Poésies diverses et variées

  • simple déclaration

     

     

     

    Simple déclaration

    Ce n’est pas, quelques choses d’importance
    Ou une longue accroche de publicité
    Ni même un brillant discourt politique
    Mais peut-être ma forte déclaration d’amour de la vie

    J’aimerais, tant vous dire vous dire cet essentiel
    Tout ce qui échappe à l’ordinaire
    Oui, je le crois, j’ai quelques choses à vous faire savoir
    Le beau printemps fleuri est bientôt là

    Et j’aime ces belles journées du printemps
    La femme d’à côté, est une commère
    Et je suis encore, trop seul, ces soirs
    Seul dans cette nuit, dans mon trop petit lit seul toujours

    Et j’aime les blondes, les brunes ou les rousses
    Et je crève de ma solitude, dans Paris capitale
    Paris capitale de soixante-neuf millions, de français et de françaises
    C’est vous dire, j’aime vivre la vie est la joie d’un amour,

    Pour moi mais je vous le dis bien, rien de très grave
    Surtout ne pas me taire, bavard sans cesse
    Dans cette ville où la parole, est un pouvoir, à conquérir
    Dans cette ville ou la foule souffre de sa solitude

    Ce n’est que ce petit moment de cafard
    Du blues urbain ou un spleen, de cœur de poète
    Si je me tais, vous avoir dit cela
    Et vous avoir parlé, sera plus facile

    Et vous le dire, me rendra moins triste
    Mais je crois, que, je vous gêne, allez, je me tais
    Oui je suis bien ce bavard qui se dit poète
    Parfois je babille mes poèmes, comme un vrai gamin

    Bruno Quinchez (Morsang sur/Orge le 8 mars 1992
    Paris le 11 septembre 2019)

     

  • Meurtrissure ?

     

     

    Meurtrissures ?

    Je ne sais pas  vraiment vivre, sans angoisses
    J'ignore si ce monde,  il devrait être parfait
    La vie, elle est faite, avec des hauts et des bas
    Je sais des jours de deuils, et des jours de joies

    Je sais ainsi, toute la douleur des jours, qui passent
    Mais parfois, je me dis aussi, que ce n'est jamais que ma vie
    Et que je n'ai pas vraiment d'autres choix qui sont à vivre
    Sans être masochiste, j'admets bien, ces meurtrissures

    Je crois aussi  que derrière celles-ci,  il y a beaucoup  d'autres choses
    Parmi toutes les choses de notre vie,  toutes celles- là que l'on vit
    J'ai appris dans mon enfance, que pleurer à chaudes larmes
    Ce n'est pas forcément mauvais, car ça soulage notre âme

    Bruno Quinchez Paris le 7 septembre 2019

  • Piano... Ma version du 28 aout 2019

     

     

    Piano... Ma version du 28 aout 2019

    Tranquillement, cela presque sans un seul mot
    Il s'assit sur son tabouret, seul face à son piano
    Et il commence à jouer, c'est surtout un lamento
    Il tapotait aux hasards les touches, en fa; en ré, en do

    C'était sans ordre, comme dans une musique rêvée
    Entre deux airs musicaux des souvenirs de son passé
    Et parfois il y avait en lui même quelques réminiscences
    Cela sur des rythmes hasardeux dans de petites cadences

    Il jouait ainsi pour lui de grands airs inconnus
    Ceux qui vous chavirent, le cœur et qui s'imposent
    Entre deux airs aimables de la grande bienvenue
    La vie, ce sont  toutes ces musiques virtuoses

    Le piano, tranquillement, il tapote et  il joue encore
    Et le temps ? Oui ! Pour nous tous, celui là  il passe alors !
    Ne pas oublier ces mots qui sont peut-être tous blanc
    Vivre son présent comme un temps qui parait innocent

    A ce jour Il était là assis et il vivait pour mon piano
    C'est un bidule  du commerce commun de marque Casio
    De ceux qui jouent avec tous leurs petits défauts
    Mais vous ai-je dis que celui-là, il joue assez faux ?

    Paris le 28 mars 2015 et le 28 aout 2019

  • O prêtresses ! O tendresses ! (Version II)

     

     

    O prêtresses ! O tendresses ! (Version II)

    Je l’aime tout entière, cette cruelle grande dame,
    Qui intiment cachée dans ses rêves secrets, se pâme,
    Et moi banal luron sentimental, je m’enflamme,
    Sortilèges ou charmes, elle incendie mon cœur et mon âme

    Je vous aime inaccessibles, orgueilleuses ou pures madones !
    Qui nous confiant vos trésors enfouis, vous vous abandonnez,
    Et fleuronnant, fleurissantes ou affriolantes matrones,
    Et nous montrant le noble manoir et l’écu, vous blasonnez

    J’aime les jolies béguines, bienveillantes et prudentes demoiselles,
    Qui prient, de toutes leurs âmes et de tout leur cœur, les cieux,
    Leurs sévères voilent blancs, cachant les promesses perpétuelles,
    Affermissent nos vies et nos inclinations et qui ont ce rire radieux

    J’embrasse et je m’embrase, lèvres pulpeuses de brune,
    Qui d’un sourire entrevu, et qui d’un seul regard, allume,
    Des brasiers incroyables dans notre cœur, aimable fortune,
    Qu’avec des œillades brûlantes et impérieuses, elle écume

    J’aime rêver, rêverie d’exil, ce rêve simple des vierges blondes,
    Qui s’éloignent, en laissant aller et tourner, le grand monde,
    Pour habiller la vie de dieu, silencieuses comme des Jocondes,
    Cachées, ces recluses adoucissent nos voix, dans la retraite profonde

    J’aime m’endormir sur les délicieuses, les langoureuses rousses,
    Qui dodelinant habilement de la hanche, se trémoussent,
    Exhibant des fraîcheurs fleuries sur de pâles frimousses,
    Fleurs et grains de son, sur peaux rosées qui sont si douces

    J’aime entrevoir, bien dissimulés sous la bure, les petits seins,
    De la chaste, la prude, l’honnête et très sage, la pieuse nonne,
    Qui durant la prière d’amour divin, tempère humblement nos desseins,
    Qui juge, à coup sûr, nos esprits malicieux, et d’un sourire, elles nous pardonnent,

    J’aimerai longtemps, flatter complaisamment et caresser, les belles fesses,
    D’une exquise bien-aimée, ma câline, voluptueuse et lascive maîtresse,
    Qui est très aimable, désirable et craquante, o cette chère diablesse !
    Avec des serments de vastes élans, d’affectueuses et de vives caresses

    J’aime boire, source claire d’infini, aux grands et paisibles yeux,
    Des aimables médiatrices, les épouses austères du souverain bon dieu,
    Qui l’ont pris, inlassablement et perpétuellement, cet unique vœu,
    Et qui ont laissé se perdre leur passé, présent tranquille et vertueux

    J’aime beaucoup cajoler et honorer, le cul dodu,
    D’une déesse, Vénus callipyge… ô belle compagne nue !
    Qui m’accorde ses biens, et qui m’abandonne un secret joufflu,
    Des petits riens, chairs rosées et fesses insurgées d’ingénue

    Je me voue aux déesses, pour me rendre à ces grands-messes,
    Célébrées pour elles, bonheur de fougueuses richesses,
    Caresses et baisers, mon amour, mon ivresse Ma pécheresse,
    Pour surprendre, ô lunes débridées ! Dans un lit, leur hardiesse

    O moitié ! Mater Déméter ! Comble de ruses et de feintes,
    Epouses vulnérables ! O vous les mères inlassables ! O les molles empreintes !
    O flammes ardentes ! Lumières fugitives, o lunes enceintes !
    O flamme chaste d’eau douce et pure ! O les désinvoltes étreintes !

    Belles armes d’Eve, fantasme universel, je t’évoque,
    Belles âmes des cieux, semblable énigme, je t’invoque,
    Belles dames, entrez dans nos vies, silences et paniques,
    En toi, ô loi ! Toi, blason de femme ! Con doux et magique

    Et toi, demi-nue, espérant vivre en affranchie ô troublante érotique !
    Oh dame ! Pour tes deux seins presque ébauchés, je donne ma tendresse,
    Et une gêne prude pour tes reins cambrés, belle et coquine impudique !
    Bergère prodigieuse ! Femme sans mesure ! O fée ! Hétaïre ou princesse,

    Bruno Quinchez (Morsang sur orge le 15 janvier 1996 Paris 27 août 2018)

     

  • Piano...

     

     

    Piano...

    Depuis quelque temps, il jouait là, sans un seul mot
    Méditant le temps qui passe, il s’assit à son piano
    Et calmement il joue tout aux sons d’un grand lamento
    Avec ses notes à lui sont toute à lui en fa, en ré, en do
     
    Dans un air sans logique, une musique rêvée
    Des rêves musicaux entre deux airs du passé
    J’avais en moi-même, mes quelques réminiscences
    Je tapotais sans conviction et de petites cadences
     
    C’était là, une musique faite, pour de grands airs inconnus
    Entre des riens rêvés qui chavirent et qui s’imposent
    J’allais de si et de là, entre deux airs de bienvenue
    Pour moi la vie, c’était des musiques virtuoses
     
    Oui le piano, dans ma nuit personnelle, il joue encore
    Et ainsi le temps de vivre, il passe sans décors
    Ne jamais oublier tous les mots qui sont toujours blancs
    Vivre cette musique comme un présent innocent

    À ce jour, j’étais assis et je jouais, pour mon piano
    C’est un bidule trop infâme, un son de la marque Casio
    De ceux qui jouent vraiment de ces airs très faux
    Mais vous ai-je dis aussi qu’il joue sans défaut

    Non ! Moi ! J'ignore le solfège, je suis un ignorant
    Non pas un mécréant ! Ni un grand méchant !
    J’aime jouer des notes, qui se suivent et qui fluctuent
    Le barbare en moi, il ignore toutes les notes, qui sont perçues

    Il jouait du piano debout ! Est-ce un détail pour vous
    Je ne sais pas ce qui est raisonnable, ou ce qui est trop flou
    Il y a des choses que j’aime, et quelques histoires de mon vécu
    J’ignore que dire, entre des histoires de cœur, et des histoires de cul

    Le piano, c’est un instrument parfait, qui est toujours bien accordé
    Entre le sol le fa et le si la gamme elle est toute là ! Des sons bien ordonnés
    Le Bruno, il ne sait que dire ! Parfois il aime, parfois il n’est pas pertinent
    J’ignore ce qui aurait dû être, dans ma vie, et de tous ces vécus, tous ces moments

    Une petite dame musicienne, qui aimait en moi, le poète un peu zazou
    Mais je sais aussi une peur, car pour elle, j’étais hélas cet homme beaucoup trop fou
    Danièle est morte, mais j’aime  toutes chansons vivantes qu’elle nous laisse
    L’amour ? C'est cette chose fragile ! Parfois que dire, sans des histoires de fesse ?

    Bruno Quinchez Paris le 27 août 2019

     

  • LE COQ ET L'AIGLE

     

    Un aigle royal sur son aire avec une proieDsc01178

    LE COQ ET L’AIGLE.  

    Un coq, du haut de son tas de fumier, se tenait haut et droit,  
    Il régnait sur une basse-cour dont il  était le maître et le roi,  
    Les dindes et les poules le reconnaissaient comme leur seigneur,  
    Les poussins sans aucune honte étaient satisfaits de ce géniteur,

    Il prétendait être le monarque et il  rehaussait le soleil chaque matin,
    Les renards redoutaient ses ergots mais ils le désiraient pour festin,
    Son orgueil n’avait que les vaches et les champs pour limites et horizon,
    Et les poules le trouvaient à leur goût et elles tombaient en pâmoison.  

    Un aigle du haut de son aire aperçut cet oiseau prospère au noble plumage,
    Cet aigle avait une si grande faim et dit : Ce coq a pour lui un funeste présage !  
    Il s’élança des cieux vers cette proie facile mais le coq aperçut le funeste,  
    Il s'en alla donc se réfugier sous une charrette chargée de végétation alpestre,  

    L’aigle lui fit connaître ce propos.  Ô coq ! Dis-moi qui est le roi des oiseaux ?
    Le coq penaud mais avantageux lui dit : C’est moi qui commande au soleil !  
    L’aigle décontenancé lui dit : Moi je vole si haut que nul ne m’est pareil !  
    Le coq audacieux guerroya et succomba en face de ces arguments inégaux.  

    Le soleil décline ce soir au loin dans la vallée sans le coq bravache,
    La nuit s’étend sur le monde et les étoiles brillent dans les cieux,
    Toujours est-il que ce coq était le messager de l’aurore et des dieux,  
    Et le soleil ne se leva jamais plus sur la vallée, l’aire et les vaches.

    Bruno Quinchez Paris le 30 mai 1997, Pour les photos Paris le 21 août 2019

  • La mort...

    La mort...

    Je ne sais pourquoi,
    Ce jour... Je songe à ma mort,
    Pas ma propre mort immédiate,
    Ni d’une négation d’être,   
    Mais la dernière qui viendra,  
    Celle qui arrive avec certitude,  
    Ce n’est pas que je la désire,
    Mais c'est mon espérance,
    Qui doit l’apprivoiser.

     

    Comme beaucoup,
    Je l’imagine étant,
    La souveraine amante,
    J’ai ce mal, en moi-même,
    De me croire immortel.
    Mais je me sens décrépir,
    Et je vois cette fin,  
    Comme une délivrance,
    D'une solitude de vieillard.
     
    Je ne désire pas  vraiment,
    Cette amante morbide,
    Ni que je ne l’espère,
    Mais pour bien vivre,
    Je me dois pouvoir,
    Bien imaginer cet après,
    Et ce monde qui est sans moi,
    Je ne sais rien de l’au-delà,
    Je ne sais rien pas ma vision,
    Cette histoire de la réincarnation,
    Ni de la résurrection,
    Je ne puis raisonnablement imaginer
     
    Mon ennui d’immortel,
    Je sais que la mort,
    C’est de voir disparaître,
    Et cela peu à peu,
    Tous mes amis présents,
    Je ne peux espérer
    Une longue immortalité
    Ou je serais tout seul,
    Car cette immortalité,
    Elle serait sans doute,
    L’enfer de moi-même,
     
    Je veux croire seulement,
    Je veux croire à la communion,
    De tous ceux que j’aime,
    Car je  suis sûr d’une chose,
    C’est que mon paradis,
    C'est cet infini imaginé,
    Qui serait sans borne,  
     
    Je ne peux espérer demain
    Et la vraie destruction,
    De ceux que j’ai aimés,
    Ma grandeur d’être passe,
    Par des myriades de myriades.
    Et notre terre est trop petite,
    Pour contenir l’océan,
    De mes fleuves espérants,
     
    La terre ne peut me contenter,
    De ce petit néant personnel,
    J’espère  dans l’infini,
    J’espère dans l’éternité,
    J’espère dans la vérité,  
    D’un amour de la Justice,
     
    Et aussi être un grand Poète,
    Celui que je veux être;
    Ou que je le sois vraiment.
    Je ne suis rien qu’un grain,
    Dans l’infini des océans,
    Qui me combleront d'espaces,
     
    Je ne puis rien espérer,
    Tout seul et dégradable,
    Si la vie est limitée !
    Ma croyance reste sans limite !
    Ni rien ! Ni servitude !
    Mais la communion des êtres.

    Bruno Quinchez Paris le premier juin 1998 une remise en fore le 19 août 2019

     

  • Avant ! Ou la déchéance du paradis obscur

    Avant... Ou la déchéance du paradis obscur

    Pulse ! Pulse ! Pulse !
    Voilà l’univers que je ressens,
    C’est une pénombre tiède et agréable
    Dans un univers liquide,

    Je sens les vibrations
    de cet univers que j’aime,
    C’est peut-être un univers limité
    mais c’est le mien.

    Depuis une éternité,
    je sais que j’existe
    Mais peu à peu je ressens
    La signification de ce qu’est être

    Mais je reste l’unique.
    Depuis un temps indéfini,
    Je sens des choses bizarres
    De bonnes sensations

    Et je pressens que mon moi-même
    Il est dans cet univers limité
    Car j’entends les vibrations
    De cet univers qui n’est pas moi.

    Des bruits, des sifflements
    Et des moments de plaisirs intenses.
    Quand j’entends des sons graves
    D’une sonorité mélodieuse :

    Bébé. Tu es dans mon ventre !
    Cette voix étrange est-ce celle d’un Dieu
    Qui m’appelle pour l’adorer ?
    Je n’en sais davantage

    Mais sa voix bien que très sourde,
    Elle est aussi une voix que j’ai apprise
    À aimer d’un grand amour…
    Est-ce le créateur qui me parle ?

    Je ne sais encore.
    Il y a aussi des musiques plus bizarres
    Comme des miaulements.
    C’est bizarre car je sais maintenant

    Que je suis prisonnier
    Dans un univers chaud et doux
    Mais j’aime beaucoup cela.
    J’espère que je vais y rester longtemps

    Car c’est agréable.
    J’apprendrais plus tard
    Que le grand tunnel de lumière
    Il avait une sortie froide

    Dans une maternité des hommes…
    Lorsque je vis ce début d’ouverture
    De mon paradis-prison,
    Je savais enfin que j’allais

    Coexister dans un monde infini.
    Ma prison-paradis s’ouvre
    Et je plonge ma tête de bébé
    Dans un monde froid et sec.

    Mais malgré cela je souris à ce monde.
    J’entends alors cette voix terrifiante
    Et venue de je ne sais d’où :
    Madame ! Vous venez d’avoir un garçon,

    Un fort beau garçon !
     

    Bruno Quinchez Morsang sur/orge 15 septembre  1996

  • Allitérations variées

     

     

     

    Allitérations variés

    Le gars gaga et égaré, gâtait les gros mots
    en grommelant trop grave et si grossier
    un enfant sage comme une image,
    qui voulait du grimage comme des mirages pour  des visages

    Mais ce cerbère, sérieux et sévère suintait
    ses sens de sensations sentimentales et sensuelles
    un chien cynique et si sérieux disait parfois
    de ses  sinistres et sérieux songes ou mensonges

    Alors elle arriva, la femme fleurie,
    affriolante et frivole, fleurs du printemps
    pour un flirt facile et fervent, plein de faveur
    Faveur facile pour des fleurs frivoles

    Ils s'aimèrent sans manière d'un amour magique
    et  mystérieux dans une masure misérable
    C'était une fée, un peu fêlée et fière,
    Elle fit filer le temps, une bonne fille et une fragile fillette

    Entre Mélusine et Maïlis ou madame Marie
    La nature nue, elle me chantait des poèmes
    sur des nuages et n'ignorait pas les anges si menus
    Le temps passa sans soucis sans secrets

    Tout  en sens dessus dessous,  l'essence de la passante lascive
    Demain déjà ! Disait le dadais, ce dodu doux et désirant
    et il décida de décéder dans un désir de  fin de vie
    J'étais agité de  gentilles idées, et d'absence de désir

    Idée plus ou moins décidées ou un peu trop blablatées
    Le bavard bavait des blablas dans des brumes
    et des brouillards trop braillards sans se brouiller le cœur
    J'avais janvier et le givre des  temps frisquets

    Paris  2014  et le 13 août 2019

  • Stratégies et conquête amoureuse

    Stratégies et conquête amoureuse

    Comment parler de cet amour ?
    Celui que l'ont dit physique ?
    A la fille que l'on admire
    A la femme que l'on désire

    Comment lui parler longuement de son cul ?
    En termes plutôt délicats et fleuris
    Tout d'abord décrire le visage
    Mais comment vous le décrire ?

    Ces yeux profonds qui vous éjectent
    Cela entièrement en dehors de votre univers
    Ces longs cils qui papillonnent,
    A vos alentours si proches

    Sa bouche qui s'ouvre
    Et qui vous parle longuement
    Ses dents si blanches
    Que j'aimerais être une pomme

    Son nez qui est très droit
    Non ! Il ne saurait nous mentir
    Son odeur, cette essence de vie
    Qui n'appartient qu'à elle

    Ces cheveux longs ou courts
    Frisés, blonds, roux, ou noirs
    Ces épaules désirables
    Que le décolleté nous dévoile

    Sa gorge et son cou de biche
    Et toucher le bout de ses seins
    Que l'on pressent fermes
    Et tellement désirables
     
    Comment parler de sa géographie ?
    En termes indiscutables et typographiques
    La topographie exacte de tous ses monts
    Ses pics et ses secrètes vallées

    Comment lui dire ?
    Que j'aimerais l' investir
    L' envahir ! Bref faire sa conquête
    Par une longue approche

    Ah ce rêve planter un drapeau
    Sur son mont de Vénus
    Et la caresser longuement
    Que j'aimerais dormir avec elle

    Que j'aimerais dormir sur elle
    Que j'aimerais poser ma tête
    Sur ses deux seins légers
    Et qui sont si fragiles

    Etre comme cet enfant
    Qui est là dans son berceau
    Et je me dis que j'aimerais poser
    Ma main sur son nombril

    Sans me retrouver trop idiot
    Et me sentir trop bête
    Comment pouvoir lui vanter
    Tous ces monts et ses merveilles ?

    Ses mâmes bien joufflues,
    Et les tétons vermeils
    Voir son nombril si discret
    Et qui reste tellement secret

    Et puis enfin trouver son trésor
    Enfouis dans le bosquet touffu
    Puis enfin connaître son dernier mystère
    La fente de la femme que je chéris

    Puis caresser longuement
    Ses deux cuisses et ses fesses
    Mais comment dire tout cela ?!
    Sans jamais pouvoir espérer la déshabiller ?

    Comment lui dire ses fleurs du mâle ? !
    Sans qu'elle ne rougisse
    Et qu'elle ne s'effarouche
    Et qu'elle ne vous fuit au loin...

    Comment partager et dire le plaisir
    A une femme que l'on veut conquérir ?
    Comment parler de sexe !?
    Quand on est timide et poète ?
    Comment parler de cul !
    A une belle inconnue ?

    Bruno Quinchez (Morsang sur/orge 8 novembre 1990-
    4 juillet 1991- 30 avril 1992- Paris le 12-août 2019)