Mon enfance entre six ans et quinze ans

Mon enfance entre 6 ans et 15 ans.

Enfant de la cinquième république, j’ai fréquenté dans la fin des années cinquante. Une école catholique au petit Ivry où entre deux prières, un rosaire et un "Je Vous Salue Marie", on essayait de nous inculquer quelques rudiments de lectures, d’écriture et de morale chrétienne. Ces salauds là, ils m’ont fâché pour longtemps avec mon frère aîné qui était dans la même école que moi. Il y a bien eu des faits et je l’ai dénoncé sans honte. Il avait juste écrit des Z de Zorro à la craie sur les murs, Zorro un héros populaire à cette époque là, mais ils l’ont humilié devant tous en le fessant, et que ça soit moi le bourreau de mon frère. Puis j’ai eu cette maladie la scarlatine une interruption, quand je suis rentré à l’école communale. C’était celle des hussards de la république, des dames volontaires et sévères qui nous notaient. Là j’ai vraiment appris à lire et à écrire, la discipline était celle d’un fou de l’ordre, quand il y avait un chahut il nous faisait tous sortir, et pendant 20 minutes nous faisons des mouvements, mains sur la tête, mains en l’air, mains en avant. Entre nous  tous les enfants de salaud  c’était des bagarres, je me souviens d'avoir persifler sur un nom, c'était le chouchou de la maîtresse et il avait une voie d'ange et puis, je me suis pris un bon coup dans l’œil avec un oeil aux bords noirs. Siegfert s'était vengé alors ainsi soit-il!  soit un oeil aux bords noir0 puis devant tous les coups qu'il y avait à prendre, moi calmement je me mettais  contre un mur, et je regardais toutes les bagarres entre gamins, certains se savaient déjà ouvrier chez Panhard,, d’autres c'était des rapatriés d’Algérie, nous étions  tellement proches des  ateliers des usines Panhard, la France de cette époque avait déjà des noms étranges, Kaufman, Siegfert des noms alsaciens Diaz et Rodriguez. L’école communale nous avait donné un correspondant étranger, moi c'était Happy Dieudonné un camerounais de mon âge. Il m'a envoyé des graines d'arachide dans une calebasse, qui chez moi n'a pas durée longtemps car elle s'est cassée rapidement, il me demandait des petites autos du genre Dinky-Toy en échange mais je ne me rappelle pas trop lui avoir envoyé car j'étais hyper fauché. Je me souviens d’avoir déjà eu une célébrité littéraire, je parlais de la "Deux-Chevaux"  et je n’étais plus ce petit bourgeois mais un conteur de la vie de mes contemporains. Un jour de fin de trimestre j'ai été sélectionné car bon élève, pour aller au théâtre voir la pièce "La polka des lampions", et nous étions une trentaine de l'école dans la salle. J’ai fait ainsi mes  jeunes classes à l’école communale de la porte d’Ivry, entre ma onzième jusqu’en septième, j’étais à cette école. Puis en sixième je suis entré après concours aux Francs Bourgeois, un monde où j’ai appris à m’exprimer, le français et les mathématiques mais des mathématiques anciennes d’avant la réforme des programmes, je remercie certains prof mais j’ai des mauvais souvenirs, entre des heures de colles injustifiées et une éducation, qui m’a porté à me situer systématiquement en contre. le bourgeois en moi, il n’a jamais attendu qu’arrive 1968, depuis le temps a passé et j’ai été dans divers lieux, j’ai fait diverses choses et voilà ce qui fonde mon enfance


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