Poésies diverses et variées

  • Le cancre

    Le cancre

    Le cancre, il est célébré par tous les poètes

    Mais il agace beaucoup par ses fantaisies

    Il y a certains profs qui l'aiment bien

    Tandis que d'autres, ils le pensent incurable

    D'une bêtise crasse, celle qui rends très modestes

    Tous les précepteurs, tristes devant leurs ambitions

     Le cancre, c'est est un poète qui reste sans ambitions

    Il fait  toutes ces erreurs, et elles vous font sourire

    Il est toute innocence et il est tout fragile

    Les bons élèves,  ils le jalousent tous

    Car  pour quelques raisons inconnues, c'est le chouchou

    Il surprend toujours le maître par ses réponses

    Tout un monde, bizarre que le maître ne connaît pas

    Mais avec l'âge le cancre disparaît dans le confort

    Et il devient un homme ordinaire avec ses petits problèmes

    Il est alors soit dans une société commerciale

    Ou alors il se lance dans le monde politique

    Demandez à tous nos hommes politiques

    S'ils étaient de bons élèves  tout enfants

    Certains, ils vous mentiront sans vergogne

    Tandis que d'autres, ils vous montreront leurs coeurs

  • Une attente millénaire

    Une attente millénaire

    Frémissements d'incertitudes
    Dans ma calme nuit conseillère
    Je cherche un être et un seul
    Qui soit digne de mon admiration

    Qu'il puisse me dire demain
    Alors que tous, ils le prévoient
    Dans des plans sur la comète
    Vous savez celle qui revient

    Tout les milles ans passés
    Annonciatrice de catastrophes
    Où  alors un nouveau monde
    J'attends bien cet humain là

    Quil soit un homme ou une femme
    Et qu'il me dise un nouveau monde
    Moi je l'espère bien meileur
    Que celui de notre aujourd'hui

    Mais je ne sais pas s'il viendra
    Le Messie qui est tant attendu
    Alors n'attendons pas toujours
    Tel sera le message donné

    Déja maintenant je sais des choses
    Celles que je proclame tout haut
    Oui ! N'attendons plus demains
    Tous les jours sont importants...

  • Avignon In/Off

    Avignon In/Off

    C'est les vacances à Avignon
    Avec tous les spectacles offerts
    Et des comédiens qui s'essayent
    A la création de choses nouvelles

    J'y suis allé dans les années soixante dix
    C'était déjà une foule de baba
    Mais de nos jours,  on dit intermittents
    D’un spectacle en  feux continus

    Peut être y aura t il un budget
    Pour monter le spectacle ailleurs
    Entre les lieux branchés et officiels
    Tous les rêves sont dans la salle

    Malheur aux comédiens solitaires
    Qui n'ont que cette période là
    Pour pouvoir avoir leur quota
    D'heures de boulot mal payé

    Le spectacle est continu
    Entre la cour du palais
    Et les biou-bious sordides
    Où l'on épate le bourgeois

    Chaque année qui passe
    C'est la fin toujours attendue
    Mais Villard est toujours vivant
    Entre une tirade de Shakespeare

    Et une nuit continue
    D'un Mahayana théâtral
    Par des fous de spectacle
    Avignon n'est pas mort

  • Papa-Mobile

    Papa-Mobile

    Le papa mobile
    Dans sa toto mobile
    Bénis les moutons dociles
    Et tous les imbéciles

    C'est un vieux fossile
    Plutôt bien habile
    Avec son foie à l'huile
    Et sa foi stérile

    Il roule dans sa toto mobile
    Qui marche avec des piles
    il est plutôt  fragile
    Avec des petites ailes

    Le papa mobile
    il est dans sa toto mobile
    il est aussi très habile
    Et un peu labile

    Il parle de l'évangile
    et du maudit reptile
    Qui cause  comme un imbécile
    Des énergies fossiles

    Il est assez volubile
    dans ta petit toto mobile
    Mais c'est bien stérile
    Un pape  très servile

    François et une sébile
    avec des finances dociles
    Et des propos malhabiles
    Sur une époque homophile

    Le pape fébrile
    Dans sa toto mobile
    Et son temps hostile
    Aux  gens fragiles

    Est il déjà sénile
    Ou n'est il que malhabile
    Face aux gens mercantiles
    Et aux jeunes filles nubiles

  • Iroise

    Iroise

    Mer d'Iroise, mer bretonne

    Petit bijou ou les bateaux volent

    Entre le grand large de l'océan

    Et les îles de l'extrême Bretagne

     

    île de Sein et île d'Ouessant

    Avec des navigateurs de terres fermes

    Entre deux tempêtes de vents

    Et des touristes incrédules

     

  • Pour changer le monde version 22 juillet 2013

    Pour changer le monde

    Pour que je veuille pouvoir essayer
    De changer mon monde personnel
    Où que je veuille vraiment essayer
     
    De changer la réalité de ce monde
    Il faudrait qu’on me donne la main
    Et que je réponde avec un sourire
     
    Non pas une femme amoureuse
    Mais un humain qui soit disponible
    Qui puisse m’écouter longtemps
     
    Avec une grande compassion
    Et quand j’aurais fini de parler
    De vider mon sac à venins
     
    Je lui demanderai alors :
    Mon ami ! Toi qui m’a bien écouté
    Que faisons-nous demain
     
    Et comment allons nous faire ?
    Cet ami cette femme cet inconnu
    Il ou elle me parlera de chez lui
     
    Et je serai un étranger
    Dans un territoire inconnu et ami
    J’écouterai longtemps,
     
    J’aurai appris à me taire très calmement
    J’écouterai, je critiquerai,
    Je ferai des propositions, je négocierai
     
    Et nous chercherons d’autres amis
    Qui sont pareils à nous autres
    Nous rêveurs sans histoires,
     
    Sans chefs et sans philosophes
    Où plutôt nous créateur
    De concepts nouveaux sous ces cieux
     
    Nous aurons le temps
    De réensemencer tout le vocabulaire
    Des mots anciens trop usés
     
    Par les hommes des divers pouvoirs
    Nous ferons profits de toutes les valeurs
    Et nous en casserons l’usure
     
    Des mots comme le mot commerce
    Il redeviendra celui de tous les échanges
    Il conviendra de nettoyer les mots
     
    Comme amour, charité, révolution
    De toutes leurs connotations,
    Qu’elles soient historiques ou religieuses
     
    Il conviendra de bannir
    Ces mots haïssables
    Comme culpabilité et fautes
     
    Nous ferons alors un monde
    Qui sera ainsi bien meilleur
    Que nous-mêmes aujourd’hui

  • Faux Haïkaïs (suite)


    Faux Haïkaïs (suite)

    C'est la canicule
    Canicula en latin
    Juillet a chaud

    Sur les plages
    Les touristes s'ennuient
    En pensant au travail

    Un petit enfant
    Qui refait tout le monde
    Avec du sable

    Les tendres amoureux
    Qui écrivent leur noms
    Partout où s'aimer

    Le soleil est là
    Comme la promesse donnée
    Pour cette année

    C'est la vacance
    La tête vide des soucis
    Oublier le travail

  • Une petite éternité

    Une petite éternité

    Dans un pot de fleurs chez moi
    Je regardais deux belles roses
    Passer d'un bouton de fleur
    A une rose timide qui s'épanouie

    Puis une fleur superbe et belle
    Et encore une fleur qui se fane lentement
    Avec la marque du temps qui passe
    Des taches qui s'inscrivent sur elle

    Jusqu'à devenir une fleur séchée
    Mais moi je ne me souviens
    Et cette rose est toujours belle
    Dans sa toute petite éternité

    Que je lui accorde, l'instant qui passe
    Instant donné... Je sais sa vieillesse
    Et je sais ce qu'est l'éternité
    Elle était, elle a été et elle reste

    A ce jour du vingt juillet 2013
    Mes roses sont plus que fanées
    Et je les ai coupées ce midi
    Mon rosier il continue de donner

    Et il y aura de futures roses
    Je vous montre l'état ou elles étaient
    ce dix Juillet 2013 déjà toutes fanées
    Mais les pétales restées en forme

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  • Échanges

    Échanges

    Je ne sais pas ou peut être
    N'ai je jamais su
    Ce qui vous motive

    Et qui vous anime
    Tout votre moi profond
    Celui qui est en vous

    J'entends vos mots
    Et je vous écoute
    Sans comprendre

    Car vous êtes vous
    Et moi je suis moi
    Deux mondes parallèles

    Et si nous convenions
    Tous les deux ensemble
    D'une vérité commune

    Comme la justice
    Et toute sa justification
    Devant tous et toutes

  • Un soir dans un jardin d'Espagne

    Un soir dans un jardin d’Espagne

    Dans un chaud soir de l’été
    Une andalouse danse et tourne
    Sur un air de l’éternité exaucée
    La danseuse, elle est une gitane

    Il y a là , un enfant qui mange une figue
    Qu’il a cueillie sur les figuiers mûrs
    Il regarde la danseuse, un homme chante
    Alors de ces airs interminables et envoutants

    Où il est question d’amour et de morts
    Entre deux hommes bien différents
    Et tous deux amoureux de la même
    Et la danseuse, elle danse et danse encore

    Il est tard dans la nuit d’Espagne
    Et les amours de la belle, ils continuent
    Avec son grand amour et sa vie triste
    La nuit passe et le gamin qui s’endort

    La gitane parle encore de cet amour
    Et l’homme lui raconte son grand désespoir
    Il est minuit le clocher qui sonne douze coups
    Et la danseuse, elle s’arrête enfin et c’est fini

    Les spectateurs qui se lèvent et ils regardent
    La scène vide, ils attendent la danseuse
    Et la danseuse par coquetteries elle s’avance
    Et elle leur parle de la musique de l’auteur

    Elle évoque Albéniz , De Falla, Rodrigo
    Et tous les jardins de l’Espagne de cet été
    Et moi qui suis bien seul dans ce Paris lointain
    J’aime à rêver d’une gitane en Andalousie

    La pussance des mots, c’est de la poésie
    La beauté de la danse, c’est une évocation
    Le pouvoir de la musique, il est un voyage
    Ma gitane, elle est dans ce jardin d’Espagne