Poésies diverses et variées

  • Média Noche

    Médias Noche

    Je m’échappe et je m’en vais ! Oui je vous  fuis!
    Comme un sauve qui peu bien réel devant vous tous
    Devant tous les éléphants  médiatiques qui piétinent
    Et ils écrasent, sans finesse toutes les choses subtiles

    Moi je suis très intelligent ! Alors taisez-vous !
    Moi je suis le prophète de Dieu ! Sachez le bien
    Moi j’écris  mes dix mille vers par semaine sur le net
    Et  ainsi tous ces moi importants, ils blablatent sans fin

    Ainsi ici sur TLP, je sais que les poètes sont indésirables
    Cela vous savez  et il n’y a pas de raison de laisser un média libre
    Sans tous les commentateurs appointés de notre actualité
    Pour Dieu c’est le sujet du jour, mais demain se sera votre argent

    Non à tous les imbéciles appointés, ils n’ont rien à faire Ici
    TLP est un lieu de Poètes, de poésie  et cela pour tous
    Il n’y a rien à dire de plus que chacun est libre de ses choix
    Comme de nous parler de toutes choses les plus simples

    On dit que Je suis un affreux parce ce que râle souvent
    C’est vrai que  parfois j’ose rentrer dans le lard de certains
    Mais vous savez, je vous aime plutôt bien vous les poètes
    Mais des fois il nous faudrait  encore plus que des mots

    Pour vous aimer, entre tous les tchateurs malhabiles du net
    Qui se foutent pas mal de la poésie tendre et vivante
    Il y a en eux trop de rage à vouloir nous démontrer
    Qu’ils ont une vie effroyablement banale et triste

    Alors moi je ressens de plus en plus en voyant cela
    Comme une envie de partir de me retirer tout seul
    Marre des poètes ! Ils sont incroyablement nombrilistes
    Dans chaque poètes, Il y a un moi tout prêt à vous dévorer

    J’aime le silence mais ce n’est pas celui des cimetières
    Alors soyez humains arrêtez de croire que vos mots
    Ils sont irrémédiablement écrits pour toujours dans le marbre
    Sachez que sur Internet, toute les choses elles ne durent pas

    Et que demain Tous les Pseudonymes qui ont écrit ici
    Ce ne seront jamais qu’une suite de signes typographique
    Dans une mémoire anonyme pour des commerçants
    Qui vous vendront cet inconnu que nous serons tous devenu demain

  • Deux Roses

    Deux roses

    Ce sont deux roses entre deux âges de leurs courtes  vies
    Il y a une rose qui est épanouie depuis un peu de temps
    Et une autre aussi et  celle là, elle a vécu plus longtemps
    Elles illuminent  ma vie  car toutes deux, elles me sourient

    A l'origine elles sont toutes les deux d’un beau jaune d'or
    Mais en vieillissant, elles changent aussi, et elles bougent
    La plus mûre, elle est pâle et liserée d’une fine bordure rouge
    Tandis que la plus jeune, elle est un beau jaune sans remord

    Je les aime ainsi toutes les deux car elles sont d'âges divers
    Entre une femme mûre qui reste  belle malgré le temps qui passe
    Et une fleur fraîche et  celle ci,  c’est encore tout le temps qui se  lasse
    Je sais des femmes mûres et toutes les fleurs de givre de mes hivers

    Mais je ne saurais jamais la quelle choisir… Ho oui ! Ça non!
    A choisir entre l’éclat tragique de cet amour toujours canon
    Et la tendresse fragile donnée par cette fleur douce d’un été
    Je ne saurais jamais toutes celles là… Je ne les ai jamais rejetées

    Le quotidien dans une vie banale…. Oui ! C'est bien de vieillir
    Et d'accorder une place à toutes, cela sans jamais oser les cueillir
    Je sais des fleurs éphémères qui sont  uniques et  qui meurent d’instants
    Et aussi  je connais les lumières étonnantes qui viennent aux bons moments

    Je vois ces deux roses, qui sont différentes avec mes yeux de jardinier
    Et je ne sais bien si je dois accepter leurs offrandes ou bien le nier
    J'aime la fragilité de ces deux roses épanouies qui fleurissent ici
    Et à chacune, toute vivante dans l’instant, je ne sais que leur dire merci

    photo-008.jpg








  • Rencontres

    Rencontres

    Dans nos vies, parfois nous rencontrons des êtres
    De tous ceux là qu'on croit encore reconnaître
    Puis non ce ne sont jamais que de parfaits inconnus
    Qui disparaissent plus loin au coin d'une rue ?

    Parfois vous croyez reconnaître une personne
    Mais  comme elle est loin vous n'êtes pas si  certain
    Alors vous vous approchez et vous lui tendez la main
    Vous ne savez toujours pas si cette personne est la bonne

    Vous lui dites bonjour et il ou elle vous dit bonjour
    Et  alors si cette voix vous rappelle quelque histoire
    Sans doute la mécanique en vous, est-elle un amour notoire  
    Votre mémoire ressuscite tous les noms de vos amours

    Mais parfois le ton cette voix, il est aussi très voilé
    Un calme constat cette personne, elle vous est inconnue
    Vous sentez sa paume tiède dans votre main serrée
    Il y a alors un courrant qui passe dans cette peau toute nue

    Soit la poignée est flasque et alors vous ne vous sentez pas
    Soit la poigne est ferme, fermeté douce ou bien s’allonge
    S’il y a un léger tremblement, toute l’émotion se prolonge
    Et vous avez tous vos disparus en mémoire et tous vos trépas

  • Comme un pari à Paris

    Comme un pari à Paris !

    J'attends encore cet été et il nous vient, un ciel fatigué
    Dans le tourment gris de toutes ses pluies persistantes
    Quand le soleil fera son apparition, un sourire intrigué  
    Le ciel s'ouvrira à des chaleurs, bien  plus flamboyantes

    Cet été qui suit un printemps il est déjà  resté sans fleurs
    Alors pour contrer la pluie, le froid et tous les malheurs
    Ma voisine, elle  a décidé que l'été est là et que c'est l'heure
    En plantant des fleurs  diverses tout en y mettant son coeur

    L'été !  Cela sera encore une fleur que l'on pose ici est là
    Et demain cette fleur! Eh bien! Je le sais, elle fleurira...
    Parce qu'on a décidé, elle et moi qu'il y a du soleil ici
    Et que les fleurs, elles seront pleines et toutes épanouies

    Car demain je vous dis, il fera ainsi beau chez nous
    Entre un baiser franc que je lui ai posé  sur sa joue
    Et toutes les fleurs colorées qui s'épanouiront à Paris
    Cela je le sais!  Demain sera beau ! Oui !  Je vous le dis !

     

  • L'autre

    L'autre
     
    L'autre qu'on regarde de sa chaise
    Tout en s'occupant de son assiette
    Qui parle de choses que vous ignorez
    Un autre monde et une autre vie
     
    Il est le sujet de conversations
    Sur les piliers du bar à vins
    Sans doute a-t-il des rêves différents
    Des enfants, une femme et un chat
     
    Il doit aussi me regarder moi
    En se posant les mêmes questions
    Mais je ne sais pas comment il me voit
    Et si son regard, il est bienveillant ou autre
     
    Quand je me regarde dans le miroir !
    Je sais bien que c'est encore moi que je vois
    Car je connais tout de moi-même
    Tous mes défauts et toutes mes qualités
     
    Tandis que lui, cet autre il est bien là
    Un irréductible inconnu et il me toise
    Sans doute! Dois-je lui parler!
    Bons Jours ça va chez vous ?

  • Sur l'innocence enfantine

    Sur l'innocence enfantine

    Quand on est enfant
    Le monde il est très simple
    il y a  tous les gens gentils
    Et tous les méchants

    Puis enfin on grandit
    Et on connait les gens
    Alors on ne dit plus
    Des gentit et des méchants

    Il  y a  des des personnes
    Qui resteront toujours enfants
    Il est dit de ne pas les scandaliser
    Car en eux il ya cette innocence

    Mais il est dit nulle part
    que nous devons rester des enfants
    Devant tout ce qui fait ce monde
    Car nous avons la responsabilité

    D'agir quand ce n'est pas juste
    Et de donner le bon chemin
    A tous ces petits enfants
    Qui nous regardent agir

    Nous adultes nous sommes responsables
    Il n'y a pas de hontes dans les choix
    Que nous avons faits dans la vie
    Seulement des chemins divers

  • Le poète ne fout rien

    Le poète ne fout rien

    Vous êtes rigolo vous !
    Le Poète avec Majuscule
    Il n'existe pas et il n'a jamais exité
    c'est une invention des surréalistes

    Il n'y a pas de messages à faire passer
    Adressez vous aux hommes politiques
    Désolé mais moi je fatigue
    Devant tous ces vampires

    que je rencontre partout
    Si d'un claquement  de doigts
    je changeais ce monde où je vis
    Il y aurais toujours un pervers

    pour le pourrir à nouveau
    De plus le poète est cet emmerdeur
    Qui veut échapper à un monde de pouvoir
    Son seul pouvoir c'est de parler à votre âme

    Et de vous faire réfléchir
    Il n'ya pas de poètes au service de l'état
    Sauf dans les dictatures
    Donc le poète est un rigiolo

  • Mon Enfant

    Mon enfant

    Oui  moi ! Je ne sais pas quoi te dire cher enfant
    Car tu voudrais que ce monde immonde enfin il bouge
    Et tous les enfants d’ici ils puissent être ce garnement
    Qu’il soit sans pleurs et que jamais ne coule tout le sang rouge ?

    Je ne sais plus bien ce que je n’ai pu faire de mes rêves
    Eh oui! Ils existent  aussi tous ceux là avec leurs lois
    Les lois, elles nous forcent à obéir sans faire grèves
    Les lois sont hélas toutes celles d’un monde sans foi

    Où seul le profit maximum partout il est souhaité !
    Par quelques hommes très puissants et très  riches
    Des milliardaires, des actionnaires, aussi les rentiers
    Pour vivre, de nos jours,  il faut se soumettre ou bien la triche

    Quand j’étais jeune, tout comme toi mon cher enfant
    Je pensais que notre monde il ne pouvait qu’être bon
    Et puis non ! Nous suivons maintenant une politique de dément
    Autre fois l’homme au travail, c’était la référence et le fleuron

    Il n’y a pas à m’accuser moi, ni vouloir accuser le passé
    Car cette folie elle a très lentement été programmée
    Par des  gens bien sensés qui croyaient à la  loi et la liberté
    Et nous, nous avons lentement vu monter ces absurdités

    Et ils font  de lois de nos jours et  nos mains sont liées
    La société est corsetée comme un poulet déjà prêt à cuire
    Et les lois sont faites pour des renards dans un libre poulailler
    Demain on te mangera toi, cela sans que tu ne puise leur nuire

    Un pays autrefois parlait des droits inaliénables de l’homme
    Je ne sais plus où ni quand… Mais oui c’était déjà  tout comme
    Je déclare l’état de liberté pour chaque être humain qui vivent ici
    Le malheur c’est que libéral et liberté sont des mots très voisins aussi

    Des  puissants qui  faisaient de la propriété  une valeur au-dessus
    Il ne restait à certain que leurs bras pour pouvoir vivre et mourir  
    Tandis qu’avec l’argent d’autres, ils s’achetaient le monde et s’en nourrir
    La vie  elle devenait ainsi une industrie et elle n’était plus qu’un processus

  • Juin est là

    Juin est là

    Doux printemps tu es enfin là
    En ce mois de juin,  c'est bien tard
    Un peu de chaleur cela fait du bien
    Après un printemps froid en mai

    Le soleil qui luit dehors est bon
    Et sa chaleur, elle nous parvient enfin
    Au vingt juin c'est enfin l'été souverain
    Le marché de la poésie, c’est ce six juin,

    Je n'irais pas vendre mes salades
    Au marché de la poésie, ça non!
    Elles n'ont pues mûrir sous le soleil
    Et elles n'ont qu'un goût très fade

    Je ne vends pas mes poèmes là bas
    Ma salade de saisons  n'est pas de mise
    Je vois des marchands de papiers de poètes
    Et sans doute ils n'aimeront pas mes salades

    Le marché, il continue comme chaque année
    Avec ses salades, ses poètes, ses livres de papiers
    Sans doute en ces jours il y aura de la pluie
    Mais c'est tout à fait normal pour les salades

  • Mourir cela n'est rien

    Mourir ! La belle affaire

    Non ! Vous savez ! Je ne veux pas aller à mon enterrement
    Alors je vous dis ! Vous ferez tout ce que vous voudrez
    Mais moi de très loin, je vous suivrai tous en procession
    Sans doute! Vous me pleurerez, vous tous mes amis

    Mais moi je serai déjà loin là bas déjà au-delà
    Où tous les poètes vont se retrouver pour encore vivre
    Un truc idiot qu’on appelle le paradis des poètes
    Je ne sais pas trop pourquoi, je ne serai pas là avec vous

    Sans doute ce sera alors, un petit oubli de ma part
    Dans la foule de tous ces gens qui seront là au cimetière
    Il y a aura sans doute une bonne amie qui me pleure
    Alors moi ! Vous savez! Moi je la prendrais par la main

    Et je lui conterai toutes les milles et une manières
    De ne jamais mourir, comme de mourir d’aimer
    Ou bien encore mourir d’un grand rire homérique
    Mais laisser tranquillement dormir toute votre nostalgie

    Tous les cimetières sont bondés de ces immortels
    Qui ne savaient sans doute pas ce que la mort veut dire
    Mes amis et mes amours, ils me réveilleront toujours
    Dans un présent renouvelé qui nous est toujours donné

    Non ! car moi vivant, je vous le dis bien fort encore
    Je ne veux pas aller, un jour ou l’autre, à mon enterrement
    Les enterrements, c’est fait pour tous les gens qui meurent
    Et moi ! Je sais bien car je le sais que je ne serai jamais mort

    Bruno Quinchez Paris le 16 mai 2012