Nostalgie

  • Piano... Ma version du 28 aout 2019

     

     

    Piano... Ma version du 28 aout 2019

    Tranquillement, cela presque sans un seul mot
    Il s'assit sur son tabouret, seul face à son piano
    Et il commence à jouer, c'est surtout un lamento
    Il tapotait aux hasards les touches, en fa; en ré, en do

    C'était sans ordre, comme dans une musique rêvée
    Entre deux airs musicaux des souvenirs de son passé
    Et parfois il y avait en lui même quelques réminiscences
    Cela sur des rythmes hasardeux dans de petites cadences

    Il jouait ainsi pour lui de grands airs inconnus
    Ceux qui vous chavirent, le cœur et qui s'imposent
    Entre deux airs aimables de la grande bienvenue
    La vie, ce sont  toutes ces musiques virtuoses

    Le piano, tranquillement, il tapote et  il joue encore
    Et le temps ? Oui ! Pour nous tous, celui là  il passe alors !
    Ne pas oublier ces mots qui sont peut-être tous blanc
    Vivre son présent comme un temps qui parait innocent

    A ce jour Il était là assis et il vivait pour mon piano
    C'est un bidule  du commerce commun de marque Casio
    De ceux qui jouent avec tous leurs petits défauts
    Mais vous ai-je dis que celui-là, il joue assez faux ?

    Paris le 28 mars 2015 et le 28 aout 2019

  • Quesaquo ! Poète ?

    Poète ! Quesaquo ?

    Entre nous;  je ne sais pas, car  tu sais il y a longtemps
    Que je n'ai plus du tout cette parano de me dire poète
    De savoir se dire qui donc est il celui là ? Et que nous dit-il ?
    Pour un poème qui est dit,  Je ne sais pas trop ce que sera demain

    Mais ! Tu sais là ! Je me dis que je m'en fous complètement
    Pour moi Il n’ya qu’à voir toutes ces bibliothèques encombrées
    Je me dis parfois, qu’Elles ne sont jamais que des cimetières
    Où des livres qui sont bien rangés, ils s'entassent dans la poussière

    A savoir aussi que derrière le pseudonyme, il y a aussi le masque
    Sur Toute La Poésie…  Entre des français, des belges, des canadiens
    Ces nationalités proches par la langue mais qui nous parlent de mondes divers
    Non Je ne sais pas si j’ai un gros égo,  cela ne se voit pas plus en poésie

    La modernité, celle où nous vivons ! C'est dans  toutes ces connexions
    Perso je sais bien que je suis assez lu pour mes textes sur le net
    Mais pour la question de mes bouquins vendus ! Non ! Ce n’est pas terrible !
    La modernité c'est toutes ces connexions plus ou moins fréquentées

    Je me souviens  autrefois d'amis poète avec qui je disais mes poèmes
    Et  je les fais revivre sur mon blog, en copiant collant des archives
    Des gens comme Rimbaud, certains inconnus, ils sont oubliés  Hé oui !
    Le poète inconnu, c'est aussi des millions d'écrivains de notre passé

    Demain ? Il reste à voir ! Et je ne sais pas vraiment ce que ça sera
    Je m'en moque un peu de mes  parutions en recueil papiers
    Les lecteurs du futur, ils sont les même que ceux qui fréquentent internet
    Alors on verra bien ! Se croire bon poète c'est une vision qui soit être partagée

    Les poètes classiques,  ce sont des gens qui appartenaient à des élites
    Mais qui donc de nos jours, Parmi ceux là ils lisent Hugo ou Lamartine
    Un rappeur dans sa modernité, il parle avec conviction de notre époque
    Je ne sais pas ce qu'est un poète ? C'est y quoi donc que ce Bidule ?


    Paris le 19 juillet 2019
     

  • Haïkaïs de la presque fin Mars

    Haïkaïs de la preque fin mars

    Le compte exact
    De ces heures qui passent
    Et des jours  trop courts

    Parfois je me dis
    Bientôt je ne serais plus
    Mais je ne sais pas

    Tous ces jours de Mars
    Se défilent si vite
    oUI bien tRop Vite

    Puis passer de Mars
    A avril beaucoup trop farceur
    Manger friture

    Paris le 30 Mars presque la fin du mois de mars

  • Quelques feuilles mortes entre Paul Verlaine et Jacques Prévert

    Chanson d’automne Paul Verlaine

    Les sanglots longs
    Des violons
    De l’automne
     
    Blessent mon coeur
    D’une langueur
    Monotone.

    Tout suffocant
    Et blême, quand
    Sonne l’heure,
     
    Je me souviens
    Des jours anciens
    Et je pleure

    Et je m’en vais
    Au vent mauvais
    Qui m’emporte
     
    Deçà, delà,
    Pareil à la
    Feuille morte.

    Paul Verlaine, Poèmes saturniens

    Les feuilles mortes Jacques Prévert

    Oh! je voudrais tant que tu te souviennes
    Des jours heureux où nous étions amis
    En ce temps-là la vie était plus belle,
    Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui

    Les feuilles mortes se ramassent à la pelle
    Tu vois, je n'ai pas oublié...
    Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
    Les souvenirs et les regrets aussi

    Et le vent du nord les emporte
    Dans la nuit froide de l'oubli.
    Tu vois, je n'ai pas oublié
    La chanson que tu me chantais.

    C'est une chanson qui nous ressemble
    Toi, tu m'aimais et je t'aimais
    Et nous vivions tous deux ensembles
    Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais

    Mais la vie sépare ceux qui s'aiment
    Tout doucement, sans faire de bruit
    Et la mer efface sur le sable
    Les pas des amants désunis.

    Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
    Les souvenirs et les regrets aussi
    Mais mon amour silencieux et fidèle
    Sourit toujours et remercie la vie

    Je t'aimais tant, tu étais si jolie,
    Comment veux-tu que je t'oublie?
    En ce temps-là, la vie était plus belle
    Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui

    Tu étais ma plus douce amie
    Mais je n'ai que faire des regrets
    Et la chanson que tu chantais
    Toujours, toujours je l'entendrai!

    C'est une chanson qui nous ressemble
    Toi, tu m'aimais et je t'aimais
    Et nous vivions tous deux ensembles
    Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais

    Mais la vie sépare ceux qui s'aiment
    Tout doucement, sans faire de bruit
    Et la mer efface sur le sable
    Les pas des amants désunis.

    Jacques Prévert Paroles 1947

  • Mon anniversaire....Des Haïkaïs

    Mon  anniversaire...Des Haïkaïs

    C'est le trente et un
    Celui du mois de janvier
    L'âge avance

    Ce n'est pas beaucoup
    Mais pour mes soixante sept
    ça m'impressionne

    Paris le 31-01-2019

  • Dans le square

    Dans le square

    Assis sur un banc tout vert  du square Gambetta,
    Je regardais les enfants qui jouent et qui rêvent,
    Eux ! Je les voyais, Ils étaient incroyablement sérieux,
    Dans leurs monde personnel qui reste très intime,

    Entre une balançoire à ressorts verte et rouge,
    Et le bac à sable qui est un petit lieu bien protégé,
    Les fillettes avec le seau, elles nous font de délicieux gâteaux,
    Les garçons y font des tunnels ou construisent des châteaux,

    Le sable est ratissé de temps en temps, pour l'épurer de ses déchets,
    Je ne suis pas sûr que les microbes, ils y soient vraiment à l'aise,
    c'est un espace protégé, des pigeons dégueulasses et des chiens,
    Et aussi des satyres, ce lieu il n'est réservé qu'aux petit enfants,

    Je voyais aussi des mères, avec les poussettes rangées en désordre,
    Qui sont très attentives, où plutôt ce sont des nounous avec les bambins,
    Des grand-mères aux cheveux gris ou bien des antillaises,
    Un monde de bambins, de poussettes, de goûters et de jouets,

    Entre la pelle, le râteau et le seau, des objets tous en plastiques,
    Ils manipulent un sable, que je sais douteux, cela sans problème,
    Tandis que les nounous qui surveillent, elles causent entre elles,
    Mais ça parlait de quoi ? Je l'ignore ! Sans doute des enfants,

    J'étais là tranquille sur mon banc et moi je les regardais jouer,
    Je me disais : Que seront-ils dans vingt ans, trente ans ?
    je l'ignore et je sais aussi que je ne serais plus là pour les voir,
    Il y aura peut-être les cadres de demain, des énarques, des patrons,

    Ou bien quelques artistes indisciplinés, des intermittents et des chômeurs,
    Mais cela je ne le sais pas vraiment, car demain, il est  encore à voir,
    Non ! Je ne suis pas devin, ils vivront leurs vies, et moi, oui je serai ailleurs,
    L'avenir s'écrit, avec tous les présents qui adviennent, les futurs qui arrivent,

    Alors Laissons jouer ces gamins dans ce square, ceci c'est leur part d'enfance
    Avant qu'ils ne deviennent des adultes, qui sont  trop chiants et très exigeants
    Et qu'ils oublient ce temps de l'enfance, celle-là qu'ils vivent maintenant
    Je reste encore le gamin qui rêve,  je les regarde et j'aime, ces gamins qui jouent

    Peut- être! Un gamin parmi eux sera-t-il, le président de la république ?
    Et je ne sais pas si beaucoup, ils seront toujours à la recherche du passé lointain
    Il y a dans nos  origines vécues, plein de chemins à préférer, à parcourir
    Et des carrefours de temps en temps, où il faut toujours choisir pour sa propre vie

    Bruno Quinchez Paris le 7 juin 2016 Je mets ce texte que je remonte avec un peu de nostalgie

  • Le vieux piano furtif

    Le vieux piano furtif
     
    Là-bas dans mon passé, un piano aigrelet, il joue une petite musique
    Une musique de mon passé, elle est faite de  souvenirs de rien du tout
    Entre les notes qu'on tapotait au hasard sur le clavier blanc, sans y croire
    Des musiques qui n'ont jamais été écrites et qui étaient jouées aux hasards


    Je sais des souvenirs lointains, dans ces musiques toutes improvisées
    Entre  tous les pianos de mon enfance, et  tous les "Au clair de la Lune"
    Je me rappelle, ma cousine qui savait aligner quelques notes sur le clavier
    Et toute ma grande incompétence, à apprendre le solfège et m'en souvenir
     
    Fa, Fa, Si, La ,Si, Ré, La, Do, Ré, La, Mi... Etc. Etc. j'aimais rêver sur les notes
    Mais j'ai toujours été un  vrai sourd, altération entre les bémols  et  les bécards
    J'ai cette oreille, que je sais inexacte et subjective, des hommes ordinaires
    J'ignore ces toutes petites nuances, des tonalités que font les grands musiciens
     
    Je jouais sans jouer ou plutôt je pianotais des musiques, sans début et  sans  suite
    J'ignore pourquoi cette surdité musicale alors que pour moi, la littérature me parle
    Je rêvais debout sur un piano et je savais une dame qui  tombait amoureux de moi
    J'ignore pourquoi je ne l'ai jamais revu, Oui! Je sais bien des musiques étranges
     
    J'ignore parfois les canons, et toute la beauté entre les classiques et les modernes
    Des fois quelques gouttes qui tombent du robinet, elle persiste cette musiques libre
    Un enfant, il  joue sans connaitre les règles de l'harmonie, je suis cet enfant rêveur
    Et j'entends toujours ce piano, aigrelet et mal accordé, qui joue sa musique secrète
     
    Messieurs Chopin, Beethoven,  Satie ! Ne criez pas ! J'aime aussi vos musiques !
    Mais en moi il reste une nostalgie profonde d'un très vieux piano de mon passé
    Et Il continue toujours avec sa musique désaccordée et ses notes hasardeuses
    Musicalement, je suis sensible aux mots, tous ceux que j'écris, en voulant les agencer

    Paris le 2 décembre 2016

  • Matins sans odeurs

    Matins sans odeurs

    Ce matin du café noir
    Avec un peu de lait
    Et quelques sucrettes
    Ainsi que du pain grillé

    Et une tartine de beurre
    Les odeurs quotidiennes
    De mon petit matin
    Cela c'est bien du passé

    Malgré tous mes souvenirs
    De mes petits matins
    Je souffre d'agueusie
    Et je vis sans repères

    L'air de Paris qui me tue
    Je ne sais plus maintenant
    Certaines odeurs suaves
    De ma vie qui est passée

    Souvenirs très aimés
    Absence et présence
    Fantômes ou souvenirs
    Je sais encore l'odeur du café

    Mais j'ignore celle-là
    De mon café quotidien
    Peut-être est-il mauvais ?
    Les commerçants s'en foutent

    Ce que je mange hélas
    Cela n'a pas de goût
    Je vis dans un monde inodore
    Et qui est aussi sans saveur

    Paris le 7 janvier 2018

  • La sainte Adèle, veille de Noël

    La Sainte Adèle, veille de Noël

    Parfois il me vient de bonnes pensées, et des remords
    Madame Adèle c'est aujourd'hui  que vient  votre fête
    Juste avant Noël ! Et moi vous ferais-je  une  petite requête
    Je sais seulement que moi  autrefois, je vous aimais très fort

    J'ignore pourquoi  maintenant, je ne crois plus au Père Noël
    Peut être y avait-il là un peu de vous dans ce sacré bordel
    Celui de mon âme qui n'a jamais su quoi penser  de vous
    Entre  des petites choses ordinaires et un amour des plus fous

    Le matin je me lève tranquillement avec ce bon rêve
    Je songe à tout et à rien comme une fleur sans sa sève
    J'ai toujours apprécié ma liberté; car elle m'a toujours permis,  
    De choisir parmi toutes, mes  grandes amies et mes  vrais amis

    En cette veille de Noël,  J'ai ce mal insidieux de la vraie solitude
    Si j'avais la  bonne compagne et  les enfants...  Quelle serait mon attitude ?
    J'ai appris depuis longtemps que le remord s, c'est une vraie souffrance
    Mais je sais cela depuis  longtemps dès ma très jeune enfance

    La poésie ? Elle reste ma seule vérité, une liberté qui m'est donnée
    Je sais des chemins parcourus, et ces choses qui me sont pardonnées
    Ma  seule liberté, celle qui m'a sauvegardée de toutes mes idées noires
    Je sais aussi toute les aides que j'ai eues,  une gratitude dans ma mémoire

    Ce soir je me suis fais cette promesse !  J'irais prier dans une église
    J'ignore si je reste sceptique, je sais beaucoup trop de réalités trop grises
    Si j'aime Jésus et  que répudies l'église, où mon âme  trouverait-elle  son jardin?
    Je souffre moins d'un manque d'aide, que de sermons obséquieux faits par des gredins

    Paris le 24 décembre 2017 la sainte Adèle et veille de Noël

  • Sur le temps qui passe

    Sur le temps qui passe...

    Dans une fleur qui meure
    Il y a le temps qui passe
    Et toutes les fleurs
    Qui fleuriront demain

    Les saisons qui passent
    Les fleurs qui fleurissent
    Les fruits qui murissent
    Et des choses qui périssent

    Heureusement pour les roses
    Qu'elles ne sont pas éternelles
    On taille le rosier en automne
    Rosier nu et sans feuille

    Puis arrive le printemps lumineux
    Et les bourgeons qui sont  en nombre
    Il nous donne ses fleurs en boutons
    Puis il s'épanouit, instant éternel

    Dans une jolie rose que l'on regarde
    Il y a la "Rose" qui est toute les roses
    Que de choses on tété écrites sur elle
    Et cela depuis  un long temps

    Une fleur et une femme
    Odeurs si intimes, si proches
    J'imagine une fleur et un amour
    Mais je ne cueille qu'un amour
     
    Le temps qui passe sur nous
    C'est passer avec succès
    Tous les âges de notre vie
    Sans avoir de grands problèmes

    La ride qui se pose doucement
    Sur un visage toujours aimé
    Et les courbatures qui viennent
    Pour nous rappeler notre âge

    Un vieux machin très sage
    Serait-il meilleur un jour
    Qu'un enfant nouveau né
    A l'esprit encore vierge

    Paris le 23 décembre 2017 deux jours avant Noël