Piano...

 

 

Piano...

Depuis quelque temps, il jouait là, sans un seul mot
Méditant le temps qui passe, il s’assit à son piano
Et calmement il joue tout aux sons d’un grand lamento
Avec ses notes à lui sont toute à lui en fa, en ré, en do
 
Dans un air sans logique, une musique rêvée
Des rêves musicaux entre deux airs du passé
J’avais en moi-même, mes quelques réminiscences
Je tapotais sans conviction et de petites cadences
 
C’était là, une musique faite, pour de grands airs inconnus
Entre des riens rêvés qui chavirent et qui s’imposent
J’allais de si et de là, entre deux airs de bienvenue
Pour moi la vie, c’était des musiques virtuoses
 
Oui le piano, dans ma nuit personnelle, il joue encore
Et ainsi le temps de vivre, il passe sans décors
Ne jamais oublier tous les mots qui sont toujours blancs
Vivre cette musique comme un présent innocent

À ce jour, j’étais assis et je jouais, pour mon piano
C’est un bidule trop infâme, un son de la marque Casio
De ceux qui jouent vraiment de ces airs très faux
Mais vous ai-je dis aussi qu’il joue sans défaut

Non ! Moi ! J'ignore le solfège, je suis un ignorant
Non pas un mécréant ! Ni un grand méchant !
J’aime jouer des notes, qui se suivent et qui fluctuent
Le barbare en moi, il ignore toutes les notes, qui sont perçues

Il jouait du piano debout ! Est-ce un détail pour vous
Je ne sais pas ce qui est raisonnable, ou ce qui est trop flou
Il y a des choses que j’aime, et quelques histoires de mon vécu
J’ignore que dire, entre des histoires de cœur, et des histoires de cul

Le piano, c’est un instrument parfait, qui est toujours bien accordé
Entre le sol le fa et le si la gamme elle est toute là ! Des sons bien ordonnés
Le Bruno, il ne sait que dire ! Parfois il aime, parfois il n’est pas pertinent
J’ignore ce qui aurait dû être, dans ma vie, et de tous ces vécus, tous ces moments

Une petite dame musicienne, qui aimait en moi, le poète un peu zazou
Mais je sais aussi une peur, car pour elle, j’étais hélas cet homme beaucoup trop fou
Danièle est morte, mais j’aime  toutes chansons vivantes qu’elle nous laisse
L’amour ? C'est cette chose fragile ! Parfois que dire, sans des histoires de fesse ?

Bruno Quinchez Paris le 27 août 2019

 

 
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