Le poème, le poète et sa postérité

Le poème, le poète et sa postérité

Un jour il faudra bien que j'écrive le poème
Le Poème avec majuscules, oui mais quel poème ?
Celui-là dont on se souviendra longtemps pardi!
Et sans ironie l'immortalité elle est à peu de frais

Parmi tous les poètes géniaux, tous ceux qui écrivent
Il y aura peut être un tout petit peu de moi
Alors je reste ce vrai-faux modeste génial
Être ou ne pas être, un grand bavard impénitent et prolixe

Qui sais ce que demain, ce que ce poème sera
Je sais ! un jour nous crevons tous sans rémissions
Et tous nos beaux textes, alors, ils se baladent sans nous
Sur tout les réseaux des sites d'Internet et des amis

Je ne crois plus vraiment aux livres papiers
Il est de plus en plus rare qu'un éditeur papier
Prenne des risques pour un recueil de poèmes
Internet et ses publications, il tue l'édition papier

Moi ce jour je me souviens d'amis poètes
et eux, ils sont maintenant déjà morts ou disparus
Ceux-là, Ils nous parlaient de leurs poésies vivantes
La réalité, elle est déjà beaucoup plus triviale

Ne survivent jamais que ceux qui se placent
Comme des coucous dans la mémoire des autres
Dans des nids, les mémoires de ceux qui vous lisent
La poésie c'est toujours de la mémoire en action

Le vers est rimbaldien ou hugolien, mais le vers est là
Entre la vraie admiration et la fidélité qui est donnée
Je me souviens de ces amis poètes, ceux de mon passé
Leurs âmes, elles sont encore là, présentes dans ma mémoire

Et là! Pour Moi ou pour vous! je ne sais vraiment pas
Si à part moi il y a celui qui vit et celui-là reste un ami fidèle
Il y a des autres mémoires dans ce présent trop mercantile
Qui donc parlera des amis poètes qui sont maintenant disparus

Paris le 6 juin 2016
 
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