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Poésies diverses et variées

Poésie ?

Poésie ?

 

La poésie combien ça vaut ?

Peut-etre toute votre bibliothèque

Ou c'est un rien du tout sans intéret

Dans la myriade de tous les trucs écrits

 

Mais là !  Ai-je ce droit de rigoler ?

Soient quelques 66 €uro le Poème!

Bof ! Non cela n'est pas trop cher, monsieur!

Mais c'est peut-etre déjà beaucoup trop

 

La poésie ! Qu'en dites-vous donc  ?

Oui ! Il y en a certains qui aiment cela

Mais il n'y a personne qui nous achète

Les poètes ? Ma question : Sont-ils des rigolos ?

 

Je ne sais pas ! Et là ! Moi j'en souris

Putains de poésies... Toutes invendables

Putains de poètes... Tellement Incroyables

Je crèverais un jour... Beaucoup trop solitaire

 

Je ne suis que ce presque rien du tout

Cetui qui écrit toutes ses lignes en continu

Et qui blablate, sur tout et sur n'importe quoi

Avec ses propres mots et avec tous ses  choix

 

Vous savez le mec ! Trop bizarre et incompris

Celui qui aligne sans cesse tous ses mots

Dans des bavardages poétiques sans fin

Sur ce site où parait-il ? C'est Toute La Poésie !

 

Paris le 18 novembre 2018

La poésie

La Poésie

Ecrire ça ressemble au labourage d'une terre

Avec un va et vient dans le champs d'une terre retournée

Ou le parcours de la plume du stylo sur la feuille de papier

Entre un sillon déjà écrit, et un autre sillon qui le suit après

Tout cela, ce que nous faisons sur le papier avec des sillons

C'est comme un paysan qui laboure avec une charrue un champs

Oui !  Les vers à l'origine, c'était bien ces sillons écrits dans un ordre

Et notre écriture, elle suivait tous les rythmes des vers sur la feuille

La poésie, elle est à entendre comme comme un art oratoire

Avec la scansion repiratoire des vers donnés par le souffle

Des rythmes qui sont liées aux respirations scandées de l'orateur

Ces choix qui sont fait, ce sont des rythmes choisis dans tous nos mots

Un poète classique, il fait courament des alexandrins

Des vers qui sont susceptibles d'etre découpés en deux

Avec la césure à la moitiée du vers, et la rime qui est sa mémoire

Les poètes modernes, Ils préfèrent les vers courts et rapides

Il n'est pas si facile pour un gamin de bien dire un alexandrin

Car lui, Il préfère nous balancer un texte rapide tout en raffales

Il y a une urgence pour lui et il en  oublie la douceur de la poésie

Les mots deviennent ainsi des discours plus ou moins politique

Pourtant les tout premiers slameurs c'était bien des poètes

The last poets qui écrivaient tous leur textes en alexandrin

Ainsi les discours étaient plus aimables et beaucoup moins violents

C'était un territoire nouveau, pour des gamins en quete de leur mots

Entre les poète classique et la modernité de ces jeunes slameurs

Il n' y avait que les supports qui différaient dans les choix

Peu de poètes classiques qui usent des médias bavards et puissants

Ils préfèrent faire des bouquins, qu'ils vendent assez peu et à des amis

Après l'oral, vinrent les gens de l'écriture, pour pouvoir mémoriser

Il s'agissait plus ainsi de se faire reconnaître dans un livre

Que de noircir une feuille de papier que l'on laisse dans un tiroir

Je sais de ces écrits poétiques, qui sont tout raturés avec des taches

A savoir que notre plume autrefois c'était une gravure de nos  mots

Sur du papier blanc,  lettres écrites serrées, avec ou sans rature

Il s'agissait de noter sur le papier une pensée  qui est poétique

De nos jours, hélas nous oublions maintenant tous nos stylos

Et nous utilisons le clavier, avec un débit continu de mots

De plus il y a toutes les fonctionalités possibles de l'internet

Entre les choix innonbrables de choses diverses sur les réseaux

Entre tous ceux-là  que nous choisissons, tout ce qui nous est permis ou imposé

La poésie, elle a commencé au début de sa vie par l'oralité

Puis elle a été, de toutes ces écritures faites sur du papier

De nos jours, notre poésie, elle devient presque une vérité incomprise

Ou plutot des choix inédits et toujours tous réitérés dans nos propres mots

La poésie! C'est bien ce truc bizarrre qui parle en nous meme

Entre ce qui était et tout ce que nous revons pour demain

Le vieux François Villon savait-il ce monde où nous vivons ?

Pourtant il n'y a rien à rejeter de ses beaux poèmes d'autrefois

Paris le 12 novembre 2018

Vagues à L'âme

Vagues à l'âme

J'ai parfois quelques choses d'effrayant en moi
Ce mal qui vient et qui peut paraitre très étrange
Ce Tout petit rien qui donne un grand désarroi
Comme si, l'homme que je suis, il dérange

Alors quelque fois dans ma vie, Celle- là qui se passe
Comme si je vivais trop solitaire dans un grand silence
Pour oublier cette vie trop idiote et toute sa vraie crasse
De mes mots, Il me reste que toute la force de la démence

Je suis un triste poète fatigué, et lui dans le soir il se tait
Il sait trop ces choses tellement effrayantes qu'il redoutait
A savoir, paraitre, bavarder ou encore se savoir être très habile
Mais ne pas toujours vouloir dire ou répéter ce même truc facile

Le vieux que je suis, Il ne vit jamais qu'avec ces propres mots
Lui ! Écrit-il mieux ses poèmes que l'écrirait un petit jeunot ?
Je n'en sais bien que dire ! Ce ne sont que de ces trucs de cabot
Se dire et être Habile ! Certes ! Mais, je ne me fais pas de cadeau

Il me vient des désirs puissants et aussi de ces rêves d'enfant
Où je suis très fort et très aimé comme le serait un revenant
Ce vieux barbon qui vit solitaire avec ces rêves d'un maintenant
Je me sens aussi comme un poète trop solitaire et vrai perdant

Car à vouloir crier très fort, tout seul dans ce soir couchant
En se rappelant et en aimant tout le passé et ce matin charmant
Certes vivre en solitaire mais aussi aimer très fort et toujours
Parfois nos vies, elles ne sont que la somme de tous nos amours


Paris le 2 Novembre 2018 Le jour dit des morts

Un soir dans un jardin d'Espagne

Un soir dans un jardin d’Espagne

Dans un chaud soir de l’été
Une andalouse danse et tourne
Sur un air de l’éternité exaucée
La danseuse, elle est une gitane

Il y a là, un enfant qui mange une figue
Qu’il a cueillie sur les figuiers mûrs
Il regarde la danseuse, un homme chante
Alors de ces airs interminables et envoutants

Où il est question d’amour et de morts
Entre deux hommes bien différents
Et tous deux amoureux de la même
Et la danseuse, elle danse et danse encore

Il est tard dans la nuit d’Espagne
Et les amours de la belle, ils continuent
Avec son grand amour et sa vie triste
La nuit passe et le gamin qui s’endort

La gitane parle encore de cet amour
Et l’homme raconte son grand désespoir
Il est minuit le clocher qui sonne douze coups
Et la danseuse, elle s’arrête enfin et c’est fini

Les spectateurs qui se lèvent et ils regardent
La scène vide, ils attendent la danseuse
Et la danseuse par coquetteries elle s’avance
Et elle leur parle de la musique de l’auteur

Elle évoque Albéniz , De Falla, Rodrigo
Et tous les jardins de l’Espagne de cet été
Et moi qui suis bien seul dans ce Paris lointain
J’aime à rêver d’une gitane en Andalousie

La puissance des mots, c’est de la poésie
La beauté de la danse, c’est une évocation
Le pouvoir de la musique, il est un voyage
Ma gitane, elle est dans ce jardin d’Espagne

Paris le 6 juillet 2013

Un truc que j'avais fait en 2002 sur les divers matériaux et leurs contacts

Contacts avec des matériaux, toucher, odeurs, couleurs, textures…

Peau et cuir

Peaux parfumées… Peaux pleines des odeurs du désir…Peaux de femmes… Désirables petits seins roses…Peaux d’hommes… Toucher râpeux… Barbules avant rasage…Peaux de bébé… Douces et soyeuses…A lécher… De la crème Chantilly…Peaux de vieux… Fines… Fragiles comme du parchemin…Cuir sado-maso… Fouet de super maîtresse…Cuir d’intérieur bourgeois… Canapés devant Télé…Cuir et Fourrure... Peaux des Bêtes... Modes... Écologie... Cuir de moto… Cuir des berlines…Cuir confortable…

Bois...

Chênes durs… Nervures de planche à bâtir…Sapin odoriférant… Sentir le sapin… Être mortel…Acajou… Teck… Bois du Brésil… Laque sur meubles... Odeur de résine… Odeurs balsamiques des pins…Bois de Santal... Bois de Rose... Odeur de bois brûlés...Bois de cèdres... Cèdres du Liban... Séquoia d’Amérique... Odeurs des fleurs de magnolias… Souvenirs d’enfance…Odeurs de cyprès… Bois d’œuvres… Bois de Justice...Bois de Marine... Forêts de Richelieu, Chênes centenaires...Bois contre-plaqués…Meubles de quatre sous… Récupération pour pas chers… Pas solides

        Métal…

Aciers brillants ou mats… Traces de rouilles… Rails de trains....Aluminium matis… Oxydation grise d’alumine…Vieilles casseroles en aluminium qui se tordait...Bronzes… Paliers d’appareils électriques… Statues des femmes de Maillol… Tuileries.. .Inox... Matériaux modernes... Difficile à travailler... Cuisine... Cocotte... Casseroles... Modernité Oxyde de fer… Rouille… Oxydes de cobalt… Bleu intense... Peintures… Van Gogh… Les impressionnistes… Les fauves... La grande  Guerre… Acier des armes… Acier… Krupp… De Wendel… Guerres du passé… Barons de l’acier

Verre...

Immeubles New-York… Manhattan… Twins-Towers... Transparence et fragilité… Fibre de Verre… Diamant... Dureté... Raideur... Souplesse… Raide comme une tige de verre… Verre cassé et coupant… Éclats de Verre... Matériau dur à travailler… Miroirs… Versailles… Galé…Cocktails… Verre à champagne… Veuve Clicquot… Transparence du verre… Optique… Arc-en-ciel… Photographies…Travail avec la lumière… Vitraux… Chartres… Mystiques... Glast-Nost… Michael Gorbatchev… Russie… Tchernobyl... Pax Aeterna… Pax Romana… Pax America

Céramique…

Glaise humide qui colle aux doigts… Boudins…Colombins… Freud… Contacts de la matière...Formes féminines… Plaisir divin… Plastique de la matière....  Le Golem… La première femme... Bible… Jarre… Vase… Utérus et pots à eaux... Émotions… Surprises alchimiques… Hasard et Destin… Formes jamais pareilles… Toujours différentes... Formes fabriquées et palpées...Tours du Potier… Tour de Fraiseur… Contacts Charnels... Matière et Formes… Création… Ève… Cote d’Adam… Formules chimiques… Céramique…  Céladon… Porcelaine…Artiste… Artisan… Mon frère Gérard Potier...  Production… Plaisir

Bruno Quinchez Paris le 4 décembre 2002

Contacts avec des materiaux diverscontacts-avec-des-materiaux-divers.mp3 (815.71 Ko)

Nuances des couleurs du voyeur

Nuances des couleurs du voyeur

Ma pensée est colorée, toutes de nuances,
Je ne vois, ni le noir comme le charbon dans la mine,
Ni le blanc pur, de la neige au soleil,
Ni le gris triste, des pavés dans les rues,

Mais je vois le vert anglais comme ce gazon qui est tondu,
Ou les vapeurs évanescentes des ciels gris bleutés de Paris
Je vois aussi le chant des rossignols,
Dans le clair-obscur des petits matins,

Je vois les lointaines étoiles bleues
Dans la profondeur de mes nuits les plus sombres,
Je vois encore les vies si fragiles
Des bambins, sur les seins rosés de leurs mères,

Je vois aussi, l’éternité et la mort
Dans le sang rouge, des damnés de la terre,
Je vois les soirs d’antan…
Les rêves roses des grands espoirs,

Je vois ce presque-rien du philosophe,
Je vois la subtile nuance,
Je vois le balancement calme de la rime
Et je pressens les infinitésimales tonalités,

Et j’aime cette nuance
Encore et encore…
Je vois l’alpha,
Et je pressens cet oméga

Je vois la pureté dans l’eau,
Je vois les cieux d’orages,
Je vois ce ciel bleu après la pluie,
Je vois tes yeux,

Ceux que mon cœur honore,
Je vois de l’or dans ces yeux,
Et je devine les sept couleurs,
De ce bel arc-en-ciel…

Je vois la vérité irisée,
Dans la lumière sur la perle,
Je vois les certitudes taillées,
Dans les facettes du même diamant

Et je vois l’éternité,
Comme un secret espoir,
Je vois ce Dieu, dans sa création,
Et toutes les créatures,

Je vois ton désespoir,
Et cette peur dans le frémissement inquiet,
De tes regards, je devine
Et je pressens cet amour,


Qui te vrille l’âme et le cœur,
Je vois mon regard dans la glace,
Je vois mon visage si familier
Et je me regarde, longuement vieillir,

Je te vois, je me regarde encore
Et mon regard, se porte vers ces ailleurs
Que sont les rêves qui luisent ?
Dans les sentinelles de ton âme,

Je vois cet encore
Et j’aime à te voir !
Toi que j'aime toujours
Avec tes mille nuances

Bruno Quinchez (Morsang sur orge mai 1992)

Nuances des couleurs 1nuances-des-couleurs.mp3 (452.14 Ko)

Une symphonie déconcertantes

Symphonie déconcertante

J’entends parfois le rossignol picole et il boit sa gnôle et se dope
Tandis que le corbeau noir et aigris, il jette sa cigarette et écrase sa clope
Le concert est fini maintenant et je vois les deux oiseaux qui se taisent
Ils comptent leurs envolés lyriques, et tous leurs chants de la grande baise

Là-haut ! Ils volent l’attention des auditeurs, et ils s'envolent sans bricole
Une colombe passe, on lui tire dessus, et elle se prend des tonnes de plomb
Non ! les oiseaux, ils ne sont que des fantaisistes sans chef et ils rigolent
Un chien qui aboie dans ma rue, il exprime une opinion qui est de fond

Les humains, ils se sont absentés et ils ne sont plus sur la scène
Le scénariste, il a changé le scénario, et je vois toute la vie qui se démène
Babar l’éléphant qui revendique le droit d’être un roi et qui soit sans problème
Je sais bien tous ces personnages du passé parmi tous ceux que j’aime

La symphonie sibylline des sillons, et des microsillons sans remords
L’oiseau en moi qui se tait et il laisse aller, cela sans qu’il n’ait fait de torts
Un chien sage se lève et il déclare que demain, ce sera beaucoup mieux
J’ignore si les hommes,ils se prennent pour de chiens ou pour des Dieux

Je vois l’oiseau là-haut sur la branche qui essaye de parler du bonheur
Un vieil humain regarde l’oiseau et il lui tire dessus avec un regard mauvais
Tandis que l’oiseau, lui il chante et il chie toute la vie et tous ses airs bien trop niais
L'homme assis se demande encore : Mon Dieu ! Qu'est-ce que le malheur ?

Un chien chef d’orchestre qui bat la mesure avec sa queue, le rossignol chante
Je sais des animaux bien plus vivants que vous et moi, ceux-là qui me hantent
Un matin de l’an dix-mille je ne savais plus, si sur Terre il y avait des hommes
Comme je savais ces animaux et ces esprits, je les savais et nous sommes

Dans une musique tourmentée et absente, j’entendais l’âme des hommes
Mais où étaient-ils donc ? Je ne connaissais que des médias bavards et des formes
La symphonie du nouveau monde avec des trilles, des aboiements et des miaulements
J’oubliais le violon et le piano, je savais certains compositeurs dans les plus déments

La musique concrète, elle avait oublié l’Homme et elle composait avec les animaux
Les singes avaient-ils inventé une musique, celle-là qui soit vraiment universelle
Beethoven, Debussy, Ravel et Mozart, eux ils songeaient à un monde plus beau
Tandis que moi je connaissais une détresse entre un rien du tout et une pensée virtuelle

Paris le 30 octobre 2016

Symphonie deconcertantesymphonie-deconcertante.mp3 (551.73 Ko)

Apels du Large

Appels du large

Je me veux appareiller en ce nouveau jour,
Et rêver infiniment, la mer immense, mon amour,
Puis longuement, repartir, vers ces nuages,
Tout au bout de ces horizons, lointains rivages,

Je me veux t’aimer, et le monde tourne très lentement,
Je veux me lever vers ces ailleurs, vers ces vents.
Me réveiller, heureux au milieu des cataclysmes,
Et me rafraîchir, par tes pleurs, tes exorcismes,

J’aimerais tant savoir, et je suis le bateau qui va sur l’eau,
Je le voudrais voyager au loin, je ne peux te revoir à nouveau,
Le septième ange sonne, c’est la fin, le décret divin,
Puis-je encore naviguer dans tes mers ? O Dieu marin !

Je voudrais appareiller pour cette longue éternité.
Mon cœur et mes voiles qui se gonflent du grand vent,
Ce grand vent d’orgueil, fou et fier, mais innocenté,
Pour mieux t’aller vers toi, o ciel testament !

Vers ces flots inconnus qui me seront peut-être amicaux,
Un au de-là, de tous mes regrets, ces secrets virginaux,
Dans des terres cachées, pleines de toutes ses vertus,
Parmi les nymphes affolées, par leurs âmes invaincues,

Chercher et enfin trouver, là bas le dernier saint,
Comprendre ses mystères, ne pas les dévoiler en vain,
Apprendre dans mon cœur, et retenir son dernier secret,
Je veux partir loin vers cette sagesse et rester discret,

Je veux appareiller vers tous ces rêves, dès demain,
Souffle vent dans mes voiles, toujours, plus lointain,
Pour conquérir, plus loin, plus lointain, que tous les horizons,
Pour monter, plus haut encore, vers le plus grand des monts,

Conquérir la vision de l’infini, et voir la crête neigeuse,
Pour mieux voir, tous les hommes, et la vérité soucieuse,
Partir sans l’espoir d’un retour, sans en être inquiet,
Le savoir, et raconter mes voyages à des enfants benêts,

Soufflez, ô vents ! Tous les jours, tous ces jours.
Montrez-moi, les terres inconnues, les beaux amours.
Pour un soir, trouver, la terre mythique d’Avalon,
Le vert paradis de l’éden ou les terres du nouvel horizon,

Car c’est alors, que je pourrais appareiller vers la grande ronde,
Car je veux me perdre et vivre dans une terre si lointaine,
Atteindre l’île ensoleillée aux fruits d’or, où tout abonde,
Rivages de l’amour, soleils incandescents, vie sereine,

Bruno Quinchez
(Paris 27 juillet 1987- Nouvelle mouture
Morsang sur/Orge juin 1995

 

Texte de 1977 Au légionaire, texte tiré d'Au lecteur de Charles Baudelaire

 

 

Ce texte est le croisement de la technologie moderne,
Telle que pourrait l’utiliser un oulipien et un texte
Très connu de Charles Baudelaire (Au lecteur)

Au légionnaire,

La soubrette, l’érudition, la pécore, le lest,
Offensent nos essais et trébuchent nos correspondances,
Et nous allégeons nos aisés remous,
Comme les ménestrels numérotent leurs véroles,

Nos pécores sont théâtrales, nos répertoires sont laïcs,
Nous fanons gravement nos avions,
Et nous nous répandons généreusement, dans des chemises bourrées,
Crucifiant par de violentes pléthores, légitimer nos taffetas,

Sur l’orgasme du malaise, c’est Satie trimestriel,
Qui berne lucidement notre esquisse encombrante,
Et le rigide métallurgiste de notre voltige,
Est tout véhiculé par ce scatologique chiot,

C’est le diagnostic qui terrasse les filets, qui nous reposent,
Aux obligations les plus résignées, nous trustons des appétences,
Chaque jour, vers l’enfouissement, nous désenflons d’une passe,
Sans hors-jeu, à travers des ténors qui pullulent,

Ainsi qu’un débris payable, qui balance et manœuvre,
Le sexe masturbé, d’une apaisante cause,
Nous votons au passé, une platitude classique,
Que nous prétextons fortuitement, comme une vierge osseuse,

Sidéral, foutu, comme un milliard d’hémicycles,
Dans nos cervelles, rigole un phallus de dentiste,
Et quand nous ressassons, la morue dans nos préceptes,
Désunit, flirt invulnérable, avec de souterraines plages,

Si la vipère, le poivre, le poing, l’inceste,
N’ont pas encore broyé, de leurs paisibles destriers,
La cannelure bariolée, de nos placides déterministes,
C’est que notre amidon. Hélas n’est pas assez hasardeux,

Mais parmi les chiottes, les papes, les lieder,
Les sirènes, les scrupules, les vélomoteurs, les serveurs,
Les monte-charges, gobant, idéalisant, gueulant, rampant,
Dans le ménisque ingénieux de nos vicissitudes,

Il en est un, plus langoureux, plus mécréant, plus immuable,
Quoi qu’il ne prêche, ni grande gifle, ni grande critique,
Il farcirait volontiers, la tête de déchets,
Et dans une balafre, aveuglerait le monde,

C’est l’enseignement, l’œuvre chargée, d’un plomb ionisé,
Il revêt d’échecs, en fusillant sa huche,
Tu le consacres légionnaire ! Ce monte-charge déliquescent,
Hystérique légionnaire ! Mon sépale, ma fleur.

 
(Bruno Quinchez ; Charles Baudelaire)
Bruno Quinchez (Sceaux 1977 Paris 1988
Morsang sur/Orge, le 24 novembre 1991 et juin 1995)

Paris le 7 octobre 2018

Au legionaire texte tire d au lecteur de charles baudelaireau-legionaire-texte-tire-d-au-lecteur-de-charles-baudelaire.mp3 (617.55 Ko)

 

Un Poète

Un poète
 
Je lisais un petit homme contemporain qui écrivait ici
Il se disait : qu’est ce qui est important ? Que faire de ma vie ?
Mais était-il vraiment sérieux, ou n’était ce là qu’une angoisse
Lui je le sais, il ne savait que dire entre ses malheurs et la poisse
 
Un enfant qui passait par là, il lui dit un jour en le voyant
Mais qu’est ce qu’il veut le monsieur, je le vois émouvant
Peut être était il triste, l’enfant lui sourit et alors cela lui plut
Enfin il avait trouvé, un ami fidèle parmi tous ces inconnus
 
Le petit homme se résolut, à causer à tous ses voisins
Ces petits riens, ils lui firent pas mal de nouveaux copains
Cela en était tel, que dans la rue, il passait aussi pour un dingue
Mais lui, le petit homme, il savait qu’il n’avait pas besoin de seringue
 
Et alors il se mit à écrire sans fin comme un vrai forcené
D’abord sur un cahier d'écolier; puis sur un ordinateur  cela sans s’arrêter
Il devint alors le grand maitre des poètes... Toux ceux qui postaient sur internet
Mais il avait toujours en lui cette idée de ce monde qui n'était pas très net
 
Alors il alla sur le site toute la poésie où il postait ses poèmes
Sans avoir la grosse tête il aimait avoir des petites notes des j’aime
Moi Victor je rigolais, je savais déjà aussi toute les histoires de gros egos
Alors pour rigoler je racontais de ces trucs qui se voulaient rigolos
 
En vieillissant je savais que j’écrivais peut être mieux que dans mon passé
Devrais-je en sourire ou en pleurer, les mots ils sont d’un outre-passé
Je ne savais pas si le vieux con que je suis devenu, il avait vraiment raison
Il y a des mots simples de nos vies qui ne sont, ni des discours, ni une oraison
 
Le poète reste cet homme fragile, celui qui reste parfois sans pouvoir un mot dire
Y aurait-il des choses à vous dire ou bien de ces choses horribles qui soient à maudire
Ma peur reste de devoir juger, ce que je sais ne pas faire et une réalité que je ne veux
Un poète, il rêve et ses écrits, ce sont parfois des prières ou parfois de longs vœux
 

Paris le 6 octobre 2018, La fête de La saint Bruno

Un vieux texte de mes archives Dans (Version I)

 

Dans (Version I)

Dans tes yeux, cette mer immense de nos origines,
Dans cette mer, l’huître, accrochée aux rochers,
Dans l’huître, la perle irisée de mille feux,
Dans la perle, l’iris de tes grands yeux,

Dans cet iris, la phosphorescence de myriades d’étoiles,
Dans ces étoiles, la perspective, infinie de notre univers,
Dans ce gigantesque univers, seuls nous-deux,
Toi, tu me souris, pour la beauté de ce jour,

Moi, ton unique amour, je te réponds, bonjour !
Je suis le pied noueux des vignes du seigneur,
Tu es, l’amphore antique, sous la mer,
Tu me mèneras dans le plus secret de tes rêves,

Je crois, que maintenant,
Mon trop long sommeil s’achève,
Frêle embarcation, sur tes ondes sinueuses,
Lentement, bercée, de la vague rythmée, le ressac,

Tel un soc, j’avance, sur ta surface, calme et sereine,
Je t’effleure, je vais, j’évolue comme la figure de proue,
Je suis ce galion ancien, et je suis chargé de ton or,
J’aime le sillon que je marque sur toi,

Osmoses, en toi, la mer de tous les abîmes,
Présences et mémoires, de l’éternité,
Des cycles lunaires, des marées,
Dans tes ombres, il y a ces abysses,

Ces abîmes, qui cachent tes secrets,
Obscurité des cavernes,
Densité d’un désir, lourdeurs de la chair,
Épanouissement des sens, senteurs marines,

Ta marée, la plus intime,
Irisations, rosées, nacre de la femme,
Je goûte les embruns salés

Fusion de nos corps enlacés,
Union de nos cœurs, affolés,
Je suis dans ta profondeur et j’y nage,

Tu m’entoures, tu m’envahis, je m’y noie,
Chaude mère, qui m’a enfanté,
Chaude mer, de nos origines,
Chaud fœtus de mon origine,

Bruno Quinchez (Morsang sur/Orge 1979 1988
Paris 1989 Morsang sur/Orge juin 1995)

Dans premiere versiondans-premiere-version.mp3 (453.88 Ko)

Les deux pigeons de Paris

Les deux pigeons de Paris…

Deux pigeons, de notre Paris, s’aimaient d’amour tendre,
Leurs plumages étaient d’un gris sale, couleur de cendre,
Ils fréquentaient notre ville depuis des temps  lointains,
Leur nourriture venait des parisiens qui tendent leurs mains.

Le premier, un pigeon avec des taches marron, et laid
Courait, entre les bancs et le bac à sable, en mendiant
Les enfants essayaient de l’attraper en le pourchassant
Cherchant à le coincer par des cadeaux sans attraits

Le second tout aussi déplumé que le premier désigné
Mais leurs amours étaient arrivés, signe du printemps
Ils ne se séparaient jamais, symbole d’un amour suranné
Les enfants jouaient et  les regardaient de temps en temps

Leurs amours étaient connus comme le symbole la fidélité
Mais les bancs et les trottoirs devaient souvent être décrotté
Un maire décida que cela était assez, ils devaient disparaître
Les pigeons ignoraient les édiles et  se révélaient  opiniâtres

Un  chasseur de pigeons fut nommé par le maire de Paris
Ceux, qui voyaient seulement leurs salissures, furent ravis
Et le chasseur fit si bien, qu’en une année, plus de Pigeon
Mais l’âme des parisiens fut triste de leur entière disparition

Un parisien complaisant se mit en quête de leur faveur
On choisit de beaux pigeons, des bisets aux  plumages titrés
La race des pigeons était sauvée, pigeons de grande qualité
Mais nos deux pigeons du début réapparurent, sales et chieurs

Quelques années ont passé, il n’y a plus les beaux bisets
Mais des pigeons sans pedigree, mélange des gris et des marrons
Les Parisiens de toujours, se réhabituèrent alors à leurs pigeons
Les pigeons sale et gris, avec leurs  toutes les salissures, sans arrêts

Moralité si les pigeons sont sales dégouttant et sans attrait
C’est une partie de notre paysage de notre vieux Paris
Leur salissure serait  cette longue absence sans préavis
Si vous aimez Paris, aimez aussi ceux qui font partie du portrait…

A savoir que ce jour du 23 septembre 2018, je ne vois pas d'oiseaux chez moi
Comme s'ils avaient disparus et là je ne sais vous dire quoique ce soit
Un mauvais rêve dans une réalité vécue qui est plus ou moins idiote
Je ne sais dire où sont donc passés les pigeons, une réalité pas rigolote

Bruno Quinchez Paris le 14 mars 2000  17h 43 et ajout du dernier quatrain le 23 septembre 2018 16h18

Les deux pigeons de parisles-deux-pigeons-de-paris.mp3 (431.33 Ko)

Un vieux texte de 2000 Les fantasmes, les souvenirs et les odeurs (version avril 2000)

Les fantasmes, les souvenirs et les odeurs (version  avril 2000)

La bonne odeur du pain
Qu’a pétri la main du boulanger,
L’odeur du café que l’on a versé
Dans la tasse aux petits matins,
Le goût sucré de la mie de pain
 Que l’on a longuement mastiquée,
Le goût de noisette et le goût du beurre frais,
La blancheur du yaourt
Dans la cuillère que l’on avale
Et l’odeur âcre de l’ozone
Dans les petits matins de l’hiver,


Le souvenir encore tiède du lit défait,
L’odeur de cette femme que j’aime
Et l’odeur de l’homme.
Une odeur de cul,
L’odeur du sexe et du phallus
Après cette intense jouissance.
Le goût de sa salive dans ma bouche
Et ses seins que j’ai pétris,
Ballochés et chamaillés,
Et mon sexe durcit par l’envie
De recommencer encore et encore.
L’odeur encore chaude du plaisir partagé
Et les draps froissés
Par le mouvement chaotique de la passion.

Le souvenir ensoleillé d’un bel et bon été,
L’odeur de l’herbe dans la campagne brûlante,
L’odeur du foin fraîchement coupé
Et la senteur des fleurs.
L’odeur des foins séchés dans la grange
Où nous nous cachions !
L’odeur des arbres par cette lumineuse journée,
Cette odeur insistante du magnolia
Dans le jardin des souvenirs.
L’odeur de la terre humide
Par les soirs d’orages,
L’odeur des roses au  temps
Du début de l’automne,

L’odeur de l’automne,
Cette odeur de feuilles mortes qui se décomposent.
L’odeur de la mort, cette odeur de novembre,
L’odeur du premier et du onze novembre.
Une odeur de charogne, une odeur d’encens brûlé.
L’odeur de la tranchée,
L’odeur de la messe de souvenir des morts.
L’odeur des poilus, tous ceux qui puent ensembles et pour toujours,
Ce mélange d’odeurs de pieds, de sueurs et de terreur froide
Avec l’odeur de merde dans la boue de la tranchée.
Cette odeur de tous ceux qui chient dans leurs culottes.
 L’odeur des gaz, de la poudre et des morts qui pourrissent.
Cette odeur, celle de la chair martyre, de la chair à canons,
L’odeur affreuse de la souffrance,

 

L’odeur des femmes dans la maison close,
Cette odeur de moisissures
Qui est l’odeur de toutes ces femmes qui se fanent.
L’odeur des mères maquerelles
Cette odeur d’un parfum de quatre sous
Et l’odeur des huîtres
Celles que consomment les clients.
L’odeur de la môme crevette
Cette odeur de la servitude
Ou aussi cette odeur de la lassitude,
L’odeur des solitudes.
Ce ne sont qu’odeurs de pisse
Et des parfums éventés,
L’odeur des putains qui s’étiolent,

L’odeur des enfants,
Une odeur sucrée de barbe à papa
Et le goût des caramels mous
Qui collent aux dents.
L’odeur des pétards
Qui explosent dans la bouse de vache.
L’odeur des feux de Bengale,
L’odeur du bal du quatorze juillet
Et l’odeur des premières cigarettes,
Celles qui font tousser
Une odeur de tabac brûlé
Qui nous fait oublier toutes les bonnes odeurs.


L’odeur merveilleuse du premier désir.
Ce goût et cette odeur du premier baiser
Que nous osons donner.
L’odeur évanescente
Des premiers matins de notre enfance,
L’odeur de la confiture
Qui cuit dans les marmites.
Toutes ces odeurs qui fondent notre enfance,

L’odeur de l’ouvrier ? Je ne sais pas
Et je ne saurais peut être jamais ?
Et peut-être même j’ignorerais
L’odeur du con d’Irène Maïaskowskaïa
Cette russe, membre de la Guépéou.
Le con Irène est une odeur de soumission au parti
Qui a l’odeur de la sueur du prolétaire
Et l’odeur du parti désincarné, c’est une odeur
Qui reste hors de nos vies.
Je me demande quelle était
L’odeur de Staline ?

Je n’ai jamais su
Si le nazisme était ce fantasme
D’absence d’odeur pour Adolf Hitler ?
Le führer n’a-t-il jamais senti
Cette odeur du sang et de la sueur
Et n’a-t-il rêvé du surhomme
Que dans un monde inodore,
Sans sueurs ni attractions sexuelles ?
Pour moi le nazisme était
Ce fantasme d’absence des odeurs.
Un fantasme et la saveur
De l’idée de l’idéal…
Il y a aussi l’odeur de l’indicible du wagon
Où les humains sont entassés.
Cette odeur évanescente
De la nuit et du brouillard.
L’odeur des camps
Et l’odeur incantatoire
De ce nègre qui a peur.
L’odeur jalouse de ces juifs
Que les nazis haïssent,
Ces odeurs si particulières
Que respirent les nez aryens.
En Europe occupée
Cette odeur de la collaboration
Celle des bons pères de familles.
L’odeur de ces fantasmes,
Cette odeur de l’horreur
Et cette odeur des honneurs,


L’odeur des pieds qui est odeurs des poètes.
Celles-ci qui sont ses odeurs d’humains trop humains
Et celles-là qui sont aussi
Celles de tous les hommes libres et vivants.
L’odeur de ces humains tellement humains
Et l’odeur florissante des printemps.
Les effluves des fleurs
Qui nous étourdissent et nous émoustillent.
L’odeur de la joie et de la liberté de s’aimer
Et l’odeur de la permanence de la femme.
L’odeur des enfants à naître.
Tout ce qui fait l’honneur,
La joie et le charme de nos vies.
Oui ! La vie possède une odeur et vivre
Ce n’est pas un fantasme

Quelle est l’odeur de la télévision ?
Rien ! Néant ! Ce qui est pire que la mort !
La télé n’a pas d’odeurs
Donc la télé n’existe pas !
L’odeur des souterrains,
Le métro dans la capitale,
Un parfum de synthèse pour masquer
L’odeur des humains, les S.D.F.
Cette odeur de pieds
Et de crasse, d’hommes bien humains…
L’odeur de la mort
Et l’odeur des gens biens vivants.

Le goût du terroir
c’est le sang de la terre
Ou parfois l’odeur terrible
de la souffrance,
Cette odeur du sang impur
Que verse le citoyen de France
L’odeur triste de la guerre
Et l’odeur de la pureté.
L’odeur de la pureté ethnique,
C’est une odeur de poudre et de napalm
Ou encore le goût de cet alcool fort,
Le goût de gin, le goût de vodka.
Le goût de l’eau douce,
Le goût des pommes de terre sans le feu
Et l’odeur de l’essence absente, un goût du vide.
L’odeur du gazole
et le bruit des blindés,
L’odeur de la sueur.
L’honneur de soi-même,
La peur de l’autre
et l’odeur des souvenirs…
L’odeur des fleurs,
l’odeur de la femme bosniaque
Et l’odeur de cet enfant qui sera serbe.
L’odeur de l’hiver, l
’odeur de l’ozone,
L’odeur du vide
et toujours, l’odeur de la vie.

L’odeur de la femme humée
Cette odeur que possèdent
les petites filles
Tutsis, afghanes ou algériennes.
L’odeur et la peur de l’homme
Que l’on égorge aux noms de dieu.
L’odeur et le goût du sang,
Ces odeurs de la vie…
Non ! Je le dis et je le crois
Nos vies ne sont pas des fantasmes !
Non ! La vie n’est pas un opéra !
La vie n’est pas un concept
Ou une belle et vaine abstraction lyrique.

L’odeur de ses saints
Qui sont morts dans l’amour de Dieu
Et l’odeur des seins
Tétés dans nos tendres enfances.
L’odeur de toutes ses bonnes choses
Que nous ne pouvons oublier.
L’odeur du pain partagé
Que nous rompons en commun
Et le goût des vins forts.
L’ivresse des alcools
Cet alcool pur et si dur qui vous désintègre.
Les odeurs aimées et l’odeur inodore,


Le nez de la belle Cléopâtre
Et les senteurs fortes de l’orient.
L’odeur puissante de Jules César
Et la puissance de la femme.
Cette odeur des fantasmes
Et l’odeur jamais oubliée des souvenirs.
L’ardeur de la vie et l’ardeur du passé.

Bruno Quinchez Paris  texte remanié le 6 avril 2000

Les fantasmesles-fantasmes.mp3 (1.57 Mo)

Des regards dans un ciel

Des regards dans un ciel

Le ciel, dans le soir, il était tout ouvert aux étoiles
Ce ciel étant à regarder comme une grande toile
Et aussi quelques ombres de ces grands arbres
J'écrivais un poème que je gravais dans le marbre

Tout en respirant cet air de l'été qui était très doux
Je ne savais pas vraiment quel était le rendez vous
Mais la nuit qui me disait : regarde tous ces lumignons
Et ceux-là qui me faisaiett aimer tous mes petits quignons

Entre l’étoile Denneb et la constellation du bouclier d'Orion
Je voyais une petite ourse au nord et aussi un grand lion
Ils m'indiquaient sans faille ma route avec l’étoile polaire
Et dans cette proximité, il y avait mile chose dans l’univers

J'écoutais ces bruits des animaux qui grignotaient dans la nuit
Quelques bestioles, dans l’obscurité, qui viennent et qui fuient
Je méditais là ! Tranquillement étendu et regardant, dans le noir
En songeant à toutes ces myriades choses du ciel qui sont à voir

Shakespeare un grand homme du passé qui nous a dit autrefois
Il y a plus sûrement plus d'êtres vivants qui vivent dans ce ciel
Que Toutes ces vies que notre terre, petite et encombré, sans joie
Je me disais : Petite Terre ! Et que sera, tout ce qui fait ton potentiel ?

Une petite Terre qui est hélas déjà bien abimée et toute pleine
Demain est à savoir ou à prévoir, pour que la vie soit sereine
Mais je sais aussi que nous avons certainement atteint nos limites
Que dire ? Que rêver ? Je ne sais que dire entre tous les mythes

Paris le 13 septembre 2018

Des regards dans un cieldes-regards-dans-un-ciel.mp3 (332.45 Ko)

Une réponse pour Lionel Rappeur d'Aramenta

Une Réponse pour Lionel

Lionel ! Vous savez ! J'ai de plus en plus une envie de me taire
Et savez-vous pourquoi ? Non ! Car cela ça reste un mystère
Dans les faits j'ai ce sentiment qui m'est venu avec l'âge
D’être perdu dans le bruit de la masse et de rester un inconnu

Dans les faits réels, je vois que du baratin avec des médias bavards
Et même si je sais que je suis lu, Je me refuse à jouer le prophète
Je reste un philosophe je doute de tout, Je ne sais pas qui a raison
Ni croyant ! Ni athée ! Les trucs avec la foi ? Non ! Ce n’est pas mon truc !

Peut-être de plus en plus désabusé, j’ai vu tellement de conneries
La seule chose que je m’autorise, c’est le respect et l’amour de l’autre
J'écris depuis 1977 sans vraiment parler des problèmes politiques
J’ai appris une chose, il y a des idées qui passent par la poésie

Il faut qu’elle ait de la place dans la texture de la phrase dite ou écrite
Et ne pas réduire en peu de mots, la poésie n’est pas un slogan qui soit bref
L’évocation de la vie, elle est plus facile dans une phrase développée
Vous me direz qu’une idée passe mieux si elle est scandée

Et répétée plusieurs fois ! Désolé! Mais pour moi, ça tue cette nuance qui fait la poésie
J’ignore entre tout ce qu’on dit poésie, ou ce qu’on ne dit pas poésie
Qui soient autres que ma vie, et mes visions personnelles sur ce monde
C'est d'abord mes rêves d’un monde meilleurs et des poèmes d'amours

Je sais ce que je dis, c'est banal ! Parfois des mots simples, ils sont aussi des lumières
Vous savez ! Je suis un homme ordinaire et banal, avec l’expérience de l’âge
Mais moi, je reste sans programmes, j'ai du mal avec la politique et ses folies
La politique ? Elle fait des discours et elle raconte des choses pas toujours sympathiques

Peut-être plus un vieux poète, je sais trop l'importance des mots
C'est en relisant Jacques Prévert, que celui-là qui à été mon initiateur
Mais depuis quelques temps; j'en ai plutôt marre d'écrire sur le net
Il y a trop de baratins et ce sont trop des gros egos qui sont angoissés

Et pas assez de la vraie politique, de celle-là qui s'engage pour les autres
Internet ? Oui ! Du baratin toujours et toujours, par d'idéals pour survivre
Quasiment le net, ce ne sont que de fausses informations non-vérifiées
Chaque mot possède son importance et ils sont à rendre au peuple

Paris le 9 septembre 2018