Nostalgie

  • Sur le temps qui passe

    Sur le temps qui passe...

    Dans une fleur qui meure
    Il y a le temps qui passe
    Et toutes les fleurs
    Qui fleuriront demain

    Les saisons qui passent
    Les fleurs qui fleurissent
    Les fruits qui murissent
    Et des choses qui périssent

    Heureusement pour les roses
    Qu'elles ne sont pas éternelles
    On taille le rosier en automne
    Rosier nu et sans feuille

    Puis arrive le printemps lumineux
    Et les bourgeons qui sont  en nombre
    Il nous donne ses fleurs en boutons
    Puis il s'épanouit, instant éternel

    Dans une jolie rose que l'on regarde
    Il y a la "Rose" qui est toute les roses
    Que de choses on tété écrites sur elle
    Et cela depuis  un long temps

    Une fleur et une femme
    Odeurs si intimes, si proches
    J'imagine une fleur et un amour
    Mais je ne cueille qu'un amour
     
    Le temps qui passe sur nous
    C'est passer avec succès
    Tous les âges de notre vie
    Sans avoir de grands problèmes

    La ride qui se pose doucement
    Sur un visage toujours aimé
    Et les courbatures qui viennent
    Pour nous rappeler notre âge

    Un vieux machin très sage
    Serait-il meilleur un jour
    Qu'un enfant nouveau né
    A l'esprit encore vierge

    Paris le 23 décembre 2017 deux jours avant Noël

     

  • Nos Mères...

     

     

    Mucha mere et enfant

     

    Nos  mères
     
    Monsieur! Vous nous parlez avec tendresse
    D'un autre temps, celui de l'enfance lointaine
    Ce sont sans doute pour vous de bons souvenirs
    Le temps qu'on perdait pour des bricoles à faire

    Des odeurs de confitures qui cuisent lentement
    Quelque sachet de Lavande ou du bois de cèdre
    Des odeurs bien passées mais tellement précises
    Moi! Je me souviens bien plus de mes grands mères

    Celles-là! Toutes aux fourneaux dans leurs cuisines
     Avec des plats qui mijotaient et de bonnes odeurs
    Elles nous interdisaient d'approcher trop près
    Entre sorcière au chaudron et mater Familias

    Moi! Je voyais ma mère qui s'occupait avant tout
    De l'entretien de la maison, la poussière sur les meubles
    Toujours préoccupée entre deux taches de ménage
    Il y avait toujours une chose, ou une autre qui restait  à faire

    Ce n'est que tardivement que je l'ai vu  se reposer
    Ma mère  assise dans son fauteuil très bourgeois
    Là tranquille!  Elle piquait  du nez tout  en ronflant ,
    Je ne savais vraiment pas, à quoi elle pensait alors

    Ma grand-mère maternelle,elle aussi avant elle
    elle a pratiquée ce genre d'exercices salvateurs
    Je rigolais parfois quand j'entendais ma sœur
    Dire: voilà Maman qui fait son yoga

    Là! Vous nous parlez d'un Québec encore idéal
    Entre une cabane perdue, et de longues veillées
    Où vous devisiez, sur les vies et leurs destins
    Cet ennui aimé, de ceux-là qu'on n'oublie pas

    Là! Je ne comprends pas tout mais j'aime beaucoup
    Une bonne mère ravaudeuse de chaussettes
    A qui on se confie au coin du feu, pour causer
    De tout et de rien et pas besoin de tout dire
     
    Comme un contact avec sa mère disparue
    Ma propre mère je ne l'imagine pas vraiment
    Ce n'était pas une tendre, car elle faisait face
    A dix marmots, et tous prêts à la dévorer crue
     
    Ma mère pour moi, elle reste une inconnue
    Je n'ai jamais su ce qu'elle aimait vraiment
    Toute sur la réserve d'une éducation assez dure
    J'aime ma mère mais je ne la connais pas vraiment

    Paris le 30 mars 2015

     

  • La lumière pour Soi-Même

    La lumière pour soi-même

    La mort est fidèle et celle-ci, elle est près de nous
    Elle nous attend quelques parts au détour du chemin
    Entre un maintenant qui passe lentement
    Et déjà une absence celle-là qui est vécue

    Je sais bien tous mes morts du passé et cette lente agonie du présent
    C’est aussi une question de ma foi sur une maladie incurable
    Oui ! Moi j’ai mal à mon frère aîné qui part bien trop vite
    J’ai déjà vu mourir ma mère en 2005 d’un cancer rapide

    Non ! Je ne me révolterais pas ! Et cela, je le sais bien !
    Il ne sert à rien de jurer et de cracher ses jurons
    Dans un ciel sans consistance ou plutôt une réalité incomprise
    La foi demande ses preuves il n'est pas facile de croire

    Un équilibriste au Niagara, il possède plus de confiance
    Qu'un homme qui prie l'indicible, cette chose qui est tout là bas
    Mais je sais là, en moi même ce qu’il y a là dans l'intime
    Une vraie difficulté à accepter entre toutes les choses de la religion

    Celles qu’on m’avait dites autrefois sur la prière fervente et la grâce
    Qui nous sera donnée en abondance
    Toute mon enfance tranquille et heureuse
    Qui m’avait appris cette confiance... Oui ! Je crois que je sais bien

    Tout ce mystère profond de la mort et il n’y a pas de vrais problèmes
    Pour moi-même, car j’accepterais je partirais sans une vraie peur en moi
    Et en n’ayant pas de peur mais pour tous mes proches qui partent,
    Je ne sais plus que le manque je sais bien qu’il n’y a pas à négocier

    Entre un temps de vie et un prix donné on ne négocie pas une liberté d’âme,
    On pense à la douleur et à la peur même si déjà en moi
    J’espère un au de-là personnel avec nos propres croyances
    Celles qui nous aide... Je sais des prières au ciel qui sont très ferventes,

    Je sais des grâces données qui sont des fruits de la confiance
    Je sais aussi la calme réalité qui est toujours à accepter
    Avec ses douleurs, ses angoisses et aussi toutes ses joies quotidiennes
    Oui ! Il me vient souvent comme une grande envie d'aller me prosterner

    Ou de hurler à la mort de faire de ces jours là lumière pour lui-même
    Et le savoir heureux dans un au de-là personnel et faire de ces actes de foi
    Qui seraient vraiment incroyables comme d’accomplir tout là bas

    Des pèlerinages faits à genoux dans des lieux consacrés par des années de foi

    De celles qui marchent en confiance.... Oui ! J'irais prier ce Dieu pour ma foi éternelle
    Dans des lendemains avec les vies qui grouillent des lieux où s’entassent
    Des reliques sacrées il me vient ce désir de foi et de miracles qui seraient incroyables
    Comme de ressusciter mes morts et d’empêcher d’agir la mort bien trop cruelle

    Celle qui choisit et qui tue tous les faibles et les fous
    Il me vient aussi cette idée absurde de la résurrection biblique,
    Celle de la fin des temps qui est annoncée et qui est proclamée
    Depuis deux mille ans dans un livre sacré un livre que pourtant j'aime

    Car il est plein de sagesses mais je sais aussi tout son pouvoir
    Je ne sais plus cette vérité entre la foi, la vie et la réalité des choses qui sont dites
    Car elles sont mal comprises comme si la vie qui vient devait être éternelle
    Par un acte de la pure foi face à toutes nos peurs

    Nous vivons nos vies sur la corde raide d'un doute très libre
    Au dessus des gouffres nous sommes déjà plus de 7 milliards
    D’humains vivants dans une petite terre imaginons alors cette pensée
    Celles du surplus des ressuscités et qu’il y ait ainsi parmi nous,

    Encore bien plus d'êtres que ces myriades de gens morts,
    Tous nos morts ceux- là absents pour la résurrection annoncée
    Alors je vous pose la question y croyez-vous vraiment ?
    Et comment la voyez-vous ? Cette résurgence des vies


    J’imagine mes morts, par leurs âmes et oui je les verrais
    Il me vient parfois cette idée de la fin des temps où nous sommes contemporains
    De toutes les époques ceux-là, ils vivent en moi par la lumière de leurs âmes
    Sans leurs corps matériels de morts ressuscités

    Des êtres qui se manifestent dans la lumière éthérée,
    Celle qui brille très doucement dans les cœurs et les yeux
    Ceux-là que nous verront sans peur, ni crainte
    Ils sont tous nos anges ou nos fantômes des souvenirs aimés

    Non aujourd’hui ! Mo i! Je n’aime pas, la mort de ceux que j'aime,
    Toutes ces disparitions l’entropie de la matière c'est un monde imparfait
    Et il est trop lourd à vivre petite Marie tout là-haut aide-moi ! Et aussi aide-le !
    Je te parle en confiance hier ! Tu m’as aidé, en me guidant par ta lumière


    Je ne sais pas maintenant ! Non ! Cela je ne le sais plus du tout
    Tu es déjà si loin dans la mémoire et je suis resté bien seul
    Car madame Marie ! Si toi ! Tu m'as éclairé toute mon âme autrefois,
    Cela par un éclair très tendre et intense je sais toute la fragilité

    De ces humains que j’aime je sais tout mon destin
    Celui que j'ai vécu, celui-là que j’ai choisi entre ma liberté et ma raison
    Et je sais cette mort qui viendra aussi pour moi aide-le donc à vivre plus fort
    Ses derniers moments que cela soit pour lui où que cela soit pour moi,

    Libre ! vivre avec l'autre. La lumière qui aide à vivre,
    Oui ! Je vous le dis elle ne vous éblouit pas elle éclaire des vies
    Nos vies dans l'ordinaire celui du vécu quotidien
    Des vies bien ordinaires qui paraissent toutes banales

    Face à un monde matériel qui casse nos rêves par un vrai manque
    L'absence trop cruelle de ceux-là que j'aime et ils sont ailleurs
    Dans un lieu mystérieux qui est dans un là-bas
    Que je ne situe pas car je sais leurs libertés

    Paris 9 mars 2016, et le 10 et 15 décembre 2017 remis en forme 17 juillet 2017

  • Un amour solaire

     

     

    Un amour solaire

     

    L’amour fou, il vous éblouit longtemps, et il vous laisse tout vide

    Puis il s’éteint petit à petit, en prenant des années, et un peu de bide

    Ce rêve, il peut vous porter longtemps, vous marchez dans le chimérique

    Tout en étant protégée, par une mémoire toute heureuse mais bien étique

     

    Oui ! Tu étais très belle, d’une beauté éblouissante et sans pareille

    Femme du soleil, tu dispensais ta lumière sur un monde sans faille

    Tu avais quelques choses de purement divines, je dirais mon rêve d’absolu

    Tu disparus de ma vie, par la peur que je te causais et ce dégoût irrésolu

     

    Tombée du ciel par le manque de la substance et de la vraie chairs

    Pauvre amour de toujours, j’aime encore et toujours tes yeux très clairs
    le ciel maintenant, il est vide de mes rêves et j’attends encore tes lettres

    Même si parfois il y a tout ce que je sais et ce que je veux bien admettre

     

    J’imaginais des choses prodigieuses, Jésus n’a-t-il pas dit en son temps

    Sans amour Il ne sert à rien de posséder le monde, mais j’aime le printemps

    Qui sait demain ? Et nul ne peut me prédire, où ira mon cœur encore fragile

    Tu étais d’une beauté redoutable, et moi j’étais un homme plutôt malhabile

     

    Le soleil luit pour tout le monde, les saisons qui passent, et un jour, on trépasse

    J’aime à croire à la force d’un amour, celui qui vient, il est toujours en moi, il repasse

    Vieux machin ! Certes mais la jeunesse peut venir ! Je ne serai pas le vieux malade

    J’imagine encore des choses toutes incroyables, des choses encore brûlantes et bravade

     

    Le soleil en moi reluira pour un simple envie qui soit donnée et quelle soit tout partagée

    Que tu sois fée, ou reine ou simple femme amoureuse, cela sera ma vie envisagée

    Je n’ai pas vraiment peur de la mort, je sais seulement un enfer, qui se fait par manque

    Manque de foi, manque d’amour, manque de désir, manque d’humanité, juste une planque

     

    Sous le soleil exactement, juste au-dessous tu me souriras et moi je serai heureux

    Pourquoi a-t-il fallut que je j’oublie ce bon sourire en fantasmant sur l’éclat lumineux

    Quel était ton parfum ? Quelle était ta voix ? Et pourquoi je me souviens de toi ?

    Je me dis que jeune homme, tu seras ma princesse d’un royaume où je serai le roi

     

    Les années ont passé, elles sont bien plus cruelles qu’une grosse averse un jour de fête

    J’ai toujours ce petit rien qui me fais croire que demain sera mieux que ma requête

    Mais je n’ai plus de princesse pour conquérir la lune e lui offrir les étoiles du ciel

    je songe à mes neveux avec quelques conseils à donner mais plus la magie de l’essentiel

     

    Paris le 14 février 2017 saint Valentin

     

  • La grande Marée... Bernard Lavillier

    La Grande Marée par Benard Lavillier

    Nous sommes à Marée Très Basse

  • Vague...

    Vague...

    Vague à l'âme ! Un cœur trop vague

    Comment pouvoir  vous faire confiance

    Quand tous les pseudonymes se cachent

    Et que les apparences sont la seule règle

  • Triolets suite

    Triolets suites

    Calmement le temps passait
    Ne pas savoir ne rien retenir
    Une action qui est très passive

    Entendre ou bien écouter
    Où est la vraie différence
    Et vous ! Le savez-vous ?
     
    Ecouter la radio qui cause et qui bavarde
    Entendre les voitures dans la rue
    Parfois percevoir des chants d'oiseaux

    Savoir la vie qui s'impose toujours
    Et regarder celle-ci vous changez
    Oublier les idées sans réalité

    La politique qui transforme
    La banque qui spécule sur tout
    Croire dans une justice pour tous

    Des souvenirs de mon passé vécu
    Et tous les choix qui sont imposés
    Parfois rêver d'un monde meilleur

    Paris le 8 novembre 2016

  • Haïkaïs du début novembre 2016

    Haïkaïs du début novembre 2016

    Novembre est là
    Avec ses cimetières
    et chrysanthèmes

    Pour cet aujourd’hui
    C'est juste que la Toussaint
    Les morts c'est demain

    Je songe parfois
    A tous ceux-là disparus
    Mais je les oublie

    Ainsi le temps passe
    Je pense à tous mes amours
    D'un passé aimé

    Papa et maman
    Vous êtes loin maintenant
    Moi ! Je me souviens

    La vie qui fleurit
    Avec des fleurs vivantes
    Laisser tous mes morts

  • J'ai gerbé

    J’ai gerbé

    J’ai gerbé des flots délicieux
    De vins vieux et gris
    Et des rêves tumescents
    Dans des temps trop aigris

    Mes rêves allant d’un soir sombre
    Des mois d’automne
    Jusqu’aux matins froids
    D’un printemps où je t’aime

    J’allais parcourant des galaxies
    Dans l’abandon de la nuit
    La grande ourse me montrait la route
    Mais alors je te fuis

    Le désert de ma vie comptait
    Ses myriades de grains de sable
    Tu ne savais quoi me dire
    Et tu ignorais ce dont je suis capable

    Une nuit passée au large de mes amours
    Et c’était l’enfer clos
    Et je chassais les mirages
    Qui se formaient dans mon enclos

    Demain un autre monde est possible
    Cela je le crois encore
    Mais toi tu partais silencieuse
    Sans buts et je me croyais fort

    Je m’aperçus que j’étais seul,
    Et toi qui es cette mauvaise absence
    Je vomissais mon désespoir
    Plus noir que les nuits d’une béance

    Bayant d’ennuis à l’idée
    Inébranlable et incroyable
    Que mes lendemains
    ils ressemblent à ce toujours

    Comment parler de ce que les autres
    Appellent maladie de désamour
    Le vent continuait à souffler
    Charriant des humeurs

    Qui sont plutôt malsaines
    Les fleurs poussaient
    Et les oiseaux chantaient,
    Floraisons si vaines…

    Mon âme souffrait
    D’un dégoût de moi-même
    Je me haïssais aussi
    De n’avoir su

    Cueillir un jour, la fleur
    Qui fleurit maintenant et ici
    Divines malédictions
    Ou solitudes acceptées

    Je gerbais ce présent
    Et je me mettais
    Aussi en scène
    Comme bien trop souvent

    Et je lui lui offrais
    La lie de mon mauvais vin
    Et mon mauvais temps
    J’acceptais aussi

    De lui faire ce bouquet
    De mes fleurs de printemps
    Je composais ce poème,
    Fait de bric et de brocs

    Choses ramassées de çà et de là
    Mais j’étais aussi habile
    Ainsi j’écrivis ce poème
    Cette gerbe avec des mots

    Et ça marchait bien
    Et presque au de-là
    Certes bon poète,
    Mais malhabile technicien,

    Je cherchais mes alexandrins,
    Mais je m’en moquais,
    Je n’ai jamais recherché
    Les horaires de trains

    Paris 17 mai 2009 mise en page 23 octobre 2016

  • Haïkaïs du 15 octobre 2016

    Haikais du 15 octobre 2016

    Ce soir je range
    Lumières en sourdine
    C'est un gros bordel

    Enfin ils chauffent
    On voit la différence
    Sans mettre chandail

    J'entre dans la nuit
    Comme dans un lit profond
    Mais je reste seul

    Je ne sais pas trop
    Si je vivais en couple
    Nos vies partagées

    Je sais que ma vie
    Elle a été trop libre
    Et sans attaches

    je suis bien conscient
    Que je faisais plutôt peur
    Fouteur de merde

    J'en connais une
    Qui malgré tout cela
    Elle venait vers moi