Mon Enfant

Mon enfant

Oui  moi ! Je ne sais pas quoi te dire cher enfant
Car tu voudrais que ce monde immonde enfin il bouge
Et tous les enfants d’ici ils puissent être ce garnement
Qu’il soit sans pleurs et que jamais ne coule tout le sang rouge ?

Je ne sais plus bien ce que je n’ai pu faire de mes rêves
Eh oui! Ils existent  aussi tous ceux là avec leurs lois
Les lois, elles nous forcent à obéir sans faire grèves
Les lois sont hélas toutes celles d’un monde sans foi

Où seul le profit maximum partout il est souhaité !
Par quelques hommes très puissants et très  riches
Des milliardaires, des actionnaires, aussi les rentiers
Pour vivre, de nos jours,  il faut se soumettre ou bien la triche

Quand j’étais jeune, tout comme toi mon cher enfant
Je pensais que notre monde il ne pouvait qu’être bon
Et puis non ! Nous suivons maintenant une politique de dément
Autre fois l’homme au travail, c’était la référence et le fleuron

Il n’y a pas à m’accuser moi, ni vouloir accuser le passé
Car cette folie elle a très lentement été programmée
Par des  gens bien sensés qui croyaient à la  loi et la liberté
Et nous, nous avons lentement vu monter ces absurdités

Et ils font  de lois de nos jours et  nos mains sont liées
La société est corsetée comme un poulet déjà prêt à cuire
Et les lois sont faites pour des renards dans un libre poulailler
Demain on te mangera toi, cela sans que tu ne puise leur nuire

Un pays autrefois parlait des droits inaliénables de l’homme
Je ne sais plus où ni quand… Mais oui c’était déjà  tout comme
Je déclare l’état de liberté pour chaque être humain qui vivent ici
Le malheur c’est que libéral et liberté sont des mots très voisins aussi

Des  puissants qui  faisaient de la propriété  une valeur au-dessus
Il ne restait à certain que leurs bras pour pouvoir vivre et mourir  
Tandis qu’avec l’argent d’autres, ils s’achetaient le monde et s’en nourrir
La vie  elle devenait ainsi une industrie et elle n’était plus qu’un processus

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