Nostalgie

  • Premier Janvier Deux mille seize

    Premier Janvier deux mille seize

    Cette année nouvelle qui vient, c'est toujours des promesses
    Entre tout ce que ce que l'on se promet de faire et tout ce qui arrive
    J'ai appris avec les ans passés qu'on a aussi tous ses petites lâchetés
    Entre toutes nos habitudes et tous les conseils donnés pour la santé

    Pour moi! Le tabac c'est fait depuis cinq ans j'ai arrêté et je respire mieux
    Pour l'alcool, pas de problème ça va je n'ai jamais été un grand accroc
    Pour le diabète? Ça c'est un combat de chaque jour et j'aime le sucre
    Aussi J'ai certainement des kilogrammes de trop, alors attention le cœur

    Mais pour deux-mille-seize, il y a mieux pour vous que toutes ces restrictions
    Je ne sais pas pour vous! Mais moi je préfère crever heureux et rapidement
    ça m'agace assez toutes ces restrictions qui sont faites à ma vie et ma jouissance
    Peut être ai-je encore un petit plaisir comme celui de vous écrire à vous tous ici

    Alors! Profitez de la vie avant que vous soyez des handicapés de tous ces petits riens
    Baisez, Bouffez, Faites des choses qui vous tiennent à cœur... Vivez vos vies à plein
    Même avec vos soucis du quotidien, vous êtes vivant! Croquez la vie qui vient là
    Et que deux mille seize vous apporte que des bonnes choses, pour une vie pleine

  • un vieux, et un nouvel an

    Un vieux, et un nouvel an...

    Un vieillard en bout de course qui attendait
    Il attendait le jeune enfant qui le remplacerait
    Il avait fait son temps entre tracas et attentes
    Et même, il y avait eu des choses pas marrantes

    Dans sa jeunesse, il vit mourir douze journalistes
    Puis dans sa vieillesse ce furent des terroristes
    Il eut très chaud pendant la canicule de juillet
    Tandis qu'un mois de décembre qui restait douillet

    Il y avait quelques uns qui espéraient un travail
    Tandis que d'autres avançaient dans la mitraille
    Un état se créait là-bas avec des morts et de la folie
    Tandis que d'autres, nous parlaient de climat et d'écologie

    Non ! Je ne savais où donner de la tête, deux mille quinze finit
    Que sera ce jeune enfant qui vient ? C'est encore un défit
    C'est une année qui meurt et cette nouvelle année qui nait
    Demain reste demain, je sais la vie, celle qui me prenait

    Je sais bien ce jour qui vient, je sais aussi le jour qui passe
    J'ignore ce qui nait là, tout ce qui maintenant trépasse
    Une bonne et heureuse année en deux-mille seize à vous tous
    Moi! J'espère encore! Demain! Je le sais, il est aussi à nous

  • Haïkaïs des Fileuses

    Haïkaïs des Fileuses

    Curieux silence
    Comme le repos très calme
    De l'éternité

    Pour faire son deuil
    Parler beaucoup aux amis
    Refaire sa vie

    Ce calme rêveur
    Qui dort dans la tempête
    Est ce un ange ?

    Le temps qui passe
    Le sang qui coagule
    L'enfant qui naît

    Un jour du futur
    J'espère bien voir
    Cet enfant plus vieux

    Le temps s'écoule
    L'éternité qui joue
    Ces quelques instants

    La muse coupe
    Le cordon ombilical
    Et la fin du fil

    Demain ? Je ne sais!
    Mais moi! Où serais-je donc ?
    Ma mort est à voir

    Au de-là de rien
    Ou ne rien vivre du tout
    Cela ne se voit

  • L'autre

    L'autre

    On est mieux entre quatre murs
    Bien au chaud dans un chez-soi
    Que dans la rue soumis au aléas
    Du temps et des autres, dans la rue

    Y aurait il une philosophie des plus ?
    Plus vivante et bien plus humaine
    Pour faire une révolution je le sais
    Il faut renoncer à beaucoup

    Beaucoup d'argent, beaucoup d'amis
    Et peu de véritables amitiés données
    Fuir n'est pas un manque de courage
    Mais une nécesité de vie très saine

    L'homme public, il oublie parfois
    Ses amours, ses amis, ses rêves
    Pour dire et redire des choses publiques
    Un poète? Cet homme serait il un homme public

    La nuit! Moi ! Je rêve de cet autre là-bas
    Perdu, tout seul dans le noir et le froid
    Celui-là, il n'est pas moi, mais c'est l'autre
    Moi! Je pense souvent à cet autre

    Celui-là! Il est perdu dans le froid
    Tout ce confort, il reste provisoire
    La vie, c'est un trop long combat
    Entre la nécessité vécue et le rêve

  • Traditions

    Traditions

    Le soir qui descend lentement sur Paris, la nuit est tombée
    Une nuit douce, sans angoisses ni peurs, avec sa vie propre
    Quelques enfants qui passeront sans doute me voir ce soir
    Des bonbons et des friandises en nous menaçant gentiment

    De ces lutins affreux et qui sont tout cachés sous des masques
    Ils iront sonner à toutes les portes pour leur quête gourmande
    Mais ce soir, vers cinq heures j'ai vu passer un éboueur avec ses cartes
    Je ne sais pas pourquoi mais je l'ai envoyé se faire voir ailleurs

    Peut-être ai-je mal compris qui il était et quel était son but
    Mais ses cartes qu'il vendait, elles étaient vraiment minables
    Et mes sous, ils étaient peu abondants dans ma petite bourse
    Je n'allais pas lui donner un chèque, pour ces trucs là

    Et quand passeront les pompiers, cela je ne le sais plus
    Les quêtes dans les immeubles sont maintenant interdites à Paris
    Les pompiers, Ils ne viennent plus et je ne les attends plus
    Vous savez Les pompiers, ils sont toujours aussi populaires

    Hier Je voyais de jeunes pompiers dans la rue qui quêtaient
    Je suis passé sans m’arrêter, pas indifférent mais pressé
    Il était deux et ils avaient l’air dépassé par leur missions
    Je leur donnerais des sous sans doute si je suis moins fauché

    Non! Moi je n'ai pas prévu de donner des bonbons pour Halloween
    Peut être irait acheter des bonbons, je ne sais pas encore
    La petite voisine viendra-t-elle me quêter déguisée en fée carabosse
    Le l’aime bien la petite, mais passera-t-elle ? Je n’en suis pas sûr

    Les traditions se perdent, Halloween, c’est relativement nouveau
    Je sais que j'aimais aussi ces quelques trucs bien idiots
    Mes calendriers maintenant je les achète en janvier
    Ou j'ai ma nièce qui m'en confectionne pour mon anniversaire

    Je ne vois personne et personne ne me voit, je suis anonyme
    Une voix sur le net, un inconnu ici ou là dans l'ailleurs
    Y'aurait il un autre monde une autre réalité ici sur terre
    J'imagine des choses étonnantes, rigolotes et parfois inattendues



    Paris 30 octobre 2015

  • Saisir la vie qui passe

    Saisir la vie qui passe

    Comme tous les poètes vivants
    Je mets mes poèmes en stand-by
    Dans des réfrigérateurs très aimables
    Que sont les recueils de Poésie

    Sans doute, sont-ils bien accueillis
    Dans ces cimetières de livres
    La poésie ? C’est cet art d’évoquer
    Entre tous les morts, sortis du frigo

    Je ne crois plus aux poètes
    S’ils oublient, cette réalité banale
    La poésie reste un art oratoire
    Qu’importe le comédien qui dit

    La fragilité d’une voix reste unique
    Ma voix est toute éraillée, je fatigue
    Oui ! Je ne sais pas ce que je serais
    Et je me moque des résurrections

    J’ai été, je suis et je n’en sais pas plus
    Il advient de chacun des mots qui restent
    Et tout mort, il reste un trésor du passé
    Dans la bibliothèque avec la poussière fidèle

    Ce qui enchante toutes les âmes humaines
    C’est un gazouillis qui est très lointain
    Ne pas l’oublier, cela reste une sinécure
    Il y a bien dans tous les livres écrits

    Des univers qui restent enfouis
    Je ne sais pas quel grand poète
    Un jour passé, il a dit ces mots
    Et cela une fois pour toutes

    "Il y a plus de choses dans ce ciel
    Que dans toutes nos philosophies"
    La sagesse donnée serait donc
    De vivre intensément ce présent

    Paris 25 octobre 2015

  • Lectures

    Lectures

    Lulu Berlue, elle avait la berlue,
    Car on l'avait lue et relue,
    Elle reliait ces lectures
    Grâce à des lecteurs éligibles

    Et elle espérait être élue
    Dans des listes de lecteurs,
    Quelques gens qui l'aimeraient
    Et lui ferait savoir sans problème

    Son lectorat, il allait sans problème
    Du rectorat aux poètes irrésistibles
    Ceux qui étaient parfois candidats
    Aux titres des éditeurs de La place

    Les éditeurs libres ou fantasmatiques,
    Des gens si rares et parfois anonymes
    Dans un monde de l'argent roi
    Avec ses passe-droits, sa réalité

    Avec toutes ses préférences
    Lulu, petite dame de grande vertu,
    Elle caressait le rêve insensé d'un prix,
    Était-ce un prix de beauté, un prix littéraire

    Ou pour un coup d'édition de courte durée
    Où des éditeurs folâtres, ils osaient tout
    Et ils se risquaient à faire des folies
    Comme d'éditer une inconnue

    Lulu qui rêvait, car elle se savait lue
    Elle s'amusait et elle en rêvait
    Sans soute, elle avait sa place
    Dans les jeunes auteurs encore inconnus

    Dans tous ceux-là,
    Les écrivains maudits
    Ceux qui avaient bien en eux
    Toute la folie rimbaldienne

    Ou toute cette innocence incroyable
    Celle qui convenaitpour un premier roman,
    Une écriture toute nouvelle
    Ou des délires incroyables


    Lulu, sage enfant discipliné
    Qui écrivait avec ses mots incroyables
    Ou parfois quelques passage surhumains
    Dans ses suites de mots très prenants

    Mais était-ce bien là
    La nouvelle enfant prodige
    Celles là qui écrirait
    Des suites à la tire larigot

    Pour les éditions
    Du grand machin sauvage,
    Vous savez cet éditeur fantasmatique
    Celui-là qui repère tous les talents

    Et cela je ne le savais pas encore
    Lulu, elle croyait simplement en elle
    Elle espérait dans ses lendemains,
    Mais elle ne s'imaginait pas

    Tout ce business,  toutes ces histoires
    Derrière les mots écrits sur le papier
    Ceux-ci qui paraissent innocents
    Et tous ceux-là qu'elle avait écrits,

    Sans bien s'en rendre compte
    La joie, celle toute simple d'écrire
    Une jubilation profonde
    Qu'elle avait en elle

    Et ce monde de requins d'eaux profondes
    Quelques uns, ils reniflaient de très loin
    Le Best-seller ou bien le gogo payant
    Entre Le créateur et le faire savoir

    Entre la nécessité et le souffle
    savoir choisir l'avoir économique
    Ou bien l'être existentiel

    Paris 27 août 2015

  • Bergerac Ville de Province

    Bergerac, ville de province
     
    Bergerac? J'aime bien! Sans doute une petite ville de province
    Où il fait bon vivre sans se poser des questions sur le monde
    Le raisin pousse et mûrit  les enfants,  ils connaissent Cyrano
    Il n'y a rien d'autre à faire que d'attendre et regarder les saisons
     
    Entre  des gens qui ne connaissent rien de ce monde
    Wall-Street et Al Qaeda restent des abstractions lointaines  
    Et moi ! Je sais que j'y vois la  vraie France profonde du passé
    Ou du moins celle-là discrète qu'on appelle le vieux fond gaulois
     
    Certes là, Il y a certainement des notables et des bourgeois
    C'est une de ces villes pour l'inspecteur Maigret et ses enquêtes
    Ou bien celle des décors de  vieilles rues pour les films de chabrol
    Vous savez! Moi, ça me rappelle d'autres villes de mon enfance
     
    Entre Chambéry, la ville de mes aïeux, Bordeaux ou Valence
    Mais maintenant Je suis parisien et je suis devenu un anonyme
    Je peux vous dire que je ne  connais vaguement que mes voisins
    Et  quand je me ballade dans Paris, c'est  sans y faire de rencontres
     
    Dans ce Paris monstrueux on peut rester tellement solitaire
    Mais moi je n'en souffre pas et parfois je vais chez des amis
    Mais j'aime ces petites villes de province  à tailles humaines
    Où je rencontrais des cousins, cousines ou des oncles et tantes

  • D'autres Poètes 1991-2002

    En 1988 pour revenir un peu dans mon passé poétique, j'ai commencé à fréquenter Vincent Jarry et sa bande de l'association "Poèmes en Gros et Demi-Gros et Détails" une bande d'allumés avec  Alejandro Castillo, Annick Gobert, Annie Soulier, Babette Cornet, Brigitte Gouësse, Bruno Quinchez, Chantal Zingarelli, Denis Lavant, Denise Guitteriez, Eric Dubois, Eric Péron, Evelyne Tran, Guy Perrot, Jean Baptiste Tiémélé, Jean-Pierre Clémenti, Jean Van Nostrand, Jean-Marie Blanche, Jocelyne Fournier-Lefort, Konan Badjos, Laurence Fosse, Lola Sponge, Malika Berrichi, Marie Ordinis, Marie-Claire Calmus, Marie-Geneviève Labarrière, Martine Gradoni, Nancie Finlay, Pascal Perrot, Paul Cash, Paule Lacan, Philippe Raillon, Professeur Zim boum boum, Rachid, Sarah Santos,Thierry Daucé, Vanina Michel, Wahid, Werner Lambersy, William Mingo Darlin,Yaëlle Pellée... Et ceci pendant les années 1988 à 2004 dans des lieux poétiques comme le Théâtre cinéma du Berry Zèbre, Le petit Théâtre du Lucernaire, Le Bar Le Petit Centre, Le Café de la Paix à Arcueil, Le Bar Les couleurs.

     

    J'ai aussi fréquenté des gens comme Colette Jarjavay et son association "Le Lever de Rideau" avec Jean Van Nostrand, Loïc Bénard, Jocelyne Lefort-Fournier, Elie Kahn dans des lieux comme Le Formidiable Tavern et d'autres plus provisoires.

     

    J'ai aussi fréquenté Jean-Pierre Rosnay et le Club des poètes dans les années 1993-2002 où nous parlions des poètes disparus comme Robert Desnos, Alosyüs Bertrand, Gaston Bachelard le poète psychanalyste du feu et de l'eau, cela dans des conférences faites par Noëlle Doyen qui était professeur de philosophie et poète, il y avait aussi d'autres poètes comme Marcelle Rosnay, Blaise Rosnay, Sabine Rosnay, Pierre Raisonnier, Pierre Guizerix, Jacques Mazé, Maria Labeille, Céline Varennes, Elyse Simorre, Claude Spire, Herminose, Anne Mauger, Philippe Veyrunes, Danièle Lauprête, Pierrick de Clermont, Anselme, Isabelle Jaussome, Monique Vaas, Marjolaine Deport, Thierry Cohard,  Elodia Turki, Alain et Célia Bornert etc

     

    Je me suis aussi rendu dans le Caveau de la Bohème avec monsieur Gérard Trougnou, un lieu qui se situe dans l'enceinte du théâtre des déchargeurs où les poètes passent devant un public de poètes tous les lundis soir.

  • Pour ce 14 juillet 2015... La Chanson de Brassens "La mauvaise réputation"

    La mauvaise Réputation

    Au village, sans prétention,
    J'ai mauvaise réputation ;
    Que je me démène ou je reste coi,
    Je pass’ pour un je-ne-sais-quoi.
    Je ne fais pourtant de tort à personne,
    En suivant mon ch’min de petit bonhomme ;
    Mais les brav’s gens n'aiment pas que
    L'on suive une autre route qu'eux…
    Non, les brav’s gens n'aiment pas que
    L'on suive une autre route qu'eux…
    Tout le monde médit de moi,
    Sauf les muets, ça va de soi.

    Le jour du quatorze-Juillet,
    Je reste dans mon lit douillet ;
    La musique qui marche au pas,
    Cela ne me regarde pas.
    Je ne fais pourtant de tort à personne,
    En n'écoutant pas le clairon qui sonne ;
    Mais les braves gens n'aiment pas que
    L'on suive une autre route qu'eux…
    Non les braves gens n'aiment pas que
    L'on suive une autre route qu'eux…
    Tout le monde me montre du doigt,
    Sauf les manchots, ça va de soi.


    Quand je croise un voleur malchanceux,
    Poursuivi par un cul-terreux;
    Je lance la patte et pourquoi le taire,
    Le cul-terreux se r’trouv’ par terre.
    Je ne fait pourtant de tort à personne,
    En laissant courir les voleurs de pommes ;
    Mais les brav’s gens n'aiment pas que
    L'on suive une autre route qu'eux…
    Non les braves gens n'aiment pas que
    L'on suive une autre route qu'eux…
    Tout le monde se ru’ sur moi,
    Sauf les culs-d’-jatt’, ça va de soi.

    Pas besoin d'être Jérémi’,
    Pour d’viner l’ sort qui m'est promis :
    S'ils trouv’nt une corde à leur goût,
    Ils me la passeront au cou.
    Je ne fais pourtant de tort à personne,
    En suivant les ch’mins qui ne mèn’nt pas à Rome ;
    Mais les brav’s gens n'aiment pas que
    L'on suive une autre route qu'eux…
    Non les brav’s gens n'aiment pas que
    L'on suive une autre route qu'eux…
    Tout le monde viendra me voir pendu,
    Sauf les aveugl’s, bien entendu.