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Poésies diverses et variées

Des mots

Des mots

Des mots incroyables, tous ceux là incroyables, ceux qui nous dépassent
Vous savez, je me tais,  je sais aussi que parfois que mes mots ils vous agacent
Moi !  Je me regarde parfois face à face et tout seul devant une grande glace
Je vois cet imbécile, celui qui est bien moi, cet incroyable idiot qui agace

Il n’est rien ce gars, qui n’est  pas très beau, celui-là que je regarde
Vous savez !  Il y a trop de choses qui sont dites ! Cher camarade !
Entre la nuit  sans lumière et celle-là  que l’on nomme la camarde
Je sais de ces choses incroyables,  dans des lieux où parfois je me hasarde

Cet idiot là, un poète qui écrit de ces mots étranges et parfois si bizarres
Ce mec là, il est devant la glace, et là son regard il est bien trop hagard
Il joue avec ses mots et il les écrit, avec le plus grand des hasards
Il sait qu’il ya  des ces choses parfois écrites dans la vie qui sont si rares

Miroir ! Gentil miroir dit moi ! Ce que je suis et ce que j’espère !
Quelques regard qui se posent et parfois le temps qui est prospère
Entre des myriades de mots et ceux que l’on choisit  car trop pépère
La lumière! Elle me dit parfois : Dis donc Bruno, Où donc est ta galère ?

Je rame entre  deux mondes incroyables qui sont plus ou moins vivants
Le vieux que je suis, il se souvient encore de tous ses mots d’enfants
Tandis que la psyché, elle  est plus cruelle, quand je suis plus regardant
Mille milliards de vies sur notre planète,  et n’y aura-t-il qu’un seul survivant ?

La sagesse, c’est de savoir regarder, et d’oublier entre le pire et le mieux
Le futur, il ne sera écrit que dans un temps, qui nous viendra sans vrai adieux
Je sais bien que je ne serais plus là, car hélas, moi je serais bien trop vieux
L’avenir n’est pas écrit dans les rêves de ceux que l’on nomme des dieux

Le regard que j’ai sur mon ordinateur, c’est  bien un cafouillis de trucs marrants
Un réseau qui parle et qui oublie  tout, entre ce qu’est une vérité ou ce qui est aussi du néant
Gilet jaune ?  Mon cul !  J’ignore qui est donc cet imbécile aux noms changeants !
La mémoire absente d’un monde où les politiques,  ils ont eut un programme très exigeant

J’écris quelques mots, de la poésie, pour vous parler de vous-mêmes,  chers lecteurs
Un vieux machin, qui sait ces choses à aimer, entre la vie choisie et ses amateurs
Les froid de l’hiver, il me fait aimer ce chaud très sec que me donne ce radiateur
Un temps avec La saint valentin et une nuit qui tombe de sa petite hauteur

Paris le 14 février 2019

Musique et Poésie

Musique et Poésie

Mozart, il  n'est pas un écrivain
Mais il est un ange mucisien
Il est difficile de savoir accompagner
Un texte avec une belle musique

Mais il est encore plus difficile
D'écrire sur une musique angélique
Il y a trop de choses qui sont dedans
Des presques-riens qui sont à l'écoute

Mozart, il parlait de ce silence
Qui serait encore de la musique
Je ne connais pas de règles musicales
Dans un poème qui soit lisible

Paris 8 février 2019

Janvier, un mois d'hiver

Janvier, un mois d'hiver

Un enfant qui rigole et babille de ses mots incompris parce qu'il est heureux
Oui vous savez il blablatait ce matin du mois de janvier dans un temps d'hiver
Peut être attendait-il la neige, cette chose amusante et froide qui viendra bientôt
Oui c'est cela sans doute, car je sais bien qu'il aimerait jouer avec  elle

Et  peut être pouvoir faire de ces bonshommes de neige tous blancs et froids
Ou du moins ces bonhommes, ils  restent  blancs quand tombe la neige
J'aime bien la neige quand elle tombe très légère et  qu'elle est abondante
Mais je n'aime pas vraiment la soupe froide qu'elle devient dans la rue

Du temps qui passe et qui change entre ce que tous ces choses que nous aimons
Et le froid trop  humide d'un hiver qui est mal  assuré et  qui n'est pas très froid
J'aime bien, tous ces froids secs, d'un temps d'hiver qui est assez   redoutable
Ce temps d'hiver où le froid est intense, il  est très bas dans le thermomètre

Mais j'ai du mal avec mes godillots quand je marche dans cette neige humide
Les temps d'hiver se ressemblent,   il  parait que le climat de la terre se réchauffe
Je ne sais pas prévoir ni dire si notre hiver sera très froid, la météo qui change
Ils annoncent que la vague de neige c'est finit, et qu'il y aura plutôt des pluies

Petit gamin ! Comme toi ! J'aime bien la neige,  elle n'est pas prévue pour demain
A Paris,  l'hiver c'est plus  le besoin de se couvrir et de mettre un gros chandail
Pour les sports d'hiver, je ne sais pas! Là  j'entends parler de neige qui tombe en montagne
Les hivers qui passent,ils sont tous différents, j'ai connu des choses qui étaient changeantes

Entre des hivers sans gel et des hivers très froids qui tuaient toutes mes plantes en pots
J'aime l'hiver mais j'aime aussi le printemps avec la Nature qui revit et des fleurs nouvelles
Du temps qui est à passer je sais aussi que bientôt c'est mon anniversaire qui vient
Je suis un bonhomme qui est né au cœur de l'hiver dans ce mois de janvier qui passe

Paris le 25 janvier 2019

 

Une dame libre

Une dame libre

Une vieille dame qui était assise aux bords d'un puits
Elle contemplait le fond du puits pour savoir s'il restait de l'eau
Cela se passe dans une campagne oubliée dans cet hiver froid
Elle ne savait plus si l'eau du puits, elle était encore buvable

Entre sorcière et fée,  elle vivait dans une nature sans machine
Les lumières du soleil et des étoiles qui lui suffisaient pour vivre
Elle connaissait les secrets des flocons de la neige qui tombe
Entre ses mains la neige était obéissante, ni chaude, ni froide

Elle savait ainsi ce que les gens de la ville ils oubliaient souvent
Que la nature, elle ne se soumet pas, elle s'apprivoise et elle s'aime
Et cette dame qui était âgée de plus de mille ans le savait bien aussi
La maladie vous savez c'était surtout le phénomène d'un corps fatigué

Et depuis longtemps elle voyageait et nageait parmi tous ses rêves
Quelques flocons qui tombaient, ils lui disaient le temps d'hiver
Elle savait aussi tous les fruits de l'automne celui-là qui est passé
Et  toutes les herbes folles d'un été avec des tisanes pour dormir
 
A chaque printemps, elle invoquait très fort  un prince ou un roi
De ses amant immortels  tous venus d'un au de-là partagé
J'ignore si un jour je lui parlerais, car je la sais trop libre
Parmi tous les arbres de la forêt, dans et sa cabane de bois
 
Une fumée légère  qui montait de sa cheminée de pierre
Quelques flocons tombaient sur le toit de la bicoque
Femme incroyable loin dans notre monde de conventions
Peut être un jour en allant dans cette campagne lointaine

Vous verrez celle-là qu'on nomme de ces mots "La femme Libre"
Oui je sais trop de femmes modernes qui sont prêtes à tout
Pour ce petit rien de la jouissance et un désir de pouvoir
Il faut apprendre aussi que la vérité, elle reste un choix donné
 
Il n'y a pas de raison que celle-ci soit meilleure que celle là
Il y a des choses à choisir, pour bien vivre dans ce monde d'argent
Comme de savoir pourquoi ,on choisit une chose plutôt qu'une autre
Mon banquier, il sait que j'existe, parfois je me sais aussi que je suis oublié de tous

J'irais bien voir cette dame libre pour savoir ce qu'est ce temps qui passe
Nous parlerons de ce temps qui passe et de la nécessite de pouvoir vivre dans ce monde
Elle m'enseignera sa magie, celle-là qui est de faire ce que nous aimons sans vraies peurs
Je lui parlerais de ce monde, que les gens de la ville, ils croient fini et donc sans avenir possible

Paris le 24 janvier 2019

 

 

Poètes ! Où êtes-vous ?

Poètes ! Où êtes-vous ?

Aller, revenir puis vouloir écrire
Encore et encore ses mots
Ne pas savoir celui qui s'écrit
Modifier ces presque riens

Tous ceux-là qu'on balance aux hasards
Ne pas vouloir se soucier des vers
Un vertige incroyable qui est sans vraie fin
Ou une vraie faim insatiable et éternelle

Par ces mots, tenter de décrire un monde
Ne pas essayer de se prendre pour un dieu
Savoir que tous les poètes de toujours
Ils sont jamais que des chieurs provisoires

Des mortels très bavards qui parlent aux vents
Et de ces silences qui s'écrivent lentement
Comme des si ou bien des cela encore
Non! Car pour cela, je ne le sais pas trop

Alors peut être suis-je bien un poète
Peut être est ce bien de la poésie
Oui pour cela, je ne le sais plus vraiment
Ce que j'écris, de temps en temps ici et là

Savez vous donc aussi pourquoi parfois
Entre ce que tous ce que vous aimez écrire
Et tous ce que vous aimez aussi lire
Je sais beaucoup de bibliothèques pleines

Qui sont toutes pleine de poussières
Et le savoir tout cela, alors sachez le
Ça vous rend sûrement plus modeste
Parfois un chapeau pour faire la quête

C'est aussi une réalité déjà vécue
Pour des poètes qui étaient bavards
Des ces bons amis poètes, d'un autrefois
E qui ne vivaient que de presque riens

Des souvenirs enfouis quelques part
Dans mon passé, ils étaient très bavards
Entre un petit poème, celui qui vous est dit
Et une bouteille de vin qui est bue tous ensemble

Oui ! Vous savez ! La mémoire, c'est ce truc
Qui nous parle d'un passé poétique
Qui est toujours vivant et toujours aimé
Des ces choses qui sont vécues


Paris le 24 janvier 2019

Assonnances en I

Assonances en i

L'ibis d'Egypte, il nidifie aux bords des rives du Nil
Le fils de Néfertiti, le petit Séti c'est son ami très gentil
Séti convie les petites filles, très libre avec sa manière de rire
Quelques délires, quelques lumières et des dieux d'empire

Le ciel se mire dans la mare où ils naviguent sur des esquifs
Quelques chiens qui crient et qui se déchirent pour des petits riens
Ils n'ont pas de plaisir à donner mais juste quelques petits désirs
Isis tient le miroir tandis qu'Osiris, il écrit quelques hiéroglyphes

Des singes grimpent sur les palmiers dattier et ils crient
Séti se dit qu'un jour il ira, dans le fleuve immense du Nil
Et qu'il y péchera quelque anguilles et des sardines très grises
Un temps d'avenir si précis où il ira voir ces choses qu'il s'est promises

Sur ce plateau de Guizèh des myriades de gens efficaces construisent
Un maitre d'œuvre dirige et conduit des cohortes de captifs africains
L'histoire n'oublie pas les pyramides...Qui donc se souvient de ces vies finies ?
J'étais un idiot idéaliste, et j'y mettais ainsi toutes les allitérations en i

Paris le 22 janvier 2019

à savoir c'est un petit défi que je m'étais promis
en voyant dans mes références de blog ce titre

Impressions, Soleil Levant

Impressions, Soleil levant

Le soleil se levait dans le port du Havre
Avec quelques bateaux qui avançaient
Dans le brouillard du matin d'automne
Les cheminées traçaient dans un ciel gris

Des brumes trop sinistres et souffreteuses
J'ignore si c'était des poussières de charbon
Ou ces brumes incroyables de ces ailleurs lointains
Parfois je rêvais de  l'Océanie et de mers chaudes

Je savais de grands bateaux qui partaient
Vers ces lieux lointains et aussi tout ensoleillés
Quelques rafiots cabotaient dans les brumes
Je savais de ces lieux rêvés loin des brouillards

Au milieu des Navires qui s'engagent sur les mers
Je savais Venise si proche,  Je savais aussi New-York
Et d'autres lieux très lointains, et un peu oublié
J'arrivais ainsi maintenant dans la rade de Venise

Je regardais ce monde à travers les brumes
Un soleil rougeoyant qui était  plutôt matinal
La mer était ainsi blanche dans un éclat très nacré
Quelques navires allaient et venaient sur le port

Et je ne savais  que vous dire cette impression
Celle là : Très fugace d'un petit matin d'automne
Dans une saison où les touristes sont absents
Le doge qui dort dans ce matin, il rêve de la rade

Ainsi Venise qui se levait dans ce soleil rougeoyant
Une impression  que donne ce soleil dans la brume
Tandis que les bateaux qui voguaient et allaient
Formaient de ces rêves opalescents et imagés

Paris le 18 décembre 2018

 

1024px claude monet impression soleil levant

Poésie ?

Poésie ?

 

La poésie combien ça vaut ?

Peut-etre toute votre bibliothèque

Ou c'est un rien du tout sans intéret

Dans la myriade de tous les trucs écrits

 

Mais là !  Ai-je ce droit de rigoler ?

Soient quelques 66 €uro le Poème!

Bof ! Non cela n'est pas trop cher, monsieur!

Mais c'est peut-etre déjà beaucoup trop

 

La poésie ! Qu'en dites-vous donc  ?

Oui ! Il y en a certains qui aiment cela

Mais il n'y a personne qui nous achète

Les poètes ? Ma question : Sont-ils des rigolos ?

 

Je ne sais pas ! Et là ! Moi j'en souris

Putains de poésies... Toutes invendables

Putains de poètes... Tellement Incroyables

Je crèverais un jour... Beaucoup trop solitaire

 

Je ne suis que ce presque rien du tout

Cetui qui écrit toutes ses lignes en continu

Et qui blablate, sur tout et sur n'importe quoi

Avec ses propres mots et avec tous ses  choix

 

Vous savez le mec ! Trop bizarre et incompris

Celui qui aligne sans cesse tous ses mots

Dans des bavardages poétiques sans fin

Sur ce site où parait-il ? C'est Toute La Poésie !

 

Paris le 18 novembre 2018

La poésie

La Poésie

Ecrire ça ressemble au labourage d'une terre

Avec un va et vient dans le champs d'une terre retournée

Ou le parcours de la plume du stylo sur la feuille de papier

Entre un sillon déjà écrit, et un autre sillon qui le suit après

Tout cela, ce que nous faisons sur le papier avec des sillons

C'est comme un paysan qui laboure avec une charrue un champs

Oui !  Les vers à l'origine, c'était bien ces sillons écrits dans un ordre

Et notre écriture, elle suivait tous les rythmes des vers sur la feuille

La poésie, elle est à entendre comme comme un art oratoire

Avec la scansion repiratoire des vers donnés par le souffle

Des rythmes qui sont liées aux respirations scandées de l'orateur

Ces choix qui sont fait, ce sont des rythmes choisis dans tous nos mots

Un poète classique, il fait courament des alexandrins

Des vers qui sont susceptibles d'etre découpés en deux

Avec la césure à la moitiée du vers, et la rime qui est sa mémoire

Les poètes modernes, Ils préfèrent les vers courts et rapides

Il n'est pas si facile pour un gamin de bien dire un alexandrin

Car lui, Il préfère nous balancer un texte rapide tout en raffales

Il y a une urgence pour lui et il en  oublie la douceur de la poésie

Les mots deviennent ainsi des discours plus ou moins politique

Pourtant les tout premiers slameurs c'était bien des poètes

The last poets qui écrivaient tous leur textes en alexandrin

Ainsi les discours étaient plus aimables et beaucoup moins violents

C'était un territoire nouveau, pour des gamins en quete de leur mots

Entre les poète classique et la modernité de ces jeunes slameurs

Il n' y avait que les supports qui différaient dans les choix

Peu de poètes classiques qui usent des médias bavards et puissants

Ils préfèrent faire des bouquins, qu'ils vendent assez peu et à des amis

Après l'oral, vinrent les gens de l'écriture, pour pouvoir mémoriser

Il s'agissait plus ainsi de se faire reconnaître dans un livre

Que de noircir une feuille de papier que l'on laisse dans un tiroir

Je sais de ces écrits poétiques, qui sont tout raturés avec des taches

A savoir que notre plume autrefois c'était une gravure de nos  mots

Sur du papier blanc,  lettres écrites serrées, avec ou sans rature

Il s'agissait de noter sur le papier une pensée  qui est poétique

De nos jours, hélas nous oublions maintenant tous nos stylos

Et nous utilisons le clavier, avec un débit continu de mots

De plus il y a toutes les fonctionalités possibles de l'internet

Entre les choix innonbrables de choses diverses sur les réseaux

Entre tous ceux-là  que nous choisissons, tout ce qui nous est permis ou imposé

La poésie, elle a commencé au début de sa vie par l'oralité

Puis elle a été, de toutes ces écritures faites sur du papier

De nos jours, notre poésie, elle devient presque une vérité incomprise

Ou plutot des choix inédits et toujours tous réitérés dans nos propres mots

La poésie! C'est bien ce truc bizarrre qui parle en nous meme

Entre ce qui était et tout ce que nous revons pour demain

Le vieux François Villon savait-il ce monde où nous vivons ?

Pourtant il n'y a rien à rejeter de ses beaux poèmes d'autrefois

Paris le 12 novembre 2018

Vagues à L'âme

Vagues à l'âme

J'ai parfois quelques choses d'effrayant en moi
Ce mal qui vient et qui peut paraitre très étrange
Ce Tout petit rien qui donne un grand désarroi
Comme si, l'homme que je suis, il dérange

Alors quelque fois dans ma vie, Celle- là qui se passe
Comme si je vivais trop solitaire dans un grand silence
Pour oublier cette vie trop idiote et toute sa vraie crasse
De mes mots, Il me reste que toute la force de la démence

Je suis un triste poète fatigué, et lui dans le soir il se tait
Il sait trop ces choses tellement effrayantes qu'il redoutait
A savoir, paraitre, bavarder ou encore se savoir être très habile
Mais ne pas toujours vouloir dire ou répéter ce même truc facile

Le vieux que je suis, Il ne vit jamais qu'avec ces propres mots
Lui ! Écrit-il mieux ses poèmes que l'écrirait un petit jeunot ?
Je n'en sais bien que dire ! Ce ne sont que de ces trucs de cabot
Se dire et être Habile ! Certes ! Mais, je ne me fais pas de cadeau

Il me vient des désirs puissants et aussi de ces rêves d'enfant
Où je suis très fort et très aimé comme le serait un revenant
Ce vieux barbon qui vit solitaire avec ces rêves d'un maintenant
Je me sens aussi comme un poète trop solitaire et vrai perdant

Car à vouloir crier très fort, tout seul dans ce soir couchant
En se rappelant et en aimant tout le passé et ce matin charmant
Certes vivre en solitaire mais aussi aimer très fort et toujours
Parfois nos vies, elles ne sont que la somme de tous nos amours


Paris le 2 Novembre 2018 Le jour dit des morts

Un soir dans un jardin d'Espagne

Un soir dans un jardin d’Espagne

Dans un chaud soir de l’été
Une andalouse danse et tourne
Sur un air de l’éternité exaucée
La danseuse, elle est une gitane

Il y a là, un enfant qui mange une figue
Qu’il a cueillie sur les figuiers mûrs
Il regarde la danseuse, un homme chante
Alors de ces airs interminables et envoutants

Où il est question d’amour et de morts
Entre deux hommes bien différents
Et tous deux amoureux de la même
Et la danseuse, elle danse et danse encore

Il est tard dans la nuit d’Espagne
Et les amours de la belle, ils continuent
Avec son grand amour et sa vie triste
La nuit passe et le gamin qui s’endort

La gitane parle encore de cet amour
Et l’homme raconte son grand désespoir
Il est minuit le clocher qui sonne douze coups
Et la danseuse, elle s’arrête enfin et c’est fini

Les spectateurs qui se lèvent et ils regardent
La scène vide, ils attendent la danseuse
Et la danseuse par coquetteries elle s’avance
Et elle leur parle de la musique de l’auteur

Elle évoque Albéniz , De Falla, Rodrigo
Et tous les jardins de l’Espagne de cet été
Et moi qui suis bien seul dans ce Paris lointain
J’aime à rêver d’une gitane en Andalousie

La puissance des mots, c’est de la poésie
La beauté de la danse, c’est une évocation
Le pouvoir de la musique, il est un voyage
Ma gitane, elle est dans ce jardin d’Espagne

Paris le 6 juillet 2013

Un truc que j'avais fait en 2002 sur les divers matériaux et leurs contacts

Contacts avec des matériaux, toucher, odeurs, couleurs, textures…

Peau et cuir

Peaux parfumées… Peaux pleines des odeurs du désir…Peaux de femmes… Désirables petits seins roses…Peaux d’hommes… Toucher râpeux… Barbules avant rasage…Peaux de bébé… Douces et soyeuses…A lécher… De la crème Chantilly…Peaux de vieux… Fines… Fragiles comme du parchemin…Cuir sado-maso… Fouet de super maîtresse…Cuir d’intérieur bourgeois… Canapés devant Télé…Cuir et Fourrure... Peaux des Bêtes... Modes... Écologie... Cuir de moto… Cuir des berlines…Cuir confortable…

Bois...

Chênes durs… Nervures de planche à bâtir…Sapin odoriférant… Sentir le sapin… Être mortel…Acajou… Teck… Bois du Brésil… Laque sur meubles... Odeur de résine… Odeurs balsamiques des pins…Bois de Santal... Bois de Rose... Odeur de bois brûlés...Bois de cèdres... Cèdres du Liban... Séquoia d’Amérique... Odeurs des fleurs de magnolias… Souvenirs d’enfance…Odeurs de cyprès… Bois d’œuvres… Bois de Justice...Bois de Marine... Forêts de Richelieu, Chênes centenaires...Bois contre-plaqués…Meubles de quatre sous… Récupération pour pas chers… Pas solides

        Métal…

Aciers brillants ou mats… Traces de rouilles… Rails de trains....Aluminium matis… Oxydation grise d’alumine…Vieilles casseroles en aluminium qui se tordait...Bronzes… Paliers d’appareils électriques… Statues des femmes de Maillol… Tuileries.. .Inox... Matériaux modernes... Difficile à travailler... Cuisine... Cocotte... Casseroles... Modernité Oxyde de fer… Rouille… Oxydes de cobalt… Bleu intense... Peintures… Van Gogh… Les impressionnistes… Les fauves... La grande  Guerre… Acier des armes… Acier… Krupp… De Wendel… Guerres du passé… Barons de l’acier

Verre...

Immeubles New-York… Manhattan… Twins-Towers... Transparence et fragilité… Fibre de Verre… Diamant... Dureté... Raideur... Souplesse… Raide comme une tige de verre… Verre cassé et coupant… Éclats de Verre... Matériau dur à travailler… Miroirs… Versailles… Galé…Cocktails… Verre à champagne… Veuve Clicquot… Transparence du verre… Optique… Arc-en-ciel… Photographies…Travail avec la lumière… Vitraux… Chartres… Mystiques... Glast-Nost… Michael Gorbatchev… Russie… Tchernobyl... Pax Aeterna… Pax Romana… Pax America

Céramique…

Glaise humide qui colle aux doigts… Boudins…Colombins… Freud… Contacts de la matière...Formes féminines… Plaisir divin… Plastique de la matière....  Le Golem… La première femme... Bible… Jarre… Vase… Utérus et pots à eaux... Émotions… Surprises alchimiques… Hasard et Destin… Formes jamais pareilles… Toujours différentes... Formes fabriquées et palpées...Tours du Potier… Tour de Fraiseur… Contacts Charnels... Matière et Formes… Création… Ève… Cote d’Adam… Formules chimiques… Céramique…  Céladon… Porcelaine…Artiste… Artisan… Mon frère Gérard Potier...  Production… Plaisir

Bruno Quinchez Paris le 4 décembre 2002

Contacts avec des materiaux diverscontacts-avec-des-materiaux-divers.mp3 (815.71 Ko)

Nuances des couleurs du voyeur

Nuances des couleurs du voyeur

Ma pensée est colorée, toutes de nuances,
Je ne vois, ni le noir comme le charbon dans la mine,
Ni le blanc pur, de la neige au soleil,
Ni le gris triste, des pavés dans les rues,

Mais je vois le vert anglais comme ce gazon qui est tondu,
Ou les vapeurs évanescentes des ciels gris bleutés de Paris
Je vois aussi le chant des rossignols,
Dans le clair-obscur des petits matins,

Je vois les lointaines étoiles bleues
Dans la profondeur de mes nuits les plus sombres,
Je vois encore les vies si fragiles
Des bambins, sur les seins rosés de leurs mères,

Je vois aussi, l’éternité et la mort
Dans le sang rouge, des damnés de la terre,
Je vois les soirs d’antan…
Les rêves roses des grands espoirs,

Je vois ce presque-rien du philosophe,
Je vois la subtile nuance,
Je vois le balancement calme de la rime
Et je pressens les infinitésimales tonalités,

Et j’aime cette nuance
Encore et encore…
Je vois l’alpha,
Et je pressens cet oméga

Je vois la pureté dans l’eau,
Je vois les cieux d’orages,
Je vois ce ciel bleu après la pluie,
Je vois tes yeux,

Ceux que mon cœur honore,
Je vois de l’or dans ces yeux,
Et je devine les sept couleurs,
De ce bel arc-en-ciel…

Je vois la vérité irisée,
Dans la lumière sur la perle,
Je vois les certitudes taillées,
Dans les facettes du même diamant

Et je vois l’éternité,
Comme un secret espoir,
Je vois ce Dieu, dans sa création,
Et toutes les créatures,

Je vois ton désespoir,
Et cette peur dans le frémissement inquiet,
De tes regards, je devine
Et je pressens cet amour,


Qui te vrille l’âme et le cœur,
Je vois mon regard dans la glace,
Je vois mon visage si familier
Et je me regarde, longuement vieillir,

Je te vois, je me regarde encore
Et mon regard, se porte vers ces ailleurs
Que sont les rêves qui luisent ?
Dans les sentinelles de ton âme,

Je vois cet encore
Et j’aime à te voir !
Toi que j'aime toujours
Avec tes mille nuances

Bruno Quinchez (Morsang sur orge mai 1992)

Nuances des couleurs 1nuances-des-couleurs.mp3 (452.14 Ko)

Une symphonie déconcertantes

Symphonie déconcertante

J’entends parfois le rossignol picole et il boit sa gnôle et se dope
Tandis que le corbeau noir et aigris, il jette sa cigarette et écrase sa clope
Le concert est fini maintenant et je vois les deux oiseaux qui se taisent
Ils comptent leurs envolés lyriques, et tous leurs chants de la grande baise

Là-haut ! Ils volent l’attention des auditeurs, et ils s'envolent sans bricole
Une colombe passe, on lui tire dessus, et elle se prend des tonnes de plomb
Non ! les oiseaux, ils ne sont que des fantaisistes sans chef et ils rigolent
Un chien qui aboie dans ma rue, il exprime une opinion qui est de fond

Les humains, ils se sont absentés et ils ne sont plus sur la scène
Le scénariste, il a changé le scénario, et je vois toute la vie qui se démène
Babar l’éléphant qui revendique le droit d’être un roi et qui soit sans problème
Je sais bien tous ces personnages du passé parmi tous ceux que j’aime

La symphonie sibylline des sillons, et des microsillons sans remords
L’oiseau en moi qui se tait et il laisse aller, cela sans qu’il n’ait fait de torts
Un chien sage se lève et il déclare que demain, ce sera beaucoup mieux
J’ignore si les hommes,ils se prennent pour de chiens ou pour des Dieux

Je vois l’oiseau là-haut sur la branche qui essaye de parler du bonheur
Un vieil humain regarde l’oiseau et il lui tire dessus avec un regard mauvais
Tandis que l’oiseau, lui il chante et il chie toute la vie et tous ses airs bien trop niais
L'homme assis se demande encore : Mon Dieu ! Qu'est-ce que le malheur ?

Un chien chef d’orchestre qui bat la mesure avec sa queue, le rossignol chante
Je sais des animaux bien plus vivants que vous et moi, ceux-là qui me hantent
Un matin de l’an dix-mille je ne savais plus, si sur Terre il y avait des hommes
Comme je savais ces animaux et ces esprits, je les savais et nous sommes

Dans une musique tourmentée et absente, j’entendais l’âme des hommes
Mais où étaient-ils donc ? Je ne connaissais que des médias bavards et des formes
La symphonie du nouveau monde avec des trilles, des aboiements et des miaulements
J’oubliais le violon et le piano, je savais certains compositeurs dans les plus déments

La musique concrète, elle avait oublié l’Homme et elle composait avec les animaux
Les singes avaient-ils inventé une musique, celle-là qui soit vraiment universelle
Beethoven, Debussy, Ravel et Mozart, eux ils songeaient à un monde plus beau
Tandis que moi je connaissais une détresse entre un rien du tout et une pensée virtuelle

Paris le 30 octobre 2016

Symphonie deconcertantesymphonie-deconcertante.mp3 (551.73 Ko)

Apels du Large

Appels du large

Je me veux appareiller en ce nouveau jour,
Et rêver infiniment, la mer immense, mon amour,
Puis longuement, repartir, vers ces nuages,
Tout au bout de ces horizons, lointains rivages,

Je me veux t’aimer, et le monde tourne très lentement,
Je veux me lever vers ces ailleurs, vers ces vents.
Me réveiller, heureux au milieu des cataclysmes,
Et me rafraîchir, par tes pleurs, tes exorcismes,

J’aimerais tant savoir, et je suis le bateau qui va sur l’eau,
Je le voudrais voyager au loin, je ne peux te revoir à nouveau,
Le septième ange sonne, c’est la fin, le décret divin,
Puis-je encore naviguer dans tes mers ? O Dieu marin !

Je voudrais appareiller pour cette longue éternité.
Mon cœur et mes voiles qui se gonflent du grand vent,
Ce grand vent d’orgueil, fou et fier, mais innocenté,
Pour mieux t’aller vers toi, o ciel testament !

Vers ces flots inconnus qui me seront peut-être amicaux,
Un au de-là, de tous mes regrets, ces secrets virginaux,
Dans des terres cachées, pleines de toutes ses vertus,
Parmi les nymphes affolées, par leurs âmes invaincues,

Chercher et enfin trouver, là bas le dernier saint,
Comprendre ses mystères, ne pas les dévoiler en vain,
Apprendre dans mon cœur, et retenir son dernier secret,
Je veux partir loin vers cette sagesse et rester discret,

Je veux appareiller vers tous ces rêves, dès demain,
Souffle vent dans mes voiles, toujours, plus lointain,
Pour conquérir, plus loin, plus lointain, que tous les horizons,
Pour monter, plus haut encore, vers le plus grand des monts,

Conquérir la vision de l’infini, et voir la crête neigeuse,
Pour mieux voir, tous les hommes, et la vérité soucieuse,
Partir sans l’espoir d’un retour, sans en être inquiet,
Le savoir, et raconter mes voyages à des enfants benêts,

Soufflez, ô vents ! Tous les jours, tous ces jours.
Montrez-moi, les terres inconnues, les beaux amours.
Pour un soir, trouver, la terre mythique d’Avalon,
Le vert paradis de l’éden ou les terres du nouvel horizon,

Car c’est alors, que je pourrais appareiller vers la grande ronde,
Car je veux me perdre et vivre dans une terre si lointaine,
Atteindre l’île ensoleillée aux fruits d’or, où tout abonde,
Rivages de l’amour, soleils incandescents, vie sereine,

Bruno Quinchez
(Paris 27 juillet 1987- Nouvelle mouture
Morsang sur/Orge juin 1995