Nostalgie

  • Haïkaïs de la presque fin Mars

    Haïkaïs de la preque fin mars

    Le compte exact
    De ces heures qui passent
    Et des jours  trop courts

    Parfois je me dis
    Bientôt je ne serais plus
    Mais je ne sais pas

    Tous ces jours de Mars
    Se défilent si vite
    oUI bien tRop Vite

    Puis passer de Mars
    A avril beaucoup trop farceur
    Manger friture

    Paris le 30 Mars presque la fin du mois de mars

  • Quelques feuilles mortes entre Paul Verlaine et Jacques Prévert

    Chanson d’automne Paul Verlaine

    Les sanglots longs
    Des violons
    De l’automne
     
    Blessent mon coeur
    D’une langueur
    Monotone.

    Tout suffocant
    Et blême, quand
    Sonne l’heure,
     
    Je me souviens
    Des jours anciens
    Et je pleure

    Et je m’en vais
    Au vent mauvais
    Qui m’emporte
     
    Deçà, delà,
    Pareil à la
    Feuille morte.

    Paul Verlaine, Poèmes saturniens

    Les feuilles mortes Jacques Prévert

    Oh! je voudrais tant que tu te souviennes
    Des jours heureux où nous étions amis
    En ce temps-là la vie était plus belle,
    Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui

    Les feuilles mortes se ramassent à la pelle
    Tu vois, je n'ai pas oublié...
    Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
    Les souvenirs et les regrets aussi

    Et le vent du nord les emporte
    Dans la nuit froide de l'oubli.
    Tu vois, je n'ai pas oublié
    La chanson que tu me chantais.

    C'est une chanson qui nous ressemble
    Toi, tu m'aimais et je t'aimais
    Et nous vivions tous deux ensembles
    Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais

    Mais la vie sépare ceux qui s'aiment
    Tout doucement, sans faire de bruit
    Et la mer efface sur le sable
    Les pas des amants désunis.

    Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
    Les souvenirs et les regrets aussi
    Mais mon amour silencieux et fidèle
    Sourit toujours et remercie la vie

    Je t'aimais tant, tu étais si jolie,
    Comment veux-tu que je t'oublie?
    En ce temps-là, la vie était plus belle
    Et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui

    Tu étais ma plus douce amie
    Mais je n'ai que faire des regrets
    Et la chanson que tu chantais
    Toujours, toujours je l'entendrai!

    C'est une chanson qui nous ressemble
    Toi, tu m'aimais et je t'aimais
    Et nous vivions tous deux ensembles
    Toi qui m'aimais, moi qui t'aimais

    Mais la vie sépare ceux qui s'aiment
    Tout doucement, sans faire de bruit
    Et la mer efface sur le sable
    Les pas des amants désunis.

    Jacques Prévert Paroles 1947

  • Mon anniversaire....Des Haïkaïs

    Mon  anniversaire...Des Haïkaïs

    C'est le trente et un
    Celui du mois de janvier
    L'âge avance

    Ce n'est pas beaucoup
    Mais pour mes soixante sept
    ça m'impressionne

    Paris le 31-01-2019

  • Dans le square

    Dans le square

    Assis sur un banc tout vert  du square Gambetta,
    Je regardais les enfants qui jouent et qui rêvent,
    Eux ! Je les voyais, Ils étaient incroyablement sérieux,
    Dans leurs monde personnel qui reste très intime,

    Entre une balançoire à ressorts verte et rouge,
    Et le bac à sable qui est un petit lieu bien protégé,
    Les fillettes avec le seau, elles nous font de délicieux gâteaux,
    Les garçons y font des tunnels ou construisent des châteaux,

    Le sable est ratissé de temps en temps, pour l'épurer de ses déchets,
    Je ne suis pas sûr que les microbes, ils y soient vraiment à l'aise,
    c'est un espace protégé, des pigeons dégueulasses et des chiens,
    Et aussi des satyres, ce lieu il n'est réservé qu'aux petit enfants,

    Je voyais aussi des mères, avec les poussettes rangées en désordre,
    Qui sont très attentives, où plutôt ce sont des nounous avec les bambins,
    Des grand-mères aux cheveux gris ou bien des antillaises,
    Un monde de bambins, de poussettes, de goûters et de jouets,

    Entre la pelle, le râteau et le seau, des objets tous en plastiques,
    Ils manipulent un sable, que je sais douteux, cela sans problème,
    Tandis que les nounous qui surveillent, elles causent entre elles,
    Mais ça parlait de quoi ? Je l'ignore ! Sans doute des enfants,

    J'étais là tranquille sur mon banc et moi je les regardais jouer,
    Je me disais : Que seront-ils dans vingt ans, trente ans ?
    je l'ignore et je sais aussi que je ne serais plus là pour les voir,
    Il y aura peut-être les cadres de demain, des énarques, des patrons,

    Ou bien quelques artistes indisciplinés, des intermittents et des chômeurs,
    Mais cela je ne le sais pas vraiment, car demain, il est  encore à voir,
    Non ! Je ne suis pas devin, ils vivront leurs vies, et moi, oui je serai ailleurs,
    L'avenir s'écrit, avec tous les présents qui adviennent, les futurs qui arrivent,

    Alors Laissons jouer ces gamins dans ce square, ceci c'est leur part d'enfance
    Avant qu'ils ne deviennent des adultes, qui sont  trop chiants et très exigeants
    Et qu'ils oublient ce temps de l'enfance, celle-là qu'ils vivent maintenant
    Je reste encore le gamin qui rêve,  je les regarde et j'aime, ces gamins qui jouent

    Peut- être! Un gamin parmi eux sera-t-il, le président de la république ?
    Et je ne sais pas si beaucoup, ils seront toujours à la recherche du passé lointain
    Il y a dans nos  origines vécues, plein de chemins à préférer, à parcourir
    Et des carrefours de temps en temps, où il faut toujours choisir pour sa propre vie

    Bruno Quinchez Paris le 7 juin 2016 Je mets ce texte que je remonte avec un peu de nostalgie

  • Le vieux piano furtif

    Le vieux piano furtif
     
    Là-bas dans mon passé, un piano aigrelet, il joue une petite musique
    Une musique de mon passé, elle est faite de  souvenirs de rien du tout
    Entre les notes qu'on tapotait au hasard sur le clavier blanc, sans y croire
    Des musiques qui n'ont jamais été écrites et qui étaient jouées aux hasards


    Je sais des souvenirs lointains, dans ces musiques toutes improvisées
    Entre  tous les pianos de mon enfance, et  tous les "Au clair de la Lune"
    Je me rappelle, ma cousine qui savait aligner quelques notes sur le clavier
    Et toute ma grande incompétence, à apprendre le solfège et m'en souvenir
     
    Fa, Fa, Si, La ,Si, Ré, La, Do, Ré, La, Mi... Etc. Etc. j'aimais rêver sur les notes
    Mais j'ai toujours été un  vrai sourd, altération entre les bémols  et  les bécards
    J'ai cette oreille, que je sais inexacte et subjective, des hommes ordinaires
    J'ignore ces toutes petites nuances, des tonalités que font les grands musiciens
     
    Je jouais sans jouer ou plutôt je pianotais des musiques, sans début et  sans  suite
    J'ignore pourquoi cette surdité musicale alors que pour moi, la littérature me parle
    Je rêvais debout sur un piano et je savais une dame qui  tombait amoureux de moi
    J'ignore pourquoi je ne l'ai jamais revu, Oui! Je sais bien des musiques étranges
     
    J'ignore parfois les canons, et toute la beauté entre les classiques et les modernes
    Des fois quelques gouttes qui tombent du robinet, elle persiste cette musiques libre
    Un enfant, il  joue sans connaitre les règles de l'harmonie, je suis cet enfant rêveur
    Et j'entends toujours ce piano, aigrelet et mal accordé, qui joue sa musique secrète
     
    Messieurs Chopin, Beethoven,  Satie ! Ne criez pas ! J'aime aussi vos musiques !
    Mais en moi il reste une nostalgie profonde d'un très vieux piano de mon passé
    Et Il continue toujours avec sa musique désaccordée et ses notes hasardeuses
    Musicalement, je suis sensible aux mots, tous ceux que j'écris, en voulant les agencer

    Paris le 2 décembre 2016

  • Matins sans odeurs

    Matins sans odeurs

    Ce matin du café noir
    Avec un peu de lait
    Et quelques sucrettes
    Ainsi que du pain grillé

    Et une tartine de beurre
    Les odeurs quotidiennes
    De mon petit matin
    Cela c'est bien du passé

    Malgré tous mes souvenirs
    De mes petits matins
    Je souffre d'agueusie
    Et je vis sans repères

    L'air de Paris qui me tue
    Je ne sais plus maintenant
    Certaines odeurs suaves
    De ma vie qui est passée

    Souvenirs très aimés
    Absence et présence
    Fantômes ou souvenirs
    Je sais encore l'odeur du café

    Mais j'ignore celle-là
    De mon café quotidien
    Peut-être est-il mauvais ?
    Les commerçants s'en foutent

    Ce que je mange hélas
    Cela n'a pas de goût
    Je vis dans un monde inodore
    Et qui est aussi sans saveur

    Paris le 7 janvier 2018

  • La sainte Adèle, veille de Noël

    La Sainte Adèle, veille de Noël

    Parfois il me vient de bonnes pensées, et des remords
    Madame Adèle c'est aujourd'hui  que vient  votre fête
    Juste avant Noël ! Et moi vous ferais-je  une  petite requête
    Je sais seulement que moi  autrefois, je vous aimais très fort

    J'ignore pourquoi  maintenant, je ne crois plus au Père Noël
    Peut être y avait-il là un peu de vous dans ce sacré bordel
    Celui de mon âme qui n'a jamais su quoi penser  de vous
    Entre  des petites choses ordinaires et un amour des plus fous

    Le matin je me lève tranquillement avec ce bon rêve
    Je songe à tout et à rien comme une fleur sans sa sève
    J'ai toujours apprécié ma liberté; car elle m'a toujours permis,  
    De choisir parmi toutes, mes  grandes amies et mes  vrais amis

    En cette veille de Noël,  J'ai ce mal insidieux de la vraie solitude
    Si j'avais la  bonne compagne et  les enfants...  Quelle serait mon attitude ?
    J'ai appris depuis longtemps que le remord s, c'est une vraie souffrance
    Mais je sais cela depuis  longtemps dès ma très jeune enfance

    La poésie ? Elle reste ma seule vérité, une liberté qui m'est donnée
    Je sais des chemins parcourus, et ces choses qui me sont pardonnées
    Ma  seule liberté, celle qui m'a sauvegardée de toutes mes idées noires
    Je sais aussi toute les aides que j'ai eues,  une gratitude dans ma mémoire

    Ce soir je me suis fais cette promesse !  J'irais prier dans une église
    J'ignore si je reste sceptique, je sais beaucoup trop de réalités trop grises
    Si j'aime Jésus et  que répudies l'église, où mon âme  trouverait-elle  son jardin?
    Je souffre moins d'un manque d'aide, que de sermons obséquieux faits par des gredins

    Paris le 24 décembre 2017 la sainte Adèle et veille de Noël

  • Sur le temps qui passe

    Sur le temps qui passe...

    Dans une fleur qui meure
    Il y a le temps qui passe
    Et toutes les fleurs
    Qui fleuriront demain

    Les saisons qui passent
    Les fleurs qui fleurissent
    Les fruits qui murissent
    Et des choses qui périssent

    Heureusement pour les roses
    Qu'elles ne sont pas éternelles
    On taille le rosier en automne
    Rosier nu et sans feuille

    Puis arrive le printemps lumineux
    Et les bourgeons qui sont  en nombre
    Il nous donne ses fleurs en boutons
    Puis il s'épanouit, instant éternel

    Dans une jolie rose que l'on regarde
    Il y a la "Rose" qui est toute les roses
    Que de choses on tété écrites sur elle
    Et cela depuis  un long temps

    Une fleur et une femme
    Odeurs si intimes, si proches
    J'imagine une fleur et un amour
    Mais je ne cueille qu'un amour
     
    Le temps qui passe sur nous
    C'est passer avec succès
    Tous les âges de notre vie
    Sans avoir de grands problèmes

    La ride qui se pose doucement
    Sur un visage toujours aimé
    Et les courbatures qui viennent
    Pour nous rappeler notre âge

    Un vieux machin très sage
    Serait-il meilleur un jour
    Qu'un enfant nouveau né
    A l'esprit encore vierge

    Paris le 23 décembre 2017 deux jours avant Noël

     

  • Nos Mères...

     

     

    Mucha mere et enfant

     

    Nos  mères
     
    Monsieur! Vous nous parlez avec tendresse
    D'un autre temps, celui de l'enfance lointaine
    Ce sont sans doute pour vous de bons souvenirs
    Le temps qu'on perdait pour des bricoles à faire

    Des odeurs de confitures qui cuisent lentement
    Quelque sachet de Lavande ou du bois de cèdre
    Des odeurs bien passées mais tellement précises
    Moi! Je me souviens bien plus de mes grands mères

    Celles-là! Toutes aux fourneaux dans leurs cuisines
     Avec des plats qui mijotaient et de bonnes odeurs
    Elles nous interdisaient d'approcher trop près
    Entre sorcière au chaudron et mater Familias

    Moi! Je voyais ma mère qui s'occupait avant tout
    De l'entretien de la maison, la poussière sur les meubles
    Toujours préoccupée entre deux taches de ménage
    Il y avait toujours une chose, ou une autre qui restait  à faire

    Ce n'est que tardivement que je l'ai vu  se reposer
    Ma mère  assise dans son fauteuil très bourgeois
    Là tranquille!  Elle piquait  du nez tout  en ronflant ,
    Je ne savais vraiment pas, à quoi elle pensait alors

    Ma grand-mère maternelle,elle aussi avant elle
    elle a pratiquée ce genre d'exercices salvateurs
    Je rigolais parfois quand j'entendais ma sœur
    Dire: voilà Maman qui fait son yoga

    Là! Vous nous parlez d'un Québec encore idéal
    Entre une cabane perdue, et de longues veillées
    Où vous devisiez, sur les vies et leurs destins
    Cet ennui aimé, de ceux-là qu'on n'oublie pas

    Là! Je ne comprends pas tout mais j'aime beaucoup
    Une bonne mère ravaudeuse de chaussettes
    A qui on se confie au coin du feu, pour causer
    De tout et de rien et pas besoin de tout dire
     
    Comme un contact avec sa mère disparue
    Ma propre mère je ne l'imagine pas vraiment
    Ce n'était pas une tendre, car elle faisait face
    A dix marmots, et tous prêts à la dévorer crue
     
    Ma mère pour moi, elle reste une inconnue
    Je n'ai jamais su ce qu'elle aimait vraiment
    Toute sur la réserve d'une éducation assez dure
    J'aime ma mère mais je ne la connais pas vraiment

    Paris le 30 mars 2015

     

  • La lumière pour Soi-Même

    La lumière pour soi-même

    La mort est fidèle et celle-ci, elle est près de nous
    Elle nous attend quelques parts au détour du chemin
    Entre un maintenant qui passe lentement
    Et déjà une absence celle-là qui est vécue
    Je sais bien tous mes morts du passé et cette lente agonie du présent
    C’est aussi une question de ma foi sur une maladie incurable
    Oui ! Moi j’ai mal à mon frère aîné qui part bien trop vite
    J’ai déjà vu mourir ma mère en 2005 d’un cancer rapide
    Non ! Je ne me révolterais pas ! Et cela, je le sais bien !
    Il ne sert à rien de jurer et de cracher ses jurons

    Dans un ciel sans consistance ou plutôt une réalité incomprise

    La foi demande ses preuves il n'est pas facile de croire
    Un équilibriste au Niagara, il possède plus de confiance
    Qu'un homme qui prie l'indicible, cette chose qui est tout là bas
    Mais je sais là, en moi même ce qu’il y a là  dans l'intime
    Une vraie difficulté à accepter entre toutes les choses de la religion
    Celles qu’on m’avait dites autrefois sur la prière fervente et la grâce
    Qui nous sera donnée en abondance
    Toute mon enfance tranquille et heureuse
    Qui m’avait appris cette confiance... Oui ! Je crois que je sais bien
    Tout ce mystère profond de la mort et il n’y a pas de vrais problèmes
    Pour moi-même, car j’accepterais je partirais sans une vraie peur en moi
    Et en n’ayant pas de peur mais pour tous mes proches qui partent,

    Je ne sais plus que le manque je sais bien qu’il n’y a pas à négocier
    Entre un temps de vie et un prix donné  on ne négocie pas une liberté d’âme,
    On pense à la douleur et à la peur même si déjà en moi

    J’espère un au de-là personnel avec nos propres croyances
    Celles qui nous aide... Je sais des prières au ciel qui sont très ferventes,
    Je sais des grâces données qui sont des fruits de la confiance
    Je sais aussi la calme réalité qui est toujours à accepter
    Avec ses douleurs, ses angoisses et aussi toutes ses joies quotidiennes
    Oui ! Il me vient souvent comme une grande envie d'aller me prosterner
    Ou de hurler à la mort de faire de ces jours là lumière pour lui-même
    Et le savoir heureux dans un au de-là personnel et faire de ces actes de foi
    Qui seraient vraiment incroyables comme d’accomplir tout là bas

    Des pèlerinages faits à genoux dans des lieux consacrés par des années de foi
    De celles qui marchent en confiance.... Oui ! J'irais prier ce Dieu pour ma foi  éternelle
    Dans des  lendemains avec les vies qui grouillent des lieux où s’entassent
    Des reliques sacrées il me vient ce désir de foi et de miracles qui seraient incroyables
    Comme de ressusciter mes morts et d’empêcher d’agir la mort bien trop cruelle
    Celle qui choisit et qui tue  tous les faibles et les fous
    Il me vient aussi cette idée absurde de la résurrection biblique,
    Celle de la fin des temps qui est annoncée et qui est proclamée
    Depuis deux mille ans dans un livre sacré un livre que pourtant j'aime
    Car il est plein de sagesses mais je sais aussi tout son pouvoir

    Je ne sais plus cette vérité entre la foi, la vie et la réalité des choses qui sont dites
    Car elles sont mal comprises comme si la vie  qui vient devait être éternelle
    Par un acte de la pure foi face à toutes nos peurs
    Nous vivons nos vies sur la corde raide d'un doute très libre
    Au dessus des gouffres nous sommes déjà plus de 7 milliards
    D’humains vivants dans une petite terre  imaginons alors cette pensée
    Celles du surplus des ressuscités et qu’il y ait ainsi parmi nous,
    Encore bien plus d'êtres que ces myriades de gens morts,
    Tous nos morts ceux- là absents pour la résurrection annoncée
    Alors je vous pose la question y croyez-vous vraiment ?

    Et comment la voyez-vous ? Cette résurgence des vies

    J’imagine mes morts, par leurs âmes, je les  verrais

    Il me vient parfois cette idée de la fin des temps où nous sommes contemporains
    De toutes les époques ceux-là, ils vivent en moi par la lumière de leurs âmes
    Sans leurs corps matériels de morts ressuscités
    Des êtres qui se manifestent  dans la lumière éthérée,
    Celle qui brille très doucement dans les cœurs et les yeux
    Ceux-là que nous verront sans peur, ni crainte
    Ils sont tous nos anges ou nos fantômes des souvenirs aimés
    Non aujourd’hui ! Mo i! Je n’aime pas, la mort de ceux que j'aime,
    Toutes ces disparitions l’entropie de la matière  c'est un monde imparfait

    Et  il est trop lourd à vivre petite Marie tout là-haut aide-moi !  Et aussi aide-le !
    Je te parle en confiance hier ! Tu m’as aidé, en me guidant par ta lumière

    Je ne sais pas maintenant ! Non ! Cela je ne le sais plus du tout
    Tu es déjà si loin dans la mémoire et je suis resté bien seul
    Car madame Marie ! Si toi ! Tu m'as éclairé toute mon âme autrefois,
    Cela par un éclair très tendre et intense je sais toute la fragilité
    De ces humains que j’aime je sais  tout mon destin
    Celui que j'ai vécu, celui-là que j’ai choisi entre ma liberté et ma raison
    Et je sais cette mort qui viendra aussi pour moi aide-le donc à vivre plus fort
    Ses derniers moments que cela soit pour lui où que cela soit pour moi,

    Libre ! vivre avec l'autre. La lumière qui aide à vivre,
    Oui ! Je vous le dis elle ne vous éblouit pas elle éclaire des vies
    Nos vies dans l'ordinaire celui du vécu quotidien
    Des vies bien ordinaires qui paraissent toutes banales
    Face à un monde matériel qui casse nos rêves par un vrai manque
    L'absence trop cruelle de ceux-là que j'aime et ils sont ailleurs
    Dans un lieu mystérieux  qui est dans un là-bas
    Que je ne situe pas car je sais leurs libertés

    Paris 9 mars 2016, et le 10 et 15 décembre 2017