Poésies diverses et variées

  • Des moutons dans notre ciel

    Sheepwith lap tops

    Des moutons dans notre ciel
     

    Quelques moutons, écrivains ou poètes qui tapotent ici et là-bas
    Dans un lieu assez commun, et aussi très partagé, c'est à dire ici
    J'y vois là-dedans des myriades de choses plus ou moins connues
     
    Je sais ces moutons, qui varient entre des noirs et des blancs
    Ils ne savent pas vraiment s’il y a un autre monde qu'eux-mêmes
    Parfois je me balade en solitaire dans des praires toutes vertes
     
    Je sais aussi des milliards de mots tous ceux qu'il y a dans des poèmes
    L'idiot que je suis, il pense aussi à  tous ces gens qui écrivent ici
    Je ne sais plus qui est qui, et cela je ne sais pas vraiment pourquoi
     
    Des fois j'aime le silence, pour pouvoir tranquillement reposer ma grosse tête
    Sur internet, le mouton, il est assez commun, enfin parait-il, à ce qu'on dit
    Le mouton c'est une espèce protégée, cela pour sa laine et pour sa viande
     
    J'ignore si une chèvre, elle est assez douce et est elle assez proche de moi ? 
    Pour que je lui dise : Saluts la douce petite biquette !  Comment vas-tu ?
    Parait-il  que dans le ciel, les nuages moutonnent et ils se groupent
     
    Un jour je me verrais parmi ces poètes, tous ceux-là de mon passé
    Celui-là ou celle-là qui m'a dit : Mon Bruno ! Oui !  Moi ! Je t'aime !
    Quelques mots aimables, ils suffisent pour changer toute votre vie
     
    Je sais aussi des  troupeaux de moutons, qui sont dans ce monde là
    Celui où nous nous croyons plus ou moins poètes ou écrivains
    Dans le ciel, je sais cette nuée de nuages qui batifolent
     
    Je sais aussi quelques uns qui papiottent ici sur Toute la poésie
    L'enfant qui est en moi, il aime ces images parfois rigolotes
    Un homme qui est assis là derrière son écran, il tapote ses mots
     

    Paris le 6  juillet 2019

     

  • Amours... Toujours

    Amours... Toujours

    Mon cœur est vide, certes il y a là haut un grand soleil
    Mais je sais le manque de la lumière, celles d'une absence
    Que dire sur ce qu'on doit faire, et tout ce qu'on doit accepter
    Avec des peut-être et une triste réalité de solitaire mal vécue

    J'ignore mes choix, pourquoi  et surtout les moyens que j'aurais eu
    J'entends dans mon cœur une vie qui continue de me turlupiner
    Je sais aussi des milliers d'amies qui me souriaient parfois
    Malgré moi je sais que je n'ai pas vraiment choisi mon destin

    Petite dame de T.L.P. j'aime tes sourires et tes commentaires
    J'ignore pourquoi maintenant je reste  tout seul comme un vieux machin
    Peut être le vieux con rêve  de son passé comme les années soixante-dix
    Il est plus facile d'écrire et de parler d'amour que de vivre une absence

    La mécanique parfois ce n'est que des petits rien qui ne marche plus
    Tandis que le poète reste cet immortel emmerdeur qui vous parle
    J'étais là tranquille ici sut TLP et je tapotais et peut-être aussi que je radotais
    Un jour qui vient je ne sais pas vraiment, alors on verra bien ce lendemain

    Paris le 12 juin 2019 en écoutant une dame de mon passé Danielle Messia

     

  • Ça va-t-y ou ça ne va pas ?

    Ça va-t-y ou ça ne va pas ?

    Je chantais parfois très joyeux parce que mon cœur était heureux
    D'autres fois je songeais à de ces choses qui ne sont pas rigolotes du tout
    Mais j'entendais un gamin qui gazouillait et qui blablatait tous ces petits mots
    Mon cœur alors il se rallumait et il voyait ainsi un monde qui sera sans vraie fin
     
    J'étais parfois trop amoureux d'une dame qui me réjouissait le cœur
    Je me retrouvais trop triste de savoir toute son absence très loin de moi
    Mais je savais des amies Ici qui m'écrivaient de ces mots très tendres
    Les mots que je lis, ils sont parfois de grands secours dans ma vie
     
    Je regardais ce ciel de Juin ,très chaud et un ciel  qui est bouché par les nuages
    J'ignore pourquoi je m'inquiétais alors de mon âge et aussi de ce mauvais temps
    J'aimais cette idée de  vouloir me retrouver tout nu dans un ciel chaud et lumineux
    Je rêve parfois de vivre dans une île lointaine avec ces gens, tous nus et proches de la nature
     
    Je tapotais sans grand problème entre toutes ces choses de ma vie trop solitaire
    Je me disais en moi-même quel ennui que de vivre seul et que devant mon ordinateur
    La raison, elle me disait que peut être il me manquait des contacts et des regards
    Alors j'irais me promener en pensant à vous ici et à tous mes amours trop absents

     

    Une lumière qui était dans mon cœur, elle me disait toujours : Bruno Je t'aime !
    Je sais aussi de ces fous médiatiques qui détruisent toutes les  belles histoires d'amours
    Parce que l'amour il ne sera jamais rentable, c'est un don qui est partagé par deux personnes
    La vie partagée, elle reste pleine, de secrets et de douceurs qui ne sont pas vendables

     

    Paris le 2 juin 2019

     

  • Des musiciens dans le métro

    Des musiciens dans le métro

    J'étais assis là très tranquille dans le métro où j'étais en transit

    Et je vois un type qui arrive dans la rame avec un bel instrument

    Un hautbois avec pleins de clés, et Il nous jouait des airs assez sympas

    Non Je ne sais pas lesquels exactement ! Mais moi ça m'a réjouit

     Pui il est passé après pour faire sa quête, cela en tendant sa main

    Je suis fauché et j'ai rien donné je luis ai dit que j'aimais bine sa musique                                            

    Je ne sais pas s'il m'a compris Il ne m'a pas répondu, peut être un étranger

    Plus tard vers 16 h à la station Père Lachaise je vois deux noirs avec des gros trucs

    Entre instruments à cordes et caisses de résonances toutes rondes en bois travaillé

    Je n'aime pas me balader dans Paris, Je sais trop de ces trucs que je n'aime pas

    Mais ces musiciens là,  ils m'interpellent, car ça crée une ambiance dans le métro

    Bruno va te promener! Et laisse tomber ton ordi et tes baratins de poète sur TLP

     

     

    Parfois je me dis aussi que les enregistrements c'est plus vivant que les textes voilà un poème que j'ai fait vers le 19 mai 2019 dont je me suis dit il faut que je l'enregistre

  • Le temps qui passe...

    Le temps qui passe

    Il était à peu près midi, qui sonnait à la vieille pendule
    Ces quelques douze coups, qui lentement se suivent
    J'écoutais ces sons, qui doucement, ils tintinnabulent
    J'écoutais en rêvant, sonner ces cloches, très furtives

    Le ciel, il était à l'heure, un soleil qui était déjà haut
    Et quelques nuages blancs, mois de mai, pas très chaud
    Les jours qui se suivent, mais parait-il que ça se réchauffe
    Je ne savais dire sur ce temps, qui est vu comme une étoffe

    Les bijoux du temps, ils s'éclairaient de nos presque-riens
    Je savais ainsi l'heure exacte, où tu me disais : Bruno ! Tu viens !
    Ce sont nos amours immortels, qui transforment notre vie commune

    Comment te dire, tous mes petites choses, et cela en ne pensant qu'à toi
    Je savais bien un temps passé, celui où j'étais un dieu inconnu, ou un petit roi
    Mais je me disais aussi, toutes ces choses, alors que vive toute la fortune

    Paris le 11 mai 2019 La sainte Estelle

  • Poésies et Musiques...

    Poésies et Musiques...    
     
    Certes pour vivre, il faut aussi avoir quelques envies de musiques
    Entre le grand Beethoven, le génial Mozart, Ravel et tutti quanti
    Ceux là que je cite Ils sont bien là ! Dans nos vies et dans nos rêves
    Mais j'ignore encore quelle est cette musique unique, celle me plaira
     
    Il nous faut écouter encore beaucoup et bien plus de mille choses
    Entre des musiques qui soient surprenantes et des poèmes bien écrits
    Je sais quelques mots, de rien du tout mais accompagnés d'airs musicaux
    Nous ignorons parfois ces quelques musiques que font nos mots
     
    Un jour qui vient là ! Je verrais! Et non! Là je ne sais pas vraiment !
    Quelques poèmes qui sont débités et qui nous parleront de musiques
    Entre des ariettes qui sont plutôt légères et de grandes symphonies
    Il ya quelques musiques qui sont toujours très entrainantes et très gaies
     
    J'ignore quel est le musicien de notre présent ! Lui, Il me soutiendra alors
    J'imagine des musiciens français, entre Debussy, Fauré ou bien Ravel
    Une musique du passé, celle-là qui oublie des temps parfois si lourds
    Tous ceux- là que j'aime, Ils me diront des choses légères et aimables
     
    J'imagine des mélodies qui sont parfois très simples et lumineuses
    Pas de ces symphonies trop chargées par une Histoire parfois violente
    Nous réinventerons, sûrement un temps qui soit plus doux pour une paix vécue
    Nous n'irons pas, rechercher tous nos morts dans les décombres du passé
     
    Je fais là ce petit poème pour des airs nouveaux et qui restent doux
    Habitant d'un nouveau siècle, mais je sais bien qu'li est déjà mal en point
    Chantons les vies, toutes nos âmes, elles écrivent pour demain qui vient
    J'aime parfois ces musiques nouvelles parfois peu connues comme Arvo Pärt
     
    Je sais aussi un vingtième siècle passé qui fut beaucoup trop horrible
    Entre ses guerres fratricides et ses massacres beaucoup trop souvent
    Notre nouveau siècle, je sais bien qu'il connait déjà ses propres ennuis
    J'aime croire dans la vie, celle qui vient, j'écoute chanter les oiseaux

     
    Paris le 8 mai 2019

     

  • L'autre... Par Victor Hugo

    L'autre

    Viens, mon George. Ah ! les fils de nos fils nous enchantent,
    Ce sont de jeunes voix matinales qui chantent.
    Ils sont dans nos logis lugubres le retour
    Des roses, du printemps, de la vie et du jour !

    Leur rire nous attire une larme aux paupières
    Et de notre vieux seuil fait tressaillir les pierres ;
    De la tombe entr'ouverte et des ans lourds et froids
    Leur regard radieux dissipe les effrois ;

    Ils ramènent notre âme aux premières années ;
    Ils font rouvrir en nous toutes nos fleurs fanées ;
    Nous nous retrouvons doux, naïfs, heureux de rien ;
    Le coeur serein s'emplit d'un vague aérien ;

    En les voyant on croit se voir soi-même éclore ;
    Oui, devenir aïeul, c'est rentrer dans l'aurore.
    Le vieillard gai se mêle aux marmots triomphants.

    Nous nous rapetissons dans les petits enfants.
    Et, calmés, nous voyons s'envoler dans les branches
    Notre âme sombre avec toutes ces âmes blanches.

    Victor Hugo 1802-1885 Extrait du recueil L'art d'être grand-père de 1877

     

  • Mai... Guillaume Apollinaire

    Mai

    Le mai le joli mai en barque sur le Rhin
    Des dames regardaient du haut de la montagne
    Vous êtes si jolies mais la barque s’éloigne
    Qui donc a fait pleurer les saules riverains ?

    Or des vergers fleuris se figeaient en arrière
    Les pétales tombés des cerisiers de mai
    Sont les ongles de celle que j’ai tant aimée
    Les pétales flétris sont comme ses paupières

    Sur le chemin du bord du fleuve lentement
    Un ours un singe un chien menés par des tziganes
    Suivaient une roulotte traînée par un âne
    Tandis que s’éloignait dans les vignes rhénanes
    Sur un fifre lointain un air de régiment

    Le mai le joli mai a paré les ruines
    De lierre de vigne vierge et de rosiers
    Le vent du Rhin secoue sur le bord les osiers
    Et les roseaux jaseurs et les fleurs nues des vignes

    Guillaume Apollinaire, Rhénanes, Alcools, 1913

     

  • Premier mai 2019

    Premier mai 2019

    Voir passer, quelques petits riens
    Et vouloir se dire que tout va bien
    Revivre aujourd'hui ses rêves anciens
    Pouvoir faire qu'ils soient encore les siens

    Madame Marie ! être un enfant de mai
    Non ! celui-là, je sais qu'il n'oublie jamais
    Entre toutes ces joies et ces rabais
    Avec son espoir un peu fou qui lui disait

    En mai, qui vient ! Je sais plein d'amoureux
    Qui se regardent, les yeux dans les yeux
    De belles paroles, d'un  temps lumineux
    Alors ! Que pouvoir vous dire de mieux ?

    Oui !  Le temps qui vient, il joue et il passe
    Avec tous ces sourires qui nous dépassent
    Et  avec aussi toutes nos vieilles carcasses
    J'entends parfois, des corbeaux qui coassent

    Parfois Je sais un gamin qui doucement rigole
    Parce que savez-vous aussi ? Nous!  On bricole
    Encore des presque riens et quelques babioles
    Dans des visions ordinaires, beaucoup trop Google

    Paris Premier mai 2019

     

  • Poète... Pouette

    Poète... Pouette

    Je me disais en moi, à quoi bon?
    Irais-je décrocher la lune, tout là-haut
    Pour te l'offrir comme un cadeau
    Je me savais trop ordinaire et trop con

    Le ciel, il me montrait tous ses nuages
    Et ses mille petites choses, mi sauvages
    Entre toute la ville où je vis et la campagne
    Parfois je songe à cette bonne compagne

    Celle qui est bien là ou qui n'est pas là
    Entre ce hier, au jour d'hui et l'au de là
    Je rigolais fort comme si j'étais un vrai fou
    Je ne savais plus ce qui rend le temps si doux

    Le nuage, lui il me disait bien des choses
    Comme une fleur ou la beauté des roses
    Mais je savais aussi attendre toutes les pluies
    Celles qui tombent sur les fleurs épanouies

    Il y avait sûrement en moi quelques riens du tout
    Que je mettais lentement et patiemment bout à bout
    Pour écrire un poème léger et qui soit bien rimé
    Et je savais choisir entre toutes ces choses aimée

    J'entends un chien qui aboie dans ma rue
    Dit il je t'aime à une chienne, celle qu'il a vue
    Entre quelques enfants et quelques pigeons
    Mon Paris restait pour moi un monde de la raison

    J'aimais ces quelques rayons du soleil d'avril
    On nous dit qu'il ne faut pas se découvrir d'un fil
    J'aime ce soleil qui est toujours le bienvenu
    Là en ce moment pas question d'être tout nu

    Un poète très disert, il se disait ainsi en lui
    Suis-je un maître ? Tout en faisant cui-cui
    Non ! Vous n'êtes que le messager du vent
    Oui ! Parfois j'en doute ! Et cela trop souvent

    Paris le 25 avril 2019