Nostalgie

  • Bob Dylan Prix Nobel de Littérature 2016

    Bob Dylan Prix Nobel de Littérature 2016

    Non! Ce n'est pas une blague ! C'est une info entendue sur ma radio France-Inter à 13h, il est nobélisé pour avoir inventé des formes d'expressions nouvelles dans la poésie américaine... N.B. si vous croyez à un canular vous pouvez toujours vérifier sur internet, j'aimerais aussi que les hommes politiques américains regarde mieux leurs passés récents et m^mes plus anciens et entre autres la période des années 70, celle qui existait avant ces fous de l'école de Chicago qui ont tué plus d'économies réelles, nécessaires et fragiles que des tueurs en série... Ces fou là , Ils n'ont pas vraiment créé un monde meilleur... Merci encore monsieur Nobel pour mes chères années 70 où je croyais dans un monde meilleur, avec Bob Dylan, Joan Baez, Janie Joplins, Léonard Cohen chanteur populaire canadien qui pouvait aussi postuler pour ce prix mais qui ne l'a pas eu... Le canada reste un petit pays par rapport aux USA... Dylan et toutes les grandes voix de ces années qui pour moi, même si  cette époque était dure, elle était beaucoup plus responsable, plus humaine car pleine d'espoir dans un humanisme bien compris... Ce monde d'avant Thatcher et Reagan et tous ces fous irresponsables, ceux-là qui ont créé ce monde où l'argent est devenu la seule référence... La poésie vaincra, sans violence les puissants, dans un monde qui est devenu sans attraits

  • Inclination cet automne

    Inclination cet automne

     

    Cette pluie tombe
    Roide et froide
    Les jours décroissent
    Jusqu'à vomir mon dégoût

     

    Les années défilent
    Vers ce rendez-vous
    Voir mourir
    Notre vingtième Siècle

     

    Et rester mouillés jusqu'à l'âme
    Et vouloir encore rester debout
    Sauvez vous!  Sauvez Nous !

     

    Paix à tous les hommes de santé Précaire
    Froid l'éther ! Froid l'hiver !
    Nos Amours ? Des petites Vertus

     

    Notre charité
    La portion convenue
     La Part incongrue

     

    Cet automne, boire des vins très fins
    Cet automne, ravaler tous les chagrins
    Cet automne, saoul dès le Matin
    Cet automne je veux manger
    Ton beau festin

    Cet hiver cueillir mille étoiles blanches
    Cet Hiver tes caresses
    Tes seins et tes hanches
    Cet Hiver plus des sombres dimanches
    Cet Hiver mon cœur s'épanche

    Te prendre comme la joie
    De mes nuits trop noires
    Te retenir comme ce rire d'un Gai Savoir
    Je suis le bonhomme de neige
    Je suis ce cœur pris au piège

    Il est cinq heures
    Ce soir d'un triste automne
    Temps de crachats temps de tracas
    Cœurs amoureux corps fatigués

     

    Temps calamiteux...Il est déjà si tard
    Mais nous sommes tous les deux
    Amoureux, mouillés et heureux

    Bruno Quinchez Paris le 28 Septembre 1988

     

  • Eté dans les alpages

    Eté dans les alpages

    Dans la prairie verte les sonnailles des moutons tintinnabulent
    Les mérinos pâturent dans les prés ainsi que de noirs caraculs
    Le berger pense à ses brebis agnelant en ces jours nouveaux
    Les champs sentent bon dans le soir, le ciel et l'air sont chauds

    Les cloches dans les montagnes sont étouffées par le bruit des torrents
    Les estivants passent sur les sentes avec leurs sacs et leurs enfants
    Les ailes des vautours virent autour des cimes environnantes
    Pour de jeunes agneaux des levrauts ou de jeunes chairs innocentes

    L'air est chargé de miasmes et du parfum sucré des violettes
    Le berger prépare sa pitance et il pense aux femmes joliette
    Seul dans sa montagne parmi ses brebis, ses béliers et ses agneaux

    Le pâtre mange son fromage et il boit le vin dans sa gourde
    Ses inquiétudes sont quotidiennes, ses contraintes sont lourdes
    Le Ciel est beau, l'air est pur et ces vies restent son fardeau

    Bruno Quinchez Paris le 5 Juillet 1997

  • Le vieux piano furtif

    Le Vieux Piano furtif

    Là-bas dans mon passé, un piano aigrelet, il joue une petite musique
    une musique de mon passé, elle est faite de  souvenirs de rien du tout
    Entre les notes qu'on tapotait au hasard sur le clavier blanc, sans y croire
    Des musiques qui  n'ont jamais été écrites et  qui étaient jouées au hasard

    Je sais des souvenirs  lointains, dans ces musiques toutes improvisées
    Entre  tous les pianos de mon enfance, et  tous les "Au clair de la Lune
    je me rappelle, ma cousine qui savait aligner quelques notes sur le clavier
    Et toute ma grande incompétence, à apprendre le solfège  et m'en souvenir

    Fa, Fa, Si, La ,Si, Ré, La, Do, Ré, La, Mi... Etc. Etc. j'aimais rêver sur les notes
    Mais j'ai toujours été un  vrai sourd, altération entre les bémol  et  les bécards
    J'ai cette oreille, que je sais inexacte et subjective, des homme ordinaires
    J'ignore ces toutes  petites nuances, des tonalités que font les grands musiciens

    Je jouais sans jouer, ou plutôt je pianotais des musiques, sans début et  sans  suite
    J'ignore pourquoi cette surdité musicale alors que pour moi,  la littérature me parle
    Je rêvais debout sur un piano,  et je savais une dame qui  tombait amoureux de moi
    J'ignore pourquoi je ne l'ai jamais revu, Oui! Je sais bien des musiques étranges

    Et j'ignore parfois les canons et toute la beauté entre les classiques et les modernes
    Des fois quelques gouttes qui tombent du robinet, elle persiste cette musiques libre
    Un enfant, il  joue sans connaitre les règles de l'harmonie, je suis cet enfant rêveur
    Et j'entends toujours ce piano, aigrelet et mal accordé, qui joue sa musique secrète

    Messieurs Chopin , Beethoven,  Satie! Ne criez pas! J'aime aussi vos musiques!
    Mais en moi il reste une nostalgie profonde d'un très vieux piano de mon passé
    Et Il continue toujours avec sa musique désaccordée et ses notes hasardeuses
    Musicalement je suis sensible aux mots, tous  ceux que j'écris, en voulant les agencer

     

  • Hommage à Rutebeuf

    Hommage à Rutebeuf

    Petit vague à l'âme et un grand vague au cœur
    Où sont- ils donc passé tous ceux-là d'autrefois
    Ceux que j'aimais et avec qui je causais de tout
    Je songe souvent à ce beau  poème de Rutebeuf

    Celui ci qui parle de ses toutes ses  amour mortes
    je sais pareil avec des amours qui s'en sont allées
    Tandis que je continuais de vivre encore et d'écrire
    Oui mes amours sont mortes aux temps qui passent

    Que sont mes amis devenus
    Que j'avais de si près tenus
    Et tant aimés
    Ils ont été trop clairsemés
    Je crois le vent les a ôtés
    L'amour est morte
    Ce sont amis que vent me porte
    Et il ventait devant ma porte
    Les emporta
    Avec le temps qu'arbre défeuille
    Quand il ne reste en branche feuille
    Qui n'aille à terre
    Avec pauvreté qui m'atterre
    Qui de partout me fait la guerre
    Au temps d'hiver
    Ne convient pas que vous raconte
    Comment je me suis mis à honte
    En quelle manière
    Que sont mes amis devenus
    Que j'avais de si près tenus
    Et tant aimés
    Ils ont été trop clairsemés
    Je crois le vent les a ôtés
    L'amour est morte
    Le mal ne sait pas seul venir
    Tout ce qui m'était à venir
    M'est advenu
    Pauvre sens et pauvre mémoire
    M'a Dieu donné, le roi de gloire
    Et pauvre rente
    Et droit au cul quand bise vente
    Le vent me vient, le vent m'évente
    L'amour est morte
    Ce sont amis que vent emporte
    Et il ventait devant ma porte
    Les emporta

    Rutebeuf (1230-1285)

  • Dans le square

     

    Dans le square


    Assis sur un banc tout vert  du square Gambetta,
    Je regardais les enfants qui jouent et qui rêvent,
    Eux , je les voyais, Ils étaient incroyablement sérieux,
    Dans leurs monde personnel qui reste très intime,

    Entre une balançoire à ressorts verte et rouge,
    Et le bac à sable qui est un petit lieu bien protégé,
    Les fillettes avec le seau,elles nous font de délicieux gâteaux,
    Les garçons y font des tunnels ou construisent des châteaux,

    Le sable est ratissé de temps en temps pour l'épurer de ses déchets,
    Je ne suis pas sûr que les microbes y soient vraiment à l'aise,
     c'est un espace protégé, des pigeons dégueulasse, des chiens,
     Et aussi des satyres, ce lieu, il n'est réservé qu'aux petit enfants,

    Je voyais aussi des mères avec les poussettes rangées en désordre,
    Qui sont très attentives, où plutôt des nounous avec les bambins,
    Des grand-mères aux cheveux gris ou bien des antillaises,
    Un monde de bambins, de poussettes, de goûters et de jouets,

    Entre la pelle, le râteau et le seau, des objets tous en plastiques,
    Ils manipulent un sable que je sais douteux, cela sans problème,
    Tandis que les nounous qui surveillent, elles causent entre elles,
    Mais ça parlait de quoi ? Je l'ignore ! Sans doute des enfants,

    J'étais là tranquille sur mon banc et moi je les regardais jouer,
    Je me disais : Que seront-ils dans vingt ans, trente ans ?
    je l'ignore et je sais aussi que je ne serais plus là pour les voir,
    Il y aura peut-être les cadres de demain, des énarques, des patrons,

    Ou bien quelques artistes indisciplinés, des intermittents et des chômeurs,
    Mais cela je ne le sais pas vraiment, car demain, il est  encore à voir,
    Non ! Je ne suis pas devin, ils vivront leurs vies, et moi, oui je serai ailleurs,
    L'avenir s'écrit, avec tous les présents qui adviennent, les futurs qui arrivent,

    Alors Laissons jouer ces gamins dans ce square, ceci c'est leur part d'enfance
    Avant qu'ils ne deviennent des adultes, qui sont  trop chiants et très exigeants
    Et qu'ils oublient ce temps de l'enfance, celle- là qu'ils vivent maintenant
    Je reste encore le gamin qui rêve,  je les regarde et j'aime, ces gamins qui jouent

    Peut- être! Un gamin parmi eux sera-t-il, le président de la république ?
    Et je ne sais pas si beaucoup, ils seront toujours à la recherche du passé lointain
    Il y a dans nos  origines vécues, plein de chemins à préférer, à parcourir
    Et des carrefours de temps en temps, où il faut toujours choisir pour sa propre vie

    Paris le 7 juin 2016

  • Les générations

    Les générations...

    Hier déjà ! Nous avons longtemps dit de ces impérissables choses
    Dans des moments incroyables, mais d’un passé où nous étions beaux
    Comme de jeunes novices, de vraies pucelles et de frêles jouvenceaux
    Nous avons cueilli ensemble bien des fleurs, nous avons offert des roses

    Un matin de printemps, celui de jadis, nous nous plongions dans nos yeux
    Pour y apercevoir, ces petits riens du tout de lumière, de tout petits feux
    Déjà nous étions déjà prêts, à conquérir plus loin que tout notre horizon
    Et de nos deux cœurs nous celions nos vies, toujours dans une petite maison

    Petits enfants du passé nous nous écorchions sur des chemins trop rudes
    Entre un sourire, une montagne à escalader, par des jeux et de longues études
    Nos cœurs s’avançaient dans une vie où nous reconstruirions tout ce monde
    Nos engagements, ils allaient d’un rien jusqu’à se battre contre la bête immonde

    Puis nous avons vieilli en nous accommodant avec cette vie qu’on nous propose
    Nos enfants qui grandissent, ils se mirent alors à parler, de l’amour et de rose
    J’ignore si je suis vieux, si elle est devenue vieille, je sais des parents très sages
    Et je pense à la vie qui continue, à travers les temps qui passent, et tous nos âges

    Je ne me sens pas vieux, je sais aimer ces enfants, qui veulent aimer plus fort
    Un jour ! Devant un enfant qui me parlera ! Je serais un homme bien vivant
    Je lui parlerais de l’amour, de la vie, de ses rêves… Et là non ! Il n’aura pas tort
    Le vieux en moi, il écoutera, il se taira et il laissera la vie aller, pour le suivant

    Paris le 9 février 2016

  • Les vieux chevaux


    Les vieux chevaux

    Un cheval fourbu avançait lentement sur les chemins de halage
    Il tirait avec difficultés une charge très lourde et cela depuis son jeune âge
    Son corps trop fatigué par de multiples labours, et de multiples batailles
    Lourd cheval de trait la puissance dans une poigne solide qui parfois trésaille

    Sans doute il continuait à tracer tout droit ses sillons réguliers dans la glèbe
    Mais entre les temps où il était jeune et ce temps où il est fourbu, vie dure
    Le seigneur des chevaux de tournois d’autrefois, très lourd sous des armures
    Il devint le moteur des labours sous les mains expertes de gens de la plèbe

    En voyant ces chevaux de labours je songe à tous ces poètes qui labourent
    En marquant fortement leu mots et martelant encore tout ce qu’ils écrivent
    Ce sont des marcheurs au pas cadencé de tous les travaux de nos saisons
    Au printemps ils sont heureux, les oiseaux chantent, ce sont des oraisons

    Puis c’est l’été qui vient et là ils sont alors des navigateurs entre ici et tout là-bas
    Et ils ramassent et récoltent des fruits exotiques et des poissons bizarres et plats
    Ils creusent encore et dans une île lointaine ils découvrent le trésor des pirates
    En bons chevaux de trait ils transportent des rêves et de partout il carapate

    À L’automne de leurs vies ces chevaux ressèment les mots dans leur labour
    Ces mots deviennent des mots valises comme l’amour ou bien des mots rare
    ils savent que demain, c’est un autre jour et la vie c’est une chose plutôt bizarre
    Mais ils rêvent encore avec des mondes plus simples et l’histoire d’un seul jour

    L’hiver qui vient recouvre les terres où des corbeaux qui crient et qui passent
    Vieux cheval dans une terre blanchie par la neige, ils avancent avec leur maître
    Au milieu d’une terre meuble et grasse qui fume avec la fraîcheur très traître
    Ces chevaux font partie du paysage comme les saisons et rien ne les lasse

  • Quinze Chaises

    Quinze Chaises

    Prendre une chaise et écouter parler
    Laisser passer le temps le cul sur la chaise
    Voir un autre ou une autre s'asseoir à coté
    Entre le temps qui joue et qui blablate

    Une autre chaise avec un autre cul posés
    Et lui il applaudit, il commente, il raconte
    un autre bavard qui abandonne sa chaise
    Et vas refaire le monde en français ou en arabe

    Des chanteurs qui improvisent au milieu des chaises
    Une scène faites de chaises en cercles concentriques
    Quelques uns parlent de chaises en chaises pas de problème
    L'artiste renvoie l’ascenseur au patron du bistro

    Vincent Jarry m'invite à parler en disant c'est à Bruno quinze chaises
    Mais moi, là je ne suis pas vraiment dépaysés parmi toutes ces chaises
    Je commence, je cause et j'ai là un public qui écoute, c'est bien
    Oui! Il y a toujours eu une chaise pour m'asseoir dans ces lieux

    La chaise, c'est la compagne fidèle des bavards dans un bar
    Elle est soi vide ou  soi occupée, cette indispensable chaise
    Il y a un malaise quand il n'y a que des chaises inoccupées
    Mais un petit peu de jouissance, le cul est sur la chaise au bistrot

  • Haïkaïs des angoisses...

    Haïkaïs des angoisses...

    un poète disait:
    je connais l'art d'évoquer
    Les minutes heureuses

    Ce qu'on a dedans
    C'est soi, être dans sa tête
    Ou soi dans son cœur

    L'imaginaire
    Il est très grand! Parait-il...
    Bien plus grand qu'hier

    Bouddha qui s'en va
    Tout là-bas, très loin de nous
    Avec sa parèdre

    Le pire n'est pas
    De mourir mais d'être seul
    Un sourire, la vie