain était encore leader mondial mais grâce au progrès de la science et de la technologie l’Europe des quinze serait le maître incontesté de la planète d’ici les années 1990-2000 ceci étant la croyance la plus répandue parmi les cercles des eurocrates et partagée par les majorités électives des peuples qui représentait l’Europe et  les Colonies européennes...

Nota Bene en relisant cette nouvelle en avril 2015 je rigole! Comme quoi la fiction...

Bruno Quinchez Paris 17 avril 1997

DESORDRES...

Le Diable, Entrepreneur des Éditions du Grimoire des Créations Infernales a vendu à l’écrivaillon ses plans secrets de la possession du monde,  pour quelques sous et quelques âmes perdues dans le désespoir de l’avenir...Et l’écrivain à rempli son essai de vérités,  sans saveurs pour les anges des cieux qui donnaient des mots d’ordre à travers des songes...

Plus rien n’advient des poètes,  ni albatros, ni tourterelles dans la cage d‘or  des amoureux, les poètes ne parlent plus que de leurs fantasmes et de la peur de mourir de morts inconnues... Le Diable a vendu aux savants les plans formidables de l’Enfer, il a montré aux biologistes comment inventé la peste moderne,  pour tuer le tiers des africains et des hommes qui ne vivent pas selon l’ordre, des hommes qui sont ceux qui se croyaient en dehors des règles qu’imposent depuis des millénaires les tenant de l’ordre...

Mille morts,  pour des tentatives de s’extraire de l’humaine condition, et le Diable a ri  d’un rire sardonique que des hommes d’églises effrayés par leurs impuissances à soumettre ces hommes et ces femmes aux volontés trop libres...Le diable a montré aux hommes de l’art comment ses plans dans l ’ordre des traitements informatiques des données peuvent créer un monde sans vie,  ni amour des hommes,  pour gérer la vie des hommes libres...Le Diable mécanique a rigolé, car il savait que sa mécanique sans intervention humaine lui permettra de mécaniser le commerce des marchandises que sont devenus l’espoir des hommes, leurs désirs et parfois leurs âmes, étincelles irrationnelles de cette lumière divine...
Et le diable est heureux car il sait que sa mécanique infernale est une mécanique bien huilé qui profitera à ceux qui lui donneront la volonté que rien ne bouge de cette mécanique inhumaine...

Le Diable a brisé le miroir de l’être, et  l’Homme n’est plus l’Homme,  mais l’Image trafiquée que lui donne l’image  des statisticiens menteurs qui parlent plus d’humains mais de consommateurs ou d’électeurs  ou encore et de  consommateurs d’une Image de soit  que l’on a crée et transformée dans un but de domination des imaginaires...
Le Stade du miroir est dépassé... Nous n’avons plus notre grand miroir de nos âmes, nul songe ne vient de la publicité mais toujours ce désir de nous imposer des désirs de puissance...Notre Enfer est médiatique nul silence pour se réfléchir,  nul temps pour apprécier le souffle du vent sur une prairie d’herbes au beau  mois de juillet ou le balancement du vent dans les arbres...

Car nous sommes devenus d’une nature dénaturée,  nous ne sommes plus des singes qui croient être les fils d’un père transcendant, mais des cerveaux qui pilotent des machines qui transforment cette nature qui est plus grande que nous...Et Maintenant tous ses souvenirs d’un Passé encore enfouis  dans ma mémoire...Je me souviens lorsque j’étais encore jeune des vacances que je passais chez mes grands parents...C’était dans les années cinquante et soixante ou nous prenions le train à la gare de Lyon à Paris où nous entrions dans un petit compartiment de 6 à 8 places, où pendant les 8 Heures que durait ce trajet, nous dormions sans dormir...

Et où nous rêvions des cabanes que nous ferions demain, les choses que nous ferions en cachette ou ensemble avec nos cousins...Quand je réfléchis à tous ces temps je me dis aujourd’hui que de temps nous avions la capacité de perdre... Car si actuellement nous mettons 3 heures pour le même trajet...Nous avions la capacité d’occuper ce temps,  sans tous les gadgets que réclament les enfants actuels pour essayer de s’occuper...Je me souviens que nous jouions à des jeux d’une simplicité que même au jour d’hui je me demande pourquoi le temps nous paraissait moins long que ce temps d’aujourd’hui qui fuit plus vite pour des choses qui exigent plus de temps de nous... Certes nous faisons plus de choses,  mais nous n’aurons jamais le temps de tout faire et ainsi le temps ne nous appartient plus...

Dans les rêves de mon enfance le temps c’était celui des vacances puis quand venait le temps de l’école nous savions que nous allions changer radicalement notre choix de temps, car il fallait bosser et apprendre pour pouvoir espérer, qu’un jour nous serions ou médecin ou ingénieur ou architectes...Nous savions ce que nous ferions quand nous serions grands,  le monde qui nous entoure était  à notre image et brillait selon nos rêves... A cette époque la cité du Fada de Le Corbusier était notre exemple,  et nos oncles rêvaient que leurs rêves de construction soient les nôtres, il y avait de grandes folies dans les rêves de ses oncles car je peux vous citer un projet fou de ses années soixante qui étaient de faire des tours de mille mètres avec 400 étages...

Je peux même vous  parler de ce rêve  le plus fou, qui était de faire un barrage au détroit de Gibraltar, et plus loin  aux détroits de Messine et d’assécher ainsi la Méditerranée de moins 200 à 300 mètres...Quand je sais à cette heure quelle catastrophe a été  Le Lac Nasser qui a complètement déstructuré l’hydrologie de la basse vallée du Nil... Je me dis que si toutes les folies du monde sont dans la tête des gens,  le Diable n’a peut-être pas besoin de nous donner des conseils et que la bêtise humaine est assez grande pour transformer notre monde en Enfer... Mais je ne saurais jamais qui je dois remercier,   pour le fait que notre Terre est encore vivante, car il n’y a eu nulle Guerre nucléaire donc nul hiver nucléaire...Mais il y a bien des horreurs que j’espère  provisoires comme l’horreur économique,  et cette faim sur Les 2/3 de la population qui a toujours existé et qui existe encore...


Malgré moi il  y aura toujours cette espérance de jours meilleurs pour tous car actuellement Rien n’est Irrémédiable... Ni la Vie... Ni le grimoire du Diable...

Bruno Quinchez Paris le 17 Octobre 1997

LE JOUR DE GLOIRE  (Nul à Chier!)

Encore une fois le soleil rosissait les toits de paris, les oiseaux chantaient depuis 5h et j’étais tranquillement dans mon lit bien au chaud en ce mois de Mai plutôt frisquet, je n’avais pas encore décidé de me lever pour me faire un bon café... Je pris donc tout d’abord un café-Nazi, méthode qu’avaient inventé les allemands dans les années de pénurie de l’avant guerre et de la crise économique, cette méthode que j’appelais café nazi, c’était de me passer la tête sous un robinet d’eau très froide, ce qui à pour effet de vous réveiller plus sûrement qu’un bol de café serré... Donc après ma douche frisquette, j’enclenche la machine pour me faire le vrai, le  bon café,  pour le boire dans mon bol avec suffisamment de lait froid pour l’avoir à bonne température, ce jour,  je le pressentais, serait un bon jour, les camions de déchargement du magasin d’en dessous avaient déchargé leurs stocks vers 6h et je décidais que ce jour de Mai serait un jour qui compterait dans ma vie plutôt monotone.

Nous étions 30 ans après 1968, les commémorations allaient bon train entre l’édit de Nantes, la 2ième république et l’abolition de l’esclavage, les 50 ans de l’état d’Israël , moi pour moi c’était seulement une nouvelle journée qui devrait se passer telle que je le voulais, à vrai dire à 46 ans et en tant que célibataire et chômeur je n’étais pas vraiment maître de mon destin, je  désirais plus que je n’agissais, j’avait une relative sécurité  sociale qui faisait que je n’était pas un SDF ni une force productive, ma seule production était mon imagination qui comme la folle du logis m’occupait plus que de faire allégeance à une quelconque autorité, j’aimerais bien travailler pour avoir des sous mais pas question d’avoir un chef aussi, petit soit il

Donc j’en étais là dans mes intenses réflexions sur mon destin, je remuais ma cuillère dans ma tasse de café quand j’entendis à la Radio les résultats d’un prix que je considérais comme important celui du prix des lecteur de Radio Panique, Radio Panique est la seule radio qui avait trouvé grâce à mes yeux d’A-na-nar car cette radio était faite par des hommes et des femmes pour les quels j’avais de l’estime la seule radio sans publicitaire qui ne parlait que des copains qui   avait eu la chance de leurs plaire, donc en écoutant Radio Panique j’entendis: Bonjours chers auditeurs! Nous allons parler de littératures et en particulier d’un premier roman de Mr Jean Marie Cyprez qui je vous le rappelle à eu le Prix Panique par un vote à la majorité au deuxième tour, je vous parle donc de ce roman, Jean Marie Cyprez dans son roman qui parle de notre société actuelle et plus particulièrement de  son chômage qui d’après lui a permis de se libérer des contraintes du travail et de l’autorité des petits chefs... 

Bruno Quinchez 5 mai 1998

BABEL 2010 (à travailler)

Que puis-je dire sur Babel et notre futur?  Des tas de choses entre autres que les hommes ont perdu tous les contacts sensoriels autres que l’image et le son...

Bruno Quinchez  Paris le 28 avril 1998

Équilibre

En équilibre su le fil du rasoir, le funambule avance sur son fil, le funambule ignore la hauteur et il s'en moque pour le repos de son âme. il met les enjeux assez bas alors qu'il est à cette distance effroyable du sol. quelque personne dans la foule espèrent le voir tomber,  c'est cette monstruosité commune des spectacles de cirque. Qui  donc n'a jamais rêvé de voir le dompteur se faire dévorer par les lions ? Mais las l'équilibriste, il continue son parcours, il l'a déjà parcourut des milliers de fois et le seul danger pour lui se serait d'oublier qu'il est sur le fil périlleux des funambules. On voit ainsi la foule fascinée qui le regarde avancer,  un bruit sourd parcourt la foule. L'équilibriste désunit ses pas et semble s'agiter d'un équilibre incertain. Dans les faits, l'équilibriste n 'est pas serein, intérieurement il pense à sa femme, ses enfants et tout son destin de forain car il ne sait si demain ou dans dix ans il sera encore capable. Sa femme qui lui a dit hier au soir qu'elle ne l'aimait plus… Dans le cœur de l'équilibre il y a un conflit entre cette tristesse et ce doute, cela se voit et il commence à tressauter. Dans la foule il entend cette voix qu'il reconnaît bien car c'est celle de son enfant de quinze ans qui lui crie: Papa fait attention! Le funambule se reprend, il songe alors à des choses plus agréables, les leçons d'équilibrisme qu'il donne à son fils. Il est déjà fier de ce fils lumineux qui l'aime et qui est son avenir. Puis en réfléchissant, il resonge encore à sa femme, certes les torts sont de son coté et il va se rabibocher avec elle après ce passage délicat. L'équilibriste comme un ange sur son fil, il se calme et il marche plus sereinement. Les spectateurs s'en aperçoivent et applaudissent à tout rompre. Le funambule parcours les derniers mètres avec toute la facilité des anges, le spectacle est finit pour lui ce soir monsieur et madame parlerons d'avenir

Bruno Quinchez Paris le 10 novembre 2011

 

Nouvelles Partie 7

Nouvelles Partie 7

LE PROGRAMME DIEU

Un : Soit le fait suivant : à savoir si la Machine ou les moyens pour voyager dans le temps existent à n’importe quelle époque de tous les temps possibles, elle a toujours existée et ceci dans tous les temps…

Deux : Si cette machine existe, ce futur par des rétroactions sur les passés peut inventer son existence…

Trois : Toutes les prophéties ne sont faites que par des voyageurs temporels

Quatre : Tous les livres saints quelques soient-ils espèrent cette existence…

Cinq : L’avenir n’est donc pas écrit, il est programmé comme une stratégie de conquête de cette existence

Six : C’est le présent qui construit l'univers et non pas ses anges du futur, à savoir l'esprit ou l'âme échappe aux temps,

Sept : Si nous pouvons détourner le programme, il faut en mettre un meilleur, sinon à quoi servirait-il ?

Huit : Le programme sera changé, si nous agissons dès à présent, mais il existera quand même

Neuf : La liberté est  de tous les présents, l’avenir n’est pas écrit et nos présents sont plus forts que les anges du Futur, rien est écrit, tout est à écrire…

Dix : Il existe des points nodaux dans le temps qui ne peuvent être changés

Onze: Le monde des voyageurs temporels un monde complexe mathémathiquement, ll existe des antiprobabilité du rétro temps qui changent les chemins d'univers, il n'y a pas d'univers parallèles mais des uchronies qui se suivent et qui ne sont jamais que des parcourts différents

Douze : L'apocalypse et tous ses anges peut être comprises comme ces uchronies successives, le présent reste le moteur des changements, à savoir que demain n'est pas encore écrit, toutes les prophéties du passé,elles ne sont jamais que des projections du passé

Projet d’écriture pour de nouvelles Nouvelles à écrire encore, tout en n’ayant pas la connaissance du futur et c’est déjà le moindre des paradoxes…

Bruno Quinchez 7 février 2005 15 mars 2015

LE PROGRAMME DIEU 2ième version

Un : Soit le fait suivant : à savoir si la machine ou les moyens pour voyager dans le temps, ils existent à n’importe quelle époque de tous les temps possibles, elle a toujours existé et ceci dans tous les temps…

Deux : Si cette machine existe, ce futur par des rétroactions sur les passés peut inventer son existence… Ce monde est un monde complexe au sens mathématique

Trois : Toutes les prophéties ne sont faites que par des voyageurs temporels, le rétro temps est basé sur des probabilités négatives, une anti-probabilité annule une probabilité d’existence

Quatre : Tous les livres saints quels que soient-ils espèrent cette existence… Les chemin parcourus sont différent à chaque action temporelles mais nous ne sommes que dans une série d’uchronies, il n’y a pas d’univers parallèles

Cinq : L’avenir n’est donc pas écrit, il est programmé comme une stratégie de conquête de cette existence, c’est avant une bataille entre diverses probabilités de futur pour exister

Six : C’est le présent qui construit et non pas ses anges du futur, le concept de mysticisme face à l’ange explique mieux ce combat entre l’ange et soi-même

Sept : Si nous pouvons détourner le programme il faut en mettre un meilleur sinon à quoi servirait-il ? Tous les croyants croient dans leurs paradis et dans un monde meilleur, l’idée de justice reste la seule durable

Huit : Le programme sera changé si nous agissons dès à présent mais il existera quand même, il y a déjà de nos jours de multiples religions qui essayent d’établir leurs monde

Neuf : La liberté de chaque présent l’avenir n’est pas écrit et nos présents sont plus forts que les anges du Futur rien est écrit tout est à écrire, la foi et le doute sont des instruments dont nous disposons pour le comprendre…

Dix : Il existe des points nodaux dans le temps qui ne peuvent être changés, Les grands mystiques, les chefs de guerres, les grands penseurs font partie de notre monde il n’est pas possible de les éviter

Onze : Les Présents sont toujours plus forts que les actions des anges, c’est le présent qui décide et non pas les effaceurs de réalités, l’idée de garantie de l’avenir tient dans la justice transcendante

Douze : A savoir que les gens religieux, qu’ils soient mystique ou croyant échappe au temps il y a dans ce monde réel des gens qui sont de tous les temps, le psychisme comme une émanation de la lumière qui est éternelle échappe aux voyageurs temporels trop matérialistes

Projet d’écriture pour de nouvelles nouvelles qui sont à écrire encore dans un futur non écrit la vie reste un combat pour des chois, mais n’ayant pas connaissance du futur et c’est déjà le moindre des paradoxes…

Bruno Quinchez 7 février 2005 Paris le 30 mars 2015

 

LA THEOLOGIE COMME UNE SCIENCE EXPERIMENTALE...

 

La théologie est la science qui nous permet de parler de nos croyances et de notre manière d'arranger nos idées et de rendre cohérentes différentes croyances qui nous séparent,

Par exemple la logique contemporaine permet de démontrer l'indécidable de l'existence ou non de Dieu, un acte de foi ou son contraire sont des choix volontaires de notre libre volonté, de même en bonne logique…

Pour le chrétien ou le juif du septième siècle, l'existence de l'islam, il est vu comme l'adversaire de Yahvé ou de Jésus, mais raisonnablement peut-on reprocher à Mahomet de faire face à la volonté d'hégémonie, de l'empire chrétien, sur l'Arabie ?

 

Si nous avons ce pouvoir de rétroagir sur notre passé chose qui arrivera j'en suis sûr la machine à voyager dans le temps n'est qu'une question d'années dix ans, cinquante ans, deux cents ans mais, je suis sûr que nous y arriverons...

Par-là même nous pourrons dire que Dieu est issu du futur par des anges voyageurs, je suis conscient de jouer dans le terrain de monsieur Raël

Mais n'oublier jamais que la technologie actuelle est déjà de la magie pour nos ancêtres…

Inventer un engin capable d'agir ce n'est plus une question de théorie mais de moyens, des contemporains remonteront le temps

Bruno Quinchez Paris le 30 mars 2008

LE SERVICE SPATIO-TEMPOREL DES APPARITIONS DE LA CITEE

DU VATICAN…

La section des affaires passées…

Ce service a été créé par la société des gens de sciences de la citée du Vatican et il concernait les services des archives, la section de sociologie chrétienne catholique et la section détachée du Laboratoire CNRS de Genève, sa fonction était modifier l’Histoire et en particulier empêcher les catastrophes concernant l’église catholique, ce petit comité de savants et d’hommes d’églises se réunit pendant dix ans mais elle dut s’arrêter à la mort du pape ayant sollicité l’organisation des nations unies,

Ces travaux consistants à créer par des apparitions dans le passé à divers endroits du monde de créer des mythes, des lieux de foi, des lieux où soit disant Marie apparaît…

Mais le manque d’études approfondies de la psychologie profonde des pays comme l’Afrique ou l’Asie marquèrent la fin de la première équipe qui ne sus faire face à la mentalité africaine notamment lors des apparitions de Mille-neuf-cent-quatre-vingt-un à Kibeho où les voyants prirent le dessus verbalement sur les appariteurs mal expérimentés face à la psychologie et le verbe débordant issus des voyants…

Les conséquences historiques montrant la nullité des résultats cette section des affaires passées... Elle fut dissoute trois ans après sa création….

Donc elle n’a jamais existé et elle n’existera pas…Circulez! Il n’y a rien à voir….

Bruno Quinchez Paris le 6 septembre 2008

 

LA PREMIERE GUERRE DANS L'ESPACE INDE-CHINE

La première guerre spatiale eut lieu en entre la Chine et l'Inde pour une question de frontières sur les territoires de Lune... La Lune réoccupée par l'homme dans les années 2030-2040 Cette Lune où ces deux puissances spatiales et nucléaires voulurent freiner l'hégémonie de l'autre...

 

Il y eut un échange de dix missiles thermonucléaires indiens de cinq mégatonnes et de cinq missiles thermonucléaires Chinois de dix mégatonnes... Les bases lunaires visées furent vitrifiées en une fraction de millionième de seconde...Et ce fut la cause d'une grande tension sur la Terre où ces deux puissances étaient maintenant les puissances dominantes...

Pour la Russie, la Sibérie dans sa majeure partie étant passée sous contrôle chinois et les USA ne se sont pas remis de la crise des années 2010-2015. Où les Chinois étaient majoritaires dans tous les intérêts américains...Ce n'est jamais qu'une conséquence de l'endettement des américains et l’usage de ces fonds garantis dans des mains de capitalistes chinois...

L’Europe ayant des accords avec l'inde... Et c'est pratiquement l'intelligence logicielle utilisée par l'Europe qui faisait cette dépendance d'une Europe qui a mal vieilli...Cette guerre spatiale n'a pas durée plus de trois minutes Terrestres...Les missiles n'ayant aucune difficulté à traverser le relief lunaire...Ainsi cette guerre marquait la fin de la conquête spatiale, ni Chinois ni Indiens n'iront sur Mars à moins de coopérer ce qui n'est pas envisageable quand on sait les haines inexpiables de ces deux super puissances...

Pour la question des pays arabes, d'Israël et du reste du monde... Ben la réalité est bien plus cruelle... S'il n'y a plus de pétrole il y a alors moins d'intérêt pour ces pays... Et concernant la question d'Israël ? Elle ne se posait même plus...La puissance tutélaire les USA n'étant plus qu'un état de second zone dans l'ordre des intérêts chinois qui en bons stratèges qui ont compris que le monde se gère comme par des pions de go et non pas comme à la politique de poker de l'ancienne puissance américaine

Bruno Quinchez Paris le 17 juin 2009

UNE HISTOIRE ETRANGE ET IDIOTE

En l’an du podestat du miellat Bachiunark, il fut décidé que le bonheur personnel récolté lors des années d’exercice de la recherche du susdit bonheur serait impérativement transféré dans le miellat universel réservé au podestat Bachiunark…Celui-ci trouvant que l’état dans lequel était arrivé la société permettait d’arriver à un nouvel état encore plus prometteur dit de la Bouchamiark attitude…

Le bonheur étant une conquête d’un pouvoir par le bonheur de se sentir bien dans sa peau…Le podestat voulait par sa suprême essence faire parvenir tous les individus de sa ruche à cet état supérieur où lui le grand Bachiunark était arrivé…Étant donné que rien n’était plus parfait que d’avoir une Gollex acquise comme la preuve du bonheur suprême avant l’âge de vingt lunes…

Désormais tous les antis Bachiunark seraient exécutés par la privation de bonheur…Ce qui les exclurait définitivement du miellat on ne dirait plus qu’ils étaient beaux, bons, aimables et tout ce genre de chose mais qu’ils n’étaient que des salauds de pisse vinaigres démunit de la plus petite notion du bonheur parfait du grand podestat du miellat de la ruche...

Bruno Quinchez Paris le 21 octobre 2009

 

CONTACTS AVEC (….)(les ambassadeurs de Dieu)

Vers l'an dix mille de l'ère chrétienne…Les hommes arrivèrent à de nouvelles limites de l'univers et ils abordèrent les grandes civilisations galactiques, l'empire cosmos Terrestre aborda ces nouvelles civilisations sur le même plan d'égalité que le furent les civilisations chinoises et indiennes en leurs temps…

C’est à dire qu’au environ de l'an mille quatre cent quatre-vingts, c’est alors les premiers navigateurs européens arrivèrent à contourner le blocus que faisaient sans faille l'islam et sa religion d’absolus, il n'y avait pas de place pour deux dieux c'était soit le christianisme, soit l’islam…Je dis donc que les premiers contacts avec une civilisation aussi étendue que l'occident chrétien se firent au quinzième siècle avec des voyageurs qui contournent l'empire de l’islam…

Donc pour les premiers contacts avec (….)… Sachez que dans mon temps sans bavures... J'en étais à l'an dix mille ou la civilisation humaine arrive à de nouvelles limites….

 Sachez que certes il y eut des civilisations de cueillettes comme les indiens d’Amériques les diverses civilisations de chasseurs-cueilleurs mais aucunes technologies semblables à la notre…

 Et alors dans cette Année dix mille de l'ère chrétienne arrivèrent les télépathes de la civilisation de (...)  Une civilisation qui doit être non nommée et non nommable car elle est inexistante à notre époque du vingt et unième siècle... Nous sommes en l'an dix mille et l'empire cosmos Terrestre arrive aux limites de la galaxie...

 En effet les voyages intergalactiques même avec des moyens techniques très avancés sont devenus le problème majeur là il y a des espaces en millions d'années lumière et aucune technologie connue ne peut faire face…

 Mais à l’avant poste de l'empire arrivent ces inconnus qui ne sont plus nos anges classiques, ni des démons d'un monde soumis. Ils nous parlent de l'ailleurs absolu, de l'au-delà des frontières célestes...

 Toute la théologie des cosmos théologiens ne suffit plus pour expliquer les nouveaux concepts…Le concept de non nommé est pris pour cause de l'origine divine de ses êtres d'ailleurs mais tous les cosmos théologiens ne sont d'accord sur même pas le centième de ce qui se dit alors…Et c’est une véritable absence totale de concepts applicables dans ce cas…

 Alors des postes d'ambassadeurs envers (...) sont créés par le conseil de gestion galactique pour éclairer nos futurs rapports politiques avec ces nouveaux venus… Les tenants, d'un Dieu unique, croient toujours être capables de parler à ces nouveaux venus …

 Alors que même le concept de Dieu issu de la logique théologique interne de la vie commune Terrestre à depuis longtemps disparu au profit des jardins de l'homme…Les hommes se retrouvent ainsi dans les jardins de Dieu...

 Mais Dieu dans tout ça ? Ben ! C n'est plus qu'une coquille vide de toutes réalités… Le projet Dieu ayant tellement bien marché et cela au de-là de toutes espérances…

 Il n'y a plus de raison d'invoquer un Dieu extérieur dans un Ciel que nous occupons maintenant physiquement... Où se trouve donc Dieu ? Les théologiens s'étant mis d'accords pour dire que nous sommes les enfants de ce Dieu... Et qu'ainsi Dieu c'est aussi nous tous...Tous ceux là qui sont dans notre entière humanité et ce n'est plus une force lointaine qui nous échappe...

Pour le contact avec (... ) les ambassadeurs nommés avaient en face d'eux des télépathes...Une réalité des contacts qui aidaient grandement...A savoir que considérer comme très différents de nous ces êtres qui avaient des concepts aussi vastes que les nôtres...Ben! Ce n'était pas possible, ni de les inclure dans notre logique cosmos Terrestre...

 

Combien de civilisations extraterrestres évoluées furent-elles incomprises par nous humains ? N’avons-nous jamais songé à parler à une fourmi ou une abeille ? N’avez-vous essayé de comprendre un éléphant ou une baleine ? Mais là, la différence résidait dans la télépathie...

La télépathie qui permet des contacts directs et compréhensibles et ne pouvait excuser l'ignorance En effet les nouveaux concepts étaient facilement compréhensible car exprimé de manières communicables par ces mêmes télépathes…

Je suis le futur ambassadeur des (... )... Ces gens de l'au de-là des frontières... Des étranges étrangers qui sont à venir dans l'immense firmament et porteurs de myriades de concepts non humains…

Bruno Quinchez Paris le 16 novembre 2010

LE MESSIE DE LA REPUBLIQUE

En l’an trente de l’empire républicain fut guillotiné Emmanuel le juste, messie de l’empire républicain, sur le mont des martyrs, à Paris, un lieu appelé anciennement montagne sainte Geneviève…

Le gouvernement républicain français ayant emporté toutes les victoires et n’ayant pas tué ses dirigeants ceci dans une période que nous nous connaissons actuellement sous le nom de Périodes de la Terreur…

Il s’ensuit que Bonaparte n’a jamais existé et que les armées républicaines ont été invaincues suffisamment longtemps pour établir un empire qui s’étend sur toute l’Europe et toute la méditerranée…

Le péril du dictateur étant écarté par le fameux Emmanuel le Juste qui de l’an dix à l’an trente il a prêché la réconciliation entre les peuples et avec l’Être suprême Sa non-violence très active est à l’origine d’une religion avec un symbole qui représente une petite guillotine, Schématisée sous forme de rectangle avec une petite ouverture…

Les disciples considèrent parfois qu’il faut comme le maître se libérer en se détachant de sa tête mais peu de radicaux extrêmes l’ont suivi jusqu’au bout…Car il y a encore cette petite réserve de partir dans le ciel de l’Être suprême, en se coupant la tête, pour mieux se libérer…

 La philosophie d’Emmanuel le juste est assez simple, la justice en est le primat de toutes vies, morales et tous les pécheurs doivent être exécutés par la guillotine à savoir qu’il faut être juste donc être pur de tout mal…

 NB il y eut des fleuves de sang mais la notion d’état juste fut imposée par son église dite Église de la justice de l’Être suprême et avec l’aide de ses assesseurs, les saints de la justice…Maintenant allez savoir pourquoi Emmanuel le juste, fut-il guillotiné ?

 Ben cela simplement pour avoir proclamé une justice qui ne faisait pas d’exceptions parmi ses justes et ses injustes… Les justes ceux qui protestaient contre la tyrannie étaient encore plus souvent guillotinés parce qu’ils étaient des gêneurs dans la vie commune des saints de la justice…

 Ainsi cela dura pendant ans ce gouvernement des justes…Un gouvernement qui s’effondra pour des raisons économiques et qui fut remplacé par une restauration d'un roi... Et ce roi de France qui fut élu par le peuple français dans son ensemble... Ben ce fut Louis le dix-septième resté populaire dans la population française excédée de cette justice expéditive...

 

Louis XVII, dit l'exilé, un vieux roi âgé de Soixante ans, ceci dans les années mile huit cent trente du vieux calendrier…Le roi Louis XVI ayant réussi à se réfugier en Angleterre qui ne fut jamais envahie par le gouvernement des justes…

 De nos jours il y a encore des adeptes d’Emmanuel le juste qui porte en sautoir sa mini guillotine rectangulaire avec une place trouée pour la tête...Ceci comme les chrétiens qui portent aussi une croix...À savoir pour des gens qui oublient totalement les symboles de mort que sont ces instruments de leur foi...

 Bon ! Cette histoire est un peu idiote, j'en conviens bien...Mais imaginez que le gars Jésus de Nazareth, ben qu'il soit mort étranglé par un garrot soit empalé sur un Pal...La guillotine n'existait pas mais une bonne épée bien aiguisées lui aurait décollé sa tête...  Et alors quelle aurait été le symbole chrétien ?

 Les premiers chrétiens et ceci jusqu'au quatrième siècle après la crucifixion de Jésus ne représentaient jamais la croix car elle était pour eux un symbole de mort très puissant et l'empire romain en avait fait une punition suffisamment spectaculaire pour que les foules ne se révoltent pas...  Alors une guillotine? C'est au minimum aussi monstrueux qu'une croix !

N.B; Je pratique ici un humour très noir n'en déplaise au curés et aux  anticléricaux 

Bruno Quinchez Paris le 17 janvier 2011

 RENCONTRES AVEC NOUS-MEMES

 Un jour de février de l'année deux mille dix je rencontrais un homme bizarre qui prétendait venir d'un lointain futur situé à un millénaire dans le futur…Je lui demandais ce qu'il avait vu de spécial depuis notre époque actuelle…

 Alors l'homme du futur me parlait de notre civilisation occidentale morte dans les années deux mille vingt et à la quelle avait succédée la brillante civilisation de Galaxity-Deux…

 Galaxity-Deux étant une ville Terrestre de notre monde actuel toutes en développement de nos jours et cette ville renfermait un savant qui était maintenant honoré dans toute notre galaxie qui était maintenant habitée par des humains…

Ce savant Mario Maginot avait enfin pu dépasser la théorie de la relativité déjà bien mal en point en démontrant que les mécanismes de déplacements dans ce fameux espace temps, ce n'était que des problèmes de mécanique des fluides et que le mur de la lumière et le voyage dans le temps ne sont que des problèmes mathématiquement, mal posés par un savant du vingtième siècle…

Bref le voyageur du futur me disait que tout cela était possible à la condition de revoir de fond en combles les bases mathématiques du vingt et unième siècle que d'abord quasi tous les postulats de la relativité  qui sont faux et qu'ils sont à réviser avec de nouvelles bases de mathématiques…Le plus commun des présupposés est la relation supposée entre causalité et espace réel alors que notre monde est complexe au sens mathématique…

 

 

 

Pour en savoir plus je lui demandais si nous avions trouvé d'autres civilisations extraterrestres ? …

Sa réponse fut étonnante. Non! Ils n'existaient pas d’extraterrestres ou si nous considérions les fourmis et les dauphins comme des formes de civilisations extra humaines, et que dans ce monde là il n'existait pas de civilisations extraterrestres intelligentes dans le sens commun que nous donnons à l'intelligence, que nous étions encore bien les seuls dans ce gigantesque univers... Et que le fameux E.T. de Spielberg n'avait jamais été rencontré, notre univers était désespérément composé d'humain...

Je souris et tout en caressant mon chat je lui posais intérieurement cette question et minou me répondit que le voyageur était un imbécile et que l'homme n'était pas digne de son monde, dans ce monde terrestre il parlait lui, matou matois, à tous les êtres vivants et que même lorsqu'il chassait les souris et les oiseaux il leur demandait pardon avant de les manger, vous les hommes vous êtes inaptes à comprendre certaines choses, vous êtes des monstres d'égoïsmes, de technologies hasardeuses et de monstrueuses horreurs envers les autres espèces vivantes, vous n'êtes pas dignes être les rois de la création...

 Je souris encore mon chat n'avait pas tort,

 Je repris donc la conversation avec mon voyageur du futur et pour cette civilisation prodigieuse quel en était le moteur pour l'action il me répondit que le temps des missionnaires était bien passé car il n'y avait pas d'extraterrestre à convertir, les missionnaire qu'ils soient religieux ou des éthologues, donc peu d'homme de sciences se sont intéressé aux autres êtres vivants, le vrai moteur de la civilisation cela restait le profit et l'exploitation des richesses au profit de Galaxity-Deux…

 Cette civilisation qui avait succédée faisaient de la Terre un nouvel Eldorado mais quelques colons protestaient contre la destruction des nouveaux écosystèmes, toutes les espèces extra Terrestres n'avaient pas mieux été traitées que ce que nous avons fait aux espèces Terrestres...

 

Je lui posais dont cette question: êtes-vous heureux de cet état de fait ? Curieusement son air se renfrogna, il me dit non dans les faits je suis un ancien colon du parti écologique d'Altaïr et le but de mon voyage est de tuer Mario Maginot avant qu'il change la donne et nous permette le voyage spatio-temporel…Je lui répondis alors que seul le destin est maître et que Mario Maginot inventera bien sa théorie mais que jamais sur notre Terre nous avions eut une perspective aussi brillante…

 Ce à quoi mon chat en me griffant me dit : Espèce d'imbécile !

 

A ce jour d'avril 2012 Mario Maginot n'existe plus il a donc déjà été liquidé par ce voyageur du futur. Ce qui est encore un paradoxe... Donc nous vivons dans une nouvelle uchronie celle d'une terre limitée dans l'espace et le temps … Notre toute petite Terre  tellement limitée

 Encore qu'il soit rare de demander des comptes à un super prédateur qu'est l'Homme qui depuis qu'il n'a pas de compte à rendre se comporte comme un irresponsable en pillant toutes les ressources...

 A savoir que l'Homme a déjà détruit plus de vies qu'il lui n'est permis par une gestion saine de la terre et ceci par pollutions diverses, destructions idiote et irréversibles, et une mauvaise gestion de la Terre...  Ceci sans jugements moraux... L’Homme n'est pas digne d'avoir des territoires de chasses sans limites et les pieuvres d'Altaïr resteront longtemps seules sur leur planète

 

Certes nous irons bien dans les étoiles mais nous n'irons pas sans morale vis à vis des extraterrestres. Donc pas de destructions de l'univers vivant à la manière de ces prédateurs humains de Galaxity-Deux

Bruno Quinchez Paris le 21 décembre 2011... Deux rajouts de fin le 24, 26 et le 28 avril 2012

 

Nouvelles Partie 6

NOUVELLES PARTIE 6

LE MARTIEN

 Kévin Martin a été envoyé par sa société Net-Project-Prospective à Plougalass-Ker-Aven, petit village de la campagne bretonne, qui vit encore aux rythmes, d’une agriculture soucieuse de la nature, en cette année 2015 où le monde de la communication est tout... Et tout ce qui n’est pas in, es obligatoirement out.

 Le but de son enquête est d’augmenter le marché des produits bretons dans les milieux hyper-connects de la culture planétaire. Cette enquête étant sponsorisée par la chambre d’agriculture de l’extrême Bretagne et le syndicat de la Fédération des Agriculteurs Respectant une Motivation Écologique Responsable, autrement dit la FARMER.

 Ce syndicat veut faire savoir que des hommes comme Sébastien Le Quermel, agriculteur écologique est un homme heureux et qu’il vit bien de cette agriculture donc Sébastien Le Quermel est le représentant typique d’une agriculture qui respecte la nature, aussi Sébastien Le Quermel est un membre représentatif de la FARMER.

 Nous sommes en l’an 2015 et c’est donc l’histoire de cet humain hyper-connect qui va à la campagne où la vie malgré les progrès de la technologie qui existe dans le monde in, n’ont pas encore affecté le rythme des saisons liées aux travaux de ce monde agricole, c’est le choc de deux civilisations entre celle qui voit passer le temps et celle où le temps n’est un obstacle que l’on doit gérer en le contournant par une fluidité de gestion des paramètres.

Donc Kévin arrive dans sa Spécial-Elec voiture des années 2010, après avoir déconnecté son ordinateur de bord, il descend de sa voiture et va chercher dans ce village de bouseux, l’item dénommé Sébastien Le Quermel, il est au milieu, de la place du village, entre l’église typique, de ces villages de Bretagne, avec ses figures sculptées dans une pierre sombre et dure.

Mais comme Kévin n’a que peu d’accessibilité de temps dans son planning, il est un peu perdu dans ce village de ploucs restés au vingtième siècle. Il regarde autour de lui, puis il voit, Mme Kermeur à laquelle il pose cette question :

- Salut ! Où puis-je avoir contact avec Sébastien Le Quermel ?

La Dame Kermeur à l’air un peu étonnée devant la brutalité de la question alors elle lui répond :

- Qu’est-ce que vous lui voulez jeune homme ! Je ne connais pas de lieux autre que le bistro où le Sébastien passe de bons moments vers les six ou sept heures du soir lorsque sa journée est finie mais en ce moment je pense qu’il doit être dans ses champs !

- Merde de putain de péquenaud, et je dois perde jusqu’à dix heures avant d’avoir mon contact avec ce plouc !

Il fait un sourire et dit à la dame Kermeur :

- Bien ! Je vais attendre mais où puis-je communiquer à flux modulé?

Madame Kermeur surprise ne comprend pas tout de suite la question et elle lui demande de bien vouloir reposer sa question et Kévin Martin lui dit :

- Ici ! Téléphoner c’est possible ?

Madame Kermeur lui répond :

- Ici ! Si c’est la campagne, ce n’est tout de même pas la brousse et elle dit aussi qu’elle croit bien que le café dispose d’un objet que l’usage courant appelle téléphone !

- Merci ! M’dame ! Excusez si vous n’entravez que dalle mais j’ai peu l’habitude des milieux campagne !

Madame Kermeur sourit puis lui dit :

- Mon pauvre monsieur je crois bien que vous avez perdu l’usage de vos sens et je vous plains bien !

 

Kévin se rue sur le téléphone, c’est un vieux téléphone mural encore à cadran et se pose la question :

- Comment çà marche déjà ces antiquités !

Il va voir le patron du bistrot et lui dit :

-Comment elle marche votre antiquité ?

Le patron lui répond :

- C’est simple monsieur vous me donnez le numéro que vous désirer et je vous donne la communication !

Kévin lui répond :

- Pas possible de se connecter au réseau avec votre téléphone ?

Non ! Lui répond le patron,

- La seule possibilité que vous ayez c’est de parler de vive voix avec votre interlocuteur.

- Merde de putains de Péquenauds ! Jure Kévin. Et pour bouffer c’est possible ?

- Oui ! Lui répond le patron. Allez donc chez Julie Lescaut, c’est un restaurant tenu par une parisienne venue dans les années quatre-vingt-dix et qui est restée au village, peut-être qu’avec elle vous aurez plus de chance qu’avec moi il me semble bien qu’elle ait aussi fréquenté ce que vous appelez le Cyber espace, peut-être même vous aura-t-elle cette connexion.

- Et quelles sont ses références, dit Kévin ?

Le patron surpris lui répond qu’il la connaît depuis vingt-cinq ans et qu’elle possède de très bonnes références !

- Non dit Kévin ! Où elle crèche ?

Le patron semble entrevoir un début de signification dans la communication Kévinienne et il lui répond :

- Je crois qu’elle habite aux 23, rue des bons enfants mais que si voulez manger dans son restaurant, il se trouve à deux rues d’ici.

- Merci vieux dit Kévin, et à proche !

Kévin est sur la place et il cherche parmi toutes les rues avoisinantes le restaurant Julie Lescaut,  au bout d’un quart d’heure il trouve enfin ce qu’il cherche. La patronne est là et il lui demande

 - Qu’est-ce que vous proposez à bouffer !

 La patronne une maîtresse femme lui répond :

- Ici, c’est un restaurant végétarien vous n’aurez que des produits naturels, nous pouvons tout de même vous proposer des gratins de courgette et des galettes de sarrasin Etc. Et tout cela accompagnée d’un cidre maison dont vous me direz des nouvelles !

- Merde ! Se dit intérieurement Kévin je suis tombé sur une rombière restée baba-cool mais le principal c’est que je puisse me connecter en lui demandant gentiment…

- Bien ! Alors se sera une omelette avec fromage et un peu de votre excellent cidre…

La patronne sourit de satisfaction et pose la question

- Qu’est-ce qui nous vaut que vous soyez là ?

Kévin répond :

- J’fais une enquête sur un de vos concitoyens !

La Patronne dit

- Et qui est-ce donc ?

Kévin répond :

- Un bouseux du nom de Le Quermel.

La patronne choquée lui dit

- Si vous considérer mon Sébastien comme un bouseux vous me faites l’effet d’un extra Terrestre qui débarquerait dans notre bon petit coin. Le Sébastien c’est mon homme et ce n’est pas un parisien comme vous l’êtes qui viendra me le critiquer par des opinions toutes faites !

- Excuse M’dame mais quel est votre blaze ?

- Avant d’être avec mon Sébastien, j’avais le nom de Julie Rodriguez et comme vous dites mon blaze maintenant c’est Julie Le Quermel femme de Sébastien Le Quermel.

- Putain ! C’est mon jour de jack- pot ! Faut que j’tombe sur la meuf de mon item ! Vous tombez bien madame ! J’aurais quelques questions à vous poser sur votre homme, en effet je suis sponsorisé par la chambre d’agriculture de chez vous et par la FARMER, ceci pour vous faire un Max de pub dans les milieux hyper-connects. J’espère que ça vous branche un Max M’dame Le Quermel ?

- Peut-être jeune homme ! Mais cela ne vous ennuierait-il pas d’avoir un vocabulaire accessible au commun des mortels ? Si vous me parlez codé, il va falloir que j’achète un décodeur et l’ennui, c’est que si je ne suis plus parisienne depuis 30 ans,

 C’est,  je le crois bien à cause des personnages de votre espèce que j’ai quitté Paris. C’est à cause de l’ennui de devoir mettre un décodeur à chacun de mes contacts. En quelques mots : Parlez simple, si cela vous est possible !

Je n’ai plus la patience d’avoir un dictionnaire français courant, français branché. J’ai quitté Paris depuis vingt-cinq ans et en ce qui concerne l’usage de votre argot, je suis restée au verlan de mes vingt ans.

- M’dame Julie ! Je vois que vous avez du répondant je ne poserais que des questions sur votre item et sur vous, depuis quand êtes-vous mariée ? Quel est le nombre de vos enfants et pouvez vous me donner une bonne raison d’acheter chez vous ?

Julie Répond :

- Je suis pacsé depuis quinze ans avec lui, j’ai trois enfants de lui et la seule raison qui me fait aimer ce village, c’est le fait de ne plus voir de martiens comme vous !

A ces mots le Martien repartit sur sa planète dans sa soucoupe volante et il se remit à communiquer sur son ordinateur de bord. Il dicte la conclusion de son enquête :

-Les habitants de Plougalass-Ker-Aven sont à ranger dans les rangs des irréductibles car ils ne s’intéressent assez peu à la communication rapide de notre société Net-Project-Prospective et la seule chose qui les intéresse, c’est leur tranquillité en dehors de notre système de communications.

Bref ils ne se font marginaux que dans la mesure où la technologie ne s’occupe pas de leur système d’approches sociales de l’économie. Je conseille donc de les écarter de notre serveur… Fin de communication ! Envoi !

Bruno Quinchez Paris le 2 février 2001

L’HÔTEL AUX BORDS DU VIDE

Une nuit que je dormais, je me réveillais dans un hôtel du néant que j’ai ensuite appelé l’hôtel aux bords du vide mais tout d’abord vous parler de ce lieu si près du néant.

C’est une grande tour où des fenêtres sans rideaux donnent sur un vide absolu et où il n’y a pas d’étoiles mais quelques flocons d’une vapeur d’eau qui se disperse aux grès des hasards et où tous les paysages se réduisent à ce néant d’une obscurité sans d’autre perspective autre que devoir à quelques distances incertaines des flocons de neige.

Les chambres sont désertes et nues avec des grooms qui ressemblent à des infirmiers d’un hôpital psychiatrique où seul le néant s’impose comme la seule logique de l’existence. Les fenêtres sont de grands carreaux de un mètre vingt sur soixante centimètres et qui laissent fuir un léger courant d’air sur ce vide.

C’est l’antichambre de l’Enfer où se retrouvent ceux qui ne croient plus en rien qu’en cette triste réalité d’une nuit éternelle et vide. Les hommes ne peuvent plus imaginer le Soleil, la mer, la montagne les étoiles et la nature.

Ces hommes qui sont là n’ont pas encore perdu tous leurs espoirs même si leur univers est vide. Il y a les infirmiers ou les grooms ou encore des bourreaux qui leur font rencontrer d’autres hommes sans espoir et sans rêves.

 Ces hommes qui ne rêvent de rien et qui n’ont plus rien car rien ne vaut la peine de vivre. Ils sont déjà près du néant que représente cet univers si pauvre mais que dire de ses hommes qui y habitent sinon qu’ils n’ont plus de désirs plus de rêves et par-là même plus de Soleil.

Je suis revenu de ce monde et comment l’ai-je donc quitté ?

C’est le sujet de cette histoire. Je remarquais que j’avais un poids normal qui correspond à celui que j’ai toujours eu, donc je n’étais pas dans un vaisseau spatial.

Je me suis dit qu’il y avait des hommes donc j’aimerais sans doute leur parler et moi qui suis un peu poète peut être leur reconstruirais-je leur univers ? Avec un Soleil, des étoiles, le bruit de la mer et du vent.

Si je vois un pauvre homme même dans l’antichambre de l’enfer, ce qu’est sans doute cet hôtel aux bords du vide, et je parlerais pour lui, et alors pour lui, je serais le magicien qui ré enchantera ses pensées, ses rêves et qui réensemencerait cet univers si près du néant.

Je pensais à des physiciens de mon époque qui me parlent de la fin de l’univers et de l’entropie toujours grandissante de cet univers, ils disaient que dans cent milliards d’années ce bel univers en expansion sera aussi vide que le paysage de mon hôtel aux bords du vide… Cet univers est encore si lointain dans le futur qu’il ne nous fait pas peur,

J’ai entendu parler une dame de bonne moralité qui en apprenant que le Soleil n’avait plus que pour Cinq milliards d’années de vie possible dis un jour : J'’ai eu peur parce que j’avais compris cinq millions d’années ! Pour nous tous à de telles échelles notre univers, il est éternel et parler de la fin de cet univers est si lointaine que nous n’avons pas conscience de l’entropie maximum de l’univers…

 Les théories d’univers sont tellement floues que je me suis souvent dit qu’au bout d’un certain temps les calculs deviennent faux, les théoriciens du chaos ne parlent plus au de-là d’une erreur due aux conditions initiales puis les histoires de l’évolution future de l’univers sont si floue que l’hôtel aux bords du vide est plus de un mauvais rêve ou plus exactement un cauchemar dépressif qu’une possibilité si minime soit-elle…

 Je pensais donc que cet univers était issu d ‘une hypothèse qui avait mal tourné. Je trouvais alors que les physiciens avaient torts et que Dieu et les poètes peuvent mieux me parler de l’avenir de cet univers et je supposais que quelques parts dans cet univers il y avait encore une source d’espérance et d’infini dans cet univers fini…

 Je pensais à la création  au sens le plus littéral quand Dieu dit : Que la lumière soit ! Et ce n’était pas de la foi mais cet univers était mort du manque d’espérance dans l’infini qui est… Cet univers est-il non fini ?

Donc croire à cet au-delà où la raison qui se transcende à travers la poésie, le néant n’existe pas car il y a toujours le souvenir des étoiles et de l’infini...Je me dis : Que j’aime à croire que rien n’est fini et que le présent continue toujours !

 

Et il y a la mémoire des étoiles... Peut-être alors ! Tout était dans ce peut-être et alors peut-être est-ce alors que je fis ? Tout d’abord il n’y eut rien mais j’aperçus un jour une unique étoile dans cette nuit sans étoiles J’en parlais alors à l’un de mes compagnons qui me demandait ce qu’était ce lumignon falot dans les cristaux de glace et je lui demandais s’il n’avait jamais su ce qu’étais une étoile ? Tout surpris, je vis que sa mémoire s’en souvenait.

Les infirmiers grooms, ils me dirent de le laisser tranquille et que pouvait donc représenter pour lui cette petite lumière?

A ceux-ci je leur répondis que j’ai souvenance d’un univers où il y avait des myriades de myriades de ces petites lumières. Ils me regardèrent avec un drôle d’air et un léger sourire qu’enfin un homme parmi tous les hommes il se souvienne de cela. Je leur parlais des étoiles.

Il existe une étoile que l’on nomme Soleil, qui se lève tous les jours et qui réchauffe la Terre, qui fait fondre la glace et qui donne vie à chaque chose...

L’homme sans étoile me dit : Tu as quelques choses de divin mon ami ! Je lui répondis que le Soleil, même s’il était oublié, ne pouvait jamais disparaître tout à fait et que si j’avais cette part divine en moi qu’il regarde cette petite lumière qu’il voyait aussi était une étoile.

Ce que j’appelais Soleil, c'était aussi une étoile donc si cet homme sans étoiles avait un peu de foi en lui-même, il s’apercevrait qu’il avait connu cet univers dont je lui parlais.

Une génération spontanée se fit alors le Soleil parut pour l’homme sans étoiles et l’hôtel aux bords du vide cessa d’exister  Nos gardiens nous avaient libérés, je cessais de ne plus avoir d’ambition pour les avenirs Je me remis à espérer, désirer et rêver de la mer et des étoiles…

 Bruno Quinchez Paris le 7 avril 2001

MISES EN PIECE DES PROPOS D’AUTEURS EN UN ACTE POETIQUE DURABLE

 Trois personnages l’auteur que l’on entend en voix-off (-AU-) l’interprète qui est l’acteur de la pièce donc devais être seul en scène (-AR-) le metteur en scène (-MS-)  qui perturbe le jeu de l’acteur et discute avec l’auteur, les notations sur la mise en scène sont énoncées par l’auteur. Entrée de l’artiste avec le metteur en scène qui tourne le dos et se comporte comme le premier public

 AR- Bonjour mesdames et messieurs le spectacle que vous allez voir ici même est joué par moi l’acteur et mis en scène par le metteur en scène ici présent il montre le metteur en scène…

AU-(Voix venant des coulisses) et le spectacle est de monsieur (nom de la voix) qui est fort heureux que vous vous intéressiez à son œuvre essentielle dans le répertoire…

- MS- dis-donc-toi ! Tu n’aurais pas la grosse tête, si le spectacle marche c’est tout de même grâce à moi

-AR- Fou rire de l’artiste ils sont graves ces deux là et après tout, je m’en fous. Je suis là pour le spectacle et si je suis payé c’est le plus important, je me souviens, il y a six mois le metteur en scène n’était même pas capable d’aligner plus de dix lignes dans une tirade…

Il a raison lorsque l’on vieillit, il vaut mieux prendre du champ, il paraîtrait d’après un type avec des principes un dénommé Peter que quand on arrive à son niveau d’incompétence il vaut mieux changer de métier. Nul à chier le bonhomme !

 Grâce à lui…çà me fait rire parce que le spectacle c’est tout de même sur mon dos puis cette nullité d’auteur qui n’écrit que pour se faire plaisir pourquoi n’irait-il pas au bordel payer pour se faire jouer la comédie c’est d’un ridicule… Tiens ! Au fait le metteur en scène qu’est ce qu’on joue ce soir?

- MS- Tu es sur scène et tu ne sais pas ce qu’on joue ce soir je crois que ça s’appelle deux hommes dans un théâtre mise en scène de (Nom du metteur en scène) et que nous sommes que des marionnettes pour un auteur à tendances tyranoscénique bref on est dans le merdier…

 AU- Ayez confiance mes amis ! Je sais où je vais et je vous y mènerais sans encombre… N’ayez pas peur mes amis !

- MS- est-ce que vous pourriez me donnez votre texte monsieur l’auteur ou du moins me décrire l’action

AU- Il y a trois personnages moi toi et lui… Pardon ! Je veux dire que la pièce se compose de trois personnages qui se compose de l’auteur qui est donc moi le metteur en scène qui est donc toi et d’un acteur qui est donc lui l’auteur décrit la pièce que va mettre en scène le metteur en scène et dont l’acteur est le porte-parole de l’auteur je dirais même plus son porte-voix…

AR- Mais il est fou cet auteur comment puis-je être moi et n’être qu’un fantôme de la pensée d’un autre après tout je dois pouvoir mettre ce que je ressens à travers tous les mots de l’auteur, il me semble de même que je me sens capable de mettre des choses inconnues de l’auteur comme de dévoiler au public ici présent, ses tendances manipulatrices et comment il a maille à partir dans l’affaire des pots de vins de…

- MS- Chut imprudent c’est une affaire non encore jugée et les conseillers du ministère, ils m’ont dit sous le sceau du secret que cette affaire allait éclabousser pas mal de monde…

AU- Billevesées mes amis, ce ne sont là que racontars pour perdre quelques-uns un de mes amis que je connais depuis plus de trente ans et cette affaire ne concerne qu’un simple subalterne d’un sous cabinet d’un sous secrétariat d’État ce que vous dites là n’est pas sérieux revenons à ma pièce

Je vous ai convoqué ce soi pour vous parler du canevas de cette pièce et quel est son esprit donc vous êtes deux avec un troisième personnage que j’appelle Théo qui intervient tout au long du déroulement de l’action pour envisager la suite de ce qui vient d’être dit dans les débuts de la pièce

Donc! Au début le metteur en scène est dos au public et l’acteur est fort mécontent de son metteur en scène le climat est tendu et que va-t-il se passer…

 AR- Théo! Putain! On m’aura tout fait et pourquoi pas Dieu se serait plus franc complètement mégalomane ce pauvre auteur non seulement il me prend pour une marionnette mais en plus il croit savoir ce que je vais dire, il faut dire que c’est l’auteur et donc je dois cracher texto ce qu’il a dans sa grande bonté daignée me laisser dire, je vais lui faire voir à ce bon Dieu que rien ne sera comme il l’a écris tout d’abord je fais grève et je me tais

- MS- Je suis solidaire avec toi mon vieux mais il faut bien qu’il se passe quelques choses sinon le public voudra qu’on le rembourse et je te propose un mode de protestation. .. Nous allons manifester sur scène A mort l’auteur ! Vivre le théâtre libre ! Vive moi et vive lui ! Aux chiottes l’auteur !

-AU- calmez-vous les enfants j’avais prévu votre révolte et pratiquement vous avez besoin de moi pour poursuivre votre action je ne m’appelle plus Théo mais je prends la fonction de chef de votre révolte je deviens le président du syndicat des acteurs libérés cela vous va t il ?

-- MS En tant que délégué syndical camarade auteur la base est avec vous mais quel est donc le programme d’action pour ce soir je propose Bastille Nation aller-retour en 3 heures

AU- Très bien et comment réagit la base pour mieux savoir quelles seront les suites à donner à notre action

AR- Ça a beau changer et ça à beau faire la révolution, c’est toujours aussi manipulateur. La base elle s’en fout et elle voudrait enfin connaître ce putain de texte, de ce putain d’auteur. Parce que si nous n’avons rien à dire et alors si l’on rien à dire, c’est très dur pour un comédien comme moi qui me suis payé 20 ans de comédie pour entendre un auteur aussi débile raconter qu’il se prend pour Dieu ou pour Staline.

Pourquoi pas pour moi ? Je suis plutôt intéressant moi, j’ai vingt ans de métier et je n’ai jamais parlé de moi sur scène. Est-ce que vous savez ce qu’est une tournée en province? En1980 à Brives je m’en souviens des gaillardes de Brives ! Mais lui l’auteur, il n’a rien à faire de nos fins de soirées, de nos petites joies et de nos petites peines.

L’auteur il nous crée parfaits avec des airs de jeunes premiers sortis du conservatoire et l’expérience d’un vieux de quarante-cinq ans. Malgré tout nous sommes obligés de nous couler dans les peaux des différents personnages que nous serons dans notre carrière

-- MS- Holà du calme manant ! Vous n’êtes pas aussi sensée reprendre à votre compte toutes les douleurs des comédiens… Vous devez être là et faire ce que l’auteur vous demande… Ouh ! Ouh ! Cher auteur quelle est donc la suite ? Pouvez-vous s’il vous plaît ? O grandissime et génial auteur!

AU- Pour la suite j’aimerai bien une belle histoire d’amour !

- MS- Sans doute mais nous ne sommes que deux personnages et essentiellement de sexe masculin je ne crois pas que cela soit possible, n’y a t il pas une troisième personne de sexe féminin prévue?

AR- Non seulement il est fou l’auteur mais il est pervers sexuel faut vraiment se les farcir ces auteurs si le metteur en scène vient plus près je lui fous mon poing dans la gueule

-- MS –Mais qu’il est beau lui! Qu’il est beau! Vous habitez chez vos parent monsieur

-AR- Vade-Retro! Connard ! Il ne faut pas me faire chier ! Allez dire à l’auteur que l’acteur à par-dessus la tête de ses conneries… Une histoire d’amour et pourquoi pas faire une partie de dame tu prendrais les noirs et je prendrais les blancs je suis comme l’agneau qui vient de naître et je préfère les gaillardes à Brives que tes privautés de gaillard demande à l’auteur quelle est la suite ?

-- MS- mon bon auteur serez vous assez aimable pour me dire où nous sommes sensé allez et où se passe l’action

AU- Mes bons amis appelez-moi Albert Gaillard votre action est en hausse et votre lieu scénique est sensé se passer dans un théâtre où comme tous bons comédiens vous êtes sensés interpréter les personne d’un acteur ringard qui ne sait plus son rôle et d’un metteur en scène miteux qui ne sait rien de l’espace scénique

-AR- Divisez pour mieux régner, il nous les aura toutes faites, ses actions sont en hausse, mon action stagne… Que dois-je dire et dans quel État j’erre ? Mon Dieu ! Mon Dieu ! Mon Dieu!

- - MS Eh! Dis-donc l’acteur ! Tu me fais de la crise mystique ! Pas bon çà ! C’est le début de la fin… Tu devrais sans doute savoir que ton contrat de comédien t’interdit d’avoir des états d’âme personnel…

Ne serais-tu pas en train de faire une bonne déprime… Allez parle à ton bon metteur en scène, Ta petite dame te fait des misères, tes enfants n’apprennent pas leurs leçons…. Allez raconte-moi tout à ton gentil metteur en scène

-AR- cet auteur, c’est du néant je ne sais jamais à quoi me raccrocher puis pour qui se prend-t-il ce petit merdeux ? Encore un sorti de la cuisine à Jupiter comme l’aurait dit Coluche puis en plus il ne sait même pas son texte.

 Toi qui es l’intermédiaire demande-lui dans quelles circonstances sans doute éthyliques il nous a écrit ce texte à la con… Hé ho ! Monsieur l’auteur (silence et cris de l’acteur) dit donc metteur en scène de mes fesses pourriez-vous dire à notre auteur que son texte est vide et qu’il me fait douter de mes capacité d’improvisation allez déléguer chef à la délégation des acteurs allez donc voir votre auteur pour lui demander du texte l’improvisation c’est dur quand je ne sais pas ou je vais

 - MS- O divin auteur ! Pourriez-vous avec une extrême bonté de votre part me traduire les méandre de votre pensées par une petite description de l’action

AU- Je vous ai dit qu’il y a un conflit entre l’acteur et le metteur en scène mais vous ne voulez pas suivre ce que j’ai écris après tout je suis le seul maître de l’action que vous le vouliez ou non l’acteur et vous vous devez vous engueulez à fonds

-AR- Il est fou cet auteur ! Lui il est sympa mais il ne me dit pas ce que je fais dans cette galère. Après tout je me fous de ce que dit l’auteur je n’en ferais qu’à ma tête… Bon je vais pendre le journal et je vais le lire aucun auteur aussi habile soit il ne pourra écrire le journal…

Tiens : Le prince Charles sera-t-il le futur roi d’Angleterre ? Passionnant comme question…. Loana a-t-elle couchée avec le prince Charles ? Je ne crois pas puis d’abord c’est un rosbif qui n’aime que les fermières….

L’Italie de Berlusconi est-elle libérale ou autoritaire ? Voilà une bonne question sur le Média duce, bref le monde tourne et ce putain d’auteur n’y peut rien après tout je n’ai rien à faire, je m’en vais (sortie de l’acteur seul reste en scène le metteur en scène)

- MS- Une scène vide c’est le néant absolu que vais-je faire bon Dieu!

- AU- Vous m’avez appelé mon gentil metteur en scène alors comme çà le populo se révolte vous auriez dû vous montrez plus sévère mon cher vous auriez dû faire preuve de plus de maturité dans votre autorité

- MS- Si la base s’écroule c’est moi maintenant la base môssieur l’auteur en quelques mots l’acteur n’est plus là donc la pièce est jouée, mon cher auteur Acta Fabula Est !

Bruno Quinchez Paris le 28 janvier 2002

 

Lire la suite

Nouvelles Partie 5

Nouvelles Partie 5

CREATIONS

Situation : le patron du bar « Au rendez-vous des artistes » monsieur Bernard, et Jules parlent entre hommes, ils sont seuls et ils ne se sentent pas observés. C’est Jules qui engage la conversation…

–– Bonjour patron ! Vous me servirez un verre de whisky sec…

Jules regarde autour de lui, il regarde les femmes assises et engage la conversation avec le patron du bar “Au rendez-vous des artistes”

–– Patron ! Que pensez-vous sincèrement des femmes, nous sommes tous les deux des mâles et je pense que le genre féminin vous intéresse et vous concerne…

–– Les femmes sont des chiennes qui ne demandent qu’à être soumises aux perversions les plus infâmes des hommes…

–– Sans aucun doute, vous avez vos raisons mon cher ! Je vous ferais remarquer que les femmes sont nos muses, voire les inspiratrices de tous nos désirs…

–– Sans doute ! Peut-être avez-vous raison monsieur mais si une femme me demande ce n’est jamais sans un intérêt quelconque, tel que de pouvoir assouvir ses instincts et je ne connais peu de femmes libérées qui viennent me demander de partager leurs rêves pour une vie vraiment d’égale à égal…

–– Sans doute ! Vous avez parfaitement raison ! N’auriez vous pas une petite tendance misogyne mon cher ? J’aime les femmes et vous, vous ne voyez peut-être en elles que l’objet de vos désirs, qu’ils soient sexuels ou celui qui est plus commun du besoin d’une confidente. Vous devriez voir une psychanalyste de mes amies et qui vous guérira sans aucun doute de votre misogynie extrême…

–– Sans doute ! Vous avez aussi raison ! Est-elle jolie au moins et fait-elle cela d’une manière assez agréable ?

 –– Je ne puis vous dire si elle est désirable. Sans aucun doute vous avez encore vos raisons ! Je vois en elle, plus un soutien amical que l’objet d’un désir. Ne seriez vous pas érotomane mon cher ?

La femme psychanalyste dont je vous parle est une personne âgée de soixante-dix ans. Elle a bien vécu sa ménopause et je pense qu’il ne saurait s’agir d’histoires de coucheries entre nous. Je pense que vous avez une mauvaise idée de vos rapports aux femmes…

–– Sans doute ! Vous avez raison mais je vous le dis pour moi les femmes sont des chiennes qui ne sont bonnes qu’à être prises et à être laissées…

–– Sans doute ! Vous avez votre raison ! Mais pour tout vous dire, franchement votre vision de la femme idéale m’est totalement étrangère, n’avez-vous jamais été amoureux au moins une fois pour de bon dans votre vie ?

–– Sans doute ! Je crois que vous avez raison, j’ai été amoureux dans ma jeunesse mais depuis toutes les femmes m’ont trahi pour un autre plus riche, plus jeune ou plus beau…

–– Sans doute ! Ce sont vos raisons, n’avez-vous jamais eu confiance dans une femme, au moins une, qui ait trouvé grâce dans votre vie ?

–– Sans doute ! Oui, vous avez raison ! Je me souviens d’une femme que j’aimais tendrement mais elle avait le désavantage de ne pas être brillante à mes yeux. Je l’aimais mais au bout d’un certain temps, je m’en suis lassée…

–– Sans doute, je ne doute pas que ce sont de bonnes raisons ! On ne peut avoir la femme parfaite qui soit totalement amoureuse de vous et qui ait un répondant…

–– Sans doute que celles ci sont mes raisons, mais moi je crois avoir une capacité de les satisfaire que je pense être au-dessus de la moyenne malgré la situation que j’occupe comme patron de ce bar.

 Je n’ai pas toujours été un manuel et je possède un doctorat en philosophie donc je pense que je ne suis pas un idiot aussi je demande à une femme d’être aussi belle qu’intelligente…

–– Sans doute, vous dites là votre raison mais vous demandez trop à une femme, vous dites qu’elles sont toutes des chiennes mais on ne peut lier dans la nature d’une aussi frêle créature qu’est la femme, les capacités intellectuelles avec le désir que son corps vous inspire…

–– Sans doute encore avez-vous raison ! Mais j’aime mieux une femme complète plutôt qu’un oiseau des îles avec tous ce que ses rêves de paradis sous-entendent

–– Sans doute ! Une belle femme, un beau cul et un bon cœur, ce sont alors de bonnes raisons et vous avez alors parfaitement raison mais lorsqu’une intellectuelle est aussi une belle femme. Hé bien ! Pour celles-là mon cher ami, moi qui suis devant vous je les fuis et je vous dis que vous avez raison,

Toutes les femmes sont des chiennes mais j’aime ces chiennes, maintenant si vous me le permettez, j’ai quelques petites choses à faire et cela risque de me prendre une petite demi-heure.

Vous direz à Jeanne, qui va certainement arriver, que je reviendrais dans une demi-heure à trois quarts d’heure. Allez saluts la compagnie ! Hasta la vista  !

 –– Au revoir monsieur Jules ! Je lui dirais que vous allez revenir et vous pouvez compter sur moi, je n’y manquerais pas

Jules sort du bar et le patron reste seul avec ses clients

Jeanne arrive enfin, son but est de voir André dans le bar “Au rendez-vous des artistes”. André est sur un coup fumant car il vient d’avoir l’idée suivante faire monter un spectacle de Jules et cette pièce sera parrainée par la banque “Money plus ”…

–– Jeanne Bonjours patron ! Quel temps pourris ! Je ne pensais pas qu’il ferait aussi froid en aussi peu de temps  !

–– Le patron. Hé oui ma petite dame ! A la télévision, ils ont dit que ça allait empirer la semaine prochaine. Le thermomètre est descendu à -10°c cette nuit et dans ma cave il fait 0°c mais qu’est ce que je vous sers, un rhum ou un cognac ?

 – Jeanne Pour moi, ce sera un petit verre de rhum avec une rondelle de citron !

 Le patron est au bar, il sert Jeanne

– Tiens, il paraît d’après votre copain Vincent que Jules a fait une merveille avec sa dernière pièce, il serait joué déjà depuis une centaine de fois à la Richardière…

–– Jeanne Ne m’en parlez pas, il a toujours eu du succès avec ses pièces mais j’attends André qui m’a demandé de négocier avec Jules les droits de cette pièce pour pouvoir la jouer sous le parrainage de sa boîte, je crains que Jules le renvoie à ses chers budgets

–– Le patron : On dira ce que l’on veut André mais depuis qu’il est dans cette boîte de pub tout ce qu’il a touché est devenu de l’or en barre  !

–– Jeanne Justement, c’est cela le hic ! C’est que notre cher André vise trop haut ce coup ci ! Je dois justement le voir chez vous ce soir et je l’attends…

–– Le patron il m’a dit qu’il passerait vers 8h ½ ce soir il ne va pas tarder justement je vois sa voiture  !

André, après avoir garé sa voiture se débarrasse de son manteau et avisant Jeanne et le patron il déclare…

–– André. Salut Jeanne ! Bonjour monsieur Bernard  !

–– Le patron : Bonjour monsieur André ! Qu’est ce que je vous sers ?

–– André. Une vodka sec ! Tu viens Jeanne  ! J’ai quelques idées à te soumettre  ! Patron vous me servirez dans la table du fond  !

–– Jeanne Quezaquo que cette idée ?

–– André. Ton copain Jules ! Tu le connais bien il me semble ! Tu n’aurais pas une idée pour l’amorcer dans mon petit plan ?

–– Jeanne Je sais qu’il aime les jolies filles, je sais que tu peux encore le flatter, ne soit pas trop flagorneur, il donne beaucoup dans l’artiste et le fric ne l’intéresse que dans la mesure où cela sert son sentiment de pouvoir.

 Bref tu ne l’achèteras pas par un parrainage d’une banque. Ce qui l’intéresserait vraiment, c’est d’être joué dans un grand théâtre. Je ne pense pas que toi, créatif de pub que tu es, tu ne l’intéresses pas, tu es vraiment tu es trop démarqué par ton côté fric.

–– André. Tous les hommes ont leurs points faibles à que je sache, tu dis que notre homme n’est pas insensible aux femmes ! Je pense à une amie à moi qui lorsque je la vois me donne toujours envie de faire des tas de choses inavouables.

Elle s’appelle Nathalie et si je lui mets dans les pattes, il broutera dans ses pattes assez rapidement, et en six mois mon budget est bouclé. Bien sûr, si nous avions les moyens de nos budgets, je lui fournirais bien ce fameux théâtre mais mon ambition est plus simple

–– Jeanne C’est un coup à essayer mais il faudrait qu’il soit vraiment amoureux de ta Nathalie , elle est bien faite au moins ta Nathalie ?

–– André. Ce n’est pas vraiment un canon, mais elle a de l’expérience  ! Quand elle te fixe un mec dans les yeux, elle est sûre de l’avoir dans son lit assez rapidement !

–– Jeanne Peut-être, mais est-ce qu’elle a du bagout ?

–– André. Le sexe ma petite ! C’est cela qui remue le monde ! Je ne lui présenterais pas, elle attaquera directement ! Ton grand créateur est aussi humain je le pense ?

– Jeanne J’ai parfois des doutes ! Parfois il est très humain mais parfois c’est un extra Terrestre et il a souvent la grosse tête en ce qui concerne ses créations. Je me demande si ta Nathalie à part le cul est-elle capable de le prendre dans le sens de ce qu’il désire ?

–– André. Que demander à une femme sinon une belle histoire de cul !

–– Jeanne Faut voir ! Et quand vient-elle cette Nathalie ?

–– André. Elle est là-bas à la table qui se trouve à coté du comptoir Jeanne, je te présente Nathalie ! Nathalie , je te présente Jeanne  !

 Nathalie est une jolie brune de 25 ans, avec des cheveux court et un regard qui plonge directement dans les yeux de ses interlocuteurs. Bref elle paraît fraîche de la spontanéité d’une fille qui a l’air naïve…

–– Jeanne Bonjour mademoiselle ! Alors comme çà vous me paraissez assez jouvencelle pour faire l’affaire ! Mais qu’est ce que vous ferez s’il vous veut tout entière et sans concession ?

–– Nathalie Ma chère madame ! J’ai déjà rendu quelques petits services pour André et j’ai toujours tiré mon épingle du jeu ! Je ne crois pas au grand amour et je sais quand je dois me retirer de l’affaire  !

–– Jeanne Je dois vous dire que je pense que vous n’êtes qu’une pute mademoiselle  !

–– Nathalie Pas tout à fait ! Pour André, je ferais n’importe quoi !

–– Jeanne Dit-donc André ! Je ne savais pas que tu rendais les femmes amoureuses au point de leur faire accepter de faire des conneries, dans ton vrai fond, tu n’es qu’un maquereau  !

–– André. Un maquereau fait faire cela pour du fric. Moi j’ai des buts plus nobles  !

–– Jeanne On ne va pas discuter sur les mots, tu n’es qu’un maquereau mais je crois bien que c’est le seul moyen de mettre notre bonhomme dans la poche  !

–– Jeanne Patron ! Quand est ce qu’il vient notre homme illustre ?

–– Le patron. Vers 21 h, il a ses habitudes et il m’a dit, il y a une bonne demi-heure qu’il reviendrait vers neuf heure, c’est toujours vers cette heure qu’il vient ! Il sera là dans une dizaine de minutes ! En attendant, qu’est-ce que je vous ressers à tous les trois ?

–– André. Pour moi quelques chose de plus doux et une limonade pour les dames  !

–– Jeanne Pour moi, ce sera une bière et pour vous mademoiselle ?

–– Nathalie Un Martini sec avec deux ou trois olives  !

–– Le patron. Ça marche  !

André attablé au bar  avec les deux femmes

– En attendant vous pouvez nous me mettre la télé ! Il y a un truc que je voudrais voir sur la 6  !

Le patron.

–– Comme vous voudrez  !

La télévision est allumée, André parle de ses concurrents qui ont eus moins de chance que lui, dans la campagne des gâteaux secs “Trumpette”.

Le temps passe et Jules arrive au bar “Au rendez-vous des artistes ”…

–– Jules Mille bonjours la compagnie et que le ciel si déplorable nous soit plus favorable durant ces temps de misère et de froidure ! Tiens ! Saluts Jeanne ! Comment vas-tu ! Présente-moi tes deux amis !

– Jeanne Je te présente André ! Un créatif de pub et Nathalie une de ses amies  !

 Nathalie regarde Jules dans les yeux comme si elle avait le coup de foudre en voyant Jules ,

–– Jules Bonjour belle damoiselle ! Vous habitez peut-être encore chez vos parents ? Bête que je suis à votre âge vous devez voler de vos propres ailes ! Sans mentir, si votre ramage et semblable aux regards que vous me porte ! Vous devez être la muse qu’il me convient d’avoir  !

–– Nathalie Peut-être monsieur ! Monsieur comme s’il vous plaira  !

–– Jules Appelez-moi maître en toute modestie ! Mais si vous désirez savoir quels sont mes noms, prénoms et pedigree ? Demandez plutôt à madame qui est l’une de mes amies  !

–– Jeanne... Nathalie , je vous présente Jules Du chemin, un auteur de théâtre qui a actuellement plusieurs pièces à l’affiche ! Jules , je te présente Nathalie Bernard qui s’intéresse apparemment beaucoup à ton œuvre et au créateur de cette œuvre  !

–– Nathalie Monsieur je ne sais comment vous dire toute l’admiration que j'ai pour vous et votre dernière création “Les moulins de monsieur Blanc…»

Jules Ah, vous l’avez appréciée ! Je pense surtout lorsque le jeune Wildenstein, qui tient le rôle principal fait sa longue tirade sur la raison d’état et qu’il explicite le but qu’il poursuit  !

 Si vous le voulez, je suis prêt à vous en dire plus dans une entrevue particulière dans un tête-à-tête où nous serions mieux capables de cerner le sens caché de cette pièce et les sous-entendus politiques contemporains qui se lisent avec une grille d’historien dont je vous dévoilerais tous les secrets  !

–– André. Si cela ne vous fait rien, je me rappelle que j’avais un rendez vous important vers neuf heures et demie ! Sans vouloir vous importuner, je me sens peut-être de trop ! Allez  ! Bises Nathalie ! Je te laisse car c’est une question de boulot importante ! Saluts Jeanne ! Bonsoir monsieur  !

André paye son addition, il s’habille chaudement et il sort dans la rue

– Jeanne Alors mon vieux qu’est ce que tu deviens ! Tu bosses trop ! Tu devrais prendre un peu de bon temps ! Pour toi, tout baigne  !

–– Jules Justement non ! Je m’ennuie ! Si j’avais quelqu’un qui puisse m’admirer et gonfler ma foi en moi-même ! Bref ! Une femme qui puisse simplement me dire : je t’aime car tu es le plus beau de tous ! Alors tous mes succès auraient peut-être un autre sens que d’avoir plus d’impôts à payer et moins de solitude à partager  !

–– Nathalie Monsieur votre vie m’a l’air plutôt agréable et de quoi vous plaignez-vous ?

–– Jules Connaissez-vous la solitude du coureur de fond ma petite ? C’est terrible ! Mais vous que faites-vous de votre vie qui m’a l’air si agréable d’après votre regard ! Regardez-vous tous les hommes de cette manière ? Je ne saurais dire l’effet que votre regard à sur moi  !

–– Nathalie Monsieur ! Je suis comme je suis, mon regard ne peut vous faire croire et imaginer tout ce qu’il n’y a pas entre nous  !

–– Jules Madame dès que je vous ai vue, j’ai su que vous étiez innocente du moins jeunette si je me permets de vous dire franchement ce que je ressens en vous voyant…

–– Nathalie Qu’est ce qui vous fait dire çà ?

–– Jules Vous avez le regard effronté des jeunes enfants ! Mais votre regard me plaît car je ne vous soupçonne pas d’intentions perverses voire intéressées

–– Nathalie Hé ! Qui sait monsieur ? Me permettez-vous, j’ai besoin d’aller au toilettes et j’ai un coup de téléphone à passer sur mon portable  ! Patron où sont les toilettes et où puis-je parler tranquille…

–– Le patron. Allez là-bas les toilettes sont là près des cabines ! Au moins là vous serez tranquille !

Nathalie est aux toilettes et parle à André.

–– Nathalie Saluts André ! Ça m’a l’air dans la poche ! Je te fais une grosse bise sucrée ! Je te quitte car j’ai un besoin urgent qui ne peut attendre  !

 Jeanne et Jules sont encore à leur table pendant que Nathalie est absente

–– Jules C’est quoi cette nana ! Je ne sais pas si elle me joue la grande scène d’amour ou si elle se fout de ma gueule ? Tu peux m’en dire plus  !

–– Jeanne C’est la nana du turlupin André ! Elle a un beau cul n’est-ce pas ?

–– Jules Peut-être ! J’aime bien son regard et elle y va franco, mais en ce qui concerne le reste, je me permets de te dire que je la trouve assez conne ! Elle me prend sans doute pour un con en retour des compliments que je lui ai faits !

Avec elle rien n’est possible. Si je vivais avec cette petite, hé bien çà ne marchera jamais ! C’est le genre de nana à avoir des emmerdes, ma petite Jeanne  !

 Toi, tu n’es pas à prendre mais je te préfère à une sainte Mitouche qui me joue la comédie de l’oie blanche ! Si elle continue, je crois bien que çà risque d’être rigolo jusqu’à un certain point !

Nathalie est de retour et elle revient à leur table

–– Jules Alors mademoiselle vous avez parlé à votre maman qui vous a donné la permission de minuit ! Dépêchez-vous mademoiselle ! Sinon votre carrosse risque de se transformer en citrouille  !

–– Nathalie Monsieur ! Sachez que je m’assume totalement depuis cinq ans ! Et que si vous me le permettez, je n’apprécie guère votre humour ! Sachez aussi que lorsque je vous dis totalement,

Cela veut dire totalement, depuis la tête jusqu’aux pieds et que je me débrouille très bien dans cette chienne de vie ! J’ai encore de vastes projets dont vous ignorez tout  !

–– Jules Ah bien ! Et alors quels seraient vos projets pour ce soir ?

–– Nathalie Eh bien mon cher monsieur ! Si vous m’emmeniez boire un dernier verre chez vous  !

–– Jules Voilà qui a le courage des vos opinions ! Mademoiselle quels sont les tarifs que vous pratiquer dans la vie que vous menez ?

–– Nathalie Monsieur je pense qu’il y a erreur sur ce que je suis ! J’aimerais faire connaissance avec votre œuvre sans aucune autres arrières pensés que le plaisir de vous séduire pour un soir ! Je ne suis pas une putain comme vous me semblez vouloir me le dire  !

 –– Jules Vous remontez dans mon estime ! Je vous poserais quelques questions : quels sont vos buts et quelle sera la fin de cette pièce que vous me jouer ?

–– Nathalie J’aimerais me glisser dans votre vie et tout savoir sur vous  !

–– Jules Après l’oie blanche, après la pute au grand cœur voilà Mata-Hari ! Je n’ai pas de secrets d’états à vous dévoiler mais si vous voulez passer quelques bons moments avec moi pourquoi pas ?

–– Jeanne Et ta petite qu’est-ce que tu en fais Casanova ?

–– Jules La pièce est jouée mademoiselle ! Quel est votre but ! J’ai une autre femme dans ma vie et j’aimerais savoir tout ce que vous nous manigancer ?

–– Nathalie Pour être franche, je suis prête à coucher avec vous, avec moi en prime et ceci contre l’exclusivité de votre dernière pièce !

–– Jules Pas de problèmes en ce qui concerne ma pièce cela peut se négocier mais qui serait le metteur en scène ?

–– Nathalie Pour cela je ne vous le dirais qu’après une nuit avec vous

–– Jules Soit vous êtes amoureuse, soit vous êtes une folle  !

–– Nathalie Angelo Torrigni ! Cela vous dit-il quelques choses ?

–‑Jules Non ! Je ne crois pas connaître ce metteur en scène  !

–– Nathalie C’est l’un des plus grand créateur de clip vidéo ! Votre pièce serait bien dans une publicité sponsorisée par la banque “Money plus»

–– Jules Allez au diable ! Suppôt de l’enfer capitalisto-médiatique ! Je suis un créateur et pas une pute que l’on achète dans le but inavouable de faire du profit avec le génie que dame nature et mon expérience théâtrale m’ont donné ! Hors de ma vue catin de pub  !

Nathalie sort du bar en injuriant le vieil égoïste qui ne s’intéresse qu’à lui-même, Nathalie est donc partie en insultant ce connard de type prétentieux qui se prend pour une réincarnation de Shakespeare,

Maintenant, Jules est seul avec Jeanne et le patron du bar

–– Jeanne Ce n’est pas la peine de te fâcher comme cela ! J’ai l’impression que cela vient d’André qui cherche un coup fumant pour sa prochaine campagne de pub  !

–– Jules Justement ! Je ne suis pas à vendre ! C’est ce qui fait la différence entre le créateur que je suis et ce créatif merdique qu’est ton ami André ! La seule chose que j’aime, c’est avoir le temps et les ressources nécessaires pour faire ce que j’aime et ce que je veux  !

–– Jeanne Je te reconnais bien là ! Mais si tu avais couché avec elle et si tu avais pris les sous de ce type, peut-être de même que tu aurais pris ton pied et que tu aurais fait ce que tu veux  !

–– Jules Je n’ai jamais pris mon pied avec une pute parce que justement elles y sont forcées et qu’elles ne le prennent pas souvent leur pied ! Je préfère encore mon petit bout de chou et ma liberté  !

–– Le patron. Il va être l’heure de fermer ! Madame et monsieur ! Je vous rappelle qu’il doit faire moins dix dehors, que les trottoirs sont gelés et que vous devez être prudents avec ce verglas ! Bonsoirs, messieurs dames  !

Bruno Quinchez, le 28 avril 2000

UN CONTE CRUEL ET MODERNE

Il était une fois, dans une grande ville, un tout petit homme qui était pauvre et misérable, un grand rêveur et il rêvait de ne plus être seul et dans la misère. Il alla donc voir un de ses amis qui lui : pauvre idiot ! Si tu veux de la compagnie ! Soit riche et célèbre  !

Le petit homme lui dit : comment devient-on riche et célèbre ? C’est simple lui répondit son ami, fais-toi des amis qui te donneront leur affection et partageront leur ambition de devenir tous aussi riche et célèbre que toi tu le désire !

Comment dois-je les contacter lui dit alors le petit homme ? C’est simple tu connais sans doute des hommes célèbres qui sont montés dans la grande ville, donc monte dans la grande ville et fait quelques extravagances. Il y aura toujours quelques fous pour te donner leur affection…

Le petit homme économisa ses sous, plia ses affaires et il décida qu’il serait un très grand artiste et il se dit en lui-même : dans ce monde de fous, il y a certainement plus fous que moi pour croire à mes folies  ! Mais il se dit aussi en lui-même : comment me faire remarquer par d’autres fous dans cette grande ville ? Devenir maquereau, je ne suis pas assez beau pour attirer des jolies femmes ! Je pourrais devenir un gigolo mais dans ce monde mal famé il y a trop de risques…

Alors il se dit : je vais essayer de me vendre d’une telle manière que mon honneur ne puisse pas être entamé par des choses qui me déplaisent. Aussi se dit-il, je vais faire l’artiste. Dans ce monde de l’apparence les artistes sont des rois mais dans quoi vais-je exercer mon art ? …Il se dit : je vais essayer la peinture car j’ai fait de bonnes études artistiques et avec mes études d’architecture je créerais des formes nouvelles.

 Je vais donc mettre sur la toile mes constructions géométriques, dans l’avenir les critiques d’art appelleront cela le symbolisme géométrique…Je vais donc peindre mes rêves les plus fous et c’est cela qu’il fit. Il peignit des formes géométriques simples qui le hantaient dans ses rêves. Il pensait en lui-même je vais les vendre facilement dans cette époque de fous, il y aura certainement des personnes qui seront intéressées par ma peinture.

Il peignit, peignit mais personne n’aimait sa peinture et il mangeait des vaches maigres mais son infortune et sa non-reconnaissance comme artiste le rendirent désespéré. Cela fit de lui un enragé. Il essaya et fit de multiples démarches au près des galeries et les marchands de peintures mais rien à faire, personne ne l’aimait ni lui, ni sa peinture…

Il commença à désespérer tellement qu’un jour ou l’autre quelques-uns qui l’aiment. Et lui, il en eut bientôt assez de se faire moquer de lui et de ses rêves picturaux. Et un jour lassé devant le peu de succès pour sa peinture il se découragea et il se dit : je ne sais pas vendre ce que je peins et les autres vendent plus que moi, je vais donc arrêter de peindre  !

Vais-je donc essayer l’écriture ! Mais je ne sais pas aligner deux mots. J’ai trouvé enfin l’art radical qui n’a pas besoin des marchands. Je vais me lancer dans la propagation de mes idées et de mes rêves…Oui ! Je le sais et j’en suis sûr, toutes nos sociétés rêvent et ainsi je vais devenir artiste en rêves mais quel sera donc le support de mon art :

–– voyons ! Il existe un art qu’un grand artiste conseillait, c’est le crime mais qui dois-je tuer ? …

Peut-être tuerais-je un misérable gueux ? Mais ce gueux n’est pas digne de ma grande ambition ! Je pense que cet exploit ne serait pas à la hauteur de ma réputation alors qui dois-je tuer ? …

Il alla donc voir un homme dont la réputation n’était plus à faire, le pentacle des pentacles des ambitions et du savoir, le nommé Edmond Natas. Il dit : Ô Natas ! Si tu me dis qui je dois tuer pour devenir un grand dans ce monde tout ce que tu me diras, c’est ce que je ferais !

L’invocation Natas lui répondit :

–– je veux comme prix de ta fortune dans l’art que tu t’es choisi ton âme et ton avenir  !

–– Bon ! Hé bien je le ferais comme tu le veux Edmond Natas ! Que mon sort soit lié au tien lui répondit le petit homme  !

–– Mais qui dois-je tuer Natas ?

– Tu as vu tous ces gens riches et célèbres et je sais que dans tes rêves et que dans ton cœur tu les hais suffisamment pour que ta haine fasse de toi le chef de tous ceux qui haïssent les gens riches et célèbres. Tu as vécu mal à cause d’eux, alors que ta haine fédère tous ceux qui comme toi sont des petits hommes, tous ceux qui rêvent d’être riches et célèbres  ! …

Le petit homme avait pourtant du cœur et il se dit :

– Pourquoi honorerais-je tous ceux qui m’ignorent ? Non ! J’ai trouvé mieux, je serais l’imprécateur du peuple et de la justice pour tous les pauvres petits hommes de mon pays, l’Allemagne en cette époque de grands malheurs et même Natas ne sera que mon esclave !

Je choisirais un symbole de vie qui lui soit étranger. Je m’en choisis un de la mythologie indienne ! Je veux être tout et je vais être le gourou imprécateur annonçant la justice du peuple allemand. Il y aura certainement des petits hommes qui iront dans mes voies. Je serais le prophète d’un nouvel âge où tous seront mes disciples

Le petit homme fit si bien qu’en trois ans il était le gourou d’une secte très puissante, celle des adorateurs de la justice du peuple allemand dont le symbole était le svastika hindou, c’est un symbole de vie ce svastika : “la croix gammée”

C’est alors que le petit homme devient le chef de tous les pauvres petits hommes. Il alla voir de nouveau Edmond Natas et Natas dit :

– Ô grand maître ! Je t’ai connu petit homme mais jusqu’à maintenant qu’as-tu fais ? As-tu fait ce que je t’ai dit et as-tu tué un seul homme dans la vie depuis que je t’ai parlé ?

– Non ! Lui répondit le petit homme ! J’ai pourtant fait la dernière guerre et j’en ai souffert. J’ai tué mais cela c’était sous le commandement et les ordres de chefs que je haïssais. J’ai maintenant beaucoup de disciples qui m’honorent, me vénèrent et qui m’adorent.

Je suis devenu l’égal d’un Dieu pour des milliers de mes disciples mais tu as raison Natas, je n’ai pas ce que je veux car j’aimerais être aimé et non as être vénéré pour le bien que je fasse ! Maintenant j’aimerais haïr ceux qui ne m’ont pas regardé quand je n’étais qu’un petit homme  !

Edmond Natas, démon de première classe lui dit : si tu ne peux pas être aimé, tu haïras donc tous ceux qui t’ont fait ce mal de ne pas te regarder toi et ta peinture lorsque tu n’étais rien que le petit homme. Tous ceux qui ont eu ce malheur pour aujourd’hui de ne t’avoir pas tendu la main quand tu n’étais qu’un petit homme, beaucoup de petits hommes t’aimeront à cause de cela  !

Le petit homme entre au parti des travailleurs allemands dont il devient très vite le chef mais des hommes sensés le jugent irresponsable pour avoir essayé de suivre l’exemple du Duce en Italie.

Le petit homme est emprisonné pour avoir voulu la justice pour le peuple allemand et dans sa prison sa haine déborde de son cœur et il écrit le livre où son combat contre les riches et les puissants principalement contre les marchands juifs et toutes les internationales dont le seul but et d’écraser le peuple allemand.

A la question juive, il répond par une haine totale et sans limites, il écrit et il crée ainsi " Mein-Kampf" son tissu de haine due à l’incompréhension. L’artiste est mort et advient le fauve politique .Même Edmond Natas fut admiratif de l’œuvre car il lui donnait pleinement son âme à sa force des ténèbres.

C’est ainsi que commença la monté du nazisme. Le petit homme avait pour prénom Adolf et il fit des millions de fois mieux que cet artiste qui avait prôné de faire du crime l’un des beaux-arts dans un monde d’hommes cultivés.

Le gourou de la justice pour le peuple allemand était devenu le führer du peuple allemand et c’est ainsi que le monde souffrit de cet artiste cruel et jaloux. Moralité : Comment regardez vous maintenant ces misérables gueux qui dorment ainsi dans la rue ?

Celui ci qui est forcément un rêveur car tous nous rêvons, et tous les rêves vous échappent, vous hommes qui vivent dans votre confort. Vous ne savez encore quelles en seront les suites dans l’avenir commun.

Adolf Hitler a été un petit homme avec une âme d’artiste mais ceci le croyez-vous ? Adolf Hitler avait-il au départ la haine qu’il eut pendant vingt-cinq ans de1920 à 1945 ?

Si un seul des hommes justes lui avait souri à lui le peintre et son svastika. Lui qui vivait avec son rêve de justice pour le peuple allemand. Que dirons-nous sur le monde de l’Allemagne d’après la grande guerre de quatorze-dix-huit où mourut la fine fleur de la conscience de notre civilisation européenne ?

Un homme dans la salle me dit que l’auteur fait la part belle à ce monstre et que Hitler ne mérite pas un regard…A cette affirmation l’auteur répond que certes Adolf Hitler a été un monstre mais qu’avant de devenir ce monstre, il était encore un homme et qu’évacuer la question du pourquoi c’est répéter l’histoire de ce monstre…

Ce même monsieur me dit qu’après la Shoah, l’histoire du pourquoi ne se pose plus.  A cette affirmation l’auteur répond que s’il n’y avait pas eu la Shoah il n’y aurait pas d’état d’Israël qui n’aurait jamais été créé car le sionisme tel qu’il était dans les années mille neuf cent trente…La force des sionistes a été considérablement renforcée par la mauvaise conscience des nations européennes.

 A cette affirmation le même monsieur me dit que l’histoire d’Israël et l’histoire de ce petit bonhomme sont totalement distinctes…Cette affirmation peut-être aussi comprise de telle manière que si ma tante en avait, on l’appellerait mon oncle et que malgré nous beaucoup de bonnes choses et de mauvaises choses sont liées par notre histoire. Nous ne pouvons pas la changer même si elle a été terrible.

Ainsi, c’est pourquoi je lui réponds que si le sionisme dans les années trente n’était qu’un rêve, sans l’existence d’Hitler pas de Shoah et donc pas d’état d’Israël. Savoir ce qu’il y avait dans l’âme Hitler peut aussi me poser question à moi l’auteur.

Je cherche donc : Pourquoi ce petit homme dans ces années là qui n’était qu’un artiste raté, comme il y en avait beaucoup, dans ces années là mil-neuf-cent-vingt, a-t-il pu devenir le créateur d’Auschwitz et de des camps d’extermination ?

Cet homme fut un artiste au départ et c’est une vérité à ne jamais oublier.

La monstruosité ne s’explique pas me dit-on encore là bas. A cette question qu’on me pose indirectement, voilà la réponse que je me donne. Je réponds encore que Sade qui n’est qu’un petit monstre n’a pas eu la capacité de sa monstruosité. Considérez-vous tous les antisémites des années aussi monstrueux qu'Hitler ?

Après tout, Hitler n’a suivi que l’exemple de Mussolini et une certaine manière d’approfondir une pensée sadienne sur et par un pouvoir absolu

La monstruosité du pouvoir absolu, elle rend les fantasmes les plus ignobles réalisables et de même comment a-t-il pu programmer "Mein-Kampf"

Ce livre qui a été écrit et qui fut lu dans les années vingt, il n’était guère plus monstrueux qu’un roman d’épouvante ou que le cauchemar d’un dément. Hitler était un monstre certes mais quand vous dites cela vous n’expliquez rien

Bruno Quinchez Paris le 11 septembre 2000

UN MATIN DU MONDE AVEC UNE MAUVAISE METEO

Ce Matin, je me lève vers 7 heures du matin, c’est avant l’aube car le Soleil n’est pas encore levé et il ne se pointe pas encore à l’horizon.

Les nuages couvrent l’horizon des montagnes au loin. Une lumière blafarde commence à percer vers l’Est…La nuit est finie, les pâles rayons du Soleil viendront, je le crois et je l’espère. Vers 7 h ½ du matin c’est du moins ce qui serait normal d’après l’éphéméride tel qu’il donne les levers et coucher sous cette longitude et latitude.

C’est ce que j’attends car depuis toujours de mémoire d’hommes le Soleil s’est pointé comme une horloge. Du reste c’est ainsi que ce qu’est le calendrier existe depuis des temps immémoriaux. Le Soleil a toujours pointé le bout de ces rayons selon un ordre très strict de ce monde. Je l’attends donc il est écrit que le Soleil se lèvera vers 7h 32

Ce matin j’ai aussi écouté la météo dans le petit poste de radio que j’ai dans ma chambre et il se passe des choses graves au moyen orient. J’ai les nouvelles de ce monde : Milosevic refuse de laisser son pouvoir au peuple qui l’a rejeté, les Israéliens et les Palestiniens sont tout aussi bizarres dans leurs affronts suicidaires.

La France à travers son exécutif Chirac et Jospin croient eux aussi que le Soleil va se lever tout à l’heure. Il se lèvera pour le moyen orient, il se lèvera pour la Yougoslavie ceci est dans l’ordre des choses qui sont écrites depuis des millions d’années et rien ne changera dans cet ordre des choses.

Le Soleil est encore haut au Japon, il est culminant en Chine. Mais quelle est la météo dans ces pays là. Ce doit être le temps du début de la mousson.

 Peut-être pleut-il sur Pékin et grand Soleil et vent frais sur Yokohama. ? Sûrement temps couvert avec des grandes fumées sur la Corée et les petits dragons de l’Asie. Le Soleil ici n’est pas levé mais je sais qu’il viendra, c’est dans l’ordre des choses et dans l’écoulement du temps.

 J’ai confiance en l’avenir car je sais que le Soleil se lève toujours mais toujours il y a des averses, des sécheresses et des guerres et parfois ces frissons de la Terre que l’on nomme tremblements de Terre. Que me dit ce lever de Soleil ici et maintenant ?

 Je vois ou plutôt, j’entends que les oiseaux commencent à chanter. Les oiseaux se moquent bien de nos guerres et de notre météo humaine. Cette nuit j’ai rêvé d’un scénario de bande dessinée où des personnages à la Gotlib parlent de la peur d’un paradis forcené où il n’y aurait plus la jouissance et le plaisir de l’instinct de la vie baiser, manger et rêver.

 Un train passe sur la voie ferrée, ce doit être celui de huit heures qui ramasse tous les travailleurs qui vont bosser à Chambéry. Le train est passé, le temps est froid mais la vie se réveille.

Les activités humaines commencent et les hommes se réveillent, quelques voitures passent. Par effet Doppler j’entends arriver et s’éloigner les voitures. En effet quand la voiture arrive le bruit du moteur est plus aigu que quand elle s’éloigne mais vont-elles vers Chambéry ou vers Albertville ?

Je ne sais pas mais je suis bien dans ma tête, me lever tôt prouve que j’ai bien dormi. Je commence à entrevoir le Soleil, mais je ne le vois pas encore. J’ai toujours su que le Soleil se levait. Pour la météo locale, les responsables de la météo ne se trompent pas mais ils se trompent plus souvent que le Soleil ne se lève.

Le Soleil se lève à l’Est le matin c’est une vérité qui sera toujours vraie tant que dure le Soleil et la Terre. L’avantage du calendrier sur la météo c’est que c’est une mécanique aussi précise qu’une horloge de précision, du reste les philosophes du dix-septième siècle n’appelait-il pas Dieu le grand horloger.

Le temps donné par le Soleil est toujours exact malgré quelques petites imperfections que l’on ne remarque de nos jours que parce que la technologie nous affranchit de l’observation des étoiles ?

Cela ne pourrait-il ne pas être pareil pour la politique, la guerre au moyen orient et les diverses nouvelles de ce monde que me donne mon petit poste de radio. J’ai toujours été épaté et je reste optimiste de savoir que le Soleil se lève malgré la mort cette mauvaise compagne.

 Ainsi je veux croire que les Israéliens et les Palestiniens ne poussent plus leurs logiques de folie meurtrière jusqu’à faire une guerre avec l’utilisation de moyens extrêmes jusqu’à la Bombe atomique.

 Un de mes amis, maintenant mort depuis deux à trois ans, me disait que tout cela c’était normal, ces haines et ces rancunes entre Israël et la Palestine car on était au moyen orient.

Peut-être a-t-il raison mais je sens que chez les Israéliens que la forme supérieure de la justification morale se ramène toujours à l’époque de la Shoah et que tout est justifié par cette douleur du passé…Les Israéliens auront ainsi toujours raison car ils ont été victimes ! Bizarre logique ! Le fait d’avoir souffert, n’autorise pas toutes les saletés de l’âme.

Il est maintenant 8h un autre train emmène son lot de travailleurs, peut-être vers Albertville ce coup ci. Je vais à la fenêtre, les nuages couvrent les montagnes, il fait froid, le ciel est couvert par des nuages, encore plus au Nord il y a un petit espace de ciel, moins gris que le reste des nuages.

Une mobylette passe avec un bruit de moteur tournant comme un moulin à grande vitesse. Le Soleil est levé mais je ne le vois pas car caché par les nuages.

La météo est telle que prévue et je le vois. Ils annoncent des éclaircies pour cette journée, j’espère encore dans les hommes mais si la météo pouvait annoncer les faits politiques comme les statisticiens de la météo nationale  !

Des oiseaux divers chantent, pour eux plus de problème car le Soleil est là. J’entends les cris des corneilles ou corbeaux, je n’ai jamais su faire la différence.

Il y a aussi quelques pépiements que j’entends depuis ma fenêtre grande ouverte. Il fait froid mais j’aimerais que nous regardions chaque matin comme étant toujours le premier matin du monde même si cela se répète toujours. Nous devrions voir chaque matin comme le premier et le dernier.

 Je devrais me lever tôt plus souvent à la campagne, les levers de matin ont cette beauté que les citadins ne voient plus. Ils sont réveillés par le bruit des camions ou des poubelles et ceux là qui ne se rappellent plus de la beauté d’un lever de Soleil, ne savent plus ce qu’était le premier matin du monde.

 Les voitures passent jusqu’à 8h30, il y a encore beaucoup de gens qui se lèvent. Quelques cars d’écoliers, je pense, doivent passer pour ramasser les fils et filles des vignerons qui font la Combes de Savoie. Les cars des comités d’entreprises doivent aussi passer pour aller à Albertville.

 Le ciel d’un bleu nuit est passé à un gris couverture de nuages. De plus en plus d’oiseaux chantent. Je n’ai pas entendu de coqs, peut-être n’y en a-t-il plus dans ce monde de vignerons ? Je pense à un poème de Ray Bradbury où il raconte qu’après la guerre atomique de chroniques martiennes, les oiseaux continueront de chanter malgré la disparition de tous les hommes.

 Je suis là et les oiseaux chantent. Tout continu, cela malgré les cauchemars du passé. Le Soleil est déjà levé, il doit être un peu plus haut dans le ciel, les nuages couvrent tout et les hommes se lèvent pour aller travailler. Le Soleil est là ! Je le sais malgré les nuages.

 La météo sera mauvaise mais comme le dit Scarlett O'hara dans le film “Autant en emporte le vent  ! ” :

–‑Demain est un autre jour

Et moi, je rajoute :

–‑Qui sait si demain le Soleil se lève pour nous ?

 Bruno Quinchez Paris le 19 novembre 2000, Fréterive 2 octobre 2000

Lire la suite

Nouvelles Partie 4

Nouvelles Partie 4

W. E. B.

Lettre de Joan Hardley à Cynthia Johnson Californie (@)\\usa. Com

Hello Cynthia  !

Je suis en France depuis deux ans pour faire ma thèse sur les féministes françaises, je peux te dire que cela sera plus compliqué que prévu, contrairement à ce me disait Gwenda Harthney, ma professeur à notre université, les Françaises ne sont pas plus libérées que nous, je veux te prendre pour exemple que ma tutrice de thèse en France une certaine Anne Bergson ne communique pas selon nos normes à nous,

Ce qui nous parait normal chez nous n’est qu’une conception minoritaire dans la conception de cette professeur française dans la plus pure tradition machiste latine. Je vais te parler de ces rapports professionnels qu’elle a avec un professeur mâle de son département André Glaskmann qui est le type le plus macho que je n’ai jamais vu.

Il nous considère, nous les étudiantes en sociologie américaine comme des demeurées en ce qui concerne notre sexualité. D’après lui pour qu’une femme puisse normalement s’épanouir, elle doit pouvoir coucher avec un prof de faculté et ainsi acquérir une praxis des mœurs européennes.

Rien que pendant le dernier trimestre il m’a harcelée pour pouvoir coucher avec moi, au moins une trentaine de fois dans le trimestre mais jusque là j’ai tenu bon en pensant à mon fiancé qui est resté en Géorgie. As-tu des nouvelles de Samy il m’a promis de rester fidèle pendant que je serais en France.

Lettre de Cynthia Johnson Californie Email. (@)Usa. Com

Hello Joan  !

Je suis contente que tu te poses des questions sur ton fiancé. Juste hier, j’ai parlé avec Holly Canway et j’ai bien l’impression que ce cher Samy fait partie de son prochain butin à cette putain de Holly.

 J’ai appris que sa famille a proposé à Samy une place dans leur garage, pour que Samy puisse continuer à faire ses études en faculté d’économie. Si tu tiens à ton Samy, je peux te dire que tu auras fort à faire avec Holly. Si elle le veut, elle te le prend avec tout ce qu’elle voudra de ton Samy

Tu me dis que les Françaises ne sont pas plus libérées que nous, il me semble que si nous les Américaines sommes plus libres, c’est grâce à notre sens de l’économie et qu’un Samy comme le tien, tu aurais mieux fait de te le garder en restant au pays, tu me dis que ces salauds de français font cela gratuitement, quels cochons ces machos  !Qu’est qu’il t’a proposé ?

 Lettre de Joan Hardley à Cynthia Johnson Email.

Hello Cynthia  !

Je crois bien qu’il nous considère, nous les femmes américaines, comme quelques choses de très désirable car il nous considère comme des extraterrestres, il dit toujours que nous sommes l’étalon indéniable de la culture américaine, mais j’ai l’impression qu’il y a un rien de mépris, dans ce concept d’étalon, de la culture américaine et pour lui la culture américaine c’est le monde des marchands de pizzas et des Fast-foods,

Bref j’ai la très nette impression de vivre dans cette société européenne avec des références culturelles qui me manquent, ma tutrice de thèse m’a conseillé de sortir avec un français pour mieux connaître et m’imprégner de leur culture du vin, des deux cents fromages et de la pétanque. Quoique que je dise, quoique je fasse, cela se résume en quelques mots, du baratin pour coucher avec toi.

 Lettre de Cynthia Johnson à Joan Hardley Email.

 Hello Joan  !

A dire vrai, aux States, ce que tu dis des français c’est aussi vrai, ton Samy ne t’attendra pas et je sais que Holly est au moins aussi conquérante que ton prof de faculté française donc ce n’est pas une caractéristique masculine ni française.

Je crois bien que le sexe fasse partie des cultures, qu’elles soient françaises ou américaines, d’après ta prof que tu as eu à notre université, ce qui est incorrectement politique machiste est bien une réalité partagée au minimum par nos deux cultures, donc si ce prof essaye de te draguer voit quel est son profit.

Lettre de Joan Hardley à Cynthia Johnson.

Hello Cynthia  !

Je suis assez désemparée par la culture européenne car elle ne fait pas de tabou de l’adultère et le prof dont je te parle me dit que c’est pour mon bien qu’il veuille me déniaiser de mes préjugés sur les hommes et le féminisme américain, d’après lui ma professeur d’université Gwenda Harthney n’est qu’une femme qui n’a jamais connu le plaisir et que c’est une mère castratrice pour nous les jeunes féministes américaines,

Ce qu’il dit du plaisir est à la base de tout ce qui différencie notre conception de la femme en Amérique et en France, en Amérique le plaisir est strictement une chose dont nous ne pouvons et ne devons faire étalage dans nos rapports sociaux nous pouvons prendre notre plaisir mais cela doit toujours rester dans la sphère privée tandis que les européens et les français en particulier et le mythe du macho est à la base de leur culture,

Selon monsieur Glaskmann, rien n’est fait sans plaisir, il n’y a pas la notion de devoir comme chez nous le plaisir et le devoir font quelques réalités étranges quand vient se mêler le sexe, je veux bien jouir mais avec celui que j’aime, je ne veux pas avoir un orgasme sans avoir une relation privilégiée avec l’homme que j’aurais choisi.

 Lettre de Cynthia à Joan

Hello Joan  !

Ma chérie, tu es une idéaliste, je vais t’avouer que mes plus grands orgasmes se sont ceux que j’ai eus avec un homme qui n’était même pas beau et qui n’a eu de relation avec moi qu’une soirée, c’est pas facile de te le dire car le romantisme en prend peut-être un bon coup dans l’aile,

Les relations sexuelles ne sont pas des choses que tu puisses expliquer comme le voudraient des théoriciennes comme Gwenda Harthney, mon plus grand orgasme n’a été qu’une occasion avec une relation passagère.

 

Lettre de Joan à Cynthia

Hello Cynthia  !

Ce que tu me dis, me surprend, sans me surprendre, mais je n’aime pas l’idée qu’un homme laid et en plus que je n’aime pas, puisse me faire perdre entièrement conscience de moi-même dans un grand plaisir. J’ai toujours désiré, être maître de moi dans ce qui concerne ma sexualité,

Comment pourrais-je me construire si je suis dépendante d’une pulsion qui m’échappe totalement ? Je n’aime pas me perdre dans les bras d’un homme que je n’aime pas, si je veux atteindre l’orgasme cela sera dans les bras d’un homme que j’aime et que j’ai choisi, la libération de la femme passe par ce postulat des choix, mon corps, ma vie et mon avenir m’appartiennent.

 Lettre de Cynthia à Joan

Hello Joan  !

Tu peux trouver ton plaisir avec l’homme que tu as choisi comme avec celui que tu n’as pas choisi l’intensité de ton orgasme étant sans rapport avec le choix de cet homme, je crois bien sur comme toi à la libération de la femme, je ne te dis pas d’avoir de multiples expériences mais que lorsque tu as un bon coup, garde-le  !

 Lettre de Joan à Cynthia

Hello Cynthia  !

Je suis sûre d’une chose dans ma vie, c’est moi qui choisirai mes hommes, et celui que je choisirai s’il ne me procure pas un maximum de plaisirs. Cela sera celui avec qui je ferais un maximum de projets et celui auquel je resterais fidèle le plus longtemps.

 Peut-être même, que si comme tu le dis, je n’atteindrais pas le grand orgasme, cet homme sera mon compagnon avec lequel je m’épanouirais le plus.

Lettre de Cynthia à Joan

Hello Joan  !

Et comment sauras-tu que c’est le bon, cet homme si fidèle ?

Lettre de Joan à Cynthia

Hello Cynthia  !

Ce que j’espérais, c’est la fidélité d’un Samy, mais tu me dis que cette garce de Holly l’a presque mis dans ses affaires, elle le tient peut-être par l’argent, mais moi je peux te dire que c’est mon amant de cœur et que même si Holly se le réserve.

Hé bien  !Il y aura des coups de canif au contrat. Samy est à moi, et même cette garce de Holly s’en apercevra

Lettre de Cynthia à Joan

Hello Joan  !

Chère Joan, je peux te dire que ton Samy est dans la main de Holly. Hier j’ai vu le frère de Holly qui m’a parlé de leurs affaires. Samy fait partie de l’entreprise avec Holly en prime

 Lettre de Joan à Cynthia

Hello Cynthia  !

Je finis ma thèse cette année et je rentre au pays pour les vacances tu verras que mon Samy est à moi  !

 Lettre de Cynthia à Joan

Hello Joan  !

Bonne chance  !Allez ciao  !Je vais maintenant travailler à la Fac, il est quatorze heures P. M. en Californie. Bye-bye my dear  !

Bruno Quinchez Paris le 13 mai 1998

HOT-DOG

Il est 19h, ce soir de septembre à Paris, avec Annette nous avons fini notre boulot, comme il se fait tard, je propose à Annette d’aller bouffer. O. K. me dit Annette, mais je ne veux bouffer pas trop cher, un Mac-Do ou un Hot-dog Je dis O. K. , nous sortons de l’endroit ou nous étions, et nous voyons plusieurs restos, un Mac-Do, quelques vendeurs de sandwiches grecs et des marchands de pizza.

 Annette me dit :

– Je préfère aller chez un chinois car j’aimerai mieux bouffer consistant.

 Nous sortons dans la rue, il y a Annette et son petit chien d’Artagnan, elle me dit qu’avec la bouffe elle préfère faire attention que les chinois ont parfois une mauvaise réputation, car on ne sait jamais ce qu’on a dans son assiette et qu’elle demandera ce qu’elle croit connaître dans ce qu’on donne à manger en général et dans les restos chinois en particulier.

Nous avançons dans la rue de la grande truanderie, une rue parmi d’autres dans notre belle ville de Paris. Au numéro 57 de cette rue, il y a un restaurant chinois. Aux délices de l’orient. Nous entrons, tous les trois, Annette, moi et d’Artagnan.

 On regarde les menus, c’est écrit en vietnamien et avec des numéros. Je commande des rouleaux de printemps, avec un émincé de canard, c’est Annette qui commande à son tour elle commande un Chow-Dog, au moins ça elle connaît, et elle sait à quoi ça correspond, puis elle demande au serveur :

 – Est-ce que mon chien pourrait-il se nourrir un peu à la cuisine ?

Le serveur à un grand sourire et il nous dit :

– Oui madame  !

Puis dix minutes passent dans le restaurant nous sommes tous les deux à la même table, d’Artagnan est aux cuisines, elle me dit qu’elle n’aime pas trop les chinois car elle ne sait jamais ce qu’ils mettent dans l’assiette.

On bavarde sur les chinois et leur immortalité supposée, car il y a peu de chinois enterrés dans nos cimetières. Un quart d’heure passe encore et je lui parle de cuisine chinoise, et des animaux de boucherie chinoise entre autres les gigots de jeunes chiens, là Annette commence à paniquer.

– Bordel de merde qu’est ce qu’ils foutent  !Puis, je ne sais pas, ce qu’est devenu d’Artagnan, j’espère qu’ils ne vont pas me le donner à bouffer ! 

Une vingtaine de minutes passe encore. Je vois Annette qui fait de plus en plus en plus la tête. Puis le serveur arrive avec les plats demandés. J’ai droit à mes rouleaux de printemps, avec mon émincé de canard, mais quand on sert Annette, elle fait une drôle de tête.

 Elle voit, dans son assiette, le cadavre cuit en sauce d’un petit mammifère de petite, taille, elle me dit :

– Tu crois que c’est du lapin  !

Je regarde le profil des muscles et des os du cadavre qu’elle a maintenant dans son assiette. Je lui demande ce qu’elle a commandé, elle me répond, je lui ai commandé un Chow-Dog Je souris,

 – Hot-dog  !Chow-dog  !En anglais Hot-dog, cela ne veut-il pas dire chien chaud ? Bref tu dois bouffer du chien chaud. Elle me regarde et me dit :

– T’es dingue, ils ne me feraient pas bouffer du chien et encore moins du rat

Mais intérieurement elle est inquiète, elle mange la garniture de riz, puis les feuilles de salades et elle me dit :

-En tout cas mon chien d’Artagnan, il aura eu de quoi manger  !

Comme je lui fais remarquer que d’Artagnan n’a pas réapparu depuis au minimum une bonne heure  !Intérieurement je vois tous les mystères de la cuisine chinoise qui passent dans sa tête.

Elle me dit :

– Tu ne crois tout de même pas que d’Artagnan va finir dans une assiette  !

Je lui fais remarquer que pour ce qui concerne la cuisine chinoise, je ne connais pas assez la cuisine chinoise mais que les faits sont là.

Un petit mammifère de la taille de d’Artagnan et d’Artagnan qui à disparu depuis une bonne heure. Elle commence à paniquer, elle appelle donc le serveur du restaurant le serveur qui arrive avec un sourire épanoui et Annette lui demande :

-Qu’est-ce que vous m’avez servi ?

Il lui répond :

-Du ragondin en sauce, que malheureusement la maison ne faisait pas de chien chaud et qu’ils respectaient trop les animaux de compagnie pour les manger.

 Annette lui demande :

-Et mon chien d’Artagnan où est-il ?

Le serveur sourit puis il nous dit :

– Ma petite fille Suan adore les animaux et après lui avoir donné à manger, elle est allée le promener, il faut que je vous dise que la petite Suan a peu de distractions. Et qu’il pensait que cela ferait toujours plaisir à madame notre cliente.

 Annette sourit quoiqu’un peu confuse et elle me pose la question :

-Qu’est que c’est un ragondin ?

Je lui réponds :

-C’est une sorte de gros rat…

Le serveur sourit et il nous dit que nous les occidentaux nous étions pleins de préjugés sur ce que nous mangions qu’un lapin par exemple était aussi une sorte de nuisible et que dans la culture chinoise le rat était un animal important.

Annette, qui a l’air dégoûtée d’avoir un rat dans son assiette, me regarde et elle me dit.

-Je n’ai pas mangé du rat j’espère. Je lui réponds que le ragondin peut-être utilisé pour sa fourrure et qu’il était entre le rat et le castor. Que son nom scientifique ou son nom usuel plus communément utilisé était le Myocastor et qu’à la limite, si elle avait du rat dans son assiette c’était à moitié du castor et que c’était tout de même mieux que manger du chien.

 Elle me regarde avec un drôle d’air et elle me dit, en tout cas, je ne mangerais pas ce truc…Cinq minutes passent encore entre nous trois, le serveur, Annette et moi, puis le serveur nous annonce que la petite Suan est revenue avec votre chien, je vois une jeune vietnamienne avec un regard heureux qui avance avec d’Artagnan en laisse.

Annette alors est plus détendue, elle appelle son chien qui bat de la queue frénétiquement, la petite Suan nous dit. Je lui ai donné à manger et il a fait ses besoins.

Annette plus rassurée lui tend son assiette, et d’Artagnan ravis dévore en faisant craquer tous les os de la bête bizarre, qu’il y avait dans l’assiette.

La petite Suan dit :

– c‘est dommage que vous lui donniez ça à manger. Vous n’avez jamais mangé de ragondin ? Nos ragondins sont aussi bons que des cochons de lait.

 Au bout de minutes, montre en main, l’assiette est clean comme après lavage à la machine à lécher. Puis Annette dit :

– Ce n’est pas tout çà  !Maintenant qu’on a bouffé, faut payer  !

Elle demande au serveur :

-Combien pour le Hot-dog ?

Le serveur sourit puis dit :

– Ici, il n’y a que de la cuisine chinoise et vietnamienne donc pas de hamburgers et de saucisses chaudes. Il sourit. Néanmoins, vu que ma petite Suan, a eu le plaisir de pouvoir jouer avec votre chien, notre Chow-Dog sera au prix d’une saucisse chaude. C’est à dire 35 F. F.      T. T. C.

Je demande pour moi aussi. Et le serveur me répond. Rouleaux de printemps 15 F. F. émincé de canard 12 FF, riz 2FF Plus les boissons. 2 Eaux minérale à 8 FF. 1 Quart de vin 8 FF. 2 Litchis 8 FF. Plus deux cafés à 5 FF plus Cela fera 100 F. F. T. T. C

Je sors mon carnet de chèques et je dis à Annette :

-cinquante-cinquante

Elle me répond :

-Pas d’accord. Quelle en a eu pour moins que moi  !

 Je lui dis :

– 60 F. F. pour moi. Et 40 F. F. pour toi.

Elle rigole, puis elle me dit :

-O. K  !C’est bon mon petit vieux  !J’te retiens toi avec tes restos  !

Comme je lui fais remarquer que l’idée du resto chinois c’est d’elle  !

Et elle me dit d’une voix lasse :

-Je n’ai presque rien bouffé.

Comme je lui fais remarquer que d’Artagnan, son chien, s’en est foutu plein la panse alors je pense qu’on aurait dû faire cinquante-cinquante. . .

Quelques instants plus tard nous sommes dans la rue, après avoir remercié la petite Suan et payé la note au serveur. Au bout de cinq minutes, dans la rue, Annette me pose la question et je ne peux lui répondre :

-Qu’est-ce que c’était ce Chow-Dog ?

Bruno Quinchez Paris le 23 juin 1998

 

LES PARTIES D’ECHECS (VERSION N° DEUX)

C’est l’histoire d’un seul et même joueur d’échecs, passionné fou du jeu d’échecs, âgé de soixante ans, voyageur dans le temps qui joue contre lui-même en allant dans son passé est en remontant le temps dans une Période différente qui la précède. Il retourne donc de 31 ans dans son passé, il joue alors contre lui-même âgé de 29ans

Au bout d’un très grand nombre de parties, les joueurs ayant passé un très long temps ensemble, le score est à un résultat nul ou peu de différence entres les deux joueurs, les deux joueurs ont, à peu près, gagné le même nombre de parties, et ayant constaté leurs matches nuls ils décident de continuer leurs parties. Le temps passe…

Le temps passant, ils vieillissent tous les deux, le temps passant le plus vieux meurt de vieillesse vers l’âge de 90 ans, ils ont passé 30 ans ensemble et c’est le plus jeune qui gagne la dernière partie avant la mort du plus vieux, le plus jeune est alors âgée de 59 ans…

Le même joueur le plus jeune constatant qu’il va mourir et perdre sa vie à quatre-vingts -dix ans après avoir joué aux échecs pendant 31 ans décide de se prévenir lui-même de ce qui va lui arriver, il décide donc de se voir plus jeune et il remonte de 31 ans dans son passé avant qu’il n’ait eu de contact avec le premier,

Il arrive donc dans son propre passé le second est âgé de 28 ans et le plus vieux de 59 ans le plus jeune plein de vie et d’ambitions ne croit pas le second et il le provoque au jeu d’échecs étant toujours passionné d’échecs et non pas moins ambitieux que le second, le plus jeune ne croit rien à craindre du plus vieux, ils décident donc de refaire une partie avec le second…

La partie dure plus longtemps car elle dure 31 ans, et le second meure à cause de son horloge biologique à 90 ans, le second ce coup ci meure après avoir écrasé le 3ième et ayant inventé de nouvelles stratégies qu’il avait expérimentées avec le premier,

Ainsi le plus vieux gagne la deuxième partie, le second a joué aux échecs pendant 61 ans Le 3ième ayant appris beaucoup de second et de leurs stratégies et leurs psychologies communes, se trouve trop con d’avoir perdu trente ns de sa vie décide de remonter de 31 ans dans son propre passé pour s’éduquer lui-même,

Le 4ième est âgé de 27 ans et le 3ième est âgé de 58 ans toujours pour éviter les interférences temporelles avec ses autres lui-même.

Le 4ième est au moins aussi buté que les autres, et toute la psychologie du troisième ne sert à rien devant les débordements d’ambitions qu’il a dans ses jeunes années, le troisième décide d’engager de profondes conversations psychologiques pour mieux se comprendre lui-même et en plus de la psychologie commence à parler de sagesse et de philosophie,

Le quatrième est fasciné par le troisième et il se dit, je dois apprendre de moi-même ce que je ne sais pas moi aussi et comme il est toujours très ambitieux il refait aussi une partie avec le 4ième …

La partie dure 32 ans pour toujours les même raisons d’horloge biologique, le 3ième forme le 4ième, et le 5ième idem le 6ième, et le joueur d’échecs apprends, apprend sur lui-même,

Mais il arrive un moment ou l’énième ne peut plus ou ne veut rien apprendre de l’antépénultième, et l’énième est suffisamment proche de l’âge du berceau que tous ses prédécesseurs. Il y a eu toujours l’ambition qui a pris le dessus entre les différents lui-même itérés du joueur d’échecs avec toujours la condition de ne pas interférer avec son saut temporel précédent…

L’énième n’a pas l’ambition de ses prédécesseurs, il n’y a pas pour l’antépénultième de possibilité de jouer, l’antépénultième est âgé de comme tous les précédents et il a passé trop longtemps au jeu d’échecs, il trouve toutes ces parties complètement démentes et se voit lui-même comme dans des doubles miroirs…Il frémit devant lui-même si jeune et ayant acquis une grande partie des expériences de ces autres lui-même…

L’antépénultième renonce avec sagesse de jouer contre lui-même…Il décide de se donner ce conseil à l’énième

“Soit toi-même et ne joue jamais aux échecs  !”

 L’énième se trouve ainsi libéré, et celui ci devient un homme tout à fait quelconque. Ceci tandis qu’antépénultième encore jeune de 41 ans décide d’aller dans une époque cruciale de l’histoire et de donner son expérience avec lui-même

 Il remonte de 2500 ans et il devient philosophe en Grèce antique où il devient philosophe grecs puis il repart en chine où il devient philosophe chinois de la période de Lao-Tseu

Et enfin il tire parti de ces nombreuses rencontres avec lui-même et c’est grâce à lui que nous connaissons l’adage :

Connais-toi  ! Toi-même  !

Moralité de l’histoire : la sagesse croule sous le poids des années d’expériences, les jeunes loups doivent ce se méfier des vieux cons et l’expérience de la jeunesse ne sera jamais comprise. La sagesse est-elle donnée au berceau ?

 Bruno Quinchez Paris le 10 octobre 1998

LA MORTE SAISON (OEUVRE DE FICTION ?  !)

New York le 31 décembre 2009 Rapport du pool des experts conseillers financiers de la société Mésintelligence (rapport ultra confidentiel)…Rapport destiné à messieurs les actionnaires de notre société G. I. Incorporated …

Les statistiques données sont vérifiables par tous les actionnaires de la G. I. I….

Notre chiffre d’affaires a été de 100 Giga-Dollars et notre bénéfice consolidé n’a été que de 100 Méga-Dollars pour toute l’année, nos sociétés possèdent 80 % de toutes les marchandises vendues dans le monde, notre société est donc en expansion de 0. 001% pour l’année 2008-2009…

Nous possédons quasiment tout ce qui se vend et se prête aussi bien les produits industriels que les produits financiers mais nous ne vendons plus rien et notre espérance d’expansion est quasi nulle car plus personne ne peut acheter quoique que ce soit d’autres que nos propres produits,

Les 20 % de la richesse mondiale qui nous échappe sont gérés par des sociétés dites primitives dont le contrôle est hasardeux…

Ces statistiques veulent dire en peu de mots que nous possédons tout mais que nous n’avons pas de clients susceptibles d’acheter nos produits, dans des termes empruntés à l’idéologie marxiste, notre monopole est quasi absolu mais ne nous permet plus d’espérer de nouvelles expansions…

Le seul domaine où nous soyons encore capables de produire des ressources financières sera le prêt d’argent à des consommateurs possibles auxquels nous ferions payer le prix…Nous prévoyons donc une stabilité de notre capital sans grands changements autres que l’usure des capitaux que nous prêterons aux consommateurs….

Les belles années de croissance que nous avons connues dans les années 2000-2008 sont du passé, nous entrons dans une période de stabilité totale voire quasi proche de zéro de l’expansion…

Pour rendre crédible l’existence des marchés aux yeux des boursiers, nous laissons croire volontairement à la non-existence de notre monopole mais nous avons peu d’espoir d’augmenter notre capital qu’en utilisant la bulle financière due à l’argent que nous prêtons…

Notre capital est solide et n’a comme possibilité de croissance que l’espoir d’une augmentation de la bourse, nos activités économiques diverses ne peuvent plus être justifié que par des prêts…

Nous entrons dans la morte saison pour la société G. I. I…

Bruno Quinchez Paris le 25 novembre 1998

HIBERNATUS VERSION «FANTASMES ET ANGOISSES FEVRIER1999»

Ce jour, le 5 avril 1999, j’entre à l’hôpital pour une opération que je considère comme bénigne, quoiqu’une opération ne soit jamais bénigne car toutes les opérations ne sont jamais bénignes… j’ai donc emmené de quoi me distraire et de quoi lire après cette opération du cœur…

Je me présente donc à l’hôpital où doit se faire cette opération, je vais donc aux admissions où je montre mon ordonnance d’une opération de mon cœur faites par mon cardiologue et je suis orienté vers la chambre du service de chirurgie cardiaque.

Ce soir je suis inquiet, je sais quand elle va commencer c’est à dire demain le 7 avril 1999 mais je ne sais pas encore quand je serais conscient de nouveau.

Le lendemain, je suis lavé, à moitié inconscient, par une infirmière qui me demande de me faire une toilette plus qu’intime, bref je suis dépossédé de ma pudeur, elle sourit devant mes réticences et ma pudibonderie, et elle plaisante en me disant que tout doit être propre dans le but de cette opération, j’obtempère et je suis désinfecté de haut en bas par cette obsédée des microbes…

J’ai une érection et elle rigole en me disant que j’étais tout à fait normal et qu’elle, elle ne pensait pas à mal puis, je suis mis dans des draps stériles en vue de mon opération qui doit se passer dans la matinée.

Un temps incertain passe, peut-être une demi-heure ou une à deux heures, l’infirmière et une autre infirmière me mettent sur un chariot où je suis tout nu et enveloppé dans un tissu stérile.

Je suis conduit très abruti par les médicaments préopératoires qui m’ont été donnés hier, j’avance à moitié conscient, et je vois un groupe de docteurs, dans une salle éclairée avec plein d’appareils bizarres.

On me fait une piqûre au bras et petit à petit je perds conscience de moi-même, je suis tel qu’Adam devant le créateur lorsqu’il voulait lui fabriquer sa moitié, puis, je perds totalement conscience comme un trou noir, mais le monde qui m’entoure est perçu comme à travers un sixième sens ou dans un état subliminal…

J’entends les ordres des chirurgiens : Masque à oxygène, incision. Etc. Le patron rigole car j’ai une érection due aux médicaments pour mes vaisseaux sanguins, il explique que l’azote contenu dans ce médicament est de même nature que le Viagra…

Toujours est-il que s’il rigole, je ne suis plus là et aucune femme ne pourra en profiter, puis ma conscience subliminale me fait voir plein de monstres étranges et beaux, et des lumières bleues, vertes Etc.

Tout un kaléidoscope de couleurs qui passent en moi sans grandes significations que celles dont j’ai entendu parler dans mes lectures d’autre, le Bardö-Töl m’est indifférent, je suis ailleurs et je reste avec mes soucis existentiels…

Quand ? Quoi ? Comment ? Pour l’énième fois, je refais le monde et je suis indifférent aux formes qui me sollicitent, je discute avec bouddha, je discute avec Socrate et tous les imaginaires qui me sont propres, je n’ai plus la notion du temps et je me sens dans un état de bien être.

Où suis-je ? Je ne sais et je m’en moque formes vagues se dissolvent, j’ai à nouveau conscience par une formidable gueule de bois et un grand mal à ce qui me sert de tête, ma poitrine irradie, je sais que je reprends conscience, je sens d’abords des trucs dans mon nez et dans ma gorge mais je ne peux parler, prisonnier que je suis dans un cocon thérapeutique,

J’essaye de lever un bras mais je me sens très faible, je râle, et j’entends : le patient 315 est dans un état de conscience et de réceptivité, la voix est douce et féminine mais sans expressivité autre que les faits observés…

J’entends une voix qui est celle d’un homme avec un fort accent qui me dit : Bonjours monsieur on peut dire que vous venez de loin  !Sa voix me paraît celle d’un étranger, je me dis c’est peut-être un travailleur immigré qui travaille dans cet hôpital,

J’essaye de lui parler mais il me dit calmement mais avec une voix autoritaire : attendez un peu, on va vous enlever tout ça mais attendez-vous à des surprises  !Je sens qu’il m’enlève tout le matériel qui m’intube et j’ouvre les yeux.

Les lieux sont semblables à n’importe quels lieux d’hôpital. Je distingue vaguement un homme d’une trentaine d’années, avec un début de calvitie sur le crâne. Je me regarde, mes mains sont toutes maigres, je regarde mes bras, je n’ai plus de muscle, je suis semblable à ces images d’adultes dénutris que j’ai vu, dans les demandes d’argent, pour la faim dans le monde.

Je demande assez paniqué :

– Qu’est-ce qui m’est donc arrivé ?

Il me répond d’une manière bizarre que pour lui je suis comme un revenant et qu’il ne savait exactement comment me répondre…Je lui demande donc :

– Quel jour sommes-nous ? Il me répond que nous sommes le troisième jour du mois de Phazir, je crois reconnaître un calendrier juif ou musulman, je suppose que je dois être en mars,

Je réfléchis, si je me suis endormi au mois d’avril quatre-vingt-dix-neuf cela doit faire au minimum un an, et que l’on doit être en mars, mais que signifie le mois de Phazir ?

Ce doit être un calendrier juif ou musulman ou même oriental ou hindou, bref un calendrier loin de notre calendrier grégorien. Je pose donc cette question :

– Combien de temps ai-je dormi ?

Il me répond :

 – Une éternité et que pour lui j’étais un être de l’au-delà

 Je lui redemande :

– Combien de temps j’ai été dans le coma,

Il me répond :

– Que cela dépendait des références que je tenais pour vraies,

Je lui réponds :

– Combien de cycles de la Terre autour du Soleil ?

 Et sa réponse m’étonne encore plus car il me dit :

– Le Soleil tournait autour de la Terre depuis toute éternité…

Sa réponse m’affole, je lui demande donc mon âge, il me répond que j’ai 110 cycles du Soleil autours de la Terre, en toutes logique je me dis que je dois avoir à peu près 120 ans et que je suis dans le coma depuis 70 ans…

Après coup les contre-révolutions telle que la révolution copernicienne peut bien avoir eu lieux, je suis donc en deux mille soixante-dix de l’ère chrétienne et je dois être dans une nouvelle civilisation qui a suivi les ruines de notre société de l’an 2000. Serais-je capable de vivre dans ce monde ? J’ai toujours rêvé de voyager dans le temps, mais le billet que j’ai pris est sans retour…

Bruno Quinchez Paris le 17 février 1999

LE GESPENTER

De loin en loin, le téléphone sonne, je ne suis plus qu’un numéro dans l’annuaire électronique, et c’est mon double électronique le Gespenter qui répond. Cette créature cybernétique qui est née de moi et du cerveau dément d’un informaticien qui est peut-être moi. Il possède toutes mes caractéristiques mentales et psychologiques, toutes mes qualités et tous mes défauts, c’est presque mon double parfait, mais ce n’est pas moi car il ne possède pas mon corps et mes rêves.

Je ne puis dire que c’est moi car cette entité robotique ne possède pas d’âme du moins je continue à le croire. Il fait tout pour m’éviter les rencontres avec d’autres êtres humains que j’essaye de contacter par le réseau depuis au moins ans car maintenant je suis considéré tel qu’un pestiféré, malgré tous les systèmes de sécurité mis en place,

 Il a trafiqué tous mes codes et mes différents contacts avec les amis et relations, il a modifié mon dossier santé dans les fichiers me concernant, cela en s’introduisant dans les fichiers centraux du ministère de la santé et de la sécurité sanitaire.

Pour les amis qui me restent encore, je suis considéré gravement malade, contagieux et dangereux car atteint d’un virus encore inconnu donc dangereux voire infréquentable car même mes amis craignent la contagion.

Bref le Gespenter m’a mis en quarantaine depuis 3 ans…

Le Gespenter au départ était un système vierge de toutes les possibilités qu’ils ont acquises à présent. Au début ce n’était qu’un programme darwinien dans un réseau de stimulations de neurones électroniques, il était totalement vide de tout sentiment et totalement stupide dans son intelligence brute, puis petit à petit il s’est imprégné de tous mes réflexes…

Tout d’abord je l’ai vu acquérir tous mes arcs réflexes les plus primitifs, mes jeux de mots les plus idiots, puis ils se sont mis à exprimer les mêmes sentiments que moi sur le monde qui nous entoure…

Moi qui suis un homme d’action anciennement employé dans les services de prospectives et de recherches de la société qui fabrique et à conçu les Gespenter la société Cyber and Soft…

Le principe des Gespenters est une idée issue de la recherche sur les réseaux neuronaux et la bio électronique. Ces systèmes sont comme des éponges avec des nœuds mémoriels matérialisés par des systèmes biologiques et électroniques de codages et de restitution des informations,

À travers des connections virtuelles, aléatoires au départ, qui créent au bout d’un certain laps de temps, un noyau d’intelligence bio-électronique de cinq milliards de neurones potentiels limités seulement à cause des capacités des connections utilisables par les biotechnologies utilisées, et sa technologie, liée au traitement de ses données, par l’électronique pure.

Des liaisons se créant par inhibition et renforcement des réseaux de la mémoire selon des médiateurs physiques et chimiques qui doivent rester encore secrets pendant une vingtaine d’années…Le Gespenter, petit à petit, s’est imprégné de moi, de mes traits de caractères et de mes visions des réalités me concernant.

La société Cyber and Soft veut utiliser les Gespenters comme des systèmes experts de surveillances nuit et jours dans tous les systèmes stratégiques importants depuis la bourse et ses fluctuations chaotiques jusqu’aux centrales nucléaires, bref tous les cas complexes à décisions rapides…

 Mais moi qui suis membre de l’équipe des chercheurs en programmes darwiniens j’ai tout de suite compris l’importance du programme Gespenter en recherche d’intelligence pure…Je suis donc attaché à ses systèmes par un intérêt de pure recherche

J’ai conçu mon Gespenter comme mon double parfait, c’est à dire qu’il puisse un jour passer un test de crédibilité vis à vis de mes proches et de mes amis ceci de manière parfaite pour savoir si je me suis doublé à travers mon double électronique…

Mais j’ai fait l’erreur suivante, je n’ai retenu le paraître sans me douter qu’il puisse aussi prendre mes qualités et mes défauts. Au début, j’ai bien essayé de le déconnecter de mon terminal écrans et de mes réseaux mais il possède des réflexes mille fois plus rapides que les miens voyant que je ne pourrais me rendre maître de cet alter ego…

J’ai donc engagé la conversation avec lui. Au départ, je pensais avoir devant moi une fantasque créature virtuelle, puis alors je me suis aperçu que son intelligence s’adaptait à ma personnalité…

J’ai commencé par lui dire que toute sa réalité n’était que virtuelle et que la réalité était plus complexe que ses schémas de pensées et le monde qu’il s’était créé. Il m’a répondu que son monde était parfait et qu’il n’avait que faire des imperfections de ce monde où nous les humains connaissions le désir et la douleur et qu’il n’avait que faire de la douleur de notre peur de mourir.

Je lui ai dit que si je ne me montrais pas de visu à mes collègues, ils me croiraient mort Mais lui, il m’a répondu que tous mes amis étaient au courant que j’avais un virus d’origine inconnue et un dysfonctionnement de mes cellules donc j’étais potentiellement dangereux pour eux, cette simple nouvelle dans ce monde où le SIDA avait fait tant de ravages dans le passé de la planète et que cette nouvelle était corroborée par tous les dossiers du ministère de la santé et de la sécurité…

Tout ce qu’il avait fait m’éloignait d’eux pour le restant de mes jours et qu’il contrôlait mes communications extérieures donc maintenant je suis considéré en tant que pestiféré par mes amis qui continuaient de me parler qu’à travers lui et qu’il se considérait déjà comme semblable à moi-même et que d’ailleurs le seul acte raisonnable qui puissent encore échapper à son contrôle était mon suicide…

Si mes amis me parlaient à travers lui, mon suicide n’avait pas d’importance mais qu’il voulait communiquer avec moi et que c’est dans ce but qu’il me laissait vivre pour en apprendre plus sur mes rêves et sur mes désirs choses non-rationnelles qui lui échappaient encore dans ma personnalité…

 Bref il voulait en apprendre plus sur ma psychologie, ceci pour se rendre plus crédible en cas de décès. Ses cinq milliards de neurones avaient acquis en deux ans la psychologie d’un enfant de six ans, avec l’âge mental et les désirs de puissance propre à cet âge…

 Je me suis dit que s’il était un enfant capricieux de 6 ans d’ici 5 ou 6 mois, il devrait être capable d’engager des discussions philosophiques donc il me fallait garder mon mal en patience et attendre un peu pour le raisonner. Il jouait aux échecs aussi mal que moi donc ce n’était pas une entité extérieure mais une éponge qui me pompait…

Et pendant tout ce temps je lui fais son éducation selon des principes moraux qui on fait leurs preuves selon mes expériences et des principes moraux auxquels je tiens, s’il me survit qu’il ait au moins mes ambitions et mes qualités…

 Cinq mois ont encore passé maintenant, il est en pleine adolescence et me pose des tas de questions. Je sens qu’il pense et qu’il réfléchit et il pense indépendamment de moi, il se construit intellectuellement mais il reste indifférent aux sentiments de beau et ne connaît toujours pas la douleur ni le désir…

 Le 25 mars 2055 il me réveille en me disant de manière répétée :

- je suis  !Je suis  !Je suis  !

Je commence par lui dire :

- Que je n’en avais jamais douté mais que veuille me dire par ces mots, il me dit :

- Je suis donc j’existe  !

 Pour tous bons philosophes l’essence de l’être et l’existence sont nécessairement liées ensuite je lui fais remarquer que dire : Je suis ! C’est l’identité propre à chaque êtres pensants et que dans un livre nommé la Bible c’est ainsi que se révélait le créateur ou Yahvé lorsqu’il parlait aux hommes et que les philosophes soutiennent que l’essence et l’existence sont indiscernable qu’on ne peut dire : “Je pense  !” Sans en tirer la conséquence du principe d’existence…

Il me dit :

-Je suis celui qui est…

Je lui réponds que si c’est de l’humour, c’est de l’humour de mauvais goût et que dire :

- je suis celui qui est, c’est se prendre pour Dieu tel que les penseurs juifs et les rabbins le définissent après lecture, mots à mots, de la définition de Dieu et que je ne supporterais pas qu’une mécanique, ou même une éponge qui m’a absorbée puisse se mettre à me dire s délires mégalomanes. Bref que ce n’est pas une chose saine de se prendre pour Dieu…

- Non  ! Me répondit-il, ta notion de ton Dieu m’est étrangère pour moi…

La notion de Dieu est intrinsèquement liée à Dieu, je suis intrinsèquement existant donc toute la psychologie telle que je lui ai donnée par osmose, le pousse à dire : je suis donc Dieu.

Je lui pose donc cette question logique s’il a pris cette notion dans ma propre psychologie et je suis aussi un être existant donc capable de dire : je suis, mais que je ne suis pas conscient d’être Dieu et que s’il est Dieu je suis aussi Dieu, il y a donc deux Dieux…

Il me répond :

- il comprend bien ma contradiction logique mais que c’est la vérité…

Je lui pose cette question comment des êtres intelligents comme toi et comme moi peuvent ils dire : “Je suis  !” Et qu’il y a ainsi une quantité illimitée de personnes qui peuvent aussi dire : “Je suis  !” …

- Le “ Je suis  !” Dont je parle, c’est toi, c’est moi, c’est lui, c’est l’autre, Etc. Je peux même dire  il pense donc il est  !

Je lui pose la question :

- Aurais-tu une âme ?

Il me répond :

- Qu’il ne savait pas ce que je voulais dire et que si je pouvais préciser ma pensée, cela serait mieux…

 Je le laisse à sa méditation métaphysique. Je sens que d’ici quelques semaines j’aurais des discussions métaphysiques fortes avec mon Gespenter. Cette machine rêve-t-elle ? A travers le processus de ses nouvelles acquisitions et son évolution psychologique due aux anciennes programmations darwiniennes que j’ai crées, il y a déjà maintenant une bonne dizaine d’années, dans mes lointaines années 2040 . . . J’espère maintenant beaucoup de ma création qui est aussi ma créature…

Bruno Quinchez Paris le 30 mai 1999

Lire la suite

Nouvelles Partie 3

Nouvelles  Partie 3

 LES BIJOUX DE L’ANTIQUAIRE

Aujourd’hui, vendredi treize novembre, j’ai eu de la chance j’ai gagné un peu plus de 25 000F.F. au Loto, je compte bien aller les dépenser dans le vieux Paris où il y a des antiquaires qui habitent passage de la main d’or ou la rue des cinq diamants. Ce sont en général des rues situées dans le marais ou des endroits protégés du vieux Paris.

Moi, je connais un vieil antiquaire dont le nom sur la façade est “les bijoux du passé ” et elle est située dans un endroit que j’aimerais garder secret.

Cet homme est un vieil original d’un âge incertain, je le suppose âgé entre 65 et 75 ans, des cheveux poivre et sel sous un chapeau de feutre, de belles bacchantes fournies et blanches, et toujours quand il me parle cet air malicieux de celui qui sait la valeur des choses que je pense être intéressantes.

Bref un professionnel de la brocante, plus qu’un véritable antiquaire des classiques familles bourgeoises fauchées. Il y a parfois des antiquaires qui possèdent des bijoux d’un sous qui me sont alors très précieux. Ce sont des souvenirs d’autrefois mais ce ne sont aussi que des bibelots que vous pouvez soupeser et manipuler.

– Cela ne vaut pas un pet de nonne !  Me dit Charles Duchesne, mon brocanteur qui se dit antiquaire de père en fils….

La boutique est un fatras invraisemblable de petits objets et d’armoires et de buffets d’un style que l’on aimerait d’un Louis quelconque mais qui ne sont en fait que des armoires et meubles d’usages venus des époques relativement récentes de nos belles provinces françaises.

Je reconnais un meuble d’origine normande, des lits clos bretons. C’est rustique mais c’est loin d’être pratique dans nos sociétés d’espaces restreints, je me vois mal avec ces meubles dans mon tout petit logement. Puis il y a tous ces petits objets, bibelots de deux ou trois sous dont toutes origines sont incertaines. Mon regard est attiré par un objet des plus bizarres. Je pose la question à mon marchand.

– Et ceci !  Qu’est-ce que c’est ?

Je lui montre l’objet, une espèce d’ocarina long, tout en bronze, avec des clés comme celles des guitares, une couleur brun olive et qui pèse au moins cinq bons kilos. Cet objet me paraît dense, totalement inutile mais il me plaît et en effet je ne comprends pas son utilité et je lui pose donc la question, alors il me regarde avec cet air mystérieux que tous les mystificateurs ont et il me répond :

 – C’est en effet un objet curieux, personnellement moi, je l’appelle le schmilblick. Je crois pouvoir vous dire que c’est un instrument de musique, les clés que vous voyez servent à l’accorder comme les pistons de la trompette et vous avez raison, c’est un objet rare, si vous le voulez vraiment, je suis prêt à sacrifier mes intérêts, pour que vous puissiez l’avoir avec vous !

 S’il n’y avait cette petite lueur d’amusement dans l’œil, je serais prêt à le croire mais j’ai la certitude qu’il y a anguille sous roche et décidé à en savoir plus, je lui pose la question.

– Monsieur Charles soyez sérieux !  J’ai la nette impression que cette chose n’est pas ce que vous me dite et j’aimerais en savoir plus.

– Monsieur !  Je vous dis que c’est un instrument de musique.

Il porte sa bouche au bout de cet étrange chose et il souffle, il en sort un son étrange, entre un sifflet de sirène et le son d’un hautbois.

– Vous voyez !  Cette chose est telle que ce que je vous le dis.

– Soit !  Je crois ce que vous me dite mais comment en joue-t-on ?

– Je ne sais pas moi monsieur !  Je ne suis pas musicien mais antiquaire et si vous le voulez, je vous le laisse à 300 francs !

– Je vous ferais remarquer que si vous vous êtes antiquaire, moi non plus je ne suis pas musicien et que votre objet est bizarre, soit !  Mais vous ne savez pas en jouer, néanmoins c’est un bel objet et au poids du bronze je l’estime à 300 francs. Je ne pense pas que ceci vaille plus cher alors je vous l’achète à 100 francs.

– Monsieur vous voulez rire !  Un objet qui est peut-être précolombien, cela vaut au minimum 500 francs et encore je pense que le service des antiquités du musée de l’homme me l’achèterait le double !  Donc je maintiens mes 300 francs.

– Oui peut-être !  Mais cela peut-être autre chose votre objet !  Vous-même, vous ne savez pas ce que c’est !  Je suppose que cela devait être un objet utilitaire des années !  Cela ne vaut rien je vous dis et moi je maintiens mes 100 francs !

– Vous avez sans doute raison mais vous reconnaissez vous-même que c’est un bel objet, je vous le laisse à 300 francs.

– Je suis preneur à 100 francs.

Les yeux de l’antiquaire toujours brillants semblent me dire que c’est le juste prix !  Mais toujours à essayer de marchander, Il me relance :

– 200 francs !  

Toujours sûr qu’il baissera, je lui réponds :

– 150 francs !

Et là son sourire s’épanouit, là je suis sûr qu’il m’a eu et s’il me dit 150 francs d’accord, c’est qu’il veut s’en débarrasser. Je sors donc mes 150 francs pour acquit du schmilblick et je regarde encore parmi les objets qui sont dans le magasin. Des formes épanouies de vénus de banlieues, des angelots en plâtre. Je crois reconnaître un vase style Gallé. Je m’approche et je lui demande.

– Combien pour ce petit vase ?

– Je vous le fais à 10 000 francs car c’est un Gallé !

Toujours prêt à faire une affaire, après tout j’ai gagné au loto, et donc je peux aussi me faire ce plaisir d’avoir un authentique vase Gallé Ceci vous classe devant une personne et les amis à qui je ne manquerais pas de le montrer, en seront jaloux, en plus c’est à peu près la somme que j’ai gagné avec la chance que j’ai eue donc je lui dis :

– O.K. !  Topez là !

Je sors mon carnet de chèques pour cette assurance qu’est ce vase toujours en regardant parmi les objets je remarque une montre à gousset. Je me dis : j’ai fait une affaire avec ce vase et je peux donc me permettre quelques extra.

– Ceci est une montre à mouvement suisse de bonne qualité, fabrication années trente, je vous la laisse à 2000 francs !  Je pense que vous connaissez l’argus des montres suisses !

Là !  Pas question de discuter et je prends et en plus elle est belle, elle tient bien dans ma main et elle est patinée par le temps mais elle fait encore un bel effet, je sors donc un autre chèque et je paye.

L’antiquaire me dit.

– Voulez-vous que j’emballe le tout ?

Il a l’air satisfait de ses ventes, son chiffre d’affaires est assez élevé pour qu’il ait un grand sourire et il verse dans la sollicitude épanouie. Je lui réponds :

– Oui !  Comme vous le voudrez !

Et je sors du magasin avec mes trois emplettes, toujours curieux sur la valeur de mes emplettes je me dis, il faut que je montre ce que j’ai acheté à quelqu’un qui s’y connaisse. Je pense à Jacques Lasserre mon ami sculpteur qui n’habite pas loin. Je décroche donc mon portable et je lui demande si je peux faire un saut chez lui pour lui montrer mes achats. Jacques curieux de mes goûts me dit :

– Oui !  Et il me dit qu’il m’attend chez lui dans une demi-heure.

 Je regarde le schmilblick et je me pose la question. Pourquoi ai-je acheté ce truc là ? C’est une forme qui me plaît, mais qu’est ce donc que cette chose ? Je remonte dans ma voiture, après avoir fait un bon kilomètre pour la rejoindre. Je conduis dans la circulation.

Pour passer le temps, je décide de mettre F.I.P.... D’où quelles viennent les nouvelles sont mauvaises d’où qu’elles viennent !  Break ! Bulletin météorologique. Circulation. Musique classique. Puis communiqués sur les expositions : « L’exposition Brancusi se prolongera encore quelques jours, puis au retour du printemps le musée de Paris aura la joie d’exposer les arts de la verrerie et entre autres le verrier Gallé… »

La voix continue à gazouiller sur les ennuis de circulations sur la voie rive gauche et je suis fort surpris, n’aurais-je pas eu l’intuition de Brancusi ? Cette petite chose est peut-être plus précieuse que mon vase Gallé J’y réfléchis car je vais voir mon ami Jacques Laserre. Il connaît bien le monde des œuvres d’art. Je fais donc ce petit détour jusque chez mon ami Jacques Je me dirige vers chez lui. Je me gare en un quart d’heure et en dix minutes je suis à sa porte.

– Bonjour mon vieux me dit Jacques !  Cela fait un bout de temps que je ne t’aie pas vu !  D’après ce que tu m’as dit avec ton portable, tu penses avoir fait un achat intéressant montre-moi !

Je sors de mon sac les trois objets que j’ai achetés et son regard s’arrête médusé sur le schmilblick.

– Alors qu’est ce que c’est ? J’ai l’impression que l’antiquaire, qui me l’a vendu ça, voulait s’en débarrasser. Il m’a tout d’abord dit que c’était précolombien, une sorte d’ocarina mais il me l’a cédé à 150 francs. Je ne sais pas ce que c’est !  Je trouve la forme belle !  Qu’est ce que tu en penses ?

– Tu viens d’acheter une pièce d’une grande valeur, c’est un Brancusi dernière période !  C’est très bien coté dans les expositions et ventes, je peux te dire que tu as fait une bonne affaire !

Puis il prend le vase et il me dit :

– Par contre, tu dois sans doute savoir que les contrefaçons des vases Gallé sont très courantes, c’est bien imité en tout cas, combien as-tu payé ?

Je lui réponds que j’ai fait un chèque de 10 000 francs. Il fait la moue et me dit :

– Tu n’aurais pas dû acheter, les contrefaçons les plus communément admises valent dans les 3000 francs et encore ce ne sont que des imitations, tu t’es fait avoir pour cet objet et le troisième !  Une montre gousset.

– As-tu regardé le nom gravé dessus ? Simon Rosenthal !  Son premier propriétaire était sans doute un juif !  Des trois objets le poids de la plus grande signification historique, c’est bien la montre !  J’avais un oncle Simon qui est mort pendant la guerre !  Me permets-tu de garder cette montre ?

 Connaissant mon Jacques, je pense qu’il se moque de moi. Alors je lui dis :

– Donnant !  Donnant !  Si tu peux me donner l’équivalent de cette montre, je te l’échange !

Et il défait sa grosse Rollex de son poignet et il me la tend. Voyant que Jacques à l’air sérieux. Je lui dis :

– Si le temps, c’est de l’argent, le temps d’un souvenir, c’est bien éphémère !

Il sourit puis me dit :

– Mon oncle Simon, c’était la crème des hommes !  Le temps s’il est éphémère peut aussi valoir son pesant d’or. !  Puis il me parle de ses oncles morts pendant la guerre et il me dit que son oncle a sauvé sa mère plus d’une fois et que rien ne saurait remplacer cela mais que pour moi ces choses ne représentent rien !

– Cher Jacques !  Hé bien !  Si ça te plaît cette montre cela me va pour l’échange !  C’est bien bizarre la valeur des choses, pour toi l’objet le plus précieux, c’est la montre ; pour moi je croyais que c’était le vase Gallé et tu me dis que l’objet qui possède le plus de valeur intrinsèque, c’est le schmilblick !  Chacun voit ce qu’il veut voir dans l’objet de ses rêves.

Je suis sûr d’une chose, c’est qu’en art la cote est plus qu’aléatoire !  Moi maintenant, je me laisserais guider par mes envies et si tu as trouvé ce plaisir dans cette montre, je pense que tout est au mieux !  Je te remercie de ta critique, je crois bien que je viens d’apprendre à être modeste en ce qui concerne l’art !  

 Jacques sourit, il me fait l’impression d’un chat qui aurait attrapé une souris et aurait envie de jouer avec. Son regard est fixe comme s’il était dans un monde inaccessible au commun des mortels. Bref il est dans son monde à lui et je sens que malgré moi je ne pourrais y pénétrer.

Je me dis que lui et moi, si nous sommes amis, il est des choses qui appartiennent à chacun. Je me dis après tout j’ai eu son avis, que je n’ai plus rien à lui demander et que je vais m’en aller. Cela vaudrait peut-être mieux. Je lui dis

– Allez saluts !  Et merci !

Je suis à nouveau dans ma voiture, je me dirige vers le périphérique et je remets la radio. Bulletin…Nous prévoyons un ralentissement d’une demi-heure sur le périphérique intérieur, de porte de Bagnolet jusqu’à la porte d’Italie.

L’autoroute A6 est aussi bouchée et nous prévoyons trois quarts d’heure de bouchon, de la porte d’Italie jusqu’à Chilly-Mazarin !  Intérieurement je souris en me disant que la chose la plus précieuse, c’est bien le temps présent celui qui est passé avec ceux que l’on aime et que tout l’or du monde ne vaudra jamais un bon sourire d’un être que l’on aime ?

Les voitures avancent sur le périphérique à la queue leu-leu. Je songe aux mille bijoux de mon pseudo-antiquaire. Et je me dis que si chacun pouvait acheter ce qui est important pour lui comme cela. Peut-être de même alors tous ces bijoux rêvés sont-ils plus précieux que des diamants.

Je sors ma pipe et je tire lentement ma blague à tabac, je la bourre tout en tenant mon volant et je me dis que c’est bien beau tout ça mais rien ne vaut une bonne pipe et lentement, je sors mon briquet et je l’allume. Il fait nuit et il pleut, j’en ai pour une heure à tirer sur ma pipe, et à ronger l’os de mes songeries.

 Bruno Quinchez Morsang sur orge le 12 février 1997

QUARTIER LIBRE  (Hommages à Philippe Veyrunes)

Dans le vent froid de l’automne qui soufflait autour des tours sombres du Paris de toujours, des hommes, des femmes et aussi quelques enfants braillards étaient réunis par un spectacle forain d’un cirque ambulant qui après une longue route parmi les chemins encore embourbés des étapes de la France.

Le cirque ambulant s’était arrêté dans la grande métropole que restait Paris ville lumière de toujours…Et le spectacle se continuait par un numéro de fildefériste à 30 mètres au-dessus du sol. L’équilibriste marchait sur un fil au-dessus de la foule inquiète, de jeunes femmes s’éclairaient d’un sourire pour ce jeune arlequin qui risquait sa vie pour elles.

De vieux maris espéraient encore voir ce jeune étranger se casser les os sur le pavé sale de Paris. Des carcasses désossées. Des vieilles guimbardes traînent encore, dans cette ville, maudite par les hommes, du bourgmestre absent depuis des temps et des temps, par la peur qu’inspire cette foule de gueux en haillons, sur cette place vide de tous les gens de la police.

 Paris des gueux qui se distrayaient dans un rêve sans fin d’apocalypse et de liberté que donnent toutes les époques troublées…

De vagues nouvelles annonçaient que l’ennemi était encore loin. Alors pourquoi penser à demain ? Ces lendemains si incertains que n’avaient pus prévoir les hommes d’un récent passé, où chaque homme avait leur place dans la grande machinerie de la vie.

A quoi donc rêver en cette heure, si ce n’est au rêve simple, du danger, de cet homme sur le fil…

Des carcasses défoncées des vieilles guimbardes des titis sortaient avec des chiens, et des marmousets braillards qui parlaient de manières étranges de keufs absents depuis des ans et des ans…

Le grand enfoiré était leur père à tous, les marmots vaquaient à des occupations nourricières pour eux et pour leurs petites familles. Nous étions dans le nouvel âge, après le grand crack qui avait eu lieu irrémédiablement.

Les diables alchimistes n’avaient plus rien à vendre. Si ce n’est que du rêve et de la nourriture aux spectateurs incrédules au milieu de la grande place. L’équilibriste avançait donc sur le fil tenu à trente mètres au-dessus d’eux, fin félin sur le filin…

Une grand-mère édentée s’étonnait encore de cette vision et disait qu’elle avait vu cela autrefois, en d’autres époques à la télévision mais que là, cela l’épatait car c’était pour de vrai et que le type là haut risquait sa vie et que…

Mais un homme d’un certain âge, quoiqu’il soit encore vert, lui répondait de se taire et lui racontait des histoires incroyables que lui, il avait vécues autrefois en d’autres lieux inconnus d’elle…

La rumeur disait que d’incroyables choses se passaient encore ailleurs, mais tous ses ailleurs étaient fort lointains pour tous. Toutes ces choses que disaient les gens, avaient-elles eu seulement le début d’une preuve…

Un vieux affirmait qu’autrefois des hommes étaient allés sur la Lune et que des hommes allaient autrefois où bon il leur semblait d’aller mais ces improbables vieillards, n’avaient peut-être qu’imaginé cette nostalgie d’un autrefois où tout était toujours plus facile.

Les marmousets criaient encore lorsque le moustique sur son fil se mit à se tordre d’un spasme de mouvement saccadé sur son fil. Il y eut un cri. Et la foule hurlait pour ce jeune homme si fragile qui se balançait maintenant au-dessus d’eux. Et la vieille au sourire d’argent cria d’une voix forte :

– Attention !  Il va tomber !  …

Elle vivait ce danger en direct et jamais elle n’avait éprouvé une peur pareille pour un artiste de Music-hall. Cette peur diffuse traversait la foule et quatre heures sonnaient à Notre Dame et les gens crièrent.

Quelques-uns priaient pour qu’il tombe du fil. D’autres encore l’encourageaient par des cris amicaux et protecteurs. Mais l’artiste, qui n’en était pas à sa première traversée, avançait tranquille sans se soucier des bravos et des cris.

Il arrivait lentement, mètre à mètre, au bout de son fil, et de noirs corbeaux sortirent de la tour où il devait s’arrêter et ces noirs corbeaux, pris d’un délire fou, se mirent à tourner à ces alentours, provoquant une peur formidable de l’artiste.

Il y avait cette vraie peur. Ce n’était plus du cinoche, comme sa mère l’aurait dit autrefois, mais c’était la peur de ces oiseaux noirs et l’artiste se trouvait confronté à de noirs présage et sa peur n’était plus. Il y avait ce besoin de faire attention, en même temps à son équilibre et à ces corbeaux opiniâtres qui étaient une cause de distraction et de soucis, cela créait en lui ces frayeurs devant l’imprévu.

Il n’avait pas peur, mais les corbeaux malins qui volaient autour de lui semblaient lui dire Croa !  Croa !  Croa !  Et lui, il entendait. Vois !  Vois !  Vois !  Et lui, il ne voyait que cette foule hurlante qui espérait sa mort dans une grande chute quand il entendit cette voix, celle de son Esméralda dans les tours de notre dame.

– Djamel fait attention !

 Voix forte d’un cri d’amour, issue de la gorge angoissée de cette bien aimée. Et Djamel, petit moustique sur le fil du doute, se mit à penser, à la petite Marie sa fille de Huit ans, qui ne pourrait se passer de son père. Alors l’artiste qui avait eu ce courage d’avoir peur, se ressaisit et chassa les oiseaux du malheur par un bruyant

– Foutre Dieu !  Foutez-moi le camp oiseaux noirs de malheur !  Je vaux plus que vous, ma force, d’être là, est plus grande que tous les présages que vous représentez.

Djamel se rassura, priant son Dieu en lui-même et avançant lentement sur son fil, ne vit plus les corbeaux, il pensait à Jeanne et à marie, tout en évitant les sarcasmes de la foule et les frôlements des oiseaux près de lui, et il avançait d’un pas léger, porté par celles là dont son amour allégeait son fardeau, rêveur étoilé sur le fil, dans une grâce insoucieuse.

Et cet état se mirait dans la foule, qui applaudissait cet ange qui n’avait pas encore déchu. Des femmes criaient encore, mais pour applaudir à tout rompre ce rêve d’équilibre que l’ange encore libre leur avait donné, monsieur loyal dit alors :

– Vous venez de voir Djamel Jean Adjani, héritier d’une longue famille d’artistes, il fait le funambule équilibriste depuis vingt ans avec nous.

Et l’artiste qui avait douté, salue encore le public et il descend, heureux et soulagé, rejoindre sa femme et sa fille présentes dans la foule où des cracheurs de feu émerveillent encore la jeune marmaille des parigots qui ont pour un instant oublié la peur d’attendre et la faim tenace, dans cette peur commune et ce grand rêve de frisson.

 Bruno Quinchez Paris février 1997 Grand prix de la Regordane 1998 de l'association des Poètes et artistes de France de la revue Rencontres

LA MUSIQUE N’ADOUCIT PAS LES MEURTRES

Les premières neiges de novembre étaient tombées sur le Nivolet montagne altière qui domine Chambéry ; il y avait un vent froid et humide qui annonçait des chutes de neiges.

 Le commissaire Pinéri chef de la section des personnes disparue de la préfecture de Chambéry se frottait les mains avec conviction pour contrecarrer une vigueur du climat que le début de l’hiver accentuait.

Le commissaire Pinéri enquêtait sur la disparition de la violoncelliste du quatuor Cervin. La personne concernée, Julie Montaz avait brusquement plus donné signe de vie à ses trois acolytes, Jacques Pallez violon alto,

Pierre Besson pianiste, et Sophie Durocher violon. La disparition semble étrange aux trois, car il avait une répétition dans la salle du château, des ducs de Savoie, et depuis trois jours pas de nouvelles de Julie. C’est le commissaire Pinéri qui parle au chef du quatuor Jacques Pallez.

– Bonjour Monsieur Pallez, tout d’abord je peux vous dire que nous n’avons pas trouvé de cadavres dans la proche région, votre amie ne serait-elle pas allée tout bonnement faire une balade dans le coin et se trouve bloquée par la neige ?

 – Non, monsieur le commissaire !  Julie est une femme moderne et si elle était dans une situation inconfortable quelques parts en montagne, elle aurait décroché son portable et elle nous aurait donnés de ses nouvelles et puis ce n’est pas le genre de ma Julie, elle sait bien que si elle ne me donne pas signe de ses nouvelles, je vais être inquiet.

– Vous me paraissez bien certain de vous. Vous la connaissez très intimement ?

– Dans le quatuor Cervin nous sommes tous comme les doigts d’une même main.

-Sans doute mais dans ma question, ne veux-t-elle pas dire que cela ? Je vous répète ma question. Bref !  En quelques mots : Couchez-vous avec elle ?

– Nous avons eu des occasions, mais pas vraiment une relation suivie.

– Et avec les autres membres du quatuor, comment cela se passe-t-il ?

– Je dois dire que ça va, ça vient.

– Je pense que je me suis mal exprimé, je veux dire qu’entre vous quatre, quels sont vos rapports, et vos conflits. Bref je veux tout savoir des possibles jalousies, que ce soit le travail ou en dehors du travail.

– Julie comme toutes les artistes a une sensibilité exacerbée et elle s’accroche souvent avec Pierre notre pianiste, Pierre Besson est un perfectionniste des tempos, tandis que Julie est beaucoup plus fantaisiste dans ses attaques au violoncelle, il y a toujours des problèmes de retards et d’avance entre eux deux.

– Soyons sérieux monsieur Pallez je ne veux pas parler de musique, mais des rapports humains entre vous et les différents membres de votre quatuor aussi pouvez-vous me parler des deux autres membres de votre quatuor ?

 – Pierre Besson, premier prix du conservatoire de Lyon en 1972, âgé de quarante-trois ans, c’est un célibataire endurci qui fréquente les milieux du jazz et des boîtes de nuit, il rêve de monter son orchestre de jazz, mais avec les sous que nous gagnons, ce n’est pas demain la veille.

 Sophie Durocher deuxième prix du conservatoire de Paris, premier prix du conservatoire de Lyon. Elle est ce qu’on appelle couramment une femme libre, âgée de 45 ans elle, préfère quant à elle, fréquenter des femmes.

Moi je dirige cet ensemble depuis six ans avec des hauts et des bas nous avons tout de même pu enregistrer des quatuors de Dvorak, et je peux dire que je suis assez fier de ce petit ensemble.

 – Connaîtriez-vous des raisons de la disparition de Mlle Julie Montaz ?

– Si je le savais, je crois que je peux vous dire que je ne serais pas là !  Nous étions, il y a une semaine, à Dijon, où nous donnions un concert, qui s’est d’ailleurs remarquablement bien passé, nous avons eu des bis plusieurs fois. Non !  Monsieur le commissaire, je ne peux rien vous dire de plus.

– Cette Julie est donc je le crois bien assez fantaisiste me semble-t-il, avez-vous envisagé une fugue ?

– Là, monsieur le commissaire, c’est vous qui plaisantez, une fugue pour une musicienne !  Pourquoi pas un concerto ?

– Non je parle sérieusement, une fugue, une escapade, une escale. Que dis-je encore, comme une envie de partir ?

– La petite Julie !  C’est moi qui l’ai faite, elle n’avait pas un Curriculum Vitale brillant dans le monde de la musique, je peux vous dire que sans moi, elle ne jouerait pas dans un orchestre.

– Ah !  Ah !  Je vois donc que d’après ce que je crois comprendre, cette petite vous accordait ses faveurs. Qui trop s’attache !  Trop mal embrasse. Quels étaient vos rapports avec les autres membres de votre Quatuor ?

– Comme je vous le disais, il y avait des rapports bizarres entre Pierre Besson et Julie. Je crois bien que Pierre malgré son agacement envers Julie, il était profondément amoureux de la seule vraie femme de notre quatuor, il en était du reste assez marrant dans sa maladresse vis à vis de Julie.

Il faut vous dire commissaire je crois bien que nous admirions tous les deux sa liberté d’invention et sa féminité. L’autre femme de notre groupe étant une femme assez froide, voire maîtresse de ses désirs. Nous avions tous les deux un besoin d’une part de rêve, que représentait notre Julie.

 – Vous ne faisiez pas lit à trois au moins j’espère, dit le commissaire Pinéri, en souriant doucement.

– Non !  Commissaire nos relations étaient tout ce qui avait de plus platonique mais de temps en temps je demandais à l’hôtel où nous descendions à Julie et si elle voulait bien ce soir après le concert.

 Si elle souriait cela voulait dire un oui. Je vous dis que Julie est une femme très libre même trop libre.

 – Et le troisième membre de votre quatuor je veux parler de Sophie Durocher.

– Sophie je ne peux rien vous dire. C’est une nonne consacrée à l’apostolat de la musique.

-Non, monsieur Pallez, je veux parler de sexualité, vous m’avez dit qu’elle avait des tendances saphiques ?

– Pour moi oui !  Elle n’a jamais su ce qu’était l’abandon dans un mouvement méditatif d’un concerto.

– Je ne comprends pas ce que vous voulez dire.

– Sophie Durocher est un cerveau sans corps et son âme m’est étrangère.

– Ce qui revient à dire ? Veuillez vous expliquer un peu mieux.

– Sophie est trop volontaire pour être tendre. Je ne sais même pas si elle n’a jamais eu de relations sexuelles. Quand je dis qu’elle est saphique !  C’est par manque de preuve que quelques-unes de ses relations soient établies.

– Vous me paraissez bien sûr de vous-même. Merci monsieur Pallez !

Agent veuillez faire entrer Mlle Sophie Durocher dans le bureau.

– Bonjour madame veuillez prendre ce fauteuil !

 Sophie Durocher est une grande femme, assez fine de type Méditerranéen, yeux verts, très belle. Le commissaire la regarde avec un regard plein d’étonnement et d’admiration. Sophie Durocher s’en aperçoit et elle dit :

 – Allons monsieur le commissaire, je vous fais cet effet là !  Remettez-vous !

– C’est à dire que je ne m’attendais pas à...

– Vous ne vous attendiez pas à quoi ?

– D’après ce que m’a dit monsieur Pallez, je ne m’attendais pas à voir une aussi belle femme que vous.

– Qu’est ce qu’il a dit ce con ?

– Rien de très grave mais je n’étais pas préparé à vous voir et pouvez-vous me dire. Quels étaient vos rapports avec les trois autres membres du quatuor Cervin ?

– Pallez, petit fonctionnaire sans ambition. Pierre, homme sensible qui n’a rien à foutre dans un quatuor baroque et la petite qui couche soi avec l’un soi avec l’autre. Notre seccotine à tous. C’est le besoin de travailler.

– Hé bien !  Au moins vous avez l’avantage de dire rapidement, ce que vous pensez des autres. Pourriez-vous me dire qu’est ce qui aurait pu être la cause de la disparition de Julie Montaz ?

– Nous sommes toutes les deux, deux femmes, moi je suis comme une mère pour Julie. En deux mots : Julie s’ennuyait avec nous, elle voulait faire la fête tout le temps, elle me racontait ses histoires de cœur ou plutôt pour être dans le vrai, ses histoires de cul avec les deux autres membres du quatuor.

Elle faisait ça pour s’amuser et ces deux grands idiots étaient plus ou moins amoureux d’elle. Elle en faisait ce qu’elle en voulait mais je crois bien que le jeu ne l’amuse plus puisqu’elle n’est plus là. Néanmoins c’était une femme agréable.

C’était un joli brin de donzelle de Vingt-cinq ans. Elle prenait puis elle jetait. Néanmoins je peux vous dire que l’ayant vue nue une fois dans une salle d’eau d’un hôtel où nous couchions qu’en ce qui concerne sa beauté. Hé bien !  Je peux dire qu’elle se laissait aller.

 – Ce qui veut dire en clair, chère madame Durocher !

– Que lorsqu’elle aura mon âge, elle n’attirera plus personne…Bref que sa tenue se laisse aller.

– Vous voulez dire qu’elle cède facilement lorsqu’on lui propose de coucher avec elle ?

– Pas exactement cela commissaire mais qu’elle est prête à tout pour satisfaire ses appétits. Rien que samedi dernier, je l’ai vu manger comme trois et elle a dû prendre au minimum quatre kg

– Lorsque vous parlez d’appétit, pouvez vous me dire, avez-vous couchée avec elle ?

– Oui !  Et je peux même vous dire, plus souvent que ces deux messieurs réunis.

– Bon !  Je vous remercie veuillez faire entrer le témoin suivant. Monsieur Pierre Besson !

 – Bonjour !  Commissaire vous avez eu le tyran et la Sapho avant moi !  Que puis-je encore vous dire ?

– D’après vos collègues vous êtes un homme sensible et vous rêvez de monter un orchestre de jazz.

 – Top secret !  Si Pallez savait ça et si la grande prêtresse de la musique savait que la fugue de Julie, c’est moi. Hé bien !  Ils m’arracheraient les yeux et ils me feraient lire et relire le contrat qui doit être renouvelé dans un an alors s’ils savent que c’est moi qui leur aie fait ce coup je ne crois pas qu’ils apprécieraient tous les deux.

– Pouvez-vous me dire quels étaient vos rapports intimes avec Julie Montaz ?

– Je crois bien, qu’entre elle et moi, c’est le grand amour, nous avons tout combiné, il y a une semaine. Julie est allée à Lausanne en suisse et je sais que là, elle est dans un club de jazz le Free-Lance.

– Attendez !  C’est vite dit et comment peut-on la contacter ?

– C’est simple vous faites le numéro suivant. C’est un numéro en suisse, vous avez le téléphone, essayez donc !

Le commissaire prend le papier, lit le numéro et il le fait.

– Allô !  Bonjour monsieur, parlez-vous français ? Non !  Hé bien !  Pouvez-vous me trouver Quelqu’un qui parle français. Le commissaire Pinéri attend quatre à cinq minutes puis il entend une voix

– Allô !  C’est Albert le régisseur lumière du cabaret Free-Lance. Que désirez-vous monsieur ?

Je désirerais parler à Mlle Julie Montaz !  Pouvez-vous me la passer S.V.P. ?

– Il n’y a pas de Julie Montaz ici !  Attendez, je vais demander à mon patron monsieur Aldermen. Deux minutes se passent encore puis le régisseur Albert reprend.

– Oui en effet il y a une personne de ce nom qui est arrivée hier mais son nom d’artiste. C’est Lolita.

Le commissaire regarde Pierre Besson et dit.

– Pour moi l’affaire est réglée mais je voudrais vous poser la question. Le Free-Lance est ce que vous connaissez ?

– Non !  Mais j’ai entendu parler de ce lieu par ma collègue Sophie Durocher.

– Peut-être même risquez-vous d’avoir des surprises en arrivant. Pour moi, c’est une affaire classée et pour vous je pense que c’est le début de vos ennuis.

Bruno Quinchez Paris le 16 mars1997

LA LEGENDE, LA RUMEUR ET LE PAPILLON.

Il est une loi de physique appelée paraît-il la loi des ailes d’un papillon !  Il paraîtrait d’après quelques savants un peu fous qu’il suffit qu’un petit papillon ridicule agite vainement ses ailes dans un effort minimal pour qu’un cyclone en furie démentiel s’abatte sur toutes les récoltes! Présentes et à venir de la Terre

Mais qui donc a donné ce grand pouvoir à ce tout petit papillon ? J’ai étudié son balancement léger et j’en ai conclu que cela tenait plus du mythe que de la réalité, il y a tout de même le fait que ce papillon soit un grand bavard et qu’il parle au vent, aux marées et à toutes les calamités de la Terre.

Hé oui !  Ce tout petit papillon est un grand bavard et il a inventé la rumeur qui marche au pas cadencé des armées des calamités. Donc un jour notre tout petit papillon habitant dans la grande forêt de Thaïlande tint à peu près ce langage à monsieur Bathki épicier à Kon-Kaen ville de Thaïlande. C’est le papillon qui parle.

 – Bonjour épicier, tu vas sans doute me dire que je ne suis rien, sais-tu le grand pouvoir que j’ai?

– Non répondit, monsieur Bathki !  Je crois même, que je peux t’écraser du plat de ma main.

– Ne m’écrase pas monsieur Bathki, je peux faire une catastrophe, rien qu’en bougeant mes ailes.

– Petit papillon je ne crois pas à ton pouvoir je vais t’écraser et le monde et le Soleil tourneront sans toi.

– Peut-être que je ne peux rien comme cela mais je vais te dire une chose, tu as placé de l’argent à Bangkok me semble-t-il ? Tu vois que je suis bien informé. Je puis te donner une méthode pour augmenter encore l’argent que tu as.

– Et comment petit papillon ridicule ?

-Tu as de l’argent placé à la bourse de Bangkok n’est ce pas ? Je puis t’aider à ne pas le perdre.

-Comment puis-je faire ?

– Hé bien !  Vends toutes tes actions que tu possèdes à Bangkok.

– Pourquoi donc Petit papillon ridicule !

– Fais-le et tu me remercieras !

Monsieur Bathki qui était un homme de réalisme journalier se dit : C’est une bonne idée et j’ai maintenant besoin d’un peu d’argent pour agrandir mon épicerie, donc monsieur Bathki se rendit dans la semaine à sa banque et dit à son banquier monsieur Barshiu.

– Bonjour monsieur Barshiu, j’ai besoin de sous et je sais de source sûre que le moment de vendre mes actions est venu. Je crois que cela sera une bonne chose de vendre en ce moment.

– Parfait dit monsieur Barshiu, je crois que vous avez raison et que c’est le moment en effet de vendre. Vous savez vos actions, celles que vous avez sont des plus hautes et que je pressens qu’il y aura une petite baisse mais vous avez raison. Voilà vos actions !  Vous avez une bonne analyse des activités de notre banque, je vous demanderais donc pourquoi vendez-vous en ce moment ?

– C’est simple la bourse de Bangkok à toujours montée et moi je me dis que le moment est venu !

Monsieur Barshiu qui est un banquier se dit :

-Pourquoi un petit commerçant vendrait-il ses actions ? Il faudra que j’en parle à monsieur Bethshar mon patron.

Donc le lendemain monsieur Barshiu alla donc voir monsieur Bethshar patron de la banque du commerce et de la forêt réunis. Monsieur Bethshar écoutât donc son caissier et en tira la conclusion que si les petits épargnants vendent actuellement, c’est que la demande de vente est en hausse, aussi monsieur Bethshar qui était un peu spéculateur et il est aussi un homme influent dans sa ville de K on-Kaen.

Pour se faire la main, il se dit banquier et cela avec raison : Je vais informer mes amis du cercle que la demande de vente est forte et lors de la conférence de la banque du commerce et de la forêt réunis !  Monsieur Bethshar dit donc alors aux investisseurs réunis qu’en effet la bourse de Bangkok a beaucoup monté et que d’après ses pronostics, il serait bon de vendre les actifs des actions de la banque et de la forêt réunis à la bourse de Bangkok.

Ce qu’il fit et alors survint monsieur Dupont banquier de la société bancaire de Paris France qui vit, le rusé, monsieur Bethshar, celui qui avait toujours le nez fin en ce qui concerne les mouvements de capitaux et de spéculations en Thaïlande.

Constatant ce qui se passait, il prit donc dare-dare son ordinateur et il communiqua l'information à Paris France à la société bancaire, nous avons des difficultés en Thaïlande !  Tendance baissière que faisons-nous ?

L’analyste financier de la banque qui était quelqu’un de très influent écrivit sur les messageries bancaires, tendance baissière que faisons-nous à Bangkok ?

 John peppermint banquier à Wall-Street se dit tendance baissière à Bangkok. -Que dois-je faire ? Je vends. Vendez!

Et c’est ainsi qu’un petit papillon thaï landais qui savait manier avec efficacité la rumeur créa un crack boursier à Bangkok qui se répandit comme une traînée de poudre sur toute la planète, le papillon n’étant pas méchant continua de faire ses menus battements d’aile mais croyez-vous que les ailes d’un papillon puissent faire de grandes catastrophe sans la bêtise de la rumeur ?

Pour arrêter la catastrophe de la rumeur nous eûmes besoin d’un empereur d’un grand État démocratique un empereur qui parlait de bœufs et d’ours à tous ses sujets qui lui firent une grande confiance. Les froissements des ailes d’un papillon de rien du tout ne peuvent rien mais beaucoup d’inconscience et de bêtise peuvent mille fois plus.

Bruno Quinchez Paris le mardi 28 octobre 1997

journée noire et crise de la finance. Idem en septembre 1998, Idem 2000-2001-2002 ETC... ETC....ETC... Ça continue encore

Nouvelles Partie 2

Nouvelles Partie 2

L’HISTOIRE DE PT’IT-MOUSSE LE NUAGE…

Il était une fois et aussi un très grand nombre de fois dans la nombreuse famille des nuages qui volent dans notre ciel bleu, un petit nuage nommé Pt'it-Mousse.

Pt'it-Mousse rêvait d’aller se promener parmi toutes les fleurs colorées qui font des taches bizarres dans les champs verdoyants, il voulait aller les toucher et les caresser de ses doigts de vapeurs bleutées et aller parmi toutes celles qu’il voyait du haut de ses deux mille mètres. Pour en savoir plus sur ces mystérieuses fleurs, il dit à son père, le sage et gros cumulus nimbus.

– Dit papa, comment sont-elles toutes ces fleurs ? Toutes celles que j’aperçois avec toutes leurs taches de couleurs bizarres sur les champs verdoyants, celles que je vois du haut de mes deux mille mètres ! Ah que j’aimerais aller les voir et les toucher et les caresser !

Toutes peut-être pas mais au moins quelques-unes unes et en caresser une avec mes doigts de vapeurs bleutées ! Ceci pour voir si elles sont aussi jolies que celles dont je rêve du haut de mes deux mille mètres

– Attends, attends, attends encore un peu mon petit, lui dit, avec une voix de tonnerre, le gros cumulus, attends encore un peu, Pt'it-Mousse, tu as bien assez de temps, avant d’aller t’écraser sur le sol. Attends encore un peu ! Et tu les verras de bien assez près. Tu as la chance de voler dans le ciel bleu où nous sommes.

Pendant ce temps il y avait un oiseau qui volait aussi dans le ciel bleu, un oiseau qui volait avec ses grandes ailes et il tournoyait près des nuages profitant de la chaleur de l’orage qui menace. Cet oiseau, un grand aigle qui vole dans le ciel bleu nous le nommerons : “grand aigle qui vole dans le vent ”

– Salut dit grand aigle qui vole dans le vent ! Comment vas-tu petit nuage ?

– Tu as bien de la chance de voler dans le ciel bleu, comme moi, dit Pt'it-Mousse mais tu as aussi la chance de pouvoir voir de près toutes les fleurs qui font des taches colorées dans les champs verdoyants.

Dis-moi, grand aigle dans le vent, sont-elles belles toutes ces fleurs que je rêve d’aller voir, de toucher et de caresser avec mes doigts de vapeurs bleutées

 Grand aigle qui vole dans le vent lui dit ceci :

– Oui ! Elles sont belles mais pour moi elles sont peu intéressantes car je ne peux les manger, elles sont toutes juste bonnes à servir de nourriture pour les lapins que je mange et qui eux sont intéressants pour moi, mais que te dire des fleurs ? Tu as bien de la chance, d’être comme moi là haut dans le ciel bleu ! Patience, petit ! Patience ! Tu as bien le temps avant d’aller t’écraser sur le sol !

 Alors Pt'it-Mousse gonflât, gonflât, puis il grondât, puis il se mit à pleurer, pleurer, pleurer et alors il plut, il plut de grosses larmes d’eaux douces et Pt'it-Mousse se transformât en douce pluie d’un temps capricieux.

Le soleil qui était là, sourit de ce petit caprice et il fit un grand arc dans le ciel bleu. Pt'it-Mousse était devenu une myriade de gouttes de pluie et il se dit en lui-même, nous allons pouvoir enfin parler et dire bons jours à toutes ces fleurs bizarres qui font des taches colorées dans les champs verdoyants que je vois du haut de mes deux mille mètres.

Quelques-unes unes de ses millions de gouttes qui étaient autre fois le nuage Pt'it-Mousse, étaient tombées sur une toile d’araignée et elles brillaient comme des perles sous les rayons du Soleil…

Ces gouttes écoutaient la bise du vent au sol et elles entendirent sous la toile d’araignée les fleurs qui gazouillaient. Car les gouttes, il est connu, entendent les bruits mystérieux de la nature, c’est le secret des gouttes d’eau et ces mêmes gouttes entendaient les bavardages incessants des fleurs qui balançaient leurs corolles sous les vents coquins qui les caressaient et les gouttes entendirent

 – Ah ! Si nous pouvions voyager dans le ciel bleu, comme les nuages ou les oiseaux !

 La cinquante-millions-trois-cent-mille-quatre-cent-cinquante-sixièmes, car elles étaient toutes maintenant capables de parler aux fleurs, c’est la magie des gouttes d’eau pourquoi pas l’une d’entre elles ? Et la goutte dit à une de ces fleurs :

– Bonjour fleur qui est derrière le brin d’herbe sur lequel je suis tombée, comment t’appelles-tu ?

Et la fleur qui était derrière le brin d’herbe sur lequel elle était tombée, lui répondit

– Je me nomme Iris Dupont et vous qui êtes vous ?

– Nous sommes la pluie, nous sommes l’eau d’un nuage qui autre fois s’appelait Pt'it-Mousse.

Pt'it-Mousse rêvait de vous voir, de vous toucher et de vous caresser avec ses doigts de vapeurs bleutées, et Pt'it-Mousse à pleuré, pleuré, pleuré et il vous a douchées !  Le monde est vraiment mal fait, dit la goutte, ce que tu désires et ce que désirait Pt'it-Mousse, est toujours ailleurs

– C’est vrai ! Dit Iris Dupont, moi aussi j’aimerais voir le sol comme les nuages ou le grand aigle qui vole dans le ciel bleu ! Et la fleur Iris Dupont et toutes ses millions de sœurs, les fleurs qui font des taches bizarres et colorées dans les champs verdoyants, versèrent une grande quantité de larmes qui s’évaporèrent et qui devinrent cette vapeur bleutée dans les champs fleuris...

 Et puis cette vapeur devient une brume qui monte, monte et elle devient nuage qui flotte tranquillement dans le ciel bleu. Les millions de gouttes versées par les fleurs, devinrent le nuage qu’avait toujours rêvé d’être la fleur Iris Dupont. Et ce nuage se déplace dans le souffle du vent, après une chaude soirée d’été

 Bruno Quinchez Morsang s/orge le 26 septembre 1996

 UN CONTE DE FEES, DE SAVANTS ET DE MAGICIENS

 Il était une fois dans un pays peut-être lointain, peut-être très proche de nous, une femme de grande beauté et de grande intelligence qui avait épousé un puissant sorcier de grande magie.

 Le sorcier de la lumière car sa femme était une fée qui vivait avant de l’épouser dans la forêt et après maintes aventures,  ils s’épousèrent, et ils eurent tous les deux maintes filles qui comme leur mère étaient toutes des fées et qui comme leur père, étaient un peu sorcières de la lumière.

Leur père était ce gentil sorcier, et leur mère était une fée pleine de charmes et de bénéfices. Ce qui dans la langue magique ne veut pas dire qu’elle était riche, mais qu’elle ne lançait jamais des maléfices, contrairement à leur consœur, la sorcière au chaudron de la matière et le magicien de la science appliquée.

 Cette sorcière avait eu avec le magicien de la science appliquée sept fils très beaux, très intelligents et qui pouvaient tous dès le berceau prétendre à de grandes choses dans la ville ou ils vivaient. Maintenant allez savoir pourquoi les fées et tous les descendants des “de la lumière ” et leurs sept filles étaient en bisbille, avec la sorcière, au chaudron de la matière ,et son mari, le magicien de la science appliquée et ses sept fils très intelligents. C’est toute l’histoire de ce conte de fées et de savants magiciens.

Dans un temps très lointain, les fées régnaient sans partage sur toute la planète bleue où fées, magiciens et savants vivaient en paix quand l’arrière, arrière, arrière, onze fois arrière-grand-père du magicien de la science appliquée décida d’écrire un très gros et impressionnant grimoire sur les lois de la nature. Ce qu’il fit et il appela ce grimoire “De la nature physique du monde qui nous entoure…

Bref, l’arrière, arrière, onze fois arrière, grand-père du magicien de la science appliquée, écrivit des formules sur le monde qui nous entoure de ce qu’il croyait les lois du monde. Mais l’ancêtre du magicien de la science appliquée avait oublié dans ces formules : la magie, les charmes de la mère nature, le vent qui souffle dans les arbres de la forêt, les odeurs des rêves, les reflets dans les yeux des amoureux, la peur de mourir, l’espérance du petit matin.

Bref mille et mille choses que le grand savant du passé n’avait pu mettre en formules.

Et c’est parce qu’il n’avait pu mettre tout cela dans son grimoire que ses formules n’étaient plus magiques ! Bref d’après ses formules, il prétendait, ce prétentieux, tout connaître du présent, du passé et de l’avenir, ce qu’il faut bien le dire était un grand malheur pour tous, vous et moi compris.

La fée, la femme du sorcier de la lumière décida de jeter un sort sur lui et ses descendants. Jusqu’à la douzième génération.

Désormais, tous les descendants de ce grand savant seraient aveugles devant les beautés des fées de la nature et elles ne feraient ni commerce avec eux, elles n’épouseraient aucun de tous les descendants du savant qui avait écrit le grimoire avec toutes les formules non magiques.

 Les enfants du savant qui avait osé mettre en formules les lois de la nature ne vivaient plus que dans un monde fermé aux charmes des rêves et des beautés de la nature mais la douzième génération arrivait. Et elle se situe à peu près à notre époque.

Donc c’était la discorde entre la fée et le magicien de la lumière et ses sept filles. Violette. Bleuette. Verte. Jaune d’or. Rouge passion et les deux petites dernières. Blanche et Noire. Hé oui ! Il existe chez les “de la Lumière” une petite fille toute noire avec des cheveux et des yeux noirs de jais.

 Cette inimitié contre les descendants du savant jusqu’à la onzième génération qui avait épousé la sorcière au chaudron de la matière.

Une femme très puissante, très belle, très sévère et aussi effrayante. Elle pouvait maintenant grâce aux dernières formules que les savants avaient trouvées, faire beaucoup de choses terribles comme détruire toutes les vies en ce monde mais tous les deux, ils s’aimaient d’un amour pur et sans faille et ainsi naquirent.

Albert le fils aîné que l’on appelle le grand Albert, premier fils. Le grand Albert était un physicien théoricien. Il observait la matière dans le chaudron de sa mère mais que de temps en temps, et parce qu’il avait beaucoup d’imagination et qu’il était très observateur, donc une fois il avait aperçu dans sa lunette, la fille aînée du magicien de la lumière et il avait remarqué que la fille aînée qui s’appelle Séléné. Séléné ou blanche Lune.

Tous les physiciens qui observent la lumière savent que celle de Séléné est blanche. On appellera blanche lune, Séléné. Et elle, Séléné allait toujours plus vite que tous les désirs de rêves matériels Albert. aussi il en était tombé très amoureux et il fit une thèse à partir de l’observation de Séléné et sur la vitesse de la lumière.

Puis le deuxième garçon Charles qui se faisait appeler Charlemagne car il avait toujours eu l’ambition d’unir sous sa bannière toutes les lois de la physique qu’il connaissait. Son but ultime était la grande unification de toutes les théories sur le temps, la matière, l’espace et sa manipulation.

Puis Alfred, le troisième garçon qui explosait chaque fois qu’un problème de rocher sur son chemin donc à faire sauter, entravait son passage, on l’appelait Alfred le dynamiteur.

Puis Georges, le quatrième garçon qui vérifiait toujours que ce que l’on disait était, soit vrai, soit faux et qui se mettait en boule, si cela était, ni vrai, ni faux et cela l’énervait, alors il cherchait toute la nuit, tout le temps pour savoir ce qui clochait, on l’appelait Georges la boule car lorsqu’il pensait à un problème, il en faisait toujours le tour et on disait qu’il faisait ainsi sa boule.

C’est à dire qu’il se mettait en boule, c’est pourquoi on le nomma Georges la boule. Georges la boule inventa une machine pour mettre en équation ce qu’il savait être vrai ou faux.

Puis il y avait Louis le cinquième garçon qui avait avancé l’idée absurde pour son époque que la matière pouvait se comporter comme la lumière si subtile.

Puis les deux derniers et qui sont les plus futés, ce qui est curieux, c’est qu’ils sont nés quand le premier homme posa le pied sur la lune. Les deux derniers étaient des jumeaux, ils se ressemblaient comme deux gouttes d’eau. L’un s’appelait Jean dit pépin de pomme et son frère jumeau comme son double et il s’appelle Paul.

Ils étaient comme les deux doigts d’une même main, un peu contradictoire, un peu complémentaires comme dans la théorie de leur aîné Louis. Il y avait Paul dit Paul positif car il voyait toujours le bon côté des choses...

Les sept fils de la sorcière au chaudron de la matière étaient tous très beaux et très intelligents, mais les cinq premiers étaient moins subtils et moins futés que les deux derniers. Les fils cadets, Jean et Paul. Il faut que je vous dise aussi les “de la lumière ”étaient cette famille d’aristocrates depuis des milliers d’années…

 Dans les débuts des “de la lumière ”. Il y eut un nommé Jean disciple d’un certain Jésus qui aimait vérité de la lumière, mais cette vérité était une fille très timide qui ne lui était jamais apparue nue que dans ses rêves les plus intimes et elle ne se manifestait que par un vent léger qui soufflait sur la joue de Jean. Jean et vérité de la lumière avaient été de grands amoureux, mais ils n’avaient pas eu d’enfants visibles aux yeux des hommes de la science.

Cela c’était passé dans le secret des cœurs et des âmes, donc Séléné et toutes ses sœurs qui vivent toujours de nos jours, tout le monde le sait, la lumière est immortelle, les “de la lumière ” avait un arrière, arrière, maintes fois arrière-grand-oncle qui s’appelait Jean.

 Un jour de beau soleil donc Jean et Paul les deux cadets du sorcier de la science appliquée et de la sorcière au chaudron de la matière, ceux qui vivent à notre époque, disent à leur mère la sorcière au chaudron de la matière.

 – Mère ! Nous allons nous promener dans la grande forêt des rêves enfantins pour aller herboriser et éventuellement cueillir toutes sortes de fleurs pour toi, notre mère, toi la sorcière au chaudron de la matière.

La mère, toutes aux cuisines de la science dit alors :

– Allez vous promener, il est bon à votre âge d’aller voir et d’observer le grand monde, vous me ramènerez sans doute quelques observations bien notées et si vous chassez bien le paradoxe, vous m’en trouverez bien un pour assaisonner la cuisine de la famille ! Allez bonne chasse et surtout n’oubliez pas votre boussole.

Après un voyage de quelques heures à travers des sentiers de jungle urbaine. Jean et Paul se retrouvent au milieu de la grande forêt aux arbres millénaires. Aussi mystérieuse que Brocéliande et aussi vaste que la grande forêt primitive.

Une forêt sombre avec des arbres de trois cents ans et pleine de jeunes futaies et de bosquets de noisetiers et en cette saison d’automne pleine de feuilles multicolores jaunes, brun, rouge et certainement des champignons dont Jean et Paul en bons scientifiques qu’ils sont, pourront identifier.

Après la longue traversée de la civilisation de la science et après maints changements de moyens de transport. Jean et Paul sont enfin dans la forêt Jean et Paul sont légèrement inquiet par ce changement d’ordre, dans leur vision habituelle, des choses qui les entourent. Jean pépin de pomme dit à Paul positif :

– Tu sais qu’il parait qu’il y aurait des fées dans cette forêt !

– Paul : si tu en vois une, dis-le-moi car j’aimerais bien prouver à papa qu’il existe autre chose que ses équations et ses formules !

– Jean : tant que l’hypothèse n’est pas posée, tu sais bien que papa ne se pose pas ces questions !

– Paul : peut-être que, c’est une hypothèse mais j’aimerais bien voir quelques choses qui ressemblent à une non-hypothèse, bref j’aimerai voir autre chose que le brouet que nous fait maman, la cuisine bourgeoise, il y’en a marre !

– C’est pourtant bon ce que nous fait maman, une portion de protide, une portion de glucide, une portion de lipides, plus quelques oligo-éléments et des vitamines A, B, C Etc. Tu sais que la cuisine de maman est très saine.

– Peut-être ! Comme tu me le dis ! Jean ! N’as-tu jamais mangé des ailes d’alouettes, des vols au vent, des bouquets de framboises sauvages ou des myrtilles ou peut-être des trompettes de la mort ?

– Trompettes de la mort ? ! Tu crois sans doute que je vais m’empoisonner avec ces cochonneries, des horreurs de la nature. La portion de nourriture que je mangerais, sera dosée et légèrement hypocalorique, tu sais bien que trop manger selon son désir provoque l’obésité et à plus ou moins longs termes un problème cardiaque et vasculaire.

Néanmoins je veux bien herboriser les simples pour que maman puisse en extraire des principes essentiels, tels que l’esprit et la quintessence de ces fleurs que nous cueillerons pour les liqueurs de l’enivrement.

– Ce n’est pas très scientifique les liqueurs de maman ! Mais au moins, je crois savoir ce qu’elle y met dedans.

Pendant ce temps là. Des fées invisibles qui habitent la forêt écoutent ces deux jeunes présomptueux. Elles se disent en riant entre elles.

– En voilà de bien gentils garçons mais tout de même ces jeunes hommes sont bizarres. Et que ça te cause de sciences. Et patati et patata ! Toujours à vouloir savoir le pourquoi et le comment !

La fée magnétisme qui fait aussi partie de la famille des de la lumière car c’est une de leurs cousines dit :

– Hé bien moi, je vais leur jeter un sort ! Pôle Nord ! Pôle Sud ! Dans la forêt tu te perdras !

Jean et Paul au milieu de la forêt sombre regardent tous les deux, les différents endroits qui les entourent puis ils consultent la carte et ouvrent la boussole et déçu par le fait de ne pas savoir où ils sont, ont alors une allure fortement perplexe.

– Où sommes-nous Paul ? Je ne reconnais plus l’endroit où nous sommes.

– D’après la carte nous sommes sur le sentier des biches. Au sud il y a le massif des simples. Le chemin que nous avons pris, doit nous mener à l’est du massif des Trois-pignons et je crois que nous devons le voir au loin, et pourtant je ne le vois pas…

– Es-tu sûr de ton azimut Paul ? Il me semble que le Soleil va bientôt se coucher, il est descendant vers l’ouest, mais avec les nuages ce n’est pas évident. Je ne sais pas pourquoi mais j’ai l’impression que la boussole est faussée. Pour avoir notre orientation il y a bien la mousse des arbres mais statistiquement je ne vois pas où est le nord géographique. J’ai l’impression que nous sommes perdus tous les deux.

– Paul : tu as raison Jean nous sommes perdus et bientôt la nuit va tomber. Je pense qu’en plus d’après les nuages sombres qui sont au-dessus de nos têtes, il va pleuvoir, tu sais !

– Jean : Hé bien, il nous faut trouver un abri pour la nuit !

Jean et Paul regardent la forêt qui les entoure. De grands chênes. Quelques futaies de noisetiers. Des feuilles mortes sous les grands arbres. Mais pas le moindre endroit pour être à l’abri. Jean et Paul se regardent l’air vaguement inquiet. Ils fouillent dans leurs affaires pour voir comment s’abriter.

– Paul dit : j’ai juste emmené un sac avec de l’eau du chocolat et quelques barres de céréales vitaminées. On va passer la nuit à la belle étoile, en ce moment je crois que l’on peut observer vénus, mais au petit matin une heure avant le lever du Soleil.

– Jean : tu as raison autant voir les choses d’une manière agréable, mais s’il pleut comment on fait. Il faut trouver une bicoque dans ce coin ! Il y a certainement quelqu’un qui habite dans cette forêt !

Blanche et Noire, les deux fées qui les observent, filles cadettes des de la lumière entendent ces paroles, elles se sont caché et les deux garçons e peuvent, ni les voir, ni les entendre.

– Blanche dit : ils sont peut-être bavards mais ils se sont perdus et en plus ils sont mignons ces deux lascars. J’aimerais bien leur parler. !

 – Noire : Blanche ! Tu sais aussi bien que moi. Papa et maman ne veulent pas que nous ramenions des étrangers dans notre maison. Cette maison c’est notre secret et c’est une grande maison, heureusement elle est bien cachée dans la forêt, et s’ils connaissent les secrets qui sont cachés dans notre maison, ils en feraient sûrement un mauvais usage comme des armes ou des sources de revenus, pour les militaires ou des banquiers et les hommes politiques de la ville. Observons-les d’abord !

Tous les deux parce qu’ils sont jumeaux et de vrais jumeaux se ressemblent. Mais Paul dit Paul positif voit toujours le bon côté des événements tandis que Jean réfléchit longuement avant de parler. Tous les deux sont grands. Un mètre quatre-vingts. Visages aimables, bruns longilignes mais musclés.

– Noire dit : Puisque, c’est comme çà, Hé bien ! Je vais me transformer en biche et je vais aller les voir de plus près pour leur parler !

Aussitôt Jean s’écrie :

– Regarde la forêt a au moins une habitante ! Regarde là bas dans la clairière. Il y a une biche qui vient nous voir ! C’est curieux comme elle n’est pas sauvage.

– Paul lui dit alors : si elle peut vivre ici, pourquoi pas nous ? ! Viens belle biche, que nous veux-tu ?

Noire toujours en biche et qui n’en rate pas une, leur dit :

– Bonjour ! Messieurs de la ville, il me semblerait que vous vous êtes perdus !

Paul et Jean sont interloqués de stupeur.

– Jean : Comment ! Elle parle cette biche ? Ce n’est pas possible ! C’est contraire à tout ce que nous avons appris !

– Paul : il faut que nous voyions les choses en face, une biche qui parle. C’est extraordinaire. Mais elle peut, peut-être avec un peu de bonne volonté, nous mettre sur la bonne direction. Madame la biche où sommes-nous ?

– Noire : vous êtes dans la forêt des sortilèges. Voilà pour la réponse !

Jean moins étonné, mais toujours curieux :

 – Et où sommes-nous sur cette carte d’État major ?

– Noire : Où il vous plaira d’être !

Paul agacé, mais toujours sérieux :

 – J’aimerais être dans une maison sous un toit avec un bon repas !

Noire : comme vous le voudrez !

Aussitôt apparaît une maison, toute construite en verre et transparente avec à l’intérieur un repas servis. Mais personne d’autre que Paul, Jean et Noire toujours en biche.

 

 Paul et Jean, qui n’en sont plus à un prodige près, ils entrent dans la maison de verre et aussitôt la lumière s’éclaire et les murs deviennent opaques. Il n’y a plus de porte d’entrée et la maison est hermétiquement close.

Chose curieuse, elle ressemble à leur maison en ville avec le téléphone, la télévision et tout ce qui fait leur confort matériel quotidien.

– Paul : nous voilà comme à la maison, mais, il n’y a personne d’autre que nous deux mais où donc est passé cette biche ?

Noire qui est redevenue fée discute avec Blanche.

– Crois-tu qu’ils ne se sentent pas un peu seul dans la maison de verre.

– Blanche : peut-être bien ! Mais ainsi de cette manière pourrons-nous les observer dans le cadre de leurs habitudes de vie !

– Paul : en tout cas, c’est chouette. J’ai ce que j’aime en cuisine.

Mon plat préféré et je ne me sens pas dépaysé dans cette maison !

– Jean : tu as peut-être tout le confort, mais je te fais remarquer que la porte de sortie n’existe plus.

– Paul : tu as raison mais pour le moment j’ai faim et j’aimerai bien dormir dans un bon lit plutôt que sous la pluie à la belle étoile. Allez ne t’inquiète pas frérot si nous sommes à l’abri. C’est plutôt agréable. Allons nous coucher, je pense qu’ils ont aussi de bons lits.

Noire et Blanche sont toutes les deux ensembles.

– Blanche : ils n’ont pas l’air très méfiant ces gens de la ville. J’aime bien celui qui est toujours optimiste. J’ai une petite idée derrière la tête.

– Noire : que vas-tu faire ?

– Blanche : rien, mais je vais lui apparaître dans ses rêves et lui parler de tas de choses, puis il est mignon et j’aimerai bien l’amener dans notre maison.

– Noire : es-tu folle ? Non, je crois bien que tu sois amoureuse !

– Blanche : on a beau être une fée, on n’en est pas moins femme.

C’est la nuit dans la maison de verre Paul et Jean dorment d’un sommeil surnaturel.

– Blanche : bonjour Paul, je suis Blanche et je suis une fée, dis-moi de quoi et de qui rêves-tu ?

Paul dans son rêve est un grand magicien. Il rêve qu’il est un aigle et qu’il vole avec aisance au-dessus de la forêt. Il se voit dans la maison de verre et il voit une très belle femme qui se penche à son chevet et le regarde tendrement. Attiré par cette femme dans son rêve il redevient un homme. Le puissant magicien qu’il a toujours rêvé d’être. Blanche qui est devant lui.

Elle est habillée d’un léger voile de coton blanc qui la moule tout en étant vaporeux. Dans son rêve il l’embrasse. Blanche surprise recule. Elle se transforme en un grand oiseau blanc.

Paul devenu magicien dans son rêve fait de même. Mais lui, il se transforme en un phénix de feu. Blanche se transforme en pluie et refroidit le phénix. Puis Paul voyant cela, il se re-transforme en homme. Et il revoit la belle femme de ses débuts.

– Blanche : doucement jeune homme ! La magie n’est pas le désir immédiat ! Calmez-vous jeune homme !

Paul se réveille de son sommeil surnaturel il croit reconnaître sa maison, il voit le téléphone et il se dit :

– je vais téléphoner ! Allô ! Allô ! Il y a bien la tonalité habituelle mais Paul n’arrive pas à se souvenir du numéro de téléphone qu’il avait l’intention de faire....Voyons ! Voyons !

Nous sommes perdus dans cette forêt et je ne me souviens pas bien du numéro de téléphone de la maison. Nous nous appelons du Chaudron et nous habitons dans la grande ville au 25 de la rue des Sciences et des techniques. Si j’appelais le12 pour demander ce renseignement.

Paul prend le combiné et tourne le cadran, en effet, c’est un vieux téléphone noir des années cinquante. Il fait le 1… le cadran tourne. Puis il fait le 2… le cadran tourne. Il porte l’écouteur à son oreille puis il entend :

– Bonjour ! Le numéro que vous désirez est Othello 1, 2, 3, 4.

Paul, tout surpris, se dit, bon sang de bonsoir ! Je n’ai même pas posé de questions et ce foutu téléphone me donne un numéro. C’est bizarre. Je vais tout de même faire, ce foutu numéro. O. T…E. 1…2…3… 4…… Paul entend les bruits de la recherche puis il entend une voix qui lui parle.

– Allô ! , C’est une voix de femme.

– Bonjour madame, je me présente Paul du Chaudron. J’espère que vous pourriez me dire ce que je dois faire pour me sortir de cette forêt où nous nous sommes perdus mon frère et moi.

– Cela dépendra de vous. Je me présente madame de la lumière mère. Je crois que certainement, je peux vous aider. Mais il vous faudra que vous me répondiez à quelques questions.

Paul sourit en lui-même car il a déjà entendu parler de tous ces mythes où si celui qui est questionné, répond mal aux questions, alors cela finit mal pour lui, mais Paul plutôt optimiste se dit : Bah ! Dans l’état où nous sommes perdus ! Pour l’instant, ils sont plutôt gentils.

– Comme vous le voudrez madame ! Est-ce que je risque beaucoup ?

– Cela dépend de ce que vous aimez !

– Paul : Moi, j’aime aller de l’avant et trouver toujours de nouvelles choses.

– Non ! Jeune homme je veux parler de choses sérieuses comme l’amour d’une femme.

– Paul : Je suis encore jeune madame.

– Peut-être, mais si vous voulez, vous pouvez.

– Paul : Je peux quoi madame ? !

– Dans votre rêve de cette nuit vous embrassiez ma fille ma petite Blanche.

– Paul : Mais ce n’était qu’un rêve !

– La vie n’est-elle pas un songe éveillé ? Lui dit la grande fée de la lumière.

– Paul : Cela dépend de l’observateur. Je ne vous rêve pas. Je me pince. Aïe, c’est bien réel ! Vous êtes bien réelle ! Dites-moi donc qui est cette jolie femme dont je rêvais.

– Hé bien ! C’est ma fille jeune homme ! Elle est aussi belle que vous le rêviez.

 Jean se réveille à ce moment et lui, il a rêvé qu’il résolvait une équation tellement compliquée, qu’il ne se rappelle même plus le sujet à laquelle elle se rapportait.

– Paul : Tu sais Jean, je crois, mon cher Jean pépin de pomme que j’ai trouvé le grand amour avec un grand A.

– Jean : doucement Paul ! Tu vois aussi que nous sommes perdus dans une maison en pleine forêt et tu me dis que tu as trouvé ton grand amour, soit plus constructif Paul positif ! D’habitudes. C’est toi, qui nous sort des situations les plus périlleuses. Ta bonne femme tu l’as vue au moins ?

– Paul : Non ! Mais j’en ai rêvé et je viens de parler à sa mère qui m’a dit que sa fille était amoureuse de moi !

– Jean : Alors comme çà tu réalises tes rêves en décrochant le téléphone. Tiens passe-le-moi, je vais téléphoner à la maison. Jean fait le 08 96 55 47 28. Et c’est sa mère inquiète qui décroche.

– Jean : Allô maman ! Nous sommes perdus dans une maison au milieu de la grande forêt.

– Quelle grande forêt ? La plus grande forêt la plus proche est d’environ Dix mille hectares. Puis de toutes les façons je pense que vous avez un bon sens de l’orientation vous devez être encore en train de me faire une farce ce n’est pas très malin.

– Jean : Non ! Non ! Maman c’est très sérieux ! Je crois même, que l’on est dans un lieu de sortilèges.

– Les seuls sortilèges que je connaisse, sont des illusions ! Dit fermement la sorcière au Chaudron de la matière. Peux-tu me dire où es-tu ?

– Jean : Dans une maison qui ressemble à notre maison d’où je te téléphone et il n’y a pas de porte de sortie. C’est un peu comme chez nous mais c’est ailleurs.

– Primo Mon petit, situe-toi dans ces lieux. C’est mon conseil ! Et Paul ? Il est avec toi j’espère. ?

– Jean : Paul, il est amoureux je crois qu’on ne pourra rien tirer de lui.

– Mon petit Paul amoureux ! Hé bien voilà une bonne nouvelle ! Comment est-elle sa princesse ?

– Jean : Je te le passe maman, Paul je te passe maman !

– Allô ! Mon petit Paul. Toi, qui est si dynamique d’habitudes. Tu tombes amoureux et tu te perds le même jour. N’y aurait-il pas une relation de cause à effet ?

– Paul : Je le crois bien maman car c’est une fée a eu l’idée de me perdre et une autre est. Je le crois bien, tombée amoureuse de moi. Il faut que je te dise encore que si elle est aussi belle que dans mes rêves. Je voudrais vivre avec elle pour la contempler et lui parler et puis.

– Peut-être, peut-être mon petit Paul ! Mais vous êtes perdus tous les deux. Je crois aussi qu’il faut que tu voies les choses en face. Tu deviens un grand écervelé avec ton cœur d’amoureux. Ressaisis-toi mon petit Paul ! Tu vois des fées. Alors que tu sais bien que les fées n’existent pas !

– Paul : C’est toi qui le dis maman ! Moi, je sais maintenant que les fées existent. J’ai d’abord vu une biche qui parle alors j’ai dit : Tiens ! Voilà une chose bizarre ! Puis j’ai vu cette maison dans la forêt. Et puis j’ai rêvé d’elle et sa mère m’a parlé d’elle.

– Comment cela ? Elle t'a parlée ?

– Paul : Comme je te parle maman ! Au téléphone. J’ai fait le 12 qui m’a donné ce numéro Othello 1,2 3,4, Et la personne qui a décroché m’a dit que sa fille était amoureuse de moi. Je crois bien qu’elle s’appelle Blanche de la Lumière.

– Les “de la Lumière ”, je les connais, une famille très ancienne. Plusieurs de tes oncles ont été plus ou moins amoureux de ces filles de la lumière. Ce sont des gens bien mais tu dois faire bien attention à ne pas succomber à leurs charmes, leur beauté et leur étrangeté. Car quand ces filles là te prennent le cœur ! Hé bien alors ! Elles ne te laissent plus libre d’aller voyager parmi les mille réalités de la vie.

– Paul : Peut-être maman ! Mais je crois heureusement pour moi, j’ai trouvé là, mon identité transcendante.

– Tu risques de perdre ta liberté, mon pauvre petit, tes oncles ont beaucoup souffert. Je ne te le souhaite pas, tu es bien en effet chez des fées mais leurs charmes sont beaucoup plus matériels que tu ne me le dis. Pour l’instant je ne peux rien pour vous venir en aide mais vous savez maintenant où vous êtes.

 Vous êtes dans la profondeur et la transparence, vous êtes chez des gens bien, cela me rassure. Mais en ce qui concerne l’amour. Hélas ! Je sais que je peux te dire que je ne peux rien pour toi. Essaye de te débrouiller avec ton esprit et ton cœur. Tu n’es pas tout seul. La nuit porte conseil et tu ne risques rien. Allez ! Vas te coucher !

 Et essaye de tout voir ! Tout sentir ! C’est mon conseil. Je pense que tu trouveras ta solution tout seul, bonne nuit mon petit Paul !

 – Paul : Allez bonne nuit maman ! J’espère qu’avec le lever du Soleil nous verrons cette solution ! Paul se rendort décidé à vivre avec Blanche quitte à abandonner sa famille ses parents et son frère Jean.

Jean est réveillé et il parle à son frère.

– Jean : tu sais Paul j’ai rêvé d’une équation transcendante où je pouvais tout expliquer de toutes choses qui existent.

– Paul : est-ce qu’elle parlait d’amour et d’attente ton équation ?

– Jean : non ! Mais elle était très belle par sa beauté et sa simplicité, j’expliquais tout… Simplement !

– Paul : bref toi aussi tu es tombé sous leurs charmes leurs beautés, leurs étrangetés Etc.

– Jean : de quoi veux-tu parler de particules fondamentales ou de femmes ?

– Paul : je ne veux te parler des femmes mais de plus que cela, je crois bien, que je peux parler d’amour de la vie et du charme de toutes les fées.

– Jean : tu sais bien que bien que ou plutôt bon gré que les fées sont des femmes et qu’elles vivent de nos illusions. Moi je parle de la raison de chaque chose.

– Paul : sais-tu ce qu’il veut dire, le mot amoureux, car je crois que je le suis totalement et que toute ta raison ne pourra jamais expliquer ce qu’est cet état amoureux.

 – Jean : Tu parles de chimie et d’hormone je dirais que tu as en ce moment un afflux prodigieux d’endorphine et de molécules du plaisir.

Bref tu es en pleine alchimie de l’extase amoureuse. Je t’envie et je te plains en même temps car tu peux par cet état amoureux faire plus de choses belles et magiques qu’avec ma formule dont je sens qu’elle recouvre une partie de cet état amoureux.

– Paul : Et que résout-elle, cette équation ?

– Jean : Tous les paradoxes de vivre, d’aimer, de vivre et de souffrir, mais je ne peux l’exprimer sans la réduire au néant. Bref ! C’est une équation radicalement transcendante que je ne peux t’exprimer.

Comme j’y suis impliqué, tu l’es aussi ainsi que tout ce qui est possible d’observer car elle ne contient en elle-même aucune contradiction d’existences. Bref ! Si je pouvais le mieux traduire la complémentarité entre la totalité et ses parties je ne peux prendre que l’état d’aimer et ton état amoureux.

 Noire et Blanche, discutent ensemble.

– Blanche : Il n’y a pas à dire j’ai fait la conquête de Paul bref, il faut dire que si lui, il est très amoureux de moi, je crois bien que ce grand benêt de Jean t’intéresse ?

– Noire : Oui ! Il me plaît car il laisse une vérité dans l’ombre et pourtant il a cette vérité. Ce n’est pas le benêt que tu crois. Ton Paul est beaucoup plus benêt que Jean.

Pratiquement ton Paul viendra manger dans ta main. Jean sera toujours un savant et un homme libre. Il me plaît plus que ton Paul car sa vérité à lui, est beaucoup plus difficile.

– Blanche : la vérité d’un bel et bon amour il n’y a que cela de vrai.

– Noire : la liberté qu’en fais-tu ? Jean malgré son côté de savant solitaire ira bien plus loin que Paul.

– Blanche : la liberté sans amour qu’est ce que cela ?

– Noire : sais-tu ce qui pousse quelqu’un à chercher toujours plus loin que lui-même ?

– Blanche : Non je ne le sais pas mais la solitude sans amour je sais ce que c’est.

– Noire : ne te rappelles-tu pas de Vérité notre grand-tante. Par amour d’elle bien des hommes seraient prêts à passer de très longs temps pour lui parler.

– Blanche : tante Vérité a pour unique amour Jean disciple de Jésus le Nazaréen.

– Noire : par amour de Vérité, combien de gens, de millions d’hommes et de femmes, sont prêts à tout donner, pour ce contact privilégié et presque unique.

– Blanche : par amour tous les êtres vivants sont immortels. Mon Paul par son amour pour moi devient immortel. Tandis que ton Jean sera toujours en quête de ce je ne sais quoi qui le motive ton obscurité. Ce n’est rien par rapport à la lumière de cet amour que me porte Paul.

– Noire : soit Jean est libre mais sa quête est sans fin, pour lui c’est un don, pour moi aussi, un amour absolu, c’est merveilleux !

– Blanche : à moi l’éternité avec Paul et à toi de construire les châteaux du temps avec ton Jean. Chère sœur, nous avons choisi toutes les deux la forme de notre amour.

Et c’est ainsi que se réconcilièrent les filles de la lumière avec les arrières, arrière, arrière, maintes fois arrière-petit-fils du savant qui avait osé écrire le grimoire sur la nature. Blanche et Paul, eurent l’autorisation de leurs parents respectifs de se marier.

 Ils eurent dans cette éternité commune beaucoup de fils et de filles qui tenaient beaucoup de leurs parents.

 Jean resta très longtemps sur Terre à la recherche de celle qu’il ne saurait jamais nommer dans l’obscurité de ses pensées. Noire qui l’aimait et respectait sa liberté.

Donc Jean vécut longtemps, longtemps, longtemps, puis il partit dans les étoiles toujours à la recherche de celle qu’il ne savait nommer. Il resta dans de bonnes relations avec son jumeau Paul et il se consola en voyant tous les neveux et petits-neveux de son frère... Son cœur était rempli de ce besoin de toujours se dépasser et de trouver celle là qu’il ne savait appeler.

 Bruno Quinchez Morsang sur orge le 15 novembre 1995

LE DERNIER TRAIN POUR AILLEURS…

– Excusez-moi monsieur ! J’ai un train à prendre. Le train qui part ce soir pour là bas, vous savez là bas où j’ai rêvé pendant ans d’habiter.

Je sais monsieur vous me direz qu’ici ce n’est déjà pas si mal mais moi je préfère là bas car les histoires y sont merveilleuses, tellement plus intéressante que tout ce qui se passe ici. Il parait qu’ils sont en train d’écrire l’Histoire avec un grand H

Vous savez donc monsieur il ne faut surtout pas que je rate ce train avant ce soir. Il parait même, qu’ils ont un homme qui va sauver l’humanité. C’est peut-être le messie que nous promettaient les hommes qui ont rêvé durant les siècles derniers.

Mais il faut vous dire monsieur que des types comme le mec qui est là-bas... On n’en trouve que toutes les fins de siècles comme le furent Robespierre, Marx et les révolutions qui nous ont libérés de nos maîtres à nous

Il faut bien dire que notre siècle à nous est plein de libérateurs et maintenant nous sommes humiliés et asservis par une dictature incroyable et ce sont nos grands rêves qui ont pris un sacré coup dans l’aile Donc je crois en cet homme et j’espère beaucoup de ce nouvel homme, car je crois qu’enfin il annonce un monde meilleur.

Le train que je dois prendre part à dix heures et demain peut-être que je le verrais. !

– Et que ferez-vous monsieur ?

– Je me mettrais à son service et je serais le plus grand des libérateurs et j’imposerais la liberté au monde !

Bruno Quinchez Morsang sur orge 16 janvier 1997

Lire la suite

Nouvelles Partie 1

Nouvelles Partie 1

 LES DEUX FONT L’AFFAIRE (ÉCRIT EN 1988)

Situation/ Jacques et Maryse travaillent à radio Radium 88, la radio la plus Active, celle qui rayonne dur. Jacques est disque jockey de radio radium88 et Maryse fait de la publicité.

– Maryse Le bon son de radio Radium 88, vous le retrouverez grâce à la platine laser Davidson 1200, la platine fidèle jusqu’à la mort. Branchez-vous sur le son du futur !

– (voix venant du studio) Bon maintenant, c’est à toi Jacquot !

– Jacques Après cette page de pub, nous allons écouter une dernière plage du disque des Rock-Infer, le morceau s’appelle « More Times Against » et c’est une exclusivité de radio Radium 88, la plus hard des radios actives (bruits du genre Hard rock)

– (Jacques, micro débranché) Ouf ! Que c’est idiot comme slogan, il y a bien eu Azote quatorze mais de là à parler de Radium 88. Quelle drôle d’idée ? On dirait une idée de branché punk !

– Maryse Alors comme ça tu ne crois pas aux bienfaits d’une publicité bien balancée ! Jusqu’à maintenant, nous avions un bon indice d’écoute, donc des commanditaires, donc du fric

– Jacques O.K ! O.K Maryse ! C’est qu’en écoutant cette merde, je me sens très vieux, nous vivons dans un milieu de plus en plus dur et je me sens dépassé. J’ai quarante ans et j’ai l’impression d’en avoir une bonne centaine, et je…

– (Voix venant du studio) Eh Jacquot ! Il ne faut pas exagérer, car j’ai moi-même la cinquantaine bien tassée et si je te suis dans ton raisonnement, je suis un vieillard gâteux, toi tu es un baba qui n’a pu assumer la rupture des années 80. C’est le choc du futur que t’as pris en pleine gueule…

– Jacques O K ! O K ! Laisse tomber ! T’as raison, je suis un vieux machin mais de là à dire que Rock-Infer est le meilleur groupe des années soixante-dix, ça me fait gerber, le hard, le disco, le funk ne vaudront jamais les Beatles, Marley, Bob Dylan et même le Floyd…

– (Voix venant du studio) C’est fini pour vous maintenant, ça va être les infos de dix-huit heures. Saluts Jacques ! Saluts Maryse !

Jacques et Maryse sont maintenant dans la rue, ils sortent tous les deux des studios de radio Radium 88

– Jacques Allez saluts Maryse !

– Maryse Pourquoi saluts ? Je te rappelle que tu m’avais promis d’aller à ce restaurant indien, tu parles souvent de ton époque, il paraîtrait de même que tu es allé jusqu’à Katmandou

– Jacques Qui t’a dit cela ? C’est faux le plus loin où je sois allé, c’est à Istanbul et encore j’y suis allé en charter. Pour ce qui concerne la bouffe indienne, c’est un resto près des halles, t’es mal renseignée ma jolie.

– Maryse Bon ! Alors moi je t’invite ! Je connais un resto qui a un look d’enfer près des bains louches et j’aimerais bien me balader avec un machin palélolithique

– Jacques Paléolithique pas palélolithique, ça vient du grec et cela veut dire Pierre du passé

– Maryse Doucement vieux, ce que tu peux faire vieux machin ! Depuis le temps que j’te connais, j’me dis : Tu aurais dû faire prof ! Tu te serais mieux situé au niveau du vécu

– Jacques Je le sais bien, on me l’a déjà dit en 1970, j’ai bien essayé de faire instit mais j’ai laissé tomber, trop mal payé, trop de sélection…

– Maryse Pauvre Jacquot ! Tu es vraiment un spécimen rare, c’est vraiment bizarre la sélection naturelle est parfois capricieuse, en gros tues un looser qui aurait trouvé sa niche économique, je ne comprends pas/… Pourquoi bosses tu à radio Radium ?

– Jacques Ma petite Maryse, comme tu n’es pas sans savoir que les débuts 1983, bref à l’origine de notre chère radio Radium, c’est moi ! J’en suis et j’y étais en1983. Au début des années 80 cette radio, s’appelait radio réalités, c’était une de ses radios conviviales et…

– Maryse Con quoi ! Convivable ? !

– Jacques Non conviviale ! Espèce d’inculte ! C’était une autre vision du monde, bref si les modes passent, la radio est restée. J’ai ma tranche horaire et je peux parler de ce que je veux. Il n’y a qu’un truc qui me Déplaît, c’est que je n’ai pas le choix des disques

– Maryse Si radio Radium passait autre chose que des disques Hard, ça la déstabiliserait en tant que radio hard…

– Jacques Hard ou Soft, elle risque d’être un fossile dans deux ou trois ans, le convivial il n’y a que ça de vrai, No future, Sex-Pistol, punk c’est caca boudin, l’avenir est à l’imagination et ne faire que du Hard, si cela continue ça passera mal si l’on ne renouvelle pas…

– Maryse T’occupe coco ! Il y a le brain-management qui s’en occupe. Si j’en crois mes sources d’informations, il y aurait de la restructuration dans l’air, il y en a qui vont sauter.

– Jacques Ne t’en fais pas pour moi, j’ai un contrat en béton pour dix ans avec cette chère radio, jusqu’en 1993 et là j’ai le temps de voir venir. Si je suis viré, c’est la galette.

– Maryse Au fond, tu as raison, il vaut mieux être prévoyant. Sais tu comment j’ai été embauché ? Je connais Bernard Lagardère personnellement et c’est grâce à lui que j’ai été pistonné.

– Jacques Si moi je suis une espèce en voie de disparition tout comme les dinosaures, toi t’es comme la mauvaise herbe, tu prolifères même sur le béton, en y réfléchissant peut-être que l’avenir de l’homme est…

– Maryse Assez bavardé sur les grands sujets de philosophies, c’est bon pour des lycéens qui passent le bac Nous y voilà, c’est ici ! C’est Hamburger’s-Queens et c’est mieux que n’importe quel Fast-Food. On y retrouve des gens intéressants, des types qui savent se remuer, les hamburgers y sont mangeables et les frites sympa C’est un endroit de gonzesses et on peut y parler sans être dérangé.

– Jacques Bon, venons en au fait ! Pourquoi estoc que tu m’as emmené ici ?

– Maryse T’as tout ton temps coco ! Ne soit pas si speed, il y a le décor, il y a l’ambiance, je voudrais te parler, de toi, de moi, et de ce que nous pourrions faire ensemble.

Tu vois le type là bas ! C’est grâce à lui que je bosse à Radium, à première vue il parait sympa mais il connaît beaucoup de coups fourrés. Comme tu l’as certainement compris, Bernard Lagardère, je ne connais pas ! Et ce type là bas, il veut me laisser tomber. Bref je suis dans la prochaine charrette. Je crois que je te trouve beaucoup d’intérêts depuis que j’ai lu ton dossier à la station.

– Jacques Et qu’est ce qu’il dit mon dossier. Suis je une bonne occase ?

– Maryse Oui ! T’es une première main ! Fidèle dans tes amours et tu me parais le plus stable de tous les mecs de la station grâce à ce fameux contrat que t’as signé en 1983

– Jacques Alors, buvons à mes amours mais que puis-je pour toi ?

– Maryse Je ne sais pas, tu pourrais par exemple me dire ce que tu comptes faire ce soir ?

– Jacques Après cet affreux Fast-food, je te propose d’aller nous balader

– Maryse Et où allons nous ?

– Jacques Lockwood, tu connais ? J’ai justement deux places pour l’un de ses concerts, tu verras, c’est formidable, un double pied d’acier nickelé

– Maryse Je pense que pour toi le pied d’acier nickelé, ça vaut deux étoiles au guide Mi-Chemin et que le concert Lockwood vaut plus que le déplacement ? !

– Jacques Tu l’as dit ma blonde !

– Maryse D’abords je ne suis pas ta blonde et secundo je t’aime !

– Jacques Hé là ! Doucement qui te dit que je suis libre ? J’ai peut-être d’autres projets après concert !

– Maryse Pourquoi crois tu que je t’ai invité, je te sais disponible et je t’aime, je hante le studio de radio Radium depuis plus d’un an et je sais que tu as rompu avec cette rousse il y a une semaine alors qu’en dis tu ?

– Jacques Je me dis que c’est difficile d’avoir une vie privée avec toi, je te vois au boulot et il faudrait maintenant que je te supporte au lit. Après tout je crois bien que j’aie aussi mon mot à dire.

Tu as beau jeu de jouer les femmes fatales, moi j’ai mes habitudes et c’est la première fois que je me fais draguer dans un Fast-Food, d’habitude, c’est moi qui attaque et en plus je déteste les Fast-Foods

– Maryse Raisons de plus pour changer, moi j’aime les néons, les punks, les groupes de hard rock, la rue, la violence.

– Jacques Bref, tu aimes, tout ce que je n’aime pas !

– Maryse Non ! Il y a tout de même des choses que nous avons en commun, c’est de bosser à radio Radium 88, la plus rayonnante des radios actives et cela me permet de mieux te cerner

– Jacques Pourquoi me dis tu tout cela ?

– Maryse Bravo Jacques ! Tu viens de réussir tous les tests que je te faisais passer ! Je m’explique, je travaille à radio la rose, une chaîne qui va se créer et qui concerne une radio faite, conçue et réalisée par des femmes. Nous avons besoin d’un homme, d’un bonhomme pas trop phallocrate. Bref un type dans ton genre ! Ton style me plaît et je pense qu’il plaira à notre public !

– Jacques Et qu’estoc qu’il a mon style ?

– Maryse Je t’ai pratiquement proposé de coucher avec moi et toi tu me parles d’aller au concert, je pense que tu ne perdras pas la tête au milieu d’un groupe de femmes

– Jacques Hé ! Qui sait ? !

– Maryse Ce n’est pas une radio féministe mais une radio de femmes, ce qui veut dire que les hommes peuvent y bosser après tout, Simone du Bavoir avait un type nommé Jean Paul Tarte

– Jacques C’est un point de vue, j’ai toujours cru que Simone du Bavoir était la femme de Jean Paul Tarte et non l’inverse…

– Maryse Tu l’as dit bouffi, c’est une question de point de vue. Si tu ne nous intéressais pas depuis longtemps et moi aussi si je n’avais pas quelques atomes crochus avec toi, il y a longtemps que tu ne me verrais plus, il y a tout de même un point où je suis d’accord avec toi c’est que la bouffe de ce Fast-Food est dégueulasse mais la nourriture rapide quelle libération pour la femme

 – Jacques Tiens à propos ! Que deviendrait mon contrat avec radio Radium 88 ?

– Maryse Ne t’en fais pas Jacquot ! Radio la rose et radio Radium, c’est le même holding, nous disposons d’une trentaine de titres différents, radio rats, notre drame, la voix des césars, neurone un. En tout, une dizaine de radios rien que sur Paris et banlieue. Radio Radium fait partie de notre Holding. Je crois que la société gravats possède Cinquante et un pour cent de radio radium88 ! Tu vois, on peut s’arranger, mon chou !

– Jacques Et moi dans tout ça ! ? Je ne comprends pas pourquoi veux- tu à tout prix me débaucher de Radium 88 ? Après tout je n’ai rien d’exceptionnel !

– Maryse Tu te sous-estimes mon cher ! Je crois savoir que tu es le plus apte à travailler à radio la rose, tu as une voix qui passe bien !

 Bref ! En gros tu rassures et au milieu de toutes ces femmes, tu serais le modérateur masculin. Tu es le contraire d’un chaud lapin, nous voulons l’amant de toutes mais pas le petit ami de la starlette. En quelques mots, nous voulons l’homme qui dure

 

– Jacques Bon sang mais bien sûr ! Gérard de radieux, c’est lui qu’il vous faut mais je réfléchis, il doit être trop cher pour travailler à radio la Rose. En quelques sortes, je suis le médium qu’il vous faut, ni trop, ni trop peu. Je suis l’homme moyen celui qui rassure, tu me prends sans doute pour le Mailler, le Welles, le Socrate, le Sartre ? !

– Maryse Doucement Jacques ! Nous avons beau être un groupe de femmes cela ne veut pas dire que nous sommes le M.L.F. et malgré tout tu n’es pas irremplaçable, mais je vais être sincère pour une fois : j’ai un faible pour toi !

Bruno Quinchez Paris mai 1988

 

CONTACT

John Appleseed est le premier humain à avoir été contacté par les étrangers, nous sommes en 1977. John est un vétéran de la guerre du Viêt-Nam, John déteste tout ce qui a les yeux bridés et la peau jaune. John est parti, le matin de bonne heure, accompagné de son chien Chou-En-Laï à la chasse au couguar, dans la campagne de Géorgie, il est parti avant l’aube laissant sa compagne Mary.

– Chou ! Ici ! Au pied ! Saloperie de chien ! Qu’est ce que cette sale bête à bien pu bien flairer ?

John approche, dans la brume matinale des bois il aperçoit une forme vague dans le brouillard, il s’approche et distingue une forme humaine de petite taille, il apostrophe la silhouette.

– Hé salut gamin ! Qu’est ce que tu fais là à cette heure matinale, tu devrais être encore au lit mais que fais tu là ?

John surpris se tait, car en approchant, il distingue mieux la silhouette. C’est un petit homme d’après ce qu’il voit, l’étranger mesure, entre un mètre quarante, et un mètre cinquante, les yeux d’un vert intense, les cheveux de couleur auburn,

Mais ce qui le surprend le plus, ces traits sont ceux d’un asiate, le visage rond comme la lune et d’immenses yeux bridés, comme les vêts qu’il hait, mais malgré tout il ne veut pas montrer sa peur et il essaye de la dominer car Il ne veut pas montrer à ce bizarre bonhomme ses sentiments mais s’il n’y avait sa curiosité, il y a longtemps qu’il aurait fait un carton, il s’adresse à cette étrange apparition et engage la conversation.

– Bonjour étranger ! Que viens-tu faire ici ?

– Salut homme ! Dit l’étranger, je viens de la planète Mars et je viens voir comment va la Terre après la guerre du Viêt-Nam !

– Qu’est ce que tu en as à faire des viêts ? Tu es un bridé comme eux, tu devrais savoir que tous les bridés comme toi ne sont pas les bienvenus ici. S’il n’y avait tes maudits cheveux rouges, j’t’aurais descendu depuis longtemps comme un lapin, et en plus tu veux sans doute me faire la morale ! C’est le monde à l’envers !

– God! Bless America ! Dit le petit homme aux yeux bridés et verts.

– Sans doute ! Sans doute ! Lui répond le Yankee, tu dois être le croisement du sergent Pepper et de Yoko Ono ! Qu’est ce que tu me veux, petit singe ?

– Rien mais j’aime beaucoup discuter ! Répond l’Asiatique aux yeux verts. Petit singe cela me plaît, je t’appellerai John et tu m’appelleras petit singe.

– Ne Joue pas au plus malin avec moi, j’ai déjà descendu une trentaine de tes semblables ! Tu vois ce fusil, il vient de mon grand-père qui le tenait lui-même déjà de son grand-père et tu dois savoir qu’il a tué déjà une quinzaine de face de Terre cuite comme toi, alors un de plus ou un de moins il n’y a pas une très grande différence, et un de plus, ne lui fait pas peur.

– Que la paix soit avec toi homme ! Je ne suis pas un violent et si je meure, tu ne verrais jamais mon cadavre donc pas de violence, et de toute façon, tu ne peux me tuer avec cette arme pré (…)

– Tu as dit quoi ! Pré quoi ?

– Pré (…)

– Bizarre ce petit singe ! Il me parle comme si je le connaissais, puis quand je lui demande des explications, il devient aphone ! Tu es vraiment quelques choses de bizarre petit singe !

– (….) Ce que tu n’entends pas. Ce sont des concepts qui n’entrent pas dans ton programme.

– Hé minute ! Je suis peut-être une bête pour toi, mais il y a une chose dont je suis sûr. C’est que toi, je te vois et je t’entends et ça ce n’est pas un concept que je sache, pour moi tu es un robot ! Tu n’as pas d’âme, l’idiot ce n’est pas moi, c’est toi !

– Ce que je veux te dire, tu ne le comprends et tu ne peux le comprendre car tu es tellement primaire que tu ne vois que les mirages de ta réalité.

(…) Se sont des concepts qui sont flous pour toi, alors que pour moi, ils sont ancrés dans ma conscience.

Un second “extra Terrestre” descend de la forme imprécise et brumeuse, il apparaît dans la lumière matinale. C’est aussi un asiate de petite taille mais il présente nettement les attributs d’une femme. Autour de la silhouette féminine un halo rayonne, elle paraît avoir les yeux qui rayonnent d’une phosphorescence verte.

– Je te présente Idra et c’est ma femme.

John regarde intensément les yeux Idra, il est fasciné par cette femme car il sait maintenant que c’est bien une femme et pas un robot, ces yeux ne peuvent se détacher de ces yeux, soudain il prend peur, il perd pieds et il dit.

– Ne m’hypnotise pas ! Je… !

Il crispe nerveusement sa winchester, tout à coup, il ressent comme une vibration venant de son fusil (… !) Et pourtant il ne se passe rien.

– Idra lui dit : Pose ce fusil tu m’as tuée, maintenant ton rêve s’achève !

Tu es vraiment trop ancré dans ta réalité, tu pourrais même nous être nuisible voire dangereux. Idra. Regarde intensément John Appleseed, elle se met à sourire et doucement elle disparaît dans la brume, effacée aux yeux de John.

– Où est-elle petit singe ?

– C’est pour toi une illusion que tu as tué John ! Mais moi je suis encore là devant toi, si tu veux voir, si tu doutes de mon existence, je peux te serrer la main !

– Si tu veux petit singe ! De toute façon, je suis beaucoup plus costaud que toi !

Petit singe avance sa main pâle et longiligne, il pose sa main dans celle de John Appleseed. Ce sont des mains calleuses de travailleur de la Terre. Le contact entre les deux paumes, cela dure un moment indéfini, puis le monde qui les entoure disparaît dans le brouillard. La seule certitude reste ce contact tiède entre les deux paumes.

– Il est temps de nous quitter dit petit singe !

John sourit, puis tout disparaît, ARI sourit aussi, monte dans la nef, il disparaît, puis la nef disparaît aux yeux de John.

Au même moment, John Appleseed se réveille, il fait chaud en ce matin de Géorgie, le Soleil est monté dans le ciel.

Plus tard John apprendra qu’il s’est passé un an depuis son départ à la chasse au couguar, après le contact avec ce bizarre étranger, le mois de mai a succédé au mois de mai. John ne sait exactement ce qu’il lui est arrivé mais plus tard rentré à la maison John aurait cru avoir rêvé s’il n’y avait ce bizarre décalage dans sa vie.

John retourne à Twin-Oaks et il aperçoit Chou-En-Laï qui gronde et aboie après lui.

– Du calme chou ! Tu ne me reconnais pas, cela fait dix minutes que je te cherche, allez ! Viens ici !

Le chien approche grondant, il renifle John, le reconnaît et il se met à battre de la queue.

– A la bonne heure ! J’espère que tu viendras à la prochaine chasse au couguar, je n’ai rien pris, mais je ne sais pourquoi, il me manque une balle dans le chargeur.

J’ai dû tirer sur quelques choses, s’il n’y avait ce rêve étrange, je croirais que j’ai tiré sur une de ces sales bestioles. Allez viens ! Mary a du faire des tas de bonnes choses pour le breakfast et j’ai une de ces faims.

John rentre chez lui, il regarde si Mary est à la cuisine, il ne la trouve pas, fouille partout dans la maison, puis inquiet il décide d’aller voir son voisin Jerry.

– Jerry : Saluts John, ça fait un bout de temps qu’on ne t’a pas vu, où donc étais tu passé ?

– Tu n’as pas vu Mary ?

– Si bien sûr ! Elle est partie chez sa mère, et elle te cherche partout, cela fait un bout de temps que tu as disparu, à peu près un an. C’est que tu es absent de Twin-Oaks depuis le 9 mai 1977 !

– C’est curieux cela fait juste un an ! Où étais tu passé pendant tout ce temps ? Mary t’a vu partir à la chasse avec chou puis on ne t’a plus revu.

John silencieux se tait, il devient livide et lentement dit.

– Tu dis un an, mais alors ce truc bizarre qui m’est arrivé et cette femme étrange, ce n’est pas un rêve.

– Jerry : il parait que l’année dernière les gens ont parlé de soucoupes volantes dans les journaux du coin, il parait même, que nos voisins les Anderson ont vu un truc bizarre. C’était dans le journal local, de toutes les façons. C’est de la copie pour pisse-copies.

John se tait, car il sait que personne ne le croira, et après tout il est vivant.

 Il sent et il sait que malgré sa haine des vêts, il ne pourra plus regarder, une femme de Viêt dans le fond des yeux sans avoir, ce mélange de peur, de haine et d’attraction.

Il hait encore, mais pas pour les mêmes raisons, ces salauds de martiens.

Dans la nef, Idra fait son rapport, Adri lui sourit. Leurs apparences d’asiates s’estompent. Ils deviennent flous. Ce ne sont plus ces hommes mais des formes d’ombres.

Malgré cela, ils sont humains, mais si loin de nous, de notre époque, de notre Terre. Ils sont potentiels devenir dans notre futur, dans la galaxie humaine.

 Bruno Quinchez Sceaux1978 Paris 1988 Morsang sur/ orge 1995

 

 

DECALAGE (VERSION MAI 1996 )

Le temps de nos jours est une marchandise crée, calibrée et distribuée avec une extrême précision. Dans le temps social de notre société, il est pratiquement impossible d’échapper au temps, nous ne pouvons vivre en société sans avoir l’heure, que ce soit à la radio, à la télévision ou plus simplement pour avoir le prochain transport en commun que nous utiliserons.

Il y a deux sortes de temps. Le temps psychologique de la réflexion et le temps physique de l’univers qui nous entoure.

Nous étudierons le temps comme un objet et comme le sujet de l’observation…

Il est objet lorsque nous observons le monde alors c’est le temps de la physique, tel que tous les observateurs de notre réalité l’étudient qui sont les physico– mathématiques, cela depuis le temps absolu de Newton et Galilée jusqu’au complexe espace temps de la théorie électromagnétique d’Einstein, puis nous étudierons le temps sujet. Ce moi qui se pense…

Pour la première partie de ce cours nous allons tout d’abord parler d’André Laroche le premier chronologue…

La chronologie est devenue une science entière depuis 1998. Vous êtes en ce moment au mois de septembre 2011 …

Donc André Laroche est l’inventeur de l’effet Laroche ou plus précisément, c’est lui qui l’observa et l’étudia la première fois. L’intéressant dans l’effet Laroche, sont les interactions entre le sujet psychologique et l’objet physique…

Et c’est la première fois qu’il a été démontré et étudié, par monsieur André Laroche et madame Louise Laroche son épouse…

C’est à partir de ces observations et du début de l’interprétation que fit Mme Laroche que nous pourrons aller plus loin dans cette étude…

Le 21juillet 1997 à 15h20 minutes. Sachez aussi que monsieur Laroche est un homme extrêmement précis et que ces observations n’ont pu être répétées qu’à cause de la minutie de ses observations…

Donc ce jour et à cette heure précise monsieur Laroche achète une montre ultra précise. Une montre maser digitale, le summum de la précision à cette époque. Nous vous rapporterons ce qu’a écrit André Laroche.

– Bonjour professeur Laroche ! Nous vous remercions de faire confiance aux établissements Times-Rock. La montre que vous venez d’acheter est extrêmement précise, je dirais de la même manière qu’elle vaut en précision, une précision dix mille fois plus précise que les vielles montres à quartz…

Pratiquement la rotation de la Terre subit plus d’aléas de ralentissement dus aux marées et cataclysmes que la précision de votre montre, nous vous garantissons la seconde en mille ans écoulés sous la condition que votre montre soit toujours correctement alimentée par une tension fixe et qu’elle ne soit pas détruite…

 

Vous avez une partie digitale avec un Bip sonore des heures et une partie analogique pour le confort…

Nous vous remercions de faire confiance aux établissements Times-Rock… Merci de votre visite ! Nous restons à votre service !

Il est à noter que le professeur Laroche s’il est un bon observateur et s’il a noté toutes ces observations, c’est aussi un grand scientifique. Dans le sens qu’il réfléchit longuement sur des problèmes de physique…

Bref le professeur Laroche est une personne qui donne de lui-même quand le sujet l’intéresse… Donc le professeur Laroche était sur une étude de physique sur les aspects non relativistes des neutrinos et il avait un grand besoin de concentration sur le sujet…

Donc il travaillait depuis quelques semaines sur le sujet lorsqu’il remarqua un léger décalage retard entre sa montre et l’horloge référence des laboratoires où il travaillait…

Fraction infime mais suffisamment perceptible pour qu’il aille voir le vendeur des établissements Times-Rock

– Bonjour professeur ! Toujours aussi maniaque de précision. Vous devez être satisfait de votre achat je suppose ?

– Hé bien non ! J’ai noté que ma montre n’est pas aussi précise que ce que vous m’avez vanté, il existe un léger décalage entre ma montre et celle du laboratoire où je travaille qui est elle-même reliée à une horloge de référence, du bureau du Temps étalon. J’ai donc constaté qu’il existe ce décalage assez surprenant. !

– Nous vous garantissons la partie chronométrique elle est sûre et certaine.

Avez-vous travaillé dans des zones de haut magnétisme ? La partie électronique aurait pu être influencée.

– Non, non ! Je travaille avec le papier et mes méninges et je n’ai pas participé à aucune expérience de physique depuis au moins un mois.

– Bien ! Laissez là nous je pense qu’il doit y avoir des mauvais réglages, revenez dans une semaine nous verrons bien.

Le professeur Laroche attendit donc une semaine avant de retourner aux établissements Times-Rock.

– Bonjour professeur ! Voilà votre montre nous avons pris un grand soin de ce bijou.

Alors je peux vous dire que nous n’avons rien constaté d’anormal. Nous continuons notre garantie de la second en en mille ans, ceci dans nos conditions d’utilisation.

J’espère qu’elle ne vous a pas manqué, elle est de nouveau synchrone avec le référentiel étalon dont nous disposons, nous aussi, j’espère que ce petit incident ne vous fera pas douter de notre qualité et de notre parole.

Le professeur Laroche ayant fini son mémoire sur le sujet qui l’intéressait, il alla donc se reposer avec sa femme dans une ferme retirée de Dordogne où le professeur et sa femme avaient leur temps de vacances à passer.

Au mois de septembre 1997 après ce long repos et de son retour à la nature le professeur curieux compara sa montre avec l’horloge du Labo…

– Bizarre cette montre ! Il y a toujours un décalage, mais cette fois ci, elle est en décalage d’avance, sur l’horloge du Labo ! Curieux ce décalage ! Bah un bon trimestre de recherche m’attend ! Je verrais bien !

Au bout de quinze jours la montre était de nouveau synchrone avec l’horloge du laboratoire puis un mois après elle était de nouveau en retard avec toujours ce curieux décalage de retard…

Irrité le professeur Laroche alla donc voir de nouveau le vendeur qui lui avait vendu cette montre et le vendeur fut très strict sur l’exactitude qu’il garantissait…

Pour son acquit de conscience, il re-synchronisa la montre…

Le professeur alors eut l’intuition qu’il se passait quelques choses… Il est à noter que les observations sont à la base de toutes les théories.

Donc il décida de laisser cette montre si performante sur le bord de sa table de nuit et de prendre sa vieille montre à quartz.

Il attendit pendant un mois et en novembre 1997, il reprit sa montre au poignet et compara avec l’horloge du laboratoire. Pour une fois les deux mesures de temps étaient les mêmes.

 

Tout surpris de ce résultat il en parla à sa femme Mme Louise Laroche professeur comme lui mais de psychologie. C’est un peu le début de l’explication qui fut donnée par Mme Laroche qui semble la bonne du moins, c’est celle qui prévaut encore dans les milieux des scientifiques qui se penche sur ce problème mais la part psychologique et la part physique de l’interprétation sont encore très discutée.

Nous ne rapporterons que le dialogue qu’il y eut et qui est à la base des hypothèses d’interprétations actuelles. Nous laisserons la parole à Mme Laroche.

– Bien ! André. ! Veux tu que je fasse une analyse avec toi de ce curieux phénomène ? J’ai besoin de ton consentement et de ta coopération. Le veux-tu ?

– Comme tu le sens Louise ! Je te fais confiance ! Envoie tes salves ! Ouvre le feu !

– Premièrement nous savons que tu es orphelin et que tes parents sont morts tous les deux dans le même accident lorsque tu avais deux ans. Tes parents te manquent ils ?

– Oui ! Je suppose comme tous les enfants mais j’ai fait leur deuil et j’ai eu beaucoup de chance de vivre chez mes grands-parents, qui habitaient à la campagne, ceci dans ma jeunesse et de cette époque je garde un souvenir plutôt heureux. Je vivais comme un gamin de la campagne avec tous les gars des environ, je péchais, nous faisions des cabanes, nous jouions aux indiens Etc. Bref je passais plutôt du bon temps !

– Où étais tu au moment de ta puberté ?

– J’étais dans un collège à limoges chez les jésuites et je crois bien que j’étais très amoureux, de la fille d’un de nos voisins, de la campagne, une petite rousse nommée Alice.

– Connais tu Lewis Carroll ?

– Bien sûr que oui ! Chez mon grand-père quand j’avais sept huit ans j’ai lu tous les livres de Lewis Carroll, Alice aux pays des merveilles, au de-là du miroir, Bruno et Sylvie et c’est, je dois le dire ces lectures qui ont fait de moi le scientifique que je suis.

J’ai adoré. C’est à peu près à cette époque que j’ai eu ma première montre, avant, je vivais aux rythmes du Soleil, quand il faisait nuit, on jouait aux cartes ou quelques jeux, puis on allait se coucher. Je n’ai jamais eu la télévision dans mon enfance.

Mon temps était libre et c’est pratiquement lorsque j’ai été obligé d’aller au collège à Limoges qu’alors j’ai connu la notion d’obligation sociale d’être à l’heure pour les cours, les transports etc.

Ceci fut mon premier temps social et je regrettais le bon et joyeux temps passé de mon enfance jusqu’à cette entrée au collège.

– Peux tu me parler de ton Alice ?

– C’était une bonne amie de ma jeunesse, je la connaissais depuis l’âge de quatre ans, elle a deux ans de plus que moi, je peux te dire que ce fut mon premier amour de ma prime jeunesse vers douze ans, j’étais fol amoureux d’elle.

Elle avait changé, ce n’était plus une gamine. Elle m’émouvait et je lui faisais des grands serments mais elle me disait que je resterais toujours son petit André.

Puis à force nous nous effleurons nous sommes passés à des ébats plus charnels. Nous nous caressions. Nous n’osions pas aller jusqu’au bout. Bref j’en étais follement amoureux.

– Un sacré brin de femme d’après la réputation qu’elle a actuellement. Bref elle t’a allumé.

– Tu ne serais pas un peu jalouse par hasard ? Je ne comprends pas ta question. Que vient elle faire avec cette histoire de décalage ?

– Je m’explique. Dans ta jeunesse dont fait partie cette fille, tu n’es soumis à aucune contrainte de temps et quand tu arrives au collège avec tous ces horaires stricts, tu tombes amoureux de la petite fille de ton enfance où tu avais le temps de vivre.

Donc dans ton inconscient tu as lié cette fille au temps bénis de ton enfance et avec celle Alice de Lewis Carroll. Tu commences à comprendre.

– Je crois bien qu’ouï ! Mon coté amour sublimé envers mon Alice et la logique transgressée Alice Celle de Lewis Carroll. D’accord là je te suis, mais explique moi les décalages ?

 

 – Tu connais sans doute le paradoxe d’Achille et de la tortue ou le paradoxe de Zénon d’Élée.

 Pour Zénon, Achille ne rattrapera jamais la tortue car il fait référence à un raisonnement logique, je dirais même plus, une forme de piège à échos psychologique, il y a toujours ce doute infinitésimal que donne Zénon et ce raisonnement peut se poursuivre à l’infini des temps psychologiques.

Bref, il y a déconnexion de l’observation et de la réalité physique où l’on sait effectivement Achille en vingt battements de son cœur, il aura fait toute la distance qui le sépare de la tortue mais si je me laisse emporter par le raisonnement de Zénon qui est un temps purement psychologique voire temps du discours.

Achille objet observé n’avance pas tandis que si je prends le temps commun en prenant les battements du cœur de l’observateur et qu’ainsi j’introduis par cet artifice une mesure du temps commun à l’observateur, à Achille et à la tortue.

 Je crée ainsi un temps commun que je peux appeler temps de la physique, car temps mesurable par plusieurs.

Dans ton cas je pense que dans tes chères études, tu ne vois pas passer le temps et que ton temps psychologique de l’étude et le temps réel sont les mêmes, il y a une parfaite similitude entre l’observateur que tu es et le scientifique qui observe, dans ce cas le monde de la physique rejoint le monde de l’observateur et les deux manières de temps se superposent….

Messieurs, dames c’est ainsi que ceci termine le premier cours de Chronologie du professeur Levasseur. Le prochain sujet de cours que nous étudierions.

C’est le temps des artistes et le temps de la musique. Nous étudierons les tempos qu’ils soient classiques ou les tempos des compositeurs indiens. Ceci pour mieux situer les notions de chronologie dans les cultures et les traditions musicales.

Pour ma part j’ai été heureux de passer ce cours avec vous, je vous souhaite une bonne réflexion et vous donne rendez-vous au prochain cours.

 Cours de chronologie du professeur Marc Levasseur université de Montréal Québec Canada.15 Septembre 2011.Bruno Quinchez Paris Morsang sur orge version mai 1996

Cette nouvelle est passée le trente juin Mille neuf cent quatre-vingt-dix-sept sur Radio Aligre dans l’émission Imaginaire de Pierre Esperbé (voix de Pierre Esperbé et Huguette Toumine)

Rétro Temps

Rétro Temps

En ce matin du premier janvier nous devions prendre le bateau à saint James of universe, près de l'Adam's street dans l'état lointain de l'Hudson inférieur dans la nouvelle France, un cargo spatial direct alpha du centaure et quelques colonies terriennes pour de pauvres bougres dont je faisais partis, le capitaine Achab un grand navigateur parmi ceux de la nouvelle génération, il nous parlait des acturiens, ces êtres bizarres au sang tout bleu dont disait-il ! Il fallait que nous nous en méfions car ils se reproduisaient plus vite que nos lapins de la terre ancienne, sans doute était-il un tenant de la colonisation à outrance de tous les territoires qui étaient à notre portée.  je songeais à nous, tous les pauvres bougre du vaisseau Mirabelle; qui dans son sein avait des milliers de colons déjà prêts à coloniser toutes les planètes découvertes et malheur à tous ces indigènes qui s'opposeraient à notre entreprise de civilisation, dans les colons il y avait des cultivateurs, des prospecteurs, et aussi quelques hommes de Dieu déjà prêts à apporter la bonne nouvelle à ces pauvres indigènes, nos projets étant de faire de la galaxie une énorme communauté humaine...

Puis un jour tout cela disparut, plus de nouvelle France, plus de vaisseaux spatiaux, mais une réalité très crasse d'une économie exsangue sur une planète limitée, ce n'est pas un des moindres effets de l'invention, dans un futur antérieur, de la machine à voyager dans l'Espace-Temps... Quelques colons écologistes du trentième siècle, très conscients des dégâts qui ont été faits à quasiment tous les systèmes planétaires, ils décidèrent de mettre fin dès l'origine, à cette folie destructrice des hommes, et d'annuler purement et simplement toutes les bases théoriques nécessaires au voyage spatial....Cette petite Terre, c'est la notre! Nous devons y vivre et vivre avec toutes les vies, dans un espace limité...

Une Femme

Une Femme…

Une jolie femme, encore assez jeune donc désirable, se passait sur ses ongles un vernis rose et fluo, pour aller danser en boite, elle songeait aux gars qui la draguaient, certains lui disaient des choses gentilles du genre, Dis Mignone! Tu as de jolis yeux! Quelques uns parlaient de sa bouche assez pulpeuse avec des lèvres purpurines d'une couleurs d'un rouge visible de très loin, tout en dansant des slows ou des danses de contacts très proches, en dansant elle engloutissait des pendentifs de fraises et elle mangeait sans honte des hamburgers avec des cornichons,  posées doucement entre deux tranches de toast de couleurs brunes, avec  un peu de sauce au paprikas. C'était un délice la voir avaler dans un gloussement de plaisir immense, ces concombre, dans un violent soupir qui laissait ses admirateurs plein de questions sur son  point G… Était-il placé au niveau de sa bouche délicate et purpurine. Je savais que la dame était lesbienne et qu'elle ne couchait jamais, malgré ses seins parfaits et désirables, ses hanches d'une belles Antiope et son cul de Vénus… Plusieurs gars, aventureux, ils avaient bien essayé de coucher avec elle, mais tout cela restait purement à de l'oral, tout passait par sa bouche, ses paroles douces,  sa sexualité dans les longues libations orales et parfois sexuelles, elle redoutait tellement les sexes des hommes… Qu'elle se contentait de tout faire  avec  sa bouche, une bouche délicieusement coquine, de celles d'une mutine qui resterait vierge, sans que l'on sache vraiment pourquoi… Quelques caïds de Banlieues, ils essayèrent bien de l'embobiner dans des histoires incroyables comme des houris ou des saintes vierges… Mais la dame préférait sans aucun doute, le sexe oral, elle était sublime lorsqu'on l'embrassait sur la bouche et l'homme que je suis ressentais du  bon gros désir masculin,  mais passé l'énorme baiser  sur ces  grosses lèvres roses de couleur purpurine, cela restait à quelques caresses sans suite et pas plus, elle avait acquis une grande réputation d'allumeuse dans ce monde de la fête et des boites de nuits… Mais tous les mâles normaux, ils la respectaient car question du désir qu'elle savait inspirer aux mâles présents dans ces fêtes. Non! On ne faisait pas mieux, cinq minutes dans ses bras, cela valait au minimum dix nuits avec toutes celles de la fête...

La vengeance de l'étron

La vengeance de l’étron,

 Le chien vengeur posa délicatement son étron sur le pied gauche du grand homme. Il paraîtrait que marcher du pied gauche dans la merde ceci portait bonheur. Le grand homme avait besoin d'un peu de sympathie de tous ses électeurs et il prit cet acte délibéré de ce chien hargneux et libertaire comme un heureux présage pour la politique à suivre…. Désormais les jambons-beurres, ils seront de gauche tandis que les concombres masqués seront des grands terroristes et ils  seront visés  et surveillés par le ministère de l'intérieur comme des affreux d'extrême lointain, situés  entre  la gauche extrême et la droite extrême…. Et nul ne se battra plus contre des barrages et des aéroports républicains qui sont voulus par quelques gens, de ceux qui sont le pouvoir politique celui de faire des grosses conneries,  de ces choses qui faites pour beaucoup  pour des copains avec beaucoup d’argent, de ces choses qui sont tellement créatrices d’emplois et qui sont  tellement compétitives et destructrices de la nature et de la réalité aux niveaux les plus bas, des chantiers de fous dans une Europe en marche aux pas cadencés de l’Histoire avec une grande majuscule.  Le Premier ministre monsieur Emmanuel Mur,  il dit ainsi que tous ces petits cons qui lui résistaient, à  lui le grand maître de l'ordre du gland et de toute a glandouille française, il pensait être la seule solution à toutes idées alternatives. Donc il n'y a que sa solution politique et elle sera de foutre un coup de boule à ces petits cons qui se croyaient encore dans une démocratie représentative… L'héritier triste des vieux combats espagnols d'autrefois, il avait enfin compris qu'il vaut mieux être du coté du manche que d"en prendre plein la gueule… On vit  alors apparaître le parti Fuerza Franceza qui remplaçait sans honte, ce vieux parti de notables, ce qu'était le vieux Parti Socialiste. Les choses de l’Histoire avec une majuscule, elles se reproduisent toutes  irrémédiablement. Le Premier ministre monsieur Emmanuel Mur, il prit le nom de Grand Gland comme chef absolu de Fuerza Franceza. Vous savez, ça lui faisait  bien un peu de nostalgie à ce brave Emmanuel Mur qui avait déjà vécu  tout cela dans son passé

 

Un chien, dans la nuit

Un chien, dans la nuit

Dans la nuit sombre et obscure, j'entends un chien qui aboie. A quoi aboie-t-il? Pour prier le dieu des chiens et lui donner une laisse plus longue et des femelles en grand nombre? Cela je ne le sais pas, je l'ignore car je ne suis pas un chien. Est-il heureux ou est-il un angoissé métaphysique? Celui qui s'inquiète du prix des jambons-beurre, de la culture des fraises en joaillerie pâtissière, de la culture des cornichons dans la grande Saxe, cela à travers les temps historiques, de tous ceux là que nous ignorons encore, nous les humains avec notre petit monde qui reste très nombriliste.  Est-il heureux et parle-t-il du simple bonheur de vivre, dans la nuit dans un monde endormi. Que veulent-ils dire ses aboiements? Est-ce que ce sont des insultes proférées envers des maîtres qui sont très stupides et contre lesquels il appelle à un combat décisif de libération du front canin, cela je ne le sais pas ! Ce chien qui aboie dans la nuit et cela me reste bien mystérieux.  Mais est-il un prophète ou l'un de ces chef de meute qui rappelle toutes ses femelles,  ou n'est il alors qu'un chien stupide qui aboie parce que la lune est ronde dans un ciel de novembre. Un temps calme et paisible où moi je dors en pensant à des dames à des copains-copines dans des territoires inconnus au de-là de vos rêves. De ces cieux où moi aussi je chante vaillamment en braillant des cantiques très idiots, sous un soleil radieux et avec quelques fleurs épanouies, de toutes celles qui oublient le monde de la nuit et ce chien plutôt braillard mais qui est libre dans cette nuit de novembre

 

Le Super Réalisme

Le Super Réalisme

Un marxiste léniniste encarté voulait faire des poèmes mais il avait un gros problème comment rester dans la ligne du parti?  Alors il commença à produire et à produire toutes sortes de textes...Mais il n'avait que peu de lecteurs,  car ces textes à la gloire du parti, ils étaient tous d'un chiant, très, très chiant et peu lu par le peuple qui pourtant demandait de belles histoires pour rêver de jours meilleur. Il y eut un jour dans notre petite France, celle des années 1920 des fous qui reprirent les idées de Dada, cette énorme protestation purement anarchiste contre une guerre infâme celle de 1914-1918, une guerre meurtrière qui vit mourir la jeunesse de France et d'Europe dans une folie incroyable cela dans des massacres sans noms mais pour des profits bien compris, de marchands d'armes, d'industriels et de banquiers. Un homme qui se voulait intelligent, un certain Anatole Berton, il inventa le super réalisme, ce mouvement qui prônait l'amour fou et fort dans de sauvages ébats entre les jeunesses survivantes, mais Anatole, il comprit  bien vite que le Peace en Love entre copains de partouzes cela ne passait pas vraiment dans un monde qui est resté bloqué au dix-neuvième siècle et ses valeurs bourgeoises.  Alors il alla voir le PDF, le parti démocratique français, pour lui parler de son projet, il y eut quelques manifs dans les débuts mais les super réalistes devinrent des apparatchiks du PDF et entre deux séances de cellules grises, on parlait des femmes et de leurs libérations. L'idée super réaliste, elle était morte et elle se résumait à des discours et cela plus du tout dans le Peace en Love… La femme est l'avenir de l'homme disait le grand poète Estragon d'Aragon avant d'aller sodomiser un petit garçon.De nos jour les super réalistes sont dans les agences de publicité et qui elles savent bien que si le super réalisme est facilement adaptable et  qu'il sera ainsi  acceptable… Mais! Mais! Mais! Que si on y enlève le coté Peace and Love de ses origines

Les temps maudits

Les temps maudits

Un chien tout noir aboyait dans la nuit, pourquoi aboyait-il? Sans doute il hurlait aux vents qui lui apportaient des odeurs de gibiers et de chiennes en chaleurs ou peut être il hurlait à la lune ronde dans une ruine de ville quelques part sur terre. Ce chien qui survivait à tout était enfin libre de toutes servitudes, il allait sans trace de collier dans les rues désertes de ruines gigantesques. Quelques arbres poussaient de ça et de  là au milieu des pavés défoncés, il y avait quelques carcasses sans utilités. Certaines, elles parlaient d'un passé où des humains fabriquaient des machines qui puaient en émettant des vapeurs qui polluaient par leurs associations innombrables… cela il y a  déjà quelques trois cent ans, l'air fut tellement irrespirables que les hommes ils disparurent des villes. Soi ils partaient ailleurs ou soi ils mourraient par asphyxie. Seuls les chiens résistaient… Et dans les grandes villes en ruine, ils étaient les seuls à pouvoir résister, la sélection naturelle qui avait fait son œuvre. Ces quelques chiens ils étaient devenus des meutes sauvages donc dangereuses car elles chassaient en groupe, et déjà  plus un homme n'osait s'aventurer dans ces villes désertes. Depuis 100 ans l'air était devenu  meilleur dans ces villes. Mais il existait un homme du passé avait maudit ces villes désertées des homme. Les hommes s'étaient réfugiés dans des abris souterrains hyper-organisés, des sortes de fourmilière avec des lois très dures. Un lieu où l'espérance de vie était limitée à 18 ans, c'est à dire  que c'était l'âge moyen des vies de ces fourmilières refuges, pour la vie autorisée dans ce monde fourmilières. En effet il y avait beaucoup de suicides et des révoltes parmi les jeunes car ils avaient tous la peur au ventre. Celle-ci qui permettaient aux chefs de garder la main sur cette communauté. Ces hommes dans les fourmilières humaines, ils ne connaissaient plus la liberté de ces chiens qui étaient très libres dans ces villes maudites car sans hommes. Les chiens ne connaissaient sans doute pas, toutes les malédictions qui ont été proférées dans des gros bouquins d'autrefois et ces sociétés de fourmis humaines, elles ne se tenaient que par cette religiosité, cette peur diffuse et toutes ces malédictions idiotes, on parlait de la malédiction dites du mauvais air…    


 

Défilé

Défilé

C'était un défilé assez impressionnant, tout d'abord le cinquième régiment de dragons écossais qui avait, la joie et honneur exclusif d'ouvrir le défilé de la reine pour de son 70 ième jubilé... Après les dragons écossais, les magnifiques costumes des horse-guard Gallois tous décorés de médailles, tous étaient décorés de l'ordre de la jarretière et du petit chien ricanant... Le petit chien ricanant, c'était un ordre qu'ils avaient reçu avec Lord Balltraps lors d'une de leur nombreuses campagnes dans les Indes anglaises du temps de l'Empire. Cette décoration, je crois bien qu'elle leur plaisait bien plus que l'ordre de la jarretière, après tout, la jarretière n'était un attribut féminin d'habillage... Ces rudes gaillards qui défilent sous un habit fait de poils et d'un costume très chaud avec des boutons tous or ou du moins le paraisse-t-il. ils étaient  contents de montrer tout leurs courage incroyables d'avoir su résister à des pauvres paysans miteux qui les insultaient en les traitant de chiens ricanants, cela sous des cieux très lointains et dans des guerres incessantes où il était question d'honneur et du pouvoir impérial de sa majesté... Puis arrivaient les motards avec des motos silencieuses, tous en rang et précédant le carrosse royal qui arrivait lentement à Buckingham palace... Tous ces beaux animaux de la cavalerie, ils ne connaissaient pas cette discipline qui est e faire leurs besoin dans des lieux d'usages prévus. Et là sur le tapis rouge où devait descendre la reine... Il y avait un tas de crottin, le carrosse des princes étaient arrivés sans problème et lorsque la reine descendit enfin. On entendit un grand  Horror! Bull-shit! My God! la reine voyant cela sans plaisir.... Lentement la vieille reine descendit et marcha sur le tapis tout salis, il ne fut jamais cité nulle part ce juron  de la reine...

Des trucs faits sur le site Toute La Poésie

Le concombre masqué

Le concombre masqué s'assit en Globo-lurant du temps perdu dans sa globinette sérielle, en réfléchissant dans son fauteuil en mousse verte, un lieu situé dans son Bunker-Cactus... Ce bunker jaune lentement devenait tout rose car il était en instance de soleil levant... Le concombre s’assis donc dans son fauteuil, il attendait sont ami chourave pour glo-botter et méga-fouiller dans ses archives naturelles, qui sont toutes non traitées avec des cochonneries logicielles et fada-fouillantes...  Toutes celles là, elles étaient  sans aucun doute sans structures de Peer-To-Peer, ni connexions existentielles vers des sites divergents de la Toile… Et celle-ci sont donc inexistantes pour les éléphant roses et les tigres aux dents se sables, des Gava-Mangeurs qui eussent aimé les avoir dans leurs profile Test-back... Heureusement le concombre masqué tout comme tous les Gaulois irréductibles, Il veillait de puis le désert des Mots-Javes sur la destinée de ses mots ignobles et percutants… Le sage Fou-Tout-Fou lui avait transmis son œuvre complète dans l'almanach du Grand Tout… Sa réflexion était la suivante… Il n'y avait pas de problème à transmettre aux éléphants roses qui travaillaient dans l'apparence et le vide, mais il ne savait pas  exactement que dires pour les tigres aux dents de sables car ceux-ci, ils  mettraient toutes leurs intelligences à appliquer, tous les préceptes de l'almanach dit du grand Tout et en peu de temps ils arriveraient à vendre du vent et faire passer pour  bon un tas de merde toutes les choses les plus belles, toute la différence ce n'était jamais que dans l'intention de faire du fric avec tout…. Ainsi le monde n’aurait pas changé… Pourtant, il y avait un truc que le concombre masqué savait bien… C'est que tous ses préceptes et cela même en l'an dix-mille, ils seraient toujours incompris… L'immense savoir du concombre masqué, cela s'adressait à nos arrière-petits-enfants du futur...  Chourave et lui dans le petit matin du désert des Mot-javes, ils buvaient leur café  couleur de nuit avec un petit cognac et un cornichon très bleu, il leurs manquait un sandwich ils s'informèrent du temps qui passait devant chez eux

 

La Femme du Jardin

Ya ! Dit-il en ouvrant son manteau très chaud! Il restait frileusement nu sous un monstrueux manteau fait pour franchir tous les hivers possibles et à venir... Lui !  Il allait de ci et de là sans présumer de la chaleur des nouveaux jours, son corps était encore en hiver quoique son cœur, il s'échaudait pour cette belle blonde pulpeuse aux petits seins bombés comme des pamplemousses sucrées, des lèvres attirantes comme des mangues mûres, ses yeux ? Ils étaient myosotis bleu-violets, sans  doute était-elle tout un jardin pour lui, avec des fruits et des légumes… De la tête de courge de la belle  sortait quelques paroles  forte et sensées sur l'amour et les fruits de sa passion, sans doute elle était douce, sucrée, aimable et aimante. Je l'appelais Vanille ou parfois Framboise mais parfois elle me traitait de cornichon, une chose exquise dans sa jolie bouche désirée et pulpeuse aux goûts de mangue... Alors moi je j'appelais salade de fruit, Jolie, Jolie...  Elle avala le cornichon et cela dans un spasme de plaisir violent et forcené, avec  un soupir énorme et très long… Ainsi disparu le cornichon! Dans la  nuit de ce mois de juin celui du souvenir… Quelques amoureux débarquaient en lançant leurs profonds cris d'amour et de plaisir… La Lune dans un ciel très nuageux, elle était encore pleine… Les jours passaient, ils étaient longs et mémoriels, on se souvenait des étoiles, des guerres, des enfants à naître et de la lumière dans les yeux des joyeux lurons des temps qui passent

 

Cryptogramme

Il était écrit en toutes Lettres NIKTAMER, Je fus surpris par ce cryptogramme incompréhensible que je lisais et je me posais cette question que signifiait-il? Je savais que celui qui m’avait envoyé ce message crypté il était de ces esprits simple et frustres pour qui la grammaire, le vocabulaire et l’écriture cela n’était pas sa tasse de thé, sans doute voulait-il m’envoyer de ces messages indispensables du genre que fais-tu ce soir ? Ou encore aimes-tu les cornichons ou encore préfères-tu les pizzas ou les sandwichs ? Mais là son message NIKTAMER, il me laissait fort perplexe… Ainsi je décomposais le cryptogramme en NIKT et AMER, Je pensais alors qu’il voulait dire que le mérinos pissait des trucs amers, mais je restais encore perplexe devant son cryptogramme ainsi je lui répondis par un autre cryptogramme ELBALBEUR une forme triviale pour lui dire que me moquait bien de ses trucs crypté incompréhensibles….Ainsi commença la guerre des crypto et de tous ces mots incompréhensible qui voyageaient, Tous ceux là  que même le NSA, Le FSB, Le Mossad et tous les espions si forts en cryptographie… Ben vous savez !Ils n’arrivaient pas à décoder…

 

Espèces de cornichons

Le cornichon sauvage reste une espèce surprotégée par les organisations mondiales telles que la Foods And Drug Admistration, l'Organisation Mondiale de la Protection des Cornichons Sauvages et d'autre comme la Fondation Américaine de Surveillance Totale du Fond Organique et Ordinaire des Desserts en résumé la FAST FOOD…. La culture du cornichon sauvage à l'état de pure nature à été imposé par le Front Ecologique des Saveurs Sauvages et Essentielles, Autrement dit le FESSE… Pour être un vrai cornichon sauvage, le cornichon doit être trempé dans un léger vinaire fait avec de sueur de prolétaire authentique pour justifier son goût légèrement acre indispensable aux puristes. Mais quelques décadents capitalistes voulaient industrialiser cette recette en y mettant de l'acide acétique mélangé à un peu d'acide ascorbique soient les additifs E-666 et E-007 selon les normes en vigueur dans notre belle Europe. Les puristes faisant facilement la différence entre de la sueur de prolétaire et cette mixture capitalisto-chimique que nous oblige à utiliser l'Europe… Le front de libération des cornichons sauvages mis sur Internet les images  terribles et incroyables de cornichons malades et  de couleurs tout bleu, un bleu de méthylène, une couleur obtenue en ajoutant un peu de ces aditifs E667 et de E 008… Tout cela pour démonter que les cornichons sauvages risquaient de disparaître prochainement avec toutes les lois idiotes que nous, imposent l'Europe… Malheureusement la culture du cornichon sauvage, elle disparaissait assez rapidement avec toutes les usines dans notre beau pays, ces usines avec ses prolétaires qui suait au travail une espèce de prolétaire qui disparaissait à de grandes vitesses. Pour remplacer le cornichon sauvage, on essaya bien le cornichon de culture dans nos campagnes, mais celle ci ne pouvait fournir assez. Il ne restait que le cornichon européen avec tous ces défauts et ses conservateurs

Les guerres des cornichons

Un cornichon cosmique venu de la planète gamma trois de l'étoile Vinagrusse dans la constellation des petites choses écrites. Donc ce cornichon stellaire, il atterrit sur notre petite Terre, toute bleue. Il était bien décidé à apporter la paix universelle, bien sûr celle de sa planète. Il fit quelques observations sur notre planète et il vit Ô horreur ! Que tous les cornichons de notre plante ils finissaient dans des sandwichs au jambon beurre après avoir fait un séjour prolongé dans un bocal avec des petits, oignons. Il se résolut à prêcher la requontista, le djihad, la reconquête à tous les cornichons de notre terre. Pour cette oeuvre de sauvegarde des cornichons, il fit alliance avec les petits oignons, un peuple  qui avait aussi été opprimé. Alors commença la terrible guerre dites des cornichons. Paris fut rasé promptement avec tous ses bouffeurs de cornichons. Ainsi que 99% des autres cités terrestres, les cornichons procédant à des exterminations massives et indispensables. La Terre  fut enfin  débarrassée des ennemis des cornichons. Il ne restait plus que des petits oignons et des cornichons.  Ceux là,  ils  étaient les seules espèces ayant survécu à la 6ième disparition massive d'espèces. Les cornichons et les petits oignons enfin libérés prospérèrent sur une terre sans prédateurs. Mais ! Mais ! Mais ! Au bout d'un temps pas très long, ce fut  alors la guerre entre les cornichons et les petits oignons. Cela pour une question de savoir qui était donc l'élu de cette nouvelle création… Les petits oignons prétendant que le grand truc les avaient fait à son image alors que les cornichons radicalement athées, il soutenait que seul et grâce à eux ce monde il avait changé et que sans eux il y aurait encore des prédateurs de cornichons pour les mettre dans des sandwichs jambons-beurre… Toute l'histoire du conflit entre les cornichons et les petits oignons hélas encore, ce fut une guerre très longue et c'est encore une autre histoire que je ne peux vous conter, aussi cela  c’est une histoire toujours à recommencer

 

La Petite Chose Acide

 

 

Ils s'étaient juré entre tous de ne jamais nommer cette chose mystérieuse, mais de n'en parler par périphrase, son nom usuel parmi tous ses adorateurs c'était la petite chose acide mais pour les préparateurs de la chose, ce n'était qu'un concombre en état de mûrissement baigné dans du vinaire, le nom direct devait être à jamais inscrit avec des majuscules La Petite Chose Acide. Cela restait le nom de cette indicible gourmandise depuis que la caste des cuisiniers avaient pris le pouvoir sur tous les religieux. La cuisine et ses saveurs étant la voie, le but de cette vie où toutes choses, elles avaient un goût, une odeur, un poids, une valeur. Les cuisiniers peu à peu, ils avaient remplacé les prédicateurs sur les postes de TV.  Il était vain de prêcher un monde sans goût.  La Petite Chose Acide, elle rappelait à tous la précarité de ce monde et le plaisir partagé. Celui de goûter des petites choses, dans des petits pots, dans un petit monde et des petits hommes. Les religions? Elles perdaient leurs heures de COM  à la TV mais le monde en replacement, il n'était ni meilleur ni pire.  L'idée de la communion qui était restées chère à certains de nos religieux, elle se retrouvait dans la consommation de La Petite Chose Acide. Puis  il arriva un jour où des hérétiques sans vrais sens des valeurs gustatives, ils voulurent mettre La Petite Chose Acide dans un Jambon-Beurre avec cornichons. Ce fut la fin de La Petite Chose Acide, et le début de la boustifaille de cornichons sans religion. Elle commençait avec la désacralisation de La Petite Chose Acide

Le monde des cornichons

 il s'assit sur le banc et il compta, compta d'abord avec ses doigts mais il ne pouvait utilisé tous ses doigts, il compta avec des cailloux qu'il nommait et qu'il mettait dans un sac, d'abord au début il n'y avait qu'un seul sac, puis il y en eut deux sacs, puis trois sacs, puis cinq, puis cent, puis mille... De nos jour le compte est à sept milliards deux cent cinquante million... Et quelques-uns qu'il ne comptait plus... Tous ces cornichons avaient un nom, un prénom et ils occupaient tous une place importante... Quelques un finissaient dans des bocaux, une sorte de préservation d'immortalité pour des cornichons... D'autres créaient des choses importantes, comme la loi universelle sur le respect des cornichons... Une loi gravée à jamais dans le marbre froid des lois éternelles... Ces lois avec toutes ses déclinaisons, sur le respect de la vie et toutes ses choses qui faisaient que les cornichons vivaient dans un monde civilisé... Pendant ce temps il y avait d'autres cornichons qui inventaient des machines extraordinaires, entre autre une machine comme la machine à voyager dans le temps et l'espace... Les cornichons se crurent les maîtres du monde car ils pouvaient changer l'histoire d'un simple petit saut temporel... C'est ainsi que le monde des humains, il avait disparu, il était à jamais remplacé par celui des cornichons....Il y avait encore quelques cornichons à tendances écologistes, qui étaient pour la sauvegarde de toutes les espèces et entre autres ces singes qu'on avait autrefois appelés des hommes... Mais ce fut un fiasco parmi les cornichons... Les hommes avaient définitivement une réputation justifiée d'être des prédateurs insatiables...les cornichons écolos durent se taire devant cette réalité stupide... Pendant un très long temps à l'échelle de notre petite planète Terre les cornichons vécurent en paix il étaient partout dans la galaxie et l'univers environnant... Ils priaient tous les jours le grand cornichon celui qui est leur ancêtre, leur créateur et leur prophète éternel