Poésies diverses et variées

  • Le temps qui passe...

    Le temps qui passe

    Il était à peu près midi, qui sonnait à la vieille pendule
    Ces quelques douze coups, qui lentement se suivent
    J'écoutais ces sons, qui doucement, ils tintinnabulent
    J'écoutais en rêvant, sonner ces cloches, très furtives

    Le ciel, il était à l'heure, un soleil qui était déjà haut
    Et quelques nuages blancs, mois de mai, pas très chaud
    Les jours qui se suivent, mais parait-il que ça se réchauffe
    Je ne savais dire sur ce temps, qui est vu comme une étoffe

    Les bijoux du temps, ils s'éclairaient de nos presque-riens
    Je savais ainsi l'heure exacte, où tu me disais : Bruno ! Tu viens !
    Ce sont nos amours immortels, qui transforment notre vie commune

    Comment te dire, tous mes petites choses, et cela en ne pensant qu'à toi
    Je savais bien un temps passé, celui où j'étais un dieu inconnu, ou un petit roi
    Mais je me disais aussi, toutes ces choses, alors que vive toute la fortune

    Paris le 11 mai 2019 La sainte Estelle

  • Poésies et Musiques...

    Poésies et Musiques...    
     
    Certes pour vivre, il faut aussi avoir quelques envies de musiques
    Entre le grand Beethoven, le génial Mozart, Ravel et tutti quanti
    Ceux là que je cite Ils sont bien là ! Dans nos vies et dans nos rêves
    Mais j'ignore encore quelle est cette musique unique, celle me plaira
     
    Il nous faut écouter encore beaucoup et bien plus de mille choses
    Entre des musiques qui soient surprenantes et des poèmes bien écrits
    Je sais quelques mots, de rien du tout mais accompagnés d'airs musicaux
    Nous ignorons parfois ces quelques musiques que font nos mots
     
    Un jour qui vient là ! Je verrais! Et non! Là je ne sais pas vraiment !
    Quelques poèmes qui sont débités et qui nous parleront de musiques
    Entre des ariettes qui sont plutôt légères et de grandes symphonies
    Il ya quelques musiques qui sont toujours très entrainantes et très gaies
     
    J'ignore quel est le musicien de notre présent ! Lui, Il me soutiendra alors
    J'imagine des musiciens français, entre Debussy, Fauré ou bien Ravel
    Une musique du passé, celle-là qui oublie des temps parfois si lourds
    Tous ceux- là que j'aime, Ils me diront des choses légères et aimables
     
    J'imagine des mélodies qui sont parfois très simples et lumineuses
    Pas de ces symphonies trop chargées par une Histoire parfois violente
    Nous réinventerons, sûrement un temps qui soit plus doux pour une paix vécue
    Nous n'irons pas, rechercher tous nos morts dans les décombres du passé
     
    Je fais là ce petit poème pour des airs nouveaux et qui restent doux
    Habitant d'un nouveau siècle, mais je sais bien qu'li est déjà mal en point
    Chantons les vies, toutes nos âmes, elles écrivent pour demain qui vient
    J'aime parfois ces musiques nouvelles parfois peu connues comme Arvo Pärt
     
    Je sais aussi un vingtième siècle passé qui fut beaucoup trop horrible
    Entre ses guerres fratricides et ses massacres beaucoup trop souvent
    Notre nouveau siècle, je sais bien qu'il connait déjà ses propres ennuis
    J'aime croire dans la vie, celle qui vient, j'écoute chanter les oiseaux

     
    Paris le 8 mai 2019

     

  • L'autre... Par Victor Hugo

    L'autre

    Viens, mon George. Ah ! les fils de nos fils nous enchantent,
    Ce sont de jeunes voix matinales qui chantent.
    Ils sont dans nos logis lugubres le retour
    Des roses, du printemps, de la vie et du jour !

    Leur rire nous attire une larme aux paupières
    Et de notre vieux seuil fait tressaillir les pierres ;
    De la tombe entr'ouverte et des ans lourds et froids
    Leur regard radieux dissipe les effrois ;

    Ils ramènent notre âme aux premières années ;
    Ils font rouvrir en nous toutes nos fleurs fanées ;
    Nous nous retrouvons doux, naïfs, heureux de rien ;
    Le coeur serein s'emplit d'un vague aérien ;

    En les voyant on croit se voir soi-même éclore ;
    Oui, devenir aïeul, c'est rentrer dans l'aurore.
    Le vieillard gai se mêle aux marmots triomphants.

    Nous nous rapetissons dans les petits enfants.
    Et, calmés, nous voyons s'envoler dans les branches
    Notre âme sombre avec toutes ces âmes blanches.

    Victor Hugo 1802-1885 Extrait du recueil L'art d'être grand-père de 1877

     

  • Mai... Guillaume Apollinaire

    Mai

    Le mai le joli mai en barque sur le Rhin
    Des dames regardaient du haut de la montagne
    Vous êtes si jolies mais la barque s’éloigne
    Qui donc a fait pleurer les saules riverains ?

    Or des vergers fleuris se figeaient en arrière
    Les pétales tombés des cerisiers de mai
    Sont les ongles de celle que j’ai tant aimée
    Les pétales flétris sont comme ses paupières

    Sur le chemin du bord du fleuve lentement
    Un ours un singe un chien menés par des tziganes
    Suivaient une roulotte traînée par un âne
    Tandis que s’éloignait dans les vignes rhénanes
    Sur un fifre lointain un air de régiment

    Le mai le joli mai a paré les ruines
    De lierre de vigne vierge et de rosiers
    Le vent du Rhin secoue sur le bord les osiers
    Et les roseaux jaseurs et les fleurs nues des vignes

    Guillaume Apollinaire, Rhénanes, Alcools, 1913

     

  • Premier mai 2019

    Premier mai 2019

    Voir passer, quelques petits riens
    Et vouloir se dire que tout va bien
    Revivre aujourd'hui ses rêves anciens
    Pouvoir faire qu'ils soient encore les siens

    Madame Marie ! être un enfant de mai
    Non ! celui-là, je sais qu'il n'oublie jamais
    Entre toutes ces joies et ces rabais
    Avec son espoir un peu fou qui lui disait

    En mai, qui vient ! Je sais plein d'amoureux
    Qui se regardent, les yeux dans les yeux
    De belles paroles, d'un  temps lumineux
    Alors ! Que pouvoir vous dire de mieux ?

    Oui !  Le temps qui vient, il joue et il passe
    Avec tous ces sourires qui nous dépassent
    Et  avec aussi toutes nos vieilles carcasses
    J'entends parfois, des corbeaux qui coassent

    Parfois Je sais un gamin qui doucement rigole
    Parce que savez-vous aussi ? Nous!  On bricole
    Encore des presque riens et quelques babioles
    Dans des visions ordinaires, beaucoup trop Google

    Paris Premier mai 2019

     

  • Poète... Pouette

    Poète... Pouette

    Je me disais en moi, à quoi bon?
    Irais-je décrocher la lune, tout là-haut
    Pour te l'offrir comme un cadeau
    Je me savais trop ordinaire et trop con

    Le ciel, il me montrait tous ses nuages
    Et ses mille petites choses, mi sauvages
    Entre toute la ville où je vis et la campagne
    Parfois je songe à cette bonne compagne

    Celle qui est bien là ou qui n'est pas là
    Entre ce hier, au jour d'hui et l'au de là
    Je rigolais fort comme si j'étais un vrai fou
    Je ne savais plus ce qui rend le temps si doux

    Le nuage, lui il me disait bien des choses
    Comme une fleur ou la beauté des roses
    Mais je savais aussi attendre toutes les pluies
    Celles qui tombent sur les fleurs épanouies

    Il y avait sûrement en moi quelques riens du tout
    Que je mettais lentement et patiemment bout à bout
    Pour écrire un poème léger et qui soit bien rimé
    Et je savais choisir entre toutes ces choses aimée

    J'entends un chien qui aboie dans ma rue
    Dit il je t'aime à une chienne, celle qu'il a vue
    Entre quelques enfants et quelques pigeons
    Mon Paris restait pour moi un monde de la raison

    J'aimais ces quelques rayons du soleil d'avril
    On nous dit qu'il ne faut pas se découvrir d'un fil
    J'aime ce soleil qui est toujours le bienvenu
    Là en ce moment pas question d'être tout nu

    Un poète très disert, il se disait ainsi en lui
    Suis-je un maître ? Tout en faisant cui-cui
    Non ! Vous n'êtes que le messager du vent
    Oui ! Parfois j'en doute ! Et cela trop souvent

    Paris le 25 avril 2019

  • Une réponse sur le sujet... Mes propres histoires d'amour

    Une réponse sur le sujet....Mes propres histoires d'amour

    Je suis un peu comme toi, avec des histoires du passé
    J'ai décidé de rester fidèle à une seule, pour la vie
    Je sais trop de trucs de mes jolies contemporaines poètes
    Qui font de beaux poèmes sur l'amour immortel

    Alors que le vieux mec que je suis devenu, il n'assume plus du,tout
    Il ne me reste que la  seule tendresse que j'aime bien partager
    Pour le sexe à deux et tous les enfants possibles... Non ! Je n'y crois plus
    Pour moi l'au de-là qui sera mien, ça sera de vivre avec cet amour

    Tous les mots que l'on balance sur des sites de Poésie
    Ils ne seront jamais que des mots et pas question de caresser
    Ni d'embrasser une fiction charnelle qui est dans un vrai corps bien réel
    Je n'aime pas le monde des portables, c'est plein de trucs de fous

    On ne baise pas avec des images ! Là ! On s'excite juste un peu
    J'ignore ce monde, il ne me plait pas, il est vraiment trop incontrôlable
    J'aime les belles femmes, je vois des pin-up retravaillées avec Photoshop
    j'ai été étonné de voir des jolies femmes qui n'avaient pas de sexe

    Les sentiment certes, mais ne pas nous balancer vos propres valise
    La fidélité parfois, c'est de ne pas oublie,r celle-là qui m'aimait
    Les mots les plus justes; ce sont la tendresse et la bonne confiance
    Il y a ainsi une bonne dame qui me parle dans mon coeur depuis toujours

    Paris le 19 avril 2019

     

  • Le Clown...

    Le clown...

    Le clown pâle avançait lentement en boitillant dans la rue très sale
    Il avait ses cheveux d’un roux intense, tous raides et tous dépeignés
    Dans sa main droite qui était  bien trop maigre et toute blanche
    Son fiston chéris qui lui tenait la main en chantant et tout en rigolant

    Ils sortaient tous les deux, le matin vers neuf heure du chapiteau du cirque  
    Et se dirigeait vers la petite école communale du village, là où ils font halte
    Lui il savait bien que le fiston, dans le futur il prendrait sa relève
    Mais il savait aussi que ce gamin, trop sauvage, il devait apprendre les bases

    Comme de savoir compter, de savoir lire et aussi de pouvoir écrire
    Lui le clown Fantasio, il connaissait  beaucoup de choses très incroyables
    Comme de comprendre en les voyant ce que les gens, ils aimaient  dans la vie
    Il savait trop de poids des choses de l’argent, mais lui il s’en moquait

    Combien voulez que je vous donne dit il au monsieur assis tout Là bas ?
    Cette question était certes un peu ridicule, mais  cela le faisait devenir le clown confident
    Il parlait ainsi de la beauté des choses vécues et du poids que pesait nos vies
    Curieusement ce clown,  il ne paraissait jamais tragique, mais il était juste questionneur

    Et les adultes retrouvaient une âme d’enfant et ils oubliaient leurs soucis
    Ses soucis à lui, ils étaient plus cruels, comment élever son propre enfant ?
    La mère qui était la trapéziste, elle avait aussi plusieurs amants dans ce cirque
    Mais lui le clown Fantasio, il savait aussi plein de choses sur ses compagnons

    Mais il préférait se taire, et se contentait de peu, la trapéziste ne l’oubliait pas
    Parfois le clown triste, il se prenait une grosse cuite, quand il pouvait le faire
    Dans le cirque, tous ils le connaissaient  et ils le laissaient faire sans gros problème
    Le temps passant le clown ne savait plus ! Pourquoi vivre ? Pourquoi souffrir ?

    Mais il y avait ce fiston qui lui disait toujours : Mon petit papa je t’aime beaucoup !
    Peut-être ce petit rien le maintenait en vie, dans un monde trop triste, trop égoïste
    Le voyage de la caravane, il passait  par mille lieux avec un public trop changeant
    Le pire c’est qu’il ne savait plus, comment gérer leurs déplacements continus

    Il songeait à prendre une retraite, dans un lieu qui lui plairait avec sa caravane
    Il songeait aller aux bords de la mer, mais il ne savait encore laquelle il choisirait
    Quelques fois il songeait à des temps très lointains, cela dans son propre passe
    Où il était mécano tourneur dans une chaine de production de voitures de luxe

    Il avait oublié ce monde, en rencontrant Alma la trapéziste, dont il tomba amoureux
    Les années passent, les amours qui se lassent et la chaine amoureuse qui se casse
    Il ne savait plus si un jour, il quitterait le cirque pour une autre activité dans sa vie
    Le clown Fantasio vous salue et il vous souhaite de faire ce que vous voulez dans votre vie

    Paris le 8 avril 2019

     

  • Haïkaïs du 17 mars

    Haïkaïs du 17 mars

    Je ne sais pas trop
    Certains mettent du hasard
    Dans leurs poèmes

    Puis à vrai dire
    Je ne suis pas sûr du tout
    Sur les choix donnés

    Les enfants parfois
    Ne comprennent pas toujours
    Le sens de leurs mots

    Gazouillis d'oiseaux
    Est-ce bien poétique aussi ?
    Pas écrits pourtant !

    Ce jour le dix-sept
    C'est l'anniversaire
    Mon frère Xavier

    Je ne compte plus
    Tous ces ans qui repassent
    Frangin ! C'est  ta vie !


    Paris le 17 mars 2019

  • Des mots anti-cons

    Des mots anti-cons

    On continuait sur le site
    D’écrire avec grande conviction
    Tous ces trucs insensés
    Mais parfois incroyables

    Du moins, le croyaient-ils
    Des ces choix invraisemblables
    Dans la myriade de choses
    Qui  nous sont permises

    Ils étaient bien là
    Avec des pseudonymes
    Qui les rendaient anonyme
    «Je», il n’est pas un autre

    Sur le site Toute La Poésie.
    Certains, ils avaient en eux
    Cette conviction incroyable,
    Qu'on trouverait enfin

    Un coupable dans cette foule
    De consommateurs,
    Plus ou moins idiots ...
    Oui ! Tous ces consommateurs pervers,

     
    Car Ils  avaient tous en eux
    Cette certitude incroyable
    Qu’ils savaient nous dire
    De ces mots pas trop cons


    Une certitude personnelle
    Mais qui est surtout très idiote
    Que sera demain la vie humaine,
    Elle sera autre que maintenant

    Cela ne sera jamais
    Qu'un méga-plus
    De trucs à acheter
    Où l'on vous écraserait la gueule

    Avec tous les malheurs du monde
    Comme le chômage et l'ennui...
    Déjà des hommes intelligents
    Du pouvoir médiatico-financiers,
     
    Ils nous faisaient savoir
    Que si l'on n'avait pas
    Le super bidule ultra-connecté
    On n'était, alors que des Has-Been.

    Ces deux mots anglais
    Qui veulent dire
    Dans un français plus commun,
    Que nous étions des demeurés

    Sans vraies existences.
    Bref des gens insignifiants
    Du genre des poètes inconnus.
    Ces gars trop bizarroïdes

    Le secret des secrets,
    C'était de savoir
    Comment avoir plus
    Et  comment gagner plus,

    Bref consommer plus de trucs idiots
    Pour faire marcher une économie.
    Cela sans autres concepts
    Que de se faire vider les poches
     
    Pour des histoires de crédits.
    Et de faire marcher les banques
    Et de suivre les cours de la Bourse
    Dans un monde de l’argent roi

    Victor, lui il vivait
    Sans beaucoup de gadgets
    Qui lui coûtaient des sous.
    Le gars Victor, il était fauché

    Il  demanda donc à Alfred
    S'il avait des sous à lui donner,
    Cela pour combler
    Ses frais de recherches

    Qui ont été engagés
    Dans une enquête
    Super intéressante
    Sur Dénis, un gars

    Qui avait disparu
    Dans ce monde des blablateurs
    Du site Toute La Poésie.
    Entre les choses qui soient lues ou non

    Victor, il  savait bien
    Que malgré toute sa bonne volonté
    Le gars Alfred il était
    Sans doute aussi fauché que lui
     
    Et que son enquête tournant
    À la disparition du schmilblick.
    Une chose importante
    Du passé... Où est donc Dénis ?

    Il avait trouvé sa place.
    Victor il ne savait
    Que dire et que penser
    Peut-être y avait-il
     
    Un super schmilblick,
    Le schmilblick
    Du professeur Pierre Dac
    Et de son élève Michel  Colucci,
     
    Des savants  rigolos
    Ou plutôt des cosmico-tragiques
    Qui avaient essayé
    De tuer par les mots
     
    Tous les imbéciles
    Médiatico-politiques
    Des années 1930-1980.
    Dans un monde binaire

    Le vecteur nucléaire,
    Dans ces époques tristes,
    C’était la seule option alternative
    Qui leur soit donnée comme possible,

    Pour monsieur Pierre Dac
    Et de son élève Coluche...
    Ceux-là, ils avaient été tués
    Ou plutôt liquidés
     
    Pour toute l'impertinence
    De l'usage de leurs mots  anti-cons
    Des mos envers notre société
    De la consommation...
     
    C'est ainsi pour moi
    Que je voyais
    La disparition de Dénis,
    Elle était mal perçue

    Dans cette enquête
    Sur ce monde bavard
    Et médiatique de T.L.P.
    un monde de poètes

    Ce monde bavard
    Qui usait  de mots
    Parfois très cons
    Par leurs usages

    Et d’autres mots Balancés
    Qui était peur être trop commun
    Mais aussi ils sont tellement rares
    De ces mots qui sont bizarres
     
    Ou parfois  ces mot incompris
    Ces mots très cons étaient ils  méconnus
    Parmi tous ces mots écrits sur le clavier
    Que nous balançons sans rémissions

    En croyant qu'ils seront lus
    Par des myriades de lecteurs
    Dans des serveurs informatiques
    Et ses milliards de connectés

    Paris le 15 octobre 2017 et une nouvelle mise en forme 17 février 2019