M le maudit

M le maudit

 

M le maudit

M le maudit, il vit maintenant tout seul  dans la rue
Il a été abandonnée par sa femme qui a repris sa liberté
Elle ne supportait plus sa grande gueule d'artiste maudit
 
Pourtant celle-là qui l'admirait encore et toujours,  elle l'aimait
Elle est passée d'un soutien inébranlable, à un rejet brutal
Oui elle avait un doute profond sur l'incroyable M le maudit

M le maudit est un artiste, cela je le pense, sans aucun doute
Mais je vous le dis,  il ne s'intéresse peu aux autres que lui-même
Il vit maintenant dans l'ailleurs, chez une amie bienveillante
 
M le maudit joue de son charme irrésistible d'artiste maudit
Je sais des jours où je fréquentais monsieur M le maudit
Il était confortablement installé chez son ex compagne

Et il produisait des œuvres à la chaine, comme un ouvrier à l'usine
Je l'aimais bien lui est sa femme, c'était un couple de mes amis
Mais qu'est ce qu'il était prétentieux, comme artiste producteur
 
J'ai aussi  bien connu divers artiste, à grosses têtes et à gros egos
C'est quasi normal chez eux, de la ramener et de se croire l'unique
Je sais seulement que sous sa carapace blindée de M le maudit
 
Il y avait la fragilité d'un homme qui avait déjà vécu dans la rue
Pitié ou pas de pitié, parfois je songe à lui, qui nous demande beaucoup
Une fragilité d'homme qui n'a qu'une chose qui lui plait l'esbroufe
 
Je sais des jour où il m'agaçait, je sais aussi des jours paisibles
Chez son ex-compagne, dont il a eu aussi un enfant né de leur couple
M le maudit est un homme qui manque de la confiance partagée

Et j'écris ce poème pour lui et j'ignore pourquoi il doute des autres
Dans le ciel des artistes, il ya des étoiles, là-haut dans le ciel de l'art
Mais quelques-unes tombent du haut de l'estime, celles qu'ont  les autres
 
Je sais une manière de tomber des cieux, celui de l'art et de l'amour
M le maudit, ne vous inquiétez pas, il aura toujours la tête hors de l'eau
Il a appris à nager très jeune, il connait l'oracle des boulons et des vis
 
Il sait comment on bidouille, on trafique, on manœuvre et on survit
Malgré toutes ses magouilles... Oui!  Moi, je l'aime bien, M le Maudit
Sa liberté commence là, où tous les autres ne sont que des gêneurs

Paris le 4 septembre 2016

 
  • Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Ajouter un commentaire