Propos sur l'humain

Un homme insatisfait


Un homme s'étant retiré du monde se mit à réfléchir sur le temps qui passe,au début il n'y faisait pas vraiment attention et il écoutait les oiseaux, le bruit du vent dans les feuilles des arbres, puis il entra dans une pièce isolée, il ferma tous ses volets et se boucha les oreilles,
au début c'était un calme silence, puis il se mit à entendre sa respiration et les battements de son cœur. Il lui vient alors cette idée absurde de compter ses respirations et ses battements de cœur, il vit alors qu'il pouvait arrêter de respirer à peu près sur 80 battements de son coeur mais quelle était donc sa référence temporelle. Il se remémora les grandes choses de sa vie, tous ses amours  toutes ses joies, ses appétits, ses souffrances. Alors Il se dit qu’il n'avait jamais essayé de savoir combien de temps tout cela avait duré. Il se mit à compter le nombre de femmes qu'il avait aimées.  Il compte intérieurement, deux, trois, quatre.Mais peut-être bien une vingtaine de noms virent à sa mémoire… Puis vint  alors la question du jouir Quelle était celle qui lui donné le plus de plaisir ? Il réfléchit sur le sens du mot plaisir  
mais cela dévia sur les talents de cuisinière de  toutes ses femmes Ainsi  il compara le ragoût de mouton de Jeannette contre les escalopes à la sauce blanche d'Anne Mais il ne savait pas trop donner un point de comparaisons ni comment leur donner des notes sur son plaisir en cuisine… il convient d'une chose  sur son plaisir qu'elle était celle avec laquelle il avait eu le plus grand orgasme
et de la joie dans le contact mais là encore en dehors du sexe revenaient tous les autres plaisirs partagés… Il se souvenait de cette petite brune italienne qui l'avait allumée très fortement mais dont la cuisine trop simple lui déplaisait fortement… Ainsi  il donnait une très bonne note à cette forte femme des Ardennes qui étaient aussi un peu poète, un peu Ecolo et dont il avait partagé la couche plutôt par sympathie que par envie… Agnès était  sans aucun doute  était une femme des plus complète selon lui. lle n'était plus toute jeune et elle avait aussi sa petite famille. Mais  toutes les ondes échangées avec elle, lui rappelait une bonne nostalgie d’un regret de ne pas l’avoir connu plus jeune. Et ainsi il refaisait sa vie, il commença à compter les cuisses de poulets et les cons de femmes, Tout ceci  en mélangeant allégrement la cuisine et les sexes féminins Le con de Françoise était immémorial mais sa cuisine ne valait pas celle de Julie.  Il convint alors que malgré tout il n'avait pas trouvé le grand amour, vous savez ce truc qui fait disparaître toutes les autres femmes. Ce fameux  coup de foudre qui est  tellement puissant qu’il vous envoie en l'air pour quinze ans. Mais en effet,ben  cela il ne l'avait pas connu et Dieu seul sait pourquoi. Puis ils se demanda  ce qu'il faisait ici en ce lieu de retraite ? Lui qui avait été toujours un bon vivant. Et sa  réponse arriva très courte : Je fuis !  Et ainsi il arrêta sa cure de silence et se décida comme le bon épicurien qu’il allait  inviter des amies et amis
et d’essayer de recréer l'abbaye de Thélènne. Toutes solitudes ont leurs limites et celle ci est insupportable quand on songe à toutes les bonnes choses que l'on évite. Alors  commencèrent des journées insatiables de baffre et de stupre du solitaire volontaire. Mais ! Mais !  Quelques temps après tout déçu et meurtri postérieurement à  une totale satisfaction de tous ses plaisirs… Le solitaire épicurien repus entrait dans un monastère et plutôt insatisfait de cette période de baffre et de cul. Alors commença un dialogue entre lui-même et son au-delà mais cela c'est encore une autre histoire
Bêtise du 3 mai 2012

Partir et revenir

Partir très loin de soi, très loin de ses habitudes
Pour trouver un autre, celui qui est différents de vous
Alors voir d’autres paysages et beaucoup d’autres visages
Se choisir son ailleurs comme on se choisit sa maison

Un lieu où sont nos rêves que l’on saisit par la main
Ce château de son âme sur une montagne inaccessible
Ou l’ermitage discret dans une oasis d’un désert
Chevaucher des animaux dans une savane lointaine

Et se rafraîchir à l’ombre d’un sourire amical et doux
Franchir l’infini sans limite et se retrouver là-bas
Où des princes vous accueillent avec un plateau de fruits
Avec les femmes libres aux corps de lianes vous attachent

Des enfants rieurs qui sont fils de ces étrangers qui travaillent
Dans un endroit vénérable se faire bénir par un moine prospère
Le lendemain donner une pièce d'or au misérable dans la rue
Louer la vie dans chacun être et ne pas maudire les gens laids

La laideur étant fille de la charité, l’honorer par un don
Quand on a rempli notre cœur de sourires, alors revenir chez soi
Ne plus parlez de ces gens mais bien garder leurs souvenirs
Ainsi que ce voyageur curieux qui raconte tout ce monde visité

Ainsi voir en chaque chose, chaque être, le visage de l’indicible
Ne plus prêcher pour soi-même, mais défendre tous ses amis lointains
Ainsi le ciel se remplira dans votre cœur, de plus de mille vies
Et toutes ces âmes entrevues, vous diront notre planète Terre

Bêtise du Premier mai bis

Etranger

Cet étrange étranger, de tous ceux que je vois là bas
Et pourtant ils sont si semblables à tous mes fantômes
Ceux là! Où je mire mon propre ego dans un au-delà
Un autre étranger tout comme une tout autre personne

Il me vient parfois l’idée étrange que vivre ailleurs soit aussi ici
Et malgré moi ce que je cherche n’est déjà jamais qu’un ami
De tous ceux là qui sont loin, dans cieux encore plus lointains
Mille étranges étranger pour un ailleurs, un voisin ou un prochain

Il m’arrive de rêver parfois de bizarres paradis lointains et chauds
Ou tout nu et sans peur, je suis sans honte au milieu des badauds
Ces gens là qui me sont alors si familiers que je sais bien où je suis
Le ciel bleu qui me fascine et le temps qui s’allonge et qui me fuit

Paraît-il que sous les îles d’Océanie il y a ainsi cet étrange malaise
De voir aujourd’hui comme un demain et qui passe sans jamais finir
Le temps est un usage de chaque lieu et l’important est d’ y être à l’aise
Et moi mon petit être... Là où je suis me va bien car dans un petit devenir

Je ne sais quel philosophe disais que partir c’est déjà mourir un peu
Je crois savoir ce que j’y verrais même si c’est juste présomptueux
Je n’ai plus envies de plus d’images et je ne fais plus de photographies
Il y a dans chaque être, la vérité dans un sourire que jamais je n’oublie

Certes je continue de vouloir écrire, c'est sans doute un peu de nostalgie
Mais seul un bon sourire déjà me suffit, et c’est là, sa seule véritable magie
Dans la forêt de ma mémoire combien d’arbre? Et un seul qui m' est promis
L’arbre de la vie, de celle qui m’a donnée ces mots: Car moi je t’ai choisi

Un jour j’irais ailleurs dans un lointain que je ne reconnaîtrais pas
Mais moi je sais bien qu’à l’heure de manger dans un grand repas
Nous serons tous là... Et tous venants... D’ici, de la bas ou bien d’ailleurs
Et j’oublierais toutes mes peurs, mes absences dans ce monde meilleur

Ce monde fait de myriade d’étrangers aux destins parallèles et inouïs
Nous sommes des enfants qui vieillissent en cherchant cette inconnue
Ou cet inconnu très sage qui nous parle d’un bon sourire et d’un oui
Dans des terres lointaines et de tous ces amis parlant d’une terre nue

Moi calme enfant de Paris, je suis celui qui vous parle de voyager très loin
Alors que je n’ai pas franchit plus de cent pas en me baladant dans le coin
Des enfants blonds et des enfants noirs, s’y côtoient sans problèmes,ni bla-blas
Entre la Mama Juive et les fils d’Adbel Kader, Je voyage, entre ici et là bas

Bêtise du 26 avril 2012 bis

Le chevalier, la mort et le diable

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Albert Durër... Le chevalier, la mort et le Diable...

Certes on sait qui est le chevalier puisqu'il est à cheval
Mais qui est  donc la Mort? Et qui est le Diable
La Mort compte les secondes avec son sablier
C'est le personnage qui se trouve derrière à gauche

Reste le diable qui a vraiment une vraie sale gueule
Entre cochon, âne et corne de bœuf, il n'est  pas très séduisant
S'il avait une bonne tête il nous serait tellement semblable
En attendant le chevalier fait la grimace et il serre les fesses, bien fort

Peut être songe-t-il à l'enfer ou bien il songe à son paradis
Ou alors il a très mal aux fesses et il voudrait se reposer enfin
Non! là je suis trivial il n'y a jamais eut de trivialité au moyen âge
Les seigneurs, ils étaient tous beaux  comme des héros chevaleresques

Et ils croisaient chaque jour des monstres et des dragons énormes
De notre temps quelques qu'il soit... Qui seraient monstrueux à nos yeux ?
Un homme Très puissant qui choisirait nos vies et nous sucerait le sang
Non je ne parle pas de politique mais d'une réalité économique

Aujourd'hui 26 avril 2012... Ce sont  déjà les 26 ans de la catastrophe de Tchernobyl

Bêtise du 23 avril 2012 V

Don Quichotte

Don Quichotte de la manche
Chevalier à la triste figure
Et redresseurs de tous les torts

Se battre longtemps
Contre des moulins à vent
Et un jour perde la foi

Don Quichotte cœur noble
un Chevalier resté sans maître
Mais avec tous ses rêves

L'amour d'une putain
Comme un Graal éternel
Ce n'est jamais ridicule

Les géants qui le menaçaient
Sont plus crédibles que la menace
Du temps qui passe

Bêtise du 17 avril 2012 bis

L’Arbre à Palabres

C'est un grand arbre prospère au milieu des champs
Et sous le soleil les villageois se réunissent à l'ombre
Son feuillage est généreux avec des branches en nombre
Les jeunes et les vieux viennent s'y asseoir tout en parlant

Les griots y racontent toutes les histoires de la grande reine Poku
Une reine noire d'une Afrique encore libre d’avant les colonies
Femme au pagne noué sur ses hanches, une femme insoumise
Avec des cousins qui poursuivaient la guerre et elle les a vaincu

Et sous cet arbre des palabres on faisait ainsi la paix et l'amour
La reine était la reine aux mille amants et de jeunes troubadours
Chantaient ainsi, la gloire de la reine, calmement assis sous l'arbre
Il n'a jamais été écrit d'histoire, ni rien qui ne soit gravé dans le marbre

Le griot se souvenait de la gloire jusqu'à plus de dix générations
Les amours de Latufa le chasseur et de Matuba la courtisane
C'était des histoires sans fins, sans arrêts et avec toutes les continuations
Pendant que les tous enfants écoutaient, bébé mangeait une banane

Sous l'arbre à palabre fleurissaient les chasses et les amours
Tiémélé le griot enseignait l'art de la diplomatie aux jeunes, ici présents
Tandis que Konan Badjo chantait tout en s'accompagnant du tambour
Les enfants aimaient ces temps sous les feuilles de l'arbre des présents

J'entends encore dans mon Paris très froid la voix de Jean-Baptiste Tiémélé
 Alors que Konan Badjo continue de jouer dans tous les bistrots de Paris
L'arbre à palabre s'est déraciné loin mais il reste dans le cœur de mes amis
Et le vent me souffle quelques airs d'Afrique dans la nuit et son ciel étoilé

Petit Nota Bene... Jean Baptiste Tiémélé et Konan Badjo existent bien...
à savoir que je les ai fréquententés entre 1995 et 2006 dans l'association de poètes...
Poème en Gros et Demi-Gros association de poètes dont Vincent Jarry était l'organisateur

Bêtise du 8 avril 2012 VI

Désamour

Ce soir je ferais la paix avec vous et sans vous voir
Sans doute continuerez vous, de mal me percevoir
Je suis las de ces disputes, mon âme aspire au calme
Vous irez voir un autre homme ou une autre femme

Et ce soir, je me sentirais seul, malheureux et triste
Dans ce soir couchant, je ne vous verrais déjà plus
Vous serez avec mon remplaçant, sans doute un artiste
Et il vous fera rire de toutes les choses, car il vous a plu

Moi calme sans regret je penserais encore bien à vous
Ce que nous étions tous deux, pourquoi nous étions un nous
Alors qu’en fait nous n’étions jamais que deux vrais solitaires
Notre séparation ce fut déjà la fin de notre amour solaire

J’aimais en vous cette illusion que vous me faisiez confiance
Alors que maintenant, il ne nous reste pour nous que la méfiance
Comment m’illusionnais-je sur vous ? Où est passé notre amour ?
Vous êtes maintenant ce mystère d’une vie sans tous vos atours

Je ne sais déjà plus vous dire des mots tendres, c’est tout mort
Tomber en amour, c’est tomber bien plus bas que sur la Terre
Il y a maintenant un pourquoi... Et cela est un grand mystère
Il y a longtemps, moi amoureux, je ne voyais que vos yeux briller fort

La lumière du matin


En utilisant mon moteur de recherche Google...
Je vois qu’il existe des gens qui mettent les mots,
Jésus et lumière du matin, un peu comme un amoureux attends l’aurore,
j’ai de la tendresse pour ces gens qui cherchent la lumière...
Où donc le Christ se manifesterait-il de nos jours?
On lui fait porter le poids de plein de choses complètement stupides,
 car toutes liées à des puissances d’argent.
Personnellement si  vous voyez un Christ tout-puissant,
moi je vois un Christ pauvre vivant au milieux de fortunes incroyables...
Le gars Jésus en 2000 ans a appris où est la corruption du pouvoir
et je le verrais bien plutôt dans un cercle d’anarchistes
à Paris ou n'importe où... Des anars qui militeraient
Pour la cause de la réconciliation entre Israël et la Palestine.
Ce Christ juge est aussi un Christ contemporain
et le jugement qu’il donnerait ne sera jamais une condamnation
mais une ouverture vers un monde plus humain...
Serait-il religieux ? Oui! Mon Christ le serait certainement
mais d’une religion débarrassée de toutes les significations où l’humanité est exclue.
Il aimerait toutes voiles dehors ces pauvres gens que nous sommes
et il nous remettrait les pieds droits dans un monde
où l’homme disparaît devant la marchandise.
Son jugement tiendrait en peu de mots: Qu’as-tu fait pour ton frère?
Ce même jugement donné il y a deux mille ans.
Ce Christ ne jouerait pas les thaumaturges
mais il continuerait de guérir pas la foi et par la douceur.
Maintenant savoir ce que diraient les autorités religieuses?
Sans doute verraient-elles le mal là où il n’y a que de la Justice.
 La Justice de Dieu. Et seule la Justice reste...
Les empires passeront mais la Justice reste.
Je ne sais pas trop si je me prends pour ce Christ là ?
Mais j’aime cette idée qu’il est attendu.
Vu que je suis français donc gaulois
alors j’oserais juste un petit chant du coq…
Et ceci n’en déplaise à Pierre...
Les temps viennent calmement et sans violences,
La lumière luit quelque parts, le veilleur attends l'aurore…

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