Poésies diverses et variées

  • Pourquoi "on" écrit version 12 octobre 2019

     

     

    Pourquoi «On» écrit ?

    On écrit parce qu'on a
    Du monde dans la tête,
    Un petit théâtre ou un petit vélo
    Qui fait le tour du monde,

    Il est rare que les gens
    Sans histoire se mettent à écrire,
    Puis des fois on se prend pour Dieu
    Et on invente un monde à soi

    Avec ses rois, ses anges, ses démons
    Et plein d'histoires terribles
    Qui se passent dans des Mondes…
    Et en général, ça passe avec l'âge

    Alors on se fait lire, pour savoir
    Par sa famille, puis ses amis,
    Puis quand on voit, que ça plait,
    On regarde plus loin, chez les éditeurs

    Ceux-là qui n'ont rien à foutre
    De nos histoires trop banales
    Mais on continue d'écrire…
    C'est comme une drogue d'être lu

    Et on continue de faire ses poèmes
    Jusqu'à ce qu'on désespère
    De n'être pas lu et connu
    Par d'autres personnes que ses amis,

    Alors on se met sur le net
    Et là on regarde les forums de poésie,
    On écrit, on est reconnu
    Mais pas par votre nom et prénom…
     
    Alors on cherche encore un éditeur
    Mais les éditeurs vous répondent toujours,
    De commencer par être connus…
    Alors on se met à faire son blog

    Où l'on a quelques lecteurs
    Qui vous disent: j'aime bien ce que tu fais,
    On a un grand sourire et une bonne montée
    D'endorphine de ce plaisir

    Mais on n'est toujours pas connu…
    Alors on cherche encore
    Mais c'est aussi sans fin,
    Puis on change de style,

    Les amis ne vous reconnaissent plus
    Mais d'autres se mettent à vous aimer…
    Et ça, ça dure toute une vie,
    Et les amis fidèles vous disent

    Qu'ils essayeront encore
    De vous faire connaître,
    Les amis font des associations
    Pour aider le génie inconnu,

    Puis ils se lassent de vos écrits
    Et tout le soufflé retombe…
    Jusqu'au jour ou un éditeur
    Vous dis qu'il aime votre travail,

    Mais vous êtes mort
    Et vos droits d'auteur
    Lui tombent direct dans la poche…
    Moralité ! Tu ne sauras jamais

    Ce que la postérité de ton vivant
    Et post-mortem te réservent…
    A savoir que Rimbaud il a fait
    De l'édition à compte d'auteur

    Et il n'a été connu que grâce à André Breton
    Dans les années trente et le surréalisme
    Le surréalisme aimait certains Poètes
    Tandis que d'autres étaient bannis

    Oui ! Ça rend modeste de le savoir
    Sans être de jeunes Rimbaud
    Mais vous qu'aimez vous Donc ?
    Et y croyez-vous à vos poèmes ?

    Je ne sais pas ce que sera demain
    Il y a des Myriades de poètes
    Et il n'y en a peu qui sont connus
    Demain n'appartient à personne

    Bruno Quinchez Paris 16 mai 2005 et le 12 octobre 2019

  • Mon passé de Poète

     

     

    Mon passé de poète

    Je souris et je rigole en moi-même, enfin pas vraiment
    C’est en fouillant dans mes affaires, le grand fourre-tout
    Je tombe sur un de mes petits livres de poèmes, une babiole
    Un truc qui est sans valeur, car il est fabriqué de petits riens

    Les textes, ils ne sont pas si mal, mais pour ce truc rien à dire
    Je lis les poèmes sans problème, il y a juste quelque coquilles
    Mais ce qui me fait rigoler, c’est que je croyais aussi les vendre
    Certes pas trop cher, mais tout de même une petite somme

    De nos jours je produis, pas mal de choses diverses et variées
    Mais il  y a un fait, que je suis lu sur internet, mais aucun livre vendu
    C’est rigolo de se souvenir, de toutes nos ambitions du passé
    Je vieillis et je ne sais pas pour après, car je ne serai plus là

    Modestement je sais que je n’existe  certainement que par l’internet
    Je ne connais pas d’éditeurs, pour les livres papier de poésie
    Il est dur pour l’égo, de se savoir non reconnu comme écrivain
    Le poète que je suis est beaucoup lu, mais  certes, il n’a rien vendu

    Qui sait demain ? Et vous qu’en pensez vous ? Vous mes lecteurs !
    La poésie c’est ce truc qui traverse le temps et qui reste toute aimée
    On ne vends pas un poème, c’est cette chose du temps qui passe
    Pensez-vous vendre votre poésie ? Non là ! Je me pose des questions !

    Bruno Quinchez Paris le 29 septembre 2019

  • La nuit et les amants

     

     

     

     

    La nuit, et les amants

    Ecoutez le ronronnement doux du chat
    Qui rêve, heureux, dans le noir,
    Ecoutez, le lent tic-tac de la pendule,
    L’horloge qui nous poursuit

    Ecoute,  mon cœur qui bat,
    Ecoute, écoute, écoute, mes aveux,
    Dans le noir nos mains se joignent,
    Et nous nous effleurons doucement

    Avec la fraîcheur blanche des draps,
    Avec la sérénité patiente de l’instant,
    Avec la pudeur voilée de l’obscurité,
    Avec joie, avec violence, avec passion,

    Nous nous aimons,
    Dans ce lit, dans le noir,
    Et je vois, je te vois,
    Je te touche, je te sens,

    Cette nuit qui passe,
    Tu es encore,  ma plus belle,
    Notre passion si simple,
    Nos corps si humbles,

    Dans ce noir sans lumière,
    Sont des statues de chairs,
    Que seule,  l’obscurité protège
    Des rides cruelles

    Des esthétiques normatives,
    Ces affreuses certitudes de la lumière,
    O cruelle lumière des jours,
    O obscure intimité de la chair
     
    O terre si dure,  
    Et Parfois tellement fertile
    Tu prendras sans problème
    Nos corps trop fatigués,

    Ainsi nous verrons que longtemps après,
    Après une dernière nuit,
    Après la mille et une
     Auprès de ma ronde lune,

    Moi, le complice de ses rayons blancs,
    Moi, le rêve antique du dieu Osiris,
    Lune décroissante et lune croissante,
    Pour la déesse aux profondes cavernes,

    Pour ma maîtresse
    au corps si parfait,
    O lune, favorisez
    cette intime, étreinte,

    Etreintes partagées,
    Dans un lit, défait,
    à l’heure, du rossignol,
    Des matins qui s’imposent   

    Bruno  Quinchez (Paris le 30 décembre 1987 dans un central téléphonique que je gardais)
    Remis en forme le 27 septembre 2019

  • Merci !

     

     

     

    Merci !

    Merci ! C'est assez gentil comme réponse
    Et c’est, je vous le dis, toujours plutôt sympathique
    Que d'être comparé à de grands bonshommes,
    Je ne sais pas, si un jour je serais un grand

    A vrai dire, il est plutôt vrai que là je subis
    De nos jours et cela  hélas depuis un bout de temps
    C'est une trop grande solitude de vieux mecs,
    Vous savez ! J’évite maintenant les lieux publics

    Des lieux où les poètes, ils discutent
    Et de ces endroits où ils disent leur textes,
    Moi je vous dis : Je n’existe que par le net !
    Des endroits connectés, que je fréquente assidument

    Il y a entre autres ce site littéraire Atramenta
    Et aussi d’autres sites comme Toute La poésie
    Mais moi je vais aussi sur mon propre site de blog
    Où je sais très bien que je suis beaucoup lu

    Parfois je me dis en me relisant, ainsi en moi-même
    Sans doute je pourrais peut être, être beaucoup plus connu
    Mais j'évite La publicité et je préfère rester silencieux
    Il y a peut être ce grands désir et de vraies tranquillités,

    Non ! Je n’ai pas envie d’avoir la grosse tête
    Alors vous savez, je me dis que je m’en fous un peu...
    Nota Bene, Il y a un fait, j'évite les réseaux sociaux
    Et tous ce monde des bavard impénitents et terribles

    Oui ce sont des lieux qui sont beaucoup trop bavards
    Où il y a toutes les rumeurs possibles et répétées,
    Celles-là qui ont souvent cours et cela trop facilement...
    Il y a plus de mille manières de dire n’importe quoi

    Vous savez déjà dans les années quatre-vingt,
    Il y a une dame qui me draguait comme poète
    pour que j'entre dans sa boite de Publicité et que je me vende
    Des mots choisis pour son équipe de vendeurs en pub

    Etre vu par elle, comme le créatif de nouveaux slogans,
    Non moi ! Je n'ai pas du tout apprécié du tout ce truc là,
    Non ! Je ne vends pas toute ma poésie ! Oui ! Je la vis
    Faire quelques babillages, et ne pas être toujours sérieux

    j’ignore ce que je deviendrais après ma vie qui passe,
    puis je vous encore merci pour les comparaisons
    Les grands hommes, ils demeurent bien connus
    Les poètes célèbres, ils nous parlent et ils revivent

    Bruno Quinchez Paris le 26 septembre 2019

     

  • Sur le noir Version courte

    Sur le Noir version courte

    J'ai quelques pensées sur le Noir
    Mais je ne veux pas développer
    Ce que j'ai fait sur mon site de blog
    En gros le noir n'est pas un concept simple

    il ne faut pas l'opposer à la lumière
    Le Noir est une absence de lumière
    Mais il existe des êtres qui vivent sans lumière
    Surtout ne pas en faire des diablotins

    Que pouvoir dire de cette absence de lumière ?
    Rien si ce n'est que la lumière montre les faits
    Parfois je sais des chose que je ne vois pas
    Doit on dire des chose obscures ou non-visibles ?

    Je ne crois plus dans les prophètes de demain
    J'aime toutes les vies quelques soient-elles
    Certains parlent d'un monde très compliqué
    Comment croire en un Dieu qui se dit l'unique ?

    Bruno Quinchez Paris le 25 septembre 2019

  • Paris sous la pluie

    Paris sous la pluie

     

    Paris sous la pluie

    Nous étions en automne, et dans ma rue, il pleuvait
    Le temps frisquet,  il nous disait ainsi qu'il passait
    Je prenais un café dans un bar où je bois et que je goûte
    Et je voyais ainsi tout mon Paris derrière ces gouttes

    Un mois de septembre où la lumière qui changeait
    Cet automne redoutable avec ses froids très mauvais
    Je ne sais que vous dire à vous, les poètes que j'écoute
    Me faut-il choisir, entre ce que j'aime, et ce que je redoute

    Un mois qui vient, et je sais ainsi, tout mon bel âge
    Le temps qui passe, et parfois, c'est comme un voyage
    Demain peut être, je ne serai plus là, mais je ne sais

    Le ciel qui se couvre, avec une multitude de nuages
    Et vouloir rêver d'un paradis, ou de lointains rivages
    Je ne sais pas vraiment choisir, entre le bon et le mauvais

    Bruno Quinchez Paris le 24 septembre 2019

  • Triolets d'automne version 22 septembre 2019

     

     

    Triolets d’automne
     
    Fleurs de givres encore étonnées d'être
    Les fleurs de l'automne passager
    Mes rosiers qui sont en boutons
     
    La terre qui se repose aimablement
    Dans mes deux mains noircies
    Je rempote mes fleurs maintenant
     
    Insensiblement la lumière décroît
    coucher rouge d'un soleil d'automne
    puis petits matins rosés avec le gel
     
    Le soleil qui descends beaucoup plus vite
    La nuit qui tombe plus tôt maintenant
    De la fraicheur qui s’impose, prendre un pull
     
    Les enfants qui vont à l’école depuis trois semaines
    Ils doivent apprendre toutes les bases de notre vie
    Entre le calcul et la lecture, dans des classes enfantines
     
    J’ignore parfois si j’aime ou je déteste cette période
    Je ne sais pas c’est novembre qui va venir, puis décembre
    Avec ces trop grandes chaleurs j’ai souffert ! Moi j’attends Noël !
     
    Naitre au cœur de l’hiver, ce n’est pas plus intéressant
    Que de souffrir de ces canicules très chaudes de juin-juillet
    Parfois je ne sais que dire, de toutes ces saisons qui passent
     
    Mon père ! Il est né le 22 septembre, c’est le début de l’automne
    J’aime voir le temps passer, mais je n’aime pas me savoir vieillir
    Je n’ai pas eu d’enfant et je ne connais pas demain qui viendra
     
    Printemps, été, automne, hiver et ça recommence sans vraies fins
    J’entends les cloches d’une église qui sonnent, mais moi je perds la foi
    Peut être croire en Dieu, mais aussi ne plus faire confiance aux curés
     
    Le ciel qui s’obscurcit, ou plutôt un manque de lumière en automne
    Je n‘aimais pas trop, ces chaleurs trop intenses, j’aime bien toutes les fleurs
    Celle là qui ont besoin du frère soleil, dans une vie qui reste fragile
     
    Je vois les feuilles mortes sur le sol, et qui sont à ramasser à la pelle
    L’appel du dix-huit juin, c’était ce temps, d’une grande lumière d’autrefois
    Je sais des choses en novembre, que je n’aime pas, des morts très aimés
     
    Le chien qui parfois aboie tard, dans le soir de mon Paris, où je vis
    Sait-il mes goûts et mes désirs ? De vraies couleurs et des lumières aimées
    Je sais une dame que j’aime morte en  cette période de l’été qui arrivait

     
    Bruno Quinchez Paris 5 avril 2012 et le 22 septembre 2019  

     

  • simple déclaration

     

     

     

    Simple déclaration

    Ce n’est pas, quelques choses d’importance
    Ou une longue accroche de publicité
    Ni même un brillant discourt politique
    Mais peut-être ma forte déclaration d’amour de la vie

    J’aimerais, tant vous dire vous dire cet essentiel
    Tout ce qui échappe à l’ordinaire
    Oui, je le crois, j’ai quelques choses à vous faire savoir
    Le beau printemps fleuri est bientôt là

    Et j’aime ces belles journées du printemps
    La femme d’à côté, est une commère
    Et je suis encore, trop seul, ces soirs
    Seul dans cette nuit, dans mon trop petit lit seul toujours

    Et j’aime les blondes, les brunes ou les rousses
    Et je crève de ma solitude, dans Paris capitale
    Paris capitale de soixante-neuf millions, de français et de françaises
    C’est vous dire, j’aime vivre la vie est la joie d’un amour,

    Pour moi mais je vous le dis bien, rien de très grave
    Surtout ne pas me taire, bavard sans cesse
    Dans cette ville où la parole, est un pouvoir, à conquérir
    Dans cette ville ou la foule souffre de sa solitude

    Ce n’est que ce petit moment de cafard
    Du blues urbain ou un spleen, de cœur de poète
    Si je me tais, vous avoir dit cela
    Et vous avoir parlé, sera plus facile

    Et vous le dire, me rendra moins triste
    Mais je crois, que, je vous gêne, allez, je me tais
    Oui je suis bien ce bavard qui se dit poète
    Parfois je babille mes poèmes, comme un vrai gamin

    Bruno Quinchez (Morsang sur/Orge le 8 mars 1992
    Paris le 11 septembre 2019)

     

  • Meurtrissure ?

     

     

    Meurtrissures ?

    Je ne sais pas  vraiment vivre, sans angoisses
    J'ignore si ce monde,  il devrait être parfait
    La vie, elle est faite, avec des hauts et des bas
    Je sais des jours de deuils, et des jours de joies

    Je sais ainsi, toute la douleur des jours, qui passent
    Mais parfois, je me dis aussi, que ce n'est jamais que ma vie
    Et que je n'ai pas vraiment d'autres choix qui sont à vivre
    Sans être masochiste, j'admets bien, ces meurtrissures

    Je crois aussi  que derrière celles-ci,  il y a beaucoup  d'autres choses
    Parmi toutes les choses de notre vie,  toutes celles- là que l'on vit
    J'ai appris dans mon enfance, que pleurer à chaudes larmes
    Ce n'est pas forcément mauvais, car ça soulage notre âme

    Bruno Quinchez Paris le 7 septembre 2019

  • Piano... Ma version du 28 aout 2019

     

     

    Piano... Ma version du 28 aout 2019

    Tranquillement, cela presque sans un seul mot
    Il s'assit sur son tabouret, seul face à son piano
    Et il commence à jouer, c'est surtout un lamento
    Il tapotait aux hasards les touches, en fa; en ré, en do

    C'était sans ordre, comme dans une musique rêvée
    Entre deux airs musicaux des souvenirs de son passé
    Et parfois il y avait en lui même quelques réminiscences
    Cela sur des rythmes hasardeux dans de petites cadences

    Il jouait ainsi pour lui de grands airs inconnus
    Ceux qui vous chavirent, le cœur et qui s'imposent
    Entre deux airs aimables de la grande bienvenue
    La vie, ce sont  toutes ces musiques virtuoses

    Le piano, tranquillement, il tapote et  il joue encore
    Et le temps ? Oui ! Pour nous tous, celui là  il passe alors !
    Ne pas oublier ces mots qui sont peut-être tous blanc
    Vivre son présent comme un temps qui parait innocent

    A ce jour Il était là assis et il vivait pour mon piano
    C'est un bidule  du commerce commun de marque Casio
    De ceux qui jouent avec tous leurs petits défauts
    Mais vous ai-je dis que celui-là, il joue assez faux ?

    Paris le 28 mars 2015 et le 28 aout 2019