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Nostalgie

Un amour solaire

 

 

Un amour solaire

 

L’amour fou, il vous éblouit longtemps, et il vous laisse tout vide

Puis il s’éteint petit à petit, en prenant des années, et un peu de bide

Ce rêve, il peut vous porter longtemps, vous marchez dans le chimérique

Tout en étant protégée, par une mémoire toute heureuse mais bien étique

 

Oui ! Tu étais très belle, d’une beauté éblouissante et sans pareille

Femme du soleil, tu dispensais ta lumière sur un monde sans faille

Tu avais quelques choses de purement divines, je dirais mon rêve d’absolu

Tu disparus de ma vie, par la peur que je te causais et ce dégoût irrésolu

 

Tombée du ciel par le manque de la substance et de la vraie chairs

Pauvre amour de toujours, j’aime encore et toujours tes yeux très clairs
le ciel maintenant, il est vide de mes rêves et j’attends encore tes lettres

Même si parfois il y a tout ce que je sais et ce que je veux bien admettre

 

J’imaginais des choses prodigieuses, Jésus n’a-t-il pas dit en son temps

Sans amour Il ne sert à rien de posséder le monde, mais j’aime le printemps

Qui sait demain ? Et nul ne peut me prédire, où ira mon cœur encore fragile

Tu étais d’une beauté redoutable, et moi j’étais un homme plutôt malhabile

 

Le soleil luit pour tout le monde, les saisons qui passent, et un jour, on trépasse

J’aime à croire à la force d’un amour, celui qui vient, il est toujours en moi, il repasse

Vieux machin ! Certes mais la jeunesse peut venir ! Je ne serai pas le vieux malade

J’imagine encore des choses toutes incroyables, des choses encore brûlantes et bravade

 

Le soleil en moi reluira pour un simple envie qui soit donnée et quelle soit tout partagée

Que tu sois fée, ou reine ou simple femme amoureuse, cela sera ma vie envisagée

Je n’ai pas vraiment peur de la mort, je sais seulement un enfer, qui se fait par manque

Manque de foi, manque d’amour, manque de désir, manque d’humanité, juste une planque

 

Sous le soleil exactement, juste au-dessous tu me souriras et moi je serai heureux

Pourquoi a-t-il fallut que je j’oublie ce bon sourire en fantasmant sur l’éclat lumineux

Quel était ton parfum ? Quelle était ta voix ? Et pourquoi je me souviens de toi ?

Je me dis que jeune homme, tu seras ma princesse d’un royaume où je serai le roi

 

Les années ont passé, elles sont bien plus cruelles qu’une grosse averse un jour de fête

J’ai toujours ce petit rien qui me fais croire que demain sera mieux que ma requête

Mais je n’ai plus de princesse pour conquérir la lune e lui offrir les étoiles du ciel

je songe à mes neveux avec quelques conseils à donner mais plus la magie de l’essentiel

 

Paris le 14 février 2017 saint Valentin

 

La grande Marée... Bernard Lavillier

La Grande Marée par Benard Lavillier

Nous sommes à Marée Très Basse

Vague...

Vague...

Vague à l'âme ! Un cœur trop vague

Comment pouvoir  vous faire confiance

Quand tous les pseudonymes se cachent

Et que les apparences sont la seule règle

Triolets suite

Triolets suites

Calmement le temps passait
Ne pas savoir ne rien retenir
Une action qui est très passive

Entendre ou bien écouter
Où est la vraie différence
Et vous ! Le savez-vous ?
 
Ecouter la radio qui cause et qui bavarde
Entendre les voitures dans la rue
Parfois percevoir des chants d'oiseaux

Savoir la vie qui s'impose toujours
Et regarder celle-ci vous changez
Oublier les idées sans réalité

La politique qui transforme
La banque qui spécule sur tout
Croire dans une justice pour tous

Des souvenirs de mon passé vécu
Et tous les choix qui sont imposés
Parfois rêver d'un monde meilleur

Paris le 8 novembre 2016

Haïkaïs du début novembre 2016

Haïkaïs du début novembre 2016

Novembre est là
Avec ses cimetières
et chrysanthèmes

Pour cet aujourd’hui
C'est juste que la Toussaint
Les morts c'est demain

Je songe parfois
A tous ceux-là disparus
Mais je les oublie

Ainsi le temps passe
Je pense à tous mes amours
D'un passé aimé

Papa et maman
Vous êtes loin maintenant
Moi ! Je me souviens

La vie qui fleurit
Avec des fleurs vivantes
Laisser tous mes morts

J'ai gerbé

J’ai gerbé

J’ai gerbé des flots délicieux
De vins vieux et gris
Et des rêves tumescents
Dans des temps trop aigris

Mes rêves allant d’un soir sombre
Des mois d’automne
Jusqu’aux matins froids
D’un printemps où je t’aime

J’allais parcourant des galaxies
Dans l’abandon de la nuit
La grande ourse me montrait la route
Mais alors je te fuis

Le désert de ma vie comptait
Ses myriades de grains de sable
Tu ne savais quoi me dire
Et tu ignorais ce dont je suis capable

Une nuit passée au large de mes amours
Et c’était l’enfer clos
Et je chassais les mirages
Qui se formaient dans mon enclos

Demain un autre monde est possible
Cela je le crois encore
Mais toi tu partais silencieuse
Sans buts et je me croyais fort

Je m’aperçus que j’étais seul,
Et toi qui es cette mauvaise absence
Je vomissais mon désespoir
Plus noir que les nuits d’une béance

Bayant d’ennuis à l’idée
Inébranlable et incroyable
Que mes lendemains
ils ressemblent à ce toujours

Comment parler de ce que les autres
Appellent maladie de désamour
Le vent continuait à souffler
Charriant des humeurs

Qui sont plutôt malsaines
Les fleurs poussaient
Et les oiseaux chantaient,
Floraisons si vaines…

Mon âme souffrait
D’un dégoût de moi-même
Je me haïssais aussi
De n’avoir su

Cueillir un jour, la fleur
Qui fleurit maintenant et ici
Divines malédictions
Ou solitudes acceptées

Je gerbais ce présent
Et je me mettais
Aussi en scène
Comme bien trop souvent

Et je lui lui offrais
La lie de mon mauvais vin
Et mon mauvais temps
J’acceptais aussi

De lui faire ce bouquet
De mes fleurs de printemps
Je composais ce poème,
Fait de bric et de brocs

Choses ramassées de çà et de là
Mais j’étais aussi habile
Ainsi j’écrivis ce poème
Cette gerbe avec des mots

Et ça marchait bien
Et presque au de-là
Certes bon poète,
Mais malhabile technicien,

Je cherchais mes alexandrins,
Mais je m’en moquais,
Je n’ai jamais recherché
Les horaires de trains

Paris 17 mai 2009 mise en page 23 octobre 2016

Haïkaïs du 15 octobre 2016

Haikais du 15 octobre 2016

Ce soir je range
Lumières en sourdine
C'est un gros bordel

Enfin ils chauffent
On voit la différence
Sans mettre chandail

J'entre dans la nuit
Comme dans un lit profond
Mais je reste seul

Je ne sais pas trop
Si je vivais en couple
Nos vies partagées

Je sais que ma vie
Elle a été trop libre
Et sans attaches

je suis bien conscient
Que je faisais plutôt peur
Fouteur de merde

J'en connais une
Qui malgré tout cela
Elle venait vers moi

Bob Dylan Prix Nobel de Littérature 2016

Bob Dylan Prix Nobel de Littérature 2016

Non! Ce n'est pas une blague ! C'est une info entendue sur ma radio France-Inter à 13h, il est nobélisé pour avoir inventé des formes d'expressions nouvelles dans la poésie américaine... N.B. si vous croyez à un canular vous pouvez toujours vérifier sur internet, j'aimerais aussi que les hommes politiques américains regarde mieux leurs passés récents et m^mes plus anciens et entre autres la période des années 70, celle qui existait avant ces fous de l'école de Chicago qui ont tué plus d'économies réelles, nécessaires et fragiles que des tueurs en série... Ces fou là , Ils n'ont pas vraiment créé un monde meilleur... Merci encore monsieur Nobel pour mes chères années 70 où je croyais dans un monde meilleur, avec Bob Dylan, Joan Baez, Janie Joplins, Léonard Cohen chanteur populaire canadien qui pouvait aussi postuler pour ce prix mais qui ne l'a pas eu... Le canada reste un petit pays par rapport aux USA... Dylan et toutes les grandes voix de ces années qui pour moi, même si  cette époque était dure, elle était beaucoup plus responsable, plus humaine car pleine d'espoir dans un humanisme bien compris... Ce monde d'avant Thatcher et Reagan et tous ces fous irresponsables, ceux-là qui ont créé ce monde où l'argent est devenu la seule référence... La poésie vaincra, sans violence les puissants, dans un monde qui est devenu sans attraits

Inclination cet automne

Inclination cet automne

 

Cette pluie tombe
Roide et froide
Les jours décroissent
Jusqu'à vomir mon dégoût

 

Les années défilent
Vers ce rendez-vous
Voir mourir
Notre vingtième Siècle

 

Et rester mouillés jusqu'à l'âme
Et vouloir encore rester debout
Sauvez vous!  Sauvez Nous !

 

Paix à tous les hommes de santé Précaire
Froid l'éther ! Froid l'hiver !
Nos Amours ? Des petites Vertus

 

Notre charité
La portion convenue
 La Part incongrue

 

Cet automne, boire des vins très fins
Cet automne, ravaler tous les chagrins
Cet automne, saoul dès le Matin
Cet automne je veux manger
Ton beau festin

Cet hiver cueillir mille étoiles blanches
Cet Hiver tes caresses
Tes seins et tes hanches
Cet Hiver plus des sombres dimanches
Cet Hiver mon cœur s'épanche

Te prendre comme la joie
De mes nuits trop noires
Te retenir comme ce rire d'un Gai Savoir
Je suis le bonhomme de neige
Je suis ce cœur pris au piège

Il est cinq heures
Ce soir d'un triste automne
Temps de crachats temps de tracas
Cœurs amoureux corps fatigués

 

Temps calamiteux...Il est déjà si tard
Mais nous sommes tous les deux
Amoureux, mouillés et heureux

Bruno Quinchez Paris le 28 Septembre 1988

 

Eté dans les alpages

Eté dans les alpages

Dans la prairie verte les sonnailles des moutons tintinnabulent
Les mérinos pâturent dans les prés ainsi que de noirs caraculs
Le berger pense à ses brebis agnelant en ces jours nouveaux
Les champs sentent bon dans le soir, le ciel et l'air sont chauds

Les cloches dans les montagnes sont étouffées par le bruit des torrents
Les estivants passent sur les sentes avec leurs sacs et leurs enfants
Les ailes des vautours virent autour des cimes environnantes
Pour de jeunes agneaux des levrauts ou de jeunes chairs innocentes

L'air est chargé de miasmes et du parfum sucré des violettes
Le berger prépare sa pitance et il pense aux femmes joliette
Seul dans sa montagne parmi ses brebis, ses béliers et ses agneaux

Le pâtre mange son fromage et il boit le vin dans sa gourde
Ses inquiétudes sont quotidiennes, ses contraintes sont lourdes
Le Ciel est beau, l'air est pur et ces vies restent son fardeau

Bruno Quinchez Paris le 5 Juillet 1997

Le vieux piano furtif

Le Vieux Piano furtif

Là-bas dans mon passé, un piano aigrelet, il joue une petite musique
une musique de mon passé, elle est faite de  souvenirs de rien du tout
Entre les notes qu'on tapotait au hasard sur le clavier blanc, sans y croire
Des musiques qui  n'ont jamais été écrites et  qui étaient jouées au hasard

Je sais des souvenirs  lointains, dans ces musiques toutes improvisées
Entre  tous les pianos de mon enfance, et  tous les "Au clair de la Lune
je me rappelle, ma cousine qui savait aligner quelques notes sur le clavier
Et toute ma grande incompétence, à apprendre le solfège  et m'en souvenir

Fa, Fa, Si, La ,Si, Ré, La, Do, Ré, La, Mi... Etc. Etc. j'aimais rêver sur les notes
Mais j'ai toujours été un  vrai sourd, altération entre les bémol  et  les bécards
J'ai cette oreille, que je sais inexacte et subjective, des homme ordinaires
J'ignore ces toutes  petites nuances, des tonalités que font les grands musiciens

Je jouais sans jouer, ou plutôt je pianotais des musiques, sans début et  sans  suite
J'ignore pourquoi cette surdité musicale alors que pour moi,  la littérature me parle
Je rêvais debout sur un piano,  et je savais une dame qui  tombait amoureux de moi
J'ignore pourquoi je ne l'ai jamais revu, Oui! Je sais bien des musiques étranges

Et j'ignore parfois les canons et toute la beauté entre les classiques et les modernes
Des fois quelques gouttes qui tombent du robinet, elle persiste cette musiques libre
Un enfant, il  joue sans connaitre les règles de l'harmonie, je suis cet enfant rêveur
Et j'entends toujours ce piano, aigrelet et mal accordé, qui joue sa musique secrète

Messieurs Chopin , Beethoven,  Satie! Ne criez pas! J'aime aussi vos musiques!
Mais en moi il reste une nostalgie profonde d'un très vieux piano de mon passé
Et Il continue toujours avec sa musique désaccordée et ses notes hasardeuses
Musicalement je suis sensible aux mots, tous  ceux que j'écris, en voulant les agencer

 

Hommage à Rutebeuf

Hommage à Rutebeuf

Petit vague à l'âme et un grand vague au cœur
Où sont- ils donc passé tous ceux-là d'autrefois
Ceux que j'aimais et avec qui je causais de tout
Je songe souvent à ce beau  poème de Rutebeuf

Celui ci qui parle de ses toutes ses  amour mortes
je sais pareil avec des amours qui s'en sont allées
Tandis que je continuais de vivre encore et d'écrire
Oui mes amours sont mortes aux temps qui passent

Que sont mes amis devenus
Que j'avais de si près tenus
Et tant aimés
Ils ont été trop clairsemés
Je crois le vent les a ôtés
L'amour est morte
Ce sont amis que vent me porte
Et il ventait devant ma porte
Les emporta
Avec le temps qu'arbre défeuille
Quand il ne reste en branche feuille
Qui n'aille à terre
Avec pauvreté qui m'atterre
Qui de partout me fait la guerre
Au temps d'hiver
Ne convient pas que vous raconte
Comment je me suis mis à honte
En quelle manière
Que sont mes amis devenus
Que j'avais de si près tenus
Et tant aimés
Ils ont été trop clairsemés
Je crois le vent les a ôtés
L'amour est morte
Le mal ne sait pas seul venir
Tout ce qui m'était à venir
M'est advenu
Pauvre sens et pauvre mémoire
M'a Dieu donné, le roi de gloire
Et pauvre rente
Et droit au cul quand bise vente
Le vent me vient, le vent m'évente
L'amour est morte
Ce sont amis que vent emporte
Et il ventait devant ma porte
Les emporta

Rutebeuf (1230-1285)

Dans le square

 

Dans le square


Assis sur un banc tout vert  du square Gambetta,
Je regardais les enfants qui jouent et qui rêvent,
Eux , je les voyais, Ils étaient incroyablement sérieux,
Dans leurs monde personnel qui reste très intime,

Entre une balançoire à ressorts verte et rouge,
Et le bac à sable qui est un petit lieu bien protégé,
Les fillettes avec le seau,elles nous font de délicieux gâteaux,
Les garçons y font des tunnels ou construisent des châteaux,

Le sable est ratissé de temps en temps pour l'épurer de ses déchets,
Je ne suis pas sûr que les microbes y soient vraiment à l'aise,
 c'est un espace protégé, des pigeons dégueulasse, des chiens,
 Et aussi des satyres, ce lieu, il n'est réservé qu'aux petit enfants,

Je voyais aussi des mères avec les poussettes rangées en désordre,
Qui sont très attentives, où plutôt des nounous avec les bambins,
Des grand-mères aux cheveux gris ou bien des antillaises,
Un monde de bambins, de poussettes, de goûters et de jouets,

Entre la pelle, le râteau et le seau, des objets tous en plastiques,
Ils manipulent un sable que je sais douteux, cela sans problème,
Tandis que les nounous qui surveillent, elles causent entre elles,
Mais ça parlait de quoi ? Je l'ignore ! Sans doute des enfants,

J'étais là tranquille sur mon banc et moi je les regardais jouer,
Je me disais : Que seront-ils dans vingt ans, trente ans ?
je l'ignore et je sais aussi que je ne serais plus là pour les voir,
Il y aura peut-être les cadres de demain, des énarques, des patrons,

Ou bien quelques artistes indisciplinés, des intermittents et des chômeurs,
Mais cela je ne le sais pas vraiment, car demain, il est  encore à voir,
Non ! Je ne suis pas devin, ils vivront leurs vies, et moi, oui je serai ailleurs,
L'avenir s'écrit, avec tous les présents qui adviennent, les futurs qui arrivent,

Alors Laissons jouer ces gamins dans ce square, ceci c'est leur part d'enfance
Avant qu'ils ne deviennent des adultes, qui sont  trop chiants et très exigeants
Et qu'ils oublient ce temps de l'enfance, celle- là qu'ils vivent maintenant
Je reste encore le gamin qui rêve,  je les regarde et j'aime, ces gamins qui jouent

Peut- être! Un gamin parmi eux sera-t-il, le président de la république ?
Et je ne sais pas si beaucoup, ils seront toujours à la recherche du passé lointain
Il y a dans nos  origines vécues, plein de chemins à préférer, à parcourir
Et des carrefours de temps en temps, où il faut toujours choisir pour sa propre vie

Paris le 7 juin 2016

Les générations

Les générations...

Hier déjà ! Nous avons longtemps dit de ces impérissables choses
Dans des moments incroyables, mais d’un passé où nous étions beaux
Comme de jeunes novices, de vraies pucelles et de frêles jouvenceaux
Nous avons cueilli ensemble bien des fleurs, nous avons offert des roses

Un matin de printemps, celui de jadis, nous nous plongions dans nos yeux
Pour y apercevoir, ces petits riens du tout de lumière, de tout petits feux
Déjà nous étions déjà prêts, à conquérir plus loin que tout notre horizon
Et de nos deux cœurs nous celions nos vies, toujours dans une petite maison

Petits enfants du passé nous nous écorchions sur des chemins trop rudes
Entre un sourire, une montagne à escalader, par des jeux et de longues études
Nos cœurs s’avançaient dans une vie où nous reconstruirions tout ce monde
Nos engagements, ils allaient d’un rien jusqu’à se battre contre la bête immonde

Puis nous avons vieilli en nous accommodant avec cette vie qu’on nous propose
Nos enfants qui grandissent, ils se mirent alors à parler, de l’amour et de rose
J’ignore si je suis vieux, si elle est devenue vieille, je sais des parents très sages
Et je pense à la vie qui continue, à travers les temps qui passent, et tous nos âges

Je ne me sens pas vieux, je sais aimer ces enfants, qui veulent aimer plus fort
Un jour ! Devant un enfant qui me parlera ! Je serais un homme bien vivant
Je lui parlerais de l’amour, de la vie, de ses rêves… Et là non ! Il n’aura pas tort
Le vieux en moi, il écoutera, il se taira et il laissera la vie aller, pour le suivant

Paris le 9 février 2016

Les vieux chevaux


Les vieux chevaux

Un cheval fourbu avançait lentement sur les chemins de halage
Il tirait avec difficultés une charge très lourde et cela depuis son jeune âge
Son corps trop fatigué par de multiples labours, et de multiples batailles
Lourd cheval de trait la puissance dans une poigne solide qui parfois trésaille

Sans doute il continuait à tracer tout droit ses sillons réguliers dans la glèbe
Mais entre les temps où il était jeune et ce temps où il est fourbu, vie dure
Le seigneur des chevaux de tournois d’autrefois, très lourd sous des armures
Il devint le moteur des labours sous les mains expertes de gens de la plèbe

En voyant ces chevaux de labours je songe à tous ces poètes qui labourent
En marquant fortement leu mots et martelant encore tout ce qu’ils écrivent
Ce sont des marcheurs au pas cadencé de tous les travaux de nos saisons
Au printemps ils sont heureux, les oiseaux chantent, ce sont des oraisons

Puis c’est l’été qui vient et là ils sont alors des navigateurs entre ici et tout là-bas
Et ils ramassent et récoltent des fruits exotiques et des poissons bizarres et plats
Ils creusent encore et dans une île lointaine ils découvrent le trésor des pirates
En bons chevaux de trait ils transportent des rêves et de partout il carapate

À L’automne de leurs vies ces chevaux ressèment les mots dans leur labour
Ces mots deviennent des mots valises comme l’amour ou bien des mots rare
ils savent que demain, c’est un autre jour et la vie c’est une chose plutôt bizarre
Mais ils rêvent encore avec des mondes plus simples et l’histoire d’un seul jour

L’hiver qui vient recouvre les terres où des corbeaux qui crient et qui passent
Vieux cheval dans une terre blanchie par la neige, ils avancent avec leur maître
Au milieu d’une terre meuble et grasse qui fume avec la fraîcheur très traître
Ces chevaux font partie du paysage comme les saisons et rien ne les lasse

Quinze Chaises

Quinze Chaises

Prendre une chaise et écouter parler
Laisser passer le temps le cul sur la chaise
Voir un autre ou une autre s'asseoir à coté
Entre le temps qui joue et qui blablate

Une autre chaise avec un autre cul posés
Et lui il applaudit, il commente, il raconte
un autre bavard qui abandonne sa chaise
Et vas refaire le monde en français ou en arabe

Des chanteurs qui improvisent au milieu des chaises
Une scène faites de chaises en cercles concentriques
Quelques uns parlent de chaises en chaises pas de problème
L'artiste renvoie l’ascenseur au patron du bistro

Vincent Jarry m'invite à parler en disant c'est à Bruno quinze chaises
Mais moi, là je ne suis pas vraiment dépaysés parmi toutes ces chaises
Je commence, je cause et j'ai là un public qui écoute, c'est bien
Oui! Il y a toujours eu une chaise pour m'asseoir dans ces lieux

La chaise, c'est la compagne fidèle des bavards dans un bar
Elle est soi vide ou  soi occupée, cette indispensable chaise
Il y a un malaise quand il n'y a que des chaises inoccupées
Mais un petit peu de jouissance, le cul est sur la chaise au bistrot

Haïkaïs des angoisses...

Haïkaïs des angoisses...

un poète disait:
je connais l'art d'évoquer
Les minutes heureuses

Ce qu'on a dedans
C'est soi, être dans sa tête
Ou soi dans son cœur

L'imaginaire
Il est très grand! Parait-il...
Bien plus grand qu'hier

Bouddha qui s'en va
Tout là-bas, très loin de nous
Avec sa parèdre

Le pire n'est pas
De mourir mais d'être seul
Un sourire, la vie

Premier Janvier Deux mille seize

Premier Janvier deux mille seize

Cette année nouvelle qui vient, c'est toujours des promesses
Entre tout ce que ce que l'on se promet de faire et tout ce qui arrive
J'ai appris avec les ans passés qu'on a aussi tous ses petites lâchetés
Entre toutes nos habitudes et tous les conseils donnés pour la santé

Pour moi! Le tabac c'est fait depuis cinq ans j'ai arrêté et je respire mieux
Pour l'alcool, pas de problème ça va je n'ai jamais été un grand accroc
Pour le diabète? Ça c'est un combat de chaque jour et j'aime le sucre
Aussi J'ai certainement des kilogrammes de trop, alors attention le cœur

Mais pour deux-mille-seize, il y a mieux pour vous que toutes ces restrictions
Je ne sais pas pour vous! Mais moi je préfère crever heureux et rapidement
ça m'agace assez toutes ces restrictions qui sont faites à ma vie et ma jouissance
Peut être ai-je encore un petit plaisir comme celui de vous écrire à vous tous ici

Alors! Profitez de la vie avant que vous soyez des handicapés de tous ces petits riens
Baisez, Bouffez, Faites des choses qui vous tiennent à cœur... Vivez vos vies à plein
Même avec vos soucis du quotidien, vous êtes vivant! Croquez la vie qui vient là
Et que deux mille seize vous apporte que des bonnes choses, pour une vie pleine

un vieux, et un nouvel an

Un vieux, et un nouvel an...

Un vieillard en bout de course qui attendait
Il attendait le jeune enfant qui le remplacerait
Il avait fait son temps entre tracas et attentes
Et même, il y avait eu des choses pas marrantes

Dans sa jeunesse, il vit mourir douze journalistes
Puis dans sa vieillesse ce furent des terroristes
Il eut très chaud pendant la canicule de juillet
Tandis qu'un mois de décembre qui restait douillet

Il y avait quelques uns qui espéraient un travail
Tandis que d'autres avançaient dans la mitraille
Un état se créait là-bas avec des morts et de la folie
Tandis que d'autres, nous parlaient de climat et d'écologie

Non ! Je ne savais où donner de la tête, deux mille quinze finit
Que sera ce jeune enfant qui vient ? C'est encore un défit
C'est une année qui meurt et cette nouvelle année qui nait
Demain reste demain, je sais la vie, celle qui me prenait

Je sais bien ce jour qui vient, je sais aussi le jour qui passe
J'ignore ce qui nait là, tout ce qui maintenant trépasse
Une bonne et heureuse année en deux-mille seize à vous tous
Moi! J'espère encore! Demain! Je le sais, il est aussi à nous

Haïkaïs des Fileuses

Haïkaïs des Fileuses

Curieux silence
Comme le repos très calme
De l'éternité

Pour faire son deuil
Parler beaucoup aux amis
Refaire sa vie

Ce calme rêveur
Qui dort dans la tempête
Est ce un ange ?

Le temps qui passe
Le sang qui coagule
L'enfant qui naît

Un jour du futur
J'espère bien voir
Cet enfant plus vieux

Le temps s'écoule
L'éternité qui joue
Ces quelques instants

La muse coupe
Le cordon ombilical
Et la fin du fil

Demain ? Je ne sais!
Mais moi! Où serais-je donc ?
Ma mort est à voir

Au de-là de rien
Ou ne rien vivre du tout
Cela ne se voit