Nostalgie

  • Exergue pour après

    Exergue pour après  

    Y a-t-il  quelqu'un ici et là, je ne sais !
    Plutôt que quelques personnes présentes
    Oui!  Je vous le dis : Les absents ont tort !
    Car je sais toujours, ce qu'ont leur fait dire
     
    Il y a toutes les insanités communes
    D'un monde qui est très idiot, très friqué
    Alors quand hélas, déjà pour moi aussi
    Je ne serai  plus là, et aussi  bien mort

    Avec vous! Vous qui êtes là ! Mes amis
    Soyez donc très sûrs, et bien certains
    Que moi absent,  je râlerai fort encore
    Car pour vous... Je reste un immortel

    Parce que vous savez, moi l'absent
    Même si je suis aussi, très mort et froid
    Je vous dis : Non! Je n'accepterai  jamais
    Que vous exprimiez à tous ceux qui me lisent

    Et que vous traduisiez, et que vous trahissiez alors
    Toute ma pensée, cela pour la mettre à votre goût
    De tous ces choses, celles que j'aimais dans ma vie
    De toutes ces horreurs, celles que je détestais

    Bref je veux toujours rester, ce fou incroyable
    Que j'étais, ce gars constamment dérangeant
    Et celui-là  qui est devenu sans voix, je ne suis plus
    Les cimetières et  les bibliothèques sont pleins

    Il ne vous sert à rien d'écrire
    Si vous n'êtes pas possédé par le verbe
    Et sa flamme qui éclaire vos écrits
    La mort! Ce n'est pas cette absence

    La vie! Ce n'est pas un roman
    Qui se finit à la toute dernière page
    Mais c'est plutôt un récit perpétuel
    Qui s'éternise incroyablement

  • L’automne des poètes,

    L’automne des poètes,

    Ils meurent, souvent à l’automne vers le soir.
    Les poètes fragiles, mes insaisissables amis,
    Ils se déchirent d’un sourire ou de longs désespoirs.
    Pour un mot dans la sombre médiocrité d’une vie,

    Ils sont broyés et rejetés puis balayés par les vents,
    Fétus légers et tourbillonnants tels ces feuilles jaunies,
    Leurs absences font très mal pendant un très long temps,
    Ces voix restent l’or d'un moment celui du temps des amis,

    Quand par malheurs ils meurent, ils fuient vers la splendeur,
    Pour conter fleurettes aux anges et contempler le créateur.
    Loin de notre terre, cette douleur aux travaux fastidieux.
    Pour inventer des paradis beaucoup plus lumineux et radieux

    Ce sont des poètes et ils restent d’immortels fantômes,
    Ils sont exigeants, ces incroyables bonshommes,
    Leurs voix résonnent comme des souvenirs du bonheur,
    Quand la vie se fait noire dans un début d’horreur !

    Des êtres de la lumière, aux âmes les plus ténébreuses
    De jeunes éphèbes malappris aux jovialités irrévérencieuses.
    Des ivrognes et de gais braillards noyés dans leurs brumes.
    Des graciles papillons de la nuit brûlés par les flammes.

    Ils meurent d’un mal d’amour, ils meurent de leur peine,
    Ils meurent pour un mot lancé sans que rien n’advienne,
    Ils crèvent de l’angoisse d’exister plus fort pour plus de lumière,
    Et un soir, ils crèvent de ce rien qui n’arrive...

    Trop solitaires et trop fiers

    Pour Danielle Messia dont on fête aujourd’hui 13 juin 2004 les 19 ans de son décès, Pour Alain Bornert, ami poète, mort en août 1992, Pour Léo ferré, un des poètes que j’aime, A Nancy Finley, une grande dame morte, trop tôt, à Yaëlle Pellée morte trop jeune le 4 juin 2004, à Guy Perrot morts trop bêtement, à Vincent Jarry qui est lui aussi parti... Bref de plus en plus mes amis poètes morts, la liste s'allonge...


    Victorugueux Paris le 13 juin 2004 fait en décembre 1996 Rajout du 23 avril 2015

  • Intimité

    Intimité

    La lumière qui dévoile
    Impudique et révélatrice
    De nos petits défauts intimes
    Notre âge ou nos rides

    L'obscurité est propice
    A tous les contacts des sens
    Goûts, odeurs et caresses
    Oublions tout le reste

  • Se sentir vieux

    Se sentir vieux

    Oui moi ! J'ai comme une grosse envie de chialer
    Et d'oublier tout de ce monde qui passe et qui est
    Pour me réfugier dans le ventre de ma mère
    Ou remonter le temps à l'envers, vers les débuts

    Partir là-bas vers des temps bien plus aimables
    Oui Vous savez! Là j'ai une grosse fatigue devant cette bêtise
    Celle-ci! Entre de la pure jalousie et du cynisme
    Et redevenir l'enfant heureux, celui que j'étais jadis

    Ne pas rendre des comptes à tous ces comptables
    Espérer encore en demain alors que je vieillis plutôt mal
    Entre tous mes petits ennuis pitoyables qui sont dus à l'âge
    La nausée et les douleurs et toutes les petites emmerdes

    Je me souviens d'autrefois et de celle-là que j'aime
    Mais elle est déjà trop loin dans ma mémoire  grise
    La lumière d'un printemps froid, celui-ci revient toujours
    Et cette lumière agréable de l'amour simple celui donné

    Il y a dans ce présent plus d'absences que d'amours
    J'aime le printemps, mais je me sens vieux et seul
    Il me faut assumer mon âge, mes ennuis, ma solitude
    Je ne suis pas un beau vieillard, bien sage et heureux

  • Ma conviction! Une réponse à Béa Tristan

    Ma conviction! Une réponse à Béa Tristan

    J'adore cette belle chanson et cette dame bien vivante,
    Si j'avais eu cette chanson, il ya 30 ans, mon monde, il serait autre
    Mais je sais bien que c'est idiot, mais cette chanson, elle me parle
    Entre toutes les femmes de ma vie, et toutes celles qui avaient peur de moi

    Je sais que je fais peur, je le constate, encore et toujours
    Quelques unes qui me promettaient et d'autres qui sont disparues ailleurs
    La vie? Ce n'est pas un choix perdu, mais une promesse faites jeune
    Que j'eusse aimé connaitre Béa Tristan dans ces années 70

    J'ai fait mon chemin! Et oui! J'en suis heureux... mais bien solitaire
    Elle possède encore la lumière, celle-là qui nous faisait tous beaux
    Cette conviction là! Elle manque terriblement aujourd'hui dans ce monde
    Il faudrait ! et Il n'y a qu'à !  Non! Moi ! je suis pour donner aux enfants

    L'envie de se battre contre ce monde de repus qui est nous-mêmes
    J'aime la conviction, je n'aime pas les tièdes, nous disait Jésus
    Allez les enfants! Faites quelques efforts pour refonder vos vies
    MOI ! JE ME FOUS PAS MAL DE CREVER... Mais Vous ?

    Entre un suicide, celui de la foi, et se battre pour des vies
    MA CONVICTION, J'AIME CETTE CHANSON DE BEA TRISTAN
    Il y a de la force et de l'énergie dans cette petite femme
    Réapprenez à vivre, à aimer, à rêver et refaites ce monde

    Une superbe version sur son site

  • Bouillards...Cafards

    Brouillards, cafards

    Petit matins de décembre tristes
    Du brouillard et du grand silence
    La rue pleine de trous abandonnée
    Un petit Jésus, celui qui n'est pas né

    Le cafard immense d'un matin frais
    Quelques bruits idiots, où sont-ils?
    Tous mes voisins, toutes mes voisines
    Paris peuplé de martiens fonctionnels

    Paris sans humains, ni créatures vivantes
    Une ville dans de la ouate d'hivers sourds
    J'entends quelques moteurs de ça de là
    Dans huit jours un Noël qui me cafarde plus

    Je me sais Père Noël pour la petite Ayline
    Ça me mettra peut être un peu de baume
    Mais je vis dans un monde qui est très pauvre
    Entre deux martiens fonctionnels et des absences

    Je vis mal toute cette solitude pourtant choisie
    Mais je vois tout ce monde qui se dégrade très vite
    Entre tous les martiens fonctionnels et mes absent
    Je sais des brouillards célestes et des rêves de fous

    Je me lève maintenant souvent avec la gueule de bois
    Mais J'aime ma solitude et je pleure tous mes absents
    J'imagine des choses et je sais aussi des regards pervers
    Tous ceux là qui me mirent et qui me visent goguenards

    J'ai bu mon café mais certains y mettent de la chicorée
    Je sais rigoler mais j'ai vraiment très mal à ce monde idiot
    Je reste pour eux cet autre, celui là dans ailleurs qui n'est pas eux
    Quelques fois.... il les entend encore redire les mêmes choses

  • Pour la Fée, jamais oubliée

    Pour la Fée, jamais oubliée

    J'aime  cette idée qui est dans ce chant  
    Que nous sommes encore des gamins
    Ceux qui croient les astres lointains
    Elles sont aussi des billes de diamant

    Avec lesquelles nous pourrions jouer
    Nous somme ces gamins capricieux
    Ceux qui aussi se croient de petits dieux
    Des enfants terribles et tout enjoués

    Mais qui ne  pas vraiment innocents
    De ceux qui se prennent pour des dieux
    De ces gamins qui sont plutôt facétieux
    Et ceux-là qui transforment notre monde

    Des gamins avec leurs jouets dans le ciel
    Et qui les cassent  sans aucun problème
    Dans des délires tout a fait démentiels
    Parce que parmi les personnes qu'il aime

    Oui moi Je sais de ces magies légères
    Je sais aussi de ces lois très sévères
    Car dans  toutes les lois qui sont faites
    Je sais aussi beaucoup des vraies défaites

    Alors!  Rappelez-vous quelques fois
    Quand  vous… Vous ne le saviez encore
    Les Fées des contes de votre autrefois
    Et celle-ci très libre et celle-là que j'adore

    La Fée que vous aimiez, restée secrète
    Avec ce rien du tout qu'elle vous a donné
    Celle qui vous regardiez,  toujours discrète
    Je n'oublie jamais un passé trop abandonné

  • Du temps qui passe

    Du temps qui passe
     
    Ce matin il est très bien ordinaire
    Avec toutes mes petites habitudes
    La radio branchée sur ce monde
    un monde qui change au quotidien
     
    Quelques Poètes toujours inquiets
    Ils se soucient qu'on les aime
    Et parfois, je sais  moi je les oublie
    Où plutôt je regarde vivre ailleurs
     
    Un ailleurs qui se passe tout là-bas
    Dans ma petite radio qui bavarde
    Avec des chansons nostalgiques
    De lointains univers chantonnés
     
    Je suis sûr que je respire mieux
    Sans toutes ces prises de têtes
    Là c'est du Léo Férré qui passe
    C'est bizarre ça parle de poètes
     
    mais cela coule naturellement
    Sans vrais accrocs dans les mots
    L'été qui s'en fout, l'été  qui s'en va
    Je suis content et ça va bien
     
    Touts les poètes, tous dehors
    Sont autant de libertés permises
    Que nos poètes, ceux qui sont ici
    Le temps passe et l'été trépasse

  • Jean-Luc Evens, un ami poète et aveugle

    Jean-Luc Evens, un ami poète et aveugle

    L'aveugle qui vit dans un noir continuel
    Il ne sait pas ce qu'est vraiment la lumière
    mais il sait aussi des choses très simples
    Comme des sons, des odeurs et le tact
     
    il parle d'autres choses que de la lumière
    Toute son humanité, elle reste dans des riens
    J'ai un grand ami poète, qui est aussi aveugle
    Dont j'aime sa poésie, ses mots qui lui sont propres
     
    il reste parmi les gens optimistes et heureux
    je sais aussi qu'il n'a pas eu de chance dans sa vie
    Mais j'aime en lui le poète, c'est celui qui parle
    Celui qui parle de ces inconnus qui restent cachés
     
    Ceux qui dans le silence ou dans la nuit vivent
    Cet ami s'appelle Jean-Luc Evens et je le cite
    Je ne sais ce qu'il est devenu ? Où est-il donc ?
    Ma mémoire lui est fidèle car il reste un poète

    Je ne sais où il est ! Ni ce qu’il est devenu
    Il a disparu et j’espère avoir de ses nouvelles
    Hé l’ami qu’es-tu devenu et que deviens-tu alors ?
    Je t’aime encore car tu étais ce poète très optimiste

    Paris le 27 mai 2014